Les attaques acoustiques. Armes sonores. Caisson sonore. Spatialisation du son. Environnement urbain sonore.

Comment harceler quelqu’un chez lui avec la spatialisation sonore …
Caisson sonore … Sources virtuelles … Sons tournants. Le logiciel SPAT de l’IRCAM.

 

Expérience binaurale.

 

 

Spatialisation du son, meilleure modélisation de ce que je vis depuis 12 ans. Un environnement urbain sonore …

 

 

Spatialisation sonore à l’IRCAM. Des mathématiciens ont théorisé les champs acoustiques.

 

 

 

schizophone

Mes oreilles vont siffler, même quand on me met un poisson d’Avril dans le dos au mois d’août !

 

Schizo

Perte des limites du « moi ». Psychogénie.

 

SonicWarfare
LA GUERRE SONORE, SONS, EMOTIONS ET ECOLOGIE DE LA PEUR. SCHIZO-CAPITALISME.

 

Iconographie sur les effets des sons selon leur intensité et leurs fréquences :

SonicWarfare

 

On retrouvre ce livre sur le site de HEAD – Genève, Haute école d’art et de design financée par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique.
https://www.hesge.ch/head/
http://www.snf.ch/fr/Pages/default.aspx

On peut lire sur le site de Mind Control (http://mindcontrol-research.net/) la chose suivante :

MIND CONTROL
RADICAL EXPERIMENTS IN ART AND PSYCHOLOGY 60-70S
Ce site internet constitue une médiation originale du projet de recherche MIND CONTROL, Radical Experiments in Arts and Psychology développé à la HEAD — Genève entre 2013 et 2016. Il est pensé comme une plateforme structurée par des hypothèses théoriques, des essais de classification typologiques et des contributions externes. Une importante base documentaire permet de prendre la mesure de la pertinence de l’hypothèse de recherche. La plateforme est un bilan, une tentative de synthèse provisoire, mais aussi une étape vers la prolongation d’un format au croisement des disciplines et des institutions, entre pratiques de chercheur et pratiques artistique.

Le projet de recherche MIND CONTROL participe du renouvellement des approches en histoire de l’art contemporain. Son hypothèse interdisciplinaire produit une relecture inédite de l’évolution du champs artistique des années 1960/70, à partir d’une analyse de ses relations épistémiques avec le paradigme du conditionnement mental. Les mutations technologiques et les conditions géopolitiques de l’époque placent la notion de contrôle de l’esprit au centre de la problématique stratégique de l’agencement de la subjectivité et de sa production, dans l’art comme dans les sciences du psychisme de l’époque.

L’évolution des pratiques du film, de la vidéo, de l’installation, de la performance, de l’architecture, du design est connectée au développement des champs des sciences psychologiques, neurologiques et cognitives. MIND CONTROL parcourt le champ culturel des productions artistiques dans le contexte de Guerre Froide et de sa paranoïa en questionnant les dispositifs tels que les espaces de conditionnement, les capsules, les casques, les espaces de privation ou d’hyperstimulation sensorielle en les rapprochant du champs des techniques de contrôle mental. Ce champs comprend notamment le lavage du cerveau (brainwashing), l’usage des drogues dans les méthodes d’interrogatoire, le renouveau des techniques de suggestion de l’hypnose, l’impact des théories de la communication sur les modèles de coercition psychologique, dans le giron du béhaviorisme et de l’émergence des modélisations computationnelles de la psyché.

MIND CONTROL est un projet de recherche de la HEAD — Genève.

 

Juliette Volcler

Coordinatrice éditoriale de Syntone, chercheuse indépendante et autrice de deux essais : Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son (La Découverte, 2011) et Contrôle. Comment s’inventa l’art de la manipulation sonore (La Découverte / La Rue musicale, 2017). Auparavant productrice de l’émission l’Intempestivesur Fréquence Paris Plurielle et Radio Galère.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2011.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2013. C’est du vécu !!! Traduction anglaise de l’ouvrage précédent.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2017.

 

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UN LIVRE DEPASSE …

Article France Info.

« Attaques acoustiques » à Cuba : 16 employés de l’ambassade américaine ont été touchés

Les Etats-Unis ont déjà annoncé enquêter sur ces « attaques acoustiques », qui ont eu lieu fin 2016 et début 2017. L’affaire n’a été dévoilée qu’au mois d’août et la diplomatie américaine fournit peu d’élements sur cet incident.

L\'ambassade américaine à Cuba, le 17 décembre 2015 à La Havane.
L’ambassade américaine à Cuba, le 17 décembre 2015 à La Havane. (YAMIL LAGE / AFP)

Au moins seize employés de l’ambassade des Etats-Unis à Cuba ont été touchés par de mystérieuses « attaques acoustiques », annonce le département d’Etat américain, jeudi 24 août. Ces Américains, « membres de la communauté de notre ambassade », ont tous ressenti « certains symptômes » et « ont reçu des soins médicaux aux Etats-Unis ainsi qu’à Cuba », a déclaré à Washington sa porte-parole, Heather Nauert.

Washington fournit peu d’éléments sur l’incident

Fin 2016 et début 2017, des Americains travaillant à l’ambassade des Etats-Unis à La Havane ont alors commencé à se plaindre « de divers symptômes physiques ». Washington avait fini par rapatrier des Américains pour des raisons médicales. Jeudi, le Canada a précisé qu’un de ses diplomates avait subi une perte d’audition, tout comme plusieurs collègues américains.

Selon CNN, qui a cité de hauts responsables américains sous couvert d’anonymat, Washington est sur la piste d’une possible « attaque acoustique »menée avec des appareils soniques sophistiqués déployés à l’intérieur ou à l’extérieur de la résidence de diplomates américains.

Deux diplomates cubains expulsés en mai

L’affaire n’a été dévoilée qu’au mois d’août et la diplomatie américaine a fourni peu d’élements sur cet incident. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a appelé les autorités cubaines à faire « la lumière » sur leurs auteurs et une enquête a été ouverte, sans que Washington ne puisse « accuser à ce stade un pays ou qui que ce soit », précise le Département d’Etat.

Malgré ces déclarations, les Etats-Unis avaient décidé d’expulser deux diplomates cubains en poste à Washington, le 23 mai, en estimant que « Cuba est responsable pour la sécurité de nos diplomates sur place ». Cuba a de fait protesté contre l’expulsion de ses diplomates. Mais le ton ne semble pas être monté outre mesure entre les deux pays. La Havane a parallèlement lancé une enquête « exhaustive, prioritaire et urgente » pour faire la lumière sur ces événements.

 

 

Article Libération. Les « psyops » ou « opérations psychologiques » …

LE BRUIT ET LA TERREUR MILITAIRE

Par Marie Lechner— 

A Gaza ou Guantánamo, le son est utilisé comme un instrument de répression.

  •  Le son, cet instrument de répression

«Les oreilles n’ont pas de paupière», comme l’écrit Pascal Quignard dans la Haine de la Musique«L’auditeur est une proie qui s’abandonne.»En 2009, dans le passionnant ouvrage Sonic Warfare : Sound, Affect, and the Ecology of Fear (MIT Press), Steve Goodman analysait l’influence de la force vibratoire du son sur les émotions. Egalement DJ et producteur phare de la scène dubstep londonienne sous le nom Kode9, genre musical qui s’appuie sur l’énergie physique des basses fréquences, Goodman s’intéresse à la manière dont le son peut être utilisé comme arme, pour créer de l’inconfort, exprimer une menace, susciter une ambiance de terreur. Les militaires se sont montrés de tout temps fort ingénieux en la matière, développant des «sound systems» qui vont impacter les corps avec leurs bad vibes.

Des opérations «psyops» de l’armée américaine (haut-parleurs puissants diffusant de la musique) durant le siège de Waco ou pour harceler Noriega au Panama, aux canons à sons pour disperser les foules ou encore aux boîtiers antijeunes Mosquito (très hautes fréquences à la limite de l’audible) pour chasser les squatteurs, l’usage du son comme arme est aussi vieux que les trompettes de Jéricho. Juliette Volcler, auteure du Son comme arme (La Découverte), rare ouvrage francophone sur la question, présentait à la Gaîté une synthèse des usages policiers et militaires du son. Ainsi que des fantasmes, nombreux, qui l’accompagnent, comme le développement par l’armée américaine d’armes à base d’infrasons capables de faire exploser les boyaux de l’intérieur.

Les recherches se réorientent après la Seconde Guerre mondiale vers les sons «audibles et signifiants», renflouant l’arsenal des armes acoustiques dites «non létales», qui neutralisent sans tuer, plus adaptées aux «guerres sans mort». Parmi elles, le Long Range Acoustic Device, canon émettant un son d’une violence insoutenable (pour déloger des snipers irakiens à coups de hard rock à Falloujah), les grenades assourdissantes ou la «Torture Music» utilisée à Guantánamo. Bien que non léthales, ces saturations sonores ne sont pas sans répercussions physiologiques et psychologiques, comme le rapporte Goodman à propos des avions israéliens qui survolèrent le ciel de Gaza en franchissant le mur du son à basse altitude. Les victimes se plaignirent de douleurs à l’oreille, de crises d’angoisse, d’insomnie, d’hypertension, de difficultés respiratoires, de spasmes musculaires…

Marie Lechner