Le journaliste et le Président. Edwy Plenel écouté téléphoniquement par François Mitterrand. Réédition augmentée aujourd’hui … dans mon logement, avec en plus les armes sonores. Le juge Jean-Paul Valat (2008).

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Macron s’adresse à moi le 27 juin 2017 dans ma chambre et à nouveau en 2018 … Macron, l’homme de commando.

Emmanuelle Micros était venu chez moi le 27 juin 2017 pour me parler, alors que je souffrais d’une apnée du sommeil, non diagnostiquée depuis au moins 2015, non traitée, occasionnant une fatigue épouvantable, donnant l’apparence ou pouvant donner suite à des symptômes dépressifs assez importants, consécutive à la prise d’hypnotiques et à une petite obésité due à un traitement psychotrope prolongé. Cette apnée du sommeil a été diagnostiquée quelques jours plus tard lors d’une polysomnographie au CHIV de Villeneuve en hospitalisation de 16 heures et traitée par appareil à PPC à partir d’octobre 2017. Il était toutefois apparent que la vulnérabilité était pertinemment connue des auteurs des harcèlements. J’avais mis des boules Quies ce jour-là pour oublier les harcèlements sonores des flics, ce qui fait que je n’ai pas écouté ce que m’a dit Emmanuelle … De toute façon, j’étais dans un état de fatigue épouvantable …

Macron, la violation de domicile, les harcèlements et les violences sur personne vulnérable, ça se soigne ! Ce n’est pas la peine de reconnaître officiellement la torture et l’assassinat du prof communiste Maurice Audin par l’Armée française en Algérie quand on se comporte de la sorte … N’est-ce pas Macron ? « On vous soigne », nous a-t-il dit … Ce sont les médecins qui nous soignent et pas Macron. Il est des présidents qui croient qu’un pays et ses habitants, ses médecins lui appartiennent, sont ses sujets, alors que les soignants se plaignent de son gouvernement. Il faut que les psychiatres soignent Macron … On n’est pas étonné de tout ça : Macron a passé son temps à insulter tout le monde, surtout ceux qui ne font pas partie de son milieu bourgeois.

Macron s’est donc rendu coupable de délits réprimés par le Code pénal :

  • Violation de domicile. Trouble à la paisibilité de la vie privée. Violation du droit d’être laissé tranquille.
  • Utilisations d’armes sonores, agressions sonores.
  • Harcèlements sonores sur la voie publique, dans un domicile.
  • Violences sur personne vulnérable.
  • Complicité de sonorisations d’appartement, sonorisations de voies publiques, écoutes téléphoniques, piratage informatique, lecture de la pensée.

 

Le-journaliste-et-le-president
 

Les 46sisés.

 

Le journaliste et le Président de Edwy Plenel. 790 pages.

EdwyPlenel

Allo Edwy Plenel ?

Livre très instructif sur les phénomènes de surveillance en France sous Mitterrand en particulier. Très bons passages sur la violation de la vie privée. Je n’accuse pas l’Elysée d’aujourd’hui de continuer à entretenir un « cabinet noir ». Je pense que ça vient plutôt d’un service de police complètement autonome, qui ne rend de compte à personne. Hannah Arendt écrivait que les polices secrètes étaient un Etat dans l’Etat, non seulement dans les régimes despotiques, mais aussi sous des gouvernements constitutionnels ou semi-constitutionnels. C’est quand on le vit, qu’on comprend la force de ce qu’écrit Hannah Arendt. L’antiterrorisme qui était avant l’apanage de la cellule élyséenne est aujourd’hui prise en charge par le Procureur de la République. Edwy Plenel a vécu 11 mois d’écoutes téléphoniques et je ne crois pas qu’il ait subi un harcèlement aussi intense que celui que j’ai vécu. Edwy Plenel a inventé ? Moi, j’ai vécu 8 ans d’écoutes et de harcèlement à domicile. Du jamais vu. Je pourrais écrire un bouquin intitulé Le chômeur et la DST, chronique du harcèlement ordinaire.

Les gendarmes de Mitterrand avaient un code pour les écoutes téléphoniques : 46. Les écoutés étaient les quarantesizés.

Edwy Plenel a écrit en introduction que sans protection de la vie privée, il ne peut y avoir de vie publique. Je n’ai pas de vie publique et ma vie privée est violée et même en ayant une vie publique, il faudrait que ma vie privée ne soit pas violée.

Extrait de son livre : p 735 : Un dialogue au téléphone, c’est comme une conversation avec soi-même. Si l’interlocuteur est un intime, on s’y livre, on s’y met à nu, on y pense tout haut, on parle trop vite, on exprime ce qu’on ne pense pas vraiment, on ment, on profère des bêtises, on dit n’importe quoi, on affirme comme une vérité ce dont on doute profondément, on émet des hypothèses, on tâtonne et on trébuche, on est parfois désagréable avec son meilleur ami, on lui dit ensuite qu’on s’est mal compris, puis on se dispute, on s’énerve, on blague, on rit, on pleure, on parle sans réfléchir, on dit ce qui passe par la tête pour le regretter dans l’instant, bref, on se croit chez soi, à l’abri, dans une intimité protectrice, délaissant les apparences, oubliant les convenances, perdant toute réserve, faisant fi des rôles que l’on joue à l’extérieur, au travail ou dans la rue …

p 158 : Des policiers, sous tous les régimes, franchiront allègrement les frontières entre licite et illicite, public et privé, transparence et intimité.

p 174 : En matière de police, l’échec constant de la république, entendu comme un inachèvement permanent, sans cesse à étendre et à inventer, est ici circonscrit : réduire le contrôle de la police à un autocontrôle, s’en tenir au seul discernement des hommes et des hiérarchies, refuser l’instauration de verrous extérieurs et indépendants. Autrement dit, autorité administrative et pouvoir politique suffirait à garantir la déontologie policière, en dehors du strict cadre de la police judiciaire qui doit, elle, rendre des comptes au parquet. On ne saurait faire une bonne police sur la place publique et sa condition serait mise à distance des citoyens : contrôler la police serait affaire de spécialistes et de hiérarques, de responsables politiques et de policiers, dont le corps social, dans sa diversité, devrait être tenu à distance. Et cette philosophie usait que le mitterrandisme a finalement consacré à son tour, à rebours des espoirs qu’il avait suscités jusque dans les rangs policiers ou non souffrait d’un isolement croissant, d’une sorte de mise en quarantaine héritée de l’après-1968, de cette époque où Raymond Marcellin avait déclaré la police de garder contre la société française.

p 175 : Pour le dire tout net – et ce fut notre faiblesse de ne pas l’avoir dit à temps -, la modernisation de la police est une ambition dangereuse si elle ne s’accompagne pas d’un accroissement parallèle des libertés, en l’occurrence un droit de regard et de contrôle étendu sur les activités policières. Sauf à jouer les hypocrites, on ne saurait reprocher à la police sa boulimie foncière. L’indiscrétion est sa seconde nature, la curiosité sa qualité première. De tout temps, son travail se nourrit d’une insatiable mémoire non, de date, de lieu, de fait, voire de détails insignifiants qui, un jour, feront peut-être sens, trouvant soudain leur place dans le puzzle d’une quelconque unique souffrance.

p 176 : Un police professionnelle vit en permanence dans l’envie de tout savoir, de tout prévoir, de tout prévenir. Aussi le rêve d’une totale efficacité policière, maîtrisant tout désordre et imprévu, est-il gros d’un cauchemar totalitaire : Sous l’aspiration à une totale transparence du corps social s’épanouit la tentation d’un infini contrôle des individus.

p 395 : La basse police ne goûte guère l’écoute passive. Activiste par essence, elle cherche à avoir prise sur les individus, à les « tenir » en ayant barre sur eux, à les prendre au piège de leur intimité.

p 396 : Nous ne sommes que des amateurs. Des indiscrets à la petite semaine. Fouineurs d’occasion et curieux inconstants. Nous, les journalistes chasseurs de secrets. L’Etat, lui, est un voyeur professionnel. L’indiscrétion est son industrie, la curiosité sa gourmandise. Et ce fut vrai aussi, au sommet de cet Etat, sous la présidence de François Mitterrand.

p 737 : Plus de onze mois d’ « écoute » permanente, ce n’est pas banal. … C’est l’un des paradoxes de ce type de situation que de devoir accepter l’étalage de ses vies professionnelle et privée si l’on veut espérer faire établir qu’elles furent violées.

p 752 : Le journaliste en fait évidemment tout un drame. Il pense que ce travail mécanique, où l’enregistrement du moindre détail de sa vie intime leur était devenu une habitude, exprime leurs véritables motivations : Ils cherchaient la faille.

 

Edwy Plenel a écrit un livre le journaliste et le président. Je viens d’écrire un papier intitulé le chômeur et la DST. Le procès des écoutes de l’Elysées a duré 34 jours d’audience étalés sur 13 semaines.

Edwy Plenel a appris les écoutes téléphoniques le concernant après coup, alors que moi, je l’apprends immédiatement, en temps réel.

On a bien compris que mon affaire sera réglée par une constitution de partie civile.
C’est dommage qu’on n’arrive pas à trouver les détails du procès qu’a fait Edwy Plenel à la Présidence de la République … On sait que les ayants-droits de Jean-Edern Hallier, également touché par les écoutes mitterrandiennes, ont touché 70 000 Frs à titre de dommages & intérêts.

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La parodie de Yves Robert en 1972 Le grand blond avec une chaussure noire abordait déjà le problème de la violation de la vie privée par les services de renseignements français. Les lois sur la protection de la vie privée apparaissent en 1970 et sont en fait une évolution sur les lois de la presse nées en 1881.

Je me fous du Code pénal et de la politique pénale du gouvernement : Il n’y a qu’une seule chose qui m’a intéressé, c’est la violation de la vie privée sous tous ses aspects.

Les procureurs n’ont pas compris qu’il y a entre 2 et 4 permanents qui me cassent les pieds H24 depuis 9 ans.

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