Les ennuis avec les services de renseignements, ça existe : Le FBI de Edgar Hoover avait collecté 1800 pages sur Einstein … Les Ministres français n’ont pas répondu à mes requêtes pour obtenir les fichiers.

Une trotskyste m’a pris pour Einstein, mais je ne suis plus un scientifique, néanmoins, l’exemple de la surveillance de Einstein par le FBI montrent que les ennuis avec les services de renseignements, ça existe …

Article du journal Le Monde, Hors-Série de Juillet – Septembre 2015.

Pratiquement toute sa vie, Albert Einstein a été soumis à une surveillance constante par le FBI, notamment par son patron J. Edgar Hoover, l’accusant tout à tour d’anarchisme, de communisme ou d’espionnage, un volumineux dossier a été constitué afin de discréditer publiquement le célèbre savant et de pouvoir ainsi l’expulser. En vain. Plongée dans un véritable roman d’espionnage.

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Le texte est ici :

Cinq décembre 1932. Pour la troisième année
consécutive, Albert Einstein se prépare à passer
l’hiver à Pasadena, invité comme chaque année par
le Caltech, le California Institute of Technology. A
cinq jours du départ, à Berlin, le physicien et sa
femme Elsa attendent leurs visas. Une formalité.
C’est dire leur surprise quand ils reçoivent ce matin-là
un appel du consulat américain, qui les convoque
l’après-midi même, en vue d’un entretien préalable.
« Quel est votre credo politique ?
– Eh bien je n’en sais rien. Je ne peux répondre à cette question.
– Faites-vous partie d’une organisation quelconque ?
– Oh oui, je fais partie des opposants à la guerre.
– De qui s’agit-il ?
– Ce sont mes amis.
– A quel parti appartenez-vous ou quel est celui qui a votre sympathie ?
Seriez-vous, par exemple, communiste ou anarchiste ?
(. . .)
– Ce sont vos compatriotes qui m’ont invité; oui, m’en ont prié ; si je
dois entrer dans votre pays comme suspect, je ne souhaite absolument
pas y aller.»
Choqué par cet interrogatoire inquisiteur, le couple alerte les médias.
La veille, justement, Albert Einstein avait réagi – non sans humour dans
les colonnes du New York Times à la publication d’une lettre
par une association de vieilles rombières ultra-conservatrices, la
Woman Patriot Corporation, qui réclamait qu’on lui interdise l’entrée
sur le territoire des Etats-Unis, le taxant d’anarcho-communisme.
« Mais n’ont-elles pas parfaitement raison, ces citoyennes
vigilantes ? écrit Einstein le 4 décembre. Pourquoi ouvrirait-on
sa porte à quelqu’un qui dévore les capitalistes sans coeur avec tant
d’appétence et de goût qu’en eut jadis le Minotaure pour dévorer
les douces jeunes.filles grecques ?(…) Rappelez-vous que la capitale
du puissant empire romain fut un jour sauvée par le caquetage
de ses fidèles oies !»
Adulé par le public et la presse depuis la première démonstration de
sa théorie de la relativité générale en 1919, Einstein est un cauchemar
pour les âmes bien-pensantes d’un conservatisme teinté d’antisémitisme
en plein essor aux Etats-Unis comme en Europe. Car le savant
est humaniste, pacifiste, et ne cache pas sa sympathie pour les idées
socialistes. Il est donc fiché comme ami de l’Union soviétique – ce
qu’il n’a jamais été-, notamment par un certain J. Edgar Hoover, qui
a pris, en 1924, les rênes du Federal Bureau of Investigation (FBI) pour
ne les lâcher qu’à sa mort, quarante-huit ans plus tard.
Cette dénonciation publique et l’interrogatoire consulaire qu’elle
provoqua ne sont que la première pierre d’un dossier secret pour
«trahison» constitué pendant plus de vingt ans par diverses agences
fédérales américaines parmi lesquelles le département d’Etat, le Service
national d’immigration et le contre-espionnage militaire – baptisé
G2. Mais aucune ne pourra rivaliser avec l’entêtement du FBI de
J. Edgar Hoover, qui a orchestré une véritable croisade destinée à se
débarrasser du savant. Nourri de coupures de presse, d’allégations
souvent fantaisistes et de faits rarement avérés le dossier Einstein
au FBI comporterait 1900 pages … dont 1800 ont été déclassifiées en
1983 et en 2000. Le journaliste américain Fred Jérome en a tiré un
ouvrage passionnant intitulé Einstein, un traître pour le FBI (éditions
Frison-Roche, 2005). Il nous conte une incroyable saga, conduite par
de véritables Pieds nickelés de l’espionnage, qui a pris fin peu avant
la mort d’Einstein, en 1955.
Dans le fatras de ces documents, un suffit à résumer la vacuité du
dossier à charge patiemment rassemblé par J. Edgar Hoover et ses
sb1res: une longue note de synthèse datée du 5 août 1953. Elle émane
du bureau FBI de Newark, une antenne toute proche de Princeton, où
vit et travaille le Prix Nobel. On y apprend ainsi que le domicile – qui
lui sert aussi de bureau – d’Albert Einstein à Berlin aurait servi,
entre 1929 et 1932, de boîte aux lettres aux espions soviétiques. Un
témoignage recueilli en Allemagne par des agents du G2 auprès d’un
« informateur jugé fiable » affirme qu’Einstein employait à Berlin au
moins deux secrétaires connues pour leurs sympathies communistes.
Selon cette source, le bureau d’Einstein offrait une excellente
couverture, « compte tenu de l’immense quantité de câbles et télégrammes
qui lui parvenaient du monde entier ». Une couverture
mise à profit par sa secrétaire particulière, prétendument « en relation
étroite » avec un fonctionnaire soviétique, pour relayer avec
l’adresse télégraphique d’Einstein des messages codés en provenance
d’Asie et à destination de Moscou.
MYSTÉRIEUX INFORMATEUR
Devant l’avalanche de détails et de noms, cette source ne pouvait
qu’être fiable, se sont dit ses contacts américains. Mais pourtant, tau! empressé qu’il est à citer des personnages dont 11 e􀂀t prouv: aujourd’hui qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans la maison berlinoise
le mystérieux informateur n’a pas été en mesure d’identifier
le nom de la secrétaire particulière d’Einstein, Helen Dukas. A son
service depuis 1928, elle vivait pourtant au domicile de son patron !
Du côté du FBI on ne fait guère mieux. Personne ne semble avoir
remarqué qu’Helen Dukas vit chez le savant, à Princeton depuis 1925 !
D’ailleurs, Albert Einstein et elle ont reçu la nationalité américaine
le même jour, le 1er octobre 1940, en déclarant la même adresse … Mais
heureusement que les agents du FBI ont la fibre littéraire: le bureau
de Newark va enfin identifier Helen Dukas, en 1951, grâce à … deux
biographies consacrées au père de la relativité. Selon Fred Jerome,
Hoover s’est méfié de cet informateur. Le patron du FBI ira même
jusqu’à exiger qu’il dévoile son identité, ce que l’intéressé refusera,
peut-être pour cacher un passé nazi.
Une autre source« de.fiabilité inconnue» va nourrir un autre volet du
dossier Einstein, dès 1943. Une liste de sept organisations réputées
proches de Moscou, auxquelles le physicien aurait adhéré entre les
deux guerres, faisant de lui« un ancien communiste allemand, un compagnon
de route ou un larbin communiste», selon cet informateur qui
n’a jamais pu étayer ses affirmations. Des listes, il y en aura bien
d’autres dans les cartons du FBI, qui associent son nom à des dizaines
d’organisations jugées communistes, subversives ou anti-iaméricaines.
Un résumé des idéaux défendus par le savant qui n’était pas avare de
son temps dès qu’il s’agissait de dénoncer les atteintes aux droits de
l’homme, le racisme, l’antisémitisme et la répression politique.
C’est le cas de son soutien aux Amis de la Brigade Lincoln, un groupe
de volontaires américains partis combattre, en 1936, aux côtés des
républicains lors de la guerre civile espagnole. Einstein critiquera la
neutralité américaine dans ce conflit, qui permettra au géant Texaco
de livrer du carburant en toute impunité aux troupes franquistes soutenues
par Hitler et Mussolini. On retrouvera aussi Einstein au côté de
Paul Robeson, un acteur et chanteur noir américain fiché pour son
soutien notoire à l’URSS, dans une campagne contre les lynchages, en
1946, après une vague de violences impunies qui ont tué des dizaines
de Noirs. Tout comme il prendra ouvertement fait et cause pour les
victimes du maccarthysme, prônant la désobéissance civile.
Faute d’avoir trouvé, dans les engagements politiques d’Einstein, des
preuves permettant d’obtenir sa déchéance de nationalité et son
expulsion, le FBI va tenter de l’impliquer dans une affaire d’espionnage
militaire au profit des Soviétiques. En 1945, des rapports de
l’agence s’interrogent sur les secrets nucléaires qu’Einstein pourrait
divulguer. Pourtant, le physicien n’a jamais travaillé sur l’arme atomique
américaine, et le FBI le sait puisqu’il a participé, en 1940, à sa
mise à l’écart du futur projet Manhattan. Cela n’empêchera pas
l’agence de poursuivre ses investigations, espérant démontrer la traîtrise
du célèbre savant. Elle suggère même qu’il coopérerait avec
Moscou sous la contrainte, son fils « Albert Jr » étant retenu en otage
en Union soviétique. Une erreur de prénom qui empêchera longtemps
le FBI de le localiser: Hans-Albert vivait tranquillement en
Caroline du Nord.
L’arrestation du physicien d’origine allemande Klaus Fuchs à Londres,
en 1950, va fournir au FBI une dernière occasion d’incriminer Einstein.
Ancien du projet Manhattan, Fuchs reconnaît avoir transmis les
secrets de la bombe aux Soviétiques. Apparaissent alors dans le dossier
de nouveaux informateurs prétendant relier Fuchs au père de la
relativité. Des tuyaux qui se révèlent une nouvelle fois percés. En
1954, une note du bureau de Newark à Hoover suggère d’interroger
Helen Dukas. Elle est entendue par deux agents le 23 février 1955. lis
comprennent alors que leurs informateurs, dont la fameuse source
du G2 en Allemagne, les ont menés en bateau. Le dossier Einstein est
enterré … à quelques semaines seulement du décès de son héros. ■

DANS LES BRAS D’UNE ESPIONNE SOVIÉTIQUE ?

En dépit de sa longue enquête, le FBI ne mentionne pas les
nombreuses conquêtes féminines d’Einstein. Pourtant. le nom de
l’une d’entre elles est brièvement évoqué dans son dossier: Margarita
Konenkova, qu’une source décrit comme « membre du Parti
communiste ». Elle aurait été en contact avec Albert Einstein à
Princeton et l’aurait mis en relation avec le consul de l’URSS à New
York. De fait, les deux amants ont vécu une liaison passionnelle,
jusqu’au départ de la Soviétique pour Moscou, en 1945. lis s’étaient
rencontrés, probablement en 1935, quand le mari de Margarita
Konenkova avait été chargé de sculpter un buste d’Einstein à la
demande de l’lnstitute for Advanced Study de Princeton, où il
travaillait. On ne sait pas quand l’idylle a commencé.
Margarita Konenkova était-elle une espionne? Si le dossier du FBI
est muet à ce sujet, le l » juin 1998, le New York Times a publié un long
article qui l’affirme. Le quotidien y raconte qu’un expert de la maison
Sotheby’s, qui s’apprêtait à mettre en vente neuf lettres d’Einstein à
sa maîtresse russe, a découvert le pot aux roses dans un livre écrit
par l’ex-espion Pavel Soudoplatov et son fils: Margarita Konenko a
aurait été le maillon le plus important du dispositif soviétique
d’espionnage du projet Manhattan. Selon Soudoplatov, elle aurait
aussi tenté, à Princeton, d’approcher Robert Oppenheimer, le
directeur scientifique du projet. Sauf qu’à l’époque Oppenheimer
vivait enfermé à Los Alamos, dans le désert du Nouveau-Me !que.
étroitement surveillé par le FBI, qui se méfiait de lui: s’il a fini par
s’installer à Princeton, ce n’est qu’en 1947, plus d’un an après le
départ de « l’espionne » pour Moscou.
Le contenu du livre de Soudoplatov a depuis été démoli par des
historiens et par l’ancien chef du programme spatial soviétique,
Roald Sagdeev. Et les fameuses lettres d’Einstein n’ont jamais
trouvé preneur.

Version anglaise d’un article du New York Times du 7 mai 2012.

New Details Emerge From the Einstein Files ; How the F.B.I. Tracked His Phone Calls and His Trash

By DENNIS OVERBYE MAY 7, 2002

He was the Elvis of science.

Women pursued him, celebrities sought him out, politicians courted him, and journalists followed him through the streets.

But, as Einstein was well aware, there was a darker posse on his trail. For many years, the Federal Bureau of Investigation and other agencies spied on him, acting on suspicions as disturbing as a tip that he had been a Russian spy in Berlin; as vague as an unease with his support of civil rights and pacifist and socialist causes; and as goofy as claims that he was working on a death ray or that he was heading a Communist conspiracy to take over Hollywood.

The broad outlines of this history have been known since 1983, when Dr. Richard Alan Schwartz, a professor of English at Florida International University in Miami, obtained a censored version of Einstein’s 1,427-page F.B.I. file and wrote about it in The Nation magazine.

But now new details are emerging in  »The Einstein File: J. Edgar Hoover’s Secret War Against the World’s Most Famous Scientist, » by Fred Jerome, who sued the government with the help of the Public Citizen Litigation Group to obtain a less censored version of the file. His book will be published this month.

The new material spells out how the bureau spied on Einstein and his associates and identifies some of the informants who said he was a spy.

The agents went through trash and monitored mail and telephone calls.

Those activities seemed routine to the bureau, Mr. Jerome said.

 »It’s like the agents got up in the morning, brushed their teeth, opened other people’s mail and tapped some phones, » he said.

The investigation turned up nothing. Nevertheless, the agency dogged Einstein’s footsteps until his death in 1955, even cooperating with an investigation by the Immigration and Naturalization Service to see whether he should be deported.

Mr. Jerome, a self-described  »Red diaper baby » born and raised in New York City, is no stranger to the F.B.I. His father, a Communist Party official, was imprisoned for three years under the Smith Act, which made advocating the overthrow of the government a crime.

As a young journalist, Mr. Jerome covered the civil rights movement. In recent years, he has been a teacher and media consultant, founding the Media Resource Center, which puts journalists in touch with scientists. He contends that contrary to his image as a woolly-headed idealist, Einstein was a savvy and politically astute champion of the underdog who made hardheaded choices about what organizations he would support.

Einstein’s political problems began as a youth in Germany, which he left in 1894 at 15, partly because of a visceral dislike of German militarization. He had just moved back to the country, to a post in Berlin, in 1914 when World War I broke out, and he made no secret of his distaste for the war. He was one of only four prominent intellectuals to sign an antiwar manifesto emphasizing the need for European unity, and he attended meetings of pacifist groups.

Einstein became an international celebrity in 1919, when observations of light bending during a solar eclipse validated his general theory of relativity, a rewriting the laws of space, time and gravity.

In the following years, Einstein lent his name and, occasionally, his presence to a variety of organizations dedicated to peace and disarmament. Such activities inspired an organization known as the Woman Patriot Corporation to write a 16-page letter to the State Department, the first item in Einstein’s file, in 1932, arguing that Einstein should not be allowed into the United States.  »Not even Stalin himself » was affiliated with so many anarchic-Communist groups, the letter said.

Nevertheless, Einstein moved to the United States and the Institute for Advanced Study in Princeton, N.J., in 1933, when Hitler came to power in Germany. Subsequently, his outspoken support for the antifascist forces in Spain raised hackles.

Horrified by the atomic bomb, Einstein spoke out after World War II in favor of world government. He feared the tyranny of a such an organization, he wrote in The Atlantic Monthly.  »But I fear still more the coming of another war or wars. »

He also helped Paul Robeson, the black singer, actor and athlete, organize a rally against lynching in 1946.

In the 50’s, he made headlines by appealing for clemency for the Rosenbergs, sentenced to death for espionage, and for encouraging people not to testify before Senator Joseph McCarthy’s subcommittee.

Although Einstein espoused socialist ideals, he was not the kind of man to owe allegiances or to trust mass movements.

 »He was not a party animal, » said Dr. Robert Schulmann, a historian who is the former editor of The Collected Papers of Albert Einstein.  »Einstein was the kind of guy that was uncomfortable for all authorities. He’s the kind of person you don’t want in your organization. »

It is hardly surprising, given that résumé, that the F.B.I. would be interested in Einstein, historians and biographers of Hoover say. The attitude was that liberalism was the first step toward Communism.

 »Einstein is dangerous because he is sympathetic to the kinds of causes Communists were espousing, » said Dr. Ellen Schrecker, a historian at Yeshiva University and the author of  »No Ivory Tower, McCarthyism and the Universities. »  »They assume that Einstein is a man of the left; he’s got to be dangerous. »

This was not so crazy, said Dr. Richard Gid Powers, a historian at the College of Staten Island and the Graduate Center of the City University of New York and the author of  »Secrecy and Power: The Life of J. Edgar Hoover. » The bureau had no choice but to watch Einstein, Dr. Powers argues, especially after the war, when officials worried that they were losing a  »high-stakes game of propaganda » to the Soviets as luminaries like Einstein, Picasso and Charlie Chaplin criticized American policy.

 »These people were way too smart to argue with, » Dr. Powers said.  »The only thing to do was to keep an eye on them. »

A look at Einstein’s file, available at foia.fbi.gov/einstein.htm, shows more about public — and bureau — attitudes toward scientific genius than toward the genius himself. No feat seemed beyond such a man, according to the file. Through a spokesman, the F.B.I. declined to comment specifically on the file, saying it was up to the public to evaluate the material. Mike Kortan of the bureau said that under the Freedom of Information Act the agency was required to release information from  »an earlier era in our history when different concerns drove the government, news media and public sentiment. »

The file sheds some light on Einstein’s involvement, or noninvolvement, with the atomic bomb. Overcoming his pacifist scruples, Einstein wrote to President Franklin D. Roosevelt warning that such a weapon was possible and that Germany might be working on it. The letter helped set the stage for the Manhattan Project, yet Einstein never worked on the bomb effort.

Even without left-wing associations, some scholars and historians suggest, Einstein’s independent ways would have made him a risky choice to the military, which worried about keeping the project scientists under control.

Still, Einstein was included on the list of possible bomb scientists that the Army, in charge of building the bomb, gave the bureau to check out around 1940.

Hoover sent back a letter summarizing Einstein’s antiwar and leftist activities and an unsigned undated  »biographical sketch » that some historians suspect was influenced by right-wing German sources. The sketch described Einstein’s apartment in Berlin in the early 1930s as  »a Communist center » and his country house in Caputh as  »the hiding place of Moscow envoys. »

 »It seems unlikely, » the sketch said,  »that a man of his background could, in such a short time, become a loyal American citizen. »

Shortly thereafter, in a letter dated July 26, 1940, which now seems to be missing from the archives, Mr. Jerome said, the Army declined to  »clear » Einstein to work on the bomb. The letter was seen and later quoted by Dr. Vannevar Bush, head of the National Defense Research Council, which organized the bomb project.

Einstein knew that the project was going ahead without him, his biographers say, and he was disappointed at being left out. He enthusiastically accepted the Navy’s invitation in 1943 to be a consultant on high explosives.

The surveillance of Einstein, which began after the war, seemed to be aimed both at him and Helen Dukas, his secretary, who had worked for him since 1928 and lived with him and his stepdaughter Margo and sister Maja in his house in Princeton.

As part of a general program of surveillance of aliens suspected of being Communists or Nazis, the F.B.I. had broken into the Cambridge, Mass., home of Ms. Dukas’s nephew, the leader of an anti-fascist group, in 1943. And as early as 1944, the bureau was tipped that Ms. Dukas might have access to information on the atomic bomb through Einstein and said that she was engaged in  »highly suspicious » activities.

In January 1946, according to a memo in the file, agents requested permission to tap Ms. Dukas’s (and Einstein’s) phone, but were turned down because the bureau did not want to be caught spying on a public shrine. Nevertheless, agents tracked calls and mail to the house, compiling mostly innocuous information about Einstein’s contacts.

But some results were tantalizing, including correspondence and calls from journalists and writers who were also Communist agents, according to the bureau. Mr. Jerome said the bureau also noted that Einstein met once with Pavel Mikhailov, the Soviet vice consul in New York. The bureau noted that the meeting had been arranged by Margarita Konenkova, a Russian émigré living in Greenwich Village with her husband, the sculptor Sergei Konenkov.

A former Soviet spy master, Pavel Sudoplatov, wrote in his memoir in 1995,  »Special Tasks: The Memoirs of an Unwanted Witness — a Soviet Spymaster, » that Ms. Konenkova had been a spy, but offered little evidence.

According to letters put up for auction in 1998 at Sotheby’s, she was also Einstein’s lover. The F.B.I. seems not to have noticed that.

None of the surveillance of Einstein and others stopped the secret of the bomb from getting out. But the arrest in February 1950 of Dr. Klaus Fuchs, a German-born physicist and a Manhattan Project scientist, for passing atomic secrets to the Sovietsbreathed fire into the search for spies and the scrutiny of Einstein.

On Feb. 13, coincidentally or not, Mr. Jerome reports, the morning after Einstein had appeared on the first broadcast of Eleanor Roosevelt’s television program to discuss the dangers of the arms race, Hoover ordered a full investigation of the scientist, requesting all  »derogatory information. »

The most spectacular allegation, first told to Army intelligence agents in Germany, was that Einstein’s office in Berlin had been a cable drop for Russian spies in the 1930’s. Einstein’s staff of typists and secretaries, so the account went, culled coded messages from telegrams to the scientist and gave them to couriers to pass on to Moscow.

One informer, however, clammed up and disappeared when the investigators asked for more information. Another turned out to be a convicted extortionist who had once organized antirelativity rallies in Berlin. A third was a former Communist eventually deemed unreliable by Hoover.

Moreover, at that time Einstein did not have an office, a fact mentioned in numerous biographies. He was working out of his house with just the selfsame Ms. Dukas as his secretary.

It was not until early 1955 that Hoover, in the interest of tying up loose ends, finally gave his agents approval to interview Ms. Dukas, who told them that she had been Einstein’s only secretary since 1928, exploding the vision of an office full of typists processing secret cable traffic.

The agents were probably happy to take her word for it, Mr. Jerome said. Stalin’s death in 1953 and the demise of McCarthy’s campaign against Communists a year later had taken some of the steam out of the Red scare. There was no political percentage in pursuing Einstein any more.

 »It is not believed that additional investigation in the matter is warranted, » the report from Newark concluded. On April 18, 1955, 47 years ago, Einstein died. He was 76. Hoover closed the file a few days later.

Version traduite en français de l’article du New York Times du 7 mai 2012.

De nouveaux détails émergent des fichiers Einstein ; Comment le FBI a suivi ses appels téléphoniques et sa corbeille

Par DENNIS OVERBYE 7 MAI 2002

Il était le Elvis de la science.

Des femmes le poursuivaient, des célébrités le recherchaient, des politiciens le courtisaient et des journalistes le suivaient dans les rues.

Mais, comme Einstein le savait bien, il y avait un groupe plus sombre sur son passage. Pendant de nombreuses années, le Federal Bureau of Investigation et d’autres agences l’ont espionné, agissant sur des suspicions aussi inquiétantes que le fait qu’il ait été un espion russe à Berlin; aussi vague qu’un malaise avec son soutien des droits civils et des causes pacifistes et socialistes; et aussi ridicule que de prétendre qu’il travaillait sur un rayon de la mort ou qu’il dirigeait un complot communiste pour s’emparer de Hollywood.

Les grandes lignes de cette histoire sont connues depuis 1983, date à laquelle Richard Alan Schwartz, professeur d’anglais à la Florida International University de Miami, avait obtenu une version censurée du fichier du FBI d’Einstein, d’une longueur de 1 427 pages, et l’avait écrit dans le magazine The Nation.

Mais maintenant, de nouveaux détails apparaissent dans « Le dossier Einstein: La guerre secrète de J. Edgar Hoover contre le scientifique le plus célèbre du monde », de Fred Jerome, qui a poursuivi le gouvernement avec l’aide du groupe de contentieux public, afin d’obtenir un texte moins censuré. version du fichier. Son livre sera publié ce mois-ci.

Le nouveau matériel explique comment le bureau a espionné Einstein et ses collaborateurs et identifie certains des informateurs qui ont affirmé qu’il était un espion.

Les agents ont fouillé et surveillé le courrier et les appels téléphoniques.

Ces activités semblaient être une routine pour le bureau, a déclaré M. Jerome.

« C’est comme si les agents se levaient le matin, se brossaient les dents, ouvraient le courrier des autres et tapaient des téléphones », a-t-il déclaré.

L’enquête n’a rien donné. Néanmoins, l’agence a suivi les traces d’Einstein jusqu’à sa mort en 1955, coopérant même avec une enquête du service de l’immigration et de la naturalisation afin de déterminer s’il devait être expulsé.

  1. Jerome, un «bébé à couche rouge» qui se décrit soi-même est né et a grandi à New York, n’est pas étranger au FBI. Son père, un responsable du Parti communiste, a été emprisonné pendant trois ans en vertu de la loi Smith Act, qui avait préconisé le renversement du gouvernement un crime.

Jeune journaliste, M. Jerome a couvert le mouvement des droits civiques. Ces dernières années, il a été enseignant et consultant en médias et a fondé le centre de ressources pour les médias, qui met les journalistes en contact avec des scientifiques. Il soutient que contrairement à son image d’idéaliste laineux, Einstein était un défenseur avisé et politiquement astucieux de l’opprimé qui avait fait des choix hardis quant aux organisations qu’il soutiendrait.

Les problèmes politiques d’Einstein ont commencé quand il était jeune en Allemagne, qu’il a quitté en 1894 à 15 ans, en partie à cause d’une aversion viscérale de la militarisation allemande. Il venait de rentrer dans le pays, pour occuper un poste à Berlin, en 1914, au moment de l’éclatement de la Première Guerre mondiale, et il ne cachait pas son aversion pour la guerre. Il était l’un des quatre intellectuels éminents à avoir signé un manifeste anti-guerre mettant en avant la nécessité de l’unité européenne, et il a assisté à des réunions de groupes pacifistes.

Einstein est devenu une célébrité internationale en 1919, lorsque des observations de lumière se pliant au cours d’une éclipse de soleil ont validé sa théorie générale de la relativité, une réécriture des lois de l’espace, du temps et de la gravité.

Dans les années suivantes, Einstein a prêté son nom et, parfois, sa présence à diverses organisations vouées à la paix et au désarmement. De telles activités ont incité une organisation connue sous le nom de Woman Patriot Corporation à écrire une lettre de 16 pages au Département d’État, le premier élément du dossier d’Einstein, en 1932, dans laquelle il faisait valoir qu’Einstein ne devrait pas être autorisé à entrer aux États-Unis. « Pas même Staline lui-même » était affilié à tant de groupes anarcho-communistes, précise la lettre.

Néanmoins, Einstein s’installe aux États-Unis et à l’Institute for Advanced Study de Princeton, dans le New Jersey, en 1933, lorsque Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Par la suite, son soutien déclaré aux forces antifascistes en Espagne a suscité des hackles.

Horrifié par la bombe atomique, Einstein s’est exprimé après la Seconde Guerre mondiale en faveur du gouvernement mondial. Il craignait la tyrannie d’une telle organisation, a-t-il écrit dans The Atlantic Monthly.  » Mais je crains encore plus qu’une autre guerre ne se produise.  »

Il a également aidé Paul Robeson, chanteur, acteur et athlète noir, à organiser un rassemblement contre le lynchage en 1946.

Dans les années 50, il a fait la une des journaux en appelant à la clémence. pour les Rosenberg condamnés à mort pour espionnage et pour avoir incité les gens à ne pas témoigner devant le sous-comité du sénateur Joseph McCarthy.

Bien qu’Einstein ait épousé les idéaux socialistes, il n’était pas du genre à devoir des allégeances ni à faire confiance aux mouvements de masse.

« Il n’était pas un fêtard », a déclaré le Dr Robert Schulmann, historien et ancien rédacteur en chef de The Collected Papers d’Albert Einstein.  » Einstein était le genre de gars qui était mal à l’aise pour toutes les autorités. C’est le genre de personne que vous ne voulez pas dans votre organisation.  »

Il n’est pas surprenant, étant donné ce résumé, que le FBI s’intéresse à Einstein, disent les historiens et biographes de Hoover. L’attitude était que le libéralisme était le premier pas vers le communisme.

« Einstein est dangereux parce qu’il comprend les types de causes que défendaient les communistes », a déclaré la Dr Ellen Schrecker, historienne à l’Université Yeshiva et auteure de « No Ivory Tower, le McCarthyisme et les universités. » Ils supposent qu’Einstein est un homme de gauche; il doit être dangereux.  »

Ce n’était pas si fou, a déclaré le Dr Richard Gid Powers, historien au College of Staten Island et au Graduate Center de la City University de New York et auteur de  » Secret and Power ‘: La vie de J. Edgar Hoover. « Le bureau n’avait d’autre choix que de surveiller Einstein, explique le Dr Powers, surtout après la guerre, lorsque des responsables craignaient de perdre un » jeu de propagande à gros enjeux « au Les Soviétiques en tant que sommités comme Einstein, Picasso et Charlie Chaplin ont critiqué la politique américaine.

« Ces personnes étaient bien trop intelligentes pour se disputer », a déclaré le Dr Powers.  » La seule chose à faire était de garder un œil sur eux.  »

Un coup d’œil au dossier d’Einstein, disponible sur foia.fbi.gov/einstein.htm, montre plus d’attitudes vis-à-vis du génie scientifique que des vers le génie lui-même. Selon le dossier, aucun exploit ne paraissait au-delà d’un tel homme. Par l’intermédiaire d’un porte-parole, le FBI a refusé de commenter spécifiquement le dossier, affirmant que c’était au public d’évaluer le contenu. Mike Kortan, du bureau, a déclaré qu’en vertu de la loi sur la liberté d’information, l’agence était tenue de divulguer des informations sur « une époque antérieure de notre histoire où différentes préoccupations menaient le gouvernement, les médias et l’opinion publique ».

Le dossier donne un éclairage sur L’implication d’Einstein, ou non implication, dans la bombe atomique. Pour surmonter ses scrupules pacifistes, Einstein a écrit au président Franklin D. Roosevelt pour l’informer qu’une telle arme était possible et que l’Allemagne pourrait y travailler. La lettre a aidé à préparer le terrain pour le projet Manhattan, mais Einstein n’a jamais travaillé sur l’effort à la bombe.

Certains érudits et historiens suggèrent même que, sans les associations de gauche, les méthodes indépendantes d’Einstein auraient fait de lui un choix risqué pour l’armée, qui craignait de garder les scientifiques du projet sous contrôle.

Pourtant, Einstein figurait sur la liste des scientifiques que l’armée, chargée de la construction de la bombe, avait confié au bureau de vérifier environ 1940.

Hoover a renvoyé une lettre résumant les activités d’Einstein contre la guerre et la gauche, ainsi qu’une « biographie » non signée et datée. esquisse  » que certains historiens soupçonnent avoir été influencée par des sources allemandes de droite. Le sketch décrivait l’appartement d’Einstein à Berlin au début des années 1930 comme « un centre communiste » et sa maison rurale à Caputh comme « la cachette des émissaires de Moscou »

. « Cela semble peu probable », indique le sketch. « qu’un homme de son entourage pourrait, en si peu de temps, devenir un citoyen américain loyal ».

Peu de temps après, dans une lettre datée du 26 juillet 1940, qui semble maintenant manquer aux archives, M. Jerome a déclaré : l’armée a refusé d ‘ »effacer » Einstein pour travailler sur la bombe. M. Vannevar Bush, chef du Conseil de recherches sur la défense nationale, qui a organisé le projet de bombe, a vu la lettre et l’a citée plus tard.

Einstein savait que le projet allait de l’avant sans lui, disent ses biographes, et il était déçu d’être laissé de côté. En 1943, il accepta avec enthousiasme l’invitation de la Marine à devenir consultant en matière d’explosifs puissants.

La surveillance d’Einstein, qui a débuté après la guerre, semblait viser à la fois Helen Dukas, sa secrétaire, qui travaillait pour lui depuis 1928 et vivait avec lui et sa belle-fille Margo et sa soeur Maja dans sa maison de Princeton.

Dans le cadre d’un programme général de surveillance des étrangers soupçonnés d’être communistes ou nazis, le FBI avait pénétré par effraction à Cambridge, dans le Massachusetts, où résidait le neveu de Mme Dukas, chef d’un groupe antifasciste, en 1943. dès 1944, le bureau avait été prévenu que Mme Dukas aurait peut-être accès aux informations sur la bombe atomique via Einstein et avait déclaré qu’elle se livrait à des activités « très suspectes ».

En janvier 1946, selon une note au dossier, des agents avaient demandé l’autorisation d’exploiter le téléphone de Mme Dukas (et d’Einstein), mais avaient été refusés parce que le bureau ne voulait pas être pris en train d’espionner un sanctuaire public. Néanmoins, les agents ont suivi les appels et les courriers envoyés à la maison, rassemblant des informations pour la plupart inoffensives sur les contacts d’Einstein.

Mais certains résultats ont été alléchants, notamment la correspondance et les appels de journalistes et d’écrivains qui étaient aussi des agents communistes, selon le bureau. M. Jerome a déclaré que le bureau avait également noté qu’Einstein avait rencontré une fois Pavel Mikhailov, le vice-consul soviétique à New York. Le bureau a noté que la réunion avait été organisée par Margarita Konenkova, une émigrée russe vivant à Greenwich Village avec son mari, le sculpteur Sergei Konenkov.

Un ancien maître d’espionnage soviétique, Pavel Sudoplatov, avait écrit dans son mémoire en 1995: «Tâches spéciales: les mémoires d’un témoin indésirable – un maître-espion soviétique», selon lequel M me Konenkova avait été une espionne, mais avait présenté peu de preuves.

Selon des lettres mises aux enchères en 1998 chez Sotheby’s, elle était aussi la maîtresse d’Einstein. Le FBI ne semble pas l’avoir remarqué.

Aucune des personnes surveillées par Einstein et d’autres n’a empêché le secret de la bombe de sortir. Mais l’arrestation en février 1950 de M. Klaus Fuchs, physicien né en Allemagne et scientifique du projet Manhattan, pour avoir transmis des secrets atomiques au feu soviétique lors de la recherche d’espions et de la surveillance minutieuse d’Einstein.

Selon M. Jerome, le 13 février, le lendemain de la comparution d’Einstein lors de la première diffusion de l’émission télévisée d’Eleanor Roosevelt dans le but de discuter des dangers de la course aux armements, Hoover a ordonné l’ouverture d’une enquête sur le scientifique, demandant à tous  » ‘information désobligeante’ ‘.

L’allégation la plus spectaculaire qui ait été racontée aux agents des renseignements de l’armée allemande était que le bureau d’Einstein à Berlin avait été un relais de fil pour les espions russes dans les années 1930. Le groupe de dactylographes et de secrétaires d’Einstein a donc repris le compte-rendu, cueilli les messages codés des télégrammes au scientifique et les avait envoyés à des courriers pour les transmettre à Moscou.

Un informateur, toutefois, s’est fait claquer et a disparu lorsque les enquêteurs ont demandé plus d’informations. Un autre s’est avéré être un extorqueur reconnu coupable d’avoir organisé des rassemblements antirelativité à Berlin. Un troisième était un ancien communiste finalement jugé peu fiable par Hoover.

De plus, Einstein n’avait pas de bureau à cette époque, ce qui est mentionné dans de nombreuses biographies. Il travaillait hors de chez lui avec juste la même Mme Dukas comme secrétaire.

Ce n’est qu’au début de 1955 que Hoover, dans l’intérêt de l’argenterie, donne finalement l’autorisation à ses agents d’interviewer Mme Dukas, qui leur dit qu’elle est la seule secrétaire d’Einstein depuis 1928, faisant ainsi éclater la vision d’un bureau dactylographes traitant le trafic de câble secret.

Les agents étaient probablement heureux de croire sa parole, a déclaré M. Jerome. La mort de Staline en 1953 et la fin de la campagne de McCarthy contre les communistes un an plus tard avaient dissipé un peu la pression de la peur rouge. Il n’y avait plus de pourcentage politique dans la poursuite d’Einstein.

« On ne pense pas qu’une enquête supplémentaire sur l’affaire soit justifiée », a conclu le rapport de Newark. Le 18 avril 1955, il y a 47 ans, Einstein est décédé. Il avait 76 ans. Hoover a fermé le dossier quelques jours plus tard.

Fred Jérome a épluché les fichiers du FBI sur Einstein et a écrit un livre sur le sujet :

FredJerome

L’auteur Fred Jérôme.

 

TheEinsteinFileFredJerome

L’ouvrage de Fred Jérôme.

 

Jerome-Fred-Einstein-Un-Traitre-Pour-Le-Fbi

L’ouvrage traduit en français.

 

 

Les FBI Files sont là en téléchargement :

In 23 years, the FBI amassed some 1800 pages of what they called « derogatory information » on Albert Einstein. These pages, more than 95% of the FBI’s Einstein File are available to the public here for the first time (the FBI, although they released it to Fred Jerome in 2000) has refused to make it available to anyone else. The Bureau has divided the file into eleven sections, with the final section (10A) consisting of newspaper clippings the Bureau’s clippers collected on Einstein. The first ten sections are not divided in any rational system, except that they are somewhat chronological, beginning in 1932, just before Einstein’s arrival in America, and ending after Einstein’s death in 1955. But even the chronological order of the sections is not consistent, with forward and backward zigs and zags occurring with no advance notice and no clear reason. Also, the sections vary greatly in length, again with no apparent reason. Sections 2-6 comprise something called the Correlation Report. A later, more selective report, consisting of only items which the FBI considered to be significant, called the Summary Report, is contained in Section 8. The Summary Report was written by agent Vincent Murphy (his name remains blacked out in the FBI’s file) and based partially on testimony from an FBI Informant named Louis Gibarti who was later disowned by J. Edgar Hoover. More details on this and other aspects of the 1800 page file, are to be found in The Einstein File: J. Edgar Hoover’s Secret War Against the World’s Most Famous Scientist.

En 23 ans, le FBI a rassemblé quelque 1800 pages de ce qu’il a appelé des « informations désobligeantes » sur Albert Einstein. Ces pages, plus de 95% du fichier Einstein du FBI, sont accessibles au public ici pour la première fois (le FBI, bien qu’ils aient été communiqués à Fred Jerome en 2000), a refusé de le rendre accessible à quiconque. Le Bureau a divisé le dossier en onze sections, la dernière section (10A) consistant en des coupures de journaux collectées par les membres du Bureau sur Einstein. Les dix premières sections ne sont pas divisées en un système rationnel, sauf qu’elles sont quelque peu chronologiques, commençant en 1932, juste avant l’arrivée d’Einstein en Amérique, et se terminant après la mort d’Einstein en 1955. Mais même l’ordre chronologique des sections n’est pas cohérent, avec des zigs en avant et en arrière et des zags se produisant sans préavis ni raison claire. En outre, les sections varient considérablement en longueur, là encore sans raison apparente. Les sections 2 à 6 comprennent ce que l’on appelle le rapport de corrélation. La section 8 contient un rapport ultérieur, plus sélectif, contenant uniquement les éléments considérés comme importants par le FBI, appelé Rapport de synthèse. Le rapport de synthèse a été rédigé par l’agent Vincent Murphy (son nom reste noirci dans le dossier du FBI). et basé en partie sur le témoignage d’un informateur du FBI, Louis Gibarti, qui a ensuite été désavoué par J. Edgar Hoover. Vous trouverez plus de détails sur ce point et d’autres aspects du fichier de 1 800 pages dans Le dossier Einstein : La guerre secrète de J. Edgar Hoover contre le scientifique le plus célèbre du monde.

http://www.theeinsteinfile.com/

Ca ressemble à ça :

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Quelques citations issus de ce livre :

Jerome-Fred-Einstein-Un-Traitre-Pour-Le-Fbi

L’ouvrage traduit en français.

 

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Détention de Irène Joliot-Curie en 1948 aux US.

 

 

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EinsteinTraitrePourFBI (15b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (22b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (23b)
 

Les vieux démons contre lesquels Einstein a lutté : Le racisme, le nationalisme et la guerre en passant par l’acceptation béate de l’autorité.

 

 

EinsteinTraitrePourFBI (29b)

 

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EinsteinTraitrePourFBI (41)
 

Einstein savait qu’il était surveillé … Ca le mettait en colère.

 

 

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EinsteinTraitrePourFBI (45)

 

EinsteinTraitrePourFBI (47)

 

 

 

 

 

 

 

 

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