Une publication sur la manipulation, écrite par un psychiatre américain (Harvey R. St. Clair) en 1966. Texte anglais, dont j’ai fait une traduction sommaire à la fin.

En téléchargement ici : Manipulation

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Dans l’usage psychiatrique, la manipulation est une manœuvre psychologique qui utilise l’agressivité, l’intelligence et la déception pour influencer autrui pour qu’il donne satisfaction à l’agresseur.

L’agressé doit être réticent et même non volontaire pour contribuer à une telle satisfaction et tu dois dans une certaine mesure être manœuvrer par l’agresseur dans une activité qui donne l’effet désiré.

L’instigateur cherche à forcer son environnement dans une observance de ses désirs.

Même une personne dans une stupeur dépressive encore un impact sur les autres.

Les mécanismes d’accomplissement de la manipulation sont infinis.

Chaque individu utilise son propre répertoire et d’unique variation.

La manipulation n’est pas un phénomène homogène.

Parfois, la compétence et les complexité de ces opérations commande le respect et l’admiration des observateurs.

Il y a 5 étapes principales dans la manipulation :

  1. Sélection de l’objet qui est supposé donner satisfaction.
  2. Capturer l’attention d’un objet.
  3. Le travail pour surmonter les objections les résistances de l’objet.
  4. La présentation de la demande.
  5. La satisfaction effective.

  1.  Sélection d’objet.

L’intensité et l’urgence d’obtenir satisfaction sont suffisantes pour motiver la personne à se comporter de façon agressive.

Les besoins peuvent être de lui donner des satisfactions de renforcer défenses de l’ego qui s’effondre ou d’être à la hauteur d’un certain idéal de l’ego ou de satisfaire un super ego perturbé.

L’individu aime prendre du plaisir à “exploiter”.

Les prérequis qualitatif de l’objet semble être :

  1. Avoir le potentiel présumé pour satisfaire le besoin du manipulateur.
  2. Etre humain et donc avoir des fragilités et des imperfections qui peuvent être exploitées si besoin pour l’avantage de l’agresseur.
  3. Etre assez ambivalent pour qu’il y ait au moins un espoir que les résistants soit surmontées.
  4.  Être identifié soit consciemment soit inconsciemment comme étant dans une position de soumission.

2) Capturer l’attention.

3) Le travail pour surmonter des résistances de l’objet.

L’étape suivante du manœuvre en consiste dans le réel travail de manipulation.

Comment cela fonctionne et encore relativement individuel.

Selon que les objections de l’objet à abandonner devant le manipulateur sont forts ou faibles, réels ou seulement supposés, au moins cet aspect de la résistance de l’objet est sondé, estimé et géré par le manipulateur.

Surmonter des résistances de l’objet consiste usuellement en deux aspects :

  1. Le travail de dissimulation du but réel de la manipulation.
  2. L’approche active envers les résistance de l’objet.

Même la personne qui semble ne rien dissimuler de sa réelle motivation et qui fait sa demande à l’objet avec franchise peut encore utiliser le subtile camouflage de la  candeur pour désarmer l’objet ces objections.

La dissimulation de la motivation peut-être accompli de diverses manières.

Ne pas divulguer la véritable intention, nier la réelle intention, sembler être altruiste, faire à l’autre personne une faveur dans l’intention de désarmer, en se focalisant sur d’autres sujets, en utilisant la flatterie, en promettant ou en faisant allusion à un gain personnel pour l’objet dans le but de mettre hors-jeu sont quelques exemples.

Un autre aspect de la dissimulation est dans le fait de façon fréquente que nier la réelle motivation du manœuvrant n’es pas consciente pour le manœuvrant lui-même. Dans ce cas, il réussit à me tromper de personne que lui-même.

Le travail pour surmonter les réelles ou possibles objections de l’objet peuvent-être vu de deux façons majeures :

  1. Exploiter la personnalité de la personne.
  2. L’agressivité de la part du manipulateur.

La capacité de l’objet à donner peut-être utilisé pour prendre avantage sur lui. Beaucoup de gens sont suffisamment mature, généreux et de bonne nature pour répondre favorablement en donnant dés qu’ils sont sollicités pour le faire. pour le besoin de des manipulateurs de prendre avantage de leur bon cœur est simplement de présenter sa demande dans une forme raisonnable et la requête est honorée. Juger cette qualité de l’objet est fait avant que la requête est faite et le manipulateur espère alors que cette qualité de générosité est assez forte en elle-même pour surmonter quelconque possible résistance à la requête du manipulateur. Les personnes qui dominent une conversation dans l’objectif d’avoir une audience captivée sont ici un exemple.

Dans le même ordre d’idées, il y a le fait de prendre avantages de la capacité à pardonner de l’autre personne. Même si la dissimulation échoue et si l’intention réelle du manipulateur est découverte, une confession candide de culpabilité peut-être utilisée pour acquérir le pardon comme le moyen de rester dans l’acceptation de l’autre. Le manipulateur reconnaît que sa confession sur automatiquement le pardon de l’autre.

Courtiser le côté positif de l’autre et une autre variante. Cela peut-être appelé la fonction d’amorçage.

Donner dans l’intention de recevoir et une autre méthode. Il y a une tendance des autres en retourner une faveur quand on aura d’abord donné. certains de ces retours sont basées sur la gratitude, certains en d’authentiques capacités à donner, certains sur l’évitement de sentiments de culpabilité et d’autres sur la tradition culturelle avec qu’il est poli de retourner une faveur.

Prendre un avantage sur l’objet en se focalisant sur les aspects immatures, névrotiques et sensibles de sa personnalité et une autre méthode pour surmonter les résistances. tout le monde a des facettes de sensibilité et de neuroticisme et cela peut être découvert par le manipulateur et être exploité.

Il y a 4 facettes communes qui sont cibles :

  1. Le narcissisme de la cupidité.
  2. La culpabilité.
  3. La séduction de l’interdit.
  4. La capacité universelle d’avoir de l’anxiété.

Exploiter les sentiments de culpabilité dans le sujet peut-être vu de deux façons :

1° Le manipulateur peut se focaliser sur les sentiments de culpabilité généraux, non spécifiques.

La psychologie est ici :

“Tu es un idiot : si tu nous donnes pas ce qui t’est demandé & si tu refuses, honte à toi !”

Le succès des innombrables fonds de charité fonctionne sur ce fonctionnement du manœuvrant.

2° Le manipulateur peut prendre avantage d’aires spécifiquement névrotiques de la personnalité de l’autre. C’est comme si l’objet faisait pénitence de sentiments de culpabilité en faisant un don au manipulateur. Cela peut être appeler chantage émotionnel.

3° La troisième des méthodes communes pour exploiter de la personnalité de l’objet est d’utiliser la séduction de l’interdit. Une variante consiste à utiliser de la séduction pour l’objet de satisfaire sa curiosité.

Une combinaison des deux méthodes peut-être vu comme l’utilisation d’un appât.

le mystère fais allusion à la séduction de l’interdit et à la satisfaction de la curiosité.

L’objet est ici tenté de satisfaire son impérieuse recherche de l’interdit pour résoudre le mystère de satisfaire sa curiosité, mais au prix de satisfaire le manipulateur quoiqu’il souhaite. Cette capacité à être tenté prend probablement sa racine dans d’inconscient efforts oedipiens, ce qui est comme à nous tous. L’aboyeur de cirque prend avantage de cette personnalité pour attirer les clients.

4° La 4ème caractéristique commune de la personnalité de l’objet sur laquelle le manipulateur peut capitaliser est la capacité universelle de l’anxiété.

Puisque les gens varient sur quand, où, pourquoi, et comment ils deviennent anxieux, cela demande des compétences du manipulateur à tester ses facettes.

Quand elles sont découvertes, le manipulateur pique cette facette et regarde sa victime se tortiller. Alors il offre à sa victime de se tirer d’affaire si la demande du manipulateur est satisfaite. C’est aussi du chantage émotionnel.

Une autre façon de voir les mécanismes du travail pour surmonter des résistances de l’objet et de voir le pouvoir de l’agressivité de la part du manipulateur. L’agressivité dans ce contexte devrait inclure une logique supérieure, la persistance, l’argumentation, et caetera. Par des attaques agressives sur l’objet, une lutte de pouvoir s’ensuit carrément et le manipulateur espère gagner par l’usage d’un pouvoir supérieur.

Il semble y avoir plusieurs variations de cette technique. Une méthode est pour le manipulateur de toujours garder l’initiative et de continuer avec d’implacables rationalisations et d’argumenter pour présenter sa demande si bien qu’il ne peut y avoir aucun refus logique et pour attaquer toutes les objections quand elles sont soulevées par l’objet avec une supériorité logique tel que l’objet doit ultimement se soumettre. Nous voyons souvent cette logique utilisée dans les débats.

Encore une autre méthode peut-être appeler la technique “bouledogue”. Dans ce cas, le manipulateur utilise simplement toutes les tactiques agressives qui peut envisager jusqu’à ce qu’il gagne.

Le harcèlement peut parfois être le plus efficace.

Une autre approche et de mettre l’objet complètement sur la défensive. Le manipulateur essaie de pousser l’objet à prouver pourquoi il ne peut satisfaire la requête du manipulateur et attaque alors chacune de ses défenses jusqu’à ce que l’objet ne puisse plus penser à de supplémentaires raisons de refuser la requête et a alors plus ou moins raison d’abandonner parce qu’il n’a plus de raisons suffisamment fortes de refuser. Il y a également d’autres méthodes usant d’agressivité pour surmonter les résistances de l’objet. Dans une certaine mesure, un élément de l’agressivité est essentiel pour le succès de l’opération de toutes les manœuvres discutées. Il est nécessaire pour le manipulateur d’avoir d’initiative et de garder le contrôle. Même si la tentative échoue, le manipulateur peut toujours avoir la satisfaction d’avoir essayé.

4) Présentation de la demande.

Le besoin du manipulateur peut-être de plusieurs types et degrés.

Les besoins et demandes peuvent-être simple ou multiples. Ils peuvent être matures, appropriés et raisonnables ou ils peuvent être névrotiques, inappropriés et déraisonnables. Le besoin mature peut être de satisfaire le manipulateur où il peut-être sublimé et donner satisfactions à l’objet. Nous voyons un exemple de ce dernier dans le processus de la psychothérapie.

Le besoin névrotique peut couvrir l’éventail des besoins. les besoins névrotiques peuvent être érotiques, hostiles ou mixtes. Ils peuvent Impliquer un quelconque point de fixation, quelques défense et quelques facettes qui demandent de l’attention.

La façon dont la demande pour la satisfaction des besoins est présentée à l’objet varier comme étant explicite où caché, dit ou non dit, intellectuel ou émotionnel, une fois on répété, admis ou nié, direct ou camouflé, brutal ou subtil, et caetera.

Il y a toujours présent les éléments du timing. Cela peut ou non être très important pour la transaction. Le timing peut être pauvrement ou fermement mené ou cela peut être avec habilité et adroitement mené. Avec n’importe quel taux, il y a un point dans la transaction où la demande est mise au point et l’objet est alors contraint à réagir favorablement. A ce point, l’objet peut soulever des objections et des résistances supplémentaires. Alors, celles-ci demanderont un travail supplémentaire de la part du manipulateur si elles sont susceptibles d’être surmontées avec succès.

  1. Satisfation.

Une fois que le manipulateur a atteint le point final de sa demande, il espère alors la satisfaction. A ce point, il cesse d’être dans sa position d’agresseur et assume le rôle de receveur. La frustration donne alors, espère-t-il, la voie à la satisfaction. Même le masochiste qui a des frustrations quant à son but peut-être contrecarrer dans une certaine mesure. Quand le manipulateur s’engage lui-même dans l’action, il y a le pari du succès ou de l’insuccès. On peut admettre que le degré de risque peut être mince, qu’il existe seulement sous forme verbale, mais néanmoins il est présent ou sinon il n’y aurait pas besoin de manipulation. Quand c’est le cas, le manipulateur court le risque d’échouer à manipuler. Ce risque est toujours accepté et le manipulateur accomplit son but. Le risque est toujours accepté et le manipulateur est d’accord pour accepter la possibilité de la frustration comme une nécessité de la transaction. L’espoir du succès compense généralement la possibilité d’une défaite. Dans certains cas, le risque de défaite est bien plus grand que les chances de succès ; cependant le manipulateur continue encore ses tentatives, en dépit du fait que cela encourt presque un échec certain. Dans ces cas, le manipulateur nie la possibilité d’une défaite. Il agite névrotiquement la possibilité d’une défaite dans une punition inconsciente de son crime ou dans des schémas masochistes ou dans d’autres systèmes névrotiques où il a un tel ego immature qu’il est d’accord pour prendre d’aussi stupides risques, étant obsédé par l’intensité de sa recherche impérieuse, à l’exclusion du reste.