Le régime le plus raciste qui ait existé dans l’Histoire de l’humanité, le nazisme, a débuté ses meurtres de masse en exterminant les malades mentaux, jugés poids-mort pour l’Allemagne (Eugénisme), sur des critères parfois expéditifs. Incitation au suicide, stigmatisation à ougrance qui n’est qu’un autre racisme, maltraitances, traitements inhumains & dégradants, les flics français(es) sont les héritiers de ce passé, jugeant de ma pathologie supposée. Ou quand les Droits de l’Homme entrent en sommeil … La mentalité de petits nazis des flics français a largement été démontrée.

Aktion T4

https://harcelementssursami.com/2016/04/11/fiche-de-lecture-sur-le-programme-aktion-t4-extermination-des-malades-mentaux-par-les-nazis

SeptièmeCroix.jpg

https://harcelementssursami.com/2018/07/17/le-neonazisme-dans-la-police-francaise

FascismeUnEncombrantRetour

https://harcelementssursami.com/2019/03/02/le-fascisme-un-encombrant-retour

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ma-bibliotheque-sur-le-nazisme

https://harcelementssursami.com/2017/04/04/auriez-vous-crie-heil-hitler-de-francois-roux-p-748-749

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ideologie-de-la-contrainte

FigureMusulman

https://harcelementssursami.com/2019/01/22/ceux-quon-prenait-pour-des-musulmans-2

CoeurConscient

https://harcelementssursami.com/2019/01/12/sommaire-du-livre-le-coeur-conscient-de-bruno-bettelheim-1960-2

https://harcelementssursami.com/2018/09/06/lete-chaotique-de-2013-chasse-a-lhomme-chronique-dun-massacre

https://harcelementssursami.com/2019/03/31/la-machine-administrative-selon-michel-foucault-cours-du-college-de-france-sur-les-anormaux

https://harcelementssursami.com/2019/02/17/la-lecture-de-la-pensee-totalitarisme-du-21eme-siecle

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https://harcelementssursami.com/2019/02/15/au-centre-du-harcelement-la-manie-delirante

 

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Géolocalisation abusive et systématique, illégale. Couplage géolocalisation/harcèlements sonores. Pratiqué pendant 12 ans de 2007 à 2019, jour après jour. Atteinte au principe constitutionnel de liberté d’aller et venir (article 4 de la DDH). Avec quelques articles de Droit …

  • Géolocalisation et vidéosurveillance très abusives, systématiques, permanentes, commentées de façon sonore en temps réel. Phénomène extrêmement suprenant. Je ne sais pas comment je suis géolocalisé. J’avais tenté de sortir sans mon téléphone GSM (qui comporte une localisation GPS), ça n’avait rien changé. Je suppose qu’il a été instauré un système très évolué, miniaturisé de vidéosurveillance, ce que la technique peut permettre aujourd’hui. On aboutit ainsi à une violation de la vie privée sociale. Ce groupe sait en permanence où je me trouve, ce qui lui permet de me harceler. Curieuse notion de notre Liberté ! C’est une véritable « traque », qu’on peut désigner sous le terme « stalking ».

Intensité du phénomène : *************** Très forte. Permanente.

La vidéosurveillance a été bien plus loin que ce qui est raconté officiellement et ça nous pose un problème moral, puisque elle a été utilisée à d’autres fins que la sécurité publique. La thèse d’Isabelle Lolies raconte même que la déviation de la vidéosurveillance a été considérée aussi grave que la captation d’images dans des lieux privés … La vidéosurveillance est considérée, surtout lorsqu’elle est accompagnée de commentaires, comme une restriction de la liberté d’aller et venir. J’ai écrit aux services de police de logistique de la vidéosurveillance en Ile de France qui n’ont pas daigné me répondre.

 

CameraEspionMiniaturisee

Les caméras sont aujourd’hui miniaturisées … ce qu’ont constaté tous les utilisateurs de mobiles munis de lentilles miniatures.

 

 

Geolocalisation_20190228_VSG

Courses du matin le 28 février 2019.

 

 

Geolocalisation_20190304_DejeunerAdnane

Déjeuner avec mon ami Adnane le 4 mars 2019 au Flunch de Beaubourg.

 

 

Geolocalisation_20190306_CiteDesSciences

Exposition le Microbiote à la Cité des Sciences avec ma soeur Sonia le 6 mars 2019.

 

 

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Géolocalisé jusqu’au le 12 mars 2019 Consulat de Tunis pour refaire mon passeport tunisien arrivé à expiration …

 

 

Geolocalisation_20190311_Jussieu

Géolocalisé/harcelé le 11 mars 2019 jusqu’à Jussieu pour la conférence inaugurale de la semaine du Cerveau 2019 sur les Addictions. Conférence passionnante.

 

 

Geolocalisation_20190312bis_ESPCI

Géolocalisé/harcelé le 12 mars 2019 jusqu’à l’ESPCI (Ecole Supérieure de Physique & Chimie Industrielle de la Ville de Paris) pour une conférence passionnante sur le sujet : Le libre arbitre existe-t-il ? On ne peut avoir la paix lors de ces conférences : On est gravement harcelé par des flics qui crachent leur bile …

 

 

Geolocalisation_20190313_ENS

Géolocalisé/harcelé le 13 mars 2019 jusqu’à l’ENS-Ulm (Ecole Normale Supérieure) où j’écoutais une conférence passionnante de la philosophe franco-italienne Elena Pasquinelli sur le sujet : Esprit critique, es-tu là ? On a encore été gravement distrait … par des flics psychotiques.

 

 

 

Geolocalisation_20190315_FacMedecineDiderot

Géolocalisé/harcelé le 14 mars 2019 jusqu’à la Face de Médecine de Paris 7 Diderot. Harcelé y compris dans la salle de conférence où se tenait un entretien intéressant sur le thème Le cerveau, ce carrefour entre sciences et humanités.

 

 

Geolocalisation_20190315_Troca

Géolocalisé/harcelé jusqu’au Musée de l’Homme où je suis allé voir l’expo sur les Droits de l’Homme vus par le Street-Art.

 

Ces cartes ont été obtenues grâce à une montre connectée à mon mobile, tous deux de marque Xiaomi.

 

Quelques articles de Droit.

* L’illégalité des surveillances par géolocalisation autorisées par le ministère public, Dalloz 2014, p 115, par Haritini Matsopoulou.

 

IllegaliteSurveillancesGeolocalisation

 

* Géolocalisation et droit au respect de la vie privée par Sofian Anane, 2014.

 

GeolocalisationSofianAnane

 

* Géolocalisation de Convention Européenne des Droits de l’Homme (Article 8 : Respect de la vie privée).

 

GeolocalisationCEDH

Récréation.

La mouche du coche (Fable de la Fontaine). Ou la flic qui ne me quitte pas d’une semelle …

Mouche-Coche

Expression employée pour désigner un individu voulant faire l’empressé et se mêlant de tout sans se rendre vraiment utile.

Cette locution proverbiale s’applique à une foule de gens qui essaient de se donner de l’importance par une activité inintelligente et sans résultat, comme la mouche du coche dans la fable de La Fontaine (livre VII, fable IX), se croyant nécessaire, en bourdonnant aux oreilles de chevaux attelés à une lourde voiture et gravissant à grand’peine une côte.

En voici la morale, qu’on pourrait appliquer à bien des personnes qui s’attribuent des succès auxquels elles n’ont nullement contribué :

Ainsi, certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisant dans les affaires,
Ils font partout les nécessaires,
Et partout importuns devraient être chassés.

Effectivement, les exemples sont nombreux dans le monde où l’on rencontre beaucoup de mouches (hommes ou femmes) de cette espèce, faisant beaucoup de bruit, se donnant beaucoup de mouvement, se mêlant de tout, et cela sans devenir réellement utiles. Les Romains connaissaient cette espèce de gens que l’on trouve parfaitement dépeints dans les quatre vers suivants du fabuliste Phèdre :

Est ardelionum quaedam Romae natio,
Trepide concursans, occupata in otio,
Gratis anhelans, multa agendo nibil agens,
Sibi molesta et aliis odiosissima.

(Il se trouve à Rome une espèce de faiseurs d’embarras qui s’agitent et se démènent, montrant beaucoup d’activité, quand il n’y a rien à faire, qui s’essoufflent sans résultat ; qui, toujours affairés, ne font rien. Ils sont incommodes à eux-mêmes et exécrée des autres.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnalité antisociale (psychopathe) des flics … A l’origine d’une dangerosité virulente, aboyeuse, ordurière, cynique. Narcissisme malin. Hyper-narcissisme (mépris). Un flic m’avait dit chez moi que j’étais un Mentalist …

Les personnalités pathologiques

Texte issu des éditions Elsevier-Masson.

Résumé. Accès rapide.

Personnalités narcissiques

  • Infatuation
  • Intolérance à la critique
  • Indifférence aux autres
  • Tendance à exploiter les autres
  • Individus apparemment très satisfaits d’eux-mêmes
  • Sentiment pénible d’avoir été exploitées puis rejetées après usage
  • Personnalités limites, histrioniques
  • Comportements d’exploitation d’autrui transgression nécessité impérieuse de tout contrôler intolérantes à la critique
  • Susceptibilité aux aguets
  • Toutes les nuances de l’autosatisfaction
  • Absence de modestie
  • Arrogance
  • Vantardise
  • Prétention
  • Suffisance
  • Morgue
  • Manque de scrupule
  • Elles préfèrent exploiter la faute, la susciter habilement plutôt qu’affronter directement l’adversaire
  • Contrôler les autres à leurs propres fins
  • Une certaine habileté dans la manipulation
  • Indifférentes aux sentiments d’autrui qu’elles sont dans l’incapacité de percevoir (absence d’empathie)
  • Affables jusqu’à l’obséquiosité avec les puissants, elles rudoient les petits et les faibles rejettent sans état d’âme
  • Tous ceux et celles qui ont cessé d’applaudir ou de leur servir de faire-valoir
  • Humeur habituelle enjouée
  • Des accès de colère, de rage froide, hautaine, font alors place à la bienveillance feinte
  • Une estime de soi particulièrement fragile
  • Fluctuations d’humeur rapides
  • Oscillations d’euphorie
  • Sentiment de triomphe et de maîtrise qui salue le succès de leurs manipulations : supériorité-infériorité singularité-banalité puissance-faiblesse richesse-pauvreté beauté-laideur
  • une incapacité à accéder à des critères d’évaluation plus complexes, notamment à percevoir chez les autres des sentiments plus délicats, des valeurs morales, spirituelles, culturelles, lesquelles sont méprisées avec cynisme.
  • Tendance à mentir de façon pathologique et ce par intérêt, plaisir ou habitude, au point de finir par croire en leurs propres mensonges
  • Sentiments envieux à l’encontre des figures professorales intensément enviées et dévalorisées
  • Elles s’attachent volontiers à des personnages tout-puissants et idéalisés qui peuvent s’avérer des prédateurs tout aussi coriaces sinon plus qu’elles-mêmes
  • Blessures d’amour-propre
  • Brusques dévaluations de l’estime de soi
  • À la différence des personnalités antisociales, ils ne considèrent pas que les lois soient forcément mauvaises et injustes, mais destinées aux autres et contournables à leur profit
  • La perception des autres est manichéenne : ils ne peuvent être qu’admirés ou admirateurs, méprisés ou contempteurs, utiles ou usagés
  • Narcissisme malin
  • une forme maligne de narcissisme avec attitude antisociale, associée à une organisation de type borderline
  • un noyau narcissique fondamental, associé à des tendances paranoïaques, antisociales et sadiques
  • Organisation ultérieure de la personnalité autour de rapports de supériorité-infériorité, domination-soumission
  • Intolérance à la frustration
  • La supériorité et l’infériorité varient sans cesse, selon les époques, les gens : il s’agit de simples jugements de valeur

 

Personnalités antisociales.

 

  • Familière, répandue, connue des littéraires et des cinéphiles, la personnalité antisociale a justifié plus de travaux que d’autres personnalités pathologiques
  • mal définie, mal comprise par le grand public
  • Une anomalie de la morale
  • Une transgression des lois et des usages
  • Manque de scrupules vis-à-vis des autres
  • Psychopathes hyperthymiques
  • Psychopathes instables
  • Narcissisme, égoïsme, orgueil, charme superficiel
  • Absence de remords et d’empathie
  • Comportement de délinquance, de l’agressivité et une intolérance à la frustration
  • Transgression des lois sociales : « J’agis, donc je suis. »
  • Toxicomanie comportementale
  • Obsession de s’affirmer de façon solitaire et téméraire, en méprisant la douleur, l’émotion, l’introspection, en laissant de côté les conseils des autres
  • Le psychopathe avance et ne s’écoute pas
  • Mépris des émotions tendres considérées comme des marques de faiblesse
  • Le psychopathe passe à l’acte : c’est un de ses comportements principaux
  • L’action est chez lui une habitude, une idéologie qui prend la place de la réflexion, de l’émotion, des projets. une décision impulsive qui est sensée tout résoudre, même si elle est absurde, hasardeuse ou violente.
  • Limité par l’horizon court du passage à l’acte, le psychopathe ne prend pas le temps de la réflexion, de l’imagination, de l’hypothèse. sans tenir compte des usages, des opinions des autres.
  • Ses comportements transgressent volontiers les lois, sans qu’il s’en soucie ou s’en rende compte
  • Cette méconnaissance donne à son impulsivité un caractère à la fois naïf et conformiste
  • Toxicomanie de l’agi
  • Instabilité
  • Inconséquence
  • Il est facilement violent et agressif, prêt à se battre à la moindre alerte
  • Morale personnelle de l’antisocial
  • Morale de jungle
  • Le psychopathe a une très bonne mémoire pour oublier
  • Le psychopathe développe un univers téméraire, peu intégré, peu rassemblé
  • Troubles sémantiques chez les psychopathes
  • Sa pensée personnelle ne comporte pas de légendes, de mythes ou de références. Elle n’est faite que de représentations d’actes et d’expériences brutes.
  • Les psychopathes se considèrent comme forts, autonomes, conquérants, dominateurs
  • Réalistes, durs, insensibles à la douleur, ce sont des personnages combattants, qui se vantent de leurs exploits et s’enorgueillissent d’écraser les autres.
  • Attitudes, qui recherchent peu un réel assentiment, souvent infantiles
  • Pour le psychopathe, les autres sont des outils dont il peut user à sa guise. Ils sont vulnérables, exploitables, « plumables »
  • Non-culpabilité
  • Le mépris n’est pas sous-tendu, comme chez le paranoïaque, par l’envie ou l’ambivalence ; il n’est fait que d’écrasement
  • Morale générale : « Nous sommes dans la jungle et ce sont les plus forts qui survivront »
  • Idées générales d’une grande brutalité
  • L’étiologie périphérique de la personnalité psychopathique date de près de 30 ans
  • Inhibition des réponses impulsives
  • Fluctuation de l’attention
  • Affirmation par l’acte, répétée de façon compulsive
  • Cette morale est renforcée par deux phénomènes qui vont raviver le mépris des autres « Le psychopathe méprise les autres, et les autres méprisent le psychopathe. »
  • Morale d’adversité et de rupture
  • Trouble de la personnalité sadique
  • Comportements de violence et de cruauté accomplis dans le but de dominer, d’humilier ou de dégrader les autres
  • Il aime tenir les autres sous son emprise et restreindre leur autonomie, cela par la terreur, l’intimidation et l’interdiction.
  • Une position plus forte par des moyens brutaux et amoraux
  • Deux types de troubles de la personnalité antisociale :
    • un type sadique agressif, avec tendance à la cruauté et au besoin impérieux de domination, et
    • un type hétérogène comportant des sujets moins violents, mais ayant tendance à agir dans leur strict intérêt.
  • Prévalences nettes de certaines personnalités parmi les personnalités sadiques : paranoïaque, narcissique, antisociale, borderline, passive-agressive, schizotypique.
  • Mise en cause de sa toute puissance
  • Irréalisme
  • Mauvaise foi
  • Déni des responsabilités
  • Naïveté et rapidité des projets
  • Les croyances de base faisant référence à la brutalité, à la ruse, à l’égoïsme primaire et à l’affirmation outrancière habituelle instabilité des psychopathes.

Texte de l’auteur :

Personnalité narcissique.

Les principales caractéristiques des personnalités narcissiques sont l’infatuation, le besoin constant d’admiration, l’intolérance à la critique, la certitude de mériter un statut privilégié, l’indifférence aux autres et la tendance à les exploiter. Comment de tels traits de caractère, aussi communément partagés que le bon sens, s’assemblent-ils pour constituer une personnalité pathologique et qu’est-ce qui peut bien conduire des individus apparemment très satisfaits d’eux-mêmes à rechercher une aide psychologique ?

La souffrance psychique des sujets narcissiques résulte des déconvenues répétées de l’existence imputables aux perturbations de leur personnalité : elle seule motive une demande d’aide psychiatrique à l’occasion d’accès dépressifs à dominante hypocondriaque, d’impuissance sexuelle, d’abus de toxiques ou d’une énième rupture sentimentale favorisant la prise de conscience douloureuse que la vision grandiose de soi-même est loin d’être partagée par les autres.

Après une phase d’ascension sociale, favorisée par leur bonne opinion d’eux-mêmes, l’indifférence à autrui et l’absence habituelle de scrupules, les personnalités narcissiques commettent des erreurs de jugement liées à la surestimation de leurs propres compétences et qualités. Elles connaissent des échecs cuisants qui les amènent à rabattre de leur superbe. Elles vieillissent mal. Le regard neuf des jeunes générations, aux valeurs esthétiques différentes, brille moins que celui de leur public habituel, lequel finit d’ailleurs par se lasser de n’être convié qu’à célébrer leurs mérites sans contrepartie. Elles s’alarment alors de leur santé physique dont l’altération supposée vient à point nommé pour expliquer leurs défaillances. C’est donc par le biais de la médecine interne ou de spécialité que les personnalités narcissiques sont le plus souvent conduites à consulter un psychiatre non sans quelques réticences et attitudes de prestance quelque peu condescendantes.

Les illusions de richesse et de succès des personnalités narcissiques contrastent en effet avec la pauvreté de leur vie affective, l’échec de leur vie privée. Narcisse traite le genre féminin avec un tel mépris qu’il finit par déclencher la juste colère de Némésis : elle le condamne à tomber amoureux de son propre reflet car il a réduit au désespoir la nymphe Écho condamnée à renvoyer éternellement les paroles des autres. Tel est le destin des personnes proches des individus narcissiques : initialement fascinées par les attributs majestueux qui stimulent leurs propres aspirations de grandeur ou de protection, elles sont bientôt réduites à l’état de spectatrices passives. Elles sont obligatoirement admiratives, comme interdites d’éprouver d’autres sentiments que ceux imposés par le tyran qu’elles ont élu. Tant qu’elles participent au concert de louanges, elles peuvent chérir l’illusion d’être elles-mêmes admirables d’admirer. Mais il n’en va plus de même quand l’inévitable concert de reproches ou de lamentations leur fait place. Elles éprouvent alors le sentiment pénible d’avoir été exploitées puis rejetées après usage.

Le concept de narcissisme, initialement utilisé par Freud de façon restrictive pour expliquer le choix d’objet homosexuel masculin, a été étendu à l’ontogenèse. Il a subi tant d’avatars qu’il est devenu passe-partout et dénué de toute spécificité. À mesure que les psychanalyses des pathologies de caractère hystérique, obsessionnel et phobique ne remplissaient plus leurs promesses thérapeutiques et conduisaient certains à renoncer à l’« idée incurable » de guérison (Pontalis, 1978), les personnalités narcissiques, initialement considérées comme inanalysables, car proches de la psychose, connaissaient un intérêt croissant, notamment dans les oeuvres de Kernberg (1975) et Kohut (1975), au point d’accéder au rang des meilleures indications de la psychanalyse. Le concept de narcissisme, en dépit de son flou, reste donc solidement ancré dans le langage psychiatrique et subsiste dans la classification DSM, malgré sa connotation étiologique.

Dans le groupe 2 de l’axe II du DSM-IV, les personnalités narcissiques côtoient les personnalités limites, les histrioniques et les antisociales avec lesquelles elles pourraient être confondues tant elles présentent de traits communs. Un meilleur contrôle émotionnel et attentionnel les en distingue principalement et contribue probablement à une meilleure réussite sociale.

Les Caractères abondent de portraits d’orgueilleux dont La Bruyère excelle à peindre l’allure grotesque pour l’opposer à la vraie grandeur : la noblesse du coeur et de l’esprit. De nos jours, les Narcisse ne sont pas moins nombreux qu’à la cour du Roi Soleil, mais tous peuvent désormais prétendre à la notoriété car la puissance des médias leur offre une audience quasi illimitée. Ces derniers célèbrent sans discontinuer le culte du succès, de la richesse et de la beauté qui tendent à s’imposer comme normes sociales dominantes. Comment différencier les personnalités narcissiques de cette toile de fond, de cette foire aux vanités, et faire la part de ce qui est pathologique et de ce qui appartient à l’« esprit des moeurs » ? Aucun La Bruyère, aucun Molière ne répondent aujourd’hui, et ils nous manquent cruellement.

La mission des psychiatres n’est certes pas de combler ce vide, mais de prendre en compte la souffrance ressentie ou infligée à leurs proches par les personnalités narcissiques et de leur apprendre les moyens pratiques et efficaces de les alléger. C’est l’objectif principal des thérapies cognitives : c’est pourquoi les personnalités narcissiques constituent une excellente indication aux thérapies cognitives à condition que les comportements d’exploitation d’autrui ou de transgression ne soient pas trop prépondérants.

Apparence comportementale

La recherche acharnée d’un statut spécial, la nécessité impérieuse de tout contrôler afin de parvenir à leurs fins, quels qu’en soient les moyens, résument le comportement habituel des personnalités narcissiques. Elles recherchent activement l’admiration d’autrui et sont intolérantes à la critique. Une susceptibilité aux aguets se dissimule derrière toutes les nuances de l’autosatisfaction, de l’absence de modestie jusqu’à l’arrogance en passant par la vantardise, la prétention, la suffisance, les airs pompeux, la morgue. Intarissables sur leurs qualités ou leurs prouesses, elles semblent exclusivement préoccupées par le spectacle d’elles-mêmes auquel elles convient les autres.

Leur apparence est recherchée, élégante sans être forcément tapageuse, ou encore nonchalante, soigneusement négligée, témoignant d’une désinvolture qui ne manque pas de s’exercer aux dépens de ceux qui succombent à leur charme.

Elles sont jalouses de leurs propres biens et envieuses de ceux des autres qu’elles affectent de mépriser. Seules leur propre richesse, leur beauté et leur renommée semblent les intéresser : elles recherchent la compagnie des célébrités du jour afin de se placer sous les projecteurs ou dans le champ de la caméra. Il n’est pas de personnage en vue qui ne devienne prétendument leur ami si ce n’est leur obligé. Elles affectionnent traitements de faveur, passe-droits, marques d’attention spéciales ou de servilité qui sont leur ordinaire. Exceptions vivantes aux règles qui assujettissent le commun des mortels, les personnalités narcissiques prétendent aux mêmes privilèges dans l’adversité. Promptes à s’alarmer au moindre souci de santé, elles consultent derechef les sommités du temps qui deviennent prétendument leurs amies.

Relations interpersonnelles

Les alternances d’admiration et de mépris rythment toutes les relations sociales des personnalités narcissiques. Les autres doivent être le reflet de leur propre grandeur : elles utilisent tous les registres de la flatterie à la flagornerie pour y parvenir. L’adversité ne les stimule pas à la différence des personnalités antisociales dont elles partagent le manque de scrupule. Elles préfèrent exploiter la faute, la susciter habilement plutôt qu’affronter directement l’adversaire.

Contrôler les autres à leurs propres fins constitue leur activité principale : elles font preuve à cet égard d’un talent particulier d’autant plus que les nombreux succès remportés auprès de ceux qui en ont été dupes leur confèrent une certaine habileté dans la manipulation et les renforcent dans leur conviction d’être dans leur bon droit. Au besoin, elles rémunèrent les marques d’admiration par des cadeaux somptuaires, des pourboires exorbitants destinés à épater la galerie, non sans mépriser simultanément la vénalité de leurs bénéficiaires.

Indifférentes aux sentiments d’autrui qu’elles sont dans l’incapacité de percevoir (absence d’empathie), elles exploitent sans vergogne leurs ressources et leurs qualités pour briller davantage. Affables jusqu’à l’obséquiosité avec les puissants, elles rudoient les petits et les faibles.

Aucune société humaine permanente ou temporaire n’est épargnée par ces prédateurs et ceci de tout temps : toutes peuvent offrir un cadre propice, une niche écologique où ils s’adaptent et se perpétuent, qu’il s’agisse des sociétés savantes ou sportives, d’organisations de travail ou de loisirs. Les lieux où l’on s’affiche, les milieux du spectacle, de la mode, des médias ont leur préférence mais ils ne dédaignent pas les compagnies plus humbles où ils peuvent briller sans péril de concurrence et faire des conquêtes à peu de frais. À la recherche constante d’un public admiratif, les personnalités narcissiques sélectionnent leurs relations sociales dans ce but unique et rejettent sans état d’âme tous ceux et celles qui ont cessé d’applaudir ou de leur servir de faire-valoir. C’est dire que leur cercle d’admirateurs s’amenuise au fil des ans, réduits à quelques familiers successivement flattés, stipendiés et méprisés. Les propos blessants et les humiliations finissent par faire le vide autour d’eux. La solitude et la dépression s’installent. Les plaintes hypocondriaques font place aux autocélébrations grandiloquentes : loin d’émouvoir et d’attirer les regards, elles finissent par user la patience de leurs derniers fidèles. La maladie organique ou le suicide peuvent conclure un parcours solitaire à force d’illusions.

Gestion des affects

Demeurer sous les projecteurs, rester le point de mire de regards admiratifs ou envieux constituent des sensations fortes dont la recherche motive de façon permanente les personnalités narcissiques. Leur humeur habituelle est donc enjouée, charmeuse mais contrôlée, comme sur le qui-vive, à l’affût des proies potentielles. La froideur et le calcul percent sous l’aménité de façade. La bonne humeur et la nonchalance affectées dissimulent l’angoisse de ne pas plaire, d’être critiquées, rejetées, ce qui advient inévitablement. Des accès de colère, de rage froide, hautaine, font alors place à la bienveillance feinte. L’impuissance sexuelle, la dépression, les angoisses hypocondriaques succèdent aux moments d’euphorie ou sanctionnent des conduites addictives ou à risque effectuées sous l’emprise du sentiment d’invulnérabilité et d’impunité. Elles témoignent d’une estime de soi particulièrement fragile, contrastant avec les forfanteries habituelles. Leur flegme apparent masque en fait des fluctuations d’humeur rapides, des oscillations d’euphorie et d’abattement : le sentiment de triomphe et de maîtrise qui salue le succès de leurs manipulations contraste avec l’accablement qui résulte d’échecs en apparence bénins. Les personnalités narcissiques encaissent mal les coups du sort et tout particulièrement du vieillissement et de la maladie : habituées à s’inspecter sans relâche, elles en guettent les signes avant-coureurs. Leur obsession de perfection en fait des malades surinformés. Après avoir usé de toutes les jouissances de l’existence, y compris des plus perverses, les personnalités narcissiques trouvent dans la manipulation gourmande du jargon médical propre à l’hypocondrie une compensation à leur vertu, désormais obligatoire.

Style cognitif

Toute l’activité psychique des personnalités narcissiques est accaparée par des thèmes de grandeur, envahie par des rêveries grandioses où elles s’octroient la meilleure place. Des fantaisies de richesse, puissance et beauté se succèdent et s’alimentent du spectacle des célébrités du temps. La dimension visuelle et l’importance accordée à l’apparence prédominent dans l’analyse de la réalité. Elles se comparent automatiquement aux autres en termes de supériorité-infériorité, singularité-banalité, puissance-faiblesse, richesse-pauvreté, beauté-laideur. Le traitement des informations est dichotomique. Il en résulte des distorsions perceptives, un appauvrissement du registre cognitif, une incapacité à accéder à des critères d’évaluation plus complexes, notamment à percevoir chez les autres des sentiments plus délicats, des valeurs morales, spirituelles, culturelles, lesquelles sont méprisées avec cynisme.

L’activation permanente des processus d’auto-attribution en termes de grandeur régit toute leur activité mentale et les conduit à enjoliver leurs récits, à mentir de façon pathologique et ce par intérêt, plaisir ou habitude, au point de finir par croire en leurs propres mensonges. Ces processus ressemblent aux pseudologies fantastiques des pathologies factices. Ils perturbent considérablement leur jugement et les conduisent à des erreurs par forfanterie.

Les processus attentionnels peuvent également être perturbés par l’invasion de fantasmes de grandeur qui gênent les apprentissages ou par des sentiments envieux à l’encontre des figures professorales intensément enviées et dévalorisées. Les études secondaires ou supérieures peuvent être brillantes si elles sont associées à un statut privilégié, à des marques d’admiration. Mais les critiques sont mal reçues ; les déceptions succèdent aux débuts prometteurs.

La confrontation de leurs propres qualités surévaluées à l’épreuve de la réalité inflige souvent aux personnalités narcissiques des démentis pénibles. En dépit de leur souci d’indépendance, elles s’attachent volontiers à des personnages tout-puissants et idéalisés qui peuvent s’avérer des prédateurs tout aussi coriaces sinon plus qu’elles-mêmes. Elles cèdent alors à des pensées catastrophiques, au doute sur leur propre valeur, à l’angoisse. Il leur est donc indispensable de se rassurer en recueillant sans délai ni relâche des témoignages d’admiration.

Les blessures d’amour-propre, les brusques dévaluations de l’estime de soi conduisent à la consommation solitaire ou conviviale de toxiques qui favorisent l’évasion dans un monde irréel. L’angoisse y est abolie et les conduites à risque, les passages à l’acte effectués avec un sentiment d’impunité (prodigalités, harcèlements sexuels, violences, conduite automobile imprudente ou en état d’ivresse).

La perception de soi des individus narcissiques est caractérisée par un sentiment d’unicité, d’exception. À la différence des personnalités antisociales, ils ne considèrent pas que les lois soient forcément mauvaises et injustes, mais destinées aux autres et contournables à leur profit. L’immunité narcissique se cumule volontiers avec d’autres. La devise, le schéma central des individus narcissiques, est : « Je suis spécial. » Toutes les croyances secondaires découlent de ce postulat fondamental d’exception :

« Puisque je suis spécial, j’ai le droit à des privilèges. »

« Je dois être admiré. »

« Ceux qui ne m’admirent pas doivent être punis. »

« Ceux qui me critiquent m’en veulent, sont jaloux. »

« Mes besoins passent avant ceux des autres. »

« Je suis au-dessus des lois. »

La perception des autres est manichéenne : ils ne peuvent être qu’admirés ou admirateurs, méprisés ou contempteurs, utiles ou usagés. Le sentiment d’être seul contre tous résulte d’une méfiance née des déconvenues antérieures, de la tendance à attribuer à autrui leurs propres traits de caractère.

Il est bien évident que l’objectif des thérapies cognitives n’est pas d’extirper des convictions aussi profondément enracinées mais d’en atténuer la tyrannie en restaurant une capacité de jugement plus nuancée et en leur apprenant à respecter davantage les sentiments d’autrui.

Le narcissisme malin

À côté d’une forme courante de trouble de la personnalité narcissique qui reste socialement adaptée et peut consulter en psychiatrie, Kernberg (1989, 2007) décrivit une forme maligne de narcissisme avec attitude antisociale, associée à une organisation de type borderline et résistant aux thérapeutiques. Reprenant ce concept dans le cadre d’une enquête sur les contes de fées, Goldner-Vukov et Moore (2010) isolent un noyau narcissique fondamental, associé à des tendances paranoïaques, antisociales et sadiques.

Épidémiologie

D’abord décrit par le psychanalyste Kernberg au sein d’une clientèle newyorkaise, le trouble de la personnalité narcissique n’a pas d’emblée donné lieu à des recherches en population générale. Dans leur synthèse établie en 2002, Charitat et Schmitt donnent une prévalence de 1 % dans la population générale. De façon contrastée, Stinson et coll. (2008) proposent une prévalence sur la vie beaucoup plus importante, 6,2 %, dans le cadre d’une vaste enquête épidémiologique pratiquée aux États-Unis. Plus fréquente chez l’homme que chez la femme (7 % versus 4 %), la personnalité narcissique se trouve particulièrement présente chez les Noirs, les Hispaniques et les célibataires. Elle est associée aux troubles de l’humeur, au stress post-traumatique et à une certaine marginalité. Le lien avec le stress posttraumatique est également noté par Pietrzak et coll. (2010). De façon plus médicale, Zimmerman et coll. (2005) ont pratiqué une enquête chez des patients consultant en psychiatrie. La fréquence du trouble de la personnalité narcissique est alors de 2 %. La personnalité narcissique est également signalée dans les populations criminelles, en particulier chez le pédophile hétérosexuel familier (Proulx et coll., 1999).

Étiopathogénie

L’étiopathogénie des personnalités narcissiques a fait couler beaucoup d’encre. Pour Kernberg (1970), il s’agit d’une pathologie située au « niveau inférieur d’organisation » de la pathologie du caractère dont la thérapeutique nécessite des ajustements techniques aussi directifs que pour les personnalités limites.

Kohut (1975) est plus indulgent et décèle dans certaines de leurs pulsions exhibitionnistes un « narcissisme sain » qu’il convient de distinguer du pathologique en aidant le « Soi » à se restaurer.

Millon (1981), dans une perspective radicalement comportementale, met l’accent sur les facteurs éducatifs et renforcements positifs inappropriés émis par les parents ou les proches au cours de la petite enfance : lorsque les parents répondent à leur enfant par une admiration exagérée, ils perturbent la perception de sa propre valeur en regard de la réalité. Il s’agit pour cet auteur d’une distorsion de l’image de soi, souvent accentuée par « modelage social » sur la propre infatuation des parents.

La pertinence clinique de la théorie proposée par Frances (1985) est plus satisfaisante : tous les enfants uniques ou gâtés ne deviennent pas forcément narcissiques, tant s’en faut. En revanche, certains enfants défavorisés ou « spéciaux », en raison d’un statut différent (ethnique, économique, handicap) le deviennent volontiers. Ils développent des sentiments d’infériorité et d’envie qu’ils compensent par des fantaisies grandioses et l’attachement à des personnalités outrecuidantes ou cyniques qui sont révérées et imitées. Certaines expériences d’humiliations précoces à l’occasion des premières expériences affectives ou scolaires peuvent avoir un rôle déterminant et focaliser toute l’organisation ultérieure de la personnalité autour de rapports de supériorité-infériorité, domination-soumission. Une pathologie psychotraumatique est d’ailleurs retrouvée par certains auteurs chez les sujets narcissiques (Bierer et coll., 2003 ; Grover, 2007).

Bien évidemment, toutes ces données résultent d’études de cas individuels peu nombreuses et ne sauraient être extrapolées à l’ensemble et à la diversité des personnalités narcissiques.

Thérapeutique cognitive

Les personnalités narcissiques constituent probablement une des meilleures indications des thérapies cognitives, après les histrioniques, à condition que les comportements d’exploitation et les conduites addictives ne soient pas prépondérants. Les patients narcissiques mettent au service de la thérapie leur goût de l’excellence mais s’avèrent fort sensibles aux expériences émotionnelles susceptibles d’amoindrir leur estime de soi. La relation thérapeutique est donc gratifiante au début mais devient rapidement difficile, car ces patients tolèrent mal la frustration ou transgressent volontiers les conventions thérapeutiques. Les thérapeutes doivent être particulièrement attentifs à leurs propres réactions émotionnelles et utiliser pour eux-mêmes de façon intensive les techniques cognitives en vue de maintenir leur estime de soi. Ces patients sont en effet prompts à les dévaloriser après les avoir flagornés. Les thérapeutes doivent garder à l’esprit que le style cognitif des patients narcissiques s’exprime en termes de supériorité-infériorité et que la relation thérapeutique ne saurait y échapper. Le maintien d’un cadre thérapeutique strict est donc indispensable et nécessite de faire face aux tentatives de séduction ou de transgression destinées à obtenir un statut privilégié (fumer pendant les séances, modifier sans cesse les horaires à sa guise). Les objectifs de la thérapie cognitive sont :

  • maintenir une bonne coopération thérapeutique, difficile chez ces patients susceptibles et exigeants ;
  • minimiser les affects pénibles liés aux jugements négatifs des autres, élargir le registre cognitif, prendre conscience des nuances dans les jugements ;
  • développer des capacités d’empathie et amoindrir des comportements d’exploitation d’autrui.

Les techniques cognitives consistent dans le repérage des situations problématiques. La succession des situations ® émotions  ® cognitions ® comportements doit être notée sur un carnet de bord afin d’établir une liste de problèmes concrets sur lesquels revenir souvent.

Le recadrage cognitif consiste à affaiblir les sentiments de supériorité en imaginant des croyances alternatives du type « Chacun est spécial à sa manière », « Les choses ordinaires peuvent avoir du bon », « L’esprit d’équipe peut avoir des avantages », « Je peux être heureux sans être perpétuellement admiré », « La supériorité et l’infériorité varient sans cesse, selon les époques, les gens : il s’agit de simples jugements de valeur », etc.

Sous leur trivialité apparente, ces croyances alternatives contribuent à rassurer les patients narcissiques sur leur estime de soi toujours en péril : ils en pèsent les avantages et les inconvénients, d’abord d’une façon théorique qui concorde avec leur penchant pour la rationalisation, puis d’une façon pratique grâce à des jeux de rôle et des épreuves de réalité. Le développement de la capacité de questionnement des autres passe par des épreuves de réalité telle que l’agréable pêche aux compliments puis la sollicitation des avis et critiques : par exemple, le thérapeute propose, à titre d’expérience d’exposition dans le cadre de la séance, d’émettre des commentaires, d’abord bienveillants, puis plus acerbes sur la personne du patient. Le renversement des rôles contribue à activer les mécanismes de compréhension des jugements des autres et à en améliorer progressivement la tolérance.

L’amoindrissement des comportements d’exploitation d’autrui (harcèlements sexuels), d’agressivité (conduite automobile imprudente) et d’abus toxiques (états d’ivresse) est une des ambitions du traitement : le patient est invité à établir un carnet de bord en forme d’argumentaire où noter quotidiennement les avantages et les inconvénients liés à ces pratiques. Grâce à l’évaluation répétée des gains qui résultent du renoncement aux activités à risque ou de la non-consommation de toxiques, l’adhésion des patients peut être obtenue progressivement. Les défaillances prévisibles sont anticipées, débattues, afin que le patient prenne conscience que l’attitude du thérapeute ne saurait être celle d’un censeur, même à son insu. Les techniques cognitives comportent donc de nombreuses interventions comportementales destinées à modifier les comportements problématiques de façon à alléger la souffrance des personnalités narcissiques ou de leur entourage. Ce dernier peut être également convié à participer au traitement soit par la participation à une thérapie cognitive de couple, soit en effectuant un travail cognitif concomitant.

 

Personnalité antisociale.

Définitions, épidémiologie

Familière, répandue, connue des littéraires et des cinéphiles, la personnalité antisociale a justifié plus de travaux que d’autres personnalités pathologiques. Malgré cela, elle reste mal définie, mal comprise par le grand public, justifiant des attitudes thérapeutiques qui demeurent boiteuses, discutées. L’antisocial, ou mieux le psychopathe, dupe nos classifications comme il dupe dans la vie le vulgaire pékin. Comment en sommes-nous arrivés là ? Une première raison ancestrale de cet égarement est que ce client particulier se voit traité par au moins trois institutions – la police, la justice et la médecine –, lesquelles adoptent à son endroit des attitudes disparates. Ce sont déjà plusieurs discours. Une autre raison, plus psychiatrique, est que trois traditions historiques, française, germanique et anglaise, en proposent des analyses notoirement diverses. Les Français d’autrefois, Magnan et Morel, faisaient du psychopathe un dégénéré constitutionnel portant dans son capital héréditaire son déséquilibre. Ce dernier terme désignait une prise de pouvoir flagrante, bestiale et inhumaine, des pulsions instinctives sur la raison. L’impulsivité, retrouvée çà et là dans les instruments modernes de diagnostic, est une trace ultime de cette conception. L’école anglaise, avec Pritchard (1835) et Maudsley (1879), définissait cette pathologie comme une anomalie de la morale : elle se réduisait à une transgression des lois et des usages, sans autre trouble adjacent de nature intellectuelle ou affective. Récemment, sous l’influence du comportementalisme, cette conception a été renforcée. L’expression de personnalité psychopathique a été remplacée par celle de personnalité antisociale et sa définition se réduisait, dans le DSM-III-R, à une énumération quasi policière de transgressions diverses : destruction de biens, exercice d’une activité illégale, chômage de longue durée, voyage d’un lieu à un autre sans projet précis, malnutrition d’un enfant, etc. Une telle description, extérieure et sociale, très fragile au gré des époques et des pays, apparaît comme frustrante et sommaire, niant toute psychologie. Dans la pratique, elle a eu l’inconvénient de laisser inclure dans la catégorie des personnalités antisociales des troubles, éventuellement circonstanciels, qui avaient une autre origine. Vivement critiquée par plusieurs auteurs, elle a été remaniée pour aboutir dans le DSM-IV à une définition plus large et plus psychologique (Widiger et Corbitt, 1993). Au comportement de délinquance, ce manuel ajoute l’inconséquence, avec incapacité à maintenir des engagements, le manque de scrupules vis-à-vis des autres, le mépris du danger – pour soi et pour les autres. L’impulsivité est une dernière caractéristique, bien classique.

L’école germanique, avec K. Schneider, est à l’origine du terme de personnalité psychopathique. Le trouble est ici conçu comme le dérèglement de certaines facultés psychologiques ; la transition est progressive par rapport à la personnalité normale. Schneider décrivit plusieurs types de personnalités psychopathiques en fonction de la dysrégulation concernée : psychopathes hyperthymiques, dépressifs, fanatiques, explosifs, etc. Les psychopathes instables correspondent à ceux qui nous intéressent dans ce chapitre. Ce sont les impulsifs, les vagabonds, les gaspilleurs, les incendiaires, les kleptomanes. Schneider s’interrogeait sur l’origine thymique ou épileptique de ces manifestations impulsives. Dans son évolution jusqu’à nos jours, le concept de personnalité psychopathique s’est enrichi diversement, en particulier dans la mouvance de la psychanalyse et du cognitivisme. Le terme est réutilisé aujourd’hui, en particulier par R.D. Hare qui a proposé une échelle graduée de psychopathie, la Hare’s Psychopathy Checklist, en vingt items (Hare, 1980, 1991). Cette échelle se décompose en deux facteurs. Le premier facteur rassemble les traits suivants : narcissisme, égoïsme, orgueil, charme superficiel, absence de remords et d’empathie. Le second facteur est plus antisocial, avec un comportement de délinquance, de l’agressivité et une intolérance à la frustration.

Sous ce terme de trouble psychopathique, le tableau se complète et prend une plus grande rondeur psychologique. Il a l’intérêt, déjà présent chez Schneider, de situer une compréhension du trouble qui se trouve ailleurs que dans les agissements du sujet, et de restaurer ainsi la position du psychiatre par rapport à celle, empirique, du policier, pour lequel l’antisocial n’est rien d’autre qu’un sujet qui manifeste un comportement antisocial – comme le toxicomane n’est rien d’autre qu’un sujet qui consomme de la drogue. Mais il faut alors trouver les clés qui ouvrent la boîte noire. Elles sont peu nombreuses malgré les recherches attentives des psychologues, des neurophysiologistes et des généticiens. Une fois de plus, les cognitivistes sont attendus avec impatience.

Avant d’aborder notre réflexion, posons d’emblée les axes de la perspective cognitive. Il n’est pas question ici de prendre comme dimension première de cette personnalité la transgression des lois sociales, caractéristique culturelle, acquise ou imprégnée par imitation et par conséquent non naturelle. Nous devons situer les dysfonctionnements en amont, la délinquance s’en proposant ensuite comme une suite logique. Trois traits de personnalité peuvent nous servir de repères. Le premier est la facilité à agir, quel que soit le domaine de cette action : « J’agis, donc je suis. » C’est un élément bien classique qu’il faut comprendre comme une toxicomanie comportementale, prenant la place de la réflexion, de l’imagination et de l’anticipation. Le deuxième est l’obsession de s’affirmer de façon solitaire et téméraire, en méprisant la douleur, l’émotion, l’introspection, en laissant de côté les conseils des autres. Le psychopathe avance et ne s’écoute pas. Cette particularité est mise en avant par des auteurs récents tels que Millon et Everly (1985), Kagan (1986) et Beck et Freeman (1990). Un troisième trait fondamental est le mépris des émotions tendres qui sont considérées comme des marques de faiblesse. Il en résulte une prédilection pour le mal et la douleur, plutôt infligés que subis, avec une attitude de triomphe dans la perversité que Kernberg qualifie de narcissisme malin (Kernberg, 1989, 2007).

L’épidémiologie a varié avec les époques, les contrées et les méthodes. La prévalence de 0,2 % estimée par Maier et coll. (1992) en Allemagne avec le SCID (cité par de Girolamo et Reich en 1993) contraste avec des prévalences sur la vie entière qui se stabilisent autour de 2 et 3 % pour des auteurs récents. Pour Grant et coll. (2004) qui ont mené une enquête épidémiologique aux États-Unis portant sur l’ensemble des troubles de la personnalité, la personnalité antisociale apparaît comme la plus fréquente, avec une prévalence à 3,6 %. La même équipe constate une comorbidité importante avec l’usage de drogues et d’alcool, observé dans 60 % des cas, particulièrement chez les hommes jeunes, vivant seuls, de bas niveau socio-économique (Compton et coll., 2005 ; Goldstein et coll., 2007). Dans une population de patients consultant en psychiatrie, la fréquence de ce trouble de la personnalité est de 3,6 % pour Zimmerman et coll. (2005). Pour Nestadt et coll. (2010), cette personnalité est stable sur une durée de douze à dix-huit ans. Plusieurs auteurs ont remarqué une comorbidité manifeste entre le trouble de la personnalité antisociale et le déficit de l’attention avec hyperactivité, corrélation également observée chez les délinquants et prisonniers de sexe masculin ou féminin (Semiz et coll., 2008 ; Goldstein et coll., 2010 ; Rösler et coll., 2009). Rappelons également la corrélation avec le trouble oppositionnel avec provocation observé chez l’enfant (Burke et coll., 2010).

Comportement et stratégie interpersonnelle.

Le psychopathe passe à l’acte : c’est un de ses comportements principaux. L’action est chez lui une habitude, une idéologie qui prend la place de la réflexion, de l’émotion, des projets. Devant toute anxiété qui s’ébauche, incertitude qui se profile, menace qui rôde, le psychopathe répond par une décision impulsive qui est sensée tout résoudre, même si elle est absurde, hasardeuse ou violente. L’acte réalisé n’a souvent une signification qu’après coup. Il se déclenche au hasard, sans direction particulière : c’est une fugue, un geste violent ou délictueux, la rupture rapide d’une relation, l’absence inopinée lors d’un engagement concerté à plusieurs.

Ce désir de trancher se renouvelle de façon compulsive, s’auto-alimentant de sa propre jouissance, sans considération particulière pour le résultat. Limité par l’horizon court du passage à l’acte, le psychopathe ne prend pas le temps de la réflexion, de l’imagination, de l’hypothèse. Il se déploie sans tenir compte des usages, des opinions des autres. Ses comportements transgressent volontiers les lois, sans qu’il s’en soucie ou s’en rende compte. Cette méconnaissance donne à son impulsivité un caractère à la fois naïf et conformiste. Pour inventer ou créer, il faut s’appuyer sur des fantasmes ou des rêveries que le psychopathe n’a guère le temps d’ébaucher ; ses improvisations ne dépendent que du hasard ou d’un modèle convenu.

Cette toxicomanie de l’agi explique aisément l’instabilité et l’inconséquence. Certes, le psychopathe bâtit, à la va-vite, des plans et des projets mais de façon peu cohérente, inadaptée, et qui seront bouleversés par des impulsions ultérieures. Ce qu’il ressent est aussi urgent et volatil que ce qu’il mobilise, d’où des inspirations et des engouements qui accentuent encore son impatience et son insatisfaction.

La méconnaissance des lois et l’absence de référence culturelle n’expliquent pas toutes les transgressions du psychopathe. Il est facilement violent et agressif, prêt à se battre à la moindre alerte. C’est qu’il tient à s’affirmer par les moyens les plus élémentaires, les plus physiques. Il croit en lui, il méprise les autres et ne leur fait pas confiance ; il y a là une morale simplissime, bâtie depuis longtemps et largement éprouvée, une morale de jungle, sans tendresse aucune. C’est une éthique solitaire, qui ne demande ni ne donne, qui se veut réaliste, pragmatique, débarrassée des subtilités ou des sentiments. Les lois, les engagements, les impôts, les limitations de vitesse : tout cela le gêne. De la même façon, il ne s’encombrera pas de souvenirs, de remords, de chichis ; il fonce, il veut bâtir ; telle est son unique loi.

Derrière elle tout s’efface, en particulier les autres, dont il n’imagine jamais la position ou la souffrance ; lui-même n’en éprouve guère. Le mensonge, dans lequel il se dupe lui-même, ne le dérange pas car, en permanence, la fin justifie les moyens. De même, il joue sans remords tel ou tel personnage qu’il n’est pas, s’improvise, se coule dans un mimétisme fascinateur qui contredit pour un temps son désir d’originalité. Sa morale, non indexée sur la culture, l’émotion ou l’altruisme, est égoïste, personnelle, irréelle. Pris la main dans le sac, le psychopathe invoque des raisonnements alambiqués, incompréhensibles pour le quidam : « Elle n’avait pas qu’à se trouver là, elle m’a provoqué, c’est elle qui le souhaitait, elle n’a rien senti, elle exagère, une fracture du maxillaire, c’est pas bien grave… » Derrière le rempart bétonné de cette justification unique, le psychopathe évacue sans cesse la culpabilité ; il ne veut pas la voir. Cela tient à sa fondamentale affirmation de lui-même, à son incapacité à imaginer la situation de l’autre.

Ce trouble de l’imaginaire et cette pauvreté culturelle peuvent être reliés au vécu temporel du psychopathe. Il vit dans l’instant, conçoit mal l’avenir et le passé. C’est une existence peu articulée, peu représentée, sensorimotrice qui ne fait guère appel aux antécédents et aux conséquents. Ce vécu fait de réflexes intuitifs va de pair avec une très classique naïveté qui tranche avec une protestation répétée de réalisme. Chacun, cependant, a sa conception du réalisme. Pour les bonnes gens, dont nous faisons partie, le réalisme implique une connaissance des usages et une prise en compte des conséquences émotionnelles de nos actes. Pour le psychopathe, le réalisme est un utilitarisme borné aux limites strictes de la personne.

Gestion des émotions

Les psychopathes se méfient des émotions, ils ont tendance à les refouler ou à les ignorer. D’une part, à travers le parti pris de courage et d’affirmation de soi qu’ils ont développé, ils ignorent la souffrance. Dans ce même mouvement, ils l’ignorent chez les autres, méprisant avec une morgue prosaïque leur désarroi ou leurs mésaventures. D’autre part, ils redoutent les sentiments tendres et chaleureux qui sont pour eux synonymes de faiblesse et qui risqueraient d’entraver leur progression sociale. Cette analgésie, loin d’être une force dans l’existence, apparaît bientôt comme un handicap, car la perception des émotions et des souffrances est un mode de connaissance des autres et de soi-même.

En contrepartie, les psychopathes expriment de façon urgente des besoins impérieux qu’ils consomment sans grand plaisir. Il a été dit que le psychopathe est guidé par le plaisir. Cela n’est pas exact. Le plaisir va de pair avec une appréciation polysensorielle, intégrée culturellement, prévue, goûtée puis revécue qui n’est pas le véritable mode de satisfaction du psychopathe. Celui-ci connaît mal le langage culturel du plaisir, souvent convivial et diffusé selon une vaste sémantique. La jouissance du psychopathe est étroite, serrée dans le temps, mais aussi dans le champ de ses associations. Ce manque de distillation des éprouvés pourrait conditionner une évidente insatisfaction, soif de sensations que signalent Hare et Millon.

Style cognitif

Le psychopathe pense comme il agit, à coup de formules outrancières et prosaïques dont la logique est peu démontrée. Il est tourné vers le dehors, appliqué à sa stratégie, guère occupé à s’analyser. Pensée concrète, utilitariste, elle comporte peu d’alternatives, de débats ou d’hésitations. L’autre n’est pas toléré, ni en dehors de soi, ni en soi dans le contexte d’un dialogue intérieur. D’où forcément une impression de prison, de chemin étroit et des dialogues assez pauvres. C’est dans ce contexte que se développe la morale personnelle de l’antisocial, morale de jungle, à la fois réaliste selon son point de vue parce qu’elle méprise les illusions, mais irréaliste pour le sens commun parce qu’elle ignore l’avis des autres. Le point de vue personnel est parfois tellement exacerbé que la confrontation avec les représentants de la loi se déroule comme un dialogue de sourds.

Cette sélection personnelle est aussi celle de la mémoire. Reprenant la formule d’un héros de Stevenson, le psychopathe a une très bonne mémoire pour oublier. Peu animé par le remords, il classe définitivement les dossiers fâcheux au point de les ignorer bien vite. Cette ardoise magique vaut pour le passé comme pour le futur où, là encore, tout est sélectionné, lissé, dans le mépris des difficultés et des entraves. Au bout du compte, le psychopathe développe un univers téméraire, peu intégré, peu rassemblé, où les hauts faits et les anecdotes personnelles prennent le pas sur les connaissances générales et sociales.

Confirmant ces impressions cliniques, plusieurs auteurs ont mis en évidence des troubles sémantiques chez les psychopathes. Ceux-ci se révèlent moins efficaces que des sujets normaux à des épreuves de classements de mots ou d’images. Le manque d’appréciation de certaines caractéristiques émotionnelles – par exemple « bon » ou « mauvais » – pénalise ce type d’épreuves. De la même façon, dans des épreuves de reconnaissance rapide, les mots à contenu plus émotionnel sont moins bien identifiés par rapport au groupe témoin (Williamson et coll., 1991). Pour Hare (1991), il existe chez les psychopathes un déficit d’indexation de l’information en termes d’abstractions et d’émotions. Chez ces sujets, les connotations gestuelles qui accompagnent l’expression linguistique sont pauvres et stéréotypées quand ils abordent des domaines abstraits ou chargés en émotions.

Le style cognitif du psychopathe peut se résumer à sa pauvreté législative. Certes, sociopathe, il intègre peu le monde social et culturel, ses lois, ses usages. Mais il ne cultive pas non plus, en lui-même, le sens des conséquences, les comparaisons et les résumés. Sa pensée personnelle ne comporte pas de légendes, de mythes ou de références. Elle n’est faite que de représentations d’actes et d’expériences brutes. Le vécu dans le présent et le peu d’indexations émotionnelles accentuent encore ce schématisme.

Perception de soi

Les psychopathes se considèrent comme forts, autonomes, conquérants, dominateurs. Réalistes, durs, insensibles à la douleur, ce sont des personnages combattants, qui se vantent de leurs exploits et s’enorgueillissent d’écraser les autres. Ces attitudes, qui recherchent peu un réel assentiment, sont souvent infantiles, basées sur des anecdotes et des exploits conjoncturels. Elles n’impressionnent pas vraiment le corps social, et c’est souvent d’ailleurs la rupture flagrante entre ce qui est prétendu et ce qui est entendu qui amène la décompensation et l’état dépressif. Mais celui-ci est souvent de courte durée, car le moindre petit succès, par exemple auprès d’un autre malade, suffit à relancer le système d’autovalorisation.

Perception des autres

Pour le psychopathe, les autres sont des outils dont il peut user à sa guise. Ils sont vulnérables, exploitables, « plumables ». Pour parler le langage adéquat, ce sont des « caves » ou des « pigeons ». Ce mépris et cette non-culpabilité pourraient être dus, dans la conception de Millon et Everly (1985), à des déceptions éprouvées par le sujet au cours de son enfance, de la part de ses parents, mais aussi de la part d’autres enfants. Il n’existe plus alors vis-à-vis des autres d’espoir, de représentations et de fantasmes. Le mépris n’est pas sous-tendu, comme chez le paranoïaque, par l’envie ou l’ambivalence ; il n’est fait que d’écrasement. C’est un mépris total. Nous savons cependant que malgré ces grands principes de base, le psychopathe peut tomber en prosternation devant un modèle idéal. Il existe alors une identification massive, plus fusionnelle que respectueuse. Elle est en général de courte durée. Le psychopathe peut aussi être charmeur, faire illusion, passer pour un histrionique. Mais il n’est pas alors dupe de son propre jeu ; la tendance profonde de domination est toujours présente et se révèle brutalement vis-à-vis du Petit Chaperon rouge : « C’est pour mieux te manger, mon enfant. »

Croyances

Les croyances de base proposées par Beck et Freeman (1990) se réfèrent à plusieurs domaines. Elles concernent d’abord l’affirmation de soi : « Je dois être sur mes gardes » ; « Si je ne pousse pas les autres, les autres me pousseront » ; « J’ai été traité de façon désagréable et j’obtiendrai ce qui me revient » ; « Si je veux quelque chose, je l’obtiendrai par n’importe quel moyen ». Elles concernent ensuite la morale générale : « Nous sommes dans la jungle et ce sont les plus forts qui survivront » ; « Il n’est pas important de tenir ses promesses et d’honorer ses dettes » ; « Il faut être astucieux, c’est la meilleure manière d’obtenir ce que l’on veut ». Enfin, les croyances concernent les autres : « Ce que les autres pensent de moi n’a guère d’importance » ; « Si les autres ne sont pas capables de se défendre, c’est leur problème ». Le caractère général de ces différents adages ne doit pas nous échapper. Le psychopathe ne se réfère pas beaucoup à lui-même, à son histoire ; il exprime des idées générales d’une grande brutalité. Beck insiste sur le caractère court et non justifié des croyances psychopathiques. Le psychopathe désire plus qu’il n’a un but, il pense plus qu’il ne croit, il sent plus qu’il n’observe. La thérapeutique tentera à partir de ces données brutes d’établir des raisonnements.

Psychopathologie et étiologie

Il existe une étiologie périphérique de la personnalité psychopathique qui date de près de 30 ans, qui n’est qu’à peine démontrée et qui a fait long feu. Il s’agirait d’un bas niveau de vigilance (Quay, 1965) et d’un besoin de stimulation (Petrie, 1967), termes que l’on retrouve encore dans les conceptions récentes de Millon. De la même mouvance, il faut citer la très classique basse réponse du système nerveux autonome à des stimuli anxiogènes (Ruilman et Gulo, 1950) (tous ces auteurs sont cités par Hare, 1970). Ces diverses approches ont pu être rafraîchies grâce à de nouveaux concepts, en particulier l’hyperactivité avec déficit de l’attention. On peut alors invoquer un trouble du système d’attention et de supervision (supervisory attentional system) défini par Norman et Shallice (1986). Pham et coll. (2003) ont dans cette perspective étudié l’attention sélective et les fonctions exécutives de sujets présentant une personnalité psychopathique diagnostiqués avec la PCL-R (Psychopathy CheckList-Revised) de Hare. Les résultats des tests montrent que les patients font plus d’erreurs que les sujets contrôles pour certaines épreuves (D-II cancellation test et labyrinthes de Porteus). On attribue au système d’attention et de supervision une responsabilité dans la planification des actions, la correction des erreurs, l’inhibition des réponses impulsives, la résistance aux stimuli attractifs. Sans aller jusqu’à réduire le trouble de la personnalité antisociale à cette impulsivité et à cette fluctuation de l’attention, la considération de ces difficultés peut être fort utile quant à l’approche thérapeutique.

Millon et Beck proposent chacun de leur côté des éléments psychopathologiques que nous allons synthétiser. Millon décrit un syndrome de rejet de la part des parents ou du corps social qui, chez l’enfant, déclenche un phénomène d’endurcissement avec mépris des autres, combat solitaire et rejet des émotions tendres et chaleureuses. L’affirmation par l’acte, répétée de façon compulsive, chasse l’angoisse et prend la place des réflexions et des représentations. L’existence est présentifiée, ne tenant plus compte des antécédents et des conséquences. Déculturisé, le plaisir se vide de ses contenus pour devenir un besoin mal satisfait. Le sujet, lancé, ivre de sa propre affirmation, perd de vue les références socioculturelles. Celles-ci deviennent floues parce qu’il ne les intériorise pas, mais aussi parce que personne ne les indique de façon claire. La morale de jungle s’installe dans cette dérive. Plusieurs publications signalent la présence de traumatismes survenus dans l’enfance des futurs psychopathes. L’agression sexuelle et l’agression physique chez l’enfant, garçon ou fille, augmentent les risques de voir survenir un trouble de la personnalité psychopathique à l’âge adulte (Bierer et coll., 2003 ; Bernstein et coll., 1998 ; Bergen et coll., 2004 ; Haller et Miles, 2004 ; Jonson-Reid et coll., 2010). Ces psychotraumatismes augmentent les risques ultérieurs de tentatives de suicide (Poythress et coll., 2006) et d’abus de substances (Bergen et coll., 2004).

Cette morale est renforcée par deux phénomènes qui vont raviver le mépris des autres. D’une part, le psychopathe est confirmé par un cortège d’admirateurs qui se glissent dans la brèche audacieuse de ses passages à l’acte. Ces comparses consensuels sont déjà d’idéales victimes. D’autre part, ceux qui résistent, se vengent ou lui indiquent durement les limites renforcent son mépris et son exclusion. Comme le dit bien Beck : « Le psychopathe méprise les autres, et les autres méprisent le psychopathe. » Cette morale d’adversité et de rupture qui s’installe alors fait rentrer la violence dans le système. Le psychopathe passe sur une orbite supérieure ; ce n’est plus seulement l’acte qui le mobilise, mais l’acte qui brise. Nous observons ainsi un renforcement de la destinée du psychopathe ; les thérapeutes devront savoir s’insérer à ces étapes cruciales.

Cette existence est vite stérilisante. Dans une ambiance d’urgence et de fuite, le sujet n’a plus de temps ni pour le fantasme, ni pour la réflexion. C’est sans fantaisie, sans art qu’il adopte des modèles conformistes quand la meute de ses poursuivants le laisse un instant en repos. Ce vide représentationnel accentue son insatisfaction qui le tourne à nouveau vers l’acte comme seule issue hédonique.

Le trouble de la personnalité sadique a été proposé dans l’annexe A « Propositions de catégories diagnostiques demandant des études supplémentaires » du DSM-III-R (1987). Ce diagnostic a ensuite été retiré des classifications psychiatriques car certains avocats risquaient d’en user pour disculper leurs clients, particulièrement dangereux. Ce trouble doit être évoqué ici parce qu’il avoisine la personnalité antisociale, dont il partage sans doute certains éléments psychopathologiques.

Les critères de la personnalité sadique se rapportent pour la plupart à des comportements de violence et de cruauté accomplis dans le but de dominer, d’humilier ou de dégrader les autres. Le sujet, par définition, prend plaisir aux souffrances physiques et psychologiques des êtres vivants, animaux et humains. Il aime tenir les autres sous son emprise et restreindre leur autonomie, cela par la terreur, l’intimidation et l’interdiction. Le sujet sadique ment facilement ; il est fasciné par la violence, les armes, les arts martiaux, la torture. La tendance générale du sujet à rechercher une position plus forte par des moyens brutaux et amoraux apparaît ainsi comme un point commun avec les personnalités antisociales. On peut concevoir que les deux troubles comportent des origines communes avec des maltraitances et des humiliations dans l’enfance. Delescluse et Pham (2005) ont recherché la personnalité sadique dans une population de sujets antisociaux incarcérés. Ce trouble a été retrouvé chez 25 % d’entre eux. Cette proportion était plus élevée, 75 %, dans l’étude de Spitzer et coll., en 1991. Pour Berger et coll. (1999) qui ont pratiqué une analyse factorielle des critères des deux personnalités, sadique et antisociale, dans une population de 70 agresseurs sexuels de type masculin, les résultats ne confirment pas que le trouble la personnalité sadique constitue une entité distincte du trouble de la personnalité antisociale. Cet auteur suggère de distinguer plutôt deux types de troubles de la personnalité antisociale : un type sadique agressif, avec tendance à la cruauté et au besoin impérieux de domination, et un type hétérogène comportant des sujets moins violents, mais ayant tendance à agir dans leur strict intérêt. Des corrélations ont été constatées par Delescluse et Pham entre certains items du PCL-R de Hare et certains critères du DSM-III-R de la personnalité sadique : entre mensonge et affectivité superficielle, entre cruauté et versatilité criminelle. Plusieurs travaux, cités par ces auteurs, signalent les prévalences nettes de certaines personnalités parmi les personnalités sadiques : paranoïaque, narcissique, antisociale, borderline, passive-agressive, schizotypique. L’affirmation de soi primaire, avec attitude virile, mégalomanie, narcissisme et sensibilité paranoïaque se trouve ainsi associée à ces personnalités violentes ou spectaculaires.

Thérapeutique

Les thérapeutiques et les mesures éducatives traditionnelles destinées aux sujets antisociaux consistent à contrecarrer leurs comportements impulsifs ou agressifs par divers moyens – la persuasion, l’encadrement ou la répression –, ce qui les prive de leur seul moyen d’expression et remet en question leur principale source de valorisation. Après un temps illusoire de soumission, ces recadrages aboutiront au résultat contraire, avec une trahison violente du thérapeute ou de l’éducateur. Il convient de respecter l’arrière-plan d’orgueil de ces patients. Et il faudra donc, d’emblée, valoriser ce qui est valorisable afin de conserver un climat d’ambition et d’affirmation de soi.

Cela dit, les thérapeutes souhaitent obtenir une meilleure planification de l’action et une réduction de l’impulsivité. Ils poursuivront ces buts par des moyens indirects en proposant à plusieurs niveaux des attitudes alternatives. Il s’agit ainsi d’amener le sujet à remplacer une émotion par une autre, puis une cognition par une autre, en suggérant que ces nouvelles positions sont plus exactes et plus efficaces. On parviendra ainsi à enrichir son répertoire émotionnel. Novaco, en 1997, a proposé une meilleure gestion de la colère. Il s’agit de faire prendre conscience au sujet des émotions qui avoisinent cette réaction : anxiété, échec, humiliation, frustration, déception, tristesse, lesquelles impliquent une mise en cause de sa toute puissance. Ces émotions seront reconnues, authentifiées, explicitées puis acceptées, et alors conçues comme tout aussi nobles que la colère. Toutefois, elles sont susceptibles d’amener des résultats à la fois plus efficaces et moins coûteux. Dans la même perspective, le sujet est amené à se familiariser avec d’autres sentiments qui lui sont étrangers : la confiance, la confidence, la sympathie, l’humour, l’ironie, l’autodérision, qui lui apparaîtront comme des moyens fort utiles pour faire évoluer son affirmation brutale vers une attitude plus fine et plus rentable. Le domaine sentimental, en général peu pratiqué aux dépens d’une séduction intuitive et rapide, avec un choix naïf de partenaires conquises sans avoir été appréciées à leur juste valeur, peut être travaillé dans un même esprit. Les projections sur l’objet d’amour sont volontiers caricaturales, l’engouement fantasmatique amenant bientôt des déceptions et des ruptures dont le sujet est aussi souvent l’auteur que la victime. Une appréciation attentive des sentiments éprouvés, de part et d’autre, fera l’objet d’entretiens avec le psychothérapeute.

Ross et Fabiano, en 1985, ont insisté sur le déficit de ces sujets dans le domaine des cognitions sociales. Il s’agit là d’un euphémisme. L’irréalisme et la mauvaise foi se côtoient sans cesse dans les propos du psychopathe. Le thérapeute devra dépister les distorsions cognitives qui émaillent les récits des exploits anciens et les projets irraisonnés. Dans une ambiance d’objectivité détendue, il faudra repérer le déni des responsabilités, leur attribution externe, le flou, la naïveté et la rapidité des projets, l’absence de stratégies multiples dans la résolution d’une difficulté, les généralisations abusives à l’égard de certaines catégories sociales. L’introduction de solutions alternatives, le travail sur l’enchaînement des événements, l’appréciation des conséquences devraient amener le sujet à une meilleure connaissance de la société. Une reconstitution de sa biographie, considérant certains événements cruciaux, certaines attitudes ponctuelles et certains drames familiaux réels, peut être utile. Puis l’on s’attachera à la résolution des problèmes interpersonnels, lesquels ne manquent pas, les psychopathes versant volontiers dans la revendication paranoïaque (Hollin, 1993).

Toute cette démarche vise en partie à nouer un contact avec le patient. Après une période de méfiance rétive, le psychopathe peut a contrario tomber dans une dépendance anormale vis-à-vis du thérapeute. Il faudra s’en méfier et l’amener à structurer des projets personnels et investis, une cohérence entre affects et pragmatisme apparaissant tôt ou tard. La valorisation narcissique ne sera jamais abandonnée, bien qu’elle soit amenée à changer de repères. Ultérieurement, une fois établie une position plus ferme et quelques succès ayant été obtenus, le thérapeute pourra aborder les schémas cognitifs de base et leurs liens avec des expériences anciennes dont on rediscutera les significations. Les croyances de base faisant référence à la brutalité, à la ruse, à l’égoïsme primaire et à l’affirmation outrancière seront rediscutées à la lumière des premières expériences déjà acquises. Compte tenu de l’habituelle instabilité des psychopathes, une telle thérapeutique peut donner une impression d’irréalité digne du savant Cosinus. Ce ne sera pas le cas si elle est proposée dans le cadre modeste de l’expérience et dans une ambiance de sympathie chaleureuse. La régularité, la patience, la compréhension validant des réactions impulsives souvent méprisées par le corps social rassurent le patient. L’habituation à la confiance est en effet un but implicite de la relation régulière avec le thérapeute. Celui-ci doit savoir contrôler ses réactions, le bon sens allant de pair avec la bonne humeur au long d’un parcours qui comporte souvent des incidents et des mises à l’épreuve. Mais peu à peu se tisse un lien qui sera le prototype d’autres relations.

Psychotrauma.

J’examine ici 3 publications sur le psychotrauma.

Un des meilleures notions pour traiter du trauma causée par les harcèlements policiers est la névrose d’angoisse, définie par Freud et si bien décrite par Henri Ey (Voir à la fin de cet article).

PierreJanet
Pierre Janet, psychologue français …

Les travaux les plus intéressants sont ceux du psychologue français Pierre Janet (1859 – 1947, Paris) sur la dissociation péri-traumatique et post-traumatique …

C’est l’anti-dépresseur qui s’impose dans ces situations … et voir un psychothérapeute spécialiste en psychotrauma, victimologie …

 

 

 

 

 

Quand traiter le psychotraumatisme ?

Guillaume Vaiva, François Ducrocq.

  1. Pôle de Psychiatrie & Pôle des urgences, CHU de Lille, Hôpital Michel Fontan, F-59037 Lille, France

Philippe Lestavel.

  1. Service des Urgences, Centre hospitalier d’Hénin Beaumont, F-62251 Hénin Beaumont, France.

Presse Med. 2008; 37: 894–901. 2008 Elsevier Masson SAS.

Traiter quand le psychotraumatisme s’est installé durablement.

Quand le psychotraumatisme se trouve constitué (chronique après 3 mois disent les Anglo-Saxons), les symptômes deviennent plus difficiles à traiter. Là encore, intervenir pendant la première année post-trauma apporte de bien meilleurs résultats qu’intervenir sur des symptomatologies plus anciennes. D’autre part, plus le psychotrauma est ancien, plus il est comorbide avec d’autres troubles psychopathologiques ou psychosomatiques :

  • dépression de l’humeur,
  • conduites addictives (en particulier alcooliques),
  • phobies multiples,
  • atteintes dermatologiques, intestinales ou endocriniennes.

Le traitement de première intention est alors psychothérapique (en ce qui concerne le trauma lui-même), associé à une prise en charge pharmacologique pour les troubles comorbides.

(…)

Dans ce travail, 2 techniques se distinguaient ; les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) centrées sur le trauma et l’EMDR (Eyes Movement Desensitisation and Reprocessing) se montraient supérieures aux techniques de stress management, aux techniques d’hypnose ou aux thérapies cognitivo-comportementales de groupe (elles aussi intéressantes).

Stratégie médicamenteuse : pourquoi et comment ?

Les buts de la chimiothérapie de l’ESPT sont multiples :

  • réduction des symptômes clefs (symptômes intrusifs, évitement, hyperréactivité neurovégétative),
  • amélioration du contrôle de l’impulsivité et des manifestations dissociatives,
  • réduction de la comorbidité,
  • amélioration de la qualité de vie par réduction du handicap.

Après une multitude d’études contrôlées et d’essais ouverts depuis près de 20 ans, un consensus se dégage. À côté des antidépresseurs tricycliques, des IMAO (inhibiteur de la monoamine-oxydase), des antagonistes 5-HT2 et des anticonvulsivants, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) s’imposent comme des traitements de choix à utiliser en première intention dans le trouble constitué.

Ses représentations pourront également l’amener à se demander si ses plaintes sont fondées, au point d’encombrer la démarche psychothérapique et la nécessaire dimension ab-réactive du récit du trauma, mais à l’opposé nous rencontrons également des patients dans une position d’attente magique de « gommage » d’une trace traumatique honteuse et encombrante.

Conclusion

Dans l’évolution des tableaux psychotraumatiques, les sujets vont vivre des éléments de retentissement fonctionnels, sociaux, professionnels ou affectifs souvent majeurs (perte d’emploi, séparations, incommunicabilité de l’expérience vécue, etc.). Les comorbidités sont la règle : tableaux psychosomatiques, conduites addictives et surtout tableaux de dépression post-traumatique. Le pronostic de cet ensemble d’aspects est grevé par les conduites suicidaires : 15 fois plus de tentatives de suicide que la population générale, 7 fois plus de décès par suicide dans les 3 ans qui suivent.

Le psychotrauma. II. La réaction immédiate et la période post-immédiate.

The psychotrauma, the immediate reaction and the postimmediate period.

  1. Chidiac,

a Service du Professeur F. Rouillon, clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME), université Paris-V, Cochin – Port Royal – Sainte-Anne, 100, rue de la Santé, 75674 Paris cedex 14, France

  1. Crocq

b Cellule d’urgence médicopsychologique, samu de Paris, hôpital Necker, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France

Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, Volume 168, Issue 8, October 2010, Pages 639-644

1. LES SYNDROMES PSYCHOTRAUMATIQUES IMMÉDIATS

Lorsqu’un individu est exposé à une agression ou une menace soudaine, il présente immédiatement, de façon quasi réflexe, une réaction d’alarme pour faire face à cette agression. Cette réaction est désignée aujourd’hui, en emprunt au vocabulaire anglo-saxon, par le vocable réaction de stress. La Classification Internationale des Maladies Mentales, dans sa 10ème révision dite CIM-10, la dénomme « réaction aiguë à un facteur de stress » (répertoriée F43.0). La nosographie américaine du DSM n’a rien prévu pour la désigner, ce qui est une lacune notable.

Cette réaction qui suit immédiatement l’agression ne dure en principe que quelques heures (d’une à six heures mais, dans certains cas de figure, une journée). Elle est le plus souvent normale, adaptative ; mais elle peut s’avérer parfois pathologique et inadaptative. Adaptative, elle est le fait du stress normal. Inadaptative, elle est le fait du stress dépassé, ou traumatique.

Un même événement, « potentiellement traumatogène », peut donner lieu à un stress adapté pour un sujet, mais à un stress dépassé pour un autre, en fonction des différences de personnalité, de disponibilité des défenses psychiques, de résonance personnelle et du soutien apporté par l’entourage.

 

1.1. La réaction immédiate adaptative

 

La réaction immédiate adaptative, dénommée « stress adapté », double l’alarme et la mobilisation biophysiologiques du stress d’une alerte et d’une mobilisation psychologiques. Sur le plan biophysiologique, les effecteurs sont mobilisés : accélération des rythmes cardiaque et respiratoire, élévation du taux de sucre sanguin, fuite de la masse sanguine de la périphérie vers les organes. Sur le plan psychologique, l’alerte et la mobilisation se manifestent dans les quatre sphères – cognitive, affective, volitionnelle et comportementale –, ayant pour effets notables d’élever le niveau de vigilance, de focaliser l’attention, d’activer les capacités d’évaluation, de mémorisation et de raisonnement, de faciliter le contrôle émotionnel et d’inciter à l’action, le tout aboutissant à l’élaboration d’une décision et à l’adoption d’attitudes et de gestes adaptés (attitude d’alerte et de préparation à la défense, gestes de défense et de combat, ou gestes de retrait ou de fuite raisonnée).

Mais c’est une réaction d’exception, grevée de symptômes gênants et coûteuse en énergie. Les symptômes gênants sont principalement neurovégétatifs, attenant à l’activation du système nerveux sympathique et à la décharge d’adrénaline : accélération des rythmes cardiaque et respiratoire, élévation de la tension artérielle, frissons, pâleur et parfois sensation de faiblesse (lipothymie) ; sensations pénibles de « boule dans la gorge », de striction thoracique et spasmes viscéraux divers (« noeud sur l’estomac », douleurs abdominales et envie impérieuse d’uriner). La réaction immédiate de stress est coûteuse en énergie ; en énergie physique, car elle épuise les réserves de glucides de l’organisme, et en énergie psychique, car elle épuise les capacités cognitives, affectives (maîtrise émotionnelle) et de contrôle moteur. D’ailleurs, dès qu’elle se termine, elle débouche sur un état psychique ambigu qui mêle un vécu de soulagement euphorique « quitte pour la peur » avec une sensation d’épuisement physique et psychique (impression d’être « vidé »).

1.2. La réaction inadaptée, de stress dépassé.

La réaction immédiate de « stress dépassé » est le fait de sujets psychologiquement vulnérables, Mais elle peut être aussi observée chez les sujets normaux dans les agressions exceptionnellement violentes, ou trop prolongées ou répétées à de courts intervalles de temps, surtout s’il y a eu impréparation et surprise, et conjoncture d’absence de soutien social. Cette réaction immédiate inadaptée peut se présenter sous quatre formes, qui sont la sidération, l’agitation, la fuite panique, et l’activité d’automate.

La « sidération » saisit le sujet d’un coup, dans toutes ses facultés. Sur le plan cognitif, il est stupéfait, incapable de percevoir, de s’orienter, de comprendre, de penser et d’exprimer ce qu’il ressent. Sur le plan affectif, il est stuporeux, au-delà de la peur, flottant dans un état second. Sur le plan volitionnel, le sujet est sidéré, frappé d’une inhibition de la volonté, d’une suspension de sa faculté de décider, de prendre une initiative. Il n’écoute pas les exhortations données par les autres, il semble transporté dans un autre monde. Sur le plan comportemental, il est comme paralysé, pétrifié ; il demeure immobile dans le danger, sans chercher à s’abriter. Cette sidération peut durer une minute comme plusieurs heures.

L’« agitation » est la réaction inverse. C’est un état d’excitation psychique, de désordre affectif et d’anarchie volitionnelle. Le sujet agressé et stressé a envie d’agir, mais son stress est trop intense pour lui permettre de bien comprendre la situation et d’élaborer une décision. Alors, il libère sa tension anxieuse dans une décharge motrice sauvage et désordonnée : Il gesticule, crie, s’agite en tous sens et profère des propos incohérents. La terreur et l’affolement se lisent sur son visage, et sa relation à autrui est très perturbée : il sait qu’il est parmi les autres, mais il ne les reconnaît pas toujours, ne les écoute pas et n’obéit pas. Cette agitation peut être éphémère (quelques minutes) ou prolongée (plusieurs heures).

La « fuite panique » est une réaction de course affolée et éperdue. C’est une fuite impulsive, qui pousse le sujet droit devant, sans même savoir où il va, se heurtant aux obstacles, bousculant, renversant et piétinant autrui. Si quelqu’un arrête le fuyard et tente de le raisonner, ce fuyard montre un faciès hagard, un regard vide et une expression d’incompréhension totale. Dès qu’on le relâche, il reprend sa course et ne s’arrêtera que quand il sera épuisé. Et il ne conservera qu’un souvenir confus de sa fuite. Il arrive que cette fuite panique pousse le fuyard affolé droit dans le danger (fuite en avant). La fuite panique éperdue peut durer quelques minutes, aussi bien qu’une demi-heure de course à pied.

Le « comportement d’automate » est le quatrième mode de réaction immédiate inadaptée. De prime abord, il n’attire pas l’attention, car les sujets qui adoptent cette réaction semblent avoir un comportement normal : ils évacuent dans l’ordre, sans bousculade ni panique, ou ils obéissent aux ordres, ou encore ils aident autrui, sur ordre ou en imitant l’exemple donné par un autre. Mais un observateur exercé remarquera que leurs gestes sont répétitifs et inutiles (comme le fait de tripoter sans cesse un objet), ou dérisoires, peu adaptés à la situation. L’expression de leur visage est « absente », comme s’ils ne se rendaient pas compte de la réalité tragique de l’événement. Si on leur parle, ils semblent écouter mais ils n’enregistrent pas ce qui vient d’être dit. Eux-mêmes demeurent silencieux et une fois l’action terminée, ils sont incapables de se souvenir de ce qu’ils ont fait, ou encore ils n’en n’ont conservé qu’un souvenir flou et lacunaire. Là aussi, cet état peut durer aussi bien quelques minutes que plusieurs heures, au sortir desquelles le sujet aura l’impression d’émerger d’un rêve.

1.3. Réactions immédiates franchement pathologiques, névropathiques et psychotiques.

Au-delà du stress dépassé, on peut observer des réactions franchement pathologiques, névrotiques ou psychotiques. Ces réactions sont souvent le fait de sujets prédisposés ou déjà porteurs de leur propre pathologie. Parmi les réactions névrotiques, la « réaction anxieuse » survient surtout en conjoncture de menace ou d’attente ; le sujet en attente anxieuse est pâle, en proie à des symptômes d’angoisse psychique et somatique, subagité, quémandant des  réassurances autour de lui, ne tenant pas en place et capable de se jeter inconsidérément vers le danger. Mais, une fois l’agression perpétrée ou la catastrophe survenue, l’anxieux se comporte généralement bien, en exécutant docile. La « réaction hystérique » – état second ou symptômes conversifs – est rarement observée lors de la phase immédiate, et plus souvent pendant les phases post-immédiate et différée chronique. Toutefois, on a observé des crises excitomotrices hystériques ou des états seconds installés d’emblée, parfois avec errance, ou des conversions immédiates : fausses cécités, fausses surdités, fausses paralysies et surtout aphonie ou mutisme post-émotionnels.

Parmi les réactions psychotiques, la « réaction confusionnelle », post-émotionnelle ou post-commotionnelle, montre un sujet désorienté dans le temps et dans l’espace, obnubilé, bradypsychique, stuporeux et incapable même de dire son nom.

Cette réaction, qui s’installe d’emblée, peut être éphémère (une dizaine de minutes), ou prolongée (plusieurs heures, voire plusieurs jours). Dans la « réaction délirante », ou bouffée délirante (durée : un à trois jours), le sujet réagit – d’emblée ou après une brève méditation perplexe – par l’extériorisation d’un délire qui se dissipera spontanément en quelques jours. La « réaction maniaque », avec excitation psychomotrice, gesticulation, mimique agitée de tics, émission de propos volubiles entrecoupés d’exclamations et surtout euphorie joyeuse hors de propos avec la gravité de la situation, attire généralement l’attention. Mais, parfois, cette agitation, dépensée dans une participation infatigable aux secours, peut passer inaperçue jusqu’à ce qu’on remarque ce sauveteur bénévole indiscipliné et agité, importunant victimes et sauveteurs par ses propos joyeux. La « réaction mélancolique » peut se manifester dès la phase immédiate : mimique dépressive, inhibition psychomotrice, douleur morale, exagération pessimiste des conséquences de l’événement, et surtout extériorisation de propos immotivés de culpabilité et d’autoaccusation. Enfin, la « réaction schizophréniforme » a été décrite chez des sujets jeunes (adolescents ou jeunes adultes) réagissant à l’agression par un état dissociatif, et plus souvent chez des sujets dont l’autisme, la dissociation et le délire intérieur couvaient parfois depuis plusieurs mois ou années. On dit, pour les tremblements de terre en particulier, qu’un séisme intérieur a fait écho au séisme extérieur de l’événement, faisant éclore une schizophrénie jusqu’alors latente.

1.4. Critères de vécu traumatique de la réaction immédiate.

On admet que, dans une catastrophe, 75 % des sujets ont une réaction immédiate adaptée et 25 % une réaction inadaptée. Mais cette répartition doit être revue en fonction du nombre réel des réactions d’activité automatique dont le comportement n’attire pas l’attention et qui sont considérées à tort comme des réactions normales. Leur proportion réelle, à des degrés divers d’automatisme, serait à elle seule de 15 % à 25 % selon l’importance et la violence de la catastrophe, pouvant porter jusqu’à 50 % la proportion totale des réactions inadaptées.

Le plus souvent, la réaction immédiate adaptée n’est pas vécue sur le mode du trauma, tandis que la réaction immédiate inadaptée est vécue comme un trauma. Mais ce parallélisme n’est pas absolu, et il arrive que des réactions manifestement inadaptées, avec un comportement spectaculaire, se résolvent rapidement sans aucune séquelle traumatique, tandis que des réactions parfaitement adaptatives donnent lieu, après une période de « rumination », aux pires névroses traumatiques, parce que le sujet aura été impressionné, à son insu, par un détail horrifiant (par exemple, la vue d’un cadavre d’enfant). Finalement, c’est l’avenir qui dira si oui ou non l’événement potentiellement traumatisant a été vécu comme un trauma.

Toutefois, certains indices dans le tableau clinique initial seraient révélateurs d’un vécu traumatique et annonciateurs de séquelles psycho-traumatiques. Se référant au concept de dissociation selon Pierre Janet, des cliniciens nord-américains comme Marmar et Brunet ont recherché de tels critères prédictifs, qu’ils ont dénommés signes de « dissociation péri-traumatique » et de « détresse péri-traumatique ». En fait, il s’agit des symptômes que nous avons décrits plus haut dans les tableaux cliniques des quatre modalités de réaction inadaptée. Pour notre part, nous utilisons un auto-questionnaire de 20 questions, explorant les cinq volets cognitifs, affectifs, neurovégétatifs, volitionnels et d’état psychique juste après l’événement, sans laisser de lacunes importantes. Nous préférons l’utiliser en cours d’entretien, juste après que le patient aura parlé de son vécu de l’immédiat, à titre de complément ou de précision de ses dires. Nous avons réalisé deux formes de ce questionnaire : une forme simple, avec autoévaluation en degrés de gravité (de 0 à 5) ; et une forme analogique, sur des axes horizontaux entre deux extrêmes (symptôme absent et symptôme très intense).

2. CLINIQUE DE LA PÉRIODE POSTIMMÉDIATE.

La période post-immédiate qui s’étend en principe du deuxième au 30ème jour (mais il existe des variantes de durée, de quelques jours à plus d’un mois) requiert une surveillance psychologique attentive et soutenue. En effet, deux éventualités peuvent se présenter : ou bien les symptômes (neurovégétatifs et de déréalisation) de la période immédiate s’éteignent progressivement et le sujet n’est plus obnubilé par le souvenir de l’événement ; ou bien ces symptômes persistent, tandis que le sujet est toujours obsédé par le souvenir de l’événement, et en outre, il commence à souffrir de nouveaux symptômes, psychotraumatiques, tels que reviviscences, troubles du sommeil et anxiété phobique, augurant de l’installation d’une pathologie psychotraumatique durable. Par ailleurs, il arrive que certaines victimes, qui dans l’immédiat ne ressentaient aucune souffrance dans l’euphorie de s’en être tirées « quittes pour la peur », commencent à présenter au bout de quelques jours des signes d’une pathologie psychotraumatique. Pendant longtemps, dans les nosographies, la période postimmédiate ne fut pas identifiée, car on la considérait comme début ou « phase de latence » de la névrose traumatique. C’est l’observation clinique qui a imposé la distinction et l’autonomie.

Le DSM américain l’identifie sous le vocable d’« état de stress aigu » (Acute stress disorder), avec des critères cliniques combinant la persistance de symptômes dissociatifs apparus dans l’immédiat et l’éclosion de symptômes d’état de stress post-traumatique, et des critères temporels d’apparition des symptômes dans les quatre semaines suivant l’événement et de persistance pendant un créneau d’une durée de deux jours à quatre semaines.

2.1. Description clinique.

2.1.1. Première éventualité : le retour à la normale.

On assiste en quelques jours à la sédation des symptômes neurovégétatifs gênants du stress : le rythme respiratoire, le rythme cardiaque et la tension artérielle redescendent à des valeurs normales, les spasmes viscéraux s’estompent, la sensation d’oppression thoracique disparaît ainsi que les phénomènes de pâleur, de sueur, de bouche sèche, etc. Sur le plan psychologique, le rescapé ne ressent plus la sensation désagréable de tension psychique et sa pensée n’est plus monopolisée par la souvenance brute (images, odeurs, sensations tactiles, sursauts) de l’événement récent ; il est capable de reprendre ses activités habituelles. Enfin, on ne constate aucun trouble du sommeil : ni retard de l’endormissement, ni réveil nocturne angoissé, ni cauchemar.

Il arrive toutefois que ce retour progressif à la normale soit émaillé de « décharges émotionnelles différées », qui ont pour but de libérer la tension émotionnelle contenue pendant l’action. En effet, pendant les instants critiques d’exposition au danger, le sujet, totalement occupé par la mise en oeuvre de gestes et conduites de sauvegarde, doit négliger, voire réprimer toutes les réactions spontanées qui compromettraient ces conduites : tremblement, agitation, cris, envie de pleurer, etc. Mais, une fois que l’action est terminée et que le sujet est à l’abri du danger, il peut alors liquider ces arriérés émotionnels et laisser libre cours à toutes les impulsions qu’il a dû réprimer pendant l’action. Il peut s’agir aussi de débâcles neurovégétatives, telles qu’accès de sudation intense, nausée et vomissement, perte d’urine. En général, de telles « abréactions » (ou réactions différées) ne se produisent qu’une fois et procurent un soulagement, au moins transitoire, et ne sont suivies ni de récidives ni de séquelles. Mais elles peuvent aussi bien se répéter et amorcer un syndrome de répétition, s’intégrant alors dans la période de latence d’une névrose traumatique, version pathologique de la phase post-immédiate, et que nous allons examiner maintenant.

2.1.2. Deuxième éventualité : la phase de latence d’une névrose traumatique.

La variante morbide de la phase post-immédiate était bien connue des auteurs anciens qui la dénommaient des vocables imagés de « période de préparation, d’incubation, de méditation, de contemplation ou de rumination », et qui l’incluaient dans la névrose traumatique dont elle constituait la phase préalable silencieuse, marquée par le travail torpide de « l’émotion retardante » (Janet, 1889). On la retrouve plus tard dans les travaux des cliniciens des deux guerres mondiales et des guerres de l’après-guerre, sous le nom de « phase de latence ». Comme sa symptomatologie est en partie différente de celle de la névrose traumatique, on préfère aujourd’hui la différencier de cette affection et lui accorder un statut nosologique à part. Cette symptomatologie a longtemps été considérée comme latente, c’est-à-dire non extériorisée, cliniquement silencieuse. Il s’agissait toutefois le plus souvent de sujets qui demeuraient isolés, repliés sur eux-mêmes, peu expansifs, voire mutiques (en contraste avec l’épanchement post-émotionnel et le besoin de contact social des autres rescapés en état de soulagement euphorique). Une observation attentive pouvait déceler leur mimique préoccupée, leur expression perplexe, leur regard vide et leur propension à demeurer figés. Des entretiens cliniques rétrospectifs ont permis d’explorer le vécu de tels sujets, dont on peut dire, selon le mot de Ferenczi (1916), « qu’ils n’étaient pas revenus de leur effroi ». Sur le plan social, ils n’avaient pas envie de se mêler aux autres ni de parler ; ou plutôt, ne sachant trouver les mots pour formuler l’indicible, ils y renonçaient.

Et, sur ce fond de persistance de l’état de déréalisation qui avait marqué leur expérience vécue immédiate de l’événement, apparaissaient, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, des symptômes nouveaux : de la fatigue, de la nervosité, de l’irritabilité, et des troubles du sommeil tels que difficultés d’endormissement à cause du surgissement d’images de l’événement et réveils angoissés provoqués par les premiers cauchemars de répétition. D’autres reviviscences se manifestaient aussi dans la journée : vision hallucinatoire de la scène de l’événement (avec toute la véracité du réel, d’où sa puissance anxiogène), brèves hallucinations auditives ou olfactives restituant les bruits, les cris et les odeurs de l’événement, impression subite que l’événement allait se reproduire (provoquant parfois des sursauts et l’impulsion à se recroqueviller) et réactions d’angoisse phobique à la vue de tout ce qui pouvait rappeler l’événement. Bref, on voyait s’installer progressivement, en quelques jours ou quelques semaines, une névrose traumatique (ou état de stress post-traumatique) avec ses éléments caractéristiques : le syndrome de répétition, le repli de la personnalité et les symptômes dits « non spécifiques » tels qu’asthénie, anxiété, phobies, somatisations diverses et troubles des conduites (irritabilité, tabagisme, recours à l’alcool).

2.3. Statut du diagnostic de stress aigu du DSM-IV

Les cliniciens américains auteurs du DSM ont introduit, dans la dernière révision de 1994 (DSM-IV), le diagnostic d’« état de stress aigu » (acute stress disorder) pour désigner cette période post-immédiate qu’ils reconnaissaient enfin. Ce diagnostic comporte huit catégories de critères (de A à H).

  • Les critères A sont les mêmes que ceux de l’état de stress post-traumatique (chronique), à savoir : (A1) avoir été exposé à un événement potentiellement traumatisant, et (A2) l’avoir vécu dans les sentiments de peur, d’impuissance ou d’horreur.
  • Les critères B se rapportent à la persistance des symptômes dits « dissociatifs » manifestés pendant l’événement, tels que torpeur, impression de brouillard, déréalisation, dépersonnalisation et amnésie d’un aspect de l’événement.
  • Les critères C désignent les manifestations de reviviscence telles qu’images, illusions, pensées intrusives, rêves de répétition et « états dissociatifs » vécus comme si l’événement allait se reproduire.
  • Les critères D concernent l’évitement des stimuli évocateurs.
  • Les critères E concernent la persistance de symptômes anxieux ou de manifestations dites d’activation neurovégétative, telles que difficultés de sommeil, irritabilité, hypervigilance, sursauts, etc.
  • Les critères F mentionnent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social.
  • Les critères G exigent la survenue du trouble dans les quatre semaines suivant l’événement et une durée minimum de deux jours et maximum de quatre semaines.
  • Enfin, les critères H éliminent les états psychiques dus à des toxiques, à une affection médicale générale, à une psychose, ou à une exagération d’un trouble mental préexistant.

3. CONCLUSION.

Le clinicien ne peut ignorer ni négliger l’existence des premiers tableaux cliniques qui suivent immédiatement l’exposition à un événement potentiellement traumatisant. Il s’agit d’abord de la réaction immédiate (premières heures, et au maximum premier jour) ; puis de la période post-immédiate (du deuxième au 30ème jour). L’examen attentif des symptômes de la réaction immédiate permet de discerner si le sujet a su faire face à l’événement, au prix d’un simple stress neurovégétatif, ou si en revanche, il l’a vécu sur le mode du trauma, dans le débordement et l’effraction de ses défenses : effroi, horreur, confrontation inopinée avec le réel de la mort, sentiment d’impuissance et impression d’absence de secours. Cet examen clinique dictera l’attitude et les gestes de l’intervention psychologique d’urgence. Et l’existence de caractères « traumatiques » de l’expérience vécue de l’immédiat (en particulier, les signes de dissociation et de détresse péritraumatiques) devra alerter le clinicien sur l’éventualité d’une évolution défavorable, vers le post traumatic stress disorder (PTSD) ou la névrose traumatique. La surveillance clinique devra être maintenue pendant les semaines de la période post-immédiate : s’assurer que tous les symptômes de l’immédiat s’éteignent, rapidement ou progressivement, et que le sujet reprend sans difficulté son existence familiale et sociale. Mais, si ces symptômes persistent et s’ils se doublent de symptômes de reviviscence, d’état d’alerte et de phobies, on devra craindre l’installation d’une névrose traumatique (ou d’un PTSD), et prendre des mesures en conséquence, parmi lesquelles, à cette période précoce, le debriefing psychodynamique individuel, dénommé aussi intervention psychothérapique post-immédiate (ou IPPI).

Annales Médico-Psychologiques 168 (2010) 311–319

Le psychotrauma. Stress et trauma. Considérations historiques

Stress and psychotrauma. History of trauma.

Chidiac

a Service du Professeur F.-Rouillon, clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME), université Paris V, Cochin–Port-Royal–Sainte-Anne, 100, rue de la Santé, 75674 Paris cedex 14, France

L. Crocq

b Cellule d’urgence médicopsychologique, SAMU de Paris, hôpital Necker, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France

I. CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES.

1.1. Les précurseurs : récits légendaires, rêves de bataille et vent du boulet.

1.2. Les fondateurs. Découverte de l’inconscient traumatique : Oppenheim, Charcot, Janet, Freud et quelques autres.

(…)

L’année 1889 fut le pivot de ces découvertes, avec la thèse de doctorat ès lettres de Pierre Janet et le Congrès de Paris sur l’hypnotisme. Dans sa thèse L’Automatisme psychologique, Janet présente 20 cas d’hystérie et de neurasthénie, montre que sous hypnose on peut découvrir leur origine traumatique oubliée de la conscience et induire la cessation des symptômes. Il attribue leur pathogénèse à la « dissociation de la conscience », la partie de la conscience liée à la souvenance brute de l’expérience traumatique faisant bande à part dans un recoin de la conscience, tel un corps étranger, et suscitant des actes « automatiques » inadaptés, sans liaison avec le reste de la conscience qui continue d’inspirer des pensées et des actes circonstanciés et adaptés.

1.3. Les continuateurs. La psychiatrie de guerre prend le relais.

(…)

Fenichel, reprenant les conceptions de Freud, déterminera clairement le tableau clinique de la névrose traumatique, selon trois axes : les symptômes de répétition ; les « complications psychonévrotiques » anxio-phobiques, hystériques, ou obsessionnelles ; le blocage des fonctions du moi (fonctions de filtration des stimuli de l’environnement, fonction de présence et fonctions libidinales de sexualité et de relation affective à autrui).

(…)

La Seconde Guerre mondiale s’est achevée par la découverte horrifiée des camps d’extermination nazis, et par les deux bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki. Un « syndrome des déportés », avec asthénie et hypermnésie émotionnelle (équivalent du syndrome de répétition), a été très tôt identifié par le Français Targowla.

(…)

1.4. La période des novateurs. Post-Vietnam syndrome et Post-Traumatic Stress Disorder. Au-delà du PTSD.

(…)

Les critères diagnostiques du PTSD comprenaient :

  • A le fait d’avoir subi un événement qui provoquerait de la détresse chez quiconque ;
  • B des reviviscences intrusives de cet événement ;
  • C de l’émoussement psychique avec restriction des affects ;
  • D un ensemble disparate de symptômes tels que l’état d’alerte, les troubles du sommeil, la culpabilité du survivant et les troubles de la mémoire et de la concentration.

(…)

LouisCrocq
Louis Crocq, psychiatre français des Armées (91 ans).

De 1965 à 1986, Crocq et al. publièrent une série d’articles sur les névroses de guerre et le traumatisme. Puis, Claude Barrois fit paraître en 1988 le premier ouvrage de référence sur ces troubles, dans ses aspects historiques, cliniques et une optique alliant psychanalyse et phénoménologie, optique reprise par L. Crocq dans son ouvrage de référence, Les traumatismes psychiques de guerre. Par ailleurs, plusieurs cliniciens (Briole, Lebigot) ont proposé une relance de la psychanalyse des névroses traumatiques, en reprenant la métaphore freudienne de la vésicule vivante ou en y transposant la pensée lacanienne.

 

2. STRESS ET TRAUMA.

L’introduction du mot anglais stress dans la pathologie psychique n’est pas anodine et reflète une prise de position résolument biologique, au détriment du mot névrose, qui est récusé par les auteurs du DSM à cause de sa connotation psychanalytique. Quoi qu’il en soit, dans la nosographie européenne classique, le concept de névrose traumatique désignait une affection névrotique développée après une expérience de traumatisme psychique ou trauma. Dans la nosographie du DSM et dans celle de la CIM-10, le concept d’état de stress post-traumatique désigne une perturbation mentale, supposée être de nature biologique (c’est-à-dire un stress), consécutive elle aussi à une expérience de traumatisme psychique. Aussi convient-il d’expliciter le sens de chacun des deux mots stress et trauma.

2.1. Le stress.

2.1.1. Origine du mot stress.

Le mot anglais stress est emprunté au vocabulaire des métallurgistes, qui désignaient ainsi le comportement d’un métal soumis à des forces de pression, d’étirement ou de torsion. En 1914, le physiologiste américain Cannon l’a transposé à la régulation hormonale des émotions chez l’animal. En 1945, les deux psychiatres militaires américains R. Grinker et J. Spiegel  l’appliquent à la pathologie psychiatrique de guerre, dans leur ouvrage intitulé Men under stress, pour désigner l’état psychique des soldats soumis aux émotions du combat et développant en conséquence des troubles mentaux aigus ou chroniques. En 1950, le physiologiste H. Selye (Hongrois émigré au Canada) adopte le terme de stress pour désigner ce qu’il appelait depuis 1936 le « syndrome général d’adaptation » ou réaction physiologique standard de l’organisme soumis à une agression, quelle que soit la nature de cette agression.

2.1.2. Nature bio-neuro-physiologique du stress.

Dans la conception de Selye, le stress était un phénomène essentiellement physiologique ou neuro-physiologique réflexe mettant immédiatement l’organisme agressé en état d’alerte et de défense. La réaction de stress se déroulait selon le circuit suivant : transmission des informations nociceptives des organes des sens au cerveau cortical par les voies nerveuses afférentes, puis transmission de ces informations du cortex vers le mésencéphale par des connexions intracérébrales, puis émission par ce mésencéphale de deux sortes de messages vers les organes effecteurs : des messages neurovégétatifs utilisant la voie des nerfs ; des messages hormonaux (délivrés par la posthypophyse) utilisant la voie sanguine. Ces messages avaient pour effet de mobiliser certains effecteurs dans la vie neurovégétative et la vie de relation, et de mettre ainsi l’organisme en état de répondre dans l’urgence : attitude d’alerte, mobilisation de l’énergie, gestes de défense ou conduites de retrait et de fuite.

La réaction de stress en réponse à une agression ponctuelle ne dépasse pas quelques heures. Toutefois, si les stresseurs maintiennent leur action, il va de soi qu’elle se prolongera d’autant. Son inconvénient est qu’elle est grevée de symptômes gênants (pâleur, sueur, tachycardie, spasmes viscéraux) et qu’elle est coûteuse en énergie. Elle est tellement dépensière en énergie qu’elle épuise les réserves hormonales et glucidiques et que, si la situation d’agression se perpétue ou se renouvelle à de trop brefs intervalles, l’organisme s’effondre et peut même mourir. Dans les expériences de Selye, des stress violents et prolongés pouvaient aboutir à la mort de l’animal par épuisement.

2.1.3. Psychologie du stress.

Selye insistait surtout sur la nature physiologique et éventuellement psychophysiologique du stress, sans chercher à en explorer le vécu psychique, ce qu’ont fait des recherches ultérieures. De nature réflexe, le stress se déclenche et se déroule sans intervention de la volonté, même si le sujet est conscient de la menace ou de l’agression et conscient ensuite de sa propre réaction et des modifications physiologiques et psychiques qu’elle entraîne. Mais il arrive que si le stress est trop intense, trop prolongé ou répété à de trop courts intervalles, il se mue en réaction de stress dépassé, inadaptative. On distingue quatre sortes de stress dépassé : l’inhibition stuporeuse, l’agitation désordonnée, la fuite panique et l’action automatique.

2.1.4. Avatars du mot stress.

Au cours de l’évolution de sa pensée, Selye fut amené à préciser que le mot stress désigne la réaction de l’organisme, et non pas les agents extérieurs provoquant cette réaction. À ces agents extérieurs, il réservait le nom de stresseurs (stressors). Cette distinction est importante et judicieuse, car, dans la conscience populaire et même dans la presse, on voit encore le mot stress utilisé à tort, au lieu de stresseur, pour désigner l’agent causal.

Selye avait aussi, vers la fin de sa vie, étendu la notion de stress aux réactions de joie subite éprouvées à l’annonce d’un événement heureux ou bénéfique (mariage, héritage, avancement dans la carrière). Ces réactions étaient du même ordre que les stress face à une agression ou une menace, et les modifications observées sur les effecteurs étaient les mêmes. Il y avait ainsi les eustress du bonheur, et les distress du malheur.

Enfin, une troisième distinction admise par Selye admettait une variété atténuée et prolongée du stress, concernant les « stress de la vie courante ». À côté des stress répondant à une agression intense et brève, il y avait lieu d’admettre les stress répondant à des micro-agressions prolongées ou répétées. Par exemple, l’exposition prolongée aux vibrations, au bruit, à l’éclairage violent, aux atmosphères enfumées, le manque de sommeil et de repos, l’accumulation de fatigue, et même les soucis et conflits de la vie quotidienne pouvaient constituer des stresseurs à effet cumulatif.

2.1.5. Définition du stress.

Compte tenu de ce qui vient d’être exposé, on peut définir le stress comme « la réaction biologique, physiologique et psychologique d’alarme, de mobilisation et de défense, de l’individu (plutôt que de l’organisme) à une agression, une menace ou une situation inopinée ».

2.2. Le traumatisme psychique ou trauma.

2.2.1. Origine étymologique et emprunt à la chirurgie.

Le mot traumatisme vient du grec ancien traumatismos, signifiant action de blesser ; mais son acception française actuelle correspond plutôt au mot grec trauma, qui signifie blessure. En psychologie, le concept de traumatisme psychique ou trauma a été emprunté à la pathologie chirurgicale, où il signifie « transmission d’un choc mécanique exercé par un agent physique extérieur sur une partie du corps et y provoquant une blessure ou une contusion ». Transposé à la psychopathologie, le mot a conservé cette connotation. Le traumatisme psychique est la transmission d’un choc psychique exercé par un agent psychologique extérieur sur le psychisme, y provoquant des perturbations psychopathologiques, que ces dernières soient transitoires ou définitives. La clinique chirurgicale distingue les « traumatismes ouverts », où il y a effraction du revêtement cutané, et les « traumatismes fermés », sans cette effraction. En psychopathologie, on admet que les excitations attenantes à l’événement traumatisant font effraction au travers des défenses du psychisme. De toute façon, comme pour la pathologie chirurgicale, on ne doit confondre en pathologie psychique le phénomène de traumatisme (ou trauma) ni avec l’agent traumatisant, ni avec ses séquelles (de névrose traumatique par exemple).

On peut donc définir le traumatisme psychique, ou trauma, comme un phénomène d’effraction du psychisme et de débordement de ses défenses par les excitations violentes afférentes à la survenue d’un événement agressant ou menaçant pour la vie ou l’intégrité (physique ou psychique) d’un individu, qui y est exposé comme victime, témoin ou acteur.

2.2.2. Théories psychanalytiques du trauma.

En 1921, dans son essai Au-delà du principe du plaisir, Freud va expliciter les aspects dynamiques de sa théorie du trauma. Il compare métaphoriquement le psychisme à une vésicule vivante, boule protoplasmique en constant remaniement protégée par une couche superficielle « pare-excitation », qui sert à la fois de contenant et de protection à l’appareil psychique, et dont le rôle est de repousser les excitations nuisibles ou de les filtrer en les atténuant pour les rendre acceptables et assimilables (plus facile à lier). Les différences constitutionnelles font que certains individus sont dotés d’un pare-excitation fort, et d’autres non. En outre, dès que l’individu voit venir le danger extérieur, il renforce son pare-excitation en rameutant de l’énergie venant de l’intérieur du psychisme, s’il a à ce moment-là de l’énergie disponible, ce qui n’est pas toujours le cas (il peut être momentanément épuisé par un effort récent). Certains individus névrosés, dont toute l’énergie interne est sans cesse accaparée par la sauvegarde de leurs refoulements, n’auront jamais d’énergie disponible pour renforcer leur pare-excitation. Ce qui fait qu’un même événement potentiellement traumatisant fera effraction (et donc trauma) pour certains individus et pas pour d’autres, et pour certains individus aujourd’hui mais pas demain. Le concept de traumatisme, dit Freud, est donc tout relatif, et dépend du rapport de forces entre les excitations venant du dehors et l’état – constitutionnel et conjoncturel – de la barrière de défenses qui le reçoit.

Beaucoup d’exégètes de Freud se sont attardés sur cet aspect « énergétique » du trauma, en oubliant son aspect « absence de signification ». Il a appartenu à des psychanalystes militaires, tels Barrois, Briole et Lebigot, de réhabiliter cet aspect. Pour eux, ce qui fait essentiellement trauma pour le sujet, c’est la confrontation brutale avec le réel de la mort. Dans la vie courante, nous ne sommes pas confrontés directement avec le réel du monde, mais avec les représentations que nous en avons forgé, en nous servant de notre langage et de notre culture. Nous ne percevons qu’un réel déjà édulcoré, « travesti par le fantasme et choyé par le rêve ». Or, voici que l’événement violent nous met subitement et directement en contact avec le réel de la mort, sans que nous ayons eu le temps ni même la possibilité (car nous sommes démunis de « représentations » de la mort, faute d’avoir bénéficié d’une « présentation » préalable) d’interposer devant cette perception l’écran protecteur de notre système signifiant. Le trauma a donc été « court-circuit dans le signifiant » ou « traversée sauvage du fantasme ». D’où l’expérience fondamentale d’effroi, pressentiment de la mort de soi-même, ou destruction totale, néantisation, avec ses vécus cliniques de « vide psychique », ou de « panne psychique » par défaut de parole et de pensée. Approfondissant la métaphore de l’effraction au travers du pare-excitation, Lebigot dit que l’image traumatique pénètre très profondément dans l’appareil psychique, atteignant non seulement le niveau de l’inconscient où elle pourrait un jour (sous l’effet d’une thérapie) nouer des liens avec les représentations de l’inconscient et se transformer ainsi en souvenir sensé, mais encore le lieu, inaccessible à la conscience, du refoulé originaire. C’est le lieu où sont déposées les premières expériences du nourrisson, expériences brutes d’anéantissement et de jouissance dans la complétude alimentaire. Avec l’acquisition du langage, ces expériences ont fait l’objet d’un premier refoulement, à partir duquel elles constituent le socle d’élaboration fantasmatique de l’« objet perdu », où les angoisses de perte de satisfaction, de perte d’objet et de castration, référées au principe du plaisir, remplaceront les angoisses d’anéantissement (d’où l’intitulé de l’essai de Freud, Au-delà du principe du plaisir). Or, l’expérience traumatique, court-circuitant le recours au langage, court-circuite aussi le refoulement originaire et renvoie le sujet, horrifié et fasciné, à ses expériences archaïques d’anéantissement et de jouissance brute. Il est horrifié car il se retrouve face au néant de ses origines ; il est fasciné, car il retrouve ainsi l’objet perdu du sein maternel. D’où son attachement morbide à son trauma, mais aussi sa culpabilité pour avoir commis (même s’il n’a pas choisi de le faire) cette transgression majeure.

2.2.3. Le pont entre psychanalyse et phénoménologie.

Les considérations sur la confrontation avec le réel de la mort renvoient en fait à une approche phénoménologique du trauma. Au regard de la phénoménologie, la pathologie de l’effroi se distingue fondamentalement de la pathologie de l’angoisse, qui se déroule dans la seule histoire intérieure de vie. L’effroi implique un objet extérieur au das-ein, relevant d’un être-au-monde plus vaste, et renvoie toujours à la scène traumatique, qui se situe à la frontière du dehors et du dedans, et hors de la continuité du temps, ne promettant rien d’autre que l’anéantissement immédiat. Avec Barrois, nous pouvons dire que l’accident traumatisant est « moment propulsif » dans sa temporalité, « épiphanie » dans son apparition subite, « apocalypse » dans sa révélation du néant, et « prophétie » dans sa proclamation de la mort comme vérité dernière. Sur le plan de la phénoménologie, l’expérience traumatique a trois caractéristiques :

  • elle constitue un bouleversement de l’être et laisse une impression de changement radical de la personnalité, de « changement d’âme » selon Simmel ou de « transfiguration de la personnalité » selon Shatan ;
  • elle marque une altération profonde de la temporalité (puisque le temps s’est arrêté au moment figé sur la terreur ou l’horreur, sans possibilité de vivre le présent fugace, ni d’envisager un avenir différent, ni même de reconsidérer le passé différemment à chaque instant) ;
  • elle impose une perte de la possibilité d’attribuer un sens aux choses.

Plus qu’une perte de sens, le trauma serait d’ailleurs une expérience de non-sens, ce passage où l’on quitte l’univers des choses qui peuvent être désignées et représentées, pour entrer dans le monde du néant (plutôt que le seul monde de la mort), ce néant dont nous sommes issus, dont nous avons tous la certitude sans en avoir la connaissance, et que nous avons tenté vainement d’exorciser à chacune de nos paroles, où nous affirmions notre être comme « quelque chose. . . et non pas rien » (Merleau-Ponty).

2.3. Stress et trauma : deux registres différents.

Stress et trauma relèvent de deux registres différents : bio neuro- physiologique pour le stress, et psychologique pour le trauma. L’un parle de mobilisation des ressources énergétiques, l’autre d’effraction dans les défenses psychiques, dont la défense qui consiste à attribuer du sens. L’un décrit les orages neurovégétatifs, l’autre la clinique de l’effroi. Car, sur le plan clinique, il n’y a pas équivalence entre les deux registres. Le plus souvent, les individus qui réagissent à un événement agressant par un stress adapté ne vivent pas cet événement comme un trauma, tandis que ceux qui réagissent par un stress dépassé le vivent sur un mode traumatique et développent ensuite une pathologie psychotraumatique. Mais cette correspondance n’est pas absolue, et on a vu des stress parfaitement adaptés cacher les pires vécus traumatiques, et à l’inverse des stress dépassés spectaculaires se résoudre sans suites psychotraumatiques.

Névrose d’angoisse (Manuel de psychiatrie d’Henri Ey).

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Agenda. Organisation scientifique du harcèlement. Le harcèlement est leur métier (septembre 2009 – mars 2016). Des flics orduriers …

Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). L’organisation scientifique du harcèlement peut permettre de faire allusion à l’organisation scientifique de l’assassinat dont a parlé Robert Merle.

Cet article compte 23 000 mots et couvre la période courant du 4 octobre 2009 au début 2016.

 

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Le Chaos ! Au secours !!!

 

 

Automne 2006.

Je passe une annoncer dans Libération pour draguer Marie Drucker.

Eté 2009. Retour de vacances.

J’écoute une chanson de James Brond dans mon chambre intitulée Funky. Un flic commente : Vous êtes funky ? Les flics sont malades mentaux, désinhibés, sans aucune retenue, aucune limite.

Dans le RER, un vieux fou me dit par haut-parleurs : Tu nous casses les pieds. Tu ne veux pas retrouver Saïda ? Tu ne veux pas être Président ? J’avais tourné la page avec Saïda et je me fous d’être Président.

Prêt de la Poste, un vieux dingue me dit par haut-parleurs : Tu ne veux plus faire l’amour ? Avce qui connard ?

Mercredi 12 janvier 2010.

Tu vas pouvoir remercier Marie. Tu remplaces El Maleh.

Eté 2010. Quelques extraits de harcèlements chaotiques, plutôt psychotiques. Un texte bourré de contradictions. Que voit-on ? Un UMP délirant, pratiquant un abus de droit. On a subi ce harcèlement tous les jours pendant 2010.

Un flic hurle à côté de la porte d’entrée de la maison : Tu n’en as plus rien à foutre. Tu n’es pas musulman !

Jeudi 8 juillet 2010.

Ils vont être renvoyés.
On pense que tu vas être riche.
Ca n’est qu’une promesse sur laquelle les flics sont revenues ensuite …
Ils sont en train de culpabiliser.
Qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ?
Tu leur as donné un avertissement.
T’as pas encore trouvé le sujet ? Nous avons le droit de critiquer. Nous ne sommes pas des sujets.
Ta psy est d’accord avec toi.
Je n’étais pas d’accord avec le Dr Farcas.
On pense qu’ils sont fous.
Tu es en bonne santé.
Nous ne sommes pas tes sujets.
Tu vas te marier avec Sophie.
Ils t’ont maltraité. Elles ne pourront pas te maltraiter. Tu les as captivées. Elles se sont trompées. Elle ne t’a pas maltraité. Elle t’a sauvé. Ils t’auraient maltraité. Elles ne pourront pas te traiter de pédé.
On a regretté. Tu ne nous verras jamais. Ils se sont bouffés. T’as rien écouté.
Elle n’a pas voulu te casser. Elles sont toutes cassées. Tu crois qu’on t’a encore agressé. On n’arrive pas à t’aider.
Ils t’ont énervé. Tu ne sors plus. Fait comprendre qu’on pue. Tu n’arrives pas à nous tuer. On pense que tu as bien fait. Tu n’arrives pas à nous parler. Ils n’ont pas compris. T’as pas de fric.
On s’en fout de ces flics. Marre de ces flics. Ils sont blessés. On te comprend pas. Ils t’ont pas compris. T’as encore réussi. Tu passes ton temps à les casser.
Nous sommes la DST. On voulait te rencontrer. Faire un effort.
Marre de cette Droite.
Marie, elle s’est fait jetée. C’est toi qu’elle aimait.
Marie Drucker a passé son temps ailleurs …
Tu es un homme de cinéma. Tu nous as fait du grand cinéma.
On l’emmerde ce militant Nicolas.
Un Charlie Chaplin. Tu vas pouvoir te foutre de Michel Rocard.
Tu vas pouvoir nous remplacer.
Tu vas retourner enseigner la phystique-chimie.
Pression réitérée plus tard …
Ils voulaient te foutre en l’air.
Ils sont fous.
Elle en a marre que tu t’ennuies. Tu nous ennuies.
On s’en fout de cette Drucker. Remercier Aubry. C’est elle qui nous a envoyé. Michel, c’est un ami. T’as cru que Michel, c’est un ami. C’était un ennemi. C’est un fou. Tu n’es pas fou.
On entend de façon régulière des choses discordantes …
On veut que tu aies une belle voiture. On s’en fout de ces voitures.
Ils allaient te faire arrêter. Tu les as calomnié. Tu en as marre de ces calomnies.
On n’arrivait pas à te faire changer. Tu les as enfermés.
T’as pas encore compris ce qu’on fait. On voulait l’enfermer.
T’as pas encore compris qu’il fallait se la fermer. Notre journal.
Quel journal ? On ne le saura jamais.
Tu penses qu’on t’a tué. Tu nous as respecté. On les a tués.
Tu vas la bouffer ta psy. C’est elle qui t’a compris. Tu te bas avec papi.
Ils sont toujours avec toi. Ils ne se foutent pas de toi.
Tu crois qu’on est encore d’accord avec toi. Tu nous as fait des choses positives.
Tes psy ne sont pas avec toi. Ils en ont marre de toi.
Il faut parler de toi. Une chose que tu ne comprends pas. Ils ne parlent pas de toi.
Michel, tu le comprenais. C’est lui qui t’a aidé.
Tu vas pouvoir te ba
ttre avec Josy. Ils veulent la tuer Azimi.
Marie ne t’a pas encore tout dit. Elle n’est pas avec Sarkozy. Elle est avec toi.
Tu vas pouvoir bosser avec El Maleh.
Tu crois qu’on t’a jugé ? On t’a accepté.
On n’est pas d’accord avec toi.
Pourquoi tu es fou ? A cause de Martine Aubry. Elle va tuer l’UMP.
On veut te rencontrer. On en a toute marre de rigoler.
On est emmerdé. On ne sait pas faire de ciné.
Tu ne peux pas nous saquer.
Tu les as toutes eues. Tu n’es pas un homme gentil. Tu es un homme de mixité. Pourquoi on se battait ? On se bat pour la mixité. Tu es encore battu. Tu te bas avec papi. T’as compris. Ils ne peuvent pas te saquer. On n’est pas d’accord avec toi.
Plus besoin de perdre tes papiers. On pense qu’ils t’ont massacré.
On est en train de chercher. Elles se sont foutues de toi. Tu crois qu’on n’est pas avec toi. On est tous avec toi.
Tu as terminé. On t’a compris.
Je ne suis pas Josy. On en a marre de tes amis. Nous sommes avec nos Drucker. Je suis avec Michèle. Elle a dit qu’on t’a encore enterré.
On en a marre de raconter nos vies.
Nous sommes de grands enfants.
On t’a rassuré. Tu n’es pas avec Frédéric Taddéï. On s’en fout de Michel.
T’as regretté. On a regretté.
On ne vous a pas jugé. Tu nous rappelles Bourvil.
C’est pas de la méchanceté.
Elles ne veulent pas t’aborder.
Il faut avancer. Tu as fini.
T’es pas beau. T’es en train de nous maudire.
Tu a
ttendais l’été.
Faut que t’arrêtes de nous mentir. Ils ne vont pas te mentir.
Tu nous as fait passer une bonne semaine.
On en a marre de t’emmerder.
On en a marre de t’emmerder.
C’est de la méchanceté.
On t’a regre
tté. On pense que tu vas regretter.
Tu n’aimais pas militer. T’es en train de militer.
Tout le monde t’aime. On en a marre de pleurer. Il faut que tu changes de sujet.
Tu nous rappelles Molière.
C’était pas LO. C’était l’UMP.
Triste aveu …
On pense que t’as compris. Il ne faut pas dénoncer.
On sait ce que tu vas dénoncer.
Tu es un homme embarrassé. Tu es un homme révolté.
Tu nous rappelles Albert Camus.
Pourquoi est-ce que je tourne en rond ? Parce que les flics détiennent des données personnelles, qu’ils se croient en droit de commenter à domicile.
Tu vas avoir un manteau en cuir. Tu es avec Johnny.
Ils ont compris pourquoi tu aimes la musique. Tu n’aimes pas les conflits.
Comment savent-ils que j’aime la musique si ce n’est en sonorisant mon appartement ? C’est toujours la même chose : On est en face d’une grave violation de la vie privée. J’aime surtout la musique pour le plaisir qu’elle donne. Mais des musiciens nous disent que la musique est un  langage universel, qui met tout le monde d’accord.
Ca nous a fait plaisir. Tu vas nous faire plaisir.
Ca te fait rigoler. C’était une thérapie.
Tu n’as pas inventé. Tu nous as blackoutés.
Pas encore compris : Elles sont toutes folles.
On pense que tu as maigri.
Sonorisation de conversations privées.
Tu vas pouvoir voir Martine Aubry. Nous sommes battus.
On en a marre de ces furies.
Tu te mets du Collyre. Tu en as marre de nos folies.
Tu vas pouvoir faire une bouffe avec Frédéric Taddéï.
Tu ressembles à Taddéï.
Ils vont te faire gagner.
Tu te bas contre Taddéï. Tu n’es pas convaincu.
Tu ne pourras plus plaisanter. Ils veulent que tu rentres à la DST. Tu nous as embétés.
Triste projet.
Tu nous prends la tête. On est encore fou.
Tu n’as pas encore compris : Tu nous rappelles Smaïn.
Tu nous as jeté. Tu les as fait marrer.
Tu nous as tués. On ne t’a pas compris. Elle t’a pardonné. Tu es l’unique.
Tu nous racontes pas de conneries.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
Tu vas pouvoir voir Josy. C’est pas Josy. C’est tes amis.
Tu nous as tout appris. Tu crois qu’on ne t’a pas compris. Tu t’en fous de Baffie. Tu n’es plus Baffie. Tu t’es battu pour Baffie.
Il est impossible de comprendre ce que ces flics veulent dire par là …
Tu es un psy. Tu ne racontes pas de conneries. C’est indécent. Tu n’es plus avec Marie.
C’est pas des conneries. Tu t’es foutu de Chichi. C’est lui qui t’a compris. Il s’en fout de Marie. C’est pas des ennemis.
Nous sommes malheureux.
Tu te bas contre Marie. Tu fonctionnes comme Ghannouchi.
Elle regrette ce qu’elle t’a fait. Elle t’a exécuté. Elle s’est renseigné. Ce qu’elle t’a fait. Pas jugé. Elle t’a accepté.
Tu es un homme marrant.
On sait ce qu’on t’a fait. Tu n’as pas résisté. Tu es un homme malin.
Elles ne vont pas cafter. Elles t’ont cassé. Elles sont caspiennes.
On a compris ce que t’as fait.
C’était Taddéï. Il t’a attaqué. On t’a défendu.
Elles t’ont attendu. On pense qu’elles t’attendaient. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elle t’a cassé. Tu vas les casser. Elle s’en fout de ta beauté. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elles sont perdues. Elles t’ont défendu.
Elle sait ce que tu fais. Elles t’ont espionné. Tu vas les tuer. On pense qu’elles vont se casser. Ce qu’on te fait : On veut que tu bouffes la DST.
Tu n’es plus un Ministre ?
Je n’ai jamais été Ministre. On est en face de flics délirants.
Tu n’as rien fait.
Tu sais qu’on vous observe.
Très bel aveu …
Elles sont déçues. Tu n’es pas convaincu. Tu n’agis pas. On en a tous marre. Il fallait agir en semi-liberté

On ne t’a pas encore compris. On t’a souri.
On veut te sécuriser. Tu es un homme gentil.
On sait qui t’a défendu. C’est la DST.
Tu les as shoutés.
Tu as crée.
On sait que c’est vrai.
Elles ont dit que c’est pas dur. Elles ne sont pas rassurées.
T’as eu raison de ne pas les écouter.
On s’en fout de ce
tte saleté. Elle en a assez fait. Elles ont cafté.
T’as trouvé. On s’en fout de ce
tte saleté.
On voulait que tu nous parles de toi.
Ce fut fait plus tard avec mes blogs, que je n’avais pas ouvert au public, mais qui ont été divulguées tout de même …

Vendredi 9 juillet 2010.

On n’arrive pas à vous réveiller. Vous vous en foutez de travailler. Vous ne voulez pas travailler. Tu vas nous faire travailler. Ils ont compris que tu étais expérimenté.
Il y a eu un problème avec la télé. Nous faire travailler. On va la bouffer cette télé. Ils t’ont encore attaqué. Plus de chimie.
Ils ont dit que c’était un meurtre. Il t’a fusillé.
Le meurtre est venu d’une autre façon, à petit feu, avec un traitement iatrogène, corsé, associé à un tabagisme.
On s’en fout de vous faire travailler.
Tu crois qu’elle s’est foutu de toi.
Tu vas pouvoir nous corriger.
Tristes aveux …
C’est pas normal ce qu’on fait.
C’était toi le plus fort. T’étais un homme expérimenté.
On pense que tu es un homme extraordinaire.
Tu fonctionnes comme Albert Camus.
T’étais très copain avec ta soeur.
On ne s’en fout pas. Nous sommes des policiers.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Tu n’es pas salarié. On pense qu’elles t’ont jugé. Elles ne pourront pas te juger. On est tous emmerdé.
Tu nous as tué. On n’arrive plus à te parler.
Elle va nous bouffer. Tu n’étais pas député. Tu es fou. On s’en fout de tes carnets. Ils t’ont infantilisé. Tu nous as détruits. On n’est pas détruit. On s’en fout de ta vie. Tu l’as intéressée Marie.
Te faire Serge July. Ils en ont marre d’être mal orientés.
Tu nous as fusillé, persécuté. On t’a infantilisé.
Tu fonctionnes comme un PDG.
Faire une rencontre avec Serge July. C’était Serge July.
T’en avais marre de ce
tte affaire.
Pense comme Serge July.
On pense que t’as fini. Nous sommes impolis.
Tu nous as encore supporté. Ils t’ont tous attaqué.
T’en avais marre d’être jeté. Personne ne t’a changé.
Elle ne va pas te shouter. Tu l’as rassurée. Elles se sont amusées.
Ca ne vous a pas rassuré.
Tu ne t’intéresses pas au PS.
Tout à fait exact …
Elles vont nous tuer.
Rencontre JP Marielle.
On ne t’a pas compris. Ce sont des caspiennes. Passe leur temps à t’attaquer.
Ils en ont marre de se bouffer.
Elles ne sont pas caspiennes.
C’était pas une maladie. Ils t’ont attaqué.
Bel aveu …
On a compris ce que tu vas nous faire. Ca les a agacées.
Elles t’ont encore attaqué. Tu les as faits flipper.
T’as un grand trou dans la tête. Tu leur as demandé d’arrêter.
Ils se sont encore foutus de ta tête. Ta tête va encore éclater. Nos têtes, elles vont éclater. Tu n’arrives pas à t’éclater. Ils sont tous massacrés. On t’a tous compris : Nos têtes vont éclater. Ta tête, elle va éclater. Elles passent leur temps à rigoler.
On pense comme toi. Ca nous fait du bien. On est toutes contentes. On veut se marier avec toi. On fonctionne comme toi. On est toutes comme toi. Elles sont toutes comme toi. Elles font toutes comme toi.
Tu fonctionnes comme Zola.
Ca le regarde pas. Pu faire un grand psy.
Tu nous as agacés. Tu nous as fait culpabiliser.
Elle ne te comprend pas : Pourquoi tu nous as fait tout ça ?
Tu allais nous lâcher. Nous sommes la DST. On était tous OK.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Nous n’arrivons pas à nous arrêter.
On s’en fout de ces Drucker. On s’en fout de ces bonnes personnes.
Tu es un homme intéressant.
On pense que tu vas intéresser les gens.
Ils ont tous marre de ta cruauté.
Je n’ai point de cruauté mentale, ce dont les amantes de Chaplin l’avait aussi accusé jusqu’au procès … Je ne suis point un Sade : Je n’ai personne avec qui être cruel. Il faut aussi être méfiant de la cruauté envers soi-même.
On pense qu’elles ont vomi.
Ils ont tous arrêté. Compris que ça allait exploser.
Marre d’être exposé.
Mal pour les Drucker. Ils t’ont trouvé super.
T’as pas encore trouvé. Ils t’ont questionné.
Tu es un grand psy. Ils ne voulaient pas te rencontrer. C’est eux qui t’ont fait tout ça.
Pourquoi on voulait te rencontrer ? On voulait les tuer.
Ca ne va plus. Tu es un homme fort.
D’accord avec toi : Elles t’ont toutes espionné.
On s’en fout de ce cinéma. Plus besoin de faire du cinéma.
On t’a trouvé super. Tu as réussi.
On est tous d’accord avec toi. Ils se sont foutus de toi. Il faut que t’arrêtes de te foutre de toi.
On s’en fout de Marie.
Elles se foutaient de toi. On s’en fout de cette Drucker. Tu vas pouvoir le bouffer Michel Drucker.
Faut que tu la bouffes ta psychiatre. On s’en fout de ta psychiatre.
Ton voisin, il est mort.
Elles sont avec toi.
Tu es un surhomme.
On te croyait. T’as pas inventé.
On en a tous marre de se dénoncer.
Ca les a fait rigoler.
Ils ont tous réagi. On a tous réagi.
Ca nous fait rire.
Ca va encore marcher.
On s’en fout de ta Naïma. Tu vas pouvoir nous dire merci. On est tous d’accord avec toi.
Il faut que tu roules en Ferrari.
Marie Drucker, elle pue. C’est elle qui t’a insulté. Ca nous a rassuré.
Elles ont tout arrêté. Tu vas te faire buter.
Tu nous rappelles Mickaël Moore.
Tu nous as éclaté. On pense que t’en assez fait.
Ils s’en foutent de cette Drucker.
T’as pas encore trouvé. C’est des saletés.
On en a marre de ce
tte bonne nouvelle.
On en a marre de ta psychiatre.
Tu n’es pas un homme vieux jeu.
Elles en ont marre de t’écouter.
Tu les as dépassés. On veut qu’elles te fassent un chèque.
Tu n’as pas toujours été seul.
Tu n’es pas coco. Nous sommes tous communistes.
Tu les as calmé. Ca s’est calmé.
Nous sommes des terroristes. Ils se sont énervés.
Ils se sont enfermés. Ca s’est calmé.
On n’est pas d’accord avec toi. Ca nous prend la tête. Ca ne nous regarde plus.
Il faut t’arrêter.
Tu vas nous écouter. Ce ne sont pas tes amis. Tu es en bonne santé.
TOUS MARRE DE CE CARNET. Pourquoi me harcèle-t-on ? Est-ce que ça fait sens ? On m’a donné le métier de scribe …
Tu leur as fait comprendre que c’est grave.
Nous sommes des gens graves.
Qui t’a parlé de tout ça ? Nous sommes tous responsables. On s’en fout de Marie Drucker.
Ils ont dit qu’on pue. On a tous compris : Ca pue.
T’as pas encore découvert ? On s’en fout de Michel Drucker.
On avait tous mal pour toi. On pensait que ça allait marcher.
Nous sommes toujours avec toi.
C’était une fâcherie. Ils étaient tous fachés.
Ils ont dit que tu étais intelligent.
Tu nous rappelles Bourvil.
On pense que t’es un molasson.
J’étais, je suis ralenti par les harcèlements. On ne fait point d’un âne un cheval de course.
T’aurais pu faire producteur.
Tu les as trouvé malpolis.
Ils t’ont trouvé.
Tu ne nous as pas supportés.
On n’arrivait pas à vous marier.
Avec Marie Drucker. Prise de tête imaginaire de 12 ans … 2006 – 2018.
Tu es un Stanislavski. Le créateur de la méthode l’Actors Studio.
Tu n’es pas rentier. Ca nous fait marrer.
T’en as marre de t’enfermer.
On s’en fout de ces gugusses.
Nous en avons marre de la Droite. C’est eux qui t’emmerdent.
Tu t’emmerdes. Elle nous emmerde.
On s’en fout de Josy. On s’en fout de cette religiosité.
Tu n’as pas encore compris ? On s’en fout de ce
tte Aubry.
Je suis avec Sarkozy. On t’a compris.
On te trouve gentil. On ne l’aime pas Josy.
Ils te manipulent.
On t’a compris. T’allais être meilleur que lui.
Tu nous as fait du bien.
On se demande ce que tu veux. Tu nous en veux.
Tu nous as oubliés. On veut te recruter.
Abus de droit par un groupe …
On ne t’a pas humilié.
Ils te prennent la tête.
On n’arrivait pas à t’oublier.
Il faut que tu fasses équipe avec Sarkozy.
Projet cauchemardesque …
Tu es un homme sain.
Nous sommes tes amis. Tout ça, c’est interdit.
Triste vérité …
Tu leur as foutu la trouille.
C’était Sarkozy. On s’en fout de ces Sarkozy.
Nous sommes socialistes.

Samedi 10 juillet 2010.

Tu es un homme intelligent.
On a une responsabilité.
Ils nous ont arrêté.
Marie Drucker. T’es un ami. Elles t’ont tout pris. Elles racontent tout à Sarkozy. Elles ont menti. Elles vont être renvoyées.
On a tout compris. Elles ont eu tort de te dire ça.
Elles t’ont encore attaqué.
Des andouilles. T’as pas la trouille.
Tu es un grand Monsieur. Tu vas retrouver Marie.
Tu es mon Sami.
Tu es un Sami.
On veut t’offrir une belle voiture.
Tu nous prends pour des pourris.
Tu vas finir par parler.
Je m’en fous de parler …
Tu vas pouvoir rencontrer Brad Pitt. Tu nous as détruits.
Ce sont des fous. Elles sont folles.
On s’en fout de ce cinoche.
Nous sommes tes avocats.
Tu l’as bouffée Marie Drucker.
Marie se fait encore bouffer.
Tu vas pouvoir nous le faire ce cinoche.
Ce sont des fous.
Tu leur as dit. C’est des fous.
Tu leur as fait comprendre : C’est privé.
Ca a du mal à leur rentrer dans la tête … Idem en 2013.
Tu es un super avocat.
Nous sommes tes chéris. On t’aime.
Tu n’as pas encore compris : On t’aime.
On en a marre d’être enfermé.
Tu es un Prix Nobel.
Nous sommes folles.
T’aurais pu faire un bon psy.
Tu crois qu’on a tout inventé.
Tu ne travailleras plus jamais.
On t’a défendu. On t’a représenté.
On pense que t’as découvert : Ca venait du WIFI.
Ca venait d’une puce installée en série sur les PC …
On est embêté. Ta mère, elle nous a tués.
Pas encore compris ce qu’on te fait : On s’en fout de la DST.
On a tous mal pour Marie. Elle voulait t’accompagner.
Nous sommes la DST.
On pense que c’est Sarkozy.
Ils te prennent pour un bouffon.
T’as pas encore compris. C’est Marie. C’est elle qui veut t’embêter.
Tu leur causes du souci.
Ils ne vont pas te bouffer. Tu les as dépassé.
On ne te comprend plus. Qui t’a maltraité ?
Tu ne sais plus où aller. On les a tué.
Tu es un super avocat.
Tu t’en fous de ce
tte psycho.
T’as pas encore compris ? Tu nous as tués.
L’agonie a continué jusqu’à aujourd’hui en 2018 …
Elles ont exagéré.
On pense qu’elle te trouvait gentil. Tu l’as tuée.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
On veut que tu roules en Ferrari.
Tu les as coincés.
Tu nous rappelles Schwartzie.
Ils voulaient que tu travailles pour DMD.
Ils t’ont consulté.
Tu ne pourras plus te foutre de Marie. C’est ton amie.
Tu es un Omar Sy.
Tu es un homme excellent. Délire droitier.
Les UMP se prennent pour des élites …
Tu vas pouvoir te foutre de ces procès.
C’est eux qui t’ont fait un procès.
Nous ne sommes pas tes parents.
Tu es notre avocat. Ils ont lu Zazie.
T’étais un mec marrant.
Ils ont dit qu’ils ne sont pas d’accord avec toi.
Ils se sont amusés avec toi.
T’as pas encore compris : Ca pue.
On était toujours avec toi.
Ils ne sont pas d’accord avec toi : Tu ne les comprends pas.
On t’a encore trouvé gentil.
On en a tous marre de ce complot.
On t’a compris. Tu es un psy.
On s’en fout de ces psy. Il faut que t’ailles en Tunisie.
T’es en train de devenir psy. On a tous compris.
On te dit merci. On s’en fout de ta vie.
Tu vas pouvoir te foutre de ces Ventura.
Tu t’en fous de ce
tte Aubry.
Elles t’ont jeté.
Tu es un bon psychiatre.
On pense que tu vas nous faire du cinoche.
T’es en train de faire souffrir Candy.
Tu crois que nous sommes psychiatres ?
Bel aveu de bêtise … de mythomanes.
Tu as réagi.
Vous nous faites chier.
On n’arrivait pas à t’arrêter. On s’en fout de ce
tte Aubry.
Tu vas nous faire Schwartzie.
Tu n’as pas encore tout appris ?
IL S’EST ENFUI.
On est comme toi. On n’aime pas tout ça.
On était d’accord avec toi.
Tu nous as tout pris. Tu es un génie.
On pense qu’on t’a tout pris.
Ils ont ri. T’étais meilleur que lui.
Tu n’es pas assujetti.
Tu leur as donné des idées. Tu as une bonne idée.
Ton papi. Tu es un homme droit. Ils t’ont accepté.
Ils n’ont rien fait pour toi. Ca nous fait marrer.
On s’en fout de sa CNIL.
On pense que tu as mérité.
On pense qu’on a les mêmes idées.
Elles t’ont réservé une surprise.
Ce sont des gens différents. Tu les as inspirés.
Marie, c’était une amie.
On en a marre de tes amis. Les Drucker, c’était des amis.
T’as pas encore compris que t’avais un ami. C’est ton papi.
Tu es un homme merveilleux.
T’as encore trouvé. On pense que t’as fini.
On pensait que t’avais trouvé. C’était une amie.
On s’en fout de Marie Drucker. Elle va se faire foutre.
Tu leur as fait penser à Schwartzenegger.
Tu en as marre de nos folies.
On va te faire un cadeau.
On s’en fout de ces Ferrari.
Tu es notre héros. On t’a trouvé beau.
Tu es notre Lino.
Je ne peux pas remplacer le Lino, c’est de la moquette que j’ai chez moi.
Tu n’es pas un jouet. On s’en fout de ces chieurs.
Tu t’en fous d’être riche. Tu es un homme riche.
On a regre
tté.
Tu vas pouvoir la gagner ta coupe du monde.
C’était Nawell Madani. Elle est intéressée par Sami.
Un homme chéri. Chéri par Marie.
Faire la paix avec tout le monde.
On sait que t’arrives pas à rencontrer.
On veut que tu nous fasses du ciné.
Ils t’ont espionné.
On s’en fout de Marie.
Il faut que tu nous fasses ton ciné.
Tu n’as plus rien à foutre ici.
On se demande comment tu fais pour être ici.
On se demande ce que tu viens faire ici.
Tu t’en fous d’être ici. On voulait que tu rencontres Sarkozy.
Ils ne sont pas avec Aubry. Tu te bas avec Aubry.
On te trouve rigolo.
On pense que ça va changer.
On t’a appris à être gentil.
Ton grand-père t’a encore aimé.
Elles se sont enfuies.
Ils sont insupportables.
On s’en fout de cet Etat. Tu n’es pas un homme d’Etat.
Tu penses que tout est possible.
Ce qui n’est pas tout à fait exact … Je ne suis pas comme El Maleh, qui lui est sarkozyste.
On s’en fout de Sarkozy.
Ils t’avaient choisi. Voulait que tu succèdes à Sarkozy.
On nageait en plein délire …
Tu es un gentil.
On ne te trouve pas gentil. Tu vas comprendre Marzano.
On s’en fout de ces Ferrari. Ils t’ont menti.
Où est-ce que tu vas trouver tout ça ?
On s’en fout de ce cinéma. Tu es sympa.
Tu ressembles à Ventura.
Tu fonctionnes comme tes parents.
Ca venait des Ventura. Te trouver un contrat.
Comment t’as fait pour comprendre tout ça ?
On s’en foutait de tout ça.
Tu nous as fait une bonne enquête.
Pourquoi ils font tout ça ? Ils voulaient que tu sois sympa.
Et finalement, on tombe sur des flics très antipathiques, des prétendus modèles de vertu.
Tu nous as réconcilié. On veut la tuer Marie.
Elles te racontent des conneries. C’était ton papi. Il t’a applaudi.
Tu es un homme chéri par Marie.
Tu leur as fait du Marzano. Elles t’ont trouvé super.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
Arrête de fumer. Ce n’est pas fait pour toi.
Tu les as commandés. Ca les a tués.
Les bouffer ces Drucker.
Tu sais ce que les Drucker ont répondu : Ils ont dit que tu t’étais pas trompé.
Tu fais comme Marzano.
On s’en fout de Michel Drucker : Il t’a rien fait. Il t’a tout fait. Il voulait que tu te battes pour Faustine. Michel Drucker s’est fait engueuler. Ils vont l’enfermer. C’est lui qui te répondait dans Libé.
On sait que c’est pas normal ce qu’on t’a fait. On pense que Michel, c’est un pourri.
On pense qu’ils ne t’ont pas compris. Tu nous as détruits.
On pense que t’as pas compris. On t’attend.
Ils attendaient quoi ?
On pense que c’est un fou. On s’en foutait de Billiot.
On s’en fout de Marie. Ce que tu nous as fait, c’est super.
T’as pas encore compris que t’es une putain ?
Je me faisais copieusement insulté.
On s’en fout de ta Michel Drucker.
On pense que tu es comédien. On pense que t’avais trouvé. Ils voulaient tout savoir sur ta vie. C’était interdit. On s’en fout de ton autofiction.
Aveu très révélateur et véridique, vérifié. On les a supprimés.
Nous sommes tes clients. T’étais qu’une putain.
On s’en fout de Marie. Pourquoi elle a recommencé ? Tu lui plais. Elle t’a accepté. On pense que tu l’as fait craquer. On pense que t’as trouvé. On t’a volé. On s’en fout de Jugnot.
On veut t’annoncer une bonne nouvelle. Tu fonctionnes comme El Maleh.
Ils ne t’ont pas bouffé. Tu les as bafoués.
On veut que tu le gagnes ce procès.
On s’en fout de Marie. C’est elle qui t’espionnait. On s’en fout de Michel Drucker. Ils vont faire la paix. Ils te jugeaient.
Ils t’avaient choisi. Ils voulaient que tu remplaces Sarkozy. On en a toutes marre. Tu en as marre. Ils en ont marre. Tu vas devenir une star.
Tu nous mens. Tu es comédien.
On voulait que tu remplaces Sarkozy. On t’a choisi.
On nageait en plein délire …
Pour toi, nous sommes folles. On n’arrive pas à t’oublier.
Ils vont encore te tuer.
On n’arrive pas à t’aider.
Il n’y a rien de concret.
Nous y voilà. C’est exactement ça. Nous sommes en face de flics psychotiques.
Ils t’ont torturé.
Nous sommes fous. On est tous d’accord avec toi. Nous sommes avec toi. Ils te racontent n’importe quoi.
On sait ce qu’ils vont faire. Ils vont nous arrêter.
Très bonne nouvelle qu’on attend toujours 8 ans après.
Personne ne t’a choisi. Elles se sont amusées.
Tu as encore réussi.
Ils veulent t’expulser.
Très bon aveu, vérifié maintes fois par la suite, la manifestation d’un néonazisme français …

Automne 2010.

En somnolent un soir, je vois en rêve Marie Drucker effrondée en pleurs. Le policier qui lit dans mes pensées a analysé mon rêve par lecture de la pensée et a commenté : Tu crois que tu l’as fait pleurer Marie ?

Automne 2010.

Rue Ordener dans le 18ème arrdt de Paris, près du domicile de mon ami Jérôme, une voix qui ressemble à celle de ma soeur Sonia me dit : Elle est bien roulée ma soeur (commentaire que j’avais fait sur la photo de ma soeur en maillot de bain postée sur Facebook). Ta meuf, c’est Marie !

Mars 2011. Exemples de propos chaotiques une fois de plus,
reproduits tous les jours de 2011. L’actualité du moment, c’était de faire Ventura, ce dont les flics doutaient … ou Onassis. Les flics passaient la brosse à reluire et en 2015, ça a basculé dans
l’inverse : Une haine épouvantable.

Un soir de 2011.

Je regarde dans ma chambre à la télé une émission sur l’histoire de l’humour. Une jeune flic me hurle dessus : TU ES HUMORISTE ?

Jeudi 17 mars 2011.

On s’est pris la tête. On est tous content.
Tu n’es pas Ventura. On a compris.
Tu nous as tués. Tu nous as rassuré.
On t’a pas rejeté. On comprend rien.
Tu ne nous fais pas Ventura.
Tu es un homme malheureux.
Nous sommes tes syndicats.
Il faut que tu trouves du travail.
Tu vas remplacer Lino.
On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Ca va aller. Tu as gagné. Tu vas pouvoir te marier.
Nous sommes tes agents.
Tu n’es pas Ventura.
Tu vas nous faire Ventura.
On n’arrive pas à t’appeler.
Incompréhensible, psychotique …
On t’a compris.
Nous sommes producteurs.
Tu n’es pas Ventura. Tu réfléchis.
Tu as gagné. On a tous compris.
Il faut que t’arrêtes.
Tu n’es pas un homme discret.
Il faut que t’ailles mieux.
Tu te compares à Lino.
Il faut que tu travailles.
Tu deviens fou.
Tu es affreux.
On a l’habitude. On ne t’a pas rejeté ?
On avait tous compris. On est avec toi.
Qu’est-ce que tu fais ici ?
Il faut que tu fasses une formation. On a compris.
Tu n’es pas un homme heureux.
Tu nous as eus.
Tu te passionnes pour Ventura.
Une bonne nouvelle. T’as trouvé.
Onassis. On va te faire une fête.
T’arrives pas à comprendre qu’il faut t’arrêter ?
ARRETER QUOI ?
T’es encore en vie ?
Nous en avons marre. Tu as eu le bon comportement.
On est content. On est d’accord avec toi.
On n’arrive pas à se décider.
C’est terrible. Tu réussis. Tu nous as fait du bien.
Tu n’es pas Ventura.
Personne ne veut te tuer.
Elles se foutaient de ta gueule.
Tu n’avais pas compris ? Tu es un Gabin.
Tu te fais chier. Ca va marcher. On t’a compris.
Nous avons mal. On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu réussis. On va te faire gagner.
Tu as réussi.
Tu es Sami. Notre Sami.
On te l’a dit : T’es Onassis.
Tu nous fais Ventura. On ne comprenait rien.
C’est un mystère.
Tu vas pouvoir travailler.
Ils ne t’ont pas retenu. A cause de tes cigarettes.
On ne te supporte pas. Tu ne nous supportais pas.
Tu nous emmerdes. Tu crois qu’on aime Marie Drucker …
Leur Directeur.
Tu rêves.
Tu nous as fait un truc important. On veut que tu sois content.
Tu as réussi. Il faut que tu gagnes ton procès.
Marre de Marie Drucker. Nous sommes avec toi.
Il faut que tu arrêtes. Que tu nous respectes.
On ne t’avait pas encore compris ? Tu vas battre Ventura.
Tu nous as fait une comédie. On s’en fout de ta Drucker.
Nous sommes des sauvages. On passe notre temps à vous tuer.
T’as pas encore trouvé ? Tu nous as contactés.
T’as encore tout raté. Nous sommes graves.
Ils voulaient que tu rentres à l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir revoir ta mère.
Tu nous as menti. Il faut que tu respectes Arlette Laguiller.
Nous sommes les militants Laguiller.
Tu t’en fous de cette Ventura.
Tu es avec Laguiller.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait. On regrette ce qu’on fait.
On s’en fout de cette formation.
Tu es magnifique. Tu as gagné.
Faut que t’arrêtes de foutre le feu. (???).
Tu nous as compris. Vous êtes des gens chéris.
Nous sommes des syndicats.
Nous sommes des magistrats.
Nous sommes communistes.
On veut se foutre de Marie Drucker. Elle t’a tué.
Bel aveu …
T’es gentil. On pense que t’as compris. Nous sommes les LO, les Sarko. On est avec toi. Propos contradictoires, psychotiques, qu’on retrouvera pendant l’été chaotique de 2013.
On t’a supplié. On veut que tu fasses du ciné.
Tu t’en fous de notre Drucker. On peut rien faire.
Il faut que tu adhères à notre syndicat.
Tu ne comprends pas. On en a ras le bol.
Je suis une amie. Je me suis occupé de toi. C’est difficile. Nous sommes en alerte.
Psychotique …
On veut t’offrir un contrat. Tu vas mettre en scène.
T’es un homme fort. Tu te prends la tête.
Tu crois qu’on t’a oublié ?
Pourquoi tes plaintes sont sans suite ? Ils vont devenir fous. Ca nous emmerde.
Tu nous as montré que tu existes.
Tu veux nous voir.
T’as vécu un énorme malheur. Et ce n’était pas fini …
Ca s’est poursuivi pendant plusieurs années.
On t’aime. Il faut tu sois content.
Ca va aller. Nous avons exagéré. On va t’aider.
T’as pas encore compris. On s’en fout de Chirac. Il faut que tu termines ton procès.
Tu dois prouver que tu es Ventura.
Comment tu vas faire pour enseigner ?
Ca te rassure. Nous ne sommes pas au courant ?
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a aidé.
Tu as compris. On te trouve différent. On ne veut pas te forcer.
On va te faire partir. Tu es mort. On t’a compris. On veut te rencontrer.
On t’a compris : Tu t’en fous de Marie Drucker.
On t’a compris. On te contrôle.
Tu t’en fous de faire de la télé ? Tu ne nous as pas encore compris ? Marie Drucker.
Ca nous emmerde.
Tu nous emmerdes. Tu as compris. C’est un film.
On sait ce que tu sais. Tu nous as eus. C’est bon.
Ca va. On n’arrive pas à te parler.
Tu vas pouvoir comprendre Laguiller.
Tu es docteur.
T’as trouvé. Tu vas pouvoir travailler. Il faut que tu travailles pour Laguiller.
Ton père, il a eu peur.
On s’en fout de la France. Tu n’es pas Ventura ?
Tu subis. On t’a compris.
Tu n’as pas encore compris ?
Tu nous fais de la psychologie. T’es pas encore mort ?
Tu nous rends malades.
Elle veut qu’on t’offre un contrat.
On t’a signalé. On sait ce que tu veux.
Tu intéresses toute la France.

On sait ce que vous pensez. On a terminé. Tu vas pouvoir finir de nous shouter. Tu nous fais peur. Tu as de l’espoir. Tu nous fais Ventura. Tu ne dois pas nous faire Ventura. Nous sommes surprises. On a compris ce que tu veux. Tu as de la nostalgie. Tu fais ce que tu peux.

On t’a compris : Tu es avec Marie. Tu veux vivre avec Marie. Ils ont annulé. On t’écoute. On t’avait compris.
Elle a compris. Tu es gentil. Ce que tu racontes, c’est faux.
Tu vas pouvoir nous pardonner. Elles veulent que tu lui roules une pelle.
On regrette ce qu’on te fait.
T’as pas encore compris ce que tout le monde fait ?
Nous sommes différents.
Tu vas faire comme Ventura.
Tu nous as arrêtés. On fout le feu.
Tu es Ventura. Il faut que tu nous fasses ton ciné. Ca vaut le coup. Tu as peur.
Tu nous en veux. Ton rêve, c’est le cinéma. Tu te trouves laid.
Ton rêve, c’est de faire Ventura.
Nous sommes tes amis. Tu vas pouvoir te réveiller.

Vendredi 18 mars 2011.

On s’est parlé. On t’a encore compris.
Pas encore compris que t’es libre ?
Je n’étais pas vraiment libre en France toutes ces années …
Tu crois qu’on t’a menti ?
Il faut qu’on t’arrête. Tu es en bonne santé.
Tu n’as pas encore compris. Cigarettes.
Nous sommes communistes.
C’est une injustice. Tu n’es pas malade.
Très bel aveu …
On est avec toi. On veut t’aider.
Ca nous embête.
On te casse les pieds.
Tu vas nous faire Ventura.
Nous sommes les LO.
Comprendre ta révolte. On va te chercher ?
Je n’ai rien demandé … Qu’on me foute la paix.
Au départ, on était avec Drucker.
Tout est fini.
Tu nous emmerdes. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu n’es pas Ventura. Tu es Rio.
Nous allons perdre. Vous rêvez. Tu vas pouvoir être copain avec moi.
Tu es un salaud.
On s’en fout de Marie. On t’appelle Rio.
Tu vas remplacer Ventura.
Tu nous as eus. Ventura.
On regrette ce qu’on t’a fait. Tu es d’accord avec nous.
On ne s’en fout pas. Elle regrette ce qu’elle t’a fait.
On t’a compris. Tu as éteint le feu.
On est emmerdé.
Tu aurais du être le premier.
Tu te sens foutu. Tu nous as enfermés.
On te remercie. T’es toujours en vie.
Tu es un activiste. Ca va passer.
Nous sommes avec toi. On te dérange.
On t’a compris, Oh !!!
On regrette ce qu’on t’a fait.
On s’est tous mis d’accord avec toi.
Tu nous as mis du plomb dans la tête.
Ca y est. T’as trouvé ? Tu vas pouvoir travailler. C’est une grosse prise de tête.
T’as envie de travailler. Tu vas travailler.

Tu n’es pas Ventura. Tu es meilleur que ça.
Tu crois qu’on n’est pas avec toi ?
Tu vas pouvoir te foutre de ce gouvernement.
On t’a éliminé. Tu ne trouves rien. On est d’accord avec toi. Nous sommes morts.
Tu nous en veux. Ca va mal pour toi. On a fait ton procès. Ca va pas.
T’es un homme de théâtre. On t’a compris.
T’as un énorme problème. Tu vas pouvoir comprendre ce qu’on dit.
Tu vas te la fermer. Tu es fou : Tu vas pouvoir comprendre Ventura.
C’est un accident. On voit ce que tu veux dire.
Tu as perdu. On s’en fout de Marie Drucker.
Tout ça, c’est pas important.
Tu es Ventura. On te trouve normal. Ca va aller.
Tu nous as énervés.
T’as trouvé. Nous sommes l’UMP.
Voilà : On a trouvé l’os sur lequel je suis tombé …
Tu n’es pas Ventura. On veut te faire réfléchir.
Qu’est-ce que tu veux faire ? Tu n’es pas un homme compliqué.
Ils ne t’ont pas encore compris. On est d’accord avec toi.
Tu nous as demandés d’arrêter. On s’est arrêté.
On s’en fout de ces professeurs.
On n’arrive pas à comprendre ce qui t’arrive. Il faut te reposer.
Tu te prends la tête. Tu nous en veux.
Tu nous fais Ventura.

Samedi 19 mars 2011.

Il faut que t’arrêtes de fumer.
C’est pas encore fini. Tu n’es pas Ventura.
On devient fou.
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’a compris. On t’a trouvé super.
Il faut que tu passes le CAPES. On a compris.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu as tué Marie Drucker.
Tu nous as ba
ttus. Il faut que t’arrêtes.

C’est une dépression. Tu ne comprends pas. On t’a sauvé. Sauvé de quoi ? C’est une iatrogénie (maladie causée par un médicament, affaiblissement intellectuel, apparence de psychose).

Tu nous fais notre procès. On te trouve terrible.
On t’a encore tout dit. On t’a arrêté.
On veut te calmer.
En harcelant, comment vont-ils faire ?

On veut que tu aies des enfants. Ca va bien. On t’a tué. On t’attend. Tu réussis. Tu vas comprendre ce qui se passe. Il faut que tu refasses du théâtre. On t’avait compris.

On ne s’en fout pas. Tu veux souffrir. C’est faux. On veut t’hospitaliser. On veut que tu retournes à l’école. On le fait ce procès. Tu crois ce qu’on dit.
On va te faire un cadeau. On s’en fout de ces cadeaux. On veut t’offrir une maison.
Promesse imaginaire, baratin, intox …
T’as rien à raconter ? On ne te comprend pas.
Ca nous fait du bien. Tu nous as émus.
Tu as un énorme courage. Tu nous prends la tête.
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a tué.
Ca nous emmerde.
T’as trouvé. Tu vas être acteur.
Tu vas pouvoir faire une demande en mariage.
On s’en fout de ton carnet. On t’a compris.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Faut que t’arrêtes de fumer. Tu es une célébrité.
Tu prends la bonne décision.
On t’a compris. Marre de ton lit.
T’as pas compris ce qu’on veut. T’as trouvé. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié … J’ai été gravement harcelé par la suite.
Il faut que tu sois Ventura. T’as de la haine.
On t’a encore compris.
Tu crois qu’on n’est pas au courant ?
Tu vas pouvoir habiter sur Paris.
Nous allons perdre.
Tu vas pouvoir nous faire du cinéma.
Tu nous as dégoûtés.
Tu es un homme seul.
On vient de comprendre : Tu es un espion.
On ne te comprenait pas.
On t’ennuie.
Tu es un homme déçu. Tu es comme Ventura.
On vous trouve dur.
Tu as passé une bonne journée.
Il faut que tu sois Ventura.
Tu as un problème de santé.
On t’a suivi.
T’as pas encore compris que t’es mort ?
Menaces et chantages …
On t’a entraîné.
Tu n’as pas encore compris ? Tu vas t’en sortir.
Tu crois que nous sommes des policiers ?
Tu vas t’en sortir. On est avec toi.
Tu nous as détruits. Tu vas nous détruire.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
On est sérieux. On ne s’amuse plus.

Dimanche 20 mars 2011.

On a compris. C’est une bonne nouvelle.
Qu’est-ce que tu vas dire ? Il faut que tu sois Ventura.
Tu n’es pas Ventura. Tu nous embêtes.
C’est une horreur.
On n’est pas avec toi. On a tout laissé tomber.
Directeur. On travaille pour Marie.
Je suis encore tombé sur un autre os …
Ca nous emmerde. Tu nous fais notre procès. On est tombé sur des candides …
Il faut que tu rencontres nos Drucker.
Tu en as marre de notre Drucker.
Il faut militer. Tu nous fais militer.
Il faut que tu te maries. C’est bon.
Tu es un homme triste. Tu n’es pas Ventura.
On t’a aimé. Ton rêve, c’est de remplacer Lino.
T’es acteur.
Tu emmerdes tout le monde.
On est ennemi.
Elle veut que tu gagnes tes procès.
C’est bon. Ca va. Tu n’es pas Ventura.

Lundi 21 mars 2011.

Tu es un homme formidable.
Tu es une célébrité.
Tu nous causes du souci. On est d’accord avec toi.
Il faut que tu trouves du travail. On t’attend.
Ils attendent quoi ?
Une bonne nouvelle. Tu vas pouvoir nous dire merci.
T’es fou. On n’arrive plus à te parler.
Il faut que tu sois Ventura.
Nous allons t’arrêter. On te demande d’arrêter.
Il faut que tu gagnes ce procès. Ventura. Tu as perdu.
On en a tous marre du psychiatre.
On t’a compris. Tu nous fais notre procès.
T’as eu raison de faire un procès.
Ca va marcher. Nous sommes contents pour toi.
Tu nous as rassurés.
T’as pas compris ce qu’on a fait. Tu vas nous faire Ventura.
On a peur. On a compris. Ca te rassure.
Tu vas pouvoir remercier Sarkozy. C’est Sarkozy.
Tu es un ami. On te fait fumer.
Tu vas pouvoir travailler. Tu es motivé.
Tu crois qu’on te ment. C’est un souci.
Il faut que t’arrêtes. Il faut que tu sois Musulman.
Saïda, elle s’en fout de ta gueule.
Tu n’es pas un militant de base.
On s’en fait pour toi.
On en a ras le bol.
On se fait rejeter.
Tu es bien Ventura.
On est fâché.
On te détruit.
Tu es assisté.
On te ment.
Il faut que tu nous parles gentiment.
Conseil non réciproque …
Tu vas te faire foutre.
ON T’A REPONDU.
On rentre chez toi. On est désolé.
On ne te comprend pas. On t’a compris. Millionnaire.
Ca vient de Marie Drucker. Elle se fout de ta gueule.
On va te rencontrer.
C’était une mise en scène.
Propos énigmatiques …
Il faut que tu pardonnes. Est-ce possible ?
Tu vas pouvoir retrouver ton Gabin.
Ca y est. T’as trouvé ?
Tu as recommencé. On a voulu te guider.
Nous ne sommes pas policiers.
Tu nous as rendus fous.
Nous avons mal. On croyait que ça allait marcher.

Ca a marché.
Tu es notre Ventura. On te remercie.
Tu as tout fini.

Mardi 22 mars 2011.

C’est fini. On ne t’a pas compris.
Tu veux t’en sortir. On va s’arrêter. On n’arrive pas à s’arrêter.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait.
On s’en fout de Marie Drucker.
Tu vas passer ton temps au SMIC.
Tu raisonnes. On te pardonne. Tu as du courage. Il faut que tu pardonnes.
On est les poulets. Tu es libre. Tu te fous du monde.
Tu dois être Ventura. On le fait ce procès.
T’en n’as plus rien à foutre.
Ils ont demandé ce que tu veux.
Nous sommes des connards.
Nous sommes d’accord avec toi. On est toujours avec toi.
Tu vas écrire aux agents.
Ce qui avait déjà été fait.
On n’arrive pas à vous parler.
Pourquoi faire ?
On en a marre de ta déprime.
C’est une iatrogénie en fait.
Tout ça, c’est à cause de Marie Drucker.
On va te faire une fête. Lino.
T’as pas encore compris que tout ça, c’est important ?
Onassis. On t’en veut.
Tu vas gagner ce procès.
Tu vas être n°1. Tu vas pouvoir nous rencontrer.
Tu vas pouvoir le faire ce procès. Tu vas comprendre ce qui va arriver. Tu crois qu’on va te bouffer ?
Nous sommes des médecins.
Propos contradictoires …
Tu te prends pour Ventura ?
T’as pas besoin de médicaments.
Révolutionnaire ?
Nous l’avons gagné ce procès.
T’as un problème d’argent.
Ils en ont mis du temps pour comprendre …
Ils t’ont tout pris.
On va t’engager.
On t’annonce une bonne nouvelle. Ce qu’on t’a annoncé ?
Tout le monde t’arrête.
On t’a fait mourir.
Tu vas valoir cher.
Tu crois qu’on se fout de toi ? On ne s’en fout pas. On te trouve très fort.
Il faut que tu changes de comportement. Tu veux être bon. Tu nous fais du ciné.

Je vois au cinéma le film Rien à déclarer de Dany Boon.

Une grosse surprise. T’as trouvé. Sois Ventura.
Nous avons mal. Tu deviens un homme riche. On te fait ce procès. Tu vas nous faire Onassis. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux. Tu es un Onassis.
Ils se demandent ce que tu veux. Ils t’ont applaudi.
On t’a compris. Tu réussis. On te remercie.
On en a marre de Ventura. C’est un Grand Homme.

Tu n’es pas un Ventura. Tu as compris ? Il faut que tu sois discret.
Tu aimes les enfants.
Tu ne te trouveras plus face à Marie.
On devient fou.
Il faut que tu sois Ventura.
On va te chercher. Tu vas nous faire Onassis. T’es dur.

Mercredi 23 mars 2011.

Tu n’es pas Ventura. Tu ne comprends pas.
Tu vas gagner ce procès.
Tu nous rappelles Ilan Halimi.
Le jeune juif torturé par le gang des barbares …
T’es en train de faire du progrès.
Tu vas pouvoir travailler.
On s’est encore trompé.
Nous sommes les poulets. Tu n’es pas Lino.
Tu as des idées. Tu vas crever.
On t’espionne dans ta chambre.
Aveu véridique …
Tu t’en fous de cette télé.
Ca nous a servi.
On t’aime. Tu vas pouvoir faire Ventura.
Tu ne comprends pas qu’on est embêté ?
On le fait ce procès.
On va te faire militer.
On regrette ce qu’on t’a fait.
Tu ne comprends rien.
T’as fini.
Personne ne va venir te chercher.
Bel aveu d’impuissance, d’abus de droit. En fait, on n’est pas libre …
Tu nous as arrêtés.
On t’a trouvé. Nous sommes juifs.
Tu nous as arrêtés. Nous avons arrêtés.
Tu as gagné. On a tout compris.
On s’inquiète pour toi.
On veut que tu aies des moyens.
Promesse illusoire …
On n’arrive pas à comprendre ce que tu fais.
On en a tous marre de ton psychiatre.
Tu nous fais Ventura.
On avait compris. Tu aurais pu faire de la télé.
Pourquoi faire ?
T’as une sale gueule.
Insulte gravement borderline.
On t’a compris. Tu en as mis du temps.

T’as pas encore compris que t’es encore Rio ? Rio était mon pseudo de sympathisant trotskyste. Je n’ai repris la lecture de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière qu’en 2014 après 12 ans d’oubli. Quand j’en ai repris la lecture, le même flic haineux qui piratait mon ordi m’a dit : Tu milites. Je milite dans son esprit. Etre militant, c’est autre chose que de lire un hebdo … C’est autrement plus exigeant !

C’est les facs qui se moquent du monde. Elles m’ont toutes jeté en 2009 …
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’avait compris. C’est du mépris.
On a compris. On t’a traumatisé.
Et ce n’était pas fini …
On te demande d’arrêter de fumer.
Il faut que tu sois Ventura. On t’a compris.
Tu n’es pas encore motivé. Il faut que tu retournes en fac.
On n’a pas compris. Tu ne comprends pas qu’il faut que tu sois Ventura ? Ca va marcher.
Il faut que t’arrêtes ça. Plainte contre Hortefeux.
Tu n’es pas avec nous. On a compris. On regrette ce qu’on a fait.
On s’en fout de ces Universités. On est d’accord avec toi.
Tu vas devenir Onassis. Tu es le premier. Marie Drucker est avec toi. On va te faire une fête. On t’a trouvé.
Tu nous as passionnés. Tu as du succès.
Il faut que tu entres au gouvernement.
A ce moment, gouvernement Fillon …

Jeudi 24 mars 2011.

Tu es un professeur. Nous ne sommes pas hostiles.
On t’a compris. Tu vas nous faire Ventura.
Ca nous emmerde. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu vas nous faire Ventura. On est content.
T’es encore fou. On en a marre de tes cigarettes.
C’est bon ?! Marie Drucker n’est pas avec nous.
Aveu important …
On t’appelle Sami. Tu as été renvoyé.
Tu vas devenir fou.
Il faut que tu sois Ventura. T’as une réponse.
Tu vas pouvoir te marrer.
Tu crois que tu vas remplacer Ventura.
On s’est pris la tête.
Tu vas avoir tes propres cigarettes.
Tu vas pouvoir habiter à Paris. On va t’offrir une voiture.
Nous l’avons fait ce procès.
Tu n’es pas Ventura.
On veut que tu rencontres Marie ???
On veut que tu retournes au collège.
Provocations …
T’es connu dans toute l’Ile de France.
Ce qu’on t’a demandé. Tu crois que tu vas retrouver Marie ?
T’as fait comprendre ce qui t’es arrivé.
Tu nous énerves. Nous sommes l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir remercier Drucker.
On est content pour toi. On te réserve une surprise.
Tu passes une bonne soirée. On te remercie.
Une soirée sous surveillance …
On voulait savoir ce qui s’est passé.
On est cassé. Il faut que tu fermes ta gueule.
Il faut que tu termines ce procès.
Tu vas pouvoir le gagner ce procès.

HAHA. T’es nul.
T’es encore fou. Tu n’es pas Ventura.
On t’a trouvé bon. Il faut que tu sois Ventura.

Vendredi 25 mars 2011.

Tu ne sais pas ce que c’est la célébrité. Et effectivement, ça semble très dur …
Tu réussis. On est désolé.
Tu nous as fait notre procès. On t’a compris.
Tu n’aimes pas Marie Drucker. On est d’accord avec ça.
Faut voir ce qu’elle m’a fait …
Tu vas le terminer ce procès.

On est désolé. Il faut que t’arrêtes de te faire chier.
T’as eu le bon comportement. On t’a trouvé.
On t’a compris. Tu es comme Ventura.
Ca va marcher.
On regrette ce qu’on te fait.
Tu as une dépression.
Une iatrogénie en fait …
Tu n’es pas fou.
Tu te fous du monde. Ils se foutent de notre gueule.
Ca serait une Révolution.
Ca nous emmerde. T’as pas encore compris. Il faut que tu gagnes ce procès. On t’a encore compris.
Nous sommes juifs.
Il faut que t’arrêtes de t’inquiéter comme ça. Tu es un Ventura.
On regrette ce que tu as fait. On en a ras le bol.
Tu nous as tués. On est tous contents.
Il faut que tu changes de comportement.
Tu as réfléchi. Marie Drucker est contente. On est dégoûté.
On t’aime.
On t’a rencontré. Tu es un héros.
Tu ne comprends pas. On t’a arrêté. On t’a rencontré. On t’a trouvé.
Tu nous rends fous. On t’avait compris.
Ca va aller. Nous t’avons apprécié.
On est d’accord avec toi. Comment t’as fait ?

Samedi 26 mars 2011. Visite à l’ISIPCA. Ecole de parfumerie à Versailles.

Tu nous as eus. Tu n’as plus besoin de trouver de travail.
On va te trouver un contrat.
Nous sommes avec toi.
On t’a compris. On te demande d’arrêter.
Prendre pour un fou. Tu t’enfuis. Acteur. T’as pas compris. On est avec toi. On t’a respecté.
Tu n’avais pas compris. Tu fais du progrès.
Tu vas pouvoir voir nos producteurs. Nous sommes Producteurs.
On a peur. Tu ne nous parles plus de politique.
Nous t’avons chéri. Tu es quelqu’un.

Dimanche 27 mars 2011.

Tu vas te prendre la tête ?! Tu n’es pas Ventura.
Tu vas passer une bonne journée.
Tu ne comprends rien.
Tu es mignon. On ne va pas te bouffer. On t’a abandonné.
Tu crois qu’on te ment.
T’as pas compris ce qu’on fait. On t’a défendu. Tu vas abandonner. Tu vas battre France Télévisions.
Le conflit n’était pas terminé …
T’es pas Ventura. Tu vas t’accrocher.
Tout ça, c’est pas normal.
On te comprend. Te foutre de Ventura.
Ils sont en train de nous foutre un procès.
Il faut que tu refasses du théâtre.

Samedi 14 mai 2011.

Tu n’es pas Ventura. Voilà.
Tu vas faire plaisir à ta mère. Tu es un espion.
T’es en train de devenir fou.
Tu vas pouvoir faire une rencontre avec De Niro.
Une bonne nouvelle. Tu vas nous faire Ventura.
Tu vas nous casser les pieds.
Nous sommes comme toi.
Tu es Ventura.
On t’a compris. On en a tous ras le bol.

Je vois ce jour-là au cinéma le film La fille du Puisatier.

Ventura. On est désolé.
On veut te faire comprendre ce que t’as fait. Les Drucker ont eu peur.
Nous avons peur.
C’est toi Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Drucker. C’est fini. On te fait peur.
On t’aime. Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Marie Drucker.

Mardi 17 mai 2011.


Je vais voir au cinéma le film Minuit à Paris.

J’entends ce jour-là : On t’a compris. Tu es copain avec Marie. On a arrêté.

Automne 2011.


Je vois à la télé une émission de téléréalité sur des gens qui reçoivent des amis à dîner chez eux et je me demande à voix haute pourquoi ça ne m’arrive pas à moi ? Un flic qui sonorise mon appartement me dit au dessus de ma chambre : T’as trouvé ! Tu vas faire ça avec Marie. C’était une schizophrénie ? Mon appartement n’était pas sonorisé ?

Automne 2011.

J’ai un problème d’imprimante dans ma chambre chez moi. Je lis le message à voix haute : Das Drucker is nicht bereit. « Drucker » veut dire imprimante en allemand. Un flic qui sonorise la chambre me dit : Tu vas faire une bouffe avec une imprimante (Drucker). Promesse jamais réalisée …

Automne 2011. Je vais essayer un cours de théâtre dans le 11ème arrdt de Paris : Ciné-Théâtre.

Un flic me dit dans le théâtre : On voulait que tu fasses de la télé.
Le même jour, je faisais une recherche sur le Net de cours de théâtre. Le flic qui me pirate me dit : Tu es fou. Je répète chez moi un scénette pour la réciter dans un cours de théâtre. Le flic m’arrête pour me dire : Il faut que tu comprennes ce que t’a fait …
La même année, j’étais suivi par Anne Roi à qui j’avais dit dans les locaux de Cap-Emploi, UNIRH, que je voulais être réalisateur ou scénariste. Un flic qui sonorise la pièce me dit : Tu es fou.

Hiver 2011.

Visionnage d’un match de foot avec ma soeur Nadia et son fils Hani dans un café de Clichy. Des flics gravement haineux m’insultent tout le long du match. Etant haï, je me maltraite en fumant un peu plus. On en arrive au point où il faut se demander quelle justification la haine peut trouver chez la victime … comme sous le nazisme. Comment la victime peut-elle accepter la haine qu’on lui envoie ?

Mercredi 6 juin 2012.

Je vais au cinéma voir seul le film Le serment de Tobrouk. J’entends par voie sonore dans la salle pendant le film ceci :

Acteur. Marie. Comprend ça. Une star.
Tu es fou.
Acteur. On en a tous marre.
Tu veux nous faire Ventura. Procès.
Tu veux être acteur. Tu t’en fous.
Tu nous fais notre procès. Vous êtes fous.
Pourquoi tu ne rencontres pas Drucker ?
Tu es fou. Vous n’êtes pas Musulmans.
Il faut que tu arrêtes. Tu nous as rassurés.
T’as trouvé.

A la sortie du cinéma, de retour chez moi, j’entends ceci :

Tu t’en fous de Marie.
Tu vas être acteur. Nous sommes bêtes.
Tu t’en fous de ces arabes. Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes.
Tu vas faire acteur !?? On ne comprend pas ce que tu dis.
T’as pas encore trouvé ? Fumer.
Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes. Tu es un Ventura.
On veut que tu sois content.

Jeudi 14 juin 2012.

Je vais au cinéma avec mon amie Marie-Bé voir le film-biographie sur Woody Allen : A documentary. Nous buvons ensuite un verre au café le Paname où je suis harcelé par voie sonore. J’entends ceci :

Tu es fou.
Vous êtes fous.
On se foutait de ta gueule.
T’as pas encore trouvé ?
Acteur. Tu nous emmerdes.
Tu es acteur.
Tu t’en fous de Michel Drucker.
Faut que t’arrêtes. Nous sommes vos producteurs.
Tu veux faire professeur. Tu n’es pas content.
T’as trouvé : On en a marre de vos cigarettes.
Acteur. Tu nous embêtes. On va ba
ttre Drucker.
Tu vas pouvoir voir Drucker. Tu vas comprendre ce que tu veux.
Tu embêtes Drucker. Tu emmerdes Marie.
Tu n’es pas acteur. Tu nous emmerdes. Vous êtes professeurs.
Tu n’aimes pas Drucker. Tu vas voir Drucker.
Ils s’en foutent. Tu es fou. Tu vas te foutre de Drucker.
Il faut que t’arrêtes. Nous sommes tous d’accord.
On te prépare un procès.
Tu vas faire Ventura. T’es encore fou. On te comprend.

Hiver 2012.

J’apprends à mon neveu Hani à fabriquer un gel borique ou Slime chez lui à Clichy. On a beaucoup rigolé ce jour-là … Hani était très content.
Un homme tente d’amuser un enfant dans un environnement maltraitant …

LaVieEstBelle

 

Vendredi 18 octobre 2013.

Je vais voir au cinéma le film La vie d’Adèle d’Abdelattif Kechiche.
J’entends un long flot de harcèlements sonores intenses dans la salle de projection pendant le film :

On te rend fou. On est fou.
On t’a compris. Nous sommes juifs.
Tu es acteur …
On t’a aimé.
Tu vas te foutre de Marie …
Tu veux lire.
On s’en fout.
Il faut que tu rencontres El Maleh. On est juif.
Tu es fou. C’est encore faux.
Nous sommes l’Elysées. On t’aime.
Tu t’es déguisé. Tu vas être acteur …
Nous sommes juifs.
On est malade.
Tu vas être acteur. Tu t’en fous.
Tu ne comprends pas ce qui arrive.
Tu es fou.
On va te faire ce procès.
Tu es un juif.
On va te forcer. Tu vas professer.
Il faut que tu rencontres Marie …
On a compris.
Tu es mort. Tu te sens mort.
T’as recommencé.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous fais ce procès.
On pue.
Il faut que t’arrêtes.
Arrête la cigare
tte.
On se fout de France Info. Tu vas pouvoir te foutre de France Info.
Tes rêves. Tu es un El Maleh. Tu bouffes El Maleh.
Tu te fous d’El Maleh. Tu vas nous faire El Maleh.
Tu vas pouvoir voir El Maleh.
Tu nous as eus.
Tu nous fais ce procès.
Tu nous fais ce procès ?
Tu vas être acteur. Tu veux être acteur.
On va te faire ce procès : Tu vas pouvoir nous embrasser.
Ils s’en foutent. Tu es fou.
Tu es un vicieux.
Ca te suffit. Il faut que tu fasses de la Physique-Chimie.
Tu es surpris.
Tu ne veux pas être un professeur. T’es un fou.
Tu nous embêtes. Tu vas pouvoir te foutre d’El Maleh.
On pue.
Tu vas être Onassis.
Il faut que tu bouffes avec El Maleh.
C’est faux.
Tu t’es acharné.
Tu vas faire producteur.
On t’agresse.
On t’a compris. C’est cette chimie.
On t’a suivi.
Nous sommes batt
tus.
Tu vas être suivi.
On est fou.
On t’abandonne.
Tu vas rencontrer Marie. Tu aimes Marie.
Tu t’en fous. T’as compris. T’es un fou.
Ils s’en foutent.
On t’a compris.
On est fou. T’es un sale fou.
Graves insultes borderline.
Elle t’aime.
Ils s’en foutent.
Tu vas te foutre d’Adèle. Ils s’en foutent.
T’as notre soutien.
Un vieux flic rigolo : On te prend pour un fou. Il faut que tu fasses Depardieu.
Ca pue.
Tu vas comprendre ce que t’as fait.
Tu le cassais.
Tu te sens fort.
Il faut que tu travailles. Ils s’en foutent. Tu es fort.
C’est cette Lutte des Classes.
T’as compris : C’est faux.
Tu vas rencontrer El Maleh.
T’es un fou. On te comprend.
Il faut que t’arrêtes.
Tu t’en fous de faire professeur.
On s’est foutu de toi.
T’es un pauvre.
Il faut que tu sois Ventura. Tu es un professeur.
On s’est pas foutu de toi.
Tu vas nous faire psychiatre. Nous sommes psychiatres.
T’es un fou.

Fin du film.

On s’est foutu de toi.
Tu comprends ce que tu fais ?
TU FERMES TA GUEULE. Tu nous prépares un procès.
Tu vas faire l’amour avec Marie.
Tu es un professeur !?
Tu nous embêtes.

De retour dans ma ville.

On veut te faire ce procès.
On te bouffe. Ils s’en foutent.
T’es un fou. Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur. T’es un fou.
Tu vas pouvoir choisir ta couleur.
On s’en fout de tes pensées.

Dans mon domicile.

Tu vas faire Ventura. On te fait un procès.
Ils s’en foutent.
On te prend pour un menteur.
Ils s’en foutent.
Tu ne comprends pas. Ils s’en foutent.
Ils s’en foutent. Tu nous fais un procès.
T’es un fou.
Drucker.
On te fait un procès.
On va te faire plaisir.
Tu nous as eus.
Nous sommes paranos. Nous sommes fous.
T’as trouvé : Tu nous fais ce procès.
Tu vas crever : On sait ce qu’on a fait.
T’es en train de nous finir.
Qu’est-ce qu’on a fait ?
Tu es un homme souriant ?
Il faut que tu arrêtes.
Tu vas te marier avec Marie …
(Un vieil homme résigné).
On te fait un procès.
Tu te fous de Finkielkraut ?
Tu es fou. On pue. On t’aime.
On s’en fout de Finkielkraut.
Tu veux être Onassis.
Tu es fou. On te trouve bon.
T’es fou. Tu t’en fous.
Tu vas nous quitter. On t’accepte.
Nous sommes riches.
On va te parler.
On ne comprend pas. Tu ne nous rencontres pas.
Tu ne comprends pas. C’est un procès.
Tu nous as eus. On s’en fout de Marie Drucker.

Tu vas nous bouffer.
On est ému.
Tu es bon ?
Nuit. 1h15.

Samedi 23 novembre 2013.

Je vais voir le film Le Majordome au cinéma.
En sortant, un jeune flic me dit : Tu ne comprends pas que nous sommes médecins ?

Des médecins plein de probité qui mentent sur leur « diagnostic » puisqu’ils surveillent, géolocalisent et harcèlent.

Vendredi 17 janvier 2014.

Je vais voir le film Mon âme par toi guérie au cinéma Le Lincoln. Je suis harcelé pendant le film. J’entends ceci :

Tu es fou. C’est faux. Il faut que t’arrêtes ça.
Nous sommes tes copains.
T’es acteur. T’es un fou.
On va te prendre pour un fou.
Tu écris.
T’es un fou. Nous sommes fous. Nous sommes fous.
Tu nous embêtes. On t’aime.
On ne te comprend pas. Ca ne nous regarde pas.
Tu veux être acteur. Nous sommes travailleurs.
T’es un fou. Ils s’en foutent. T’es un fou.
Tu vas pouvoir être acteur.
Il faut que tu arrêtes. On te comprend.
Tu veux être reporter ?
Tu es fou.
T’es fou.
T’es fou. On te bouffe. Tu es fou. T’es un fou.
Il faut que tu remplaces Fillon. T’es fou.
On va te faire ce procès. Tu es fou.
C’est faux.
Tu te réveilles. On est folles ?
Tu bouffes François ?
Tu veux être acteur …
T’as trouvé : Tu veux fumer.
Tu es fort.
On veut te rencontrer.
Tu es fou.
Nous sommes juives.
Tu veux faire professeur.
T’es fou.
Tu es un professeur.
C’est une vacherie.
Ils s’en foutent.
Il faut que tu restes en vie.
Tu es Troski.
On savait.
C’est du passé.
On s’en fout.
C’est un procès.
T’es un fou.
Tu vas foutre la merde ?
T’es fou.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu emmerdes ta mère.
Tu embêtes Marie.
Tu vas rentrer.
On est le Préfet. On est Préfet.
On est convaincu.
Tu vas partir. On veux partir. On va mentir.
Tu es fou. Nous sommes sunnites.
On te rend fou.
Tu as eu Serge July.

Samedi 5 avril 2014.

Tu es fou. Tu es acteur … Tu vas faire Ventura.
Tu es mort.
Tu es fou.

Samedi 3 mai 2014.

Je vais voir au cinéma le film de Zabou Breitman 24 jours, la vérité sur Ilan Halimi.

J’entends pendant et après le film les choses suivantes :

Marie.
T’es un fou.
T’es fouuuuuuuuuu.
Tu t’en fous d’être acteur. Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Il faut que t’arrêtes. On t’arrête. On est fou.
Acteur. C’est une bonne nouvelle.
T’as un copain.
Tu veux être Ventura. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On est avec toi.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu es acteur.
ACTEUR !


Nuit à 2h30. Une flic dingo : Tu es fou.

Retour de vacances en septembre 2014.

Dans le RER me ramenant chez moi, une vieille flic me l’air émue, bouleversé : Tu nous embêtes … Tu veux être Ventura … On n’a plus besoin de te parler … Tu aimes Marie. Au même moment, Marie Drucker recontrait Mathias Vicherat (dont elle aura un enfant) dans un dîner d’amis … ce que j’apprendrai bien plus tard en lisant la presse.

Jeudi 27 novembre 2014.

Je vais voir le film Un illustre inconnu avec Matthieu Kassowitz.

De retour chez moi, j’entends sur la voix publique et les transports :

Tu veux être Ventura. Tu nous embêtes.
Il faut que t’arrêtes.
T’as trouvé. Il faut que t’arrêtes de fumer.
Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Nous avons peur.
On te comprend.
Tu vas faire acteur (gentil).
Vous êtes professeur.
Tu es fou.
Tu veux faire acteur.
Tu es fou : Tu es professeur.
Tu vas travailler.
On s’est foutu de toi.
Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur ? Tu es fou. On t’a menti.

Printemps 2015.

Je suis très violemment insulté alors que je déjeune avec mon ami Adnane dans un restaurant du 12ème arrondissement. Les flics produisent une action de très haute valeur en humanité … Les flics se prennent pour des modèles de vertu ?

Graves tourments en 2015 …

Une nuit de 2015.

Une gamine : Ta SALE GUEULE !

Samedi 31 janvier 2015. Entre autre …

On te fait plaisir. Nous sommes Procureurs.
On est ta télé.
Elle s’en foutait.
Il faut professer.
Vous mentez.
T’as imaginé.
Vous mentez.
Elles t’ont diffusé.
On vous comprenait.
On va te bouffer.
C’est ton UMP.
On t’a entêté.
Vous vous en foutez.
Tu as commandé.
On vous comprenait.
On t’a chahuté.
On va se bouffer.
On t’a embêté.
On t’a bouffé.
On veut te bouffer.
Faut que t’arrêtes. C’est ta chimie. Il faut que tu fasses de la chimie. C’est cette chimie. Vous êtes Baffie.
C’est ton invalidité. C’est ton passé. On a ton dossier.
Ca a le mérite d’être clair … Un viol en règle.
C’est ta DST. Elle t’a shouté. On t’a shouté.
Il faut professer.
C’est ta Marie. C’est ton amie. Elle t’a chéri.
Elle t’appelle.
Nous ne sommes pas LO. On ne comprend pas.
On te cherche pas. Nous n’aimons pas LO.
Nous ne t’aimons pas. Tu ne travailles pas.
Cette flic croit travailler elle-même … Elle est payée pour harceler, pour psychoter. Je cherchais une autre façon de travailler … artistique, plus paisible. J’étais surtout persuadé de vivre un préjudice permanent qu’il est possible de réparer en justice.
Tu ne t’embêtes pas.
On ne t’embête pas ?
T’as trouvé. On va te rencontrer ?
Elle veut être ta Marie.
On est surpris. Tu ris. Tu es pourri.
T’as fait une découverte : Tu nous embêtes.
On t’a dénoncé. On va vous tuer. C’est notre Marie. Tu aimes Marie.
Elle veut être ta Reine.
Elle va te massacrer. On va travailler. On aime travailler.
On va travailler. Tu embêtes ta soeur.
On va te faire une fête.
Tu as un grand coeur.
Tu as bien fait.
Tu es un bon Préfet.
On s’en fout de cette Drucker.
Tu te trouves laid. On te trouve laid.
On va gagner : Tu vas enseigner.
On rêve. Tu crêves.
On s’en fout de cette Drucker.
On s’en fout de ce Drucker. On te laissait faire.
C’est ton Elysées.
C’est cette Drucker. Elle voulait te foutre en enfer.
Mademoiselle Drucker m’a déjà envoyé dans une garde à vue horrible au dépôt en 2008, suivi d’un contrôle judiciaire de 6 mois. Ces flics et Mademoiselle Drucker sont des malades mentales, animées par une haine revancharde …
C’est ton enfer. On aime ce Drucker …
Elle t’aime. Tu vas pouvoir entrer chez elle …
On va provoquer. Tu es un prof de Lycée.
C’est on-ne-peut-plus explicite.
On veut battre l’Elysées. On t’a espionné.
On t’aime. Ils t’aiment. On t’a indemnisé.
CE QUI EST COMPLETEMENT FAUX. Intox, moqueries, sarcasmes …
Tu vas faire ton cinéma. T’es sympa.
C’est cette Drucker. Elle veut rien faire.

Lundi 2 février 2015.

Ils vont gagner. Tu vas enseigner. Oh, on est en face d’un très grand manque d’empathie (Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent).
T’as gagné. On se fait massacrer.
On va gagner. Tu vas renseigner.
Tu t’en fous de Marie. C’est pas Marie.

Film Imitation Game avec Sarah, film sur le savant anglais Turing. Harcelé pendant tout le film.

Février 2015.

Je vais assister à la retransmission en direct du spectacle Aimons-nous les uns les autres d’Anne Roumanoff dans le cinéma Pathé Gaumont à Opéra. J’ai beaucoup de mal à suivre le spectacle tellement je suis harcelé. Les flics me parlent de Procureur et me disent : On ne trahit pas.

Mercredi 4 février 2015.

Elle a du fric. Elle va te donner du fric. Tu vas être bourré de fric. On me parle de Marie Drucker … Ca n’est qu’intoxication …
On est des LO. On va bouffer le Figaro.
Nous sommes les LO.
On est comme toi. On s’est foutu de toi.
C’est cette grandeur. Nous sommes professeurs.
Tes grandes vacances.
On aime Baffie ? Il t’a tué.
Tu veux tout faire.
Faut que t’arrêtes. Tu es supportable.
On a tous eu peur. Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
C’est cette Drucker. Elle veut t’engager.
Tu ne travailles pas. Pourquoi tu n’enseignes pas ?
Nous sommes en face de flics misérabilistes. On a tout compris …
Il faut que tu fasses du théâtre. C’est du bon théâtre. On va au théâtre.
Tu es un prof de Lycée. Il faut te former.
On se foutait de Drucker. On se fout de ta Drucker. Tu es super. On se fout de ta Drucker.
On veut que tu fasses de la télé. On s’en fout de ta télé.
Tu sens la merde. Tu l’emmerdes. C’est la merde. Tu t’emmerdes.

Le Procureur peut remercier ces services de police, qui ont fait du très bon travail : Ces malades mentales racontaient strictement n’importe-quoi.

Mercredi 25 février 2015.

T’as trouvé : Tu es Youssef Chahine.

Samedi 28 février 2015.


Je vais au cinéma Gaumont Opéra voir le film A 14 ans.

J’entends avant le film :

T’es un fou. Tu nous emmerdes. Tu veux foutre la merde.
T’as une copine : C’est Martine.
T’es un fou.
Tu t’emmerdes.
T’es FOU.
T’es un FOU.
Tu es FOU.
Tu pues. Tu vas faire acteur. On pue.
T’es un fou. Tu es supérieur.
T’es un fou.
Acteur. On est acteur.
Il faut que tu prennes un avocat.
Qu’est-ce qu’on te fait ?

J’entends pendant le film :

Tu es avocat. Nous sommes professeurs.
Professeur. Nous sommes ta soeur.
C’est ton professeur. Nous sommes personne.
Tu es fou. On est fou ? C’est des fous ?
Qu’est-ce qu’on veut te faire ? On veut que tu sois SUPER. Tu vas être Ventura.
Tu es fou. On est fou. Tu vas faire fou.
Tu es une Star. Ca pue. C’est un procès.
T’es un fou. On est sympa.
On t’a trompé. On est UMP.
On s’est trompé. On est UMP.
Tu as honte. On est sympa. Tu es sympa.
T’es une star.
Nous en avons marre. Nous sommes stars.
Tu es star. Tu veux être stars.
Tu embêtes ta mère.
On arrête. On t’arrête.
On est sympa. T’es sympa.
T’es honteux. Ils s’en foutent.
T’es un fou. On s’en fout de ta misère. On s’en fout.
Tu mens. On ment. C’est faux. Tu as Latifa.

On entre avec le premier semestre 2015 dans une période de grosses haines, de grave détérioration de la santé mentale de ces flics.

Mercredi 1 avril 2015.

Café chez Monique.

Tu ne nous embêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
Tu nous embêtes. On nous emmerde. C’est bête.
C’est ta fête. Ca va être ta fête.
Tu vas être tout seul.
ISOLISME …
Tu es fou. Tu as gagné.
Haha. Tu vas être Branson.
Le milliardaire anglais de la télé. Moi, j’m’en fous de racheter France Télévisions : Ce ne sont pas mes amis ; seulement des adversaires.
Laisse tomber. C’est le Préfet.

Réaumur.

On te laisse tomber.
T’es un fou. On s’en fout de Naïma.

Bibliothèque Buffon.

Tu as gagné. On est bouffé.
On t’a harcelé. On est harcelé. On va harceler. On fait peur. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce qu’on fait ? T’es un râleur.
Rire très supérieur. Hahaha. On t’a tué.
Tu as commenté. Tu es parfait.
C’est un Ministère. Tu es parti.
Tu vas comprendre ce que tu fais. Tu es parfait.
Tu as milité.
Haha. Vous êtes seul. On est seul. Tu es croyant. Tu es seul. Tu te sens seul.
C’est du cinéma. C’est ce cinéma. C’est la lutte finale. On fait peur. Ca suffit. C’est fou. Tu as menti. Tu es psy. On donne.
Grosse haine des flics envers les communistes.
Tu vas te faire foutre. T’es fou. Tu es socialiste.
T’as trouvé. On est UMP. On a tout fait. Tu es changé. On est changé. On est bouffé.
C’est du cinéma. C’est Télérama.
Je m’étais abonné à Télérama, que je lisais chez moi, chose que les flics savaient parfaitement.
On t’a écouté. On t’a bouffé.
Tu vas te faire bouffer. Tu es bouffé. On est menacé.
Tu es Onassis.
Tu fais ce que tu veux. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié …
T’as trouvé. On est bouffé. On est l’UDP.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu as un succès.
Tu es sain. On est sain. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
On t’a retrouvé. On est Préfet. C’est parfait. Tu es parfait ? Tu nous hais.
Tu vas travailler. On va tourner. On va partir.
On va mentir. C’est ce cinéma. C’est ton cinéma.

Bastille.

FERME TA GUEULE.
Tu es parfait. Tu es El Maleh.
Cramé.
Tu es Duquesnes.
On se fout de toi. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
Tu ne t’emmerdes pas. C’est une fête.
On t’a trouvé. On est bouffé ?
T’as trouvé : On est bouffé.
T’as trouvé : On se fait bouffer.

Arrête. On est bête. On veut te faire une fête. On t’a trompé. On est trouvé. On est ami. C’est Salima. Salima Knani, l’avocat qui m’avait été attribuée au titre de l’aide  juridictionnelle a refusé de me défendre … Ce que font les flics, ça sent la subornation de témoins.

On t’a occupé. Tu te sens seul. C’est De Villepin.
On pue. On est protégé. C’est parfait.
Tu es bafoué.
On te supplie. Ca suffit.
T’as compris : Fuis. Ca te suffit. On fuit. Vous êtes parleurs. On est hurleur.
Tu soutiens. On soutient. On te soutient.
On va te rembourser.
Tu es Gabin. C’est Gabin. Tu vas coucher chez elle.
Tu vas battre Smaïn.
C’est elle.
Tu embêtes ta mère. On sait. Tu sais.
Tu es autiste.
Les flics sont très forts pour nous replier sur nous-mêmes avec leurs harcèlements.
On est fatigué. C’est pénible. Tu es pénible.
C’est l’enseignement.
Tu vas faire fou. On est encore pourri.
Haha. Tu es spécial.
C’est spécial. Tu es spécial.
On veut te mettre en scène.
On a la haine. C’est la haine.
Tout à fait exact, vérifié …
Tu t’en fous de Sarah. On ne comprend pas.
Il faut que tu arrêtes tout ça.
On n’a rien fait. Nous sommes psychiatres. Tu es psychiatre. On est psychiatre. Tu ne comprends pas. On ne t’aime pas.
Aveu troublant.
On est d’accord avec toi. Ils ne comprennent pas.
Ca n’arrête pas. Ils ne comprennent pas. Tu ne t’embêtes pas. Tu n’embêtes pas. Ca n’embête pas. C’est un bouquin.
Chantages récurrents, mesquineries …
Tu es malin. Tu as compris : On a surpris. C’est du souci.
Tu es MORT. Tu comprends ce que tu fais ? C’est une secte.
Menaces de mort réitérées dans le domicile.
On est Préfet. On est à l’hôpital.
Tu en as marre des psychiatres. On est psychiatre. Tu es psychiatre. On est ahuri. Tu es psychiatre.
Tu es protecteur.
Tu vas nous tuer. On va nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Nous sommes juifs. Tu es psychiatre.
On t’aime. On l’aime.
On va te payer ? Tu es psychiatre.
Intimidations …
On pleure. Hahaha. On a peur. On te prend pour un fou. On est fou.
Tu ne comprenais pas : C’est Saïda.
On m’embête 6 ans après une rencontre de 15 jours qui a été interrompue. Grave violation de la vie privée d’une élite nazie. Les flics sont en très bonne santé mentale …
C’est Salima. Tu es engagé. Tu es Premier.
Tu es Branson. On pardonne. On donne. On pardonne. On te Bransonne.
Tu veux la vérité : On est député. Tu es militaire. Tu es Universitaire.
On est Klarsfeld. Tu es Klarsfeld. Tu mens. On ment. Tu es militaire.
On arrête. Tu es Klarsfeld. Prie.
On s’en fout : Tu es fou.
Tu es un juste : On trouve ça juste. Tu es beau.
Tu es Onassis. On est juriste.

Tu fais peur. Tu nous fais peur. Tu as peur. On fait peur. Tourments de flics psychotiques … Chantages. Les flics jouent sur la peur avec une personne rendue malade par un médicament. Ces flics sont très sympas, en fait néonazis …

Tu nous fais peur. On te connaît. On sait.
On te fait peur. On est barbouze. Tu es Duquesnes. Tu es Drucker.
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre.
Tu nous fais peur. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es samiste.
C’est ça. C’est Latifa. C’est ça. C’est un combat.
T’es fou. On est samiste.
Nous sommes politiciens. Tu es politique. C’est cette politique.
Tu es poétique. T’es un fou toi.
C’est cette politique. Tu sais. Tu te déguisais.
On est Naïma.
Nous sommes sales. On te réserve une salle.
C’est France Info. Nous aimons ça. C’est le Professorat.
Tu es un Sarko.
Tu es un communiste. Un sale fou.
Graves insultes … flics borderline.
Tu vas faire Duquesnes. Tu es Duquesnes. Tu es fraternel. Un politicien.
Tu ne t’en fais pas. C’est Naïma. On ne te comprenait pas.
Haha. T’es honteux. C’est Naïma. Tu es malade. Tu vas faire malade.
Hahaha. Tu vas faire du profit.
Il t’en faut du temps.
Tu es samiste.
On est médecin. Tu es sain. On aime Dao. On est avec Dao.
Tu vas avoir une maison de campagne.
Promesse illusoire …
Tu te sens seul. Tu es seul.
ISOLISME …
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre. Tu vas te faire foutre. On s’en fout de ton Nagui.
Tu as raison. On va t’offrir une maison.
Promesse illusoire …
On est avec toi. On s’est foutu de toi. On est amoureux de toi.
Tu pardonnes. On pardonne. On est amoureux de toi. Tu vas faire du théâtre. C’est du théâtre.
On sait ce qu’on t’a fait. C’est un procès. On s’est pas foutu de toi.
Aveu rassurant.
T’es un salaud. On t’a retrouvé. T’es un Sarko.
Propos délirants …
Tu vas faire de la recherche. C’est de la recherche.
Tu vas crever. T’as trouvé. T’es en prison.
T’as fait une découverte.
T’as retrouvé : Vous êtes bouffés.
Tu es fou. On sait ce que tu fais. Tu es menteur.
Grave violation de la paix de la vie privée.

Vendredi 3 avril 2015.

On te connaît. Tu es sympa. C’est Salima.
Tu veux te marier ?
On veut payer ?
Intoxication …
Ils ne comprennent pas : Tu n’aimes pas.
Chantage sur nos sentiments privés.
On s’en fout de ta gueule. T’es acteur. On s’en fout de ta gueule. On a travaillé. On va te payer. Bonne nouvelle.
Tu ne comprends pas : On ne t’aime pas.
Triste aveu.
Tu ne t’enfermes pas. On ne t’enferme pas. Tu as Salima.
Ils ne comprennent pas.
C’est Saïda.
Violation supplémentaire de la vie privée. Ca n’en finit pas.
On te demande pardon. Tu ne comprenais pas.
Propos dissociés, clivés.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On te dérange. Tu le déranges. Tu nous déranges.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Arrête. On est bête. On est Préfet.
On va travailler. On va tourner.
Tu es laid. C’est sain.
Tu es super. T’es un fou.
Tu as souffert.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule. Tu vas t’arrêter.
Menaces et chantages. Arrêter quoi ?
Tu vas nous faire arrêter. Tu vas les faire arrêter. On te la ferme.
Tu la fermes. Menaces et chantages. Intoxication.
T’as trouvé : Tu es Préfet. Tu l’as dénoncé. Tu nous fais arrêter.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
Flics schizophrènes.
Pourquoi on fait ça ?
Nul ne le sait.
Ferme ta gueule. Ils s’en foutent. On va payer. On a payé.
Intoxication. Ils ont payé des clous.
T’as honte. On fait honte.

Gare de Lyon.

T’as compris : C’est Ghannouchi.
C’est ta Drucker : Tu es un reporter.
Tu arrêtes. C’est Hortefeux.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
Tu emmerdes Drucker.
Tu es El Maleh. C’est parfait.
DANS UN HURLEMENT. Ce qu’on fait. On est psychiatre.
Tu es avocat.
Tu es Onassis.
Tu es psychiatre.
Tu nous embêtes : On va tuer.
Tu embêtes Robert.
C’est un procès. C’est Hortefeux. Tu es psychiatre.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
On fait ce qu’on peut.
On va tuer.
Elle t’emmerde. Tu t’emmerdes.
Tu es professeur ? Tu es farceur ?
Qu’est-ce que ça fait ? Qu’est-ce que ça te fait ? Tu es psychiatre.
Tu es professeur. C’est parfait.
Nous sommes collègues. C’est parfait.
Propos délirants.
C’est faux. C’est fou. Tu es parfait.
Tu fais. FAIS.
Tu veux faire fou.
Tu sais tout faire. On sait tout faire.
On t’a tué.
On te fait peur. Tu as tout fait.
On est psychiatre. Tu te fous de ton psychiatre.
On t’a abandonné ?
T’es garde des Sceaux.
C’est du cinéma ? C’est ton cinéma ?
Tu nous fais ton cinéma ?
Tu vas faire du cinéma ?
C’est du cinéma.
Il faut que tu comprennes ce que t’as fait. C’est parfait.
Nous sommes pour toi. On vote pour toi.
Je ne suis jamais présenté à aucune élection et n’ai jamais eu l’intention de le faire. On nage en plein délire.
Tu n’embêtes pas. On ne t’embête pas.
On est psychiatre.
On est juif. On ne comprend pas. C’est Salima. C’est elle.
Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
C’est honteux ? On t’embête.
Il faut que tu comprennes ce qu’on fait. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu es le meilleur. Tu es parfait. C’est du cinéma.
Haha. Tu remplaces Smaïn. C’est parfait.
On te fait peur. On t’aime.
Tu es Onassis.
Tu es premier. Tu es forcé.
Tu fais du mal. Tu te fais du mal. C’est Naïma.
Une jeune femme avec qui je souhaitais juste prolonger l’amitié, ce qui finalement s’est arrêté, vu qu’on m’intimait des suggestions de devenir son amant, alors que je n’ai jamais eu de sentiment pour elle.
Tu n’embêtes pas.
Tu es professeur. Tu es professeur.
Tu es un farceur.
Tu te sens seul.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas.
On est médecin.
Ca n’embête pas.
Qu’est-ce qu’on fait ? Ca pue.
Tu es fou. Tu es Branson. Tu es personne.
Qu’est-ce que tu fais ? C’est parfait. Tu es acteur.
Tu enfermes David. Tu ne t’enfermes pas ?
T’as du courage. Tu enfermes Baffie.
Tu n’enfermes pas.
Tu es un homme seul.
ISOLISME.
Tu ne comprenais pas. Tu souffrais.
On a l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as gagné. Tu as payé. On a payé. Tu n’embêtais pas ?
Intox, chantages.
Tu n’arrêtais pas.
C’est un procès.
Ca n’embêtait pas.
On est juif ? C’est un procès. Tu arrêtes. C’est Salima.
Arrête. T’es acteur.
Ca ne t’embêtait pas.
Ca n’embêtait pas. Tu n’embêtais pas.
Tu embêtes Drucker. Tu vas nous faire Drucker.
Tu es psychiatre. C’est un procès. C’est parfait. Tu souffrais.
T’as compris. C’est Baffie.
Tu fais peur.
Tu es Smaïn. C’est Smaïn.
Tu es Préfet. On a tout fait. Tu souffrais. C’est Dupont-Aignan. Tu es enseignant.
On te connaît. C’est parfait. Tu es parfait. On connaît. Tu es provoqué. On a déconné. Vous souffrez. On souffrait.
Tu es professeur. Farceur.
Tu as explosé. On va se faire foutre. On n’a que ça à foutre.
On t’aime. T’as terminé.
On est fort. On a contrôlé. Tu fais. Tu es parfait. Fais.
On ne comprend pas. On t’a arrêté. On est bouffé.
Ils ne comprennent pas. Tu ne supportes pas.
Tout à fait exact. On ne supporte pas. On va arrêter. On ne t’aime pas.
On te fait peur. Ca suffit. Tu vas faire Napo. On ne supporte pas.
Propos délirants.
On a payé. Intoxication.
On est juriste. Tu es juriste.
Tu es samiste. Puriste.
Tu vas te faire payer. On va soigner.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. Tu vas nous faire soigner. Tu as soigné. On est soigné.
On fait peur. Faire peur.
Nous sommes juifs. Tu es soigné.
T’es encore juif. On est soigné.
Tu mens. On ment ?
Elle t’aime. Tu as du succès. Ca suffit. C’est Baffie.
Tu sais. Tu souffrais. Ca te suffit.
Nous sommes seuls.
Tu fais ce que tu veux.
Tu vas parler de ça.
Tu es commandant. Tu sais. Fais.
On va parler de toi. On a parlé de toi.
Propos vaseux.
On nous embête.
T’es un fou. Tu es Baffie.
Qu’est-ce que tu nous fais ? On s’en fout de ce que t’as fait. T’es un fou.
On t’a compris : Tu en as marre de l’hôpital.
Ce n’était pas encore fini …
Tu nous fais mal. Ca nous fait mal. On a l’hôpital.
Laisse tomber. Tu es Préfet. C’est un succès. Tu es à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu remplaces Rachida. Tu as l’hôpital.
T’arrêtes. Tu es Charles. Tu parles.

Nous sommes psychiatres. Tu vas nous battre. Des psychiatres très intrusifs, manquant de probité.

Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ?
C’est le CAPES. C’est Lafesse.
Ils s’en foutent. C’est ton procès.
On est énervé. Tu es sain.
Tu es médecin. Un mec sain.
Flatteries schizo.
On est supporter. Vous êtes supporter.
Tu t’en fous de ce cinéma. C’est ce cinéma.
On ne t’aime pas.
On va le mettre en prison. On va nous mettre en prison.
Vous êtes français. Tu es français.
Tu es Onassis. Acteur.
On s’en fout de toi.
Ils s’en foutent. Tu veux faire fou.
Propos d’extrême-droite.
C’est Flavie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Tu ne t’arrêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Arrête.
Arrêter quoi ?
Tu es parti.
C’est un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale. Tu es un scandale. Tu leur fais un scandale.
On prend maintenant les humains pour un scandale …
Ce qu’il te faut. Tu es une femme. Tu es bouffi.
On est avec toi. Tu radotes. Tu psychotes. C’est une faute. C’est ton procès.
Inversement des rôles.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’embête pas. Tu n’embêtes pas. Tu es Sarko. C’est Saïda. Ca n’embête pas. Propos délirants, chantages …
Nous sommes des monstres.
Tu as dérangé. Ca a changé. C’est Salima.
Ca n’embête pas. Ca ne t’embête pas.

Tu ne t’embêtes pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas ? C’est Saïda. Violation prolongée, réitérée, obsédée de la vie privée.

Tu sais ce qu’on fait.
On n’embête pas. On ne t’embête pas. C’est Salima.
C’est une fête. On va te faire une fête.
Tu vas crever. On va te faire crever. Tu préfères crever. On t’a crevé. C’est le Lycée.
Graves insultes borderline, chantages.
On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ? On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ?
Tu n’arrêtes pas ? On n’arrête pas. C’est le collège. Ca n’arrête pas.
Chantages permanents.
On ne se fout pas de ta gueule.
Ca n’embête pas ? Tu n’embêtes pas. C’est Salima.
Tu ne t’embêtes pas ? C’est le cinéma.
Tu vas te taire.
Menaces, chantages, censure.
Nous sommes tes salopes.
Ce qu’on va te faire ? Tu as souffert. C’est un procès.
Tu as l’hôpital.
Tu es avec Sonia.
C’est un procès. Tu fais un procès.
On est l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Haha. On fait peur. Faire peur ! …
On t’a empêché ?
On est JUI-FEU ! Tu es juif.
Triste aveu de personnages revanchards, maboules.
Tu es chanceux.
Haha. Tu es responsable.
On ne se fout pas de ta mère. Tu es chéri. Tu es gentil.
Tu es un haut responsable.
On est Musulman. Arrête.
Tu es un copain. On est tes copains.
Tu arrêtes. C’est un procès.
C’est Onfray. C’est un Préfet. Tu es parfait. Ca a marché. Qu’est-ce que tu fais ?
Haha. T’es un fou.
Hahaha. On ne s’en fout pas. On s’en fout de toi.

On est français. Tu es Mitterrand. Je n’ai rien à voir avec Mitterrand, ce politicien bourgeois de droite.

Tu es honteux. C’est honteux. Ils s’en foutent. On t’écoute.
A PLUSIEURS. Tu es seul.
ISOLISME.
On n’arrête pas. Elles ne comprennent pas. Tu n’arrêtes pas. Tu ne professes pas. On ne professe pas.
Chantage : Travailler pour une misère … On est tombé sur une grosse haine.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu sais ce que tu fais. Pense à ce que tu fais. Tu souffrais. On ne t’embête pas. Ca ne t’embête pas.
Ca n’arrête pas. On ne te connaît pas. Tu ne me connais pas.

Samedi 4 avril 2015.

C’est un succès. C’est Dora. Tu as Dora. Une schizo trainant une MST qui accusait la fille passée avant elle d’être sale … pas plus sale qu’elle. La sexualité est sale ? Ce qu’on avait compris, c’est que cette élite nazie continuait à observer de façon illégale mes réunions avec Dora dans des restau et des cafés. Je n’avais que mon amitié et mon aide à offrir, rien de plus. Les flics ne comprenaient pas pourquoi je n’embrassais pas Dora … Dora a fait 2 enfants, dont l’ASE lui a retiré la garde, parce que vu sa maladie, elle n’était pas apte à s’en occuper. Il fallait donc faire l’amour avec Dora pour lui faire un autre enfant ? Dont elle n’aurait pas pu s’occuper non plus …

T’as pas compris qu’il faut travailler. On travaille à ce qu’on veut et pas forcément pour un salaire. Ces flics travaillent eux-mêmes ? Ils sont payées pour psychoter.  Ils ont la culture de la psychose (C’était une Sarkoze, une psychose de flics).

Tu emmerdes Marie.

T’as une sale gueule. C’est Naïma. On s’en fout de toi. Graves insultes borderline, néonazies.
T’as une sale gueule. C’est le problème. On s’en fout de toi.

On est star. On ne te comprend pas. C’est Saïda. Violation inertielle de la vie privée. Elite nazie. Antagonisme virulent. C’est qui Saïda pour qu’on m’emmerde comme ça 6 ans après avoir arrêté une rencontre ?

C’est une mise en scène. On a plaisanté.
Tu te sens supérieur. Ce qu’on va faire. Tu vas faire.
Je ne me sens point supérieur. C’est de l’invention.

Sartre disait qu’on est tous pareil, quelque soit notre fortune … On a tous les mêmes besoins et les mêmes envies.

Tu vas prier. On va payer. Tu vas payer. Je n’ai fait que ça, payer.
On a un problème avec toi. Tu vas le foutre en l’air.
Menaces et chantages.
C’est une furie. C’est une tuerie.
C’est du théâtre. Tu vas nous battre. Tu es psychiatre.
On est avec toi. Elle t’arrête.
Arrête. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es salarié. On est salarié. Tu veux être salarié ?
Haha. Tu es raleur. On ne comprend pas.
Tu vas payer. Tu vas te faire foutre.
Haha Tu es El Maleh. Ca te fait peur. Il faut que tu comprennes tout ça. Tu as peur. Arrête tout ça.
Ca fait peur. Tu as peur. Tu as souffert.
Tu es terrible.
Tu vas être El Maleh. Tu fais peur. On fait peur.
Culture de la peur.
Tu arrêtes. C’est une fête.
Ca suffit. Fuis. C’est la Stasi. C’est psy.
C’est cette Drucker. C’est l’enfer. C’est une copine. C’est cette Drucker ? Ton père. On est malade.
Tu intéresses tout le monde.
On veut te foutre en l’air.
On veut te battre. Tu veux te battre.
Tu en as marre d’elle. C’est elle.
Tu vas travailler. On va parler. Tu as du succès.
On est bafoué. C’est UMP.
Tu soutiens. C’est bien. On soutient.
Tu es Onassis.
On t’a trompé. Tu es trompé.
Tu arrêtes. Tu es fou. Tu es tué. Tu as tué.
Tu es Lino. Tu es beau.

Tu ne comprends pas que tu mens. On nous embête. Tu es Onfray. C’est bête. Arrête. C’est une fête. Je n’ai pas grand chose à voir avec Onfray qui nous a pas fait rire avec son histoire de prépuce.

Tu vas te concentrer. On ment.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. C’est un procès. On est forcé. On veut rembourser. On est Préfet. On pue.
A la bonheur …
On a la haine.
Tout à fait exact, vérifié.
On a compris. On est Baffie.
Tu vas te faire foutre. On va partir. Tu vas partir. On veut partir.
Tu vas te faire tuer. On va te faire tuer.
Menaces. Triste aveu.
T’as une sale gueule. T’as une belle gueule.
Arrête. C’est une fête. Ta gueule. Tu es fou.
Arrête. On regrette.
Tu es Juge.
Tu vas t’arrêter. Tu es acteur. On en a marre du psychiatre.
On pue. On va te battre.
Tu te sens seul. Tu es un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale.
Les gens sont maintenant des scandales …
Tu es mort. Menaces réitérées.
Tu intéresses. Ca intéresse.
Tu vas faire chier. Tu vas te faire chier.
T’as un problème. Tu as le même problème. On a le même problème. C’est toujours le même problème.
On a souffert. Tu veux nous faire chier.
Tu vas pouvoir trouver une femme. Comment tu fais ?
Tu n’aimes personne. On est personne.
C’est Latifa. On ne t’aime pas.
Une jeune femme avec qui j’avais une incompatibilité de vues.
On en a marre de ta folie. On t’aime. On aime ta mère.
On ne t’aime pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas.
On ne comprend pas. C’est la chimie. Ils ne comprennent pas.
Tu rêves. Tu crêves. Tu rêves.
Graves insultes.
On ne t’aime pas. C’est eux.
Tu es seul. Crêve. Tu crêves.
Graves insultes borderline.
Tu pues.
Comment tu fais ? On a tout fait.
On va te tuer. On a tout fait. Crêve.
On t’a occupé. Comment tu fais ?
Il faut taffer. Tu es forcé.
Il faut taffer. Comment t’as fait ?
Comment tu fais ? Crêve.
Menaces.

On a proposé : On est ta DST. Aveu de la violation de la vie privée. Et le Conseil d’Etat s’est avoué impuissant …

Haha. Tu crêves. Crêve. T’es un fou. Tu deviens fou.
C’est du théâtre. Fais du théâtre.
On va te tuer. On va nous tuer. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es un héros. Tu es Napo.
Propos délirants.
Tu leur fais un procès. Tu es seul.
ISOLISME.
Tu n’écoutes pas. On est sympa. On ne t’écoute pas.
C’est une maladie. Tu es parti. C’est un procès.
C’est un procès. Fais. T’as gagné.
Bonne nouvelle.
Tu ne t’écoutes pas : Ca ne va pas. Ca va. C’est sympa.
Tu nous hais. Tu n’aimes pas.
Tu sais. Fais. On n’écoute pas.
Haha. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es communiste. On va rembourser. On t’a tout fait.
Tu fais peur. On veut faire peur. Faire peur.
On te bouffe.
C’est une correction. C’est parfait.
T’es mort. C’est mort.
Menaces réitérées.
C’est Naïma. C’est un scandale.
Chantage délirant.
Tu vas te taire. Tu vas faire. On va travailler. Tu ne me connais pas.
On ne dénonce pas. C’est Latifa.
On ne te connaît pas. Tu es sympa.
Tu laisses tomber. C’est Trotsky. Tu es Trotsky. Tu es seul. Tu laisses tomber. On te laisse tomber.
On s’en fout de ces Drucker. de cete Drucker.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
On va te baffer.
Tu es psychiatre ? C’est un énorme malheur.
Aveu qui n’a vraiment rien arrangé. Il n’y a aucune limite à cette chape de malheur imposée par les flics.
Tu meurs. C’est bien fait pour toi.
Enfantillages d’un vieux fou.
Tu leur fais mal. On n’a que ça à foutre.
Tu es De Niro. Tu es gros. Tu es ouf.
Tu sais ce qu’on veut. Tu nous en veux.
Enigmatique … chantage.
T’es un fou toi. Crêve. On rêve. Tu rêves. Crêve.
Menaces, insultes borderline.
Tu sais ce qu’on fait.
Grave violation de la vie privée.
Tu es un homme d’ouverture. T’es un fou, toi. Tu es Ministre.
Chantage méprisant.
On va se faire foutre. On pue. T’es ouf.
Tu as eu un problème avec Naïma. On aime Naïma. Tu es parfait.
On est morte. Qu’est-ce qu’on fait ?
On est mort. C’est un procès. C’est parfait. T’es ouf. Tu es seul.
Tu as un succès : C’est une folle.
Tu embêtes Dora.
Acteur. On veut te faire peur.
On est folle. Drucker, c’est une folle.
Ce qui n’est pas tout à fait faux …
Tu vas te faire Dora.
Je m’en foutais. Je ne profite pas de la faiblesse de femmes fragiles.
On veut te baffer/te bouffer.
On est avec toi/content de toi.
Tu es nul.
Tu es supprimé/comprimé.

Tu es droit. Tu es un psychiatre.
Tu ne nous connais pas. On ne t’aimait pas. On nous connaît pas.
On veut se venger ? Tu es dénoncé. C’est une découverte.
T’es un fou. On s’en fout de toi.
Arrête. Tu vas voir François.
J’ai pris mes renseignements chez les trotskystes qui ont affirmé que François Hollande est un homme signifiant et je leurs ai donnés raison.
C’est la vérité. On en a tous marre. C’est un procès.
C’est bien de le reconnaître.
Tu vas te faire tuer.
Tu as une grande force.
Je ne suis pas indestructible … Il faut lire éloge de la faiblesse de Frédéric Jolien.
Tu vas nous tuer.
Tu vas t’arrêter. Elle t’aime.
Tu vas t’arrêter ? On va t’arrêter. Il faut professer. On est arrêté.
Ce qui confirme ce que j’écris par ailleurs : De très grosses pressions pour retourner faire le pitre en collège.

Mercredi 7 avril 2015.

T’es FOU. C’est un scandale.
On te protège. On va te faire tuer.
Propos gravement psychotiques.
T’avais trouvé : Il faut professer.

Jeudi 8 avril 2015.

Vague de néonazisme chez les flics qui me harcèlent ce jour-là. Cette haine subit est-elle le reflet de l’imaginaire d’un schizophrène ? On voit bien que non. Ce sont des harcèlements très réels et non une croyance fausse (définition du délire).

Ta gueule. Ferme ta gueule. Insultes borderline.
C’est le Professorat.
On est médecin.

On a arrêté. On va professer. C’est le Lycée. L’Etat français, constamment obscène, dépense 1 millions d’€ en harcèlements pour m’en faire gagner 1600 € par mois en tant que contractuel.

Ca va arrêter. Il faut foncer. Il faut professer.
Haha. Tu as Latifa. Nous sommes stars. Elite nazie.
Tu as compris ? Fuis. C’est ta Tunisie. C’est la Syrie.
On va arrêter. Il faut professer.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Insultes borderline.
C’est le Lycée. Tu es le problème.
Tu es fou. Ta gueule.
Tu vas trouver. Il faut professer. C’est UDP.
Tu es MORT.
Menaces de mort à domicile.

C’est le Lycée. Tu me prends pour un fou ? Tu n’intéresses pas. UN FLIC PSYCHOTIQUE, NEONAZI.

Tu te sens seul. Tu es riche. On en a ras le bol.
Tu es mort. On t’a retrouvé. Il faut former. On t’a trouvé. C’est un procès. Tu te sens fort.
On t’a trouvé. Il faut forcer.
C’est un scandale. On aime Naïma.
Qu’est-ce que j’en ai à foutre espèce de flic malade mentale ?
On t’a retrouvé. C’est l’UDP. Ils vont massacrer. Tu es dénoncé. T’es ouf. Tu vas te faire tuer.
Qu’est-ce que ça te fait ?
Tu vas arrêter. Tu vas faire du ciné. Tu es moqué. C’est du ciné.
Vous êtes morts. On est fort.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
C’est ton spectacle. On se foutait de toi.
Tu leur fais un procès.
C’est grave.
On s’est foutu de toi. Tu dois te suicider.
Tu dois te suicider.
Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
On s’en fout de vos communistes. Tu es FOU.
C’est François. C’est Saïda.
Tu as compris. C’est le profit.
HAHA. T’es un grand acteur. Faire peur.
On va comprendre ce que tu veux.
Tu la heurtes. Tu sais ce que tu fais. On dénonçait.
Tu aimes Drucker ? On aime Drucker ?
Ca va s’arrêter. Il faut professer. C’est le Préfet.
PRESSION EGOISTE POUR GAGNER UNE MISERE.
Tu es riche ? T’es riche.
On est psychiatre. C’est ton théâtre. C’est du théâtre.
Fuis. C’est la Tunisie.
Acteur … Tu as l’hôpital. Fuis. On va te chercher. Tu vas chercher.
C’est un procès. On s’en fout de toi.
Subornation de témoin.
Tu as souffert. C’est l’enfer.
Merci. C’est Trotsky. Fuis.
Tu as souffert. Tu as souffert.
On arrête. Tu arrêtes. C’est une fête.
C’est un procès. Haha. Tu es El Maleh.
On ne dénonce pas.
Tu es samiste. Trotskyste.
Tu ne nous connais pas. Tu es sympa.
Acteur. On est juriste.
Tu leur fais peur. Tu es professeur/farceur.
Tu es tué. Tu les as tué. On les a tués. On nous a tués.
On va chercher. Tu es sain.
On l’aime. Tu es le problème.
Tu es samiste. Tu es trotskyste.
Ca va arrêter. Tu vas arrêter.
Tu es un copain. Tu es fou. Tu es parfait.
Tu as rêvé.
T’as un problème. Ya un problème. Tu leur poses un problème. Tu es un problème.
Un être humain est pris pour un problème. Question néonazie.
Tu pardonnes. On te pardonne.
Ca suffit. Fuis. C’est ta Tunisie.
Tu respectes. Tu vas comprendre. C’est eux. C’est honteux. Ce que tu fais.
Tu as encore peur. T’as un problème. On a encore peur.
On t’a tué. C’est Salima.
C’est pas fini. C’est Baffie.
Tu nous embêtes. C’est ta fête.
On va se faire foutre. C’est ta faute. Ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Tu vas te suicider. Il faut te suicider.
Néonazisme.
Il faut te motiver. Il faut professer.
Tu es fou. Ferme ta gueule.
On aime nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu vas pouvoir te suicider.
On veut te suicider ? Tu es parfait.
Tu as un syndicat : C’est Naïma.
Tu es mort. C’est mort.
Tu as une bonne gueule. Tu te fous de notre gueule.
On va vous tuer.
Menaces de mort à domicile.
On pue. On en a tous marre.
Tu es guéri. Fuis.
On va te suicider. Tu es fou. Va te suicider.
Néonazisme.
On s’en fout de toi. Tu es ouf. On se fait tuer.
On va te la fermer. On est médecin.
Qu’est-ce qu’on t’a fait ? Vous êtes graves.
Ces flics n’ont rien fait … Allons-donc.
Tu as trouvé. C’est le Lycée. LEP. C’est les Lycées.
Pression pour se faire surexploiter.
On est Front National. C’est un scandale. On est mal.
On va te faire tuer. Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
Tu as compris. On est Marie.
Tu fais ce que tu veux. Tu es fou. Tu t’en fous.
Tu es payé.
Tu es Baffie. On meurt.
Tu es fou. On s’en fout de toi.
Fuis. Tu es parti. C’est ta Tunisie.
Tu es réssucité ? Vous mourrez. Vous souffrez.
Il faut te taire. On va te tuer. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées. Menaces sous condition.
On s’en fout de ta gueule. Tu as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
C’est un succès. On va faire.
On en a tous marre. C’est Star.
Arrêter. Tu es une folle. On t’a suicidé. Tu es forcé. Il faut professer. Tu es suicidé. Tu es une Star. Insultes borderline haineuses.
T’es ouf. On est mort. Tu vas te suicider. On est fort.
Tu vas te faire foutre. Tu es personne.
Tu n’intéresses plus personne.
ISOLISME.
Tu nous emmerdes. On est avec toi.
On est avec toi. C’est du cinéma.
On t’énerve.
Vous êtes MORT.
T’as une sale gueule.

On est bizarre.
Tu sors. On en a marre.
Tu es riche. Tu triches.
Ca suffit. STOP. Ca te suffit.
C’est ta putain. Nous sommes putain. Putain (6 fois).
C’est ta fête. C’est ta faute.
On en a ras le bol.
HURLEMENTS DEHORS PAR LA FENETRE. Tu es FOU FOU FOU.
C’est le collège. Tu es fou. Tu es prof de collège.
Tu vas te motiver. Il faut te motiver.
On est pour toi. Crois. Tu es François. C’est François.
Je ne suis pas intéressé par François Hollande, un malade qui a passé son temps à parler de « compétitivité ».
C’est terminé. On a terminé.
Tu embêtes Drucker. Tu es Drucker.
Tu as du succès.
Tu es François.
Tu as l’hôpital. C’est un procès. Tu es François.
T’es un salaud. C’est François.
HURLEMENTS. C’est France 3. C’est François. Crois.
HURLEMENTS. C’est ton Vicherat. Crois. Propos incohérents, énigmatiques.
On a arrêté. Il faut professer. Il faut forcer. Tu es intéressé. Tu es malade.
T’as trouvé : Il faut professer.

Tu es fou. Tu as une folie. Fuis.
On va t’arrêter. On est l’hôpital. Tu as l’hôpital. On a l’hôpital.
Tu emmerdes tout le monde.
Tu as l’hôpital. On est amoureux.
T’as fait une découverte. Tu as l’hôpital.
C’est François.
Tu as l’hôpital. Vous faites peur.
Tu bouffes Dora.
On pue. Tu n’embêtes pas ?
Tu es fatigué. Fais ce que tu veux. Tu fais ce que tu veux.
En fait, on n’est pas libre …
Tu es compliqué. On a trafiqué.
Tu pues.

T’as trouvé. On est crevé. Etonnant que ces flics soient crevés avec une telle énergie euphorique.

T’es ouf. On te bouffe.
Tu es acteur. Tu as encore peur.
On va t’arrêter. Tu vas faire peur.
Intoxication, mythomanie.
On a plaisanté.
Tiens-donc !
Tu as l’hôpital.
Tu les as tués.
On nous a tué.
On est bouffé. On n’a rien fait. Tu as inventé.
Propos contradictoires …
Haha. On n’arrête pas. On est Cymes.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Tu es fou.
Tu t’arrêtes tout seul. Tu t’embêtes tout seul.
On va te tuer. On est UDP.
Tu veux te suicider. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu vas te motiver.
Haha. C’est Marie.
Tu vas enfermer.

Vendredi 10 avril 2015.

On a compris. Tu as compris. Fuis. Pressions néonazies.
HAHAHA. Ferme ta gueule.
On a contrôlé.
On s’en fout de toi. Tu es fou.
Tu vas te motiver. Tu es enseignant. Tu as un problème. On se foutait de toi.
Acteur. Tu leur fais peur.
Intoxication, mythomanie.
Tu vas être Drucker. C’est compliqué. Tu es compliqué. On ment.
Tu veux faire fou. On ment. Tu es FOU.
Tu es fou. C’est un procès. T’es ouf toi.
Tu veux être professeur. Absolument pas.
Mythomanie. Intox.
C’est un procès. C’est parfait. Tu es parfait.
Tu es star. C’est nos Stars.
Ils ne comprennent pas. On aime ? Tu aimes ?
Tu n’arrêtes pas. C’est le Professorat.
Tu es juif. Tu es ouf. C’est le Professorat.
Tu es le problème. On t’aime. C’est le Professorat. Tu es ouf.
Les gens sont des problèmes …
Tu veux te taire. Tu es seul.
C’est Drucker. T’es son frère. On a souffert.
On sait tout faire.
T’es OUF. On n’arrête pas. Tu es Ventura.
Tu n’arrêtes pas. C’est Ventura.
Tu es acteur. Tu es parfait. On n’embête pas.
C’est parfait. Nous sommes ta Droite. Tu es FOU.
HAHA. Tu es bouffé.
Tu es fouuuuuu. On s’en fout.
Tu es acteur. Tu es un puissant.
Tu es FOU.
On va tuer. Va tuer.
Tu es parfait ? Il faut te BAFOUER.
Une haine sincère, dans toute sa beauté.
Tu es malade. C’est la chimie. Fuis.
T’es acteur. On veut faire peur.
Haha. Tu te fous de nos races.
Authentique racialisme d’extrême-droite.
Tu fermes ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes haineuses.
C’est une folle ?
Haha. Tu fermes ta gueule. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as l’hôpital (20 fois).
Ca va s’arrêter. On va te rencontrer. Tu vas rencontrer.
Tu vas te suicider.
C’est Bolufer. C’est l’enfer. Tu es acteur. Tu es seul.

Tu n’embêtes pas. Tu es SEUL.
ISOLISME.
Tu as raison. C’est Baffie.
Tu n’arrêtes pas. On est d’accord avec toi. Ca n’arrête pas.
Tu vas te suicider.
C’est bon ?
On va te suicider. Vous empestez. Tu es suicidé.
Tu veux te suicider. VA TE SUICIDER (5 fois).
Incitation au suicide néonazie.
Il faut te tuer. Tu as du courage.
Nous sommes tes psychiatres.
Tu arrêtes. Tu fais encore peur.
Intimidation, intox, mythomanie. Les flics ont peur de leur propre ombre …

Mardi 14 avril 2017.

On en a marre. Ils veulent ta mort. C’est ta mort.
Crois. Pars ! (12 fois).
Tu sais ce qu’on dit : Fuis.
Tu es un pauvre type.
Tu es technicien. Tu es un samien.

Mercredi 15 avril 2017.

Tu as le Collège.
ARRETE. ARRETE. ARRETE. Tu es Ventura. ARRETE.

Nous sommes ta Droite. Nous sommes psychiatres.
On va te motiver. Tu es un ennemi.
Pars ! C’est Michel. Pars.
Tu es intelligent. Tu ne les comprends pas. Ferme ta gueule. Tu ne comprends pas.
Tu rêves. Elle crêve. Crêve !
On en a marre. Tu fermes ta gueule. Tu es communiste. On est communiste.
Drucker, c’est un malade.
Tu es bafoué. Tu vas être bafoué. On veut te bafouer. C’est Nathalie.
Tu enfermes tout le monde. T’es un connard.
Tu es surveillé ?
On te ferme ta gueule.
Vous êtes bafoués.
Tu fais peur. Ferme ta gueule.
Tu fais ce que tu veux : Tu es terrible.
Tu es quelqu’un. Tu l’emmerdes.
On te prend pour un fou. Tu le prends pour un fou.
Tu enfermes tout le monde. On est tout le monde.
Tu vas nous faire arrêter. Tu es fort. On est fort. C’est fort.
C’est LO. Tu fais la gueule.
On est aimé. Tu es chez elle.
Tu es un héros. C’est Sarko.
Pense à toi.
Tu es un Roi. On t’a shouté. Tu es parfait.
Tu es un pauvre type.

Réveil à 3 heures du matin.

Ferme ta gueule toi. On a Sarah. Elle t’embrasse.

4 h 40 du matin.

On va te mettre à l’hôpital. Ca va mal. On va mal. Menaces suivies d’effet …
Tu es un Seigneur.
C’est cette Naïma ? Elle est belle cette Naïma !
Tu crêves. Tu vas crever.
Tu as compris. Tu es observé.
Tu vas te taire ? On veut faire. C’est l’enfer. C’est Christine.

C’est Drucker. Tu es Napoléon. C’est Taschère (Un des femmes de Napo, celle qui l’a fait arriver dans le monde des hautes personnalités).

T’as retrouvé : C’est Aymé.
T’as retrouvé : Il faut bosser.
Haha. T’es fort. On va payer. Fais. On t’aime.
On a payé. C’est cette
invalidité. Intoxication …
C’est ta Drucker. C’est La Calas.
Il faut foncer. C’est le Lycée.
Il faut te suicider.

On nous a tué.
Ta gueule. Dégage. Tu dégages. On dégage.
On est méchant. On s’en fout de ta gueule.
Tu n’intéresses personne. Nous sommes personnes.
T’es un fou. Tu es tué.
On s’en fout de Michel. Tu intéresses Michel.
T’as un problème : Vous faire peur.
Nous sommes pour toi : On est amoureux.
HAHAHA. Tu es tué.
On a tous peur.
Tu es Avocat. C’est une nouvelle loi.
On t’a trouvé ? On est bouffé. On a tout fait.
On t’a trouvé : Vous pestez. Vous bouffez. On a tout fait. Vous trompez.
Vous testez. Vous pestez.
Drucker, c’est une salope. Il faut que tu comprennes. Ils comprennent ça.
Tu vas te taire. C’est Taschère.
Tu ne comprends pas ? C’est toi.
Vous faites peur. Fais peur. Faite peur. Tu es inquiété. Tu as enquêté. Faire peur.
On se foutait de toi ? On veut parler. Il faut parler. On a parlé.
Il faut que tu cours plus vite.
Tu es motivé. On t’a écouté. Tu veux chercher.
C’est nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu es un LO. Arrête. C’est ta fête.
On se fait tuer.
Tu fais peur. Faire peur. Tu es psychiatre.
C’est fini. Tu es fini. C’est la chimie. Fuis.
Tu es un LO. C’est faux. Tu es Sarko. C’est Sarko.
Tu es mort. On est prête. On t’inquiète. Ca va être ta fête. Tu t’inquiètes. On nous inquiète. C’est ta fête.
Tu es député/réputé.
Tu es observé. Tu as milité.
Tu es supprimé. On va bouffer.
C’est un secret. Ya pas de secret.
Tu es communiste/féministe.
On n’arrive pas à t’arrêter. Tu as un syndicat. C’est Salima.
On a couvert ? Souffert. C’est l’enfer.
Il faut que tu trouves une femme. Tu es une femme. Tu es un reporter.

Jeudi 16 avril 2015.

On te remercie. Tu enfermes tout le monde.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es tué. Tu vas te faire tuer.
On fait peur. Tu es acteur ? Faire peur.
On t’a arrêté. Tu as gaffé.
Vous faites mal. On s’en fout de ta mère.
Tu es parfait. Trace. C’est Michèle. C’est cette sécurité. Tu es Michèle.
T’as trouvé ? Tu as alerté. Tu es parfait.
Tu vas te suicider. Tu es une calamité. On va suicider.
Tu as un syndicat. C’est Salima. Enquête !
Tu es un collègue.
Tu fais peur ? Tu me fais peur ? T’es mort ? T’es fort ? Nous sommes morts ? C’est fort. On est Naïma. C’est toi. Tu es Naïma. On est tous avec moi. On est tous avec toi. C’est Ventura.
Nous sommes collègues. Tu es un collègue.
Tu es sain. C’est ses seins. C’est ses mains. Tu te sens seul.
On veut te flinguer. On parle de toi.
Nous sommes supportables ?
Tu vas penser. Professer. Tu maintiens.
C’est Michel. Laisse tomber. On veut écouter. On veut professer.
HURLEMENTS. On ne t’aime pas. On veut taper. On veut te battre. On va te battre. On va chasser. On est psychiatre. On va te battre. On ne t’aime pas. Pars.
Tu es nul. Tu es riche. Tu as compris. Prie. Tu es chéri. C’est personnel. On ne t’aime pas. C’est un Préfet. Tu es Préfet. Tu es parfait. Pars !!! Syndical. Tu as mal. Tu vas mal.
On est l’hôpital. On est Saint-Anne. C’est Anne.
Ca s’est calmé. Pars (4 fois). C’est Star.
Tu es El Maleh.
Arrête. C’est ta fête.
Tu te fais tuer. C’est nos Stars. Pars (4 fois).
Pars. C’est vos histoires.
On est bouffé. Tu es bouffé. Pars.
Tu fais ce que tu veux. Tu es acteur ?
Tu nous as eus. Tu es acteur.
Tu es un héros. Nous sommes morts. Pars.
Tu es fou. On aime Naïma. On te prend pour un fou.
On est psychiatre. On en a marre. On a compris. On t’a trouvé.
On est psychiatre. On va nous battre.
Tu nous hais. On nous hait. Pars. Tu es parfait. Tu es Trotsky.
Pars. Tu es star. Allez.
Arrête. Pars. Tu es star. Tu es El Maleh. C’est El Maleh.
T’as compris : Vous êtes morts. On te bouffait.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
Ils ne comprennent pas. Elles sortent.
On s’en fout de ta gueule. C’est honteux. On en a marre.
Arrête. On nous emmerde.
On va aider. Ils ne comprennent pas.
T’as trouvé : On est ta DST.
Tu as bouffé. C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On te la ferme. On est avec Marie.
Tu ne comprends pas. On emmerde Chirac.
C’est fou. Tu vas te calmer. C’est le Préfet. Tu as contrôlé. C’est passé. On t’a contrôlé. Tu es français.
Tu as cherché. On a shouté. C’est les Députés. Ils sont shoutés.
Pars. C’est nos stars. On accusait.
Tu embêtes Joly. C’est une folie. C’est Joly. C’est une folie.
Elle t’aime. On t’aime. Tu es Vicherat.
On me prend pour un autre.
Tu nous rends malades. On est malade.
HURLEMENTS. Tu es un bouffon. Fais. Tu es parfait. Fais. Tu leur fais honte. Tu es Napoléon. Propos délirants.
On te laisse tomber. Tu es espion.
T’as trouvé. Tu as la DST.
Tu as Fillon. Tu es espion.
Tu es pion.
On en a ras le bol. T’es une folle.
Insultes borderline.
Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
On va nous battre.
On est pour toi. Tu es auteur. T’as trouvé. Tu es bouffé. On est UDP. Il faut foncer. Il faut professer/former. On est formé.
C’est François. On va faire quelque chose pour toi. C’est fou. Crois.
Haha. Tu es personne.

Nuit.

Tu aimes ta mère ? Tu vas te faire tuer.

Jeudi 17 avril 2015.

Tu vas arrêter. Il faut professer. C’est l’Université. Il faut forcer. C’est Bonnaffé.
Il faut partir. C’est Drucker. Il faut fuir. C’est Salima.
Pressions pour émigrer en raison de Drucker.
Haha. On fait peur. On s’en fout de toi.
Tu leur fais peur.
Tu es terrible. Fais.
Tu es un héros. C’est un zéro.
Tu es seul. C’est honteux. Tu es juif.
Tu vas te faire tuer. Tu es mort.
Menaces de mort dans le domicile.
Tu es tunisien.
Fuis. Tu es tunisien.
Vous faire peur.
Tu veux te faire tuer. Tu es tué.
Menaces de mort dans le domicile.
On t’a retrouvé : On est UMP.
Nous y voilà : On a trouvé le groupe malfaisant.
On est pour toi. C’est Drucker. On travaille pour toi.
On est psychiatre. On est pour toi.
Tu nous fais peur. Tu n’arrêtes pas.
Ca s’arrête. Vous faites peur. Faites peur.
Tu aimes Michel. Arrête.
On veut partir. Tu veux partir ?
Il faut construire. Tu vas mourir.
Tu arrêtes. Tu déménages. Tu emménages. Fais le ménage. Tu aménages. Tu es sage.
T’as encore peur ? On se foutait de toi ? C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
On va faire peur. On a encore peur.
T’es acteur. T’es mort. On t’a attaqué. On est pour toi.
On va te faire une fête.
Tu vas arrêter. Tu as Salima. On travaille pour toi.
Tu es fou. C’est les Lycées. Ils sont intéressés. On est intéressé. C’est un procès.
Tu leur casses les pieds.
T’es un fou. Tu es compliqué.
Tu vas trouver un travail. Tu travailles. Tu es un héros.
T’es mort ! C’est fort ? C’est Salima …
Menaces réitérées.
Vous faites chier.
On va te foutre en l’air. Tu vas nous foutre en l’air.
Menaces réitérées.
Arrête ! On travaille.
Arrête ! T’es fort.
Tu es écouté.
Vous faites mal. On est avec toi. On est Naïma. C’est Salima. On te croit.
Tu es un richard.
Tu t’engages/engages.
Tu leur poses un problème. On t’aime.
Tu nous emmerdes. Tu nous as tous tués.
Propos psychotiques.
T’es fou. Tu vas te marier avec Marie. Tu es chéri.
T’es un fou. Tu te fais tuer.
Tu leur fais mal.
On est avec Marie. Tu as pensé à Marie.
On est pour toi. Tu es mort. Tu mens.
Tu mens. Fuis.
Exil forcé …
Tu es chez toi.
On ne t’aime pas.
Aveu touchant.
Tu es une femme. On va te suicider.
Insulte délirante.
Tu es médical. Tu es seul.
Arrête. Tu as honte. Tu es une soeur.
Insulte délirante. Honte de quoi ?
On t’a assassiné.
Tu veux nous faire tuer. On veut nous tuer.
On veut te parler.
C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On ne te parle pas.
On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu dégages. Tu es fou.
Menaces réitérées.
Tu es ahuri. On est ahuri.
Tu pues. On pue. C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
C’est François. C’est toi. Tu es Drucker.
Haha. Tu es Drucker.
T’es mort. Fais du profit.
On veut te faire une fête.
Tu es un smicard/un richard.
Tu aimes Michel. C’est notre Michel.
Tu es seul. Tu vas te suicider.
On s’en fout de ces Michel.
Il faut le tuer. Il faut le tuer. Il faut vous tuer. Il faut vous tuer.
Tu es niqué. Elles t’ont niqué. Tu es Mickey (25 fois).
Acteur. Tu emmerdes tout le monde.
Condescendance …
Tu vas te taire.
On fait pleurer.
Nous sommes Procureurs. Tu sais. Paix.

Samedi 18 avril 2015.

Tu es sain.
Tu fais peur.
Tu nous as tués.
Il faut tuer.
C’est notre Drucker.
Tu n’es pas avec elle.
Tu es médecin. Vous faites peur. Vous faites peur.
Mythomanie.
Haha. On se fait tuer.
On est ouf. Tu es sain.
On fait peur. T’as encore peur.
Vous êtes morts. Tu te sens fort.
Ventura. Tu as compris. Tu es condamné.
Tu es parfait. On te pardonne ? Pardonne.
Tu es Branson/Marlon.
Une vielle flic folle : Tu veux être Ministre. T’as pas compris qu’on te bafouait ? Tu es fou. Aveu qui nous en dit beaucoup …
Tu es Star. C’est ça. C’est Salima. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On est mort ? Tu es mort.
Tu te fais tuer.
Tu le fais tuer.
Casse-toi (8 fois).
Pressions pour me faire émigrer.
Tu leur fais du mal.
On t’a espionné/questionné.
Tu es star. C’est Salima. C’est franc.
C’est un succès. Tu es une femme.
Insulte borderline, délirante.
Tu as trouvé : Fais.
T’as retrouvé : C’est UMP.
Tu es communiste. Tu as compris : Tu es chéri. Fuis. Tu es fou.
Laisse tomber. Vous souffrez. On t’aime.
Tu es un fou. Tu es riche.
Vous faites peur. Tu fais peur. Pars. Pars. Pars.
Mythomanie, pressions pour me faire émigrer.
Tu es un héros/un LO.
Vous faites peur. Tu es Premier. Tu as parlé. Tu es UMP. Tu es repéré. Tu es parfait.
Abus de droit par un groupe : L’UMP. Propos délirants …
Tu es riche. On pue.
Tu es Drucker. Tu as un syndicat. C’est Salima. Tu es Avocat.
Haha. On s’en fout de toi.
Tu es un héros. Un Lino.
Tu es mort. Tu fuis. C’est ta Tunisie.
Acteur. Fais peur.
Intimidation, opposition.
Tu vas te marier avec Marie ?
Propos clivés, psychotiques.
On rêve. Tu rêves.
On va nous battre.
Tu es médecin. C’est sain.
T’es un ouf toi. On s’en fout de ta gueule. Tu fermes ta gueule.
Censure, menaces réitérées.
On veut te baffer.
Menaces réitérées.
On veut te marier avec Marie ?
Vous faites chier. C’est une salope.
Tu es salafiste. C’est faux. Tu es samiste.
Tu es un communiste. Tu pistes.
On en a ras le bol. Tu es formidable. C’est du théâtre.
Tu es terrible. C’est terrible.
Tu restes ? Reste.
Tu sors ? C’est fort ? C’est fort ? C’est fort ? Tu es bafoué. Tu es menacé. Tu es fou.
T’es fort. Tu as gagné.
Tu as gagné. Il faut foncer/former.
On est bafoué ? On est bafoué.
On veut te bafouer.
Menaces réitérées.

Dimanche 19 avril 2015.

On a arrêté. On est soupçonné/massacré. On a soupçonné.
T’as trouvé : Tu es bouffé.
Mythomanie, intoxication, propos haineux.
T’as compris. Fuis. C’est le profit. C’est Drucker.
On se foutait de toi : On aime Naïma.
Qu’est-ce que ça peut me foutre ?
Enfants : On est samiste.
On est Drucker. C’est sincère. On t’a attaqué. On lit ?
Tu es Trotsky. Tu es bafoué.
Va travailler ! Tu es renvoyé.
Tu es fou. On t’a récupéré. On est UMP.
On a trouvé l’identité de ces flics.
T’es acteur. T’es menteur.
T’es un fou toi. Tu es suivi. T’es un connard.
Tu es star. Tu es fou.
Tu es soupçonneux.
On pue. Tu es modeste. C’est un procès.
Tu enfermes tout le monde. Tu aimes tout le monde.
On la ferme. C’est Trotsky.
Tu arrêtes. C’est la fête.
C’est toi Vicherat.
Propos délirants …
Tu nous fais mal. On te fait mal.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Propos menaçants.
Tu as de l’amitié. Tu as pitié. Tu es contrôlé. C’est fou.
Tu es franc. On est désolé.
C’est le profit. Fuis. Tu es un ennemi. Fuis. Tu es tué. On est bafoué. Fais ! Tu es forcé.
On est forcé. On veut professer.
Pars. On est Dalyen.
On est Daly ? C’est Nathalie. Fuis.
Nathalie Arthaud, représentante de LO.
Fais pitié : Vous souffrez.
Pars. Pars. Tu es star.
C’est ton comportement. On te parle poliment. On est Musulman. Tu es communiste.
Tu es mort.
Menaces de mort réitérées.
Tu es pathétique.
Tu as souffert. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
On te parle poliment. Tu es Trotsky.
Tu es payé. Tu es un richard/tricard.
Tu fais peur. Tu vas comprendre Marie.
On est connard. C’est un connard. T’es un connard.
T’as un problème. On t’a contrôlé.
Il faut forcer. C’est UMP. Tu es communiste.
Nous sommes la Droite.
C’est Salima. Tu vas nous bafouer ?
Enfant. Acteur ! Vous faites peur.
C’est ta vie. C’est tes rêves. Crêve.
Tu es communiste. Il faut te bouger.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu n’aimes que toi.
Propos délirants, inexacts.
Il faut rencontrer. C’est le ciné.
Arrête. C’est une fête.
On est bouffé. On a tout fait.
Tu n’intéresses personne.
T’as compris : On aime Marie.
T’es un fou. Ils vont te tuer. On t’a tué.
Menaces et chantages.
Va tuer !
On veut te tuer. Ils veulent te tuer.
Menaces de mort réitérées.

Mardi 21 avril 2015.

On travaille pour toi. Pars.

T’as une maladie. Tu crois ce qu’on dit. Les flics ont une maladie : Ils passent leur vie à raconter n’importe quoi. On se demande pourquoi ils harcèlent …

T’es mort. T’es un héros.
C’est le collège.
T’as une sale gueule. Tu les énerves. Tu t’énerves.
T’es fou. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
T’as trouvé. On est UMP. C’est l’UDP. Tu es UMP.
Propos délirants …
Tu es ouf. On est UMP.
On va te faire tuer. Va te suicider !
Propos menaçants.
Tu es fort. On va te tuer. C’est fort. Il faut tuer.
Arrête. Fuis. C’est la Tunisie.
On continue. Tu es bouffé.
Tu es assassiné. Vous empestez.
Propos haineux, criants de vérité.
C’est Saïda. Crêve.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
Tu crêves. Crêve. Tu as fini.
Tu es mort.
C’est le Collège. Tu as le Collège.
Misérabilisme égoïste des flics.
T’es un sale fou.
Grave insulte borderline, ordurière.
T’es un minable.
Tu es un suicidé. Tu es admirable.
On aime Drucker. C’est une furie. Fuis.
Il faut que tu cherches une femme. Tu es une femme.
Casse-toi d’ici. Tu es ici.
Qu’est-ce que tu fous ici ? C’est ta Tunisie.
Tu te sens seul. Tu es seul.
Va te suicider.
Incitation néonazie au suicide. Les flics montrent un amour, une bienveillance débordants.
Tu es communiste/samiste/égoïste. On est samiste.
T’as un problème : On t’aime.
Tu vas te faire Marie.
Tu es psychiatre. On est psychiatre.
HAHAHA. Tu as trouvé. On est bouffé.
Tu es assassiné.
On piste. Tu es arabe.
Tu emmerdes Drucker.
On est tous contents. C’est Michel.
T’as pas compris : Tu vas te faire tuer.
Menaces et chantages.
Tu es super. Tu as souffert.
On pue. C’est Saïda.
Tu es arabe. Tu travailles pour toi.
C’est vrai.
C’est un problème. C’est LO.
Arrête. C’est une fête.
On va rentrer. On nous hait.
On t’encourage. C’est du Ciné.
On t’a tué. C’est Salima.
Tu es employé. Tu es regretté.
Fais le ménage. Tu es docteur. Fais.
C’est Saïda. Crois. C’est Bouchhima.
L’époux de Saïda.
Tu es meilleur ? Tu es acteur ? Va voir ailleurs.
On te connaît. Tu es le Premier.
On pue.
C’est fort. C’est juste.
On te parle poliment. C’est ton carnet.
Tu as un métier. Tu es Fra. On est formé. Tu es formé. C’est le Lycée. Il faut professer/rentrer. Tu es forcé. Tu es un Grand Homme. Tu es chez toi. C’est toi.
Tu es tué. Fais.
On meurt. Compris ? Arrête. Tu regrettes. On regrette.
On va fuir.
C’est le Lycée. C’est Drucker. Tu es militaire. Fuis.
Tu t’isoles. Tu emprisonnes.
On en a marre. Pars (6 fois).
Tu as un pays. C’est la Tunisie. Pars. C’est Salima.
Tu es libre.
On veut te tuer.
On va te tuer.
Tu as gagné. Tu as soigné.
Tu vas nous foutre en l’air.

Mercredi 22 avril 2015.

Obéis : C’est la chimie.
Tu vas gagner. C’est Salima.
Tu leur fais peur. Tu es assassiné.
Tu énerves tout le monde.
T’as trouvé. Tu es bouffé.
Tu as tout fait.
Tu fermes ta gueule.
STOP. STOP. Tu es moche.
Casse-toi. On ne t’aime pas. Ca emmerde tout le monde.
Tu rêves ? Crêve. Tu rêves.
On a arrêté/regre
tté. C’est la télé.
On est avec toi. C’est toi. Tu es chéri.
C’est une peste. On ne t’arrête pas.
Tu es responsable.
Tu es directeur.
Tu es samiste/égoïste.
Tu es mort.
Tu leur fais mal.
T’es un sale fou. Tu es patron.
Insulte ordurière.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es adorable ? (5 fois). Tu es minable/exécrable.
Va tuer. Tu vas tuer.
On a écouté : Tu es exécrable.
Tu es payé. Fuyez.
C’est les Lycées. Tu vas professer.
C’est les Lycées. Il faut réformer.
Tu as gagné. On va payer. Tu es payé. Tu as gagné. Tu as formé.
Tu es un surhomme.
On est provoqué. C’est les Lycées.
C’est un meurtre.
On surveille ? On te réveille.

Jeudi 23 avril 2015.

Tu es policier.
Pars. Tu es un homme seul. C’est du théâtre.
Pars (20 fois).
On t’a menacé ?
On teste. On veut travailler.
On veut tuer.
C’est fini. C’est la Tunisie. Tu es un LO.
Une nouvelle loi. Tu es Ventura.
On est Drucker. On a tout fait. On a observé. Vous souffrez. Fais.
Tu enfermes tout le monde. C’est faux.
Tu as rêvé.
Tu as compris. C’est une Démocratie.
Une démocratie qui permet de violer les vies privées dans le massacre.
On a rêvé. Crêve !
Pardonne. On te fait peur.
Tu vas le faire tuer.
C’est un procès ?
C’est le Lycée. Tu es forcé.
C’est nos Stars.
Tu as fini. Tu es communiste.
Tu es MORT.
Tu as décidé. C’est un procès.
Tu as foutu le feu. C’est Hortefeux.
On veut faire peur.
Tu aimes la plage.
Tu es samiste/égoïste.
PARS. PARS.
Tu es terrible/horrible/un puissant.
Une adolescente : PARS (45 fois). On vous a tué. On les a tué. Tu as tué. Tu es tué. Tu as bouffé/trouvé. Pars.
C’est la vérité. On a surveillé.
On a changé. Tu changeais.
Tu es millionnaire. C’est l’enfer. C’est Drucker.
Tu es acteur. Fais peur. Fais peur.
Tu es à Droite.
Tu as compris. Tu es sorti. C’est une sortie.
Tu as rêvé …
On a rêvé ?
T’es fort ?
Tu vas rester au chômage ? Tu es au chômage ? Tu es sage. Tu vas rester au chômage ? (4 fois).
Tu es mort.
Tu es Ventura. Tu es au chômage.
Nous sommes de Droite ?
PERSISTE. Tu es samiste. PERSISTE. PERSISTE.
Tu as écouté. Tu es BOUFFE.
Enfant. On est avec toi. Casse-toi.
Vous testez.
Tu es testé (35 fois). Tu as testé.
Tu as compris. C’est la Tunisie.
Tu es bouffé. C’est elle. Tu es testé.
On est pour toi. On pense à toi. C’est toi. Tu es Vicherat. Pense à toi. On t’aime.

Vendredi 24 avril 2015.

Tu enfermes tout seul. Tu es tout seul.
Tu fais peur. Vous faites peur.
Tu es vichié.
Tu es aimé. C’est Vicherat.
Fais pitié.
HAHA. Tu as perdu.
Une petite fille. C’est les Lycées (15 fois).
On est disparu. On pue.
On s’en fout de toi. On t’aime.
Tu nous trouves fous. Tu travailles. On travaille.
T’as trouvé. On t’a contacté. On est la DST. On t’a contrôlé.
Tu es contrôleur. Tu as contrôlé.
C’est elle. Tu es tué.
On s’en fout de ta gueule. Tu es fou.
Il faut que tu comprennes ce que tu veux.
Tu sais. Fais. Fais.
Tu es médecin ?
Tu n’es pas médecin.
Vous faites peur.
Tu es tué. Tu veux le tuer.
Tu es un Préfet. Tu es lapidé.
Adolescente de 13 ans. Tu es un FOU. Il faut vous tuer (14 fois).
Il faut te suicider.
Pars. Ils ne t’en veulent pas.
Tu ne pardonnes pas.
N’écoute pas. N’écoute pas. Tu es Vicherat. C’est Ventura.
Tu es intéressant ? Puissant ?
Tu crêves !
Tu es suivi. Oublie ! C’est psy.
Tu es réfugié.
Tu es fatigué ? Fuyez. Tu es aimé.
Tu vas mourir.
Tu es payé/Tu as payé. Tu es Trotsky.
Tu es bouffi. Fais. Fais. Tu es moche.
Arrête. C’est une fête. Tu es Préfet.
Nous sommes Télérama (2 fois).
On veut te tuer. Il faut tuer.
Ils vont tuer. Ils se font tuer.
Tu es tué. Ils se font tuer.
Arrête. On est UMP. Tu es UMP. On est UMP. On regrette.
Tu es OUFE. On est ouf.
Fais. Tu es un Dieu. Fais.
Tu es publié. On est bouffé. Fais.
Tu es concentré.
Tu es une Star.
On veut nous tuer. Tu veux nous faire tuer.
Tu veux nous tuer (10 fois). Tu es UMP.
Tu te sens mort. Tu es fort.

Samedi 25 avril 2015.

Prie ! On t’a sauvé ? Fuis.
C’est LO. Ils sont pour toi.
On est pour toi. C’est un procès.
Tu te fais tuer. Tu vas faire Michel.
On se fait tuer.
Tu étudies. Fuis. Fais.
On t’a tué. Tu es parfait.
Tu t’es encore suicidé ?
Tu es d’accord. C’est fort. Fais. Tu tiens.
Tu nous fais peur. Tu leur fais peur.
HAHA. Tu es arabe. Tu es fou. Tu es FOU.
Tu as Nathalie. C’est Nathalie. Tu es seul.
Tu es fou. Il faut tuer.
Tu es seul (10 fois). Tu te sens seul. On est seul.
Tu as compris. Tu es psy.

Dimanche 3 mai 2015. Entre autre (sélection) :

Harcelé très intensivement toute la journée. Avec entre autre :

Ca te suffit : Va travailler. Va professer.
Tu es contacté. On est UMP.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
C’est mort. Sors. T’es fort.

Tu as l’école. Tu as trouvé : On est UMP. C’est bien. On va faire aboutir ma plainte contre l’UMP pour grave violation de la paix de la vie privée, harcèlements réitérés.

C’est vivable ?

Lundi 4 mai 2015. Entre autre :

Tu as gagné. Va travailler. Pars.
On rêve ? Crêve.
On te connaît. Laisse tomber. Tu laisses tomber.

C’est une découverte.
Tu es seul. Tu enfermes tout le monde.
Tu es rêveur. Forceur.
C’est elle. Fais. C’est judiciaire.
C’est merdique.
Il faut que tu partes. C’est Médiapart. C’est sidérant.
On t’a encouragé. Tu es engagé. Tu es UMP.
Tu fais frémir. Tu veux grandir. Tu es grandi.
Tu es scandalisé. Fais.
C’est une secte. C’est infecte.
C’est la justice. Tu es fou.
Tu es El Maleh.
Tu es un étranger. Fais.
On t’a pardonné. Tu es pardonné.
On pue.
On est magistrat.
STOP. C’est Ventura. Tu es Ventura.
Pardonne. Tu es personne. Tu bransonnes. Tu jacksonnes.
C’est militaire. Tu es Général. Tu es normal. C’est normal.
C’est nos Libertés.
Tu es scientifique ?
C’est Plenel.
Tu vas dormir. Tu veux dormir. Il faut souffrir. Tu veux souffrir. Faire rire.
Il faut partir. Tu es parti.
Tu meurs. Meurs. Mens.

Mardi 5 mai 2015.

T’as trouvé. Fais.
Pour toi, on est mort.
On s’en fout de toi. Fais chier.
Tu vas arrêter. Arrêter quoi ?
Tu t’enfermes. Tu te la fermes. On t’enferme.
Fais. Tu es important.
Fais chier. Tu le fais chier. Tu fléchis.
On t’a tué. Fais. Ils se font tuer.
Tu es riche. Oh ! Tu es samiste.
Tu as hôpital (18 fois).

NUIT 1h30.

Tu es Snowden.

Mercredi 6 mai 2015.

C’est honnête.
Tu crêves.
Tu fermes ta gueule. Tu es seul.
Tu es Duquesnes. Tu es star. Pars.
Tu es un fugitif. Tu es fou.
Tu as compris : On a tout fait.
T’es un connard.
Tu te fais tuer. Fais. C’est fort.
On va t’arrêter. Tu vas t’arrêter. Il faut professer. C’est tes carnets.

Jeudi 7 mai 2015.

Tu vas trouver une femme. Tu es une femme. C’est FAM.
Tu es aimé. On regrette. Tu es observé.
Tu es horrible. C’est horrible. Tu milites.
Tu es d’extrême-gauche.
Tu vas te calmer.
Tu es seul. Tu vas tuer. Tu vas le tuer.
Tu vas te taire.
Tu as Naïma.
Il faut te tuer.
Tu es un savant.
On va te tuer.
Tu as payé.
Tu as embrassé.
Tu es soigné.
Tu vas soigner.
Tu as l’hôpital. Il faut tuer.
Tu es seul. Tu te sens seul.
On va te tuer. On va vous tuer.
Tu es tué.
On nous embête.
On est de Droite.
Tu es de Droite. C’est fort.
Tu fais marrer. Fais marrer.
On est pour toi. Tu es seul.
ISOLISME.

Vendredi 8 mai 2015.

Tu es meilleur.
On va payer.
Ferme ta gueule. Arrête. C’est bête.
Tu es Gabin. Tu es sain. On te fait peur.
Avalanche d’insultes.
Tu es libre. Tu es Elie. C’est Elie.
C’est franc. Tu es content. Tu as témoigné.
On va te combattre.
Tu meurs. On meurt.
Tu vas te faire tuer.
Ils t’ont tué.
Tu es Smaïn.
On nous hait.
Tu es Ventura.
Tu es responsable.
Tu t’aimes.
Tu es stable. C’est stable.
C’est fort. Tu vas nous baffer. Tu es un fort.
Cinéma. Ca pue. On est pour toi.
C’est les Lycées.
Ca va marcher. Fais.
C’est ta connerie. Fuis. Pue.
HAHAHA. Ca pue. On pue.
Tu rêves. Tu es résistant.
C’est un message. C’est sage. Tu es sage. C’est sage.
T’es bête. C’est un test.
T’es pourri. Tu n’arrêtes pas.
On en a marre. Pars.
Arrête. C’est Onfray.
Tu es Star/richard/tricard.
Tu énerves. On t’énerve.
On t’a tous tués.
Il faut tuer.
Enerve.
Nous sommes chefs.
Ca a marché.
T’es fatigué. Pars.
T’es une pute. T’es croyant. T’es voyou.
On a pardonné.
Tu soignes.
Tu es galant/savant.
C’est dommage. Fais.
Tu es spectateur. Fais.
Tu vas arrêter. C’est faux. C’est eux.
Tu vas te marier. Va te marier. On va te marier.
Tu as rêvé. Tu vas crever. Tu es seul.
Arrête. On regrette. Tu es crevé.
Tu es honteux ?
Tu vas arrêter. Fais. Tu es Ventura. C’est Samah.
Tu es honnête. C’est honnête. Tu as inventé.

Dimanche 10 mai 2015.

T’es malin.
T’es une folle.
On te fait peur.
Tu es Depardieu.
Tu es rouge.
Tu construis ?
Tu es caché/faché.
Tu es parieur.
Tu es Carmet. Fais peur.
C’est une thérapie. Il faut rire.

C’est Marco/Sarko. Vous êtes d’accord. C’est fort. Je ne suis d’accord en rien avec Sarkozy. Mythomanie.

C’est le Cinéma.
T’es Avocat. C’est honnête.
Tu es distrait. Tu es salarié.
Tu es Francis.
Tu nous emmerdes.
Tu es jaloux. C’est fou.
C’est la police.
Tu es Depardieu.
Tu es battu.
On s’est soigné.
T’es artiste.
Tu es graphomane ?
T’es une pute.
Pars. Nous sommes Stars.
On te parle poliment.
Tu embêtes. Elles sont belles.
Tu as contrôlé.
C’est une colère. Tu le fous en l’air.
Fais. On a révélé. C’est un procès. C’est la philo. C’est faux.
Ferme ta gueule. Pars.
On ne répond pas. On ne comprend pas.

Je vais voir le film Marguerite au cinéma à Montparnasse.

Tu vas travailler. On a travaillé. On va travailler.
Sarko. Sarko. Travailler. Fé. Sarko. Fé. Fé. Sarko (5 fois).
C’est travailler. Sarko.
HAHA. T’es ouf.
Sarko. Trop (7 fois).
Faut. Sarko. Coco.
Faux. C’est trop.
C’est trop. C’est faux.
C’est faux. C’est trop.
C’est faux. C’est Sarko. C’est faux. C’est Sarko.
C’est faux. C’est trop (5 fois).
On t’a menti. C’est bizarre.
C’est trop (2 fois).
Sartro (3 fois).
Faux.
Trop (3 fois).
Faux (3 fois).
Trop.

Samedi 23 mars 2015.

Je m’endors à 2 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 4 heures du matin par les flics jusqu’à 5 heures du matin.
Je dors de 5 à 7 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 7 heures du matin par les flics jusqu’à 8 heures du matin.
Je dors de 8 à 10 heures du matin.
En tout, 6 heures de sommeil avec une apnée du sommeil non diagnotiquée.
Les flics m’ont fait un scnadale toute la nuit et ça fait plusieurs semaines que ça dure …

Jeudi 3 décembre 2015. Entre autre :

Menaces pour émigrer.
Rêve.
Pardonné ? Partez.
Partez. Rêve.
Partez. Rêvez. Rêvez. Partez.
PARTEZ. PARTEZ.
Tu es seul. Seul. Seul.
Arrête. Arrête.

Vendredi 4 décembre 2015.

On t’a tout fait. Fé. Fé. Fé.
C’est chaos ? Chaos.
Daech. Prêche. Frêche.
Frêche. Prêche.
C’est scandale. Tal.
T’es arrivé.
T’en as marre. Pars. Tal.
Procès. Bon. Fais. Bon.
Donne. Donne. Donne.
On est condamné ? Condamné.
C’est soigné. Fais (3 x). Préfet. Fais.
On va tous perdre. Perdre.
Tu rêves. On rêve. Rêve (10 x).

Dimanche 6 décembre 2015.

On t’a représenté.
Avocat.
On rêvait. Fais. Fais. Moretti. Prie.

Cinéma. Film de Nani Moretti. Mia madre. Sous les harcèlements encore une fois.

T’es une grande Star. Tard. Pars.

Mardi 8 novembre 2015.

Je vais voir le Misanthrope à la Comédie Française avec mon ami Alain et sa femme Carine.

J’entends pendant la représentation :
Crasse. Sale.
Fesser.
Fé. Prêt.
Tin (10 x).
Tal (3 x).
Proc.
C’est Tal.
On est avec toi. Crois.
C’est elle. Michèle.
Pars. Crois.
C’est fête. Fête.
Pars. Prêt.
Tal. Tard. Tal.
C’est honteux. C’est eux.
Prêt.

Mercredi 25 novembre 2015.

Emprunt du livre Aktion T4.
Café Vieux Léon dans le quartier des Halles à Paris. Je commence la lecture du livre. Je pense à Serge July dans le café, ce qui est deviné … Les flics appellent Serge July.
Serge July intervient dans le café :
Compris. Prie. Fais. Procès. Portait. Procès (3 x). Forçais.

Dîner chez Sarah à Issy-Les-Moulineaux. Sous les harcèlements.

Jeudi 26 novembre 2015.

Film la Valse des Pantins à la cinémathèque française.
Entre autres :
On va vous marier ? Mariés.
T’es pas acteur. Acteur. Facteur. Acteur.

Vendredi 27 novembre 2015.

Marie Drucker : Tu es Ministre. Triste. Marie Drucker avait pour compagnon un Ministre, François Baroin. Elle avait choisi l’un des plus tristes …
Nathalie Saint-Crick : Ca pue !!!
Elise Lucet : Serres …
Une flic : Feignant (10 x). Seignant. Pour enseignant.

Samedi 28 novembre 2015.

Une flic : Tu vas comprendre ce que tu fais. Fais. Procès.
En soirée : Tu vas déménager ? Ménagé ?
On va te battre.

Dimanche 29 novembre 2015. Entre autre :

C’est Marie. Paris. Prie. Sami. Prie. Prie.
C’est pourrite. T’es Préfet.
On t’a accompagné. Tu es bon. Procès. Fé. Tu es bon. C’est bon. Tu es bon. C’est bon.

Lundi 30 novembre 2015. Entre autre :

Saint-Michel.

Tu es battu. Tue.
Vous faites peur.
Café à Opéra :

Il faut que tu coures plus vite.
Ca va s’arrêter ?

Cinéma. 21 jours avec Pattie. Harcelé très intensément pendant le film …
On va te payer. Fé.
On va arrêter. T’arrêter. Arrêter. Fé. Procès. Fé. Procès. Rejet.
Fais. Préfet. Fais.

Gare de Lyon.

On va payer. C’est payé. Tu es payé. Payé.
Pars. Tard.
Vous faites peur. On t’a rencontré. Contacté. UMP. Fé. Préfet. Fé. Peur. Fé. Procés. Fé. Troquet. Fé. Fé. Préfet.
Tu es fou. On va tout faire. Perd. Faire.

Année 2016.

Lundi 18 janvier 2016.

Une flic entre en sub-excitation : Hué !

Samedi 13 février 2016.

Réveilé à 6 heures du matin.

Vendredi 26 février 2016.

Réveillé à 3 heures du matin.

Mardi 1er mars 2016.

Réveillé à 2h35 du matin.

Au centre du harcèlement, la manie délirante (manie-chaos), ou psychose logorrhéïque. Euphorie morbide. Joie euphorique.

Pour décrire ça un peu rapidement, les maniaques n’arrêtent pas de parler, parfois de façon très rapide, fatiguant l’interlocuteur (le rendant malade, déprimé), qui n’a rien demandé sinon le droit d’être laissé tranquille … signe d’une « joie euphorique », d’une euphorie morbide.
On dit des SS qu’ils étaient obscènes de santé. La psychose maniaque n’est pas avec spectre autistique comme les psychoses schizophréniques.

Cette logorrhée très irrespectueuse suffit à écarter les Drucker qui pourtant insistent …

Il existe une publication dont je cite les extraits ici :
Etat maniaque et état d’agitation : Une étude diachronique. Par des psychiatres de Maison-Blanche. Elle aborde les notions suivantes :

  • Tachypsychie.
  • Ludisme.
  • Désinhibition.
  • Hypersyntonie.
  • Logorrhée d’intensité maniaque.
  • Psychopathie.
  • Impulsivité.
  • Chant, incohérence, Cris, Désordonné.
  • Rire.
  • Extravagance.
  • Loquacité.
  • Scandale.
  • Attroupement.
  • Quérulence obscène-ordurière.
  • Violence.
  • Hystérie.
  • Troubles du caractère.
  • Exubérance.
  • Grivoiserie.
  • Agitation.
  • Excitation.
  • Etats d’agitation.
  • Prodigalité.
  • Turbulence.
  • Désordre-désordonné.
  • Délire, délirant.
  • Plaisanterie.
  • Facéties.
  • JACASSERIE.
  • Opposition.
  • Hostilité.
  • Subexcitation.
  • Agressivité. Agressivité importante.
  • Atypique.
  • Psychose périodique.

Publication très éclairante :
La manie : apports historiques et réflexions psychanalytiques.
Mania: Historical contributions and psycho-analytics reflections.

par Nicolas Brémaud (Psychologue clinicien, docteur en psychopathologie, Membre associé du Laboratoire recherches en psychopathologie « Nouveaux symptômes et lien social » de l’Université de Rennes).

Résumé. Objectifs. –L’auteur vise à montrer en quoi la manie ne peut être considérée comme un simple « trouble de l’humeur » mais bien plutôt comme relevant du champ des psychoses. Méthode. – Une revue de la littérature aidera le lecteur à saisir le passage entre la manie-chaos, la manie-folie– décrite dans le menu de ses symptômes au cours du 19ème siècle – et la manie pensée, notamment avec Henri Ey, lecteur de L. Binswanger, puis avec J. Lacan. Résultats. – On découvre qu’un certain nombre de traits dits typiques de la manie (euphorie, excitation, fuite des idées, etc.) sont à considérer comme des phénomènes élémentaires psychotiques dus à l’absence de point de capiton dans la chaîne du langage. Le caractère de « fuite », présent dans toute la symptomatologie de la manie, met en relief la dimension de la pure métonymie, l’absence du caractère métaphorique du langage, la « non-fonction de l’objet a », selon l’expression de Lacan, signant ainsi la structure psychotique de la manie. Le sujet dérive dès lors sans frein dans la chaîne des signifiants. Discussion. – Est donc discutée l’appartenance de la manie au registre de la psychose, sur le caractère délirant de la manie, sur ce que l’on peut considérer comme délirant dans cette psychose qui semble pourtant se démarquer nettement d’autres formes de psychoses. Est discuté également le lieu de localisation de la jouissance au regard de la schizophrénie et de la paranoïa. Conclusion. –Manie et folie, manie et délire, étaient confondus au 19ème siècle. Aujourd’hui on l’évoque peu, ou alors on l’évoque comme « trouble de l’humeur ». Pourtant un certain nombre d’éléments (la dimension métonymique du langage, l’absence de « point de capiton », etc.) permettent de l’envisager comme une psychose.

1.     Introduction.

La manie, nous le verrons, est une psychose, qui ne doit pas être réduite à un « trouble de l’humeur » –, la manie semble avoir assez peu le vent en poupe.

Alors qu’à une époque (19ème siècle) la quasi-totalité des travaux portait sur la manie (raisonnante, délirante, sans délire, etc.) puisque manie et folie se confondaient, aujourd’hui elle a quasiment disparu des manuels de psychiatrie.

2.     Revue de la littérature : 19ème siècle.

Faire l’histoire de la manie serait faire l’histoire de la folie, les deux termes ayant été longtemps synonymes.

Pinel [3]. En 1809, celui-ci tente de préciser les contours de la manie : La manie, espèce d’aliénation la plus fréquente, se distingue par une excitation nerveuse, ou une agitation extrême portée quelquefois jusqu’à la fureur, et par un délire général plus ou moins marqué, quelquefois avec les jugements les plus extravagants, ou même un bouleversement entier de toutes les opérations de l’entendement.

Esquirol va serrer « de plus près le sens du terme “manie” sans toutefois le préciser complètement » [5].

« une affection cérébrale, chronique, ordinairement sans fièvre, caractérisée par la perturbation et l’exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté » [6].

Le tableau du maniaque est en effet pour Esquirol celui d’un malade « qui présente l’image du chaos, dont les éléments mis en mouvement se heurtent, se contrarient sans cesse pour augmenter la confusion, le désordre et l’erreur (…). Les sensations, les idées, les images se présentent à son esprit sans ordre et sans liaisons (…) ; il ne peut fixer son attention sur les objets extérieurs (…).

Avec Georget en 1820, la manie prendra très nettement un caractère délirant :

C’est un « délire général, s’étendant à tout ; sensations, idées rapides, confuses, incohérentes, avec exaltation, agitation, exprimées par des mouvements désordonnés, des cris, des chants, des menaces ou de la fureur. Le maniaque semble vivre dans un autre monde (…). L’exercice des facultés intellectuelles offre l’image du chaos » [7].

Chez un très grand nombre de maniaques, le délire est général, les idées sont sans fixité, mais sans qu’on puisse y remarquer la prédominance d’une pensée quelconque » [8].

Là encore, donc, comme chez Georget, le caractère délirant est mis en avant, et les symptômes communs à toutes les formes de manie restent essentiellement l’excitation, l’exaltation, la labilité des idées, etc.

Dans les années 1850–1851, J.-P. Falret [9] désignera lui aussi les maniaques comme des sujets « atteints d’aliénation générale avec excitation ».

Ici, « penchants, sentiments, intelligence, volonté, toutes les facultés bouleversées présentent l’image du chaos. Une agitation intérieure, source de l’agitation extérieure, produit un tourbillon d’idées, de sensations, d’impulsions, d’émotions, qui ne permet de se fixer nulle part, et qui enlève à l’esprit toute liberté de choix (…). C’est un état de suractivité de l’intelligence, dans lequel les idées surgissent si vives, si animées et si nombreuses, qu’elles échappent à toute règle et à toute combinaison ».

C’est encore la manie-chaos, la manie-folie, mais Falret – qui a su écouter les malades, la forme de leur discours – insistera judicieusement sur la question des associations d’idées, effectivement si spécifiques aux maniaques : « l’association des idées, qui joue un très grand rôle dans ce délire, est constamment en action ; mais il est digne de remarque que les idées se lient beaucoup plus par les rapports secondaires de mots et de sons que par les rapports logiques ; souvent même, il semble qu’aucun lien n’unisse entre elles les idées qui paraissent surgir spontanément ; mais cette incohérence est plus apparente que réelle, et tient à ce que le travail de la pensée est plus rapide que sa manifestation, et à ce que beaucoup de chaînons intermédiaires échappent à l’observateur ».

Foville (fils), en 1875, considère que la manie doit être absolument distinguée du délire maniaque. Pour l’auteur le délire maniaque est un « état général d’exaltation des idées, des sentiments, des actes » qui s’observe « dans plusieurs formes d’aliénation mentale » [12]. Aussi le délire maniaque n’est-il dans sa conception « qu’un symptôme accidentel, temporaire ou accessoire ». Il distingue donc le délire maniaque de l’entité « manie simple » (ou « essentielle ») qui est « le type de la folie générale avec excitation (…). L’exaltation maniaque en constitue le symptôme principal et spécifique ». Les symptômes les plus repérables de la manie demeurent l’agitation, l’incohérence, l’extrême rapidité des associations, et pour Foville contrairement à d’autres « les hallucinations et les illusions sont l’un des symptômes les plus fréquents ». Dans l’excitation maniaque les symptômes sont « beaucoup moins accusés », à l’état d’esquisse simplement : « Ce n’est pas l’état normal, et il est difficile cependant de dire que ce soit un état de maladie ». Quant à B. Ball (1880), il définit également la manie dans sa onzième Leçon comme un délire généralisé, avec surexcitation, besoin irrésistible de mouvement, de parler, mobilité des idées, etc. [13].

La pensée est envahie par un « déluge d’idées, un torrent d’images et de souvenirs », le sujet se montrant « incapable de fixer son esprit sur un objet quelconque ».

C’est ici l’un des critères majeurs de la manie : Le « défaut d’attention ». Toutefois, si la mobilité, la labilité de la pensée, le défaut d’attention caractérisent la manie, il ne faudrait pas en conclure selon Ballà une forme d’incohérence, car « les idées s’attirent suivant les lois normales de l’association des idées ». Par contre, « l’esprit fait des sauts, des bonds (…), les malades changent de sujet à chaque instant », ils sont d’une « loquacité intarissable », ce qui donne parfois à l’interlocuteur le sentiment d’une incohérence ou d’une forme de confusion mentale.

Déjà en 1865, W. Griesinger y avait consacré une cinquantaine de pages dans son Traité des maladies mentales [14] ; il y distinguait notamment la manie de la monomanie exaltée.

En 1888, H. Schüle [15], dans son Traité clinique des maladies mentales, séparait quant à lui la manie en deux groupes : dans un premier groupe (« manie douce ») « il y a conservation relative de la conscience ; les mouvements semblent intentionnels, et les idées s’enchaînent logiquement (…). Dans le deuxième groupe, la conscience est primitivement altérée, et ce trouble profond peut être comparé à un état de rêve ; la direction psychique se perd (…) ».

Krafft-Ebing [16], en 1897, répartit lui aussi la manie en deux formes cliniques, qui ne diffèrent que par leur degré : l’exaltation maniaque et la fureur maniaque. L’exaltation maniaque se présente comme « un phénomène d’état. Comme telle elle représente un stade prodromique ou de rémission de la folie furieuse, ou un stade de transition de la folie circulaire et hystérique ».

Quant à la folie furieuse, la « fureur » y apparaît comme un « simple symptôme ; la folie furieuse est un état morbide déterminé et appartenant au cadre de la manie (…). Le symptôme déterminant de la folie furieuse, c’est l’accélération des opérations psychiques qui peuvent devenir échevelées en même temps que le Moi du malade a perdu toute direction », et les phénomènes les plus importants « sont représentés par les symptômes de la sphère psychomotrice ». Il faut bien sûr lire également la belle leçon que donnera plus tard (1907) E. Kraepelin sur « L’excitation maniaque » (la manie y est conçue comme une « phase de la folie maniaque-dépressive ») [18].

3.     Du Traité de G. Ballet (1903) au Précis d’E. Régis (1923).

Pour poursuivre avec la littérature française sur ce sujet, venons-en maintenant au grand Traité de pathologie mentale [19] de G. Ballet (1903). D. Anglade y considère que « la manie est l’expression la plus saisissante de la désorganisation psychique ». Le remarquable, chez le maniaque, c’est que « rien n’est dissimulé. Un besoin immodéré de penser, de parler et d’agir se donne libre carrière », Anglade rappelant alors un mot de Magnan qui proposait, pour le maniaque, la formule : « tout au dehors ». Sur le plan du délire, l’auteur constate que les idées délirantes n’ont qu’une « place secondaire » dans le tableau clinique, et ne sont pas systématisées ; quant aux hallucinations, elles semblent « plus rares ».

Pour Anglade, le maniaque manque de frein. En effet, « ce qui caractérise l’état mental du maniaque, c’est l’irritabilité, l’impossibilité de fixer l’attention, l’incohérence de la pensée, qui résulte d’une trop grande rapidité dans la succession et l’association des idées ». La volonté, dans la manie, ne réfrène rien, elle paraît impuissante : l’« action frénatrice devient impossible et fait place à l’automatisme cérébral » (logorrhée, fuite des idées, etc.).

Travaux de Kraepelin (édition du Traité de 1904) : « le caractère symptomatique qu’il remet en valeur n’est pas compris de manière aussi superficielle que par les anciens auteurs. Son analyse est minutieuse, elle ne se borne pas à cette apparence toute extérieure qui suffisait à Pinel ; il dissèque les accès, et arrive ainsi à faire reconnaître que chaque forme de manie ou de mélancolie présente trois éléments : pour la manie ces éléments sont : 1) la rapidité des idées ; 2) l’élévation de l’humeur ; 3) le besoin d’activité ».

Binet et Simon se montrent ensuite critiques vis-à-vis des auteurs qui ont trop insisté sur l’excitation psychomotrice dans la manie :

« les auteurs, trop souvent, schématisent à outrance ; décrivant un accès de manie, ils insistent à l’excès sur l’excitation psychomotrice. C’est un des symptômes, ce n’est pas le seul. Le maniaque en présente fréquemment d’autres qui sont d’un caractère tout différent, des hallucinations par exemple, des conceptions délirantes, des idées de grandeur, des idées de persécution, des préoccupations hypocondriaques, toute une symptomatologie agitée et confuse (…) ».

Dans le fond, pour Binet et Simon, le « degré extrême d’excitation » si caractéristique dans la manie, « intéresse tous les appareils : intelligence, motilité, affectivité » (« l’excitation est l’état fondamental » de la manie). On note une abondance de paroles, de gestes, de cris. Du côté de la parole par exemple, c’est « un flux de paroles que vous ne pouvez interrompre », « c’est le hasard des associations d’idées, c’est le coq-à-l’âne le plus échevelé ».

L’un des points importants à relever, selon les auteurs, pour le diagnostic différentiel, est le suivant : « même au plus fort de son agitation, il reste encore en communication avec nous ». Mais c’est une « incohérence d’idées », c’est un sujet qui semble avoir perdu tout contrôle, qui a perdu « la direction » – ce qui peut amener à le confondre avec une confusion mentale –, un sujet qui laisse tomber à qui veut l’entendre « des idées détachées, fragmentaires, dont l’ensemble est dénué de sens ».

Séglas, dans une intervention faite à la Société médico-psychologique (27 juin 1910), expose ses idées sur la manie. Il reprend les symptômes typiques des différentes formes de manies : 1) petits accès d’excitation à forme raisonnante ; 2) type maniaque proprement dit ; 3) exclusivité des troubles du mouvement, ces symptômes étant : euphorie, gesticulations, désordres des actes, logorrhée incessante, fuite des idées, assonances, mobilité des impressions et des sentiments, succession d’actes incoordonnés, etc. Dans toute la symptomatologie de la manie (symptomatologie qui recouvre essentiellement l’agitation motrice, la fuite des idées, et l’euphorie), Séglas va s’arrêter plus spécialement sur un seul symptôme, celui qui concerne « l’état affectif », à savoir : « l’euphorie, l’exaltation du moi ». D’ailleurs il adhère à l’idée de Kraepelin, qu’il cite : « l’inconstance de caractère et la fréquente variabilité de l’humeur sont seules caractéristiques de la manie ».

Début de 20ème siècle, celle d’E. Régis [22] et de son célèbre Précis de psychiatrie (1923). Régis subdivise la manie en manie aiguë (typique, et subaiguë : excitation maniaque, hypomanie), et manie chronique (simple, et avec délire systématisé secondaire). Pour aller à l’essentiel, disons que pour Régis la forme typique de la manie (aiguë) consiste en une « psychose généralisée caractérisée par une surexcitation psychique violente et désordonnée ». Ici, c’est comme si le fonctionnement mental était « soustrait au contrôle de la volonté », lequel paraît « opérer au hasard et sans frein ». Il en résulte dès lors un « défaut d’enchaînement dans les idées (…), et une suractivité de l’association automatique des représentations mentales ». L’une des thèses qui est affirmée est qu’« il n’y a pas à proprement parler de délire chez les maniaques », le délire y est quasi impossible du fait de la « mobilité extrême des idées ».

4. Henri Ey (1954) : la production subdélirante dans la manie.

C’est donc à partir de la seconde moitié du 20ème siècle, que l’on va pouvoir lire, sous la plume d’Henri Ey, l’étude la plus complète sur la manie (en France du moins), à savoir l’Etude psychiatrique n◦21 [5]. La manie, en effet, y est là pensée. Elle n’est plus simple collection de symptômes, mais « forme d’existence tumultueuse », une « modalité de déstructuration de la conscience », Henri Ey s’attachant avant tout à caractériser l’« être maniaque », qui peut être résumé par ces deux termes : « jouer et jouir ». Tâchons ici de tirer les idées fortes de cette étude longue de soixante-dix pages. D’abord, Henri Ey part d’une définition : « on appelle classiquement “manie” un état d’excitation psychique caractérisé par l’exaltation de l’humeur et du ton affectif, l’agitation motrice et une extrême volatilité de la vie psychique ». À partir de là, il va détailler dans un premier temps l’aspect, l’attitude, la présentation du maniaque. Ensuite, il s’intéresse à l’excitation psychomotrice et au langage maniaque. Sur ce dernier point, qui nous intéresse particulièrement, Ey souligne que le langage comporte des symptômes très « frappants », très caractéristiques : « ellipses, jeux de mots, assonances, exclamations, onomatopées », etc. Le langage du maniaque y est décrit comme « flot de paroles, logorrhée, volubilité, bavardage oiseux, prolixe, qui se dévide sans fin en propos digressifs ». Cette agitation, cette précipitation sur le plan du langage, se retrouve aussi sur le plan moteur, dans la mimique, la gestuelle, une agitation qui « empêche l’accomplissement des actions ordonnées et régulières ». C’est ici qu’Henri Ey fait intervenir la dimension du « jeu » maniaque, car dans cette agitation, dans cette « activité stérile (…) le malade se dépense frénétiquement comme un enfant ; il “joue” des scènes, improvise des scénarios, des dialogues (…). Le maniaque se divertit d’éléments, d’objets et de situations empruntés au monde extérieur : il se plaît à manipuler la réalité, il s’amuse avec les personnes de son entourage (…). Il n’est pas rare de voir les maniaques jouer “comme un enfant”, prendre un langage puéril (…) ». Henri Ey n’évoque pas à proprement parler la manie chez l’enfant – sujet peu traité –, mais il souligne que « c’est à la pensée de l’enfant que nous renvoie la manie, à cette forme d’existence de jeu, d’entrain endiablé et d’insouciance qui fait du maniaque un petit enfant qui déploie son existence dans les espiègleries et l’exubérance d’une vie affective effrénée ». Il faut signaler ici que ce point avait été relevé en 1911 par K. Abraham dans son étude sur la « folie maniaco-dépressive » [25] : « l’absence d’inhibition [chez le maniaque], écrivait Abraham, donne accès à des sources de plaisir anciennes jusqu’alors réprimées : c’est par là que la manie nous découvre ses racines infantiles (…). Un certain nombre de traits authentifient la ressemblance de la manie avec la psyché enfantine » (absence de contrainte logique, jeux de mots, « intérêt pour le son des mots au détriment de leur sens », plaisanteries diverses permettant au sujet d’accéder à des « jouissances habituellement réprimées », gaîté insouciante, etc.).

Après le chapitre consacré à l’excitation psychomotrice du maniaque, Henri Ey traite de la tachypsychie, de la fuite des idées. Si la pensée et le débit verbal du maniaque sont rapides, cette pensée selon Henri Ey prend un caractère de superficialité : l’attention (« le malade va d’une idée à l’autre sans pouvoir se fixer sur aucune »), la concentration, la réflexion étant particulièrement altérées, la pensée semble rester en surface. La « fuite des idées » doit être conçue selon Ey comme « une forme d’existence tumultueuse » : c’est un « tourbillon sans fin, sans but et sans ordre, emportant dans son mouvement vertigineux les images qui foisonnent, les mots qui se pressent, les souvenirs qui affluent (…) ». Cette forme d’existence constitue « le fond même de l’état maniaque, c’est-à-dire les relations du maniaque avec son Monde ». Le quatrième point abordé par Henri Ey est relatif à « l’anarchie instinctivo-affective ». Le sujet maniaque se caractérise en effet par la « triomphante orgie que la vie émotionnelle prend comme une revanche ou une révolte contre les instances de contrôle et de contrainte ». Le cinquième point concerne la question de la « production subdélirante ». Si classiquement l’on n’évoque guère – ou pas du tout – le délire dans la manie (comme si elle n’était qu’un « trouble de l’humeur »), Ey quant à lui considère qu’il y a indubitablement délire, ou du moins production subdélirante, délire naissant. Ainsi : « même dans les manies les plus simples et les plus pures, la “fuite des idées”, l’exaltation imaginative, les propos narratifs et inventifs, la fabulation, et surtout la fantaisie ludique des rapports qui lient le Monde au Moi du maniaque sont déjà un délire naissant, c’est-à-dire valent déjà pour une certaine distorsion de la réalité vécue et pensée ». Là où, dans les autres formes de psychoses délirantes, les conceptions, les constructions délirantes paraissent sinon systématisées, du moins persistantes et « fixes », dans le délire maniaque, dans la « fabulation verbale » du maniaque, les constructions délirantes demeurent généralement fugaces, mobiles, et floues. Disons que si pour Henri Ey la manie est bien une production « subdélirante », tous les degrés peuvent s’y rencontrer. Sur le terme même de « délire », pour la manie, Ey se montre prudent. S’il fallait caractériser la dimension délirante dans la manie, qui se démarque, on l’a dit, très sensiblement des délires d’autres psychoses (paranoïa, mélancolie, schizophrénie), l’on pourrait dire au fond que « c’est plutôt l’apparence du délire que l’on rencontre dans les états maniaques. On pourrait en effet, en faisant toutes réserves sur le mot délire, que nous estimons ici être inexact, dire que le délire maniaque est un délire de rêverie et de jeu ». Ici, Ey va préciser ce qu’il entend par ce « jeu délirant idéo-verbal » du maniaque. L’expression est intéressante et pertinente cliniquement, mais est-elle suffisante pour établir un diagnostic différentiel ? Il semble que la dimension délirante du maniaque réside dans un « défaut de liaison conceptuelle des représentations », dans la « substitution aux liens logiques de relations de moindre valeur telles que réminiscences verbales », dans les « associations par assonances, inductions rythmiques ». Par ailleurs, du côté de ce que Ey nomme « structure positive de la manie », l’on retrouve aussi dans le comportement de jeu : gesticulation, mimique, grimaces, maniérisme, emphase, puérilité, etc. Toute cette symptomatologie ne peut-elle pas se retrouver également dans certains tableaux de schizophrénies ? De même, pour le maniaque « le monde n’est pas sérieux, ses fantaisies sont vécues comme une réalité sans réalité (…) », et au final la manie caractérise cette « impossibilité d’adhérer au vrai réel ». Autant d’expressions qui là encore peuvent faire songer à d’autres formes cliniques de psychoses. Mais laissons cette question en suspens pour l’instant. Ainsi la manie est-elle délirante au sens donné plus haut par Henri Ey, mais son degré de « déstructuration de la conscience » serait moindre que celui rencontré dans d’autres psychoses. Toutefois, bien que moindre, la manie fait valoir sans conteste pour Henri Ey une « modification structurale de la conscience d’un niveau de dissolution globale et non point (…) d’un trouble fonctionnel isolé (« attention » ou « humeur »). En réalité c’est la structure générale de l’esprit qui est bouleversée, la pensée (…) s’étale en surface ». Tout ceci, tout ce qui précède, concerne spécifiquement la manie dite « typique ».Dans un second temps Henri Ey va traiter des manies « atypiques » (délirantes et hallucinatoires, confuses et incohérentes, chroniques). Les symptômes classiques vus plus haut (fuite des idées, logorrhée, euphorie, etc.) sont « renforcés » dans la manie délirante et hallucinatoire. Mais l’essentiel pour Ey est de mettre surtout en relief ce que Séglas avait nommé « délire verbal », un délire « mobile fait de redondance verbale, de “clinquant” », dit Henri Ey, une « verbosité délirante qui ne suppose qu’un minimum d’organisation thématique ». En accord avec certains auteurs vus précédemment (entre autres Marcé, Foville), Henri Ey constate qu’il y a des cas de manies qui constituent de « véritables expériences délirantes et hallucinatoires ». Il cite alors le sentiment d’élation et de toute-puissance, le délire d’influence, l’idéation exaltée, ces sujets qui se sentent habités par un esprit divin, la présence de thèmes délirants prophétiques et mystiques, parfois d’idées de persécution, ou d’idées hypocondriaques. Il précise enfin le mécanisme d’édification de ces délires maniaques : Généralement, il est « verbal, fabulatoire, imaginatif, intuitif et interprétatif ». Il n’a jamais été évident, pour quiconque, de se prononcer précisément sur la question du délire dans la manie – sur sa « nature », son « contenu », sa « spécificité » –, de repérer ce qu’il pouvait y avoir de délirant dans la manie. L’on a vu que même pour Henri Ey cet exercice ne semblait pas aller de soi. Lorsqu’on évoque les possibles délires d’influence dans la manie, les idées délirantes prophétiques, hypocondriaques, leur « mécanisme » intuitif ou interprétatif, etc., on ne peut s’empêcher de penser que les frontières – si frontières véritables il y a – d’avec les autres formes de psychoses semblent bien minces. Le diagnostic différentiel avec la confusion mentale, de même, apparaît de plus en plus compliqué : « entre confusion et manie, écrit Henri Ey, il y a une différence de niveau (…). Il ne peut, bien entendu, s’agir de deux maladies distinctes (…). La clinique nous offre tous les jours des cas où le diagnostic entre manie et confusion est strictement impossible ».

À bien y réfléchir, de toute cette symptomatologie parfaitement décrite par les classiques, comme par Henri Ey, il ressort que l’excitation psychique, l’agitation motrice, l’exaltation de l’humeur, et même la labilité extrême de la pensée, la « fuite des idées », etc. se rencontrent aussi – plus ou moins durablement, de façon plus ou moins marquée – dans d’autres formes de psychoses. Alors sur quoi mettre l’accent ? Qu’est-ce qui, spécifiquement, nous permettrait de rendre compte de la manie comme relevant du registre de la psychose ? Car c’est là un point incontournable et une question éthique, utile et même nécessaire pour la pratique ; il est en effet très différent de considérer la manie comme un trouble de l’humeur ou de la considérer comme appartenant au champ des psychoses.

5. J. Lacan : la manie, retour mortel du langage dans le réel.

Un élément est à souligner. Il concerne la fameuse « fuite » (des idées). Au fond, la « fuite »n’est justement pas seulement celle des idées ; la « fuite » semble concerner la manie tout entière, si l’on peut dire ; elle signe même à notre sens la structure de la manie dans son ensemble ; une sorte de fuite en avant qui s’exprime autant dans le registre des idées (idéorrhée), de la parole (intempérance de langage, logorrhée, lallomanie), des diverses productions (graphiques ou autres) que dans le registre du comportement, des actes maniaques. Tout est fuite, tout semble fuir sans aucune retenue. J. Oury disait que « dans l’existence maniaque il y a trop d’ouvert » [30], et cela semble effectivement tellement « ouvert » que rien ne semble pouvoir venir colmater cette fuite. La question qui se pose alors est la suivante : Qu’est-ce que cette fuite ? Que nous indique-t-elle du sujet, et de sa structure ? Fuite de quoi et devant quoi ? La désinhibition, l’euphorie (la dite « joie »maniaque), l’excitation, l’exaltation, l’élation maniaques, sont les manifestations, les symptômes les plus visibles, et les plus typiques de la manie.

Mais interrogeons-nous sur ce que nous indique, et ce que nous enseigne cette « excitation » du point de vue de la structure. Lacan disait en 1970 : « Suivre la structure, c’est s’assurer de l’effet du langage » [31]. Eh bien en ce qui concerne la manie, en ce qu’il nomme plus précisément « l’excitation maniaque », Lacan considère que cette « psychose » (il emploie le terme) rend compte très spécifiquement du « retour dans le réel de ce qui est rejeté du langage », et que ce retour dans le réel se fait même « mortel » [32]. Le « retour dans le réel » chez Lacan, on le sait, renvoie à la psychose, dans la mesure où ce qui ne fut pas symbolisé (forclusion, et non refoulement ou déni) resurgit, revient tôt ou tard – pas toujours mais souvent – faire son apparition dans le « réel » (l’exemple princeps est celui des hallucinations). Ce « retour » dans le réel, qui peut être entendu comme un effort de localisation de la jouissance – qui, sans cela, se trouve débridée, dérégulée – connaît des variations selon la structuration du sujet, selon son rapport à l’Autre, au langage, au corps, etc. On peut dire, et constater cliniquement, que ce « retour », cette localisation de la jouissance, se fait principalement dans le corps du côté de la schizophrénie (phénomènes hypocondriaques, délire de corps, vécus de dissociations, « langage d’organes » selon les mots de Freud), et dans l’Autre du côté du paranoïaque (l’Autre omniprésent et omniscient le persécute, le regarde, l’observe, le commande, le menace, etc.). Nous allons voir où, dans la manie, se localise la jouissance. Prenons notre point de départ en amont de cette référence au texte « Télévision » qui date de 1973. Dans les années 1955–1956, dans son séminaire sur Les psychoses, Lacan posait la question : « comment un discours tient-il debout ? » [33]. Dans la psychose en effet, de manière générale l’auditeur peut rapidement se dire : « Ca ne tient pas debout ! ». Et dans la manie il est bien difficile de suivre les propos du sujet tant le rythme de la parole s’accélère, tant les idées passent subitement de l’une à l’autre. Lacan répond qu’un discours ne peut tenir debout sans le « point de capiton ». Sans ce point de capiton, ça ne tient pas debout, et alors « le sujet dépersonnalise son discours » [33]. Et précisément, le Nom-du-Père est le point de capiton essentiel, celui qui fait tenir l’ordre symbolique, qui lui donne un cadre, qui fait entrer le sujet dans un processus d’historisation, (« le Nom-du-Père a la fonction de signifier l’ensemble du système signifiant » [34]), c’est l’élément qui fait « point de capiton entre le signifiant et le signifié » [33], qui établit et maintient cet équilibre, arrêtant ainsi le glissement de la signification, laquelle sans cela peut fuir indéfiniment. Dans la psychose, cet élément, ce signifiant Père étant forclos, rejeté de l’univers symbolique du sujet, « le signifiant et le signifié se présentent sous une forme complètement divisée » [33] ; il y a séparation, non articulation, absence du ciment entre signifiant et signifié. Une référence connue de Lacan au sujet de la manie se trouve dans le séminaire X sur L’angoisse. Lacan y avance ceci : « dans la manie (…) c’est la non-fonction de a qui est en cause (…). Le sujet n’y est lesté par aucun a, ce qui le livre, quelquefois sans aucune possibilité de liberté, à la métonymie pure, infinie et ludique, de la chaîne signifiante » [35]. Cet « objet » petit a qui est un « reste » réel, n’entrant pas dans le registre du symbolique, est produit lorsque le sujet entre dans le « discours ». Si tout sujet entre nécessairement dans le langage – car le monde des signifiants, le langage comme tel, préexiste à tout sujet – tout sujet n’entre pas nécessairement dans le discours, au sens du « lien social » (c’est la même chose pour Lacan). Le psychotique, hors discours, n’a pas perdu cet objet (objet « cause du désir »), et il l’encombre parfois terriblement. En tant qu’excès de jouissance, il va chercher à s’en délester, à s’en débarrasser, ou à le réguler de diverses manières, selon que cette jouissance fait retour dans le corps (schizophrénie), ou dans l’Autre (paranoïa). Dans la névrose, cet « objet a » vient lester le sujet, au sens, pourrait-on dire, où il lui donne un certain équilibre, une certaine homéostasie, une assise dans la réalité commune ; on peut dire que le sujet a « les pieds sur terre ». Dans la manie ce « hors discours » se vérifie particulièrement dans le rapport du sujet au langage, sans frein, un sujet qui se trouve dispersé, comme lâché sans filet dans la chaîne signifiante. Se délester de l’« objet » qui le fait souffrir apparaît comme un moyen de lutter contre une tristesse et une douleur profondes, contre un noyau mélancolique peut-être : « la manie, disait Freud, n’a pas d’autre teneur que celle de la mélancolie ; les deux affections sont en proie au même “complexe”, qui écrase probablement le moi dans la mélancolie, alors que dans la manie le moi le surmonte ou l’écarte » [36]. C’est en ce sens que pour Freud on ne peut séparer en soi l’étude analytique de la manie de celle de la mélancolie (« il est exigé, écrit-il toujours dans Deuil et mélancolie, d’étendre à la manie une explication analytique de la mélancolie »). Ce qui l’amène à penser ainsi les choses, c’est que la clinique nous montre fréquemment – pas toujours, certes, mais souvent – que « la particularité la plus singulière de la mélancolie (…) c’est sa tendance à se renverser dans l’état dont les symptômes sont opposés, la manie » [36], ce renversement étant pour Freud une forme de « destin » de la mélancolie. Ce « délestage », donc, pour y revenir, procure alors au sujet une excitation, un sentiment d’euphorie, qui ne trouve aucune limite, ni dans l’Autre, ni chez l’autre (voir le texte de Freud Deuil et mélancolie : « le maniaque nous démontre de façon évidente – en partant comme un affamé en quête de nouveaux investissements d’objet – qu’il est libéré de l’objet qui l’avait fait souffrir » [36]). D’ailleurs, le maniaque n’attend pas la réponse de l’Autre ; il ne fait pas « communication », il n’entre pas dans la communauté, dans le dialogue, et l’on pourrait sans doute y découvrir une forme d’ironie sur la langue, ironie que l’on rencontre de facçon assez typique dans les cas de schizophrénies (la « chaîne » signifiante du sujet maniaque se réduit ainsi à ce qu’on pourrait appeler une pure jouissance). La métonymie « pure » du maniaque attaque la grammaire, la syntaxe, les relations de signifiants à signifiés, et cette métonymie « pure » de la chaîne signifiante– qui met en relief l’absence de métaphore – a nécessairement des conséquences sur les rapports du sujet non seulement au langage, mais aussi bien à l’ensemble de ses rapports au « monde », aux autres notamment (au lien social), et des conséquences sur sa jouissance, puisqu’elle n’est pas prise, pas enserrée dans le maillage symbolique des signifiants. La non-fonction de l’objet a, le fait qu’il ne soit pas « séparé » – et avec les effets produits sur les rapports du sujet au signifiant (l’emballement métonymique notamment, dans la manie) et sur la jouissance – vient signer la structure psychotique de la manie. Nous proposerions de considérer non seulement la manie comme une psychose, mais comme une psychose déclenchée, et même sans doute délirante en certains cas. Cette dimension délirante est certes moins visible, moins lisible que dans la paranoïa, la mélancolie ou la schizophrénie. Des auteurs avancent pourtant qu’« en général, les manies sont délirantes » [37], et même que dans le fond « la manie pure où se perd le frein du sens, c’est rare » [38]. Dès lors, et considérant avec Lacan que « les phénomènes élémentaires ne sont pas plus élémentaires que ce qui est sous-jacent à l’ensemble de la construction du délire », que délire et phénomènes élémentaires ont la même structure, que « c’est toujours la même force structurante qui est à l’oeuvre dans le délire, qu’on le considère dans une de ses parties ou dans sa totalité » [33], il nous semble que l’on peut avancer ici que la manie présente un certain nombre de phénomènes élémentaires psychotiques parmi lesquels on pourrait ranger l’euphorie, l’humeur exaltée, l’excitation verbale et motrice, mais aussi les « coq-à-l’âne », la dérive métonymique en tant que trouble du langage psychotique. Le rapport au temps, vu plus haut, tout comme ces phénomènes éruptifs, soulignent tous la dimension de rupture, d’absence de liens, de discontinuité dans la vie du sujet, propre à la psychose. La « pure » métonymie, comme son nom l’indique,exclut quant à elle la possibilité métaphorique du langage, et exclut donc en soi l’élaboration d’une métaphore délirante – le délire – qui est montage, construction, assemblage organisé de signifiants, stabilisant plus ou moins durablement, plus ou moins efficacement, les rapports du signifiant au signifié. En ce qui concerne le chapitre « métaphore et métonymie » selon Lacan, nous n’entrerons pas dans le détail, mais rappelons simplement ceci que : « d’une façon générale, ce que Freud appelle la condensation, c’est ce qu’on appelle en rhétorique la métaphore ; ce qu’il appelle le déplacement, c’est la métonymie » [33]. Saisissons justement ce terme de « déplacement », qui convient particulièrement bien à la clinique du sujet maniaque, un sujet que l’on pourrait dire en effet constamment en déplacement. Un sujet en déplacement pourrait être une des définitions possibles du maniaque. Le côté « sans frein » déjà mentionné plus haut (« l’action frénatrice devient impossible », disait Anglade en 1903) n’est rien d’autre, ne reflète rien d’autre en effet que la « métonymie pure » du sujet maniaque, l’absence de point de capiton, la forclusion du Nom-du-Père, « l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage », « la relation d’extériorité du sujet au signifiant » [33], autrement dit ce fait cliniquement observable d’un sujet qui semble « habité, possédé par le langage » [33]. C. Soler le dit clairement : « la fuite des idées, cette logorrhée où se perd l’intention de signification au profit d’une juxtaposition de propos désorientés, qu’est-ce d’autre qu’une mise hors-jeu du capitonnage du sens du discours ? »[40]. Le point de capiton est un stop (un stop à la jouissance). À cet égard, C. Desmoulins remarquait pertinemment : « on pourrait dire de la manie que c’est une maladie de la chaîne signifiante, de la ponctuation, donc du point de capiton (…). Le maniaque procède par coq-à-l’âne, c’est-à-dire évite la ponctuation, le point de capiton » [37]. Aussi ce rythme effréné, cette« joie » de façade, cette euphorie d’apparence festive, en bref cette élation maniaque n’est pas autre chose que l’envahissement de jouissance qui procède des signifiants à la dérive, qui procède d’une chaîne signifiante réduite à la pure métonymie. Et cette « euphorie » n’est peut-être pas à mettre au compte du « jeu » et du « jouir », comme le pensait Henri Ey (cité plus haut). C’est le point de vue de C. Soler, qui admet que la formule d’Henri Ey est certes « belle, mais le maniaque n’est ni un joueur, ni un jouisseur » [40], articulant l’affect dépressif, la tristesse, à l’excitation maniaque dans son rapport à la forclusion. Pour clore ce chapitre, et pour répondre à notre question relative à la localisation de la jouissance dans la manie, on pourrait dire que la jouissance qui fait retour dans le réel, dans la manie, vient à se localiser non pas dans le corps, non pas dans un Autre persécuteur, mais dans la chaîne signifiante elle-même, dans la métonymie pure de la chaîne signifiante, avec ses effets de dispersion, de dissémination dans le langage, avec ses effets d’exaltation de la langue, d’une langue jouie sans limites.

6. Conclusion : le maniaque, pas si « joyeux » que ça.

Dans cette métonymie, dans cette juxtaposition dénuée d’orientation des éléments du langage, il faut y voir, selon cette perspective lacanienne, une succession de S1 (S1, S1, S1. . .) qui ne s’articulent pas avec les signifiants S2 qui introduisent le sens, la signification dans le discours (l’écriture S1-S2 étant l’écriture minimale pour désigner le discours, le lien social). C. Soler suggère ainsi que chez le sujet maniaque la dimension « festive et insouciante » de la parole, l’est du fait qu’elle est « libérée des contraintes de la sémantique, émancipée du réel qui est en jeu dans la grammaire ». Le sujet maniaque pourrait dès lors être défini comme celui qui se trouve « dispersé dans l’infini du langage qui le traverse », et la dimension de non-fonction de l’objet a, qui donne ce côté « libre » de toute contrainte, fait valoir dans son fond la mise en suspens, et même la mise à l’écart de l’instance interdictrice qu’est le Surmoi. En outre, cette succession de S1, la prise en masse intense de la jouissance dans le flot ininterrompu et sans limites des signifiants, valide ce fait que le sujet maniaque ne s’inscrit pas dans un « discours ». Une question se pose : le schizophrène lui-même n’est-il pas dispersé dans l’infini du langage qui le traverse ? Sa parole n’est-elle pas faite également de signifiants détachés, isolés, séparés de la chaîne signifiante, non articulés aux signifiants qui donnent sens, cohérence, historisation, continuité, etc. ? Oui, sans aucun doute, à une différence près toutefois. Le schizophrène est certes dispersé dans l’infini du langage qui l’envahit, qui le traverse réellement, mais en outre il est pénétré aussi dans son corps par les signifiants, ce qui n’est pas le cas du maniaque. Ici il conviendrait de se reporter au « stade du miroir », et une hypothèse pourrait alors se dessiner : le maniaque, s’il n’était passé par la phase du miroir, serait peut-être schizophrène. Dans tous les cas, l’absence du point de capiton, quia des effets variés selon les sujets indique que l’euphorie maniaque ne fait que mettre en relief l’absence fondamentale de lien à l’Autre, autrement dit la grande solitude du sujet. Et l’excitation infinie et « ludique » du sujet maniaque apparaît comme un leurre, un masque sur sa profonde tristesse. Finalement, cette agitation incessante – « motrice » et « verbale » – nous dit combien la solitude et l’angoisse font le fond du sujet maniaque, et que la seule solution pour y parer est peut-être effectivement de se « décharger ».

J.-J. Gorog écrivait que « le mélancolique se pose au centre du monde comme déchet : il se fait la poubelle du monde là où le maniaque fait du monde sa poubelle » [43]. Le monde comme décharge du maniaque. Il y a comme un vase communicant : à la fois le sujet y prend tout ce qui vient à sa portée, et il l’engloutit – c’est son côté « orgiaque » –, à la fois il y reverse le trop-plein, il vomit sur le monde le trop-plein de jouissance qui l’encombre et qui le fait souffrir.

Notes de bas de page :

Pour P. Belzeaux les descriptions faites par H. Ey dans cette étude sont « exemplaires, indépassables et indépassées » [23]. De même, pour E. Mahieu cette étude « reste encore un des meilleurs textes cliniques sur le sujet » [24].     

On retrouve des termes assez semblables chez Michel Foucault qui écrivait la même année (1954) dans Maladie mentale et psychologie : La fuite des idées est « la perturbation temporelle de l’existence maniaque : Le temps y est, par fragmentation, rendu momentané ; et, sans ouverture sur le passé et l’avenir, il tourbillonne sur lui-même, procédant tantôt par bonds, tantôt par répétitions. C’est sur le fond de la temporalité ainsi perturbée que doit se comprendre la « fuite des idées », avec son alternance caractéristique de répétitions thématiques, et d’associations bondissantes et illogiques » [27]. A. Tatossian, de même, dans sa lecture de Binswanger : « le monde où il [le sujet maniaque] vit est tourbillon et saut, ne permettant aucune historicité », le temps du maniaque est « réduit au pur instant » [28]. D’où sans doute un travail à élaborer avec le patient autour de cette question de l’historicité, un travail de réintroduction de la dimension temporelle dans l’économie psychique du sujet.

Un peu plus loin Henri Ey utilise l’expression – qui pourrait prêter à la critique – de « demi-délire » : « ce n’est pas du délire, dit-on, car le sujet « n’y croit pas » (. . .). Mais ce n’est pas non plus, certes, une pensée strictement adaptée au réel (. . .). Fuite des idées, délire verbal, fabulation, propos incohérents, de quelque nom que l’on désigne le phénomène, il n’en demeure pas moins dans son essence une sorte de demi-délire ». L’on voit combien il est particulièrement difficile de rendre compte cliniquement de ce qui serait indubitablement délirant dans la manie, combien il est délicat et incertain de donner une spécificité à la dimension délirante maniaque. Au fond, pour Henri Ey, la manie contient « une fiction parlée et pensée qui se rapproche du délire. Une telle disposition à fabuler, à dramatiser, à jouer avec les mots, les concepts et les choses, constitue en soi une tendance délirante ».

Abraham indiquait ainsi que « le sommet de la manie est comme une ivresse de liberté. La composante pulsionnelles-adique est délivrée de ses entraves. Toute retenue disparaît en faveur de comportements agressifs sans égards » [25].

Séglas relevait que les maniaques « parlent avec volubilité, sans prendre à peine le temps de respirer ou de répondre aux interrogations » [26]. Notons au passage – sur la question du délire – que pour Séglas il existe « certains cas particuliers [pour lesquels] cette intempérance du langage est l’unique manifestation du délire ».

 

J’avais déjà écrit sur un article précédent :

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?

 

Rapport annuel du CCNE (Conseil Consultatif National d’Ethique) sur l’usage des neurosciences … avec en particulier le détecteur de mensonge. La France, Prix Nobel de médecine pour la lecture de la pensée ?

La lecture de la pensée au coeur de la pratique étatique française …

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La lecture de la pensée a été mise en oeuvre en ce qui me concerne en 2009 ou 2010 et jusqu’à 2019, exactement au moment où De Villepin, qui n’était plus PM est venu me parler à Tunis (banlieue de El Ouardia 7, Cité Avicenne, le fameux médecin arabe féru de droit …).

De Villepin m’avait dit ceci :

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J’avais demandé des explications à Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, sur une probable violation de la vie privée (article 9 du Code civil). Ce n’était pas à Monsieur de Villepin que je devais écrire puisqu’il n’exerçait pas alors la profession d’avocat et de plus, De Villepin en était lui-même arrivé à une violation de la vie privéeDe Villepin violait les mails. Il avait commenté un mail que j’avais écrit à mon meilleur ami dans lequel je disais : « Ce qui compte, ce sont les résultats ». Il m’a aussi parlé de Youssef Chahine, réalisateur que je ne connaissais pas à l’époque. Youssef Chahine a réalisé le film Adieu BonaparteNous disons : Adieu De Villepin !

Le même jour, un poulet m’a dit juste au dessus de ma tête : Arrêtez, vous allez le tuer … puis en s’adressant à moi : Tu les laisses te tuer ? Il y avait également Yves Lecoq qui jubilait au-desssus de ma tête : Tu es à l’agonie ! …

Il faudrait une Révolution pour couper la tête de De Villepin … Napoléon avait peut-être pensé qu’on avait coupé trop de tête … Il avait horreur de la terreur thermidorienne ! Napoléon disait que Rousseau n’aurait pas du exister. Rousseau disait qu’il fallait condamner à mort un homme qui en dénonce un autre …

NOTA BENE. Rappel sur le syndrome d' »Automatisme mental » ou pensée devancée, pensée devinée (écho de la pensée).

Il existe une pathologie mentale, appelée « automatisme mental », définie en 1920 par De Clérambault (début de siècle), qui a écrit un ouvrage du même nom, ouvrage que j’ai lu, pas très intéressant d’ailleurs, Henri Ey et Jacques Lacan. L’automatisme mental fait partie de la grande classe diagnostique des phénomènes hallucinatoires, psychose hallucinatoire chronique (PHC). Le patient entend en écho des commentaires de sa propre pensée. Il semble selon les psychiatres que le patient entendrait en fait sa propre voix, son language intérieur … qui pourrait d’ailleurs changer de timbre ! Cette pathologie peut poser problème en ce qu’elle pourrait dicter sa conduite aux patients, lui intimer des ordres d’actes auto ou hétéro-agressifs. Clérambault, psychiatre de la préfecture de Paris écrivait ses certificats de délinquants dangereux, certificats qui ont servi de modèle aux psychiatres du siècle suivant. C’est au Dépôt que j’ai été emprisonné en 2008 (la nuit la plus horrible de ma vie à ne pas trouver le sommeil sur un banc en bois) pour un courrier anodin dérangeant Marie Drucker, qui est une très belle personne, vu que j’avais déjà passé 3 mois en HP, puisqu’elle s’était crue autorisée à envoyer des flics pour me harceler, ce qui m’avait mis hors de moi ; Le dépôt où j’ai vu aux alentours de minuit un descendant lointain de De Clérambault. L’année passée, en 2007, Isabelle Carré jouait le rôle d’une érotomane dépitée (au 3ème stade de l’érotomanie), harceleuse, haineuse, violente, dangereuse … Mais je ne suis point érotomane, n’est-ce pas ? Marie Drucker, voulant rompre tout lien en 2008 par sa plainte à la BDRP, est revenue bien plus tard, en 2009 … pour m’emmerder à nouveau dans mon domicile. J’avais pourtant passé toute l’année 2008 dans un profond sommeil jour-nuit.

Voir la page Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Automatisme_mental

Il existe un fantastique survol historique très savant Par Rémi Tevissen de la vision des psychiatres français sur l’automatisme mental ici :
https://ephep.com/fr/content/conf-ecrite/remi-tevissen-la-notion-dautomatisme-mental-sa-pertinence-et-sa-valeur-0

Une émission de France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/quest-ce-que-lautomatisme-mental
qui parle de l’automatisme affectif (Une personne exprime sa colère, alors que ça ne lui ressemble pas …), mais aussi de l’avocat Sandon au 19ème siècle, quérulent protestant contre ses internements abusifs, demandant indemnisation …

Il existe un Youtube d’un psychiatre lillois (Ali Amad) du CHRU de Lille sur l’automatisme mental, analysant la théorie de De Clérambault au regard actuel des neurosciences :
https://www.youtube.com/watch?v=1GTLQY5w0ys

qui parle d’hyperactivation des zones auditives du cortex au cours des hallucinations auditives, correspondant à une hyperdopaminergie du cerveau, modifications anatomiques au niveau du lobe temporal, des ventricules, de l’épaisseur corticale, du corps calleux. La médication dopaminergique donne une amélioration de la symptomalogie positive. Neurologie ou psychiatrie ? Origine neurologique des psychoses. Dysconnectivité entre les divers aires cérébrales. De Clérambaut invoque des séquelles de lésions infectieuses, toxiques, traumatiques ou sclérosantes. Conception longitudinale de l’intéraction avec l’environnement (toxiques avec le Cannabis, trauma, les zones d’urbanisation, le fait de vivre dans une minorité ou dans une situation de migration).  Diminution de la substance blanche pour les hallucinations internes. Différences anatomiques entre hallucinations internes et hallucinations acoustico-verbales. Automatisme mental : Symptômes de premier rand de Schneider non présents chez tous les psychotiques. Hallucinations : 5 % de la vie entière. 80 % sont transitoires. Moins de 10 % sont associées à des troubles psychotiques. Au moment où le délire apparaît, la psychose est déjà ancienne. La schizophrénie est la conséquence tardive du neurodéveloppement débutant des années avant la maladie (Weinberger, 1987) = Arguments de Clérambault.  Anomalies associées à des  modifications du développement précoce.

Rapport du CCNE.

Cet article, que je publie sur ma parge perso, fait suite à mon courrier de 2018 à Monsieur Delfraissy, président du CCNE qu’on retrouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/1130

Le rapport annuel du CCNE paru en juin 2018 est visible ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

On peut noter les points remarquables suivants de ce rapport :

  • Le Cadre légal et réglementaire.

Les premières législations spécifiques aux neurosciences sont nées de la révision de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. L’article 45 de cette loi a en particulier conduit à la création de l’article 16-14 du Code civil qui spécifie que: « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment. »

  • Les Questions en débat.

Les autres domaines d’application des techniques d’exploration ou de modification du cerveau sont nombreux. Quelques exemples d’applications possibles :
Dans le domaine de la justice, certains s’interrogent sur l’utilisation des outils l’imagerie cérébrale pour évaluer le comportement d’un suspect ou encore pour modifier le cerveau des délinquants.

Dans tous les exemples exposés ci-dessous, la question de ce qu’il est possible et souhaitable de faire se doit donc d’être posée. Dans cette perspective, un certain nombre d’enjeux éthiques peuvent être soulevés :
L’identité même de la personne et sa personnalité pourraient être altérées s’il devenait possible de modifier le fonctionnement cérébral, c’est-à-dire d’agir sur les fonctions cognitives ou les émotions. L’autonomie de la personne serait alors menacée, soit parce que la personne se modifierait elle-même pour se conformer, par exemple, à un schéma social, soit parce qu’elle serait l’objet, bien que non consentante, d’une coercition de la part de tel ou tel corps social.
– La justice sociale risquerait d’être mise à mal si les techniques de modification cérébrale étaient uniquement réservées à quelques-uns, favorisant une classe privilégiée qui pourrait aisément dominer, voire exploiter, ceux qui n’auraient pas accès à ces techniques.
L’intimité de la personne et la confidentialité des données de sa vie privée, déjà fortement réduites par le développement des objets connectés, pourraient disparaître.

  • Ce que le CCNE a lu et entendu.

Neurosciences et justice.

Concernant l’usage des neurosciences en justice évoqué au cours d’un débat, la notion de consentement a été plusieurs fois soulignée, à la fois consentement des suspects dans l’hypothèse où certaines techniques (imagerie cérébrale…) permettraient de résoudre des affaires judiciaires, et consentement des délinquants, que ce soit pour des  expérimentations neurologiques ou pour neutraliser un supposé «foyer» cérébral de la délinquance, si tant est qu’il existe et qu’il soit découvert.

Neurosciences et données massives.

Les problèmes liés à la gestion et la protection des données issues des neurosciences ont été soulevés, notamment vis-à-vis du risque d’utilisation de la neuro-imagerie à des fins de contrôle social (détection des mensonges).

  • L’expression sur le site web des États généraux.

Les propositions entre guillemets et en italique sont les propositions soumises au débat par le CCNE et sur lesquelles les internautes étaient invités à s’exprimer.

CONSTATS ET ENJEUX

La plupart des nouveaux constats et enjeux déposés par les participants reprenaient des constats déjà formulés en amont de la consultation, ou des arguments exprimés à leurs sujets et qui sont repris ci-dessous. Nombre d’entre eux se révèlent encourageants vis-à-vis de l’usage thérapeutique des neurosciences, mais beaucoup expriment également leur inquiétude vis-à-vis des dérives dans les domaines non-médicaux, notamment militaires, même si leur apport, notamment pour comprendre les mécanismes d’apprentissage en éducation, a été abordé.

«Il n’est pas impossible que des programmes de recherche ayant pour objectif de décoder le cerveau ou de le manipuler voient le jour».

Pour une partie des participants, la manipulation du cerveau grâce aux neurosciences sera bientôt une réalité, voire l’est déjà, certains d’entre eux estimant que des programmes de recherche, parfois secrets, sont déjà lancés avec cet objectif. L’importance d’une vigilance éthique à ce sujet a été soulignée, notamment à l’égard du neuromarketing qui pourrait être développé ou du risque d’uniformisation des individus à des normes arbitraires. Toutefois, la possibilité d’un «décodage du cerveau» paraît à d’autres peu réaliste notamment du fait de la complexité des interconnexions neuronales. Les progrès des neurosciences sont, pour le moment, jugés décevants. Par ailleurs, quelques-uns ont souligné que le psychisme ne se réduisait pas au cerveau, et que la connaissance de l’un n’impliquait pas la maîtrise et la manipulation de l’autre.

«L’usage des neurosciences dans de nombreux autres domaines que la médecine est controversé».

Dans le domaine de la justice, les outils des neurosciences pourraient fournir des indices, mais pas une preuve absolue, et le risque d’aliénation des individus a été soulevé. Plusieurs nuances ont été apportées par ailleurs : les neurosciences ne doivent pas être considérées comme un «bouc-émissaire» de l’exploitation des individus, car ce sont moins les techniques issues des neurosciences que l’usage fait de ces techniques qui peut être condamnable. À cet égard, la question du contrôle de ces usages a été mise en avant.
«La complexité du cerveau est telle qu’il est peu probable que l’imagerie médicale à elle-seule permette de décrypter le fonctionnement du cerveau dans son ensemble».

  • VALEURS ET PRINCIPES.

«La protection des données privées obtenues par les techniques des neurosciences».

Des participants ont souligné que les données privées obtenues par les techniques de  neurosciences, étaie.nt des données de santé protégées par le secret médical, et qu’elles ne devaient donc pas sortir du cadre du parcours de soin. Si un usage en dehors de ce cadre devait être réalisé, il a été proposé de s’assurer à la fois de l’anonymisation de ces données et du consentement informé du patient. Des participants ont toutefois rappelé que ces données étaient une matière première pour les recherches médicales – l’expression «bien commun» a été notamment employée – et à cet égard, il a été proposé de laisser la possibilité aux individus qui le souhaiteraient, de faire diffuser leurs données «pour la science», l’important n’étant pas tant la possession des données, mais l’usage qui en serait fait.

(…)

Certains ont aussi appelé leurs concitoyens à accepter les fragilités et les limites de l’être humain qui ne devrait pas être jugé selon ses seules performances, ouvrant ainsi un  débat sur la conception même de l’homme.

  • Les auditions des associations et courants de pensée.

Le risque des dérives qui pourrait poindre de l’application des techniques issues des neurosciences dans des domaines non médicaux (militaires par exemple) a également été évoqué. Davantage d’encadrement pour leur usage a aussi été réclamé dans le domaine judiciaire, en suggérant qu’il ne puisse avoir lieu qu’après autorisation d’un juge d’instruction ou un collège de juges.

  • Les auditions des sociétés savantes et institutions.

L’importance du développement de la recherche fait l’unanimité, mais des opinions divergentes ont été entendues au sujet de son encadrement : la Société des neurosciences indique que la recherche est suffisamment encadrée et ne réclame pas d’évolution de la loi alors que l’ANM recommande « un encadrement particulièrement étroit de toute recherche invasive sur le cerveau humain ».

  • Les applications des neurosciences.

L’ANM recommande l’interdiction de l’utilisation «sociétale» des techniques invasives de modification du fonctionnement cérébral.

Dans le domaine judiciaire, la Société des neurosciences et l’ANM sont unanimes pour interdire l’utilisation de l’IRM fonctionnelle dans le cadre de l’expertise judiciaire tout en maintenant l’autorisation du recours à  l’IRM morphologique, ceci impliquant donc une modification de la loi de 2011.

  • La vigilance éthique et l’information.

C’est finalement plus à une vigilance éthique qu’ont appelée les deux auditions sur les neurosciences, vigilance éthique à la fois par les institutions (notamment par le CCNE), mais aussi par la société civile. La nécessité d’une information de l’ensemble de la Population sur l’état réel des recherches en neurosciences a été soulignée, notamment pour éviter espoirs inconsidérés et fantasmes.

Conclusion.

Il ressort de ce rapport que la pratique de la « lecture de la pensée » pratiquée par l’Etat français pose un grave problème éthique et juridique.

 

Libération a publié un article sur un livre publié au sujet de la Corée du Nord … inspirant.

CoreeNord