Courrier à Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, courrier ignoré. (3 septembre 2012). Pour comprendre le mépris de courrier, il faut lire Plenel.

Il faut lire l’article précédent pour comprendre pourquoi on n’a pas eu de réponse :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/03/08/contre-la-surveillance-la-question-democratique-edwy-plenel-le-29-avril-2015-letat-de-surveillance/

Manuel Valls, Ministre de l’intérieur.
Ministère de l’Intérieur.
Place Beauvau.
75800 Paris Cedex 08.

            Monsieur le Ministre, je souhaite vous alerter dans une affaire d’atteinte à la personne me concernant. Il s’agit de surveillance de ma personne que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de chez moi, de piratage informatique et d’interventions vocales, tout cela exercé par un groupe de personnalités qui semble issu de la Police Nationale. Les faits ont lieu en ce moment en 2012 et remontent à 2007.

            Je me présente brièvement : J’ai été enseignant de physique-chimie dans le secondaire pendant 5 ans jusqu’à 2004. Après avoir obtenu un DESS en Analyse et Études Structurales en chimie organique et biologique, je n’ai pu être sélectionné pour travailler en entreprise.

            Je suis depuis 2007 victime de harcèlements vocaux à l’intérieur de chez moi ou sur la voie publique par des espions qui interviennent par leur voix chez moi jour et nuit. Il ne s’agit pas là d’hallucinations. Quand cela se produit chez moi, les voix semblent venir de logements voisins, mais de fait, il ne s’agit pas de voisins, mais bien de personnalités agissant à distance aux alentours de mon logement. Quand cela se produit à l’extérieur, il ne s’agit pas de sons diffusés à la manière d’un concert, ce qui serait inquiétant pour les autres passants, mais de voix diffusées à la manière d’un bruit de fond, qui ne prennent sens que pour moi. Ainsi ceci a lieu dans les rues, dans les transports, dans les cafés, dans tout lieu public.

Mon logement à Villeneuve-St-Georges ou les logements que j’ai occupé en vacances sont équipés de micros et de caméras. Quand je parle de caméras, il ne s’agit pas d’objets apparents. Toujours est-il que toute mon activité est surveillée, commentée. S’il ne s’agit pas de caméras, il est probable qu’une autre technique soit utilisée pour détecter mes mouvements à l’intérieur de chez moi.

Mon activité informatique est piratée, que ce soit sur des ordinateurs personnels ou sur des ordinateurs publics. Il a fallu par exemple que ma consultation de pornographie sur mon ordinateur soit commentée.

Enfin, les espions utilisent un détecteur de pensées. Je n’ai aucune idée de la technologie physique utilisée, mais ça semble assez spectaculaire. Les espions sont capables d’analyser ce que je pense sans que je ne prononce une seule parole, sans que je vocalise, tout ça à distance. Je le sais puisqu’ils m’ont répété certaines de mes pensées.

Toutes mes conversations en famille ou avec mes amis que ce soit dans des lieux publics ou dans nos domiciles sont surveillées. Par quels moyens ? Je l’ignore, mais le fait est là : Le contenu de ces conversations profitent à ces mêmes espions.

            Tout ce qui se passe chez moi, chez mes sœurs, en vacances ou sur la voie publique, sur les ordinateurs que je consulte, est prétexte à des histoires continuelles. Peu importe les technologies employées. Le résultat est là : Je suis surveillé et ennuyé dans les moindres moments privés, secrets de ma vie.

Qui sont ces personnalités ? Elles sont une dizaine à se relayer pour me parler. Elles m’ont dit qu’elles étaient psychiatres ou policiers, ce qui semble le plus probable vu la technologie mise en œuvre pour me surveiller. Afin d’identifier ces personnalités, vous pouvez interroger d’autres personnalités (plus médiatiques) en tant que témoins, puisqu’elles ont participé au phénomène (interventions vocales dans le logement ou à l’extérieur). Il s’agit de Marie-Georges Buffet (député), Jean Benguigui (artiste), Jean-Marie Bigard (artiste), Guy Bedos (artiste), Line Renaud (artiste), Laurent Baffie (artiste), Françoise Joly (journaliste), Sophie Davant (animatrice TV), Marie Drucker (journaliste) et Michel Drucker (animateur TV).

            Monsieur le Ministre, je me suis adressé à vous pour mettre fin à cette atteinte à la personne qui me cause indéniablement préjudice. Ce texte ne représente que l’essentiel de la réalité de ce que j’ai vécu. Je ne peux pas tout raconter. Je n’ai fait que résumer. Tout cela constitue une grave atteinte à deux de nos libertés les plus fondamentales qui sont le droit au secret de la vie privée et le droit au respect des correspondances.

            Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma considération distinguée.

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