La « sombre triade » : Narcissisme pathologique, Machiavélisme, Psychopathie, Louis Diguer et al. (Ecole de Psychologie, Canada), 2017.

Bidimensionnalité de l’hypersensibilité narcissique :

  • Anxiété paranoïde.
  • EGOCENTRISME.

Trouble narcissique :

  • Hypersensible.
  • Isolé.
  • Dépressif.
  • Anxieux.
  • Se sentant vulnérable et vide.

Patient narcissique :

  • Grandiose.
  • Flamboyant.
  • Centré sur soi.
  • Envieux.
  • Manquant d’empathie.
  • Affects superficiels.

Echelle de personnalité narcissique (EPN).

DSM-5 et CIM-10 se concentrent sur la grandiosité narcissique.

Réactions d’anxiété paranoïde, de rage, d’hypersensibilité et de retrait social, liées à des sentiments de vide, de dévalorisation et de honte.

  •  Représentation de soi vulnérable, faible et fragile, qui n’arrive pas à être à la hauteur de son idéal grandiose, voire en rupture avec ce soi idéal.
  • Centre de toute pathologie narcissique, grandiose comme hypersensible.

Présentation hypersensible, moyen de réguler le narcissisme.
Adoption d’une position très égocentrique nourrie de plaintes et d’auto-victimisation, de misérabilisme, voire de masochisme, de centration sur soi et ses besoins.
D’où une certaine passivité, voire :

  • EXPLOITATION d’AUTRUI.
  • Voire PARASITISME SOCIAL.

Présentation grandiose :

  • Impression, voire illusion de fusion avec ce soi idéal. Sentiment d’incarner ce soi invulnérable, superbe et supérieur.

DSM-5.

Alternance entre des états de soi grandioses et hypersensibles.

Distinction claire des deux dimensions.

  • Vulnérabilité et hypersensibilité.
  • Introversion.
  • Anxiété.
  • Attitude défensive.
  • Vulnérabilité aux traumatismes.
  • Grandiosité et exhibitionnisme.
  • Extraversion.
  • Confiance en soi.
  • AGRESSIVITE.
    • VANITE.
    • Complaisance envers soi.
    • MEPRIS DES AUTRES
    • UN SENS DE SUPERIORITE DE DROIT (entitlement).

Hypersensibilité narcissique moins bien connue et décrite que le narcissisme grandiose.

Corrélations négatives avec  les facteurs :

Echelle d’hypersensitivité narcissique.

  • Egocentrisme.
  • Grandiosité.
  • Agressivité des personnes narcissiques.
  • Vulnérabilité.
  • Sentiment d’être déprécié.
  • Préoccupations anxieuses par rapport à l’image de soi.
  • Agréabilité.
  • Extraversion.
  • Ouverture aux expériences du modèle à cinq facteurs.

Corrélation positive avec le facteur :

  • Névrotisme.

Les 2 corrélations manifestent le lien reconnu entre l’hypersensibilité narcissique et le :

  • Repli sur soi.
  • Désinvestissement social.
  • Faible estime de soi.
  • Détresse psychologique.

Liens intéressants entre l’hypersensiblité narcissique et un modèle interpersonnel circomplexe d’interactions sociales.

Seule la dimension hypersensible est corrélée, via le névrotisme avec les symptômes de Boulimie.

Echelle HSNS (Structure unifactorielle).

Chez les étudiants Universitaires, la compétitivité est :

  • positivement corrélée avec la dimension grandiose.
  • négativement corrélée avec la dimension hypersensible.
    • Médiatisée par la peur d’une évaluation sociale négative liée à la vulnérabilité sociale et l’anxiété.
  • Perception de l’argent fondée sur le pouvoir et le prestige.

2 ou 3 facteurs plus adaptés :

  • Hypersensibilité au jugement.
  • Egocentrisme.

ou :

  • Hypersensibilité.
  • Egocentrisme.
  • Egoïsme.

Inventaire d’organisation de la personnalité (IPO).

Facteur DIFFUSION DE L’IDENTITE :

Facteur QUALITE DU CONTACT AVEC LA REALITE.

  • Représentations de soi et d’autrui simplistes, superficielles, unidimensionnelles et très changeantes.
  • PRESENCE DE DISTORSION DE LA REALITE, d’ATTRIBUTIONS PLAQUEES ET INTENSES.
    • Dans les pires des cas : PENSEES DELIRANTES.

Mécanismes de défense primitifs :

  • Clivage.
  • Idéalisation de soi.
  • CONTROLE OMNIPOTENT.
  • Représentations de soi et d’autrui superficielles, stéréotypées et unidimensionnelles.
  • DISTORSIONS de la REALITE SOCIALE suite à l’application des mécanismes de défense susmentionnés.

MACHIAVELISME.

  • Inventaire de machiavélisme.
  • ATTITUDE CYNIQUE quant à la nature humaine.
  • DUPLICITE DANS LES RELATIONS INTERPERSONNELLES.
  • MEPRIS DE LA MORALITE.

             SOMBRE TRIADE.

  1. NARCISSISME PATHOLOGIQUE.
  2. MACHIAVELISME.
  3. PSYCHOPATHIE.

Les aspects négatifs et dévalorisés sont projetés de façon massive sur les objets externes, ce qui libère le moi de ses côtés imparfaits.

  • Surinvestissement de soi.
  • Egocentrisme grandiose et superbe (soi tout puissant, supérieur, omnipotent).
  • Sentiment d’être spécial, voire unique et de mériter un statut particulier, des droits et des privilèges (narcissisme hypersensible).

Narcissisme hypersensible.

  • GRATIFICATION NARCISSIQUE CONTINUE.


Quand aux objets sur lesquels les représentations de soi négatives et dévalorisées sont projetées, ils deviennent de dangereux persécuteurs chargés d’envie dont le patient narcissique doit se méfier.

EGOCENTRISME du patient narcissique va de pair avec :

  • Une certaine SURVALORISATION DE SOI purifié de ses aspects négatifs.
  • D’où EXPLOITATION D’AUTRUI.
  • Survalorisation de soi et de ses propres besoins au dépens de l’objet.

Echelle de Rosenberg :

L’hypersensibilité narcissique manifeste une faible estime de soi.

Corrélation élevée du névrotisme avec l’anxiété paranoïde.

L’Egocentrisme est lié à une certaine capacité de plaire, voire de séduire, chose contraire à l’anxiété paranoïde, qui est plutôt liée à un affect négatif et socialement moins adéquat.

Corrélations hypersensibilité avec l’échelle de machiavélisme.

Engagement superficiel dans les relations interpersonnelles lié à :

  • Une attitude hautaine, voire méprisante et sarcastique à l’égard d’autrui (1er facteur).
  • Comportements sociaux stratégiques. Manipulation plus ou moins marquée d’autrui (2ème facteur).

Le MACHIAVELISME implique en soi une certaine interaction avec autrui :

  • UTILISER, MANIPULER, voire EXPLOITER AUTRUI est une façon d’être relié à l’objet.

L’anxiété paranoïde commande plutôt une mise à l’écart de l’objet, une fuite du contact avec autrui.

  • Absence de corrélation avec le mépris de moralité (3ème facteur).

Diffusion de l’identité et mécanismes de défense primitifs.

  1. DIFFUSION DE L’IDENTITE.
  2. REPRESENTATIONS DE SOI ET D’AUTRUI PAUVRES, SUPERFICIELLES ET STEREOTYPEES.
  3. A la base de relations dénuées d’empathie et d’intérêt véritable que ces personnes tendent à entretenir avec autrui.
  4. Mécanismes de défense primitifs.
  5. Déni.
  6. Clivage.
  7. Idéalisation.
  8. CONTROLE OMNIPOTENT.
  9. Stratégies d’adaptation psychosociale du sujet en raison de leur manque de nuances, de leur rigidité et des distorsions qu’elles entraînent.

Les niveaux élevés du facteur relatif à la QUALITE DU CONTACT AVEC LA REALITE reflètent des DISTORSIONS DE LA REALITE, voire à caractère délirant, comme chez les sujets décompensés.

Des études devraient être faites sur les niveaux très graves de pathologie narcissique, mais aussi d’autres psychopathologies de la personnalité, parfois associées avec le narcissisme pathologique comme les troubles de la personnalité psychopathique, antisociale ou limite.

MODELE CIRCOMPLEXE INTERPERSONNEL.

http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/circomplexe-interpersonnel

Selon le modèle circomplexe interpersonnel, deux dimensions principales permettent de décrire LES COMPORTEMENTS DANS LES RELATIONS INTERPERSONNELLES.

La dimension de l’agentivité (être agent actif de sa vie), qui concerne l’autonomie et le contrôle, comprend deux pôles allant de la DOMINANCE à la SOUMISSION.

La dimension de l’affiliation comprend deux pôles allant de la CHALEUR (solidarité, comportement amical…) à la FROIDEUR (hostilité, indifférence…).

Ces deux dimensions sont représentées par des axes perpendiculaires qui se croisent au milieu d’un cercle et dont les pôles représentent les traits opposés.

Toutes les variables interpersonnelles, représentées par un point particulier dans le cercle, peuvent être considérées comme des combinaisons particulières de niveaux d’agentivité et d’affiliation.

Le terme a été utilisé pour la première fois par le psychologue Jerry S Wiggins en 1979.