Le régime le plus raciste qui ait existé dans l’Histoire de l’humanité, le nazisme, a débuté ses meurtres de masse en exterminant les malades mentaux, jugés poids-mort pour l’Allemagne (Eugénisme), sur des critères parfois expéditifs. Incitation au suicide, stigmatisation à ougrance qui n’est qu’un autre racisme, maltraitances, traitements inhumains & dégradants, les flics français(es) sont les héritiers de ce passé, jugeant de ma pathologie supposée. Ou quand les Droits de l’Homme entrent en sommeil … La mentalité de petits nazis des flics français a largement été démontrée.

Aktion T4

https://harcelementssursami.com/2016/04/11/fiche-de-lecture-sur-le-programme-aktion-t4-extermination-des-malades-mentaux-par-les-nazis

SeptièmeCroix.jpg

https://harcelementssursami.com/2018/07/17/le-neonazisme-dans-la-police-francaise

FascismeUnEncombrantRetour

https://harcelementssursami.com/2019/03/02/le-fascisme-un-encombrant-retour

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ma-bibliotheque-sur-le-nazisme

https://harcelementssursami.com/2017/04/04/auriez-vous-crie-heil-hitler-de-francois-roux-p-748-749

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ideologie-de-la-contrainte

FigureMusulman

https://harcelementssursami.com/2019/01/22/ceux-quon-prenait-pour-des-musulmans-2

CoeurConscient

https://harcelementssursami.com/2019/01/12/sommaire-du-livre-le-coeur-conscient-de-bruno-bettelheim-1960-2

https://harcelementssursami.com/2018/09/06/lete-chaotique-de-2013-chasse-a-lhomme-chronique-dun-massacre

https://harcelementssursami.com/2019/03/31/la-machine-administrative-selon-michel-foucault-cours-du-college-de-france-sur-les-anormaux

https://harcelementssursami.com/2019/02/17/la-lecture-de-la-pensee-totalitarisme-du-21eme-siecle

https://harcelementssursami.com/2019/03/17/un-mode-de-communication-inapproprie-les-flics-sont-des-maniaques-nous-manquant-gravement-de-respect-perdus-dans-la-negation-de-lalterite-atteinte-au-principe-de-liberte-on-na-pas-demande-a-l

https://harcelementssursami.com/2019/02/15/au-centre-du-harcelement-la-manie-delirante

 

Conférences vues ces dernières années.

Je fréquente habituellement les Musées parisiens :

  • Money GoldMusée de l’Homme.
  • Money GoldCité des Sciences de la Villette (exposition sur la Voix – 2015, sur Darwin, sur la génétique, les sons, Planétarium – 2016, le Microbiote – 2019 ).
  • Money GoldMusée des Arts & Métiers.
  • Money GoldPalais de la Découverte (exposés sur la chimie, la radioactivité, la biologie, la physique sur les référentiels tournants, Planétarium).
  • Expositions du Centre Georges Pompidou (Expo sur Salvador Dali).
  • Expositions du Grand Palais (Miro).
  • Musée d’Orsay (Picasso Bleu & Rose).
  • Mémorial de la Shoah.
  • Money GoldCinémathèque française (Expos sur François Truffaut, Gus Van Sant). Musée du cinéma. Films de François Truffaut, Scorcese, Buster Keaton.
  • Osmothèque à Versailles (ISIPCA).

Année 2015. Toutes harcelées.

Année 2016. Conférences toutes harcelées.

Je fréquente aussi habituellement les conférences du Musée des Arts & Métiers (le jeudi) avec par exemple les thèmes suivants, qui m’ont beaucoup intéressé. Plaisir intellectuel jubilatoire.
(http://www.arts-et-metiers.net/agenda/archives) :

  • Money GoldLe transport par dirigeable : utopie ou réalité future ?
    Passionnant.

    – 21 janvier 2016
  • Money GoldMétamatériaux ou l’invisibilité réinventée.
    Passionnant. Comment rendre invisible un matériau …
    par Sébastien Guenneau et Philippe Barois
    – jeudi 25 février 2016
  • Money GoldÀ quoi rêvent les algorithmes ?
    par Dominique Cardon
    – jeudi 3 mars 2016
  • Money GoldManipuler l’infiniment petit.
    par Michel Spiro, Samuel Guibal, Stéphane Régnier
    – jeudi 17 mars 2016
  • Money GoldPollution des eaux, comment éliminer les médicaments ?
    par Hélène Budzinski et Jérôme Labanowski
    – jeudi 24 mars 2016
    Vidéo de la conférence ici :
    https://www.arts-et-metiers.net/musee/pollution-des-eaux-comment-eliminer-les-medicaments
  • Money GoldLes secrets du cosmos par Jean Audouze, un grand Monsieur de la physique.
    – 7 avril 2016
  • Money GoldFaire parler l’ADN fossile ou comment remonter le temps ?
    avec Eva Maria Geigl, directrice de recherche CNRS, Institut Jacques Monod, Equipe Epigénome et paléogénome, et Alain Froment, médecin et anthropologue, Musée de l’Homme, MNHN.
    – jeudi 28 avril 2016
  • Le cerveau, la machine et l’humain.
    avec Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences à l’Institut Pasteur, directeur de recherche au CNRS, où il dirige le laboratoire « Gènes et cognition », et membre de l’Académie européenne des sciences. Il a été professeur invité à l’Université Harvard pendant de nombreuses années. Il est l’auteur, avec Jean-Didier Vincent, du Cerveau sur mesure, qui a été un grand succès.
    Vidéo de la conférence ici :
    https://www.arts-et-metiers.net/musee/le-cerveau-la-machine-et-lhumain

J’ai assisté à plusieurs conférences du cycle Rêves et cauchemars (Plaisir intellectuel jubilatoire) de la Cité des Sciences à la Villette :
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/animations-spectacles/conferences/thema-reves-et-cauchemars/cycle-la-science-des-reves/

  • Money GoldQuand le rêve tourne au cauchemar par Antonia Zadra.
    – 22 mars 2016.
    60 % des rêves sont des rêves anxieux.
  • Money GoldLes bienfaits du rêve par Isabelle Arnulf.
    Grande spécialiste du rêve …
    Les rêves prennent pour sujet l’activité diurne des 3 à 7 jours précédents et non celle de la veille, contrairement à ce qu’on croit souvent.

    – 29 mars 2016.
  • Money GoldL’interprétation du rêve a-t-elle un sens ? par Tobie Nathan.
    – 5 avril 2016.
    L’interprétation des rêves nécessite un tiers … nous dit le Pr Tobie Nathan, mais je pense qu’on peut parfois faire ça seul.
    Importance du rêve dans la révélation aux prophètes … On pense au prophète Youssef, fort dans l’interprétation des rêves (sourate n°11 du Coran).

J’ai assisté aussi à plusieurs conférences intéressantes de la semaine du cerveau 2016 et 2018 dans plusieurs lieux scientifiques :

  • Money GoldCerveau et justice. Conférence-débat de l’Institut Pasteur.
    par Marc Bourgeois, Denis Forest (philosophe), Philippe Goossens (avocat),
    Jean-Louis Mangin (informaticien au CEA).
    – 19 mars 2016.
  • Money GoldPilotage de drone par la pensée, animation au Palais de la Découverte
    par Nataliya Kosmyna.
    – 20 mars 2016.
  • Quelle conscience dans le coma ? par Sarah Wannez. Conférence du Palais de la Découverte.
    – 18 mars 2016.
  • Money GoldL’homme réparé – l’homme augmenté. Projection suivi d’un débat.
    par Jean-Michel Besnier (philosophe), Serge Picaud, Matthieu Saintenac (réalisateur).
    – 16 mars 2016.
  • Money GoldComportement, interface machine-homme, habitat intelligent, données de base : notre nouvelle vie à l’anthropocène par Pierre-Paul Vidal.
    – 15 mars 2016.

Année 2018.

  • Money GoldDu son au sens : comment casser le code de la parole ?
    Dr. Léo Varnet (post doctorant, Laboratoire des systèmes perceptifs, LSP, ENS Paris)
    Comment comprenons-nous la parole ? Comment notre cerveau décode-t-il les sons prononcés par notre interlocuteur pour identifier les mots et les syllabes qui les composent ? Depuis plus d’un siècle, la psycholinguistique cherche à répondre à cette question au travers d’expériences perceptives durant lesquelles des participants jugent de l’intelligibilité de sons de parole plus ou moins altérés. Nous suivrons ici la même approche, en décortiquant un son de parole pour observer les mécanismes impliqués dans sa compréhension.
    – Lundi 12 mars 2018. Ecolte Normale Supérieure.
    Il existe des atomes de parole … qu’on peut mettre en évidence !
  • Addictions : tous égaux ?
    Dr. Marie Jauffret-Roustide (CR CNRS, EHESS, UPD Inserm, CERMES3), Dr. Bertrand Nalpas (DR Inserm, DISC Inserm), Dr.Clément Vansteene (Hôpital Sainte Anne, USPC), Marc Margelidon (La Croix Bleue)
    Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité. Comment l’addiction prend-elle racine dans le cerveau ? Comment déceler les facteurs de vulnérabilités pour une meilleure prévention et prise en charge ?
    Une conférence du cycle Santé en questions, conférence citoyenne proposée par l’Inserm et Universcience – Un duplex entre la Cité des sciences et de l’industrie et le Pavillon des sciences de Montbéliard.
    – Jeudi 15 mars 2018. Cité des Sciences de la Villette.
  • Visite-conférence du laboratoire de Magnéto-encéphalographie. Denis Schwartz, ingénieur de recherche.
    – Samedi 17 mars 2018. Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, Hôpital de la Pitié-Salpétrière.
  • Que savons-nous sur la dépression ? 
    Pr. Philippe Fossati (Pu PH, UPMC, Hôpital Pitié Salpêtrière, ICM, équipe Social and Affective Neuroscience)
    La dépression se traduit par des troubles émotionnels, cognitifs, et physique (fatigue, douleurs, troubles du sommeil, etc.). Elle peut être prise en charge aujourd’hui à l’aide de différents types de traitements médicamenteux. Cependant il n’est pas encore possible de prévenir la survenue des dépressions, les chercheurs souhaitent identifier des marqueurs qui permettraient d’identifier les sujets à risques. La dépression affecte profondément la vie quotidienne, et notamment la prise de décision : les personnes atteintes de dépression doivent déployer des efforts très importants pour réaliser une tâche, tout leur semble fatiguant, et souvent elles renoncent à entreprendre des actions pourtant simples.
    – Samedi 17 mars 2018. Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, Hôpital de la Pitié-Salpétrière.
    Conférence assez intéressante … Il est apparu récemment une molécule miraculeuse d’action très rapide contre la dépression : La kétamine. Un dépressif ne doit pas prendre la décision hative de divorcer. Le Dr Fossati nous dit que certains deviennent psychiatres par culture littéraire … Il ne faut pas se sentir concerné. Le métier de psychiatre est trop affreux. Le Dr Fossati nous dit aussi que le métier de médecin psychiatre est surtout fait d’automatismes et qu’il faut savoir réflechir au bon moment, 5 minutes par jour.

Année 2019.

  • Exposition sur le Microbiote à la Cité des Sciences avec ma soeur Sonia le 6 mars 2019.
  • Conférence inaugurale de la semaine du Cerveau 2019 sur les Addictions. Conférence passionnante.
    Par Jocelyne Caboche (Institut de Biologie Paris-Seine, Neuroscience Paris Seine –
    Sorbonne Université/CNRS/Inserm, Trésorière de la Société des Neuroscience).
    11 mars 2019.

Les addictions sont considérées comme des pathologies cérébrales définies par une dépendance et un usage compulsif d’une substance ou d’une activité, bien souvent malgré la connaissance de ses conséquences délétères, sur la santé, le comportement social, et la santé mentale. Les substances addictives incluent le tabac, l’alcool, les psychostimulants (cocaïne, amphétamine), les opiacés et le cannabis. Parmi les addictions sans substance sont aujourd’hui considérées, le jeu (jeux de hasard et d’argent), les sports extrêmes, voire même les écrans. Tous les individus ne sont pas égaux face aux addictions et les déterminants sociaux (environnement social y compris au cours de l’enfance, stress) jouent un rôle déterminant dans ce domaine. Jocelyne Caboche proposera de mieux comprendreles bases neurobiologiques de l’addiction, avec le détournement des circuits cérébraux normalement impliqués dans la récompense. Elle exposera les avancées de la recherche fondamentale et clinique qui permettent de mieux comprendre comment les substances ou certaines activités modifient de façon durable les propriétés des neurones au sein de ces circuits, et induisent une forme d’apprentissage pathologique associée à une libération accrue d’un neurotransmetteur : la dopamine. Comprendre ces mécanismes, et mieux les appréhender sont essentiels pour envisager de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement de ces pathologies.

Géolocalisé/harcelé.

  • Conférence passionnante sur le sujet : Le libre arbitre existe-t-il ?
    ESPCI (Ecole Supérieure de Physique & Chimie Industrielle de la Ville de Paris)
    12 mars 2019.
    Par

    • Bruno Delord, PR Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), Sorbonne Université.
    • Nathalie Labrousse, Doctorante en sciences de l’éducation,
      Professeure agrégée lettres modernes,
      Laboratoire EDA (Education Discours Apprentissages) de Paris-Descartes.
    • Jean-Baptiste Guillon, Dr, normalien, agrégé, fait partie de la Chaire de Métaphysique et Philosophie de la Connaissance au Collège de France.

Lorsque notre comportement et nos choix peuvent être expliquées grâce aux neurosciences et aux sciences sociales, peut-on encore parler de libre arbitre ? Qu’en pensent les chercheur·es et les philosophes ? Pour animer cette réflexion, l’ESPGG propose un débat mouvant : une table ronde où le public doit se placer dans l’espace en fonction de ses convictions (à gauche : oui le libre arbitre existe; à droite : non ; au milieu : ne se prononce pas). Puis, au fur à mesure que la table ronde se déroule et que les échanges s’enrichissent, le public est invité à se repositionner.

Géolocalisé/harcelé. On ne peut avoir la paix lors de ces conférences : On est gravement harcelé par des flics qui crachent leur bile …

  • Conférence passionnante de la philosophe franco-italienne Elena Pasquinelli sur le sujet : Esprit critique, es-tu là ?
    ENS-Ulm (Ecole Normale Supérieure).
    13 mars 2019.

Sommes-nous capables d’esprit critique ? Peut-on outiller l’esprit critique ? Mais surtout : savons-nous de quoi nous parlons lorsque nous utilisons ces mots ? Nous allons puiser dans le réservoir des sciences cognitives – et des sciences tout court – pour nous en faire une idée.

Géolocalisé/harcelé.
On a encore été gravement distrait … par des flics psychotiques.

  • Entretien intéressant sur le thème Le cerveau, ce carrefour entre sciences et humanités.
    14 mars 2019.
    Par Giuseppe Gangarossa, Université Paris Diderot & Jean-Gaël Barbara, CNRS.

Comment les savoirs sur le cerveau se sont-ils construits ? Comment cet organe si fascinant et mystérieux a-t-il réussi à se placer au croisement des savoirs ? La Semaine du Cerveau est l’occasion d’un dialogue entre neurosciences et sciences humaines. Les bibliothèques de santé de l’université Paris Diderot vous proposent une rencontre avec Giuseppe Gangarossa, enseignant-chercheur en neurosciences (CNRS/Paris Diderot) et Jean-Gaël Barbara, historien et épistémologue des sciences (CNRS).
Cette rencontre accompagne l’exposition NeuroArts, sur l’imagerie du cerveau en lien avec les fonctions cérébrales. L’exposition NeuroArts est itinérante : Bibliothèque Bichat (février), Bibliothèque Villemin (mars), Bibliothèque Garancière (avril).

Géolocalisé/harcelé. Harcelé y compris dans la salle de conférence.

  • Conférence-entretien : Pourquoi et comment les maladies du cerveau font-elles encore de la résistance ?
    Institut Pasteur, Rue du Docteur Roux, Paris, France.
    16 mars 2019.Par

    • AGID Yves : médecin Neurologue, Professeur émérite à l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle) ; Hôpital de la Pitiè-Salpêtrière, (Maladies neurologiques; tumeurs gliales).
    • BRISARD Claudine Directrice du Groupe Central Nervous System Medical Managment chez Syneos Health (Neurodegenerescence, douleur, psychiatrie).
    • DALKARA Deniz Institut de la Vision Paris Inserm U968 (restauration de la vision).
    • HENRY Chantal médecin Psychiatre ; Chercheuse à l’Institut Pasteur (Unité de Perception et mémoire olfactive, maladies psychiatriques).
    • PETIT Christine : médecin Généticienne, ; Professeur au Collège de France, Professeur à l’Institut Pasteur, Directrice de l’Institut de l’Audition, Paris (restauration de l’audition).
    • Alain PEREZ (journaliste spécialisé dans la recherche médicale au sein de la rédaction du site Théragora).
    • Et le grand Jean-Pierre Changeux, Normalien, Major de l’Agrégation de Sciences Naturelles en 1958, Docteur en Sciences Naturelles à l’Institut Pasteur (1964), Directeur de l’unité de neurobiologie moléculaire de l’Institut Pasteur, professeur honoraire au Collège de France et à l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des Sciences, lauréat du Prix Albert Einstein 2018.
      Biographie ici :
      https://www.academie-sciences.fr/fr/Liste-des-membres-de-l-Academie-des-sciences-/-C/jean-pierre-changeux.html
      https://www.college-de-france.fr/site/jean-pierre-changeux/index.htm

Pour les maladies du cerveau, quels sont les freins dans la recherche fondamentale, la clinique, les biotechnologies, les industries neuro-pharmaceutiques, les start-up, les applications thérapeutiques, les débats éthiques et politiques ? Les médecins, chercheurs, industriels, produisent une immense quantité de connaissances scientifiques et technologiques. Pourquoi les progrès thérapeutiques paraissent-ils lents aux yeux du grand public et surtout des patients ? La clinique, pourtant ancienne (Hippocrate), n’a avancé que lentement jusqu’au XIXème siècle, et récemment plus rapidement en neurologie qu’en psychiatrie; pourquoi ? La variabilité des paramètres biologiques entre individus est tellement grande qu’elle suscite une individualisation des thérapies. Cela nécessite des techniques rapides et fiables au chevet du patient, donc de l’argent et du personnel. Les “Big Data” et l’Intelligence Artificielle vont-elles améliorer cette nouvelle clinique ? Peut-on identifier les difficultés techniques, conceptuelles, translationnelles, ralentissant aujourd’hui les traitements des maladies neurologiques et mentales ? Les neurosciences, avec l’avancée des neurotechnologies et de la bioinformatique, produisent une quantité de données scientifiques jamais égalée. Comment les soignants peuvent-ils/elles exploiter cette masse d’informations et en tirer profit dans leur pratique ? Comment s’articulent les innovations scientifiques avec les innovations cliniques, technologiques, et industrielles. De quelle nature sont les freins dans les industries neuro-biotechnologiques et neuro- pharmaceutiques ? Est-il exact que l’industrie pharmaceutique a depuis quelques années délaissé la recherche de nouvelles molécules psycho-pharmacologiques jugées inefficaces, moins rentables ? Ou bien s’agit-il d’une ré-orientation vers les nouvelles techniques neuro- biologiques ? La recherche translationnelle permet-elle un transfert assez rapide des découvertes scientifiques et industrielles vers les applications cliniques ? Comment les cliniciens, chercheurs, et industriels collaborent-ils ? Les temps, les logiques, les valeurs, les pratiques, de la recherche fondamentale, de la clinique, et de l’industrie, sont différents. Est-ce un frein ? Pourtant l’objectif est le même : soigner !

  •  Expo sur les Droits de l’Homme vus par le Street-Art.
    Musée de l’Homme.
    15 mars 2019.Géolocalisé/harcelé.

 

 

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques sévèrement anosognosiques nous manquant gravement de respect, perdus dans leur négation de l’altérité. Atteinte au principe de liberté. On n’a pas demandé à les écouter.

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?

 

Le scandale sonore de flics gravement anosognosiques.

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Dans mon immeuble, mon appartement au 3ème étage est truffé de micro-espions. Il est également équipé d’une dizaine de haut-parleurs en sources virtuelles. Une dizaine de flics peuvent me parler de l’extérieur de mon appartement, un peu au-dessus de la fenêtre, sons semblant venir de l’extérieur ou de chez la voisine du dessus. Le logement est scanné par une imagerie inconnue permettant la lecture de la pensée. Les flics m’adressent 1500 – 5000 mots par jour montrant une logorrhée maniaque incoercible. Une cinquantaine de flics se défoulent dans mon domicile depuis 12 ans entre 2007 et 2019. Une vision de l’enfer. La torture (torture blanche) n’a plus forcément lieu dans les commissariats.

Sur l’enfer, Hannah Arendt écrivait : « A ces gens (et ils sont plus nombreux dans n’importe quelle grande ville que nous ne sommes prêts à l’admettre) l’enfer totalitaire ne prouve qu’une chose : que le pouvoir de l’homme est plus grand qu’ils n’eussent jamais osé l’imaginer ; que l’homme peut réaliser des visions d’enfer sans que le ciel tombe ou que la terre s’ouvre ». (Le système totalitaire, p. 256).

 

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Un caisson sonore en guise de logement.

 

 

Mon logement est le lieu des phénomènes suivants :

  • Captations de données informatiques (accès non autorisé à un STAD), commentées de façon sonore en temps réel ou différé. (C’est la nouvelle mode dernier cri). Ouverture de fichiers personnels, de textes écrits sous format Word hors ligne, publiés nulle part, de mails, de publications Facebook et de Messageries instantanées, de consultations internet. Nos ordinateurs sont équipés depuis longtemps de chips (puces), véritables mouchardsce qui les rend visitables et contrôlables à merci. Les flics sont très réactives à des mails. Viol permanent …

Intensité du phénomène : *********°

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  • Sonorisation des véhicules, domiciles (pose de micros) et voies publiques, transports publicscommentées de façon sonore en temps réel ou différé. En lien avec ces procédés, commentaires des émissions télé visionnées.

Intensité du phénomène : ********°°

  • Ecoutes téléphoniques, commentées de façon sonore en temps réel ou différé. Violation de SMS (ou textos de mobiles).

Intensité du phénomène : *****°°°°°

  • Lecture de la pensée (ou détecteur de mensonges) interdit même dans les milieux judiciaires par l’article 3 CEDH (torture, traitements inhumains et  dégradants), pratique contrevenant à la liberté de conscience, de pensée, de religion (article 9 CEDH), commentées de façon sonore en temps réel. Phénomène très spectaculaire pratiqué un peu partout, dans le domicile surtout, mais aussi dans des lieux publics. Exceptionnel scandale. Ce phénomène n’est pas du au fait d’une pathologie mentale (automatisme mental : Pensée devinée, écho de la pensée). C’est le propre des flics d’être paumés par une technologie qu’ils ne maîtrisent plus. La technique en question est tellement rapide qu’elle permet aux flics de savoir ce que je suis en train de lire, ce qui dépasse de loin les espérances de plusieurs scientifiques travaillant sur le sujet. Les commentaires sont sporadiques, mais ils indiquent que le phénomène est pratiqué en permanence, aussi bien le jour que la nuit, dedans et dehors. On me prend pour un cobaye sans mon consentement. C’est là que c’est devenu intéressant. Vu le caractère scandaleux et extrêmement grave de cette opération, la demande en dommages-intérêts au titre de la satisfaction équitable va être très élevé.

Intensité du phénomène : ******°° Forte. Permanente.

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Le Penseur de Rodin.
  • Harcèlements sonores surtout dans le domicile ce qui constitue une violation réitérée du domicile par des fonctionnaires de police … Les policiers ont décidé d’équiper de haut-parleurs le mobilier urbain et mon domicile (en sources virtuelles), le plus souvent à un niveau sonore assez faible (0 dB), mais aussi à un niveau sonore élevé (Cris = 80 – 105 dB). J’affirme avec force que je n’ai pour ainsi dire jamais été victime d’hallucinations auditives. Ce sont des sons que j’entends très distinctement. On a un vrai problème avec les psychiatres.

Intensité du phénomène : *************** Très forte. Permanente.

https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/07/30/les-attaques-acoustiques/

Ce résumé décrit l’exacte vérité de ce qui s’est passé …

Géolocalisation abusive et systématique, illégale. Couplage géolocalisation/harcèlements sonores. Pratiqué pendant 12 ans de 2007 à 2019, jour après jour. Atteinte au principe constitutionnel de liberté d’aller et venir (article 4 de la DDH). Avec quelques articles de Droit …

  • Géolocalisation et vidéosurveillance très abusives, systématiques, permanentes, commentées de façon sonore en temps réel. Phénomène extrêmement suprenant. Je ne sais pas comment je suis géolocalisé. J’avais tenté de sortir sans mon téléphone GSM (qui comporte une localisation GPS), ça n’avait rien changé. Je suppose qu’il a été instauré un système très évolué, miniaturisé de vidéosurveillance, ce que la technique peut permettre aujourd’hui. On aboutit ainsi à une violation de la vie privée sociale. Ce groupe sait en permanence où je me trouve, ce qui lui permet de me harceler. Curieuse notion de notre Liberté ! C’est une véritable « traque », qu’on peut désigner sous le terme « stalking ».

Intensité du phénomène : *************** Très forte. Permanente.

La vidéosurveillance a été bien plus loin que ce qui est raconté officiellement et ça nous pose un problème moral, puisque elle a été utilisée à d’autres fins que la sécurité publique. La thèse d’Isabelle Lolies raconte même que la déviation de la vidéosurveillance a été considérée aussi grave que la captation d’images dans des lieux privés … La vidéosurveillance est considérée, surtout lorsqu’elle est accompagnée de commentaires, comme une restriction de la liberté d’aller et venir. J’ai écrit aux services de police de logistique de la vidéosurveillance en Ile de France qui n’ont pas daigné me répondre.

 

CameraEspionMiniaturisee

Les caméras sont aujourd’hui miniaturisées … ce qu’ont constaté tous les utilisateurs de mobiles munis de lentilles miniatures.

 

 

Geolocalisation_20190228_VSG

Courses du matin le 28 février 2019.

 

 

Geolocalisation_20190304_DejeunerAdnane

Déjeuner avec mon ami Adnane le 4 mars 2019 au Flunch de Beaubourg.

 

 

Geolocalisation_20190306_CiteDesSciences

Exposition le Microbiote à la Cité des Sciences avec ma soeur Sonia le 6 mars 2019.

 

 

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Géolocalisé jusqu’au le 12 mars 2019 Consulat de Tunis pour refaire mon passeport tunisien arrivé à expiration …

 

 

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Géolocalisé/harcelé le 11 mars 2019 jusqu’à Jussieu pour la conférence inaugurale de la semaine du Cerveau 2019 sur les Addictions. Conférence passionnante.

 

 

Geolocalisation_20190312bis_ESPCI

Géolocalisé/harcelé le 12 mars 2019 jusqu’à l’ESPCI (Ecole Supérieure de Physique & Chimie Industrielle de la Ville de Paris) pour une conférence passionnante sur le sujet : Le libre arbitre existe-t-il ? On ne peut avoir la paix lors de ces conférences : On est gravement harcelé par des flics qui crachent leur bile …

 

 

Geolocalisation_20190313_ENS

Géolocalisé/harcelé le 13 mars 2019 jusqu’à l’ENS-Ulm (Ecole Normale Supérieure) où j’écoutais une conférence passionnante de la philosophe franco-italienne Elena Pasquinelli sur le sujet : Esprit critique, es-tu là ? On a encore été gravement distrait … par des flics psychotiques.

 

 

 

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Géolocalisé/harcelé le 14 mars 2019 jusqu’à la Face de Médecine de Paris 7 Diderot. Harcelé y compris dans la salle de conférence où se tenait un entretien intéressant sur le thème Le cerveau, ce carrefour entre sciences et humanités.

 

 

Geolocalisation_20190315_Troca

Géolocalisé/harcelé jusqu’au Musée de l’Homme où je suis allé voir l’expo sur les Droits de l’Homme vus par le Street-Art.

 

Ces cartes ont été obtenues grâce à une montre connectée à mon mobile, tous deux de marque Xiaomi.

 

Quelques articles de Droit.

* L’illégalité des surveillances par géolocalisation autorisées par le ministère public, Dalloz 2014, p 115, par Haritini Matsopoulou.

 

IllegaliteSurveillancesGeolocalisation

 

* Géolocalisation et droit au respect de la vie privée par Sofian Anane, 2014.

 

GeolocalisationSofianAnane

 

* Géolocalisation de Convention Européenne des Droits de l’Homme (Article 8 : Respect de la vie privée).

 

GeolocalisationCEDH

Récréation.

La mouche du coche (Fable de la Fontaine). Ou la flic qui ne me quitte pas d’une semelle …

Mouche-Coche

Expression employée pour désigner un individu voulant faire l’empressé et se mêlant de tout sans se rendre vraiment utile.

Cette locution proverbiale s’applique à une foule de gens qui essaient de se donner de l’importance par une activité inintelligente et sans résultat, comme la mouche du coche dans la fable de La Fontaine (livre VII, fable IX), se croyant nécessaire, en bourdonnant aux oreilles de chevaux attelés à une lourde voiture et gravissant à grand’peine une côte.

En voici la morale, qu’on pourrait appliquer à bien des personnes qui s’attribuent des succès auxquels elles n’ont nullement contribué :

Ainsi, certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisant dans les affaires,
Ils font partout les nécessaires,
Et partout importuns devraient être chassés.

Effectivement, les exemples sont nombreux dans le monde où l’on rencontre beaucoup de mouches (hommes ou femmes) de cette espèce, faisant beaucoup de bruit, se donnant beaucoup de mouvement, se mêlant de tout, et cela sans devenir réellement utiles. Les Romains connaissaient cette espèce de gens que l’on trouve parfaitement dépeints dans les quatre vers suivants du fabuliste Phèdre :

Est ardelionum quaedam Romae natio,
Trepide concursans, occupata in otio,
Gratis anhelans, multa agendo nibil agens,
Sibi molesta et aliis odiosissima.

(Il se trouve à Rome une espèce de faiseurs d’embarras qui s’agitent et se démènent, montrant beaucoup d’activité, quand il n’y a rien à faire, qui s’essoufflent sans résultat ; qui, toujours affairés, ne font rien. Ils sont incommodes à eux-mêmes et exécrée des autres.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre la surveillance, la question démocratique (Edwy Plenel, le 29 avril 2015). L’Etat de surveillance …

EdwyPlenel
 

Allo ? Edwy ?

 

Article de Mediapart que je me permets de retranscrire ici.

Contre la surveillance, la question démocratique

PAR EDWY PLENEL

ARTICLE PUBLIÉ LE LUNDI 4 MAI 2015

À l’absence d’avancées nouvelles sur le terrain des libertés, s’ajoute désormais l’extension des pouvoirs dévolus au pouvoir exécutif, à sa part d’ombre policière et militaire, sans qu’elle soit contrebalancée par l’instauration de contre-pouvoirs forts.

La démocratie n’est qu’un mot creux si elle se réduit au choix, tous les cinq ans, de représentants. Et d’autant plus, en France, où ces derniers sont abaissés par un système présidentiel qui les soumet au bon vouloir d’un seul, aux majorités automatiques, aux obéissances contraintes. Pour affronter la complexité du monde et ses défis, une démocratie vivante suppose une délibération permanente favorisant des majorités d’idées, exige des contre-pouvoirs forts et respectés, appelle une relation avec la société qui ne se réduise pas aux propagandes communicantes et, au contraire, permette de donner droit aux expertises citoyennes, ces connaissances et doléances nées de l’expérience vécue.

S’il est un sillon qu’a toujours prétendu creuser la gauche, dans sa pluralité, depuis qu’en 1981, elle a découvert l’exercice durable du pouvoir, c’est bien celui-là. Elle pouvait être décevante sur les terrains sociaux, économiques, écologiques, européens, etc., du moins prétendait-elle étendre le champ des libertés individuelles et collectives. Loin de l’en faire dévier, les abus de pouvoir présidentiels sous François Mitterrand – des écoutes de l’Élysée à l’affaire Greenpeace – avaient même renforcé cette exigence dans sa famille politique. Avec l’actuel pouvoir socialiste, incarné par François Hollande et Manuel Valls, c’en est fini de cette ambition. Quatre mois à peine après un sursaut citoyen autour de la liberté de dire, d’agir et de penser, ils font chantage aux attentats, donc à la peur, pour restreindre cette liberté, la mettre sous surveillance généralisée et, ainsi, contraindre la société à rentrer dans le rang, à se soumettre et à obéir (lire ici mon précédent article sur cet attentat aux libertés).

Au pas de charge, Janvier 2015 s’est transformé en Septembre 2001 : l’occasion terroriste qui fait le larron sécuritaire. Le projet de loi relatif au renseignement marque une rupture sans précédent non seulement dans l’histoire politique de la gauche du demi-siècle écoulé mais aussi pour l’avenir de notre démocratie, quels qu’en soient les gouvernants demain : sans consulter ni écouter la société, sans l’entendre alors que la protestation de ses acteurs citoyens est générale, une loi bâclée et précipitée, votée dans l’urgence, risque d’offrir au pouvoir exécutif, via les services secrets et les techniques numériques, un champ d’arbitraire infini dans le contrôle des individus, de leurs communications, de leurs fréquentations, de leurs convictions, de leurs engagements, de leurs curiosités.

L’indifférence, voire le mépris, du pouvoir face aux protestations – par exemple,  celles,  collectives,  de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (lire ici) ou de l’Observatoire des libertés  et du numérique (lire là) – témoignent bien plus que d’un entêtement aveugle et sourd. Ils confirment un profond recul de la conviction démocratique de nos gouvernants socialistes, leur crainte du pluralisme, leur goût du secret, leur inclination autoritaire, leur peur du débat. La loi sur le renseignement consacre une régression que laissaient déjà entrevoir des atteintes inédites aux libertés d’opinion (avec la loi antiterroriste votée fin 2014 et celle annoncée sur le racisme – lire ici et ), mais aussi de manifestation et de réunion (avec la banalisation depuis 2014 des interdictions préalables – lire ici et ).

Mais cette éclipse de l’idéal démocratique se retrouve aussi bien dans l’avènement d’un parlementarisme de caserne, avec le recours au 49.3 ou à la procédure accélérée pour faire taire les oppositions. Elle se prolonge dans la gestion interne du parti au pouvoir, le PS, dont le premier secrétaire, toujours non élu   par les adhérents, refuse le débat avec les courants critiques pour le congrès de juin et appelle de ses vœux un fait majoritaire qui mette fin à toute dissidence, imposant un esprit de parti caporaliste. Elle se traduit également par cette accoutumance au secret sur les enjeux d’intérêt – et d’argent – public comme en témoigne l’opacité de la procédure d’élection des présidences de l’audiovisuel public par le CSA – dont le président est lui-même nommé par le seul chef de l’État.

En contrepoids, on serait bien en peine de trouver, à l’heure des potentialités participatives, documentaires et informatives de la révolution numérique, une quelconque avancée sur le terrain du droit de savoir depuis que François Hollande a  été  élu  président  de la République. Tandis que la France ne dispose toujours pas d’une loi fondamentale sur le droit d’accès des citoyens à toute information d’intérêt public, à l’instar des FOIA américain (lire ici) ou britannique (lire là), la diabolisation d’Internet, de son agora sans frontières, de ses réseaux sociaux et des citoyens qui s’y expriment, est devenue l’obsession de gouvernants qui se comportent en propriétaires de l’esprit public, redoutant ce « n’importe qui » de l’idéal démocratique qui, aujourd’hui, fait enfin valoir ses droits – sans privilège de condition, de fortune, de  naissance, d’origine, de diplôme…

Pis, alors même qu’il entend mettre à la merci d’un État de surveillance nos secrets privés et intimes, l’actuel gouvernement n’a cessé de vouloir renforcer le secret qui protège l’ordre établi, aussi bien politique qu’économique, contre les curiosités légitimes des citoyens. C’est ainsi que  l’extension  du  domaine  du secret défense sous le pouvoir précédent à des lieux industriels et au renseignement intérieur  n’a pas été remise en cause. Tout comme la promesse d’une loi protégeant vraiment le secret des sources des journalistes, à l’inverse de celle actuellement en vigueur, a été sans cesse repoussée dans l’agenda parlementaire, sur pression du gouvernement.

Sans compter l’empressement de ce dernier à imposer à la hussarde une sacralisation du secret des affaires qui, si elle advenait, empêcherait toute enquête audacieuse sur les dégâts du capitalisme et les abus de ses oligarques. Nul hasard évidemment si cette priorité

figurait dans le dernier rapport de la Délégation parlementaire au… renseignement, animée par le député Jean-Jacques Urvoas, promoteur de l’actuelle loi liberticide (à lire ici). Lequel rapport, où Edward Snowden est décrit – ou plutôt calomnié – comme « un idiot utile au service des groupes terroristes », s’ouvre sur une citation du très peu démocrate Napoléon, faisant l’éloge des espions.

Napoléon, cet ennemi farouche de la liberté de la presse qui rêvait d’une France où il n’y ait plus « qu’un seul parti » et qui ne souffrait pas « que les journaux disent ni fassent rien contre nos intérêts ». Napoléon, symbole de ce césarisme dictatorial contre l’héritage duquel la gauche des libertés, des droits démocratiques et sociaux, n’a cessé de se dresser. Napoléon donc, devenu la référence des zélotes du pouvoir en place.

Politique de la peur et État d’exception

Le bonapartisme autoritaire n’aurait pas renié cette récente saillie du président du groupe socialiste au Sénat, un fidèle de François Hollande, s’en prenant   à ceux qui « chipotent » sur les libertés face au terrorisme (lire ici). Le plus grave, c’est que le propos n’ait pas soulevé plus d’indignation. Car quand le souci démocratique devient à ce point secondaire pour les élus de la nation, c’est une pédagogie de l’exception qui s’installe, celle des États de siège et d’urgence, des pouvoirs spéciaux en somme. Celle qui, dans l’aveuglement, la résignation ou l’indifférence, peut conduire aux pires abus des démocraties devenues de très basse intensité – les États-Unis l’ont vécu après 2001, la France le sait depuis la guerre d’Algérie.

Tout comme la SFIO des années 1950, égarée au point d’en perdre l’honneur, c’est à la démocratie comme idéal sans cesse inachevé et comme exigence sans cesse renouvelée que ce pouvoir tourne le dos. On n’en finirait pas de convoquer tous les penseurs de la démocratie, y compris les plus modérés, qui illustrent l’héritage intellectuel ainsi bradé. C’est Alexis de Tocqueville redoutant le « despotisme doux » d’une démocratie où « les citoyens sortent   un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent » alors que « s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort ». C’est Henri Bergson rappelant que la démocratie « s’est introduite comme protestation dans le monde » tandis que « la formule d’une société non démocratique serait “Autorité, hiérarchie, fixité” ».

C’est Pierre Mendès France évoquant « cette “tyrannie douce” dont parlait Tocqueville » à laquelle « conduisent insensiblement une information biaisée, une répression d’abord modérée, des tribunaux d’exception ou, en tout cas, rendus dociles, une législation ambiguë qui sera progressivement interprétée et déviée, des machinations et des provocations policières, des atteintes insidieuses aux libertés ». Pour Mendès France, cette tentation est indissociable, en France, de la « personnalisation du pouvoir » qui, en encourageant « la Nation à croire que tout sera résolu par un homme, sans qu’elle intervienne elle-même, choisisse et décide », livre la démocratie « à une couche de la population, à une élite, à une avant-garde ».

C’est, plus près de nous, le philosophe Claude Lefort pensant la démocratie comme  lieu  du  conflit, de la contradiction et de la  pluralité  –  et  non pas du conformisme, de l’obéissance et de l’homogénéité. C’est le sociologue Edgar Morin renchérissant par un appel à une « démocratie participative » face à un système représentatif « en voie de dévitalisation », marqué de plus par un  sévère « aplatissement de la pensée politique ».  C’est l’historien Pierre Rosanvallon souhaitant l’avènement d’une « souveraineté complexe », aux instances pluralistes et diversifiées afin de permettre « l’accroissement de l’influence de la société dans   le processus politique » tandis  que,  de  fait,  la   seule élection de représentants, qui plus est soumis au pouvoir  sans  partage  du  premier  d’entre  eux,  la marginalise et la dépossède (retrouver ici nos entretiens avec Pierre Rosanvallon et là sa critique du projet de loi sur le renseignement).

C’est enfin, tout récemment, le constitutionnaliste Dominique Rousseau appelant (ici, sur Mediapart)  à une « démocratie continue » face à un système institutionnel, celui de la Cinquième République, devenu « dangereux » en ce qu’il installe les gouvernants dans une « situation d’autisme politique » où pouvoir de décision et responsabilité politique sont déconnectés. En somme, une « démocratie sans le peuple » où les changements de cap d’un président s’émancipant du mandat qui lui a été confié, au point de ne plus mener la politique de sa majorité électorale, ne sont soumis à aucune validation dans les urnes.

Tous ces maux ne datent pas d’aujourd’hui. Mais, allant à rebours de l’espérance des électeurs de 2012 face à l’hystérisation de la présidence Sarkozy, la présidence Hollande sous le gouvernement Valls,  loin d’y remédier, les accentue,  les  systématise  et les radicalise. Confrontée à ses échecs et à son impopularité, elle a choisi de faire fi des alarmes et litière des espoirs en optant pour la solution de facilité : la politique de la peur, celle qui se sert des menaces terroristes pour instaurer un État d’exception. Le mot n’est pas trop fort pour décrire un État où le pouvoir exécutif étend de façon démesurée ses prérogatives secrètes en se mettant à l’abri des procédures de la justice et des enquêtes de la presse.

Avec le même aveuglement idéologique que les néoconservateurs américains, ce pouvoir transforme la lutte antiterroriste en guerre sans fin, la traque policière en défi militaire, la répression ciblée en mobilisation générale. Renonçant à une appréhension complexe du monde, il opte pour ce simplisme guerrier qui  ne  distingue  plus  que  des  amis  et  des ennemis. Ce faisant, il se place lui-même en opposition conflictuelle avec sa propre société, sa diversité ethnique et sa pluralité culturelle, regardant ses classes populaires comme des classes dangereuses et sa jeunesse indocile comme un désordre menaçant.

Sauver la République comme espérance démocratique

À rebours de tous les combats de la gauche contre les idéologies réactionnaires qui sacrifient les idéaux de liberté à une illusion de sécurité, le projet de loi relatif au renseignement entend officialiser la « société punitive » qu’entrevoyait Michel Foucault dans son cours au Collège de France de 1972-1973 (voir ici). C’est une société, expliquait le philosophe, où « le système de contrôle permanent des individus » est « une épreuve permanente, sans point final », « une enquête, mais avant tout délit, en dehors de tout crime ». « C’est une enquête de suspicion générale et a priori de l’individu », insistait-il, « qui permet un contrôle et une pression de tous les instants, de suivre l’individu dans chacune de ses démarches, de voir s’il est régulier ou irrégulier, rangé ou dissipé, normal ou anormal ».

Cette surveillance généralisée est une arme de coercition éthique et politique. En privant l’individu de sa part secrète d’autonomie, elle l’invite à se conformer aux normes dominantes, à ne jamais se  rebeller, à rester dans le rang, à se soumettre et à obéir. « Privé, c’est libre en secret », énonçait Thomas Hobbes dans son Léviathan (1651), définition dont la portée politique dépasse la seule dimension intime de la vie privée. Préserver notre for intérieur du pouvoir d’État est la condition première des émancipations futures. Si nous voulons non seulement rester libres mais surtout inventer les libertés nouvelles, il nous faut impérativement préserver de toute inquisition étatique cet espace où nous pouvons penser à part et à l’écart, contre et ailleurs, en dehors et en retrait.

Les documents de la NSA américaine révélés par Edward Snowden montrent que tel est bien l’enjeu démocratique de la surveillance de masse,  et  non pas l’efficacité antiterroriste qui lui sert de prétexte. Loin d’être ciblée, elle vise tous azimuts, jusqu’aux gouvernants alliés, aux entreprises étrangères, aux concurrents économiques, aux journalistes indociles, aux citoyens protestataires, aux idées dissidentes, etc. La menace devient  indistincte  et,  par  conséquent, la suspicion générale. Au lieu de mettre au service  de la société les potentialités démocratiques de la révolution numérique, il  s’agit  de  les  confisquer  au service du pouvoir exécutif, avec la complicité  des grands opérateurs économiques. Désormais, qui tiendra le pouvoir disposera du savoir, s’appropriant cette connaissance panoptique tandis que le droit de savoir des citoyens sera entravé, ne cessant de se heurter à des secrets barricadés, de défense ou des affaires.

Tous ceux qui douteraient encore de la dangerosité de cet engrenage pour la société et ses libertés politiques doivent lire le témoignage de Glenn Greenwald sur l’affaire Snowden, Nulle part où se cacher (JCLattès, voir ici). S’appuyant  sur  les  archives  de  la  NSA, il  répond  de  façon  pédagogique  à  la  question  :

«  En  quoi  un  État  de  surveillance  est-il  nocif  ? »

« Tout ici, explique-t-il,  tend  à  mettre  en  lumière le marché implicite qui est offert aux citoyens : ne  remettez rien en question et vous n’aurez rien à craindre. Occupez-vous de vos affaires, et soutenez, ou du moins tolérez ce que nous faisons, et tout ira bien. En d’autres termes, si vous souhaitez rester vierge de toute accusation, vous devez éviter de provoquer les autorités qui manient ces pouvoirs de surveillance. C’est un marché qui invite à la passivité, à l’obéissance et à la conformité. L’option la plus sûre, le moyen d’avoir la garantie qu’on vous “laisse tranquille”, c’est de garder le silence, de ne pas se montrer menaçant et de rester docile. »

S’agissant de la presse, dont la liberté est au service du droit de savoir des citoyens, le projet de loi sur   le renseignement est une menace directe. Prises en tenaille entre la propagande des communicants et l’espionnage des services, les vérités qui « portent   la plume dans la plaie », selon la célèbre formule d’Albert Londres, auront encore plus de mal à s’imposer dans l’espace public, voire à simplement émerger. Le champ de la surveillance, tel qu’il est défini par l’article 1er du projet de loi (retrouver ici  sa version définitive), recouvre toutes les enquêtes sensibles menées par Mediapart, sans exception, qu’elles concernent la diplomatie étrangère, la vie économique ou la politique intérieure. Karachi, Kadhafi, Dassault, Tarnac, Sivens, Bettencourt, Cahuzac, ventes d’armes, industrie pharmaceutique, établissements bancaires, etc. : toutes les révélations qui font notre réputation pourraient être  entravées par cette surveillance généralisée, sans compter qu’en France, les pistes qu’elles ouvrent n’épargnent pas    le cœur du pouvoir d’État, la présidence de la  République.

On nous opposera que les journalistes, tout comme les magistrats, avocats et parlementaires, sont explicitement exclus du champ de la surveillance. C’est faux, puisque le texte donne au premier ministre (nommé par le président) le droit d’autoriser toutes

« les techniques de recueil du renseignement » envers un journaliste selon une appréciation dont il sera le seul juge, l’avis de la commission de contrôle n’étant que consultatif. Pour avoir été témoin (et victime)   de l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Élysée sous la présidence Mitterrand, je sais d’expérience combien les contrôles sont fragiles, sinon vains, quand le pouvoir exécutif fait lui-même les questions et les réponses. On maquille les demandes de surveillance, on invente des prétextes pour les documenter, on se barricade derrière le secret défense, on enfume les instances de contrôle, insuffisantes ou complaisantes, et si, d’aventure, le complot est éventé, on s’empresse d’inventer une légende calomniatrice pour justifier l’injustifiable.

L’histoire de  France  nous  a  habitués  à  ce  que  des pouvoirs de droite, conservateurs par réflexe, autoritaires par habitude, s’en prennent aux libertés. Mais ce n’était pas une fatalité sans retour puisque l’opposition de gauche devenait l’alternative en disant non à ce « coup d’État permanent ». Aussi quand c’est au tour d’une majorité élue par  la gauche d’y céder avec le zèle des convertis et le soutien de la droite, le désastre est bien plus grand. Combattre la loi sur le renseignement, ce n’est pas seulement refuser la surveillance généralisée. C’est aussi sauver la République comme espérance et exigence démocratiques.

Boite noire

Mediapart s’associe et participe à toutes les initiatives unitaires et citoyennes contre le projet de loi relatif au renseignement. Tous les syndicats de journalistes appellent les parlementaires à voter contre ce texte (lire ici la lettre que le principal d’entre eux, le SNJ, suggère d’adresser aux élus).

Lundi 4 mai, veille du vote à l’Assemblée nationale, cette mobilisation prendra plusieurs  formes,  dont  en direct de Mediapart « Six heures contre la surveillance », de 16 h à 22 h, ainsi qu’un rassemblement place des Invalides à Paris, à 18 h 30. Toutes les précisions sont ici.

Sous l’onglet « Prolonger », j’ai ajouté deux vidéos de conférences, l’une à l’Université Populaire de Nantes, l’autre aux « Ernest » de l’ENS-Ulm à Paris, où je reviens plus en détail sur l’écosystème de la démocratie, aujourd’hui bien mis à mal dans cette démocratie de basse intensité qu’est, plus que jamais, notre pays, la France.

Prolonger

Par contraste avec la régression politique (et intellectuelle) incarnée par la présidence Hollande sous le gouvernement Valls, voici en complément les vidéos de deux conférences sur l’écosystème de la démocratie. L’une, donnée fin 2012, à l’Université Populaire de Nantes, au lendemain de nos premières révélations sur l’affaire Cahuzac. L’autre, donnée début 2014, à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm à Paris, dans le cadre des « Ernest », exercice qui impose d’exposer clairement un sujet sans dépasser quinze minutes.

Exemple de mes notes manuscrites. J’ai passé 10 ans à noircir du papier … jour après jour (soirée après soirée). Le métier de scribe est un vieux métier d’avenir … mais en rien signifiant !

Fichier image disponible en format pdf : Exemple3fevrier2015

Une douzaine d’images correspondant à quelques jours du début de mois de février 2015. Il y a ici 11 clichés, mais j’en ai envoyés 10 000 au Procureur de la République, couvrant 10 années (de 2007 à 2018). Il va y en avoir 1500 supplémentaires pour l’année 2019.

 

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Personnalité antisociale (psychopathe) des flics … A l’origine d’une dangerosité virulente, aboyeuse, ordurière, cynique. Narcissisme malin. Hyper-narcissisme (mépris). Un flic m’avait dit chez moi que j’étais un Mentalist …

Les personnalités pathologiques

Texte issu des éditions Elsevier-Masson.

Résumé. Accès rapide.

Personnalités narcissiques

  • Infatuation
  • Intolérance à la critique
  • Indifférence aux autres
  • Tendance à exploiter les autres
  • Individus apparemment très satisfaits d’eux-mêmes
  • Sentiment pénible d’avoir été exploitées puis rejetées après usage
  • Personnalités limites, histrioniques
  • Comportements d’exploitation d’autrui transgression nécessité impérieuse de tout contrôler intolérantes à la critique
  • Susceptibilité aux aguets
  • Toutes les nuances de l’autosatisfaction
  • Absence de modestie
  • Arrogance
  • Vantardise
  • Prétention
  • Suffisance
  • Morgue
  • Manque de scrupule
  • Elles préfèrent exploiter la faute, la susciter habilement plutôt qu’affronter directement l’adversaire
  • Contrôler les autres à leurs propres fins
  • Une certaine habileté dans la manipulation
  • Indifférentes aux sentiments d’autrui qu’elles sont dans l’incapacité de percevoir (absence d’empathie)
  • Affables jusqu’à l’obséquiosité avec les puissants, elles rudoient les petits et les faibles rejettent sans état d’âme
  • Tous ceux et celles qui ont cessé d’applaudir ou de leur servir de faire-valoir
  • Humeur habituelle enjouée
  • Des accès de colère, de rage froide, hautaine, font alors place à la bienveillance feinte
  • Une estime de soi particulièrement fragile
  • Fluctuations d’humeur rapides
  • Oscillations d’euphorie
  • Sentiment de triomphe et de maîtrise qui salue le succès de leurs manipulations : supériorité-infériorité singularité-banalité puissance-faiblesse richesse-pauvreté beauté-laideur
  • une incapacité à accéder à des critères d’évaluation plus complexes, notamment à percevoir chez les autres des sentiments plus délicats, des valeurs morales, spirituelles, culturelles, lesquelles sont méprisées avec cynisme.
  • Tendance à mentir de façon pathologique et ce par intérêt, plaisir ou habitude, au point de finir par croire en leurs propres mensonges
  • Sentiments envieux à l’encontre des figures professorales intensément enviées et dévalorisées
  • Elles s’attachent volontiers à des personnages tout-puissants et idéalisés qui peuvent s’avérer des prédateurs tout aussi coriaces sinon plus qu’elles-mêmes
  • Blessures d’amour-propre
  • Brusques dévaluations de l’estime de soi
  • À la différence des personnalités antisociales, ils ne considèrent pas que les lois soient forcément mauvaises et injustes, mais destinées aux autres et contournables à leur profit
  • La perception des autres est manichéenne : ils ne peuvent être qu’admirés ou admirateurs, méprisés ou contempteurs, utiles ou usagés
  • Narcissisme malin
  • une forme maligne de narcissisme avec attitude antisociale, associée à une organisation de type borderline
  • un noyau narcissique fondamental, associé à des tendances paranoïaques, antisociales et sadiques
  • Organisation ultérieure de la personnalité autour de rapports de supériorité-infériorité, domination-soumission
  • Intolérance à la frustration
  • La supériorité et l’infériorité varient sans cesse, selon les époques, les gens : il s’agit de simples jugements de valeur

 

Personnalités antisociales.

 

  • Familière, répandue, connue des littéraires et des cinéphiles, la personnalité antisociale a justifié plus de travaux que d’autres personnalités pathologiques
  • mal définie, mal comprise par le grand public
  • Une anomalie de la morale
  • Une transgression des lois et des usages
  • Manque de scrupules vis-à-vis des autres
  • Psychopathes hyperthymiques
  • Psychopathes instables
  • Narcissisme, égoïsme, orgueil, charme superficiel
  • Absence de remords et d’empathie
  • Comportement de délinquance, de l’agressivité et une intolérance à la frustration
  • Transgression des lois sociales : « J’agis, donc je suis. »
  • Toxicomanie comportementale
  • Obsession de s’affirmer de façon solitaire et téméraire, en méprisant la douleur, l’émotion, l’introspection, en laissant de côté les conseils des autres
  • Le psychopathe avance et ne s’écoute pas
  • Mépris des émotions tendres considérées comme des marques de faiblesse
  • Le psychopathe passe à l’acte : c’est un de ses comportements principaux
  • L’action est chez lui une habitude, une idéologie qui prend la place de la réflexion, de l’émotion, des projets. une décision impulsive qui est sensée tout résoudre, même si elle est absurde, hasardeuse ou violente.
  • Limité par l’horizon court du passage à l’acte, le psychopathe ne prend pas le temps de la réflexion, de l’imagination, de l’hypothèse. sans tenir compte des usages, des opinions des autres.
  • Ses comportements transgressent volontiers les lois, sans qu’il s’en soucie ou s’en rende compte
  • Cette méconnaissance donne à son impulsivité un caractère à la fois naïf et conformiste
  • Toxicomanie de l’agi
  • Instabilité
  • Inconséquence
  • Il est facilement violent et agressif, prêt à se battre à la moindre alerte
  • Morale personnelle de l’antisocial
  • Morale de jungle
  • Le psychopathe a une très bonne mémoire pour oublier
  • Le psychopathe développe un univers téméraire, peu intégré, peu rassemblé
  • Troubles sémantiques chez les psychopathes
  • Sa pensée personnelle ne comporte pas de légendes, de mythes ou de références. Elle n’est faite que de représentations d’actes et d’expériences brutes.
  • Les psychopathes se considèrent comme forts, autonomes, conquérants, dominateurs
  • Réalistes, durs, insensibles à la douleur, ce sont des personnages combattants, qui se vantent de leurs exploits et s’enorgueillissent d’écraser les autres.
  • Attitudes, qui recherchent peu un réel assentiment, souvent infantiles
  • Pour le psychopathe, les autres sont des outils dont il peut user à sa guise. Ils sont vulnérables, exploitables, « plumables »
  • Non-culpabilité
  • Le mépris n’est pas sous-tendu, comme chez le paranoïaque, par l’envie ou l’ambivalence ; il n’est fait que d’écrasement
  • Morale générale : « Nous sommes dans la jungle et ce sont les plus forts qui survivront »
  • Idées générales d’une grande brutalité
  • L’étiologie périphérique de la personnalité psychopathique date de près de 30 ans
  • Inhibition des réponses impulsives
  • Fluctuation de l’attention
  • Affirmation par l’acte, répétée de façon compulsive
  • Cette morale est renforcée par deux phénomènes qui vont raviver le mépris des autres « Le psychopathe méprise les autres, et les autres méprisent le psychopathe. »
  • Morale d’adversité et de rupture
  • Trouble de la personnalité sadique
  • Comportements de violence et de cruauté accomplis dans le but de dominer, d’humilier ou de dégrader les autres
  • Il aime tenir les autres sous son emprise et restreindre leur autonomie, cela par la terreur, l’intimidation et l’interdiction.
  • Une position plus forte par des moyens brutaux et amoraux
  • Deux types de troubles de la personnalité antisociale :
    • un type sadique agressif, avec tendance à la cruauté et au besoin impérieux de domination, et
    • un type hétérogène comportant des sujets moins violents, mais ayant tendance à agir dans leur strict intérêt.
  • Prévalences nettes de certaines personnalités parmi les personnalités sadiques : paranoïaque, narcissique, antisociale, borderline, passive-agressive, schizotypique.
  • Mise en cause de sa toute puissance
  • Irréalisme
  • Mauvaise foi
  • Déni des responsabilités
  • Naïveté et rapidité des projets
  • Les croyances de base faisant référence à la brutalité, à la ruse, à l’égoïsme primaire et à l’affirmation outrancière habituelle instabilité des psychopathes.

Texte de l’auteur :

Personnalité narcissique.

Les principales caractéristiques des personnalités narcissiques sont l’infatuation, le besoin constant d’admiration, l’intolérance à la critique, la certitude de mériter un statut privilégié, l’indifférence aux autres et la tendance à les exploiter. Comment de tels traits de caractère, aussi communément partagés que le bon sens, s’assemblent-ils pour constituer une personnalité pathologique et qu’est-ce qui peut bien conduire des individus apparemment très satisfaits d’eux-mêmes à rechercher une aide psychologique ?

La souffrance psychique des sujets narcissiques résulte des déconvenues répétées de l’existence imputables aux perturbations de leur personnalité : elle seule motive une demande d’aide psychiatrique à l’occasion d’accès dépressifs à dominante hypocondriaque, d’impuissance sexuelle, d’abus de toxiques ou d’une énième rupture sentimentale favorisant la prise de conscience douloureuse que la vision grandiose de soi-même est loin d’être partagée par les autres.

Après une phase d’ascension sociale, favorisée par leur bonne opinion d’eux-mêmes, l’indifférence à autrui et l’absence habituelle de scrupules, les personnalités narcissiques commettent des erreurs de jugement liées à la surestimation de leurs propres compétences et qualités. Elles connaissent des échecs cuisants qui les amènent à rabattre de leur superbe. Elles vieillissent mal. Le regard neuf des jeunes générations, aux valeurs esthétiques différentes, brille moins que celui de leur public habituel, lequel finit d’ailleurs par se lasser de n’être convié qu’à célébrer leurs mérites sans contrepartie. Elles s’alarment alors de leur santé physique dont l’altération supposée vient à point nommé pour expliquer leurs défaillances. C’est donc par le biais de la médecine interne ou de spécialité que les personnalités narcissiques sont le plus souvent conduites à consulter un psychiatre non sans quelques réticences et attitudes de prestance quelque peu condescendantes.

Les illusions de richesse et de succès des personnalités narcissiques contrastent en effet avec la pauvreté de leur vie affective, l’échec de leur vie privée. Narcisse traite le genre féminin avec un tel mépris qu’il finit par déclencher la juste colère de Némésis : elle le condamne à tomber amoureux de son propre reflet car il a réduit au désespoir la nymphe Écho condamnée à renvoyer éternellement les paroles des autres. Tel est le destin des personnes proches des individus narcissiques : initialement fascinées par les attributs majestueux qui stimulent leurs propres aspirations de grandeur ou de protection, elles sont bientôt réduites à l’état de spectatrices passives. Elles sont obligatoirement admiratives, comme interdites d’éprouver d’autres sentiments que ceux imposés par le tyran qu’elles ont élu. Tant qu’elles participent au concert de louanges, elles peuvent chérir l’illusion d’être elles-mêmes admirables d’admirer. Mais il n’en va plus de même quand l’inévitable concert de reproches ou de lamentations leur fait place. Elles éprouvent alors le sentiment pénible d’avoir été exploitées puis rejetées après usage.

Le concept de narcissisme, initialement utilisé par Freud de façon restrictive pour expliquer le choix d’objet homosexuel masculin, a été étendu à l’ontogenèse. Il a subi tant d’avatars qu’il est devenu passe-partout et dénué de toute spécificité. À mesure que les psychanalyses des pathologies de caractère hystérique, obsessionnel et phobique ne remplissaient plus leurs promesses thérapeutiques et conduisaient certains à renoncer à l’« idée incurable » de guérison (Pontalis, 1978), les personnalités narcissiques, initialement considérées comme inanalysables, car proches de la psychose, connaissaient un intérêt croissant, notamment dans les oeuvres de Kernberg (1975) et Kohut (1975), au point d’accéder au rang des meilleures indications de la psychanalyse. Le concept de narcissisme, en dépit de son flou, reste donc solidement ancré dans le langage psychiatrique et subsiste dans la classification DSM, malgré sa connotation étiologique.

Dans le groupe 2 de l’axe II du DSM-IV, les personnalités narcissiques côtoient les personnalités limites, les histrioniques et les antisociales avec lesquelles elles pourraient être confondues tant elles présentent de traits communs. Un meilleur contrôle émotionnel et attentionnel les en distingue principalement et contribue probablement à une meilleure réussite sociale.

Les Caractères abondent de portraits d’orgueilleux dont La Bruyère excelle à peindre l’allure grotesque pour l’opposer à la vraie grandeur : la noblesse du coeur et de l’esprit. De nos jours, les Narcisse ne sont pas moins nombreux qu’à la cour du Roi Soleil, mais tous peuvent désormais prétendre à la notoriété car la puissance des médias leur offre une audience quasi illimitée. Ces derniers célèbrent sans discontinuer le culte du succès, de la richesse et de la beauté qui tendent à s’imposer comme normes sociales dominantes. Comment différencier les personnalités narcissiques de cette toile de fond, de cette foire aux vanités, et faire la part de ce qui est pathologique et de ce qui appartient à l’« esprit des moeurs » ? Aucun La Bruyère, aucun Molière ne répondent aujourd’hui, et ils nous manquent cruellement.

La mission des psychiatres n’est certes pas de combler ce vide, mais de prendre en compte la souffrance ressentie ou infligée à leurs proches par les personnalités narcissiques et de leur apprendre les moyens pratiques et efficaces de les alléger. C’est l’objectif principal des thérapies cognitives : c’est pourquoi les personnalités narcissiques constituent une excellente indication aux thérapies cognitives à condition que les comportements d’exploitation d’autrui ou de transgression ne soient pas trop prépondérants.

Apparence comportementale

La recherche acharnée d’un statut spécial, la nécessité impérieuse de tout contrôler afin de parvenir à leurs fins, quels qu’en soient les moyens, résument le comportement habituel des personnalités narcissiques. Elles recherchent activement l’admiration d’autrui et sont intolérantes à la critique. Une susceptibilité aux aguets se dissimule derrière toutes les nuances de l’autosatisfaction, de l’absence de modestie jusqu’à l’arrogance en passant par la vantardise, la prétention, la suffisance, les airs pompeux, la morgue. Intarissables sur leurs qualités ou leurs prouesses, elles semblent exclusivement préoccupées par le spectacle d’elles-mêmes auquel elles convient les autres.

Leur apparence est recherchée, élégante sans être forcément tapageuse, ou encore nonchalante, soigneusement négligée, témoignant d’une désinvolture qui ne manque pas de s’exercer aux dépens de ceux qui succombent à leur charme.

Elles sont jalouses de leurs propres biens et envieuses de ceux des autres qu’elles affectent de mépriser. Seules leur propre richesse, leur beauté et leur renommée semblent les intéresser : elles recherchent la compagnie des célébrités du jour afin de se placer sous les projecteurs ou dans le champ de la caméra. Il n’est pas de personnage en vue qui ne devienne prétendument leur ami si ce n’est leur obligé. Elles affectionnent traitements de faveur, passe-droits, marques d’attention spéciales ou de servilité qui sont leur ordinaire. Exceptions vivantes aux règles qui assujettissent le commun des mortels, les personnalités narcissiques prétendent aux mêmes privilèges dans l’adversité. Promptes à s’alarmer au moindre souci de santé, elles consultent derechef les sommités du temps qui deviennent prétendument leurs amies.

Relations interpersonnelles

Les alternances d’admiration et de mépris rythment toutes les relations sociales des personnalités narcissiques. Les autres doivent être le reflet de leur propre grandeur : elles utilisent tous les registres de la flatterie à la flagornerie pour y parvenir. L’adversité ne les stimule pas à la différence des personnalités antisociales dont elles partagent le manque de scrupule. Elles préfèrent exploiter la faute, la susciter habilement plutôt qu’affronter directement l’adversaire.

Contrôler les autres à leurs propres fins constitue leur activité principale : elles font preuve à cet égard d’un talent particulier d’autant plus que les nombreux succès remportés auprès de ceux qui en ont été dupes leur confèrent une certaine habileté dans la manipulation et les renforcent dans leur conviction d’être dans leur bon droit. Au besoin, elles rémunèrent les marques d’admiration par des cadeaux somptuaires, des pourboires exorbitants destinés à épater la galerie, non sans mépriser simultanément la vénalité de leurs bénéficiaires.

Indifférentes aux sentiments d’autrui qu’elles sont dans l’incapacité de percevoir (absence d’empathie), elles exploitent sans vergogne leurs ressources et leurs qualités pour briller davantage. Affables jusqu’à l’obséquiosité avec les puissants, elles rudoient les petits et les faibles.

Aucune société humaine permanente ou temporaire n’est épargnée par ces prédateurs et ceci de tout temps : toutes peuvent offrir un cadre propice, une niche écologique où ils s’adaptent et se perpétuent, qu’il s’agisse des sociétés savantes ou sportives, d’organisations de travail ou de loisirs. Les lieux où l’on s’affiche, les milieux du spectacle, de la mode, des médias ont leur préférence mais ils ne dédaignent pas les compagnies plus humbles où ils peuvent briller sans péril de concurrence et faire des conquêtes à peu de frais. À la recherche constante d’un public admiratif, les personnalités narcissiques sélectionnent leurs relations sociales dans ce but unique et rejettent sans état d’âme tous ceux et celles qui ont cessé d’applaudir ou de leur servir de faire-valoir. C’est dire que leur cercle d’admirateurs s’amenuise au fil des ans, réduits à quelques familiers successivement flattés, stipendiés et méprisés. Les propos blessants et les humiliations finissent par faire le vide autour d’eux. La solitude et la dépression s’installent. Les plaintes hypocondriaques font place aux autocélébrations grandiloquentes : loin d’émouvoir et d’attirer les regards, elles finissent par user la patience de leurs derniers fidèles. La maladie organique ou le suicide peuvent conclure un parcours solitaire à force d’illusions.

Gestion des affects

Demeurer sous les projecteurs, rester le point de mire de regards admiratifs ou envieux constituent des sensations fortes dont la recherche motive de façon permanente les personnalités narcissiques. Leur humeur habituelle est donc enjouée, charmeuse mais contrôlée, comme sur le qui-vive, à l’affût des proies potentielles. La froideur et le calcul percent sous l’aménité de façade. La bonne humeur et la nonchalance affectées dissimulent l’angoisse de ne pas plaire, d’être critiquées, rejetées, ce qui advient inévitablement. Des accès de colère, de rage froide, hautaine, font alors place à la bienveillance feinte. L’impuissance sexuelle, la dépression, les angoisses hypocondriaques succèdent aux moments d’euphorie ou sanctionnent des conduites addictives ou à risque effectuées sous l’emprise du sentiment d’invulnérabilité et d’impunité. Elles témoignent d’une estime de soi particulièrement fragile, contrastant avec les forfanteries habituelles. Leur flegme apparent masque en fait des fluctuations d’humeur rapides, des oscillations d’euphorie et d’abattement : le sentiment de triomphe et de maîtrise qui salue le succès de leurs manipulations contraste avec l’accablement qui résulte d’échecs en apparence bénins. Les personnalités narcissiques encaissent mal les coups du sort et tout particulièrement du vieillissement et de la maladie : habituées à s’inspecter sans relâche, elles en guettent les signes avant-coureurs. Leur obsession de perfection en fait des malades surinformés. Après avoir usé de toutes les jouissances de l’existence, y compris des plus perverses, les personnalités narcissiques trouvent dans la manipulation gourmande du jargon médical propre à l’hypocondrie une compensation à leur vertu, désormais obligatoire.

Style cognitif

Toute l’activité psychique des personnalités narcissiques est accaparée par des thèmes de grandeur, envahie par des rêveries grandioses où elles s’octroient la meilleure place. Des fantaisies de richesse, puissance et beauté se succèdent et s’alimentent du spectacle des célébrités du temps. La dimension visuelle et l’importance accordée à l’apparence prédominent dans l’analyse de la réalité. Elles se comparent automatiquement aux autres en termes de supériorité-infériorité, singularité-banalité, puissance-faiblesse, richesse-pauvreté, beauté-laideur. Le traitement des informations est dichotomique. Il en résulte des distorsions perceptives, un appauvrissement du registre cognitif, une incapacité à accéder à des critères d’évaluation plus complexes, notamment à percevoir chez les autres des sentiments plus délicats, des valeurs morales, spirituelles, culturelles, lesquelles sont méprisées avec cynisme.

L’activation permanente des processus d’auto-attribution en termes de grandeur régit toute leur activité mentale et les conduit à enjoliver leurs récits, à mentir de façon pathologique et ce par intérêt, plaisir ou habitude, au point de finir par croire en leurs propres mensonges. Ces processus ressemblent aux pseudologies fantastiques des pathologies factices. Ils perturbent considérablement leur jugement et les conduisent à des erreurs par forfanterie.

Les processus attentionnels peuvent également être perturbés par l’invasion de fantasmes de grandeur qui gênent les apprentissages ou par des sentiments envieux à l’encontre des figures professorales intensément enviées et dévalorisées. Les études secondaires ou supérieures peuvent être brillantes si elles sont associées à un statut privilégié, à des marques d’admiration. Mais les critiques sont mal reçues ; les déceptions succèdent aux débuts prometteurs.

La confrontation de leurs propres qualités surévaluées à l’épreuve de la réalité inflige souvent aux personnalités narcissiques des démentis pénibles. En dépit de leur souci d’indépendance, elles s’attachent volontiers à des personnages tout-puissants et idéalisés qui peuvent s’avérer des prédateurs tout aussi coriaces sinon plus qu’elles-mêmes. Elles cèdent alors à des pensées catastrophiques, au doute sur leur propre valeur, à l’angoisse. Il leur est donc indispensable de se rassurer en recueillant sans délai ni relâche des témoignages d’admiration.

Les blessures d’amour-propre, les brusques dévaluations de l’estime de soi conduisent à la consommation solitaire ou conviviale de toxiques qui favorisent l’évasion dans un monde irréel. L’angoisse y est abolie et les conduites à risque, les passages à l’acte effectués avec un sentiment d’impunité (prodigalités, harcèlements sexuels, violences, conduite automobile imprudente ou en état d’ivresse).

La perception de soi des individus narcissiques est caractérisée par un sentiment d’unicité, d’exception. À la différence des personnalités antisociales, ils ne considèrent pas que les lois soient forcément mauvaises et injustes, mais destinées aux autres et contournables à leur profit. L’immunité narcissique se cumule volontiers avec d’autres. La devise, le schéma central des individus narcissiques, est : « Je suis spécial. » Toutes les croyances secondaires découlent de ce postulat fondamental d’exception :

« Puisque je suis spécial, j’ai le droit à des privilèges. »

« Je dois être admiré. »

« Ceux qui ne m’admirent pas doivent être punis. »

« Ceux qui me critiquent m’en veulent, sont jaloux. »

« Mes besoins passent avant ceux des autres. »

« Je suis au-dessus des lois. »

La perception des autres est manichéenne : ils ne peuvent être qu’admirés ou admirateurs, méprisés ou contempteurs, utiles ou usagés. Le sentiment d’être seul contre tous résulte d’une méfiance née des déconvenues antérieures, de la tendance à attribuer à autrui leurs propres traits de caractère.

Il est bien évident que l’objectif des thérapies cognitives n’est pas d’extirper des convictions aussi profondément enracinées mais d’en atténuer la tyrannie en restaurant une capacité de jugement plus nuancée et en leur apprenant à respecter davantage les sentiments d’autrui.

Le narcissisme malin

À côté d’une forme courante de trouble de la personnalité narcissique qui reste socialement adaptée et peut consulter en psychiatrie, Kernberg (1989, 2007) décrivit une forme maligne de narcissisme avec attitude antisociale, associée à une organisation de type borderline et résistant aux thérapeutiques. Reprenant ce concept dans le cadre d’une enquête sur les contes de fées, Goldner-Vukov et Moore (2010) isolent un noyau narcissique fondamental, associé à des tendances paranoïaques, antisociales et sadiques.

Épidémiologie

D’abord décrit par le psychanalyste Kernberg au sein d’une clientèle newyorkaise, le trouble de la personnalité narcissique n’a pas d’emblée donné lieu à des recherches en population générale. Dans leur synthèse établie en 2002, Charitat et Schmitt donnent une prévalence de 1 % dans la population générale. De façon contrastée, Stinson et coll. (2008) proposent une prévalence sur la vie beaucoup plus importante, 6,2 %, dans le cadre d’une vaste enquête épidémiologique pratiquée aux États-Unis. Plus fréquente chez l’homme que chez la femme (7 % versus 4 %), la personnalité narcissique se trouve particulièrement présente chez les Noirs, les Hispaniques et les célibataires. Elle est associée aux troubles de l’humeur, au stress post-traumatique et à une certaine marginalité. Le lien avec le stress posttraumatique est également noté par Pietrzak et coll. (2010). De façon plus médicale, Zimmerman et coll. (2005) ont pratiqué une enquête chez des patients consultant en psychiatrie. La fréquence du trouble de la personnalité narcissique est alors de 2 %. La personnalité narcissique est également signalée dans les populations criminelles, en particulier chez le pédophile hétérosexuel familier (Proulx et coll., 1999).

Étiopathogénie

L’étiopathogénie des personnalités narcissiques a fait couler beaucoup d’encre. Pour Kernberg (1970), il s’agit d’une pathologie située au « niveau inférieur d’organisation » de la pathologie du caractère dont la thérapeutique nécessite des ajustements techniques aussi directifs que pour les personnalités limites.

Kohut (1975) est plus indulgent et décèle dans certaines de leurs pulsions exhibitionnistes un « narcissisme sain » qu’il convient de distinguer du pathologique en aidant le « Soi » à se restaurer.

Millon (1981), dans une perspective radicalement comportementale, met l’accent sur les facteurs éducatifs et renforcements positifs inappropriés émis par les parents ou les proches au cours de la petite enfance : lorsque les parents répondent à leur enfant par une admiration exagérée, ils perturbent la perception de sa propre valeur en regard de la réalité. Il s’agit pour cet auteur d’une distorsion de l’image de soi, souvent accentuée par « modelage social » sur la propre infatuation des parents.

La pertinence clinique de la théorie proposée par Frances (1985) est plus satisfaisante : tous les enfants uniques ou gâtés ne deviennent pas forcément narcissiques, tant s’en faut. En revanche, certains enfants défavorisés ou « spéciaux », en raison d’un statut différent (ethnique, économique, handicap) le deviennent volontiers. Ils développent des sentiments d’infériorité et d’envie qu’ils compensent par des fantaisies grandioses et l’attachement à des personnalités outrecuidantes ou cyniques qui sont révérées et imitées. Certaines expériences d’humiliations précoces à l’occasion des premières expériences affectives ou scolaires peuvent avoir un rôle déterminant et focaliser toute l’organisation ultérieure de la personnalité autour de rapports de supériorité-infériorité, domination-soumission. Une pathologie psychotraumatique est d’ailleurs retrouvée par certains auteurs chez les sujets narcissiques (Bierer et coll., 2003 ; Grover, 2007).

Bien évidemment, toutes ces données résultent d’études de cas individuels peu nombreuses et ne sauraient être extrapolées à l’ensemble et à la diversité des personnalités narcissiques.

Thérapeutique cognitive

Les personnalités narcissiques constituent probablement une des meilleures indications des thérapies cognitives, après les histrioniques, à condition que les comportements d’exploitation et les conduites addictives ne soient pas prépondérants. Les patients narcissiques mettent au service de la thérapie leur goût de l’excellence mais s’avèrent fort sensibles aux expériences émotionnelles susceptibles d’amoindrir leur estime de soi. La relation thérapeutique est donc gratifiante au début mais devient rapidement difficile, car ces patients tolèrent mal la frustration ou transgressent volontiers les conventions thérapeutiques. Les thérapeutes doivent être particulièrement attentifs à leurs propres réactions émotionnelles et utiliser pour eux-mêmes de façon intensive les techniques cognitives en vue de maintenir leur estime de soi. Ces patients sont en effet prompts à les dévaloriser après les avoir flagornés. Les thérapeutes doivent garder à l’esprit que le style cognitif des patients narcissiques s’exprime en termes de supériorité-infériorité et que la relation thérapeutique ne saurait y échapper. Le maintien d’un cadre thérapeutique strict est donc indispensable et nécessite de faire face aux tentatives de séduction ou de transgression destinées à obtenir un statut privilégié (fumer pendant les séances, modifier sans cesse les horaires à sa guise). Les objectifs de la thérapie cognitive sont :

  • maintenir une bonne coopération thérapeutique, difficile chez ces patients susceptibles et exigeants ;
  • minimiser les affects pénibles liés aux jugements négatifs des autres, élargir le registre cognitif, prendre conscience des nuances dans les jugements ;
  • développer des capacités d’empathie et amoindrir des comportements d’exploitation d’autrui.

Les techniques cognitives consistent dans le repérage des situations problématiques. La succession des situations ® émotions  ® cognitions ® comportements doit être notée sur un carnet de bord afin d’établir une liste de problèmes concrets sur lesquels revenir souvent.

Le recadrage cognitif consiste à affaiblir les sentiments de supériorité en imaginant des croyances alternatives du type « Chacun est spécial à sa manière », « Les choses ordinaires peuvent avoir du bon », « L’esprit d’équipe peut avoir des avantages », « Je peux être heureux sans être perpétuellement admiré », « La supériorité et l’infériorité varient sans cesse, selon les époques, les gens : il s’agit de simples jugements de valeur », etc.

Sous leur trivialité apparente, ces croyances alternatives contribuent à rassurer les patients narcissiques sur leur estime de soi toujours en péril : ils en pèsent les avantages et les inconvénients, d’abord d’une façon théorique qui concorde avec leur penchant pour la rationalisation, puis d’une façon pratique grâce à des jeux de rôle et des épreuves de réalité. Le développement de la capacité de questionnement des autres passe par des épreuves de réalité telle que l’agréable pêche aux compliments puis la sollicitation des avis et critiques : par exemple, le thérapeute propose, à titre d’expérience d’exposition dans le cadre de la séance, d’émettre des commentaires, d’abord bienveillants, puis plus acerbes sur la personne du patient. Le renversement des rôles contribue à activer les mécanismes de compréhension des jugements des autres et à en améliorer progressivement la tolérance.

L’amoindrissement des comportements d’exploitation d’autrui (harcèlements sexuels), d’agressivité (conduite automobile imprudente) et d’abus toxiques (états d’ivresse) est une des ambitions du traitement : le patient est invité à établir un carnet de bord en forme d’argumentaire où noter quotidiennement les avantages et les inconvénients liés à ces pratiques. Grâce à l’évaluation répétée des gains qui résultent du renoncement aux activités à risque ou de la non-consommation de toxiques, l’adhésion des patients peut être obtenue progressivement. Les défaillances prévisibles sont anticipées, débattues, afin que le patient prenne conscience que l’attitude du thérapeute ne saurait être celle d’un censeur, même à son insu. Les techniques cognitives comportent donc de nombreuses interventions comportementales destinées à modifier les comportements problématiques de façon à alléger la souffrance des personnalités narcissiques ou de leur entourage. Ce dernier peut être également convié à participer au traitement soit par la participation à une thérapie cognitive de couple, soit en effectuant un travail cognitif concomitant.

 

Personnalité antisociale.

Définitions, épidémiologie

Familière, répandue, connue des littéraires et des cinéphiles, la personnalité antisociale a justifié plus de travaux que d’autres personnalités pathologiques. Malgré cela, elle reste mal définie, mal comprise par le grand public, justifiant des attitudes thérapeutiques qui demeurent boiteuses, discutées. L’antisocial, ou mieux le psychopathe, dupe nos classifications comme il dupe dans la vie le vulgaire pékin. Comment en sommes-nous arrivés là ? Une première raison ancestrale de cet égarement est que ce client particulier se voit traité par au moins trois institutions – la police, la justice et la médecine –, lesquelles adoptent à son endroit des attitudes disparates. Ce sont déjà plusieurs discours. Une autre raison, plus psychiatrique, est que trois traditions historiques, française, germanique et anglaise, en proposent des analyses notoirement diverses. Les Français d’autrefois, Magnan et Morel, faisaient du psychopathe un dégénéré constitutionnel portant dans son capital héréditaire son déséquilibre. Ce dernier terme désignait une prise de pouvoir flagrante, bestiale et inhumaine, des pulsions instinctives sur la raison. L’impulsivité, retrouvée çà et là dans les instruments modernes de diagnostic, est une trace ultime de cette conception. L’école anglaise, avec Pritchard (1835) et Maudsley (1879), définissait cette pathologie comme une anomalie de la morale : elle se réduisait à une transgression des lois et des usages, sans autre trouble adjacent de nature intellectuelle ou affective. Récemment, sous l’influence du comportementalisme, cette conception a été renforcée. L’expression de personnalité psychopathique a été remplacée par celle de personnalité antisociale et sa définition se réduisait, dans le DSM-III-R, à une énumération quasi policière de transgressions diverses : destruction de biens, exercice d’une activité illégale, chômage de longue durée, voyage d’un lieu à un autre sans projet précis, malnutrition d’un enfant, etc. Une telle description, extérieure et sociale, très fragile au gré des époques et des pays, apparaît comme frustrante et sommaire, niant toute psychologie. Dans la pratique, elle a eu l’inconvénient de laisser inclure dans la catégorie des personnalités antisociales des troubles, éventuellement circonstanciels, qui avaient une autre origine. Vivement critiquée par plusieurs auteurs, elle a été remaniée pour aboutir dans le DSM-IV à une définition plus large et plus psychologique (Widiger et Corbitt, 1993). Au comportement de délinquance, ce manuel ajoute l’inconséquence, avec incapacité à maintenir des engagements, le manque de scrupules vis-à-vis des autres, le mépris du danger – pour soi et pour les autres. L’impulsivité est une dernière caractéristique, bien classique.

L’école germanique, avec K. Schneider, est à l’origine du terme de personnalité psychopathique. Le trouble est ici conçu comme le dérèglement de certaines facultés psychologiques ; la transition est progressive par rapport à la personnalité normale. Schneider décrivit plusieurs types de personnalités psychopathiques en fonction de la dysrégulation concernée : psychopathes hyperthymiques, dépressifs, fanatiques, explosifs, etc. Les psychopathes instables correspondent à ceux qui nous intéressent dans ce chapitre. Ce sont les impulsifs, les vagabonds, les gaspilleurs, les incendiaires, les kleptomanes. Schneider s’interrogeait sur l’origine thymique ou épileptique de ces manifestations impulsives. Dans son évolution jusqu’à nos jours, le concept de personnalité psychopathique s’est enrichi diversement, en particulier dans la mouvance de la psychanalyse et du cognitivisme. Le terme est réutilisé aujourd’hui, en particulier par R.D. Hare qui a proposé une échelle graduée de psychopathie, la Hare’s Psychopathy Checklist, en vingt items (Hare, 1980, 1991). Cette échelle se décompose en deux facteurs. Le premier facteur rassemble les traits suivants : narcissisme, égoïsme, orgueil, charme superficiel, absence de remords et d’empathie. Le second facteur est plus antisocial, avec un comportement de délinquance, de l’agressivité et une intolérance à la frustration.

Sous ce terme de trouble psychopathique, le tableau se complète et prend une plus grande rondeur psychologique. Il a l’intérêt, déjà présent chez Schneider, de situer une compréhension du trouble qui se trouve ailleurs que dans les agissements du sujet, et de restaurer ainsi la position du psychiatre par rapport à celle, empirique, du policier, pour lequel l’antisocial n’est rien d’autre qu’un sujet qui manifeste un comportement antisocial – comme le toxicomane n’est rien d’autre qu’un sujet qui consomme de la drogue. Mais il faut alors trouver les clés qui ouvrent la boîte noire. Elles sont peu nombreuses malgré les recherches attentives des psychologues, des neurophysiologistes et des généticiens. Une fois de plus, les cognitivistes sont attendus avec impatience.

Avant d’aborder notre réflexion, posons d’emblée les axes de la perspective cognitive. Il n’est pas question ici de prendre comme dimension première de cette personnalité la transgression des lois sociales, caractéristique culturelle, acquise ou imprégnée par imitation et par conséquent non naturelle. Nous devons situer les dysfonctionnements en amont, la délinquance s’en proposant ensuite comme une suite logique. Trois traits de personnalité peuvent nous servir de repères. Le premier est la facilité à agir, quel que soit le domaine de cette action : « J’agis, donc je suis. » C’est un élément bien classique qu’il faut comprendre comme une toxicomanie comportementale, prenant la place de la réflexion, de l’imagination et de l’anticipation. Le deuxième est l’obsession de s’affirmer de façon solitaire et téméraire, en méprisant la douleur, l’émotion, l’introspection, en laissant de côté les conseils des autres. Le psychopathe avance et ne s’écoute pas. Cette particularité est mise en avant par des auteurs récents tels que Millon et Everly (1985), Kagan (1986) et Beck et Freeman (1990). Un troisième trait fondamental est le mépris des émotions tendres qui sont considérées comme des marques de faiblesse. Il en résulte une prédilection pour le mal et la douleur, plutôt infligés que subis, avec une attitude de triomphe dans la perversité que Kernberg qualifie de narcissisme malin (Kernberg, 1989, 2007).

L’épidémiologie a varié avec les époques, les contrées et les méthodes. La prévalence de 0,2 % estimée par Maier et coll. (1992) en Allemagne avec le SCID (cité par de Girolamo et Reich en 1993) contraste avec des prévalences sur la vie entière qui se stabilisent autour de 2 et 3 % pour des auteurs récents. Pour Grant et coll. (2004) qui ont mené une enquête épidémiologique aux États-Unis portant sur l’ensemble des troubles de la personnalité, la personnalité antisociale apparaît comme la plus fréquente, avec une prévalence à 3,6 %. La même équipe constate une comorbidité importante avec l’usage de drogues et d’alcool, observé dans 60 % des cas, particulièrement chez les hommes jeunes, vivant seuls, de bas niveau socio-économique (Compton et coll., 2005 ; Goldstein et coll., 2007). Dans une population de patients consultant en psychiatrie, la fréquence de ce trouble de la personnalité est de 3,6 % pour Zimmerman et coll. (2005). Pour Nestadt et coll. (2010), cette personnalité est stable sur une durée de douze à dix-huit ans. Plusieurs auteurs ont remarqué une comorbidité manifeste entre le trouble de la personnalité antisociale et le déficit de l’attention avec hyperactivité, corrélation également observée chez les délinquants et prisonniers de sexe masculin ou féminin (Semiz et coll., 2008 ; Goldstein et coll., 2010 ; Rösler et coll., 2009). Rappelons également la corrélation avec le trouble oppositionnel avec provocation observé chez l’enfant (Burke et coll., 2010).

Comportement et stratégie interpersonnelle.

Le psychopathe passe à l’acte : c’est un de ses comportements principaux. L’action est chez lui une habitude, une idéologie qui prend la place de la réflexion, de l’émotion, des projets. Devant toute anxiété qui s’ébauche, incertitude qui se profile, menace qui rôde, le psychopathe répond par une décision impulsive qui est sensée tout résoudre, même si elle est absurde, hasardeuse ou violente. L’acte réalisé n’a souvent une signification qu’après coup. Il se déclenche au hasard, sans direction particulière : c’est une fugue, un geste violent ou délictueux, la rupture rapide d’une relation, l’absence inopinée lors d’un engagement concerté à plusieurs.

Ce désir de trancher se renouvelle de façon compulsive, s’auto-alimentant de sa propre jouissance, sans considération particulière pour le résultat. Limité par l’horizon court du passage à l’acte, le psychopathe ne prend pas le temps de la réflexion, de l’imagination, de l’hypothèse. Il se déploie sans tenir compte des usages, des opinions des autres. Ses comportements transgressent volontiers les lois, sans qu’il s’en soucie ou s’en rende compte. Cette méconnaissance donne à son impulsivité un caractère à la fois naïf et conformiste. Pour inventer ou créer, il faut s’appuyer sur des fantasmes ou des rêveries que le psychopathe n’a guère le temps d’ébaucher ; ses improvisations ne dépendent que du hasard ou d’un modèle convenu.

Cette toxicomanie de l’agi explique aisément l’instabilité et l’inconséquence. Certes, le psychopathe bâtit, à la va-vite, des plans et des projets mais de façon peu cohérente, inadaptée, et qui seront bouleversés par des impulsions ultérieures. Ce qu’il ressent est aussi urgent et volatil que ce qu’il mobilise, d’où des inspirations et des engouements qui accentuent encore son impatience et son insatisfaction.

La méconnaissance des lois et l’absence de référence culturelle n’expliquent pas toutes les transgressions du psychopathe. Il est facilement violent et agressif, prêt à se battre à la moindre alerte. C’est qu’il tient à s’affirmer par les moyens les plus élémentaires, les plus physiques. Il croit en lui, il méprise les autres et ne leur fait pas confiance ; il y a là une morale simplissime, bâtie depuis longtemps et largement éprouvée, une morale de jungle, sans tendresse aucune. C’est une éthique solitaire, qui ne demande ni ne donne, qui se veut réaliste, pragmatique, débarrassée des subtilités ou des sentiments. Les lois, les engagements, les impôts, les limitations de vitesse : tout cela le gêne. De la même façon, il ne s’encombrera pas de souvenirs, de remords, de chichis ; il fonce, il veut bâtir ; telle est son unique loi.

Derrière elle tout s’efface, en particulier les autres, dont il n’imagine jamais la position ou la souffrance ; lui-même n’en éprouve guère. Le mensonge, dans lequel il se dupe lui-même, ne le dérange pas car, en permanence, la fin justifie les moyens. De même, il joue sans remords tel ou tel personnage qu’il n’est pas, s’improvise, se coule dans un mimétisme fascinateur qui contredit pour un temps son désir d’originalité. Sa morale, non indexée sur la culture, l’émotion ou l’altruisme, est égoïste, personnelle, irréelle. Pris la main dans le sac, le psychopathe invoque des raisonnements alambiqués, incompréhensibles pour le quidam : « Elle n’avait pas qu’à se trouver là, elle m’a provoqué, c’est elle qui le souhaitait, elle n’a rien senti, elle exagère, une fracture du maxillaire, c’est pas bien grave… » Derrière le rempart bétonné de cette justification unique, le psychopathe évacue sans cesse la culpabilité ; il ne veut pas la voir. Cela tient à sa fondamentale affirmation de lui-même, à son incapacité à imaginer la situation de l’autre.

Ce trouble de l’imaginaire et cette pauvreté culturelle peuvent être reliés au vécu temporel du psychopathe. Il vit dans l’instant, conçoit mal l’avenir et le passé. C’est une existence peu articulée, peu représentée, sensorimotrice qui ne fait guère appel aux antécédents et aux conséquents. Ce vécu fait de réflexes intuitifs va de pair avec une très classique naïveté qui tranche avec une protestation répétée de réalisme. Chacun, cependant, a sa conception du réalisme. Pour les bonnes gens, dont nous faisons partie, le réalisme implique une connaissance des usages et une prise en compte des conséquences émotionnelles de nos actes. Pour le psychopathe, le réalisme est un utilitarisme borné aux limites strictes de la personne.

Gestion des émotions

Les psychopathes se méfient des émotions, ils ont tendance à les refouler ou à les ignorer. D’une part, à travers le parti pris de courage et d’affirmation de soi qu’ils ont développé, ils ignorent la souffrance. Dans ce même mouvement, ils l’ignorent chez les autres, méprisant avec une morgue prosaïque leur désarroi ou leurs mésaventures. D’autre part, ils redoutent les sentiments tendres et chaleureux qui sont pour eux synonymes de faiblesse et qui risqueraient d’entraver leur progression sociale. Cette analgésie, loin d’être une force dans l’existence, apparaît bientôt comme un handicap, car la perception des émotions et des souffrances est un mode de connaissance des autres et de soi-même.

En contrepartie, les psychopathes expriment de façon urgente des besoins impérieux qu’ils consomment sans grand plaisir. Il a été dit que le psychopathe est guidé par le plaisir. Cela n’est pas exact. Le plaisir va de pair avec une appréciation polysensorielle, intégrée culturellement, prévue, goûtée puis revécue qui n’est pas le véritable mode de satisfaction du psychopathe. Celui-ci connaît mal le langage culturel du plaisir, souvent convivial et diffusé selon une vaste sémantique. La jouissance du psychopathe est étroite, serrée dans le temps, mais aussi dans le champ de ses associations. Ce manque de distillation des éprouvés pourrait conditionner une évidente insatisfaction, soif de sensations que signalent Hare et Millon.

Style cognitif

Le psychopathe pense comme il agit, à coup de formules outrancières et prosaïques dont la logique est peu démontrée. Il est tourné vers le dehors, appliqué à sa stratégie, guère occupé à s’analyser. Pensée concrète, utilitariste, elle comporte peu d’alternatives, de débats ou d’hésitations. L’autre n’est pas toléré, ni en dehors de soi, ni en soi dans le contexte d’un dialogue intérieur. D’où forcément une impression de prison, de chemin étroit et des dialogues assez pauvres. C’est dans ce contexte que se développe la morale personnelle de l’antisocial, morale de jungle, à la fois réaliste selon son point de vue parce qu’elle méprise les illusions, mais irréaliste pour le sens commun parce qu’elle ignore l’avis des autres. Le point de vue personnel est parfois tellement exacerbé que la confrontation avec les représentants de la loi se déroule comme un dialogue de sourds.

Cette sélection personnelle est aussi celle de la mémoire. Reprenant la formule d’un héros de Stevenson, le psychopathe a une très bonne mémoire pour oublier. Peu animé par le remords, il classe définitivement les dossiers fâcheux au point de les ignorer bien vite. Cette ardoise magique vaut pour le passé comme pour le futur où, là encore, tout est sélectionné, lissé, dans le mépris des difficultés et des entraves. Au bout du compte, le psychopathe développe un univers téméraire, peu intégré, peu rassemblé, où les hauts faits et les anecdotes personnelles prennent le pas sur les connaissances générales et sociales.

Confirmant ces impressions cliniques, plusieurs auteurs ont mis en évidence des troubles sémantiques chez les psychopathes. Ceux-ci se révèlent moins efficaces que des sujets normaux à des épreuves de classements de mots ou d’images. Le manque d’appréciation de certaines caractéristiques émotionnelles – par exemple « bon » ou « mauvais » – pénalise ce type d’épreuves. De la même façon, dans des épreuves de reconnaissance rapide, les mots à contenu plus émotionnel sont moins bien identifiés par rapport au groupe témoin (Williamson et coll., 1991). Pour Hare (1991), il existe chez les psychopathes un déficit d’indexation de l’information en termes d’abstractions et d’émotions. Chez ces sujets, les connotations gestuelles qui accompagnent l’expression linguistique sont pauvres et stéréotypées quand ils abordent des domaines abstraits ou chargés en émotions.

Le style cognitif du psychopathe peut se résumer à sa pauvreté législative. Certes, sociopathe, il intègre peu le monde social et culturel, ses lois, ses usages. Mais il ne cultive pas non plus, en lui-même, le sens des conséquences, les comparaisons et les résumés. Sa pensée personnelle ne comporte pas de légendes, de mythes ou de références. Elle n’est faite que de représentations d’actes et d’expériences brutes. Le vécu dans le présent et le peu d’indexations émotionnelles accentuent encore ce schématisme.

Perception de soi

Les psychopathes se considèrent comme forts, autonomes, conquérants, dominateurs. Réalistes, durs, insensibles à la douleur, ce sont des personnages combattants, qui se vantent de leurs exploits et s’enorgueillissent d’écraser les autres. Ces attitudes, qui recherchent peu un réel assentiment, sont souvent infantiles, basées sur des anecdotes et des exploits conjoncturels. Elles n’impressionnent pas vraiment le corps social, et c’est souvent d’ailleurs la rupture flagrante entre ce qui est prétendu et ce qui est entendu qui amène la décompensation et l’état dépressif. Mais celui-ci est souvent de courte durée, car le moindre petit succès, par exemple auprès d’un autre malade, suffit à relancer le système d’autovalorisation.

Perception des autres

Pour le psychopathe, les autres sont des outils dont il peut user à sa guise. Ils sont vulnérables, exploitables, « plumables ». Pour parler le langage adéquat, ce sont des « caves » ou des « pigeons ». Ce mépris et cette non-culpabilité pourraient être dus, dans la conception de Millon et Everly (1985), à des déceptions éprouvées par le sujet au cours de son enfance, de la part de ses parents, mais aussi de la part d’autres enfants. Il n’existe plus alors vis-à-vis des autres d’espoir, de représentations et de fantasmes. Le mépris n’est pas sous-tendu, comme chez le paranoïaque, par l’envie ou l’ambivalence ; il n’est fait que d’écrasement. C’est un mépris total. Nous savons cependant que malgré ces grands principes de base, le psychopathe peut tomber en prosternation devant un modèle idéal. Il existe alors une identification massive, plus fusionnelle que respectueuse. Elle est en général de courte durée. Le psychopathe peut aussi être charmeur, faire illusion, passer pour un histrionique. Mais il n’est pas alors dupe de son propre jeu ; la tendance profonde de domination est toujours présente et se révèle brutalement vis-à-vis du Petit Chaperon rouge : « C’est pour mieux te manger, mon enfant. »

Croyances

Les croyances de base proposées par Beck et Freeman (1990) se réfèrent à plusieurs domaines. Elles concernent d’abord l’affirmation de soi : « Je dois être sur mes gardes » ; « Si je ne pousse pas les autres, les autres me pousseront » ; « J’ai été traité de façon désagréable et j’obtiendrai ce qui me revient » ; « Si je veux quelque chose, je l’obtiendrai par n’importe quel moyen ». Elles concernent ensuite la morale générale : « Nous sommes dans la jungle et ce sont les plus forts qui survivront » ; « Il n’est pas important de tenir ses promesses et d’honorer ses dettes » ; « Il faut être astucieux, c’est la meilleure manière d’obtenir ce que l’on veut ». Enfin, les croyances concernent les autres : « Ce que les autres pensent de moi n’a guère d’importance » ; « Si les autres ne sont pas capables de se défendre, c’est leur problème ». Le caractère général de ces différents adages ne doit pas nous échapper. Le psychopathe ne se réfère pas beaucoup à lui-même, à son histoire ; il exprime des idées générales d’une grande brutalité. Beck insiste sur le caractère court et non justifié des croyances psychopathiques. Le psychopathe désire plus qu’il n’a un but, il pense plus qu’il ne croit, il sent plus qu’il n’observe. La thérapeutique tentera à partir de ces données brutes d’établir des raisonnements.

Psychopathologie et étiologie

Il existe une étiologie périphérique de la personnalité psychopathique qui date de près de 30 ans, qui n’est qu’à peine démontrée et qui a fait long feu. Il s’agirait d’un bas niveau de vigilance (Quay, 1965) et d’un besoin de stimulation (Petrie, 1967), termes que l’on retrouve encore dans les conceptions récentes de Millon. De la même mouvance, il faut citer la très classique basse réponse du système nerveux autonome à des stimuli anxiogènes (Ruilman et Gulo, 1950) (tous ces auteurs sont cités par Hare, 1970). Ces diverses approches ont pu être rafraîchies grâce à de nouveaux concepts, en particulier l’hyperactivité avec déficit de l’attention. On peut alors invoquer un trouble du système d’attention et de supervision (supervisory attentional system) défini par Norman et Shallice (1986). Pham et coll. (2003) ont dans cette perspective étudié l’attention sélective et les fonctions exécutives de sujets présentant une personnalité psychopathique diagnostiqués avec la PCL-R (Psychopathy CheckList-Revised) de Hare. Les résultats des tests montrent que les patients font plus d’erreurs que les sujets contrôles pour certaines épreuves (D-II cancellation test et labyrinthes de Porteus). On attribue au système d’attention et de supervision une responsabilité dans la planification des actions, la correction des erreurs, l’inhibition des réponses impulsives, la résistance aux stimuli attractifs. Sans aller jusqu’à réduire le trouble de la personnalité antisociale à cette impulsivité et à cette fluctuation de l’attention, la considération de ces difficultés peut être fort utile quant à l’approche thérapeutique.

Millon et Beck proposent chacun de leur côté des éléments psychopathologiques que nous allons synthétiser. Millon décrit un syndrome de rejet de la part des parents ou du corps social qui, chez l’enfant, déclenche un phénomène d’endurcissement avec mépris des autres, combat solitaire et rejet des émotions tendres et chaleureuses. L’affirmation par l’acte, répétée de façon compulsive, chasse l’angoisse et prend la place des réflexions et des représentations. L’existence est présentifiée, ne tenant plus compte des antécédents et des conséquences. Déculturisé, le plaisir se vide de ses contenus pour devenir un besoin mal satisfait. Le sujet, lancé, ivre de sa propre affirmation, perd de vue les références socioculturelles. Celles-ci deviennent floues parce qu’il ne les intériorise pas, mais aussi parce que personne ne les indique de façon claire. La morale de jungle s’installe dans cette dérive. Plusieurs publications signalent la présence de traumatismes survenus dans l’enfance des futurs psychopathes. L’agression sexuelle et l’agression physique chez l’enfant, garçon ou fille, augmentent les risques de voir survenir un trouble de la personnalité psychopathique à l’âge adulte (Bierer et coll., 2003 ; Bernstein et coll., 1998 ; Bergen et coll., 2004 ; Haller et Miles, 2004 ; Jonson-Reid et coll., 2010). Ces psychotraumatismes augmentent les risques ultérieurs de tentatives de suicide (Poythress et coll., 2006) et d’abus de substances (Bergen et coll., 2004).

Cette morale est renforcée par deux phénomènes qui vont raviver le mépris des autres. D’une part, le psychopathe est confirmé par un cortège d’admirateurs qui se glissent dans la brèche audacieuse de ses passages à l’acte. Ces comparses consensuels sont déjà d’idéales victimes. D’autre part, ceux qui résistent, se vengent ou lui indiquent durement les limites renforcent son mépris et son exclusion. Comme le dit bien Beck : « Le psychopathe méprise les autres, et les autres méprisent le psychopathe. » Cette morale d’adversité et de rupture qui s’installe alors fait rentrer la violence dans le système. Le psychopathe passe sur une orbite supérieure ; ce n’est plus seulement l’acte qui le mobilise, mais l’acte qui brise. Nous observons ainsi un renforcement de la destinée du psychopathe ; les thérapeutes devront savoir s’insérer à ces étapes cruciales.

Cette existence est vite stérilisante. Dans une ambiance d’urgence et de fuite, le sujet n’a plus de temps ni pour le fantasme, ni pour la réflexion. C’est sans fantaisie, sans art qu’il adopte des modèles conformistes quand la meute de ses poursuivants le laisse un instant en repos. Ce vide représentationnel accentue son insatisfaction qui le tourne à nouveau vers l’acte comme seule issue hédonique.

Le trouble de la personnalité sadique a été proposé dans l’annexe A « Propositions de catégories diagnostiques demandant des études supplémentaires » du DSM-III-R (1987). Ce diagnostic a ensuite été retiré des classifications psychiatriques car certains avocats risquaient d’en user pour disculper leurs clients, particulièrement dangereux. Ce trouble doit être évoqué ici parce qu’il avoisine la personnalité antisociale, dont il partage sans doute certains éléments psychopathologiques.

Les critères de la personnalité sadique se rapportent pour la plupart à des comportements de violence et de cruauté accomplis dans le but de dominer, d’humilier ou de dégrader les autres. Le sujet, par définition, prend plaisir aux souffrances physiques et psychologiques des êtres vivants, animaux et humains. Il aime tenir les autres sous son emprise et restreindre leur autonomie, cela par la terreur, l’intimidation et l’interdiction. Le sujet sadique ment facilement ; il est fasciné par la violence, les armes, les arts martiaux, la torture. La tendance générale du sujet à rechercher une position plus forte par des moyens brutaux et amoraux apparaît ainsi comme un point commun avec les personnalités antisociales. On peut concevoir que les deux troubles comportent des origines communes avec des maltraitances et des humiliations dans l’enfance. Delescluse et Pham (2005) ont recherché la personnalité sadique dans une population de sujets antisociaux incarcérés. Ce trouble a été retrouvé chez 25 % d’entre eux. Cette proportion était plus élevée, 75 %, dans l’étude de Spitzer et coll., en 1991. Pour Berger et coll. (1999) qui ont pratiqué une analyse factorielle des critères des deux personnalités, sadique et antisociale, dans une population de 70 agresseurs sexuels de type masculin, les résultats ne confirment pas que le trouble la personnalité sadique constitue une entité distincte du trouble de la personnalité antisociale. Cet auteur suggère de distinguer plutôt deux types de troubles de la personnalité antisociale : un type sadique agressif, avec tendance à la cruauté et au besoin impérieux de domination, et un type hétérogène comportant des sujets moins violents, mais ayant tendance à agir dans leur strict intérêt. Des corrélations ont été constatées par Delescluse et Pham entre certains items du PCL-R de Hare et certains critères du DSM-III-R de la personnalité sadique : entre mensonge et affectivité superficielle, entre cruauté et versatilité criminelle. Plusieurs travaux, cités par ces auteurs, signalent les prévalences nettes de certaines personnalités parmi les personnalités sadiques : paranoïaque, narcissique, antisociale, borderline, passive-agressive, schizotypique. L’affirmation de soi primaire, avec attitude virile, mégalomanie, narcissisme et sensibilité paranoïaque se trouve ainsi associée à ces personnalités violentes ou spectaculaires.

Thérapeutique

Les thérapeutiques et les mesures éducatives traditionnelles destinées aux sujets antisociaux consistent à contrecarrer leurs comportements impulsifs ou agressifs par divers moyens – la persuasion, l’encadrement ou la répression –, ce qui les prive de leur seul moyen d’expression et remet en question leur principale source de valorisation. Après un temps illusoire de soumission, ces recadrages aboutiront au résultat contraire, avec une trahison violente du thérapeute ou de l’éducateur. Il convient de respecter l’arrière-plan d’orgueil de ces patients. Et il faudra donc, d’emblée, valoriser ce qui est valorisable afin de conserver un climat d’ambition et d’affirmation de soi.

Cela dit, les thérapeutes souhaitent obtenir une meilleure planification de l’action et une réduction de l’impulsivité. Ils poursuivront ces buts par des moyens indirects en proposant à plusieurs niveaux des attitudes alternatives. Il s’agit ainsi d’amener le sujet à remplacer une émotion par une autre, puis une cognition par une autre, en suggérant que ces nouvelles positions sont plus exactes et plus efficaces. On parviendra ainsi à enrichir son répertoire émotionnel. Novaco, en 1997, a proposé une meilleure gestion de la colère. Il s’agit de faire prendre conscience au sujet des émotions qui avoisinent cette réaction : anxiété, échec, humiliation, frustration, déception, tristesse, lesquelles impliquent une mise en cause de sa toute puissance. Ces émotions seront reconnues, authentifiées, explicitées puis acceptées, et alors conçues comme tout aussi nobles que la colère. Toutefois, elles sont susceptibles d’amener des résultats à la fois plus efficaces et moins coûteux. Dans la même perspective, le sujet est amené à se familiariser avec d’autres sentiments qui lui sont étrangers : la confiance, la confidence, la sympathie, l’humour, l’ironie, l’autodérision, qui lui apparaîtront comme des moyens fort utiles pour faire évoluer son affirmation brutale vers une attitude plus fine et plus rentable. Le domaine sentimental, en général peu pratiqué aux dépens d’une séduction intuitive et rapide, avec un choix naïf de partenaires conquises sans avoir été appréciées à leur juste valeur, peut être travaillé dans un même esprit. Les projections sur l’objet d’amour sont volontiers caricaturales, l’engouement fantasmatique amenant bientôt des déceptions et des ruptures dont le sujet est aussi souvent l’auteur que la victime. Une appréciation attentive des sentiments éprouvés, de part et d’autre, fera l’objet d’entretiens avec le psychothérapeute.

Ross et Fabiano, en 1985, ont insisté sur le déficit de ces sujets dans le domaine des cognitions sociales. Il s’agit là d’un euphémisme. L’irréalisme et la mauvaise foi se côtoient sans cesse dans les propos du psychopathe. Le thérapeute devra dépister les distorsions cognitives qui émaillent les récits des exploits anciens et les projets irraisonnés. Dans une ambiance d’objectivité détendue, il faudra repérer le déni des responsabilités, leur attribution externe, le flou, la naïveté et la rapidité des projets, l’absence de stratégies multiples dans la résolution d’une difficulté, les généralisations abusives à l’égard de certaines catégories sociales. L’introduction de solutions alternatives, le travail sur l’enchaînement des événements, l’appréciation des conséquences devraient amener le sujet à une meilleure connaissance de la société. Une reconstitution de sa biographie, considérant certains événements cruciaux, certaines attitudes ponctuelles et certains drames familiaux réels, peut être utile. Puis l’on s’attachera à la résolution des problèmes interpersonnels, lesquels ne manquent pas, les psychopathes versant volontiers dans la revendication paranoïaque (Hollin, 1993).

Toute cette démarche vise en partie à nouer un contact avec le patient. Après une période de méfiance rétive, le psychopathe peut a contrario tomber dans une dépendance anormale vis-à-vis du thérapeute. Il faudra s’en méfier et l’amener à structurer des projets personnels et investis, une cohérence entre affects et pragmatisme apparaissant tôt ou tard. La valorisation narcissique ne sera jamais abandonnée, bien qu’elle soit amenée à changer de repères. Ultérieurement, une fois établie une position plus ferme et quelques succès ayant été obtenus, le thérapeute pourra aborder les schémas cognitifs de base et leurs liens avec des expériences anciennes dont on rediscutera les significations. Les croyances de base faisant référence à la brutalité, à la ruse, à l’égoïsme primaire et à l’affirmation outrancière seront rediscutées à la lumière des premières expériences déjà acquises. Compte tenu de l’habituelle instabilité des psychopathes, une telle thérapeutique peut donner une impression d’irréalité digne du savant Cosinus. Ce ne sera pas le cas si elle est proposée dans le cadre modeste de l’expérience et dans une ambiance de sympathie chaleureuse. La régularité, la patience, la compréhension validant des réactions impulsives souvent méprisées par le corps social rassurent le patient. L’habituation à la confiance est en effet un but implicite de la relation régulière avec le thérapeute. Celui-ci doit savoir contrôler ses réactions, le bon sens allant de pair avec la bonne humeur au long d’un parcours qui comporte souvent des incidents et des mises à l’épreuve. Mais peu à peu se tisse un lien qui sera le prototype d’autres relations.

Le concept de Mythomanie (mensonge pathologique) au cours de l’Histoire … Des flics mythomanes.

Communication

L’évolution du concept de mythomanie dans l’histoire de la psychiatrie

The evolution of the concept of mythomania in the history of psychiatry

T. Haustgen a,*, M.-L. Bourgeois b
a CMP, 77, rue Victor-Hugo, 93100 Montreuil, France
b Institut Pitres et Régis, hôpital Charles-Perrens, IPSO, université Victor-Segalen Bordeaux-II, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux cedex, France
Disponible sur internet le 22 mai 2007

Résumé

Au XIXème siècle, les allégations mensongères et l’exubérance imaginative sont signalées dans plusieurs formes d’aliénation mentale : monomanie intellectuelle (Esquirol, 1819), folies héréditaires (Morel, 1860), mégalomanie (Dagonet, 1862 et 1876), délire de grandeur (Foville, 1871) — avec prévalence de thèmes de filiation — et surtout folie hystérique (J. Falret, 1866 ; Lasègue, 1881). Plusieurs mystificateurs célèbres dans l’histoire (fausses Jeanne-d’Arc, faux Louis XVII) auraient présenté ce type de troubles. Delbrück trace pour la première fois en Allemagne le tableau d’une forme d’aliénation reposant sur la déformation de la vérité qu’il nomme mensonge pathologique ou pseudologie fantastique (1891). Le Français E. Dupré (1862–1921) décrit en 1905 la mythomanie et ses trois formes : 1) vaniteuse (hâblerie fantastique, autoaccusation criminelle, simulation de maladies) ; 2) maligne (mystification, hétéro-accusation calomnieuse) ; 3) perverse (escrocs, séducteurs d’habitude, mythomanes errants). À partir de 1910, il en fait le fondement des délires dimagination, soit chroniques (autosuggestion, fabulation), soit aigus (souvent symptomatiques de troubles mentaux organiques). En 1919, à travers sa doctrine des déséquilibres constitutionnels héréditaires, il en fait le substratum de lhystérie. Cette conception est reprise par Delmas et Boll (1922), Heuyer (délire de rêverie, 1922), Vinchon (1926), Dide (1935), mais critiquée par l’école de Charcot (Janet), le courant phénoménologique (K. Schneider) et les adeptes de la notion de structure (Ey). Les paraphrénies confabulante et fantastique de Kraepelin (1913) sont rapprochées des délires d’imagination par les élèves de H. Claude (Nodet, 1937). Mais l’intuition devient un mécanisme délirant autonome (1931), tandis que Delay (1942), puis Guiraud (1956) différencient la fabulation de la mythomanie. Le terme disparaît des classifications à partir du DSM-III (1980), lentité de Dupré se trouvant éclatée entre les troubles délirants (à type de grandeur), les troubles factices, les personnalités antisociales, narcissique et borderline. La tendance actuelle est en revanche de différencier le mensonge pathologique des troubles délirants, du syndrome de Ganser et de la confabulation (presbyophrénie ou syndrome de Korsakoff). Ses liens avec la personnalité histrionique restent par ailleurs controversés.

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Abstract

During the l9th century, morbid lying and imaginative exuberance are pointed out in several forms of the mental alienation: Intellectual monomania (Esquirol, 1819), hereditary madness (Morel, 1860), megalomania (Dagonet, 1862 and 1876), grandiose delusion (Foville, 1871) — with ideas of filiation — and over all hysterical madness (J. Falret, 1866; Lasègue, 1881). Several historical personages reincarnated (false Joan of Arc, false Louis XVII) have likely suffered from these disorders. For the first time in Germany, Delbrück isolates an autonomous form of pathological lying that he calls “pseudologia fantastica” (1891). The French alienist E. Dupré (1862-1921) describes in 1905 the mythomania and its three forms: 1) vain (fantastic boasting, criminal autoaccusation, malingering); 2) mischievous (hoax, slanderous accusation, anonymous letters); 3) perverse (swindlers, seducers, wandering mythomania). Dating from 1910, Dupré characterizes the delusions based on “imaginative” mechanisms, with grandiose ideas, either chronic (autosuggestion, confabulation), or acute (often symptomatic of delirium, dementia, amnestic or mood disorders). In 1919, he considers mythomania as the basis of hysteria, through its “constitutional” (or “temperamental”) theory of mental disorders. These conceptions are accepted by Delmas and Boll (1922), Heuyer (“délire de rêverie”, 1922), Vinchon (1926) and Dide (1935), but criticized by the pupils of Charcot (Janet), the phenomenologists (K. Schneider) and the “structuralist” school (Ey). Kraepelin’s confabulatory and fantastic paraphrenias are compared with Dupré’s imaginative delusions by the pupils of H. Claude (Nodet, 1937). But the intuition is separated from the imagination as an autonomous delusional mechanism (1931), whereas Delay (1942) and then Guiraud (1956) distinguish confabulation from mythomania. Since the DSM-III (1980), the word mythomania is no more retained into psychiatric classifications. The clinical entity of Dupré is divided in delusional disorders (grandiose type), facticious disorders, antisocial, narcissistic and borderline personality disorders. On the other hand, pathological lying is nowadays differentiated from malingering, delusions, Ganser’s syndrome and confabulation. Its boundaries with histrionic personality disorder are not clear. © 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés : Constitution ; Dupré ; Fabulation ; Hystérie ; Imagination ; Mégalomanie ; Mensonge ; Paraphrénie ; Pseudologie fantastique

Keywords: Confabulation; Constitution; Dupré; Hysteria; Imagination; Lying; Megalomania; Paraphrenia; Pseudologia fantastica

De tout temps, les moralistes et les philosophes se sont intéressés au mensonge. « Le revers de la vérité a cent mille figures et un champ indéfini », note Montaigne dans les Essais. Tandis que La Fontaine proclame, dans « Le Statuaire et la statue de Jupiter » : « L’homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges. » Il n’est guère surprenant que la médecine aliéniste ait mis longtemps à présenter une vue unitaire et synthétique d’un phénomène dont les écrivains avaient décelé le caractère multiforme et universel. Par ailleurs, depuis la critique des monomanies de J.-P. Falret, l’inclusion dans la pathologie d’une conduite sociale frappée dostracisme semblait un peu suspecte aux cliniciens. Ce n’est donc pas avant la fin du XIXème siècle que vont être isolées des formes de mensonge pathologique, d’abord par plusieurs auteurs allemands [9,34], ensuite par le Français E. Dupré, qui forge en 1905 le néologisme de mythomanie [13]. Ce terme, passé dans le langage courant sous forme d’épithète, est resté très populaire chez les psychiatres français, alors qu’il n’est pratiquement pas employé dans les travaux anglo-américains qui lui préfèrent « mensonge pathologique » ou le vocable germanique « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica ou fantastica) [12,28,31,32,51].

1. Les mythomanes avant la mythomanie.

Mais des cas de menteurs manifestement pathologiques se retrouvent bien sûr antérieurement dans les annales historiques, puis dans les écrits des premiers aliénistes. Avant Dupré, c’est à lintérieur de deux registres de la pathologie mentale quon recense les futurs mythomanes : d’une part, les monomanies intellectuelles et les délires ; d’autre part, l’hystérie. Il nous faut d’abord passer en revue quelques-uns des pittoresques mystificateurs des siècles passés, épinglés par les historiens.

1.1. Les mystificateurs

Les cas de falsification du réel qui ont longtemps symbolisé la folie aux yeux du grand public sont ceux de personnages historiques réincarnés, sans qu’on puisse toujours déterminer si les intéressés sont des escrocs, des individus suggestibles instrumentalisés ou de véritables délirants. Sainte-Beuve notait [25] : « On ferait une liste curieuse de pseudo-prétendants qui ont surpris un moment la crédulité publique et celle des nations. Depuis le faux Smerdis qu’Hérodote nous raconte, les faux Agrippa, les faux Drusus, les faux Néron rapportés par Tacite, bien des têtes ont travaillé sur ce thème émouvant d’un prince mystérieusement disparu. » Condition de son accession à un statut mythique, le personnage réincarné est en général mort jeune, soit violemment, soit dans des conditions mystérieuses. Au cours des siècles, l’on voit ainsi se succéder les fausses Jeanne d’Arc, dont la plus célèbre, la dame des Armoises, a fait l’objet d’une thèse de Strasbourg en 1951 [33], Perkin Warbek (prétendument l’un des enfants d’Édouard IV d’Angleterre, disparu en 1483 dans la Tour de Londres), Pougatchev (se disant Pierre III de Russie et dont la révolte manqua de faire basculer l’empire de la Grande Catherine), puis les faux Louis XVII : une trentaine de cas recensés, dont huit internés dans des maisons de santé au XIXème siècle [25]. Sérieux et Capgras considèrent le plus célèbre d’entre eux, Naundorff, comme un délirant interprétatif : « Loin d’être un imposteur, il fut, semble-t-il, un interprétateur de bonne foi quand il contait la substitution au Temple et son séjour en Vendée chez un individu qu’on n’a jamais retrouvé, dans un château qu’on n’a pu situer. C’est avec la même conviction qu’il publiait plus tard sa Doctrine céleste où il exposait ses élucubrations mystiques, affirmant que Jésus-Christ n’est pas un dieu, mais un ange » [50]. Plus proche de nous, la fausse grande-duchesse Anastasia de Russie (pour l’état civil, l’Américaine Anna Anderson, morte en 1984).

Plusieurs personnages historiques semblent avoir présenté des thèmes (délirants ?) de filiation. Le plus célèbre est sans doute Christophe Colomb en personne, dont P. Erlanger décrit inimitablement la genèse des idées de grandeur : « Imaginatif, il l’était essentiellement et aussi doué de cette ambition poétique courante chez les contemporains de la chevalerie, aux yeux desquels un arbre généalogique recelait cent mystérieuses vertus. Le fils d’un tisserand de 1453 n’aurait pas seulement trouvé la société entière dressée contre lui s’il avait prétendu faire carrière. Il n’aurait jamais eu le courage de se poser en rival de ses supérieurs, les descendants des soudards de Guillaume le Conquérant, des pouilleux soldats de Charlemagne. Ces gentilshommes aux beaux noms, ces puissances taboues disposaient d’une arme magique qu’un Colomb de Gênes avait un seul moyen de neutraliser : se proclamer un des leurs et le croire. Ceux qui aiment donner des noms savants aux petites faiblesses humaines l’ont traité de menteur pathologique. Si la maladie consiste à mentir de façon convaincante, c’est-à-dire après s’être persuadé soi-même, Colomb assurément en fut atteint […]. Sa version personnelle le présente comme issu du comte Colombo, seigneur de Cuccaro-en-Montferrat, descendant du général romain Colonius qui vainquit Mithridate, roi du Pont, l’amena prisonnier à Rome » [18]. Des histoires d’accouchement clandestin et d’enlèvement d’enfant enrichissent les thèmes délirants de filiation de la princesse Tarakanova, soi-disant fille naturelle de la tsarine Elisabeth (encore une Russe !), morte en prison en 1775, et de Maria-Stella Chiapini, se disant Marie-Étoile d’Orléans, fille de Philippe-Égalité, à laquelle aurait été substitué le futur roi Louis-Philippe et qui mourut à Paris en 1843. Toujours au siècle des Lumières, d’illustres mystificateurs font, à travers des récits luxuriants, la jonction entre alchimistes et astrologues de la Renaissance, médiums, spirites et voyantes du XIXème siècle : le faux comte de Cagliostro (mort dans les geôles de l’Inquisition) et le faux comte de Saint-Germain. Si ces personnages firent en leur temps de nombreuses dupes, il est curieux de constater que des pseudo-historiens les ont relayés jusqu’à nos jours dans le cas des fausses Jeanne d’Arc, brodant à partir du XIXème siècle des thèmes de filiation (Jeanne, fille naturelle d’Isabeau de Bavière) sur la mystification initiale du XVe siècle. Régine Pernoud n’a pas manqué de fustiger « ces écrivains qui, en marge de l’Histoire, fabriquent des fables dont la plupart fourniraient d’admirables objets d’études aux psychanalystes, voire aux psychiatres, car chez quelques-uns, l’emportement avec lequel ils exposent leur thèse touche à la frénésie » [45].

1.2. Monomanies, folies héréditaires et délires de grandeur.

Dès 1800, la première édition du Traité médico-philosophique de Pinel relate les disputes de « trois aliénés qui se croyaient autant de souverains et qui prenaient chacun le titre de Louis XVI ». L’auteur raconte comment Mme Pussin, « en paraissant se prêter à leurs idées imaginaires », réussit à les calmer tour à tour ([46] p. 92–95). Le cas d’un des faux dauphins (Louis XVII), Jean-François Dufresne, 36 ans, neveu d’un conseiller d’État, soigné en 1818 par Esquirol, est l’une des illustrations cliniques du premier mémoire sur la monomanie, publié en 1819, repris en 1838. D’abord hypocondriaque, puis lypémaniaque, il « devient monomaniaque aussitôt après la lecture d’un journal. Cette lecture suffit pour produire une conviction indestructible […]. Il n’a point été possible de persuader à ce malade qu’il est le jouet de son imagination égarée » ([19] p. 11–19). Dans ses leçons cliniques, J.-P. Falret estime que « la production spontanée, c’est-à-dire sans cause appréciable, des idées dans la folie [est] un mode de génération des délires exceptionnel » ([21] p. 190). De nombreux cas de manifestations délirantes jaillissant brutalement de l’imagination, à thèmes de grandeur et de filiation, jalonnent toutefois les ouvrages de médecine mentale de la seconde moitié du XIXème siècle. Morel décrit en 1860, dans la 2ème classe de ses folies héréditaires, « des rêveurs, des utopistes, des esprits faux qui, dans les conceptions, fruits de leur intelligence et de leur imagination, apportent la même excentricité, le même dévergondage, que dans leurs actes ». Aimé P. « se fait passer pour un descendant des ducs de Lorraine […]. Ces sortes d’aliénés finissent par s’identifier dans les rôles qu’ils se donnent et par regarder comme véritables et réelles les conceptions les plus extravagantes de l’esprit de mensonge qui les caractérise » ([41] p. 546–548). L’une des orgueilleuses de la folie lucide de Trélat (l861), Mme S., femme d’un peintre en bâtiment, est persuadée d’être « Henriette Constantine Hortense Venda Wasilewska, veuve du comte d’Osmont, de Varsovie » ([53] p. 186–191).

En 1871, Foville explicite les mécanismes psychologiques qui conduisent au développement d’idées de grandeur et de filiation dans certaines formes d’aliénation chronique : « Frappés du peu de rapport qui existe entre leur position bourgeoise et la puissance dont leurs ennemis doivent disposer pour les atteindre en dépit de tout, quelques-uns de ces malades finissent par se demander si réellement ils sont aussi peu importants qu’ils le paraissent. Une nouvelle personnalité s’ouvre à leur esprit tourmenté […]. Si l’on a un si grand intérêt à les perdre […] c’est qu’ils appartiennent à un rang élevé, c’est que les gens qu’ils avaient considérés comme leurs parents ne sont pas leurs parents véritables, c’est qu’eux, ils appartiennent en réalité à une famille de premier ordre, à une souche royale le plus souvent. » Foville évoque également « les faiseurs de projets absurdes, dont les élucubrations vont s’enfouir dans les catacombes du ministère, les inventeurs du mouvement perpétuel, de la quadrature du cercle, les individus qui ont toujours un système prêt, ceux qui s’imaginent qu’avant eux la science n’était qu’un amas d’erreurs, les grands hommes incompris, les orateurs déclassés », mais pour les écarter du délire de grandeur [24].

Dans l’édition de 1876 de son traité, H. Dagonet développe sa conception de la mégalomanie (terme qu’il a forgé dès 1862) : « Il serait difficile d’énumérer toutes les idées chimériques que l’imagination des individus, atteints de monomanie ambitieuse, vient à leur créer, et qu’ils prennent pour autant de réalités. Les uns se croient prophètes, dieux ; les autres sont riches, puissants, ce sont des généraux, des ministres, de grands seigneurs, des princes, des rois ; ils commandent à l’univers entier, ils donnent avec dignité et protection des ordres à ceux qui les entourent, quelques-uns se croient des savants distingués, des poètes, des orateurs, etc. D’autres sont des réformateurs en politique, en finances, en religion » ([6] p. 268). En 1882, Magnan fera du délire de grandeur la troisième période de son délire chronique à évolution systématique [39].

1.3. Les hystériques avant Charcot.

On peut considérer la description par Jules Falret (fils) de la folie hystérique en 1866 (reprise dans son traité de 1890) comme la première expression des traits de caractère permanents de l’entité. Ce tableau, qui n’a rien à voir avec les futures psychoses hystériques, s’inscrit dans le cadre du démembrement de la folie raisonnante ou folie morale (monomanie affective dEsquirol), à laquelle la Société médico-psychologique consacre alors plusieurs séances. Le mensonge y occupe une place de premier ordre, ce qui va communiquer à l’hystérie des aliénistes un cachet particulièrement sombre [22] : « Un fait principal, essentiellement caractéristique chez les hystériques, c’est lesprit de duplicité et de mensonge. Ces malades sont de véritables comédiennes ; elles n’ont pas de plus grand plaisir que de tromper et dinduire en erreur. Les hystériques, qui exagèrent jusqu’à leurs mouvements convulsifs (lesquels sont souvent en partie simulés), travestissent et exagèrent également tous les mouvements de leur âme, toutes leurs idées et tous leurs actes. Elles affichent à chaque instant des sentiments quelles nont pas, elles jouent la douleur comme la gaieté, lamour comme la haine. Elles affectent la sympathie la plus vive pour les personnes quelles détestent cordialement ; elles aiment à méditer des projets de vengeance, à combiner des tours infâmes, des machinations infernales, des calomnies destinées à ruiner la réputation des personnes auxquelles elles prodiguent les témoignages de laffection la plus vive et la plus hypocrite ; elles inventent mille ruses, mille histoires mensongères. Elles composent de véritables romans. En un mot, la vie des hystériques nest quun perpétuel mensonge » ([22] p. 502).

Dans les années 1880, les prédécesseurs de Dupré à l’Infirmerie spéciale de la préfecture de police renchérissent. Lasègue présente le 28 mars 1881 à la Société médico-psychologique sa communication sur « les hystériques, leur perversité, leurs mensonges ». Il y décrit les « créations imaginaires » des hystériques. Leurs deux caractéristiques seraient « l’histoire arrangée et récitée par cœur, son acceptation par l’entourage. C’est ce dernier caractère qui différencie ce genre de perturbation morale de la folie proprement dite. Celle-ci ne se gagne pas, tandis que ces romans dhystériques imposent par leur vraisemblance. […] Les mensonges, les inventions des hystériques ne sont que le résultat dun mode de combinaison entre un fait faux, dune part, et, dautre part, une sorte de sagacité qui donne à ce fait inventé un certain caractère de vraisemblance » [36].

En 1883, Legrand du Saulle publie son étude, Les Hystériques. État physique et état mental. Actes insolites, délictueux et criminels. Le troisième des quatre degrés de lhystérie comporte, à côté des attaques de sommeil et des dédoublements de la personnalité, les mensonges, les tromperies et les dénonciations calomnieuses [37]. Pour les élèves de Charcot, ces troubles du caractère résulteraient de l’association de l’hystérie neurologique avec un terrain dégénératif [16]. Toutefois, Magnan ne fait pas en 1882 de la tendance au mensonge l’un des « syndromes épisodiques » de la dégénérescence mentale [39].

C’est l’Allemand Delbrück (de Stuttgart) qui isole, semble-t-il pour la première fois, en 1891 un trouble mental basé sur les conduites mensongères, à partir de cinq cas d’aventuriers de la haute escroquerie financière, en Autriche et en Allemagne. Il intitule sa communication (qui sera traduite en anglais en 1969), « Le mensonge pathologique ». C’est lui qui propose le terme de « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica) [9]. Peu après (1898), Koppen met l’accent sur l’assimilation, dans le mensonge pathologique, entre mensonge et réalité aux yeux du malade, ce qui apparente ce dernier à un véritable délirant [34].

2. L’oeuvre d’Ernest Dupré (1905–1919)

Le Docteur Ernest Dupré (1862–1921), médecin des hôpitaux de Paris depuis 1899, professeur agrégé à la Faculté, donne une série de leçons cliniques sur la mythomanie en 1905, aussitôt publiées dans le Bulletin médical. Il fait, avec son interne Benjamin-Joseph Logre (1883–1963), une première communication sur les délires dimagination au congrès des aliénistes de langue française d’août 1910, tenu à Bruxelles et à Liège. Il devient en 1913 (et non en 1905, comme on l’écrit généralement) médecin-chef de lInfirmerie spéciale (où il succède à Legras) et en 1916 professeur titulaire des maladies mentales et de l’encéphale (à la disparition de G. Ballet). Mais c’est seulement en novembre 1919 qu’il expose, dans sa leçon inaugurale, la doctrine des constitutions (ou déséquilibres constitutionnels du système nerveux).

2.1. Mythomanie

Dupré définit la mythomanie comme une « tendance pathologique plus ou moins volontaire et consciente au mensonge et à la création de fables imaginaires » [13]. Il parle déjà de « tendance constitutionnelle » en 1905 : « Si lon devient menteur, on naît mythomane. » Il exclut de l’entité le mensonge et la simulation épisodiques, l’activité mythique normale de l’enfant et les formes d’aliénation comportant des altérations habituelles de la vérité (il sera plus nuancé dans la suite de son travail sur leur éventuelle appartenance à la mythomanie) : confusion mentale, onirisme, délires systématisés, maladie maniaco-dépressive, états démentiels. Le contexte sociologique de l’époque explique sans doute l’étymologie du vocable de Dupré : débuts de l’anthropologie, de l’ethnographie et de l’étude des mythes ancestraux, assimilation du malade mental à l’enfant et au primitif [38].

La véritable mythomanie se caractérise par son manque de finalité, son caractère immotivé, sa durée et son intensité. Chez l’adulte comme chez l’enfant mythomanes, Dupré retrouve le même terrain (dégénérescence, déséquilibration), le même fond mental (infantilisme psychique), les mêmes associations morbides et les mêmes degrés :

  • altération de la vérité (par exagération, atténuation ou déformation de faits réels), involontaire, inconsciente, désintéressée (rôle de la suggestibilité) ;
  • mensonge caractérisé, tous les intermédiaires étant possibles entre le mensonge-moyen, utilitaire, et le mensonge-tendance, habituel, inutile, presque toujours encadré d’une fable ;
  • simulation, forme de fabulation en acte faisant jouer les tendances à l’imitation (adultes surtout) ;
  • fabulation fantastique, aboutissant au roman mythopathique imaginaire.

Dupré distingue trois formes cliniques principales de mythomanie, parfois associées et comprenant elles-mêmes de nombreuses variétés :

  • débiles : soit hâblerie fantastique, récits fabuleux d’aventures romanesques, vantardises, fanfaronnades (Tartarin de Tarascon), fugues des mythomanes infantiles migrateurs (petits Robinsons) ; soit autoaccusation criminelle, forme dépressive du « besoin pathologique de gloriole », qui emprunte aux événements de l’actualité (rôle de l’appoint éthylique) ; soit simulations d’attentats, faux accidents (nous sommes à l’époque des attentats anarchistes) ; soit simulations de maladies, de lésions et de troubles organiques (automutilations, ulcérations, ecchymoses, algies, paralysies), faux hypocondriaques (que Dieulafoy décrira en 1908 sous le nom de pathomimies), laparotomisés par persuasion (futur syndrome de Münchhausen).
  • la mythomanie maligne, qui s’associe aux diverses manifestations de linstinct de destruction : forme malicieuse des mystificateurs d’habitude ou professionnels (fabulations orales ou écrites, inspirées de l’actualité, supercheries variées, dont sont les cibles des victimes suggestibles, spiritisme, occultisme, dépôt de fausses bombes) ; ou hétéro-accusation calomnieuse avec dénonciation de crimes imaginaires (hétéro-accusation génitale, violences simulées, plaintes des faux enfants martyrs), lettres anonymes, faux témoignages.
  • la mythomanie perverse, qui vise à la satisfaction d’intentions cupides, sexuelles ou passionnelles : fraudes et escroqueries, abus de confiance, faux héritages (cas de Delbrück, affaire Thérèse Humbert, contagion mentale et complicité inconsciente de l’entourage) ; mythomanes sexuels (polygames, séducteurs professionnels) ; mythomanes errants, « véritables fables en marche racontant leurs odyssées […] qui ont autant de tendance à mentir qu’à voyager » (« Tout aventurier est né d’un mythomane », écrira A. Malraux dans La Voie royale).

Pour Dupré, il existe de nombreuses analogies entre la mythomanie et lhystérie : simulation provoquée ou spontanée d’un fait inexistant, autosuggestion. Le critère différentiel couramment avancé (caractère conscient et volontaire de la mythomanie) paraît bien contestable car contingent, difficile à mettre en évidence et à mesurer, aboutissant au même résultat clinique. En suivant la voie tracée par Babinski (qui avait retranché les manifestations pithiatiques de l’hystérie en 1901), il convient donc de poursuivre le démembrement de la « grande névrose », d’en détacher cette « véritable diathèse de mensonge et de fabulation » que constitue la mythomanie.

2.2. Délires d’imagination

2.2.1. Une faculté mentale au statut incertain

Aristote définissait limagination comme la faculté de faire ressurgir une image mentale en labsence de son objet initial. Elle dépendait de la mémoire. Pour Galien, l’âme raisonnable se subdivisait en imagination, raison proprement dite et mémoire. Jusqu’au XVIIIème siècle, l’imagination va désigner de manière générale la pensée et les représentations sensibles, tandis que fantaisie dénommait ce que nous appelons aujourd’hui imagination. C’est dans la première de ces acceptions que Pinel parle le plus souvent de l’imagination. Baillarger voyait encore en 1845, dans « lexercice involontaire de la mémoire et de limagination », le point de départ des hallucinations, mais aussi des troubles de lhumeur, de la stupidité et du délire aigu ([3] p. 499). C’est Kant qui, dans la Critique de la raison pure, introduit le concept moderne d’imagination productrice (dite plus tard créatrice ou constructive), liée pour lui à l’intuition, tandis qu’il abandonne la vieille imagination reproductrice d’Aristote aux « psychologues » : « En tant que l’imagination est spontanéité, je l’appelle aussi quelquefois imagination productrice et je la distingue par-là de l’imagination reproductrice, dont la synthèse est uniquement soumise à des lois empiriques, à celles de l’association et qui n’appartient pas à la philosophie transcendantale, mais à la psychologie. »

En 1900, T. Ribot publie une étude sur limagination créatrice [47]. Pour Chaslin (1912), cette dernière peut connaître diverses perturbations en pathologie mentale : augmentée dans lexcitation maniaque et la paralysie générale, diminuée dans la neurasthénie, les folies discordantes et les démences, affaiblie dans l’idiotie ou pervertie dans les idées de grandeur, les pseudo-souvenirs, la vantardise pathologique, comme chez les inventeurs méconnus : « Les perversions de l’imagination peuvent être indépendantes d’idées vraiment délirantes. Elles sont parfois si développées et si extravagantes qu’on les appelle “délire d’imagination”. Elles touchent de près aux mensonges et d’autre part aux faux souvenirs des gens qui ont perdu la mémoire et qui inventent inconsciemment des récits fantastiques » ([5] p. 107). C’est à propos de ces cas que Neisser avait décrit en 1905 un délire de confabulation, reprenant un terme utilisé par Kahlbaum dans son tableau de la presbyophrénie (1863). De même, Sérieux et Capgras faisaient en 1909 du délire de fabulation une variété de leur délire dinterprétation systématisé ([50] p. 161–168).

2.2.2. Psychoses imaginatives

Mais c’est seulement en 1910–1911 [14] que Dupré élève limagination au rang de mécanisme délirant, sur le modèle de l’interprétation et de l’hallucination (il a publié en 1907, quatre ans avant G. Ballet, une Revue polyclinique des psychoses hallucinatoires chroniques) : « L’imaginatif, également insoucieux des constatations sensorielles et des démonstrations logiques, exprime des idées, expose des histoires, émet des affirmations à la réalité desquelles, en dehors de toute expérience et de tout raisonnement, il attache immédiatement croyance. Le malade, réalisant d’emblée ses associations didées, transporte dans le monde extérieur ses créations subjectives, en leur conférant tous les caractères de lobjectivité. Il procède par intuition, par autosuggestion, par invention. Le point de départ de son erreur n’est pas la notion d’un fait extérieur, exact ou inexact, source d’un raisonnement incorrect ou résultat d’une perception fausse, mais une fiction d’origine endogène, une création subjective. Linterprétant procédait en savant ; limaginatif procède en poète » ([15] p. 96-97).

Le terrain est celui de la mythomanie constitutionnelle, dont le délire d’imagination n’est que l’« exagération morbide ». Pour Dupré, il existe une « identité foncière » entre le mensonge intentionnel et la mythomanie délirante, « totalement impossibles à distinguer dans la pratique » (ibid., p. 126). Le trouble s’alimente de fabulations rétrospectives et d’hallucinations de la mémoire. Le roman mythopathique se met en place « extemporanément, sur-le-champ, souvent par une réponse imprévue ». L’abondance même du délire nuit à sa systématisation. On note une « association fréquente et étroite, dans la réalité, des éléments de mensonge et de délire, en apparence inconciliables et même contradictoires » (ibid., p. 127). À l’inverse des délires d’interprétation, les délires imaginatifs sont le plus souvent variables, polymorphes, d’évolution irrégulière. Ils s’organisent en dehors de toute logique, selon les lois de continuité et de succession d’un récit (ibid. p. 154). Les thèmes, initialement de grandeur, d’invention et de filiation, peuvent évoluer vers la persécution et la revendication (ibid. p. 129). On relève des conséquences médicolégales spécifiques : faux témoignages, revendications d’ordre filial ou familial, escroqueries, vagabondage (comme dans les formes maligne et perverse de la mythomanie). À côté des délires chroniques d’imagination, Dupré et Logre décrivent des psychoses imaginatives aiguës (ibid., p. 167– 168), de début brutal, se déclenchant sur un fond de faiblesse de l’intelligence, d’aptitude mythopathique constitutionnelle et d’éréthisme psychique. Leur thématique est absurde, mais ne s’appuie sur aucune activité hallucinatoire. Elles évoluent en général favorablement. Contrairement au délire chronique d’imagination, elles sont le plus souvent symptomatiques de confusion mentale (autoaccusation de l’alcoolisme subaigu, fabulation du syndrome de Korsakoff), d’état démentiel (presbyophrénie), de paralysie générale ou de troubles de lhumeur (formes imaginatives de lexcitation maniaque ou hypomaniaque, romans d’autoaccusation, de ruine et d’hypocondrie des mélancoliques). Mais il existe des formes de délires imaginatifs aigus essentiels : délire dimagination en bouffée (forme clinique des bouffées délirantes de Magnan pauvres en interprétations et souvent exemptes d’hallucinations) ; délire imaginatif à éclipse, évoluant en crises paroxystiques séparées par des intervalles lucides. Enfin, des idées délirantes de mécanisme imaginatif peuvent s’observer transitoirement au cours de nombreuses pathologies mentales, aiguës ou chroniques (ibid., p. 137–149) : états obsédants (faux souvenirs, rêves hypnagogiques), perversions sexuelles, érotomanie (représentation de scènes érotiques, invention d’épisodes romanesques), accès maniaques (puérilisme, glossolalie) et dépressifs (faute imaginaire), excitation ébrieuse (paradis artificiels), confusion mentale légère (à distinguer de l’onirisme, de mécanisme hallucinatoire), syndrome de Korsakoff (rêverie fabulante), démence sénile (fabulation paramnésique), paralysie générale, délires chroniques d’interprétation et de revendication (inventeurs, thèmes de filiation). Mais cest surtout avec lhystérie que le délire dimagination entretient détroites relations : rôle commun de l’imitation ou de l’autosuggestion dans le déclenchement des manifestations, parenté de la suggestibilité et de l’imagination créatrice [47], terrain mythomaniaque (qui, combiné avec la psychoplasticité, conduit à faire de la mythoplastie la caractéristique essentielle de lhystérie).

2.3. La constitution mythopathique, substratum de l’hystérie ?

Pour Dupré, en 1919, « les maladies mentales sont des maladies de la personnalité. Or, la personnalité, normale ou pathologique, représente la somme et la synthèse de toutes les activités, organiques et fonctionnelles, dont la synergie continue assure, dans l’espace et dans le temps, la vie de l’individu » ([15] p. 486). Les manifestations du psychisme sont d’origine organique, sensitivomotrice et héréditaire. « Ces affections constitutionnelles semblent liées à des anomalies congénitales ou précocement acquises des régions du cortex où s’élabore l’activité psychique : anomalies de structure, de rapports ou de nutrition, encore inaccessibles d’ailleurs à nos techniques d’exploration microscopique ou chimique » (p. 487).

Il existe cinq formes de déséquilibres constitutionnels, qui représentent chacune l’altération d’une fonction de la vie relationnelle : débilité motrice (motilité) ; constitution émotive (émotivité) ; perversions instinctives (instincts de propriété, de génération et de sociabilité) ; constitution paranoïaque (jugement) ; constitution mythopathique (imagination) — le suffixe – pathos venant écarter toute analogie avec les monomanies. Les traits de la constitution mythopathique ont déjà été décrits dans les travaux sur les psychoses imaginatives : tendances romanesques, suggestibilité, goût pour certaines lectures (feuilletons, mélodrames, romans policiers), aptitude au mensonge, à la fabulation et à la simulation, propension à l’instabilité et au vagabondage (ibid., p. 183). Il existe une mythomanie passive, de répétition, faite de crédulité, de suggestibilité, de faiblesse du jugement, et une mythomanie active, démission, avec exubérance de limagination créatrice, tendance à la simulation et à la fabrication de situations fictives. Les combinaisons entre cette constitution et les autres s’expriment dans les différentes formes de mythomanie, décrites en 1905 : vaniteuse (association avec la débilité), maligne (avec la paranoïa), perverse (avec les perversions instinctives). Quant aux délires chroniques d’imagination, ils peuvent survenir aussi bien sur la constitution paranoïaque que mythopathique (ibid., p. 498–500).

Alors qu’il concluait seulement en 1905 à la séparation entre mythomanie et hystérie, Dupré fait en 1919 complètement dépendre cette dernière de la constitution mythopathique : « L’hystérie et les états pithiatiques représentent pour moi une espèce particulière du genre mythomanie […]. Tous les degrés s’observent entre la mythomanie sincère [sic] et l’hystérie, d’une part, la simulation intentionnelle, d’autre part ». Il avait déjà noté en 1911 : « Les autres mythomanes mentent surtout avec leur esprit. L’hystérique ment surtout avec son corps » (ibid., p. 146). Son élève Logre écrira en 1921 : « L’hystérique est un mythomane qui fabule avec son corps » [49].

3. La mythomanie de Pierre Janet à Henri Ey

3.1. Mythomanie et hystérie : une relation mouvementée

Contre J. Falret, Lasègue et Dupré, c’est à une sorte de réhabilitation de la personnalité hystérique que se livre P. Janet en 1909 : « Nos pauvres malades n’ont vraiment pas été favorisées ; jadis on les brûlait comme sorcières, puis on les accusa de toutes les débauches possibles ; enfin, quand les mœurs furent adoucies, on se borna à dire qu’elles étaient versatiles à lexcès, remarquables par leur esprit de duplicité, de mensonge, de simulation perpétuelle » ([30], p. 296). Cependant, la mythomanie ne peut caractériser les hystériques : « Le mensonge est pour moi un des accidents mentaux de la névrose, un des délires que l’hystérique peut avoir d’une manière très grave ou d’une manière atténuée, comme elle peut avoir des somnambulismes ou des fugues. Mais les hystériques nont pas nécessairement toutes limpulsion au mensonge. » (ibid. p. 297) Pour Janet, les deux principaux stigmates hystériques sont la suggestivité et la distractivité.

Au chapitre « Mensonge pathologique » de son manuel de 1912, P. Chaslin reprend, à l’inverse de Janet, la position classique des aliénistes : « Beaucoup dhystériques accusent leur médecin de les avoir violées ou outragées. On dit maintenant que l’hystérie n’est pour rien dans ces mensonges pathologiques. C’est possible, mais, dans la pratique, on peut bien dire que le mensonge poussé à ce degré vraiment pathologique se rencontre chez des débiles, imbéciles, détraqués, pervertis d’ordre divers et hystériques, enfants et adultes […]. Ce mensonge pathologique ne se borne pas au langage parlé ou écrit, il s’étend aussi aux actes. Il y a alors simulation, souvent de choses extraordinaires ou pathologiques, uniquement pour le plaisir, semble-t-il. Tout le monde connaît des exemples de ces faits qui touchent de près à l’hystérie ; il est, d’après Babinski, fort difficile de les distinguer de celle-ci » ([5] p. 110–111).

En 1922, l’ouvrage classique de Delmas et Boll isole cinq « constitutions psychopathiques », dont la constitution mythomaniaque, corrélées à des dispositions fondamentales d’ordre affectif et actif : avidité, bonté, activité, émotivité, sociabilité [10]. C’est cette dernière fonction qui serait altérée dans la mythomanie. On passerait par transitions insensibles d’une disposition (hypertrophiée ou atrophiée) à une constitution, puis à une psychopathie ou à une psychose. L’hystérie serait donc une maladie de la sociabilité, fonction qui vise à « intéresser les autres à soi et à conquérir leur bienveillance, par opposition à la bonté, dont le but est de sintéresser aux autres ». Diderot notait déjà : « On ne ment plus guère quand on sest départi de la prétention doccuper les autres de soi » [1].

Parmi les dix types de « Personnalités psychopathiques » qu’il isole en 1923, K. Schneider ne décrit pas de mythomanes, mais une classe de « psychopathes qui ont besoin de se faire valoir » [48]. En 1926, W. et M.T. Healy (de Boston) fournissent une définition devenue classique de la pseudologie fantastique : « Falsification entièrement disproportionnée à un but discernable, possiblement extensive et très compliquée, se manifestant durant des années ou même toute la vie, en l’absence d’un trouble mental avéré, d’une faiblesse d’esprit ou d’une épilepsie » [28].

Au même moment, J. Vinchon trace en France, dans son étude sur les déséquilibrés préfacée par Laignel-Lavastine, un portrait des plus noirs de l’hystérique : « C’est l’hystérie qui pousse aux escroqueries, aux usurpations de fonctions et de titres les êtres trop faibles pour résister à leurs rêves. L’hystérique joue comme eux la comédie, mais il la joue surtout avec son corps […]. Les délits des hystériques sont assez comparables à ceux des autres imaginatifs : ils ont peut-être plus d’habileté encore dans le mensonge, qui leur permet de jouer au naturel les rôles qu’ils choisissent » [55]. En 1929, Trubert, élève de Delmas, soutient encore une thèse intitulée « Lhystérie et la mythomanie », dans laquelle il incrimine lexaltation imaginative, les perturbations du jugement et de la mémoire dans la genèse de laffection [54].

En 1935, Dide consacre toujours un chapitre de son ouvrage sur l’hystérie à « Fabulation, mythophilie, imagination ». En se référant au « rôle social de la fabulation » développé par Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion (1932), il constate : « Chez l’hystérique, l’arriération fabulatrice se révèle par un faible jaillissement des sources généreuses ; fonction instinctive sans maturation, ni sûreté, elle s’exagère quantitativement, bien que privée de ses qualités foncières ; de la sorte, elle cache la faible intuition de soi-même. Elle exprime un reliquat infantile et ancestral inférieur, désadapté aux conditions actuelles » ([11] p. 191–192). Prenant le contre-pied de l’approche de Dupré, J. Delay est le premier auteur français à différencier nettement fabulation (délire de mémoire) et mythomanie (passion du mensonge) (1942) : « Le menteur sait qu’il ment, il sait donc qu’il y a une vérité. Le fabulateur ne dit pas la vérité, mais il ne ment pas, parce qu’il ne sait pas qu’il ment. Le menteur dit le faux pour le vrai, le fabulateur est en dehors du vrai et du faux, par-delà l’erreur et la vérité. Le menteur dupe, le fabulateur est dupé. Aussi bien ne prend-il aucune précaution pour ne pas être découvert. La fabulation n’est pas un récit, c’est un délire » ([8] p. 108).

Si dans les années 1950 et 1960, Heuyer [29] et Michaux [40] reprennent les descriptions de la constitution mythomaniaque tracée par leur prédécesseur à l’Infirmerie Spéciale, la plupart des traités et des manuels n’établissent plus de corrélations entre hystérie, fabulation et mythomanie. Baruk rencontre surtout la mythomanie chez les hypomanes : « Derrière cette libération de limagination incontrôlée, il existe souvent une modification plus profonde du psychisme et de lactivité nerveuse, modification qui relève de lexaltation particulière de lhypomanie et de la baisse du frein et de la critique que cette exaltation représente » ([4] p. 100). Guiraud note en 1956 [27] : « Croire avec Dupré et son école que la mythomanie est une constitution qui sert de base à l’hystérie, aux délires d’imagination et même à la presbyophrénie et au syndrome de Korsakoff, me paraît une exagération. » (p. 158) Grand pourfendeur de la doctrine des constitutions dès les années 1930, Ey [20] ne mentionne la mythomanie qu’à propos des formes pseudo-névrotiques du comportement psychopathique (p. 376). Il ne lui consacre aucune de ses Études psychiatriques.

3.2. Mythomanie et délires : l’invention des paraphrénies

Dans la huitième édition de son traité (1913), E. Kraepelin introduit une classe de psychoses endogènes (congénitales) intermédiaire entre la paranoïa et la démence précoce, celle des paraphrénies [35]. Parmi ses quatre formes, il décrit :

  • la paraphrénie confabulante (rare selon lui), qui se caractérise par la survenue didées de persécution et de grandeur, sur la base de faux souvenirs, à thèmes de richesse et de filiation royale, s’alimentant d’histoires extravagantes (substitution d’enfants) et d’aventures extraordinaires, sans hallucinations, ni sentiment d’influence ;
  • la paraphrénie fantastique, « production luxuriante d’idées délirantes absolument extravagantes, incohérentes, changeantes », s’accompagnant d’hallucinations auditives et de sentiment d’influence (qui apparentent cette forme à l’ancienne démence paranoïde), avec perturbations de l’humeur, néologismes, jeux de mots absurdes, à la thématique de grandeur, de filiation et de persécution variant très rapidement, aboutissant plus ou moins vite à un état daffaiblissement (Verblödung) du jugement (confusion du discours, perturbations du comportement), épargnant paradoxalement la volonté et l’activité mentale.

Bien qu’il s’agisse ici de pathologies accidentelles et non constitutionnelles (comme la paranoïa), l’école de H. Claude va en France, dans les années 1930, tenter de rapprocher les paraphrénies des délires d’imagination. C.-H. Nodet introduit le concept de « structure paraphrénique », se caractérisant « par l’importance du facteur imaginatif et hallucinatoire [et] la superposition constante d’une pseudoréalité éperdue » [43]. Henri Ey, quant à lui, isole le groupe des délires chroniques fantastiques, avec pensée paralogique, primauté de la fabulation sur les hallucinations, intégrité paradoxale de l’unité de la synthèse psychique [20].

En 1922, Heuyer et Borel [29] décrivent le délire de rêverie, comme forme clinique du délire d’imagination. Survenant à titre de compensation d’un sentiment d’infériorité physique, familiale ou sociale chez des sujets schizoïdes, il comporte des thèmes de grandeur, de puissance, de richesse, de filiation et des thèmes érotomaniaques (amours flatteuses imaginaires). À la fin de sa vie, Heuyer l’assimilera à l’autisme infantile de Kanner, décrit une vingtaine d’années plus tard ([29] p. 151). Le délire de rêverie semble toutefois plus proche du « bovarysme », individualisé par J. de Gaultier à la fin du XIXème siècle, en référence à Flaubert : possibilité de se concevoir autre qu’on est et l’ambiance autre qu’elle n’est, indifférence à la réalité, buts inaccessibles voués à l’échec.

En 1931, Targowla et Dublineau isolent un nouveau mécanisme délirant, que Dupré avait confondu avec l’imagination : l’intuition, définie comme un « jugement qui surgit soudainement et spontanément à la conscience, en dehors de la volonté, d’une manière incoercible, sans intermédiaire psychosensoriel ou intellectuel […]. Il s’impose par une évidence immédiate, indépendante de toute preuve ». Son caractère distinctif est « l’origine personnelle, reconnue par le sujet, du phénomène ». L’intuition spécifie une variété de « rêverie délirante schizophrénique », accompagnée du développement de tendances autistiques [52].

3.3. Statut de la mythomanie dans la psychanalyse

La psychanalyse fait du fantasme le fondement du psychisme inconscient, en le référant à 1’activité imaginative. Le terme fantasme renvoie aussi à la rêverie diurne. Mais, comme le déplore Ellenberger », la « fonction mythopoïétique de linconscient » (dont la mythomanie hystérique ne serait que lun des aspects) a suscité peu d’intérêt chez les pionniers de la psychiatrie dynamique [17,38]. Le mensonge n’est pas un objet d’étude spécifique pour la psychanalyse. Il n’entre pas dans la catégorie des mécanismes de défense. Freud prend toutefois acte, dans LAvenir dune illusion, du caractère universel de l’activité mensongère : « Il est d’innombrables civilisés qui reculeraient à l’idée du meurtre ou de l’inceste, mais qui n’hésitent pas à nuire à leur prochain par le mensonge et la tromperie, s’ils peuvent le faire impunément. » Et Lacan note dans ses Écrits : « La parole proprement humaine ne commence qu’avec la possibilité du mensonge. »

 4. La mythomanie dans la psychiatrie contemporaine

4.1. Classifications

Tandis que se développaient les recherches sur le mensonge en psychologie sociale, la mythomanie a déserté les classifications officielles des troubles mentaux dans les années 1980. La classification de lInserm de 1968 intègre encore la mythomanie maligne parmi les « perversions autres que sexuelles » (11.3). Mais le vocable ne figure plus, ni dans les DSM-III et IV [2], ni dans la CIM-10 [44]. La mythomanie ne fait partie ni des troubles dissociatifs, ni des troubles du contrôle des impulsions, ni des troubles des conduites de l’enfant ou de l’adolescent, ni des troubles de la personnalité de l’axe II. Le terme mensonge n’apparaît lui-même que dans l’un des sept critères de la personnalité antisociale du DSM : « Tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l’utilisation de pseudonymes ou des escroqueries. » On ne le retrouve dans aucun des critères de la personnalité histrionique. Des éléments proches de la mythomanie délirante ou névrotique (au sens large) figurent toutefois, sous d’autres dénominations, dans plusieurs classes diagnostiques du DSM :

  • le trouble délirant, type mégalomaniaque : « Idées délirantes dont le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou dune relation exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre », ce qui nous ramène, avant Dupré, aux descriptions de Foville et Dagonet ;
  • le trouble factice : « Production ou feinte intentionnelle de signes ou de symptômes physiques ou psychologiques, [sans] motifs extérieurs à ce comportement », ce qui renvoie aux faux hypocondriaques de Dupré et aux pathomimies de Dieulafoy (la pseudologie fantastique est mentionnée parmi les éléments permettant de faire le diagnostic différentiel avec un authentique trouble mental ou organique) ;
  • la personnalité narcissique : « Est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou damour idéal », caractéristiques proches de celles du délire de rêverie et du bovarysme ;
  • la personnalité borderline : « Mode de relations interpersonnelles instables []. Alternance entre des positions extrêmes []. Instabilité de limage ou de la notion de soi. »

4.2. Manuels

Le traité de Guelfi et Boyer [26], de même que la huitième édition du Synopsis de Psychiatrie de Kaplan et Sadock [31] décrivent toujours la mythomanie (ou pseudologia phantastica) dans leur partie sémiologique, au chapitre des troubles du contenu de la pensée, mais sans la rattacher à une pathologie mentale spécifique. Elle peut se rencontrer « chez des personnalités hystériques qui ont besoin de se faire valoir, chez les déséquilibrés, où elle est souvent plus consciente et utilitaire (escroquerie, usurpation de titre) ou chez des pervers qui agissent leur mythomanie avec malignité (lettres anonymes, dénonciations) » ([26] p. 41). Les ouvrages de synthèse récents sur les personnalités pathologiques [7,23] n’accordent pas davantage d’autonomie au caractère mythomaniaque. Pour Q. Debray et D. Nollet en 1995 [7], « le terme de deceiving personality revient souvent dans les écrits anglo-saxons. Ce faux ami signifie personnalité trompeuse. La tendance à enjoliver la réalité, l’aptitude au mensonge compulsif par nécessité, plaisir ou habitude, constituent en effet un trait des personnalités histrioniques, mais n’ont pas été prises en compte dans les classifications internationales, car trop peu spécifiques ».

4.3. Vers un regain d’intérêt ?

En 2005, une revue américaine approfondie de la littérature a toutefois fait le point sur le mensonge pathologique au début du troisième millénaire [12]. Les principales caractéristiques du trouble seraient la croyance du menteur à ses allégations (d’où parfois la difficulté du diagnostic différentiel avec un trouble délirant), un jugement clair sur tous les autres sujets, l’absence de planification et une certaine dimension impulsive, la possibilité dune reconnaissance partielle du caractère mensonger des propos, enfin l’absence de motivation extérieure (comme un gain financier), faisant de la conduite mensongère une fin en soi. Le mensonge pathologique doit être distingué de la confabulation, s’inscrivant dans le cadre d’un trouble mental organique (comme l’avait déjà relevé J. Delay), du syndrome de Ganser et du trouble délirant. Mais il peut se rencontrer dans le trouble factice et dans de nombreux troubles de la personnalité : borderline [51], antisociale, narcissique et histrionique (ce qui paraît de nouveau légitimer les relations entre mythomanie et hystérie). Enfin, 40 % des cas de pseudologie fantastique présenteraient des anomalies du système nerveux central [32]. Il n’en reste pas moins que la question de savoir si le mensonge pathologique est une entité diagnostique autonome, un syndrome ou seulement un symptôme, ne peut être tranchée : « On ne sait pas si le mensonge pathologique existe dans toutes les cultures, s’il y a différents sous-types du phénomène et si les menteurs pathologiques présentent suffisamment de symptômes prédominants, consistants et stables ou un ensemble de symptômes permettant la claire délimitation d’une entité clinique » [12]. En 2006, un numéro entier de 1Évolution Psychiatrique a été consacré aux mensonges — avec un point d’interrogation. À côté de contributions évoquant de possibles aspects contemporains de la mythomanie (fausses allégations d’abus sexuels, demandeurs d’asile), est retracée la naissance du concept de mythomanie infantile, replacée dans le contexte idéologique de son époque [38]. Quarante-cinq ans après l’étude de référence de Neyraut [1,42], publiée par la même revue, on peut donc croire à un regain dintérêt pour la question du mensonge pathologique. Mais intérêt ne veut pas dire réintégration dans la nosologie. Étendue progressivement à un vaste groupe de troubles, allant des pathologies de la personnalité aux psychoses délirantes, en passant par l’hystérie, pilier de la doctrine des constitutions qui est venue relayer le concept de dégénérescence au début du XXème siècle, la mythomanie a été en quelque sorte victime de son succès. Elle n’a pas résisté aux critiques de la psychologie dynamique (P. Janet dès 1909), de la psychiatrie phénoménologique (K. Schneider), de la notion de structure (Ey) et de l’épistémologie (rapports du normal et du pathologique selon Canguilhem). Trop vague, trop extensif, trop peu spécifique, le concept médical péjoratif de mythomanie sest dilué, vers le milieu du XXème siècle, dans lanalyse psychologique valorisante par le roman réaliste du mensonge, considéré comme antidote à un monde désabusé :

  • « Le mensonge est essentiel à l’humanité. Il y joue peut-être un aussi grand rôle que la recherche du plaisir et d’ailleurs est commandé par cette recherche » (M. Proust, Albertine disparue).
  • « La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir » (L.-F. Céline, Voyage au bout de la nuit).
  • « La vérité, comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule qui met chaque objet en valeur » (A. Camus, La Chute).

Références

[1] Adès J. In: La mythomanie. Psynergie. Ciba éd; 1987. p. 2–4.

[2] American Psychiatric Association. DSM-IV ; Washington. 1994.

Discussion

Dr E. Hache. – Louis-Ferdinand Céline, déjà cité, a écrit : « Le mensonge, un rêve pris sur le fait » ; c’est un homme qui s’y connaissait en matière de mensonges et de turpitudes… de collusion avec l’envahisseur nazi (il a suivi le maréchal Pétain dans son bref exil à Sigmaringen) après avoir dénoncé des juifs sous l’occupation et s’être livré à de violents pamphlets contre eux pendant cette période. Cette remarque, « Le mensonge, un rêve pris sur le fait », me semble nodale : donnant une exonération au mensonge, le banalisant, le disculpant, lui donnant un statut psychopathologique (comme celui du rêve) et abolissant lintention de tromper, abolissant la volonté même du menteur. En résumé, Louis-Ferdinand Céline, dans cette « description » du mensonge, souligne, pointe, le sens de ce signifiant pour lui, à savoir un signifiant à la croisée des chemins de l’hystérie et de la perversité.

Dr P. Nicolas-Charles. – M. Haustgen a fait allusion à un faux Louis XVII. En fait, il y en a eu beaucoup et il y a eu beaucoup de Jeanne d’Arc… Y a-t-il eu des études sur cette adoption de fausses identités, mais identités de victimes fabuleusement glorieuses ou objets célèbres de pitié ?

Pr M. Bénézech. – Pour compléter cette communication, je voudrais simplement signaler que le mensonge pathologique et la mythomanie « perverse » au sens de Dupré, en matière d’usurpation d’identité, de fonction ou d’identification à un personnage important, sont à différencier de l’escroquerie volontaire et utilitaire, de la confabulation et de certains délires appartenant préférentiellement au cadre de la paranoïa (érotomanie, filiation).

Dr J.-P. Luauté. – Par rapport au déclin de la mythomanie et à la quasi-disparition des mythomanies avantageuses type faux dauphin, on observe actuellement le contraire, c’est-à-dire le phénomène des fausses victimes, à la faveur du mouvement de compassion envers les victimes.

Réponse du Rapporteur. – Au Dr Hache : je vous remercie d’avoir rappelé cette célèbre formule de Céline, qui complète et confirme ma propre citation. Cela étant, l’auteur du Voyage au bout de la nuit n’est pas le seul écrivain du 20ème siècle à avoir tenté de « démystifier » les conduites mensongères, ainsi que l’attestent les citations de Proust, Camus et Malraux que j’ai données.

Au Dr Nicolas-Charles : Sur les faux Louis XVII, létude de M. Garçon, quoique déjà ancienne, reste la mieux documentée. Sur les fausses Jeanne dArc, on peut consulter le pamphlet de R. Pernoud (cité dans la bibliographie) qui concerne aussi bien les mystificatrices du 15ème siècle que les écrivains du XXème  siècle ayant « brodé » sur le thème. Je n’ai pas connaissance d’études d’ensemble sur l’adoption de fausses identités dans l’histoire.

Au Dr J.-P. Luauté : les fausses victimes sont déjà décrites par Dupré en 1905, au sein de la mythomanie maligne (hétéro-accusation calomnieuse).

Agenda. Organisation scientifique du harcèlement. Le harcèlement est leur métier (septembre 2009 – mars 2016). Des flics orduriers …

Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). L’organisation scientifique du harcèlement peut permettre de faire allusion à l’organisation scientifique de l’assassinat dont a parlé Robert Merle.

Cet article compte 23 000 mots et couvre la période courant du 4 octobre 2009 au début 2016.

 

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Le Chaos ! Au secours !!!

 

 

Automne 2006.

Je passe une annoncer dans Libération pour draguer Marie Drucker.

Eté 2009. Retour de vacances.

J’écoute une chanson de James Brond dans mon chambre intitulée Funky. Un flic commente : Vous êtes funky ? Les flics sont malades mentaux, désinhibés, sans aucune retenue, aucune limite.

Dans le RER, un vieux fou me dit par haut-parleurs : Tu nous casses les pieds. Tu ne veux pas retrouver Saïda ? Tu ne veux pas être Président ? J’avais tourné la page avec Saïda et je me fous d’être Président.

Prêt de la Poste, un vieux dingue me dit par haut-parleurs : Tu ne veux plus faire l’amour ? Avce qui connard ?

Mercredi 12 janvier 2010.

Tu vas pouvoir remercier Marie. Tu remplaces El Maleh.

Eté 2010. Quelques extraits de harcèlements chaotiques, plutôt psychotiques. Un texte bourré de contradictions. Que voit-on ? Un UMP délirant, pratiquant un abus de droit. On a subi ce harcèlement tous les jours pendant 2010.

Un flic hurle à côté de la porte d’entrée de la maison : Tu n’en as plus rien à foutre. Tu n’es pas musulman !

Jeudi 8 juillet 2010.

Ils vont être renvoyés.
On pense que tu vas être riche.
Ca n’est qu’une promesse sur laquelle les flics sont revenues ensuite …
Ils sont en train de culpabiliser.
Qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ?
Tu leur as donné un avertissement.
T’as pas encore trouvé le sujet ? Nous avons le droit de critiquer. Nous ne sommes pas des sujets.
Ta psy est d’accord avec toi.
Je n’étais pas d’accord avec le Dr Farcas.
On pense qu’ils sont fous.
Tu es en bonne santé.
Nous ne sommes pas tes sujets.
Tu vas te marier avec Sophie.
Ils t’ont maltraité. Elles ne pourront pas te maltraiter. Tu les as captivées. Elles se sont trompées. Elle ne t’a pas maltraité. Elle t’a sauvé. Ils t’auraient maltraité. Elles ne pourront pas te traiter de pédé.
On a regretté. Tu ne nous verras jamais. Ils se sont bouffés. T’as rien écouté.
Elle n’a pas voulu te casser. Elles sont toutes cassées. Tu crois qu’on t’a encore agressé. On n’arrive pas à t’aider.
Ils t’ont énervé. Tu ne sors plus. Fait comprendre qu’on pue. Tu n’arrives pas à nous tuer. On pense que tu as bien fait. Tu n’arrives pas à nous parler. Ils n’ont pas compris. T’as pas de fric.
On s’en fout de ces flics. Marre de ces flics. Ils sont blessés. On te comprend pas. Ils t’ont pas compris. T’as encore réussi. Tu passes ton temps à les casser.
Nous sommes la DST. On voulait te rencontrer. Faire un effort.
Marre de cette Droite.
Marie, elle s’est fait jetée. C’est toi qu’elle aimait.
Marie Drucker a passé son temps ailleurs …
Tu es un homme de cinéma. Tu nous as fait du grand cinéma.
On l’emmerde ce militant Nicolas.
Un Charlie Chaplin. Tu vas pouvoir te foutre de Michel Rocard.
Tu vas pouvoir nous remplacer.
Tu vas retourner enseigner la phystique-chimie.
Pression réitérée plus tard …
Ils voulaient te foutre en l’air.
Ils sont fous.
Elle en a marre que tu t’ennuies. Tu nous ennuies.
On s’en fout de cette Drucker. Remercier Aubry. C’est elle qui nous a envoyé. Michel, c’est un ami. T’as cru que Michel, c’est un ami. C’était un ennemi. C’est un fou. Tu n’es pas fou.
On entend de façon régulière des choses discordantes …
On veut que tu aies une belle voiture. On s’en fout de ces voitures.
Ils allaient te faire arrêter. Tu les as calomnié. Tu en as marre de ces calomnies.
On n’arrivait pas à te faire changer. Tu les as enfermés.
T’as pas encore compris ce qu’on fait. On voulait l’enfermer.
T’as pas encore compris qu’il fallait se la fermer. Notre journal.
Quel journal ? On ne le saura jamais.
Tu penses qu’on t’a tué. Tu nous as respecté. On les a tués.
Tu vas la bouffer ta psy. C’est elle qui t’a compris. Tu te bas avec papi.
Ils sont toujours avec toi. Ils ne se foutent pas de toi.
Tu crois qu’on est encore d’accord avec toi. Tu nous as fait des choses positives.
Tes psy ne sont pas avec toi. Ils en ont marre de toi.
Il faut parler de toi. Une chose que tu ne comprends pas. Ils ne parlent pas de toi.
Michel, tu le comprenais. C’est lui qui t’a aidé.
Tu vas pouvoir te ba
ttre avec Josy. Ils veulent la tuer Azimi.
Marie ne t’a pas encore tout dit. Elle n’est pas avec Sarkozy. Elle est avec toi.
Tu vas pouvoir bosser avec El Maleh.
Tu crois qu’on t’a jugé ? On t’a accepté.
On n’est pas d’accord avec toi.
Pourquoi tu es fou ? A cause de Martine Aubry. Elle va tuer l’UMP.
On veut te rencontrer. On en a toute marre de rigoler.
On est emmerdé. On ne sait pas faire de ciné.
Tu ne peux pas nous saquer.
Tu les as toutes eues. Tu n’es pas un homme gentil. Tu es un homme de mixité. Pourquoi on se battait ? On se bat pour la mixité. Tu es encore battu. Tu te bas avec papi. T’as compris. Ils ne peuvent pas te saquer. On n’est pas d’accord avec toi.
Plus besoin de perdre tes papiers. On pense qu’ils t’ont massacré.
On est en train de chercher. Elles se sont foutues de toi. Tu crois qu’on n’est pas avec toi. On est tous avec toi.
Tu as terminé. On t’a compris.
Je ne suis pas Josy. On en a marre de tes amis. Nous sommes avec nos Drucker. Je suis avec Michèle. Elle a dit qu’on t’a encore enterré.
On en a marre de raconter nos vies.
Nous sommes de grands enfants.
On t’a rassuré. Tu n’es pas avec Frédéric Taddéï. On s’en fout de Michel.
T’as regretté. On a regretté.
On ne vous a pas jugé. Tu nous rappelles Bourvil.
C’est pas de la méchanceté.
Elles ne veulent pas t’aborder.
Il faut avancer. Tu as fini.
T’es pas beau. T’es en train de nous maudire.
Tu a
ttendais l’été.
Faut que t’arrêtes de nous mentir. Ils ne vont pas te mentir.
Tu nous as fait passer une bonne semaine.
On en a marre de t’emmerder.
On en a marre de t’emmerder.
C’est de la méchanceté.
On t’a regre
tté. On pense que tu vas regretter.
Tu n’aimais pas militer. T’es en train de militer.
Tout le monde t’aime. On en a marre de pleurer. Il faut que tu changes de sujet.
Tu nous rappelles Molière.
C’était pas LO. C’était l’UMP.
Triste aveu …
On pense que t’as compris. Il ne faut pas dénoncer.
On sait ce que tu vas dénoncer.
Tu es un homme embarrassé. Tu es un homme révolté.
Tu nous rappelles Albert Camus.
Pourquoi est-ce que je tourne en rond ? Parce que les flics détiennent des données personnelles, qu’ils se croient en droit de commenter à domicile.
Tu vas avoir un manteau en cuir. Tu es avec Johnny.
Ils ont compris pourquoi tu aimes la musique. Tu n’aimes pas les conflits.
Comment savent-ils que j’aime la musique si ce n’est en sonorisant mon appartement ? C’est toujours la même chose : On est en face d’une grave violation de la vie privée. J’aime surtout la musique pour le plaisir qu’elle donne. Mais des musiciens nous disent que la musique est un  langage universel, qui met tout le monde d’accord.
Ca nous a fait plaisir. Tu vas nous faire plaisir.
Ca te fait rigoler. C’était une thérapie.
Tu n’as pas inventé. Tu nous as blackoutés.
Pas encore compris : Elles sont toutes folles.
On pense que tu as maigri.
Sonorisation de conversations privées.
Tu vas pouvoir voir Martine Aubry. Nous sommes battus.
On en a marre de ces furies.
Tu te mets du Collyre. Tu en as marre de nos folies.
Tu vas pouvoir faire une bouffe avec Frédéric Taddéï.
Tu ressembles à Taddéï.
Ils vont te faire gagner.
Tu te bas contre Taddéï. Tu n’es pas convaincu.
Tu ne pourras plus plaisanter. Ils veulent que tu rentres à la DST. Tu nous as embétés.
Triste projet.
Tu nous prends la tête. On est encore fou.
Tu n’as pas encore compris : Tu nous rappelles Smaïn.
Tu nous as jeté. Tu les as fait marrer.
Tu nous as tués. On ne t’a pas compris. Elle t’a pardonné. Tu es l’unique.
Tu nous racontes pas de conneries.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
Tu vas pouvoir voir Josy. C’est pas Josy. C’est tes amis.
Tu nous as tout appris. Tu crois qu’on ne t’a pas compris. Tu t’en fous de Baffie. Tu n’es plus Baffie. Tu t’es battu pour Baffie.
Il est impossible de comprendre ce que ces flics veulent dire par là …
Tu es un psy. Tu ne racontes pas de conneries. C’est indécent. Tu n’es plus avec Marie.
C’est pas des conneries. Tu t’es foutu de Chichi. C’est lui qui t’a compris. Il s’en fout de Marie. C’est pas des ennemis.
Nous sommes malheureux.
Tu te bas contre Marie. Tu fonctionnes comme Ghannouchi.
Elle regrette ce qu’elle t’a fait. Elle t’a exécuté. Elle s’est renseigné. Ce qu’elle t’a fait. Pas jugé. Elle t’a accepté.
Tu es un homme marrant.
On sait ce qu’on t’a fait. Tu n’as pas résisté. Tu es un homme malin.
Elles ne vont pas cafter. Elles t’ont cassé. Elles sont caspiennes.
On a compris ce que t’as fait.
C’était Taddéï. Il t’a attaqué. On t’a défendu.
Elles t’ont attendu. On pense qu’elles t’attendaient. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elle t’a cassé. Tu vas les casser. Elle s’en fout de ta beauté. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elles sont perdues. Elles t’ont défendu.
Elle sait ce que tu fais. Elles t’ont espionné. Tu vas les tuer. On pense qu’elles vont se casser. Ce qu’on te fait : On veut que tu bouffes la DST.
Tu n’es plus un Ministre ?
Je n’ai jamais été Ministre. On est en face de flics délirants.
Tu n’as rien fait.
Tu sais qu’on vous observe.
Très bel aveu …
Elles sont déçues. Tu n’es pas convaincu. Tu n’agis pas. On en a tous marre. Il fallait agir en semi-liberté

On ne t’a pas encore compris. On t’a souri.
On veut te sécuriser. Tu es un homme gentil.
On sait qui t’a défendu. C’est la DST.
Tu les as shoutés.
Tu as crée.
On sait que c’est vrai.
Elles ont dit que c’est pas dur. Elles ne sont pas rassurées.
T’as eu raison de ne pas les écouter.
On s’en fout de ce
tte saleté. Elle en a assez fait. Elles ont cafté.
T’as trouvé. On s’en fout de ce
tte saleté.
On voulait que tu nous parles de toi.
Ce fut fait plus tard avec mes blogs, que je n’avais pas ouvert au public, mais qui ont été divulguées tout de même …

Vendredi 9 juillet 2010.

On n’arrive pas à vous réveiller. Vous vous en foutez de travailler. Vous ne voulez pas travailler. Tu vas nous faire travailler. Ils ont compris que tu étais expérimenté.
Il y a eu un problème avec la télé. Nous faire travailler. On va la bouffer cette télé. Ils t’ont encore attaqué. Plus de chimie.
Ils ont dit que c’était un meurtre. Il t’a fusillé.
Le meurtre est venu d’une autre façon, à petit feu, avec un traitement iatrogène, corsé, associé à un tabagisme.
On s’en fout de vous faire travailler.
Tu crois qu’elle s’est foutu de toi.
Tu vas pouvoir nous corriger.
Tristes aveux …
C’est pas normal ce qu’on fait.
C’était toi le plus fort. T’étais un homme expérimenté.
On pense que tu es un homme extraordinaire.
Tu fonctionnes comme Albert Camus.
T’étais très copain avec ta soeur.
On ne s’en fout pas. Nous sommes des policiers.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Tu n’es pas salarié. On pense qu’elles t’ont jugé. Elles ne pourront pas te juger. On est tous emmerdé.
Tu nous as tué. On n’arrive plus à te parler.
Elle va nous bouffer. Tu n’étais pas député. Tu es fou. On s’en fout de tes carnets. Ils t’ont infantilisé. Tu nous as détruits. On n’est pas détruit. On s’en fout de ta vie. Tu l’as intéressée Marie.
Te faire Serge July. Ils en ont marre d’être mal orientés.
Tu nous as fusillé, persécuté. On t’a infantilisé.
Tu fonctionnes comme un PDG.
Faire une rencontre avec Serge July. C’était Serge July.
T’en avais marre de ce
tte affaire.
Pense comme Serge July.
On pense que t’as fini. Nous sommes impolis.
Tu nous as encore supporté. Ils t’ont tous attaqué.
T’en avais marre d’être jeté. Personne ne t’a changé.
Elle ne va pas te shouter. Tu l’as rassurée. Elles se sont amusées.
Ca ne vous a pas rassuré.
Tu ne t’intéresses pas au PS.
Tout à fait exact …
Elles vont nous tuer.
Rencontre JP Marielle.
On ne t’a pas compris. Ce sont des caspiennes. Passe leur temps à t’attaquer.
Ils en ont marre de se bouffer.
Elles ne sont pas caspiennes.
C’était pas une maladie. Ils t’ont attaqué.
Bel aveu …
On a compris ce que tu vas nous faire. Ca les a agacées.
Elles t’ont encore attaqué. Tu les as faits flipper.
T’as un grand trou dans la tête. Tu leur as demandé d’arrêter.
Ils se sont encore foutus de ta tête. Ta tête va encore éclater. Nos têtes, elles vont éclater. Tu n’arrives pas à t’éclater. Ils sont tous massacrés. On t’a tous compris : Nos têtes vont éclater. Ta tête, elle va éclater. Elles passent leur temps à rigoler.
On pense comme toi. Ca nous fait du bien. On est toutes contentes. On veut se marier avec toi. On fonctionne comme toi. On est toutes comme toi. Elles sont toutes comme toi. Elles font toutes comme toi.
Tu fonctionnes comme Zola.
Ca le regarde pas. Pu faire un grand psy.
Tu nous as agacés. Tu nous as fait culpabiliser.
Elle ne te comprend pas : Pourquoi tu nous as fait tout ça ?
Tu allais nous lâcher. Nous sommes la DST. On était tous OK.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Nous n’arrivons pas à nous arrêter.
On s’en fout de ces Drucker. On s’en fout de ces bonnes personnes.
Tu es un homme intéressant.
On pense que tu vas intéresser les gens.
Ils ont tous marre de ta cruauté.
Je n’ai point de cruauté mentale, ce dont les amantes de Chaplin l’avait aussi accusé jusqu’au procès … Je ne suis point un Sade : Je n’ai personne avec qui être cruel. Il faut aussi être méfiant de la cruauté envers soi-même.
On pense qu’elles ont vomi.
Ils ont tous arrêté. Compris que ça allait exploser.
Marre d’être exposé.
Mal pour les Drucker. Ils t’ont trouvé super.
T’as pas encore trouvé. Ils t’ont questionné.
Tu es un grand psy. Ils ne voulaient pas te rencontrer. C’est eux qui t’ont fait tout ça.
Pourquoi on voulait te rencontrer ? On voulait les tuer.
Ca ne va plus. Tu es un homme fort.
D’accord avec toi : Elles t’ont toutes espionné.
On s’en fout de ce cinéma. Plus besoin de faire du cinéma.
On t’a trouvé super. Tu as réussi.
On est tous d’accord avec toi. Ils se sont foutus de toi. Il faut que t’arrêtes de te foutre de toi.
On s’en fout de Marie.
Elles se foutaient de toi. On s’en fout de cette Drucker. Tu vas pouvoir le bouffer Michel Drucker.
Faut que tu la bouffes ta psychiatre. On s’en fout de ta psychiatre.
Ton voisin, il est mort.
Elles sont avec toi.
Tu es un surhomme.
On te croyait. T’as pas inventé.
On en a tous marre de se dénoncer.
Ca les a fait rigoler.
Ils ont tous réagi. On a tous réagi.
Ca nous fait rire.
Ca va encore marcher.
On s’en fout de ta Naïma. Tu vas pouvoir nous dire merci. On est tous d’accord avec toi.
Il faut que tu roules en Ferrari.
Marie Drucker, elle pue. C’est elle qui t’a insulté. Ca nous a rassuré.
Elles ont tout arrêté. Tu vas te faire buter.
Tu nous rappelles Mickaël Moore.
Tu nous as éclaté. On pense que t’en assez fait.
Ils s’en foutent de cette Drucker.
T’as pas encore trouvé. C’est des saletés.
On en a marre de ce
tte bonne nouvelle.
On en a marre de ta psychiatre.
Tu n’es pas un homme vieux jeu.
Elles en ont marre de t’écouter.
Tu les as dépassés. On veut qu’elles te fassent un chèque.
Tu n’as pas toujours été seul.
Tu n’es pas coco. Nous sommes tous communistes.
Tu les as calmé. Ca s’est calmé.
Nous sommes des terroristes. Ils se sont énervés.
Ils se sont enfermés. Ca s’est calmé.
On n’est pas d’accord avec toi. Ca nous prend la tête. Ca ne nous regarde plus.
Il faut t’arrêter.
Tu vas nous écouter. Ce ne sont pas tes amis. Tu es en bonne santé.
TOUS MARRE DE CE CARNET. Pourquoi me harcèle-t-on ? Est-ce que ça fait sens ? On m’a donné le métier de scribe …
Tu leur as fait comprendre que c’est grave.
Nous sommes des gens graves.
Qui t’a parlé de tout ça ? Nous sommes tous responsables. On s’en fout de Marie Drucker.
Ils ont dit qu’on pue. On a tous compris : Ca pue.
T’as pas encore découvert ? On s’en fout de Michel Drucker.
On avait tous mal pour toi. On pensait que ça allait marcher.
Nous sommes toujours avec toi.
C’était une fâcherie. Ils étaient tous fachés.
Ils ont dit que tu étais intelligent.
Tu nous rappelles Bourvil.
On pense que t’es un molasson.
J’étais, je suis ralenti par les harcèlements. On ne fait point d’un âne un cheval de course.
T’aurais pu faire producteur.
Tu les as trouvé malpolis.
Ils t’ont trouvé.
Tu ne nous as pas supportés.
On n’arrivait pas à vous marier.
Avec Marie Drucker. Prise de tête imaginaire de 12 ans … 2006 – 2018.
Tu es un Stanislavski. Le créateur de la méthode l’Actors Studio.
Tu n’es pas rentier. Ca nous fait marrer.
T’en as marre de t’enfermer.
On s’en fout de ces gugusses.
Nous en avons marre de la Droite. C’est eux qui t’emmerdent.
Tu t’emmerdes. Elle nous emmerde.
On s’en fout de Josy. On s’en fout de cette religiosité.
Tu n’as pas encore compris ? On s’en fout de ce
tte Aubry.
Je suis avec Sarkozy. On t’a compris.
On te trouve gentil. On ne l’aime pas Josy.
Ils te manipulent.
On t’a compris. T’allais être meilleur que lui.
Tu nous as fait du bien.
On se demande ce que tu veux. Tu nous en veux.
Tu nous as oubliés. On veut te recruter.
Abus de droit par un groupe …
On ne t’a pas humilié.
Ils te prennent la tête.
On n’arrivait pas à t’oublier.
Il faut que tu fasses équipe avec Sarkozy.
Projet cauchemardesque …
Tu es un homme sain.
Nous sommes tes amis. Tout ça, c’est interdit.
Triste vérité …
Tu leur as foutu la trouille.
C’était Sarkozy. On s’en fout de ces Sarkozy.
Nous sommes socialistes.

Samedi 10 juillet 2010.

Tu es un homme intelligent.
On a une responsabilité.
Ils nous ont arrêté.
Marie Drucker. T’es un ami. Elles t’ont tout pris. Elles racontent tout à Sarkozy. Elles ont menti. Elles vont être renvoyées.
On a tout compris. Elles ont eu tort de te dire ça.
Elles t’ont encore attaqué.
Des andouilles. T’as pas la trouille.
Tu es un grand Monsieur. Tu vas retrouver Marie.
Tu es mon Sami.
Tu es un Sami.
On veut t’offrir une belle voiture.
Tu nous prends pour des pourris.
Tu vas finir par parler.
Je m’en fous de parler …
Tu vas pouvoir rencontrer Brad Pitt. Tu nous as détruits.
Ce sont des fous. Elles sont folles.
On s’en fout de ce cinoche.
Nous sommes tes avocats.
Tu l’as bouffée Marie Drucker.
Marie se fait encore bouffer.
Tu vas pouvoir nous le faire ce cinoche.
Ce sont des fous.
Tu leur as dit. C’est des fous.
Tu leur as fait comprendre : C’est privé.
Ca a du mal à leur rentrer dans la tête … Idem en 2013.
Tu es un super avocat.
Nous sommes tes chéris. On t’aime.
Tu n’as pas encore compris : On t’aime.
On en a marre d’être enfermé.
Tu es un Prix Nobel.
Nous sommes folles.
T’aurais pu faire un bon psy.
Tu crois qu’on a tout inventé.
Tu ne travailleras plus jamais.
On t’a défendu. On t’a représenté.
On pense que t’as découvert : Ca venait du WIFI.
Ca venait d’une puce installée en série sur les PC …
On est embêté. Ta mère, elle nous a tués.
Pas encore compris ce qu’on te fait : On s’en fout de la DST.
On a tous mal pour Marie. Elle voulait t’accompagner.
Nous sommes la DST.
On pense que c’est Sarkozy.
Ils te prennent pour un bouffon.
T’as pas encore compris. C’est Marie. C’est elle qui veut t’embêter.
Tu leur causes du souci.
Ils ne vont pas te bouffer. Tu les as dépassé.
On ne te comprend plus. Qui t’a maltraité ?
Tu ne sais plus où aller. On les a tué.
Tu es un super avocat.
Tu t’en fous de ce
tte psycho.
T’as pas encore compris ? Tu nous as tués.
L’agonie a continué jusqu’à aujourd’hui en 2018 …
Elles ont exagéré.
On pense qu’elle te trouvait gentil. Tu l’as tuée.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
On veut que tu roules en Ferrari.
Tu les as coincés.
Tu nous rappelles Schwartzie.
Ils voulaient que tu travailles pour DMD.
Ils t’ont consulté.
Tu ne pourras plus te foutre de Marie. C’est ton amie.
Tu es un Omar Sy.
Tu es un homme excellent. Délire droitier.
Les UMP se prennent pour des élites …
Tu vas pouvoir te foutre de ces procès.
C’est eux qui t’ont fait un procès.
Nous ne sommes pas tes parents.
Tu es notre avocat. Ils ont lu Zazie.
T’étais un mec marrant.
Ils ont dit qu’ils ne sont pas d’accord avec toi.
Ils se sont amusés avec toi.
T’as pas encore compris : Ca pue.
On était toujours avec toi.
Ils ne sont pas d’accord avec toi : Tu ne les comprends pas.
On t’a encore trouvé gentil.
On en a tous marre de ce complot.
On t’a compris. Tu es un psy.
On s’en fout de ces psy. Il faut que t’ailles en Tunisie.
T’es en train de devenir psy. On a tous compris.
On te dit merci. On s’en fout de ta vie.
Tu vas pouvoir te foutre de ces Ventura.
Tu t’en fous de ce
tte Aubry.
Elles t’ont jeté.
Tu es un bon psychiatre.
On pense que tu vas nous faire du cinoche.
T’es en train de faire souffrir Candy.
Tu crois que nous sommes psychiatres ?
Bel aveu de bêtise … de mythomanes.
Tu as réagi.
Vous nous faites chier.
On n’arrivait pas à t’arrêter. On s’en fout de ce
tte Aubry.
Tu vas nous faire Schwartzie.
Tu n’as pas encore tout appris ?
IL S’EST ENFUI.
On est comme toi. On n’aime pas tout ça.
On était d’accord avec toi.
Tu nous as tout pris. Tu es un génie.
On pense qu’on t’a tout pris.
Ils ont ri. T’étais meilleur que lui.
Tu n’es pas assujetti.
Tu leur as donné des idées. Tu as une bonne idée.
Ton papi. Tu es un homme droit. Ils t’ont accepté.
Ils n’ont rien fait pour toi. Ca nous fait marrer.
On s’en fout de sa CNIL.
On pense que tu as mérité.
On pense qu’on a les mêmes idées.
Elles t’ont réservé une surprise.
Ce sont des gens différents. Tu les as inspirés.
Marie, c’était une amie.
On en a marre de tes amis. Les Drucker, c’était des amis.
T’as pas encore compris que t’avais un ami. C’est ton papi.
Tu es un homme merveilleux.
T’as encore trouvé. On pense que t’as fini.
On pensait que t’avais trouvé. C’était une amie.
On s’en fout de Marie Drucker. Elle va se faire foutre.
Tu leur as fait penser à Schwartzenegger.
Tu en as marre de nos folies.
On va te faire un cadeau.
On s’en fout de ces Ferrari.
Tu es notre héros. On t’a trouvé beau.
Tu es notre Lino.
Je ne peux pas remplacer le Lino, c’est de la moquette que j’ai chez moi.
Tu n’es pas un jouet. On s’en fout de ces chieurs.
Tu t’en fous d’être riche. Tu es un homme riche.
On a regre
tté.
Tu vas pouvoir la gagner ta coupe du monde.
C’était Nawell Madani. Elle est intéressée par Sami.
Un homme chéri. Chéri par Marie.
Faire la paix avec tout le monde.
On sait que t’arrives pas à rencontrer.
On veut que tu nous fasses du ciné.
Ils t’ont espionné.
On s’en fout de Marie.
Il faut que tu nous fasses ton ciné.
Tu n’as plus rien à foutre ici.
On se demande comment tu fais pour être ici.
On se demande ce que tu viens faire ici.
Tu t’en fous d’être ici. On voulait que tu rencontres Sarkozy.
Ils ne sont pas avec Aubry. Tu te bas avec Aubry.
On te trouve rigolo.
On pense que ça va changer.
On t’a appris à être gentil.
Ton grand-père t’a encore aimé.
Elles se sont enfuies.
Ils sont insupportables.
On s’en fout de cet Etat. Tu n’es pas un homme d’Etat.
Tu penses que tout est possible.
Ce qui n’est pas tout à fait exact … Je ne suis pas comme El Maleh, qui lui est sarkozyste.
On s’en fout de Sarkozy.
Ils t’avaient choisi. Voulait que tu succèdes à Sarkozy.
On nageait en plein délire …
Tu es un gentil.
On ne te trouve pas gentil. Tu vas comprendre Marzano.
On s’en fout de ces Ferrari. Ils t’ont menti.
Où est-ce que tu vas trouver tout ça ?
On s’en fout de ce cinéma. Tu es sympa.
Tu ressembles à Ventura.
Tu fonctionnes comme tes parents.
Ca venait des Ventura. Te trouver un contrat.
Comment t’as fait pour comprendre tout ça ?
On s’en foutait de tout ça.
Tu nous as fait une bonne enquête.
Pourquoi ils font tout ça ? Ils voulaient que tu sois sympa.
Et finalement, on tombe sur des flics très antipathiques, des prétendus modèles de vertu.
Tu nous as réconcilié. On veut la tuer Marie.
Elles te racontent des conneries. C’était ton papi. Il t’a applaudi.
Tu es un homme chéri par Marie.
Tu leur as fait du Marzano. Elles t’ont trouvé super.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
Arrête de fumer. Ce n’est pas fait pour toi.
Tu les as commandés. Ca les a tués.
Les bouffer ces Drucker.
Tu sais ce que les Drucker ont répondu : Ils ont dit que tu t’étais pas trompé.
Tu fais comme Marzano.
On s’en fout de Michel Drucker : Il t’a rien fait. Il t’a tout fait. Il voulait que tu te battes pour Faustine. Michel Drucker s’est fait engueuler. Ils vont l’enfermer. C’est lui qui te répondait dans Libé.
On sait que c’est pas normal ce qu’on t’a fait. On pense que Michel, c’est un pourri.
On pense qu’ils ne t’ont pas compris. Tu nous as détruits.
On pense que t’as pas compris. On t’attend.
Ils attendaient quoi ?
On pense que c’est un fou. On s’en foutait de Billiot.
On s’en fout de Marie. Ce que tu nous as fait, c’est super.
T’as pas encore compris que t’es une putain ?
Je me faisais copieusement insulté.
On s’en fout de ta Michel Drucker.
On pense que tu es comédien. On pense que t’avais trouvé. Ils voulaient tout savoir sur ta vie. C’était interdit. On s’en fout de ton autofiction.
Aveu très révélateur et véridique, vérifié. On les a supprimés.
Nous sommes tes clients. T’étais qu’une putain.
On s’en fout de Marie. Pourquoi elle a recommencé ? Tu lui plais. Elle t’a accepté. On pense que tu l’as fait craquer. On pense que t’as trouvé. On t’a volé. On s’en fout de Jugnot.
On veut t’annoncer une bonne nouvelle. Tu fonctionnes comme El Maleh.
Ils ne t’ont pas bouffé. Tu les as bafoués.
On veut que tu le gagnes ce procès.
On s’en fout de Marie. C’est elle qui t’espionnait. On s’en fout de Michel Drucker. Ils vont faire la paix. Ils te jugeaient.
Ils t’avaient choisi. Ils voulaient que tu remplaces Sarkozy. On en a toutes marre. Tu en as marre. Ils en ont marre. Tu vas devenir une star.
Tu nous mens. Tu es comédien.
On voulait que tu remplaces Sarkozy. On t’a choisi.
On nageait en plein délire …
Pour toi, nous sommes folles. On n’arrive pas à t’oublier.
Ils vont encore te tuer.
On n’arrive pas à t’aider.
Il n’y a rien de concret.
Nous y voilà. C’est exactement ça. Nous sommes en face de flics psychotiques.
Ils t’ont torturé.
Nous sommes fous. On est tous d’accord avec toi. Nous sommes avec toi. Ils te racontent n’importe quoi.
On sait ce qu’ils vont faire. Ils vont nous arrêter.
Très bonne nouvelle qu’on attend toujours 8 ans après.
Personne ne t’a choisi. Elles se sont amusées.
Tu as encore réussi.
Ils veulent t’expulser.
Très bon aveu, vérifié maintes fois par la suite, la manifestation d’un néonazisme français …

Automne 2010.

En somnolent un soir, je vois en rêve Marie Drucker effrondée en pleurs. Le policier qui lit dans mes pensées a analysé mon rêve par lecture de la pensée et a commenté : Tu crois que tu l’as fait pleurer Marie ?

Automne 2010.

Rue Ordener dans le 18ème arrdt de Paris, près du domicile de mon ami Jérôme, une voix qui ressemble à celle de ma soeur Sonia me dit : Elle est bien roulée ma soeur (commentaire que j’avais fait sur la photo de ma soeur en maillot de bain postée sur Facebook). Ta meuf, c’est Marie !

Mars 2011. Exemples de propos chaotiques une fois de plus,
reproduits tous les jours de 2011. L’actualité du moment, c’était de faire Ventura, ce dont les flics doutaient … ou Onassis. Les flics passaient la brosse à reluire et en 2015, ça a basculé dans
l’inverse : Une haine épouvantable.

Un soir de 2011.

Je regarde dans ma chambre à la télé une émission sur l’histoire de l’humour. Une jeune flic me hurle dessus : TU ES HUMORISTE ?

Jeudi 17 mars 2011.

On s’est pris la tête. On est tous content.
Tu n’es pas Ventura. On a compris.
Tu nous as tués. Tu nous as rassuré.
On t’a pas rejeté. On comprend rien.
Tu ne nous fais pas Ventura.
Tu es un homme malheureux.
Nous sommes tes syndicats.
Il faut que tu trouves du travail.
Tu vas remplacer Lino.
On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Ca va aller. Tu as gagné. Tu vas pouvoir te marier.
Nous sommes tes agents.
Tu n’es pas Ventura.
Tu vas nous faire Ventura.
On n’arrive pas à t’appeler.
Incompréhensible, psychotique …
On t’a compris.
Nous sommes producteurs.
Tu n’es pas Ventura. Tu réfléchis.
Tu as gagné. On a tous compris.
Il faut que t’arrêtes.
Tu n’es pas un homme discret.
Il faut que t’ailles mieux.
Tu te compares à Lino.
Il faut que tu travailles.
Tu deviens fou.
Tu es affreux.
On a l’habitude. On ne t’a pas rejeté ?
On avait tous compris. On est avec toi.
Qu’est-ce que tu fais ici ?
Il faut que tu fasses une formation. On a compris.
Tu n’es pas un homme heureux.
Tu nous as eus.
Tu te passionnes pour Ventura.
Une bonne nouvelle. T’as trouvé.
Onassis. On va te faire une fête.
T’arrives pas à comprendre qu’il faut t’arrêter ?
ARRETER QUOI ?
T’es encore en vie ?
Nous en avons marre. Tu as eu le bon comportement.
On est content. On est d’accord avec toi.
On n’arrive pas à se décider.
C’est terrible. Tu réussis. Tu nous as fait du bien.
Tu n’es pas Ventura.
Personne ne veut te tuer.
Elles se foutaient de ta gueule.
Tu n’avais pas compris ? Tu es un Gabin.
Tu te fais chier. Ca va marcher. On t’a compris.
Nous avons mal. On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu réussis. On va te faire gagner.
Tu as réussi.
Tu es Sami. Notre Sami.
On te l’a dit : T’es Onassis.
Tu nous fais Ventura. On ne comprenait rien.
C’est un mystère.
Tu vas pouvoir travailler.
Ils ne t’ont pas retenu. A cause de tes cigarettes.
On ne te supporte pas. Tu ne nous supportais pas.
Tu nous emmerdes. Tu crois qu’on aime Marie Drucker …
Leur Directeur.
Tu rêves.
Tu nous as fait un truc important. On veut que tu sois content.
Tu as réussi. Il faut que tu gagnes ton procès.
Marre de Marie Drucker. Nous sommes avec toi.
Il faut que tu arrêtes. Que tu nous respectes.
On ne t’avait pas encore compris ? Tu vas battre Ventura.
Tu nous as fait une comédie. On s’en fout de ta Drucker.
Nous sommes des sauvages. On passe notre temps à vous tuer.
T’as pas encore trouvé ? Tu nous as contactés.
T’as encore tout raté. Nous sommes graves.
Ils voulaient que tu rentres à l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir revoir ta mère.
Tu nous as menti. Il faut que tu respectes Arlette Laguiller.
Nous sommes les militants Laguiller.
Tu t’en fous de cette Ventura.
Tu es avec Laguiller.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait. On regrette ce qu’on fait.
On s’en fout de cette formation.
Tu es magnifique. Tu as gagné.
Faut que t’arrêtes de foutre le feu. (???).
Tu nous as compris. Vous êtes des gens chéris.
Nous sommes des syndicats.
Nous sommes des magistrats.
Nous sommes communistes.
On veut se foutre de Marie Drucker. Elle t’a tué.
Bel aveu …
T’es gentil. On pense que t’as compris. Nous sommes les LO, les Sarko. On est avec toi. Propos contradictoires, psychotiques, qu’on retrouvera pendant l’été chaotique de 2013.
On t’a supplié. On veut que tu fasses du ciné.
Tu t’en fous de notre Drucker. On peut rien faire.
Il faut que tu adhères à notre syndicat.
Tu ne comprends pas. On en a ras le bol.
Je suis une amie. Je me suis occupé de toi. C’est difficile. Nous sommes en alerte.
Psychotique …
On veut t’offrir un contrat. Tu vas mettre en scène.
T’es un homme fort. Tu te prends la tête.
Tu crois qu’on t’a oublié ?
Pourquoi tes plaintes sont sans suite ? Ils vont devenir fous. Ca nous emmerde.
Tu nous as montré que tu existes.
Tu veux nous voir.
T’as vécu un énorme malheur. Et ce n’était pas fini …
Ca s’est poursuivi pendant plusieurs années.
On t’aime. Il faut tu sois content.
Ca va aller. Nous avons exagéré. On va t’aider.
T’as pas encore compris. On s’en fout de Chirac. Il faut que tu termines ton procès.
Tu dois prouver que tu es Ventura.
Comment tu vas faire pour enseigner ?
Ca te rassure. Nous ne sommes pas au courant ?
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a aidé.
Tu as compris. On te trouve différent. On ne veut pas te forcer.
On va te faire partir. Tu es mort. On t’a compris. On veut te rencontrer.
On t’a compris : Tu t’en fous de Marie Drucker.
On t’a compris. On te contrôle.
Tu t’en fous de faire de la télé ? Tu ne nous as pas encore compris ? Marie Drucker.
Ca nous emmerde.
Tu nous emmerdes. Tu as compris. C’est un film.
On sait ce que tu sais. Tu nous as eus. C’est bon.
Ca va. On n’arrive pas à te parler.
Tu vas pouvoir comprendre Laguiller.
Tu es docteur.
T’as trouvé. Tu vas pouvoir travailler. Il faut que tu travailles pour Laguiller.
Ton père, il a eu peur.
On s’en fout de la France. Tu n’es pas Ventura ?
Tu subis. On t’a compris.
Tu n’as pas encore compris ?
Tu nous fais de la psychologie. T’es pas encore mort ?
Tu nous rends malades.
Elle veut qu’on t’offre un contrat.
On t’a signalé. On sait ce que tu veux.
Tu intéresses toute la France.

On sait ce que vous pensez. On a terminé. Tu vas pouvoir finir de nous shouter. Tu nous fais peur. Tu as de l’espoir. Tu nous fais Ventura. Tu ne dois pas nous faire Ventura. Nous sommes surprises. On a compris ce que tu veux. Tu as de la nostalgie. Tu fais ce que tu peux.

On t’a compris : Tu es avec Marie. Tu veux vivre avec Marie. Ils ont annulé. On t’écoute. On t’avait compris.
Elle a compris. Tu es gentil. Ce que tu racontes, c’est faux.
Tu vas pouvoir nous pardonner. Elles veulent que tu lui roules une pelle.
On regrette ce qu’on te fait.
T’as pas encore compris ce que tout le monde fait ?
Nous sommes différents.
Tu vas faire comme Ventura.
Tu nous as arrêtés. On fout le feu.
Tu es Ventura. Il faut que tu nous fasses ton ciné. Ca vaut le coup. Tu as peur.
Tu nous en veux. Ton rêve, c’est le cinéma. Tu te trouves laid.
Ton rêve, c’est de faire Ventura.
Nous sommes tes amis. Tu vas pouvoir te réveiller.

Vendredi 18 mars 2011.

On s’est parlé. On t’a encore compris.
Pas encore compris que t’es libre ?
Je n’étais pas vraiment libre en France toutes ces années …
Tu crois qu’on t’a menti ?
Il faut qu’on t’arrête. Tu es en bonne santé.
Tu n’as pas encore compris. Cigarettes.
Nous sommes communistes.
C’est une injustice. Tu n’es pas malade.
Très bel aveu …
On est avec toi. On veut t’aider.
Ca nous embête.
On te casse les pieds.
Tu vas nous faire Ventura.
Nous sommes les LO.
Comprendre ta révolte. On va te chercher ?
Je n’ai rien demandé … Qu’on me foute la paix.
Au départ, on était avec Drucker.
Tout est fini.
Tu nous emmerdes. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu n’es pas Ventura. Tu es Rio.
Nous allons perdre. Vous rêvez. Tu vas pouvoir être copain avec moi.
Tu es un salaud.
On s’en fout de Marie. On t’appelle Rio.
Tu vas remplacer Ventura.
Tu nous as eus. Ventura.
On regrette ce qu’on t’a fait. Tu es d’accord avec nous.
On ne s’en fout pas. Elle regrette ce qu’elle t’a fait.
On t’a compris. Tu as éteint le feu.
On est emmerdé.
Tu aurais du être le premier.
Tu te sens foutu. Tu nous as enfermés.
On te remercie. T’es toujours en vie.
Tu es un activiste. Ca va passer.
Nous sommes avec toi. On te dérange.
On t’a compris, Oh !!!
On regrette ce qu’on t’a fait.
On s’est tous mis d’accord avec toi.
Tu nous as mis du plomb dans la tête.
Ca y est. T’as trouvé ? Tu vas pouvoir travailler. C’est une grosse prise de tête.
T’as envie de travailler. Tu vas travailler.

Tu n’es pas Ventura. Tu es meilleur que ça.
Tu crois qu’on n’est pas avec toi ?
Tu vas pouvoir te foutre de ce gouvernement.
On t’a éliminé. Tu ne trouves rien. On est d’accord avec toi. Nous sommes morts.
Tu nous en veux. Ca va mal pour toi. On a fait ton procès. Ca va pas.
T’es un homme de théâtre. On t’a compris.
T’as un énorme problème. Tu vas pouvoir comprendre ce qu’on dit.
Tu vas te la fermer. Tu es fou : Tu vas pouvoir comprendre Ventura.
C’est un accident. On voit ce que tu veux dire.
Tu as perdu. On s’en fout de Marie Drucker.
Tout ça, c’est pas important.
Tu es Ventura. On te trouve normal. Ca va aller.
Tu nous as énervés.
T’as trouvé. Nous sommes l’UMP.
Voilà : On a trouvé l’os sur lequel je suis tombé …
Tu n’es pas Ventura. On veut te faire réfléchir.
Qu’est-ce que tu veux faire ? Tu n’es pas un homme compliqué.
Ils ne t’ont pas encore compris. On est d’accord avec toi.
Tu nous as demandés d’arrêter. On s’est arrêté.
On s’en fout de ces professeurs.
On n’arrive pas à comprendre ce qui t’arrive. Il faut te reposer.
Tu te prends la tête. Tu nous en veux.
Tu nous fais Ventura.

Samedi 19 mars 2011.

Il faut que t’arrêtes de fumer.
C’est pas encore fini. Tu n’es pas Ventura.
On devient fou.
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’a compris. On t’a trouvé super.
Il faut que tu passes le CAPES. On a compris.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu as tué Marie Drucker.
Tu nous as ba
ttus. Il faut que t’arrêtes.

C’est une dépression. Tu ne comprends pas. On t’a sauvé. Sauvé de quoi ? C’est une iatrogénie (maladie causée par un médicament, affaiblissement intellectuel, apparence de psychose).

Tu nous fais notre procès. On te trouve terrible.
On t’a encore tout dit. On t’a arrêté.
On veut te calmer.
En harcelant, comment vont-ils faire ?

On veut que tu aies des enfants. Ca va bien. On t’a tué. On t’attend. Tu réussis. Tu vas comprendre ce qui se passe. Il faut que tu refasses du théâtre. On t’avait compris.

On ne s’en fout pas. Tu veux souffrir. C’est faux. On veut t’hospitaliser. On veut que tu retournes à l’école. On le fait ce procès. Tu crois ce qu’on dit.
On va te faire un cadeau. On s’en fout de ces cadeaux. On veut t’offrir une maison.
Promesse imaginaire, baratin, intox …
T’as rien à raconter ? On ne te comprend pas.
Ca nous fait du bien. Tu nous as émus.
Tu as un énorme courage. Tu nous prends la tête.
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a tué.
Ca nous emmerde.
T’as trouvé. Tu vas être acteur.
Tu vas pouvoir faire une demande en mariage.
On s’en fout de ton carnet. On t’a compris.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Faut que t’arrêtes de fumer. Tu es une célébrité.
Tu prends la bonne décision.
On t’a compris. Marre de ton lit.
T’as pas compris ce qu’on veut. T’as trouvé. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié … J’ai été gravement harcelé par la suite.
Il faut que tu sois Ventura. T’as de la haine.
On t’a encore compris.
Tu crois qu’on n’est pas au courant ?
Tu vas pouvoir habiter sur Paris.
Nous allons perdre.
Tu vas pouvoir nous faire du cinéma.
Tu nous as dégoûtés.
Tu es un homme seul.
On vient de comprendre : Tu es un espion.
On ne te comprenait pas.
On t’ennuie.
Tu es un homme déçu. Tu es comme Ventura.
On vous trouve dur.
Tu as passé une bonne journée.
Il faut que tu sois Ventura.
Tu as un problème de santé.
On t’a suivi.
T’as pas encore compris que t’es mort ?
Menaces et chantages …
On t’a entraîné.
Tu n’as pas encore compris ? Tu vas t’en sortir.
Tu crois que nous sommes des policiers ?
Tu vas t’en sortir. On est avec toi.
Tu nous as détruits. Tu vas nous détruire.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
On est sérieux. On ne s’amuse plus.

Dimanche 20 mars 2011.

On a compris. C’est une bonne nouvelle.
Qu’est-ce que tu vas dire ? Il faut que tu sois Ventura.
Tu n’es pas Ventura. Tu nous embêtes.
C’est une horreur.
On n’est pas avec toi. On a tout laissé tomber.
Directeur. On travaille pour Marie.
Je suis encore tombé sur un autre os …
Ca nous emmerde. Tu nous fais notre procès. On est tombé sur des candides …
Il faut que tu rencontres nos Drucker.
Tu en as marre de notre Drucker.
Il faut militer. Tu nous fais militer.
Il faut que tu te maries. C’est bon.
Tu es un homme triste. Tu n’es pas Ventura.
On t’a aimé. Ton rêve, c’est de remplacer Lino.
T’es acteur.
Tu emmerdes tout le monde.
On est ennemi.
Elle veut que tu gagnes tes procès.
C’est bon. Ca va. Tu n’es pas Ventura.

Lundi 21 mars 2011.

Tu es un homme formidable.
Tu es une célébrité.
Tu nous causes du souci. On est d’accord avec toi.
Il faut que tu trouves du travail. On t’attend.
Ils attendent quoi ?
Une bonne nouvelle. Tu vas pouvoir nous dire merci.
T’es fou. On n’arrive plus à te parler.
Il faut que tu sois Ventura.
Nous allons t’arrêter. On te demande d’arrêter.
Il faut que tu gagnes ce procès. Ventura. Tu as perdu.
On en a tous marre du psychiatre.
On t’a compris. Tu nous fais notre procès.
T’as eu raison de faire un procès.
Ca va marcher. Nous sommes contents pour toi.
Tu nous as rassurés.
T’as pas compris ce qu’on a fait. Tu vas nous faire Ventura.
On a peur. On a compris. Ca te rassure.
Tu vas pouvoir remercier Sarkozy. C’est Sarkozy.
Tu es un ami. On te fait fumer.
Tu vas pouvoir travailler. Tu es motivé.
Tu crois qu’on te ment. C’est un souci.
Il faut que t’arrêtes. Il faut que tu sois Musulman.
Saïda, elle s’en fout de ta gueule.
Tu n’es pas un militant de base.
On s’en fait pour toi.
On en a ras le bol.
On se fait rejeter.
Tu es bien Ventura.
On est fâché.
On te détruit.
Tu es assisté.
On te ment.
Il faut que tu nous parles gentiment.
Conseil non réciproque …
Tu vas te faire foutre.
ON T’A REPONDU.
On rentre chez toi. On est désolé.
On ne te comprend pas. On t’a compris. Millionnaire.
Ca vient de Marie Drucker. Elle se fout de ta gueule.
On va te rencontrer.
C’était une mise en scène.
Propos énigmatiques …
Il faut que tu pardonnes. Est-ce possible ?
Tu vas pouvoir retrouver ton Gabin.
Ca y est. T’as trouvé ?
Tu as recommencé. On a voulu te guider.
Nous ne sommes pas policiers.
Tu nous as rendus fous.
Nous avons mal. On croyait que ça allait marcher.

Ca a marché.
Tu es notre Ventura. On te remercie.
Tu as tout fini.

Mardi 22 mars 2011.

C’est fini. On ne t’a pas compris.
Tu veux t’en sortir. On va s’arrêter. On n’arrive pas à s’arrêter.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait.
On s’en fout de Marie Drucker.
Tu vas passer ton temps au SMIC.
Tu raisonnes. On te pardonne. Tu as du courage. Il faut que tu pardonnes.
On est les poulets. Tu es libre. Tu te fous du monde.
Tu dois être Ventura. On le fait ce procès.
T’en n’as plus rien à foutre.
Ils ont demandé ce que tu veux.
Nous sommes des connards.
Nous sommes d’accord avec toi. On est toujours avec toi.
Tu vas écrire aux agents.
Ce qui avait déjà été fait.
On n’arrive pas à vous parler.
Pourquoi faire ?
On en a marre de ta déprime.
C’est une iatrogénie en fait.
Tout ça, c’est à cause de Marie Drucker.
On va te faire une fête. Lino.
T’as pas encore compris que tout ça, c’est important ?
Onassis. On t’en veut.
Tu vas gagner ce procès.
Tu vas être n°1. Tu vas pouvoir nous rencontrer.
Tu vas pouvoir le faire ce procès. Tu vas comprendre ce qui va arriver. Tu crois qu’on va te bouffer ?
Nous sommes des médecins.
Propos contradictoires …
Tu te prends pour Ventura ?
T’as pas besoin de médicaments.
Révolutionnaire ?
Nous l’avons gagné ce procès.
T’as un problème d’argent.
Ils en ont mis du temps pour comprendre …
Ils t’ont tout pris.
On va t’engager.
On t’annonce une bonne nouvelle. Ce qu’on t’a annoncé ?
Tout le monde t’arrête.
On t’a fait mourir.
Tu vas valoir cher.
Tu crois qu’on se fout de toi ? On ne s’en fout pas. On te trouve très fort.
Il faut que tu changes de comportement. Tu veux être bon. Tu nous fais du ciné.

Je vois au cinéma le film Rien à déclarer de Dany Boon.

Une grosse surprise. T’as trouvé. Sois Ventura.
Nous avons mal. Tu deviens un homme riche. On te fait ce procès. Tu vas nous faire Onassis. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux. Tu es un Onassis.
Ils se demandent ce que tu veux. Ils t’ont applaudi.
On t’a compris. Tu réussis. On te remercie.
On en a marre de Ventura. C’est un Grand Homme.

Tu n’es pas un Ventura. Tu as compris ? Il faut que tu sois discret.
Tu aimes les enfants.
Tu ne te trouveras plus face à Marie.
On devient fou.
Il faut que tu sois Ventura.
On va te chercher. Tu vas nous faire Onassis. T’es dur.

Mercredi 23 mars 2011.

Tu n’es pas Ventura. Tu ne comprends pas.
Tu vas gagner ce procès.
Tu nous rappelles Ilan Halimi.
Le jeune juif torturé par le gang des barbares …
T’es en train de faire du progrès.
Tu vas pouvoir travailler.
On s’est encore trompé.
Nous sommes les poulets. Tu n’es pas Lino.
Tu as des idées. Tu vas crever.
On t’espionne dans ta chambre.
Aveu véridique …
Tu t’en fous de cette télé.
Ca nous a servi.
On t’aime. Tu vas pouvoir faire Ventura.
Tu ne comprends pas qu’on est embêté ?
On le fait ce procès.
On va te faire militer.
On regrette ce qu’on t’a fait.
Tu ne comprends rien.
T’as fini.
Personne ne va venir te chercher.
Bel aveu d’impuissance, d’abus de droit. En fait, on n’est pas libre …
Tu nous as arrêtés.
On t’a trouvé. Nous sommes juifs.
Tu nous as arrêtés. Nous avons arrêtés.
Tu as gagné. On a tout compris.
On s’inquiète pour toi.
On veut que tu aies des moyens.
Promesse illusoire …
On n’arrive pas à comprendre ce que tu fais.
On en a tous marre de ton psychiatre.
Tu nous fais Ventura.
On avait compris. Tu aurais pu faire de la télé.
Pourquoi faire ?
T’as une sale gueule.
Insulte gravement borderline.
On t’a compris. Tu en as mis du temps.

T’as pas encore compris que t’es encore Rio ? Rio était mon pseudo de sympathisant trotskyste. Je n’ai repris la lecture de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière qu’en 2014 après 12 ans d’oubli. Quand j’en ai repris la lecture, le même flic haineux qui piratait mon ordi m’a dit : Tu milites. Je milite dans son esprit. Etre militant, c’est autre chose que de lire un hebdo … C’est autrement plus exigeant !

C’est les facs qui se moquent du monde. Elles m’ont toutes jeté en 2009 …
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’avait compris. C’est du mépris.
On a compris. On t’a traumatisé.
Et ce n’était pas fini …
On te demande d’arrêter de fumer.
Il faut que tu sois Ventura. On t’a compris.
Tu n’es pas encore motivé. Il faut que tu retournes en fac.
On n’a pas compris. Tu ne comprends pas qu’il faut que tu sois Ventura ? Ca va marcher.
Il faut que t’arrêtes ça. Plainte contre Hortefeux.
Tu n’es pas avec nous. On a compris. On regrette ce qu’on a fait.
On s’en fout de ces Universités. On est d’accord avec toi.
Tu vas devenir Onassis. Tu es le premier. Marie Drucker est avec toi. On va te faire une fête. On t’a trouvé.
Tu nous as passionnés. Tu as du succès.
Il faut que tu entres au gouvernement.
A ce moment, gouvernement Fillon …

Jeudi 24 mars 2011.

Tu es un professeur. Nous ne sommes pas hostiles.
On t’a compris. Tu vas nous faire Ventura.
Ca nous emmerde. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu vas nous faire Ventura. On est content.
T’es encore fou. On en a marre de tes cigarettes.
C’est bon ?! Marie Drucker n’est pas avec nous.
Aveu important …
On t’appelle Sami. Tu as été renvoyé.
Tu vas devenir fou.
Il faut que tu sois Ventura. T’as une réponse.
Tu vas pouvoir te marrer.
Tu crois que tu vas remplacer Ventura.
On s’est pris la tête.
Tu vas avoir tes propres cigarettes.
Tu vas pouvoir habiter à Paris. On va t’offrir une voiture.
Nous l’avons fait ce procès.
Tu n’es pas Ventura.
On veut que tu rencontres Marie ???
On veut que tu retournes au collège.
Provocations …
T’es connu dans toute l’Ile de France.
Ce qu’on t’a demandé. Tu crois que tu vas retrouver Marie ?
T’as fait comprendre ce qui t’es arrivé.
Tu nous énerves. Nous sommes l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir remercier Drucker.
On est content pour toi. On te réserve une surprise.
Tu passes une bonne soirée. On te remercie.
Une soirée sous surveillance …
On voulait savoir ce qui s’est passé.
On est cassé. Il faut que tu fermes ta gueule.
Il faut que tu termines ce procès.
Tu vas pouvoir le gagner ce procès.

HAHA. T’es nul.
T’es encore fou. Tu n’es pas Ventura.
On t’a trouvé bon. Il faut que tu sois Ventura.

Vendredi 25 mars 2011.

Tu ne sais pas ce que c’est la célébrité. Et effectivement, ça semble très dur …
Tu réussis. On est désolé.
Tu nous as fait notre procès. On t’a compris.
Tu n’aimes pas Marie Drucker. On est d’accord avec ça.
Faut voir ce qu’elle m’a fait …
Tu vas le terminer ce procès.

On est désolé. Il faut que t’arrêtes de te faire chier.
T’as eu le bon comportement. On t’a trouvé.
On t’a compris. Tu es comme Ventura.
Ca va marcher.
On regrette ce qu’on te fait.
Tu as une dépression.
Une iatrogénie en fait …
Tu n’es pas fou.
Tu te fous du monde. Ils se foutent de notre gueule.
Ca serait une Révolution.
Ca nous emmerde. T’as pas encore compris. Il faut que tu gagnes ce procès. On t’a encore compris.
Nous sommes juifs.
Il faut que t’arrêtes de t’inquiéter comme ça. Tu es un Ventura.
On regrette ce que tu as fait. On en a ras le bol.
Tu nous as tués. On est tous contents.
Il faut que tu changes de comportement.
Tu as réfléchi. Marie Drucker est contente. On est dégoûté.
On t’aime.
On t’a rencontré. Tu es un héros.
Tu ne comprends pas. On t’a arrêté. On t’a rencontré. On t’a trouvé.
Tu nous rends fous. On t’avait compris.
Ca va aller. Nous t’avons apprécié.
On est d’accord avec toi. Comment t’as fait ?

Samedi 26 mars 2011. Visite à l’ISIPCA. Ecole de parfumerie à Versailles.

Tu nous as eus. Tu n’as plus besoin de trouver de travail.
On va te trouver un contrat.
Nous sommes avec toi.
On t’a compris. On te demande d’arrêter.
Prendre pour un fou. Tu t’enfuis. Acteur. T’as pas compris. On est avec toi. On t’a respecté.
Tu n’avais pas compris. Tu fais du progrès.
Tu vas pouvoir voir nos producteurs. Nous sommes Producteurs.
On a peur. Tu ne nous parles plus de politique.
Nous t’avons chéri. Tu es quelqu’un.

Dimanche 27 mars 2011.

Tu vas te prendre la tête ?! Tu n’es pas Ventura.
Tu vas passer une bonne journée.
Tu ne comprends rien.
Tu es mignon. On ne va pas te bouffer. On t’a abandonné.
Tu crois qu’on te ment.
T’as pas compris ce qu’on fait. On t’a défendu. Tu vas abandonner. Tu vas battre France Télévisions.
Le conflit n’était pas terminé …
T’es pas Ventura. Tu vas t’accrocher.
Tout ça, c’est pas normal.
On te comprend. Te foutre de Ventura.
Ils sont en train de nous foutre un procès.
Il faut que tu refasses du théâtre.

Samedi 14 mai 2011.

Tu n’es pas Ventura. Voilà.
Tu vas faire plaisir à ta mère. Tu es un espion.
T’es en train de devenir fou.
Tu vas pouvoir faire une rencontre avec De Niro.
Une bonne nouvelle. Tu vas nous faire Ventura.
Tu vas nous casser les pieds.
Nous sommes comme toi.
Tu es Ventura.
On t’a compris. On en a tous ras le bol.

Je vois ce jour-là au cinéma le film La fille du Puisatier.

Ventura. On est désolé.
On veut te faire comprendre ce que t’as fait. Les Drucker ont eu peur.
Nous avons peur.
C’est toi Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Drucker. C’est fini. On te fait peur.
On t’aime. Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Marie Drucker.

Mardi 17 mai 2011.


Je vais voir au cinéma le film Minuit à Paris.

J’entends ce jour-là : On t’a compris. Tu es copain avec Marie. On a arrêté.

Automne 2011.


Je vois à la télé une émission de téléréalité sur des gens qui reçoivent des amis à dîner chez eux et je me demande à voix haute pourquoi ça ne m’arrive pas à moi ? Un flic qui sonorise mon appartement me dit au dessus de ma chambre : T’as trouvé ! Tu vas faire ça avec Marie. C’était une schizophrénie ? Mon appartement n’était pas sonorisé ?

Automne 2011.

J’ai un problème d’imprimante dans ma chambre chez moi. Je lis le message à voix haute : Das Drucker is nicht bereit. « Drucker » veut dire imprimante en allemand. Un flic qui sonorise la chambre me dit : Tu vas faire une bouffe avec une imprimante (Drucker). Promesse jamais réalisée …

Automne 2011. Je vais essayer un cours de théâtre dans le 11ème arrdt de Paris : Ciné-Théâtre.

Un flic me dit dans le théâtre : On voulait que tu fasses de la télé.
Le même jour, je faisais une recherche sur le Net de cours de théâtre. Le flic qui me pirate me dit : Tu es fou. Je répète chez moi un scénette pour la réciter dans un cours de théâtre. Le flic m’arrête pour me dire : Il faut que tu comprennes ce que t’a fait …
La même année, j’étais suivi par Anne Roi à qui j’avais dit dans les locaux de Cap-Emploi, UNIRH, que je voulais être réalisateur ou scénariste. Un flic qui sonorise la pièce me dit : Tu es fou.

Hiver 2011.

Visionnage d’un match de foot avec ma soeur Nadia et son fils Hani dans un café de Clichy. Des flics gravement haineux m’insultent tout le long du match. Etant haï, je me maltraite en fumant un peu plus. On en arrive au point où il faut se demander quelle justification la haine peut trouver chez la victime … comme sous le nazisme. Comment la victime peut-elle accepter la haine qu’on lui envoie ?

Mercredi 6 juin 2012.

Je vais au cinéma voir seul le film Le serment de Tobrouk. J’entends par voie sonore dans la salle pendant le film ceci :

Acteur. Marie. Comprend ça. Une star.
Tu es fou.
Acteur. On en a tous marre.
Tu veux nous faire Ventura. Procès.
Tu veux être acteur. Tu t’en fous.
Tu nous fais notre procès. Vous êtes fous.
Pourquoi tu ne rencontres pas Drucker ?
Tu es fou. Vous n’êtes pas Musulmans.
Il faut que tu arrêtes. Tu nous as rassurés.
T’as trouvé.

A la sortie du cinéma, de retour chez moi, j’entends ceci :

Tu t’en fous de Marie.
Tu vas être acteur. Nous sommes bêtes.
Tu t’en fous de ces arabes. Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes.
Tu vas faire acteur !?? On ne comprend pas ce que tu dis.
T’as pas encore trouvé ? Fumer.
Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes. Tu es un Ventura.
On veut que tu sois content.

Jeudi 14 juin 2012.

Je vais au cinéma avec mon amie Marie-Bé voir le film-biographie sur Woody Allen : A documentary. Nous buvons ensuite un verre au café le Paname où je suis harcelé par voie sonore. J’entends ceci :

Tu es fou.
Vous êtes fous.
On se foutait de ta gueule.
T’as pas encore trouvé ?
Acteur. Tu nous emmerdes.
Tu es acteur.
Tu t’en fous de Michel Drucker.
Faut que t’arrêtes. Nous sommes vos producteurs.
Tu veux faire professeur. Tu n’es pas content.
T’as trouvé : On en a marre de vos cigarettes.
Acteur. Tu nous embêtes. On va ba
ttre Drucker.
Tu vas pouvoir voir Drucker. Tu vas comprendre ce que tu veux.
Tu embêtes Drucker. Tu emmerdes Marie.
Tu n’es pas acteur. Tu nous emmerdes. Vous êtes professeurs.
Tu n’aimes pas Drucker. Tu vas voir Drucker.
Ils s’en foutent. Tu es fou. Tu vas te foutre de Drucker.
Il faut que t’arrêtes. Nous sommes tous d’accord.
On te prépare un procès.
Tu vas faire Ventura. T’es encore fou. On te comprend.

Hiver 2012.

J’apprends à mon neveu Hani à fabriquer un gel borique ou Slime chez lui à Clichy. On a beaucoup rigolé ce jour-là … Hani était très content.
Un homme tente d’amuser un enfant dans un environnement maltraitant …

LaVieEstBelle

 

Vendredi 18 octobre 2013.

Je vais voir au cinéma le film La vie d’Adèle d’Abdelattif Kechiche.
J’entends un long flot de harcèlements sonores intenses dans la salle de projection pendant le film :

On te rend fou. On est fou.
On t’a compris. Nous sommes juifs.
Tu es acteur …
On t’a aimé.
Tu vas te foutre de Marie …
Tu veux lire.
On s’en fout.
Il faut que tu rencontres El Maleh. On est juif.
Tu es fou. C’est encore faux.
Nous sommes l’Elysées. On t’aime.
Tu t’es déguisé. Tu vas être acteur …
Nous sommes juifs.
On est malade.
Tu vas être acteur. Tu t’en fous.
Tu ne comprends pas ce qui arrive.
Tu es fou.
On va te faire ce procès.
Tu es un juif.
On va te forcer. Tu vas professer.
Il faut que tu rencontres Marie …
On a compris.
Tu es mort. Tu te sens mort.
T’as recommencé.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous fais ce procès.
On pue.
Il faut que t’arrêtes.
Arrête la cigare
tte.
On se fout de France Info. Tu vas pouvoir te foutre de France Info.
Tes rêves. Tu es un El Maleh. Tu bouffes El Maleh.
Tu te fous d’El Maleh. Tu vas nous faire El Maleh.
Tu vas pouvoir voir El Maleh.
Tu nous as eus.
Tu nous fais ce procès.
Tu nous fais ce procès ?
Tu vas être acteur. Tu veux être acteur.
On va te faire ce procès : Tu vas pouvoir nous embrasser.
Ils s’en foutent. Tu es fou.
Tu es un vicieux.
Ca te suffit. Il faut que tu fasses de la Physique-Chimie.
Tu es surpris.
Tu ne veux pas être un professeur. T’es un fou.
Tu nous embêtes. Tu vas pouvoir te foutre d’El Maleh.
On pue.
Tu vas être Onassis.
Il faut que tu bouffes avec El Maleh.
C’est faux.
Tu t’es acharné.
Tu vas faire producteur.
On t’agresse.
On t’a compris. C’est cette chimie.
On t’a suivi.
Nous sommes batt
tus.
Tu vas être suivi.
On est fou.
On t’abandonne.
Tu vas rencontrer Marie. Tu aimes Marie.
Tu t’en fous. T’as compris. T’es un fou.
Ils s’en foutent.
On t’a compris.
On est fou. T’es un sale fou.
Graves insultes borderline.
Elle t’aime.
Ils s’en foutent.
Tu vas te foutre d’Adèle. Ils s’en foutent.
T’as notre soutien.
Un vieux flic rigolo : On te prend pour un fou. Il faut que tu fasses Depardieu.
Ca pue.
Tu vas comprendre ce que t’as fait.
Tu le cassais.
Tu te sens fort.
Il faut que tu travailles. Ils s’en foutent. Tu es fort.
C’est cette Lutte des Classes.
T’as compris : C’est faux.
Tu vas rencontrer El Maleh.
T’es un fou. On te comprend.
Il faut que t’arrêtes.
Tu t’en fous de faire professeur.
On s’est foutu de toi.
T’es un pauvre.
Il faut que tu sois Ventura. Tu es un professeur.
On s’est pas foutu de toi.
Tu vas nous faire psychiatre. Nous sommes psychiatres.
T’es un fou.

Fin du film.

On s’est foutu de toi.
Tu comprends ce que tu fais ?
TU FERMES TA GUEULE. Tu nous prépares un procès.
Tu vas faire l’amour avec Marie.
Tu es un professeur !?
Tu nous embêtes.

De retour dans ma ville.

On veut te faire ce procès.
On te bouffe. Ils s’en foutent.
T’es un fou. Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur. T’es un fou.
Tu vas pouvoir choisir ta couleur.
On s’en fout de tes pensées.

Dans mon domicile.

Tu vas faire Ventura. On te fait un procès.
Ils s’en foutent.
On te prend pour un menteur.
Ils s’en foutent.
Tu ne comprends pas. Ils s’en foutent.
Ils s’en foutent. Tu nous fais un procès.
T’es un fou.
Drucker.
On te fait un procès.
On va te faire plaisir.
Tu nous as eus.
Nous sommes paranos. Nous sommes fous.
T’as trouvé : Tu nous fais ce procès.
Tu vas crever : On sait ce qu’on a fait.
T’es en train de nous finir.
Qu’est-ce qu’on a fait ?
Tu es un homme souriant ?
Il faut que tu arrêtes.
Tu vas te marier avec Marie …
(Un vieil homme résigné).
On te fait un procès.
Tu te fous de Finkielkraut ?
Tu es fou. On pue. On t’aime.
On s’en fout de Finkielkraut.
Tu veux être Onassis.
Tu es fou. On te trouve bon.
T’es fou. Tu t’en fous.
Tu vas nous quitter. On t’accepte.
Nous sommes riches.
On va te parler.
On ne comprend pas. Tu ne nous rencontres pas.
Tu ne comprends pas. C’est un procès.
Tu nous as eus. On s’en fout de Marie Drucker.

Tu vas nous bouffer.
On est ému.
Tu es bon ?
Nuit. 1h15.

Samedi 23 novembre 2013.

Je vais voir le film Le Majordome au cinéma.
En sortant, un jeune flic me dit : Tu ne comprends pas que nous sommes médecins ?

Des médecins plein de probité qui mentent sur leur « diagnostic » puisqu’ils surveillent, géolocalisent et harcèlent.

Vendredi 17 janvier 2014.

Je vais voir le film Mon âme par toi guérie au cinéma Le Lincoln. Je suis harcelé pendant le film. J’entends ceci :

Tu es fou. C’est faux. Il faut que t’arrêtes ça.
Nous sommes tes copains.
T’es acteur. T’es un fou.
On va te prendre pour un fou.
Tu écris.
T’es un fou. Nous sommes fous. Nous sommes fous.
Tu nous embêtes. On t’aime.
On ne te comprend pas. Ca ne nous regarde pas.
Tu veux être acteur. Nous sommes travailleurs.
T’es un fou. Ils s’en foutent. T’es un fou.
Tu vas pouvoir être acteur.
Il faut que tu arrêtes. On te comprend.
Tu veux être reporter ?
Tu es fou.
T’es fou.
T’es fou. On te bouffe. Tu es fou. T’es un fou.
Il faut que tu remplaces Fillon. T’es fou.
On va te faire ce procès. Tu es fou.
C’est faux.
Tu te réveilles. On est folles ?
Tu bouffes François ?
Tu veux être acteur …
T’as trouvé : Tu veux fumer.
Tu es fort.
On veut te rencontrer.
Tu es fou.
Nous sommes juives.
Tu veux faire professeur.
T’es fou.
Tu es un professeur.
C’est une vacherie.
Ils s’en foutent.
Il faut que tu restes en vie.
Tu es Troski.
On savait.
C’est du passé.
On s’en fout.
C’est un procès.
T’es un fou.
Tu vas foutre la merde ?
T’es fou.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu emmerdes ta mère.
Tu embêtes Marie.
Tu vas rentrer.
On est le Préfet. On est Préfet.
On est convaincu.
Tu vas partir. On veux partir. On va mentir.
Tu es fou. Nous sommes sunnites.
On te rend fou.
Tu as eu Serge July.

Samedi 5 avril 2014.

Tu es fou. Tu es acteur … Tu vas faire Ventura.
Tu es mort.
Tu es fou.

Samedi 3 mai 2014.

Je vais voir au cinéma le film de Zabou Breitman 24 jours, la vérité sur Ilan Halimi.

J’entends pendant et après le film les choses suivantes :

Marie.
T’es un fou.
T’es fouuuuuuuuuu.
Tu t’en fous d’être acteur. Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Il faut que t’arrêtes. On t’arrête. On est fou.
Acteur. C’est une bonne nouvelle.
T’as un copain.
Tu veux être Ventura. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On est avec toi.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu es acteur.
ACTEUR !


Nuit à 2h30. Une flic dingo : Tu es fou.

Retour de vacances en septembre 2014.

Dans le RER me ramenant chez moi, une vieille flic me l’air émue, bouleversé : Tu nous embêtes … Tu veux être Ventura … On n’a plus besoin de te parler … Tu aimes Marie. Au même moment, Marie Drucker recontrait Mathias Vicherat (dont elle aura un enfant) dans un dîner d’amis … ce que j’apprendrai bien plus tard en lisant la presse.

Jeudi 27 novembre 2014.

Je vais voir le film Un illustre inconnu avec Matthieu Kassowitz.

De retour chez moi, j’entends sur la voix publique et les transports :

Tu veux être Ventura. Tu nous embêtes.
Il faut que t’arrêtes.
T’as trouvé. Il faut que t’arrêtes de fumer.
Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Nous avons peur.
On te comprend.
Tu vas faire acteur (gentil).
Vous êtes professeur.
Tu es fou.
Tu veux faire acteur.
Tu es fou : Tu es professeur.
Tu vas travailler.
On s’est foutu de toi.
Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur ? Tu es fou. On t’a menti.

Printemps 2015.

Je suis très violemment insulté alors que je déjeune avec mon ami Adnane dans un restaurant du 12ème arrondissement. Les flics produisent une action de très haute valeur en humanité … Les flics se prennent pour des modèles de vertu ?

Graves tourments en 2015 …

Une nuit de 2015.

Une gamine : Ta SALE GUEULE !

Samedi 31 janvier 2015. Entre autre …

On te fait plaisir. Nous sommes Procureurs.
On est ta télé.
Elle s’en foutait.
Il faut professer.
Vous mentez.
T’as imaginé.
Vous mentez.
Elles t’ont diffusé.
On vous comprenait.
On va te bouffer.
C’est ton UMP.
On t’a entêté.
Vous vous en foutez.
Tu as commandé.
On vous comprenait.
On t’a chahuté.
On va se bouffer.
On t’a embêté.
On t’a bouffé.
On veut te bouffer.
Faut que t’arrêtes. C’est ta chimie. Il faut que tu fasses de la chimie. C’est cette chimie. Vous êtes Baffie.
C’est ton invalidité. C’est ton passé. On a ton dossier.
Ca a le mérite d’être clair … Un viol en règle.
C’est ta DST. Elle t’a shouté. On t’a shouté.
Il faut professer.
C’est ta Marie. C’est ton amie. Elle t’a chéri.
Elle t’appelle.
Nous ne sommes pas LO. On ne comprend pas.
On te cherche pas. Nous n’aimons pas LO.
Nous ne t’aimons pas. Tu ne travailles pas.
Cette flic croit travailler elle-même … Elle est payée pour harceler, pour psychoter. Je cherchais une autre façon de travailler … artistique, plus paisible. J’étais surtout persuadé de vivre un préjudice permanent qu’il est possible de réparer en justice.
Tu ne t’embêtes pas.
On ne t’embête pas ?
T’as trouvé. On va te rencontrer ?
Elle veut être ta Marie.
On est surpris. Tu ris. Tu es pourri.
T’as fait une découverte : Tu nous embêtes.
On t’a dénoncé. On va vous tuer. C’est notre Marie. Tu aimes Marie.
Elle veut être ta Reine.
Elle va te massacrer. On va travailler. On aime travailler.
On va travailler. Tu embêtes ta soeur.
On va te faire une fête.
Tu as un grand coeur.
Tu as bien fait.
Tu es un bon Préfet.
On s’en fout de cette Drucker.
Tu te trouves laid. On te trouve laid.
On va gagner : Tu vas enseigner.
On rêve. Tu crêves.
On s’en fout de cette Drucker.
On s’en fout de ce Drucker. On te laissait faire.
C’est ton Elysées.
C’est cette Drucker. Elle voulait te foutre en enfer.
Mademoiselle Drucker m’a déjà envoyé dans une garde à vue horrible au dépôt en 2008, suivi d’un contrôle judiciaire de 6 mois. Ces flics et Mademoiselle Drucker sont des malades mentales, animées par une haine revancharde …
C’est ton enfer. On aime ce Drucker …
Elle t’aime. Tu vas pouvoir entrer chez elle …
On va provoquer. Tu es un prof de Lycée.
C’est on-ne-peut-plus explicite.
On veut battre l’Elysées. On t’a espionné.
On t’aime. Ils t’aiment. On t’a indemnisé.
CE QUI EST COMPLETEMENT FAUX. Intox, moqueries, sarcasmes …
Tu vas faire ton cinéma. T’es sympa.
C’est cette Drucker. Elle veut rien faire.

Lundi 2 février 2015.

Ils vont gagner. Tu vas enseigner. Oh, on est en face d’un très grand manque d’empathie (Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent).
T’as gagné. On se fait massacrer.
On va gagner. Tu vas renseigner.
Tu t’en fous de Marie. C’est pas Marie.

Film Imitation Game avec Sarah, film sur le savant anglais Turing. Harcelé pendant tout le film.

Février 2015.

Je vais assister à la retransmission en direct du spectacle Aimons-nous les uns les autres d’Anne Roumanoff dans le cinéma Pathé Gaumont à Opéra. J’ai beaucoup de mal à suivre le spectacle tellement je suis harcelé. Les flics me parlent de Procureur et me disent : On ne trahit pas.

Mercredi 4 février 2015.

Elle a du fric. Elle va te donner du fric. Tu vas être bourré de fric. On me parle de Marie Drucker … Ca n’est qu’intoxication …
On est des LO. On va bouffer le Figaro.
Nous sommes les LO.
On est comme toi. On s’est foutu de toi.
C’est cette grandeur. Nous sommes professeurs.
Tes grandes vacances.
On aime Baffie ? Il t’a tué.
Tu veux tout faire.
Faut que t’arrêtes. Tu es supportable.
On a tous eu peur. Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
C’est cette Drucker. Elle veut t’engager.
Tu ne travailles pas. Pourquoi tu n’enseignes pas ?
Nous sommes en face de flics misérabilistes. On a tout compris …
Il faut que tu fasses du théâtre. C’est du bon théâtre. On va au théâtre.
Tu es un prof de Lycée. Il faut te former.
On se foutait de Drucker. On se fout de ta Drucker. Tu es super. On se fout de ta Drucker.
On veut que tu fasses de la télé. On s’en fout de ta télé.
Tu sens la merde. Tu l’emmerdes. C’est la merde. Tu t’emmerdes.

Le Procureur peut remercier ces services de police, qui ont fait du très bon travail : Ces malades mentales racontaient strictement n’importe-quoi.

Mercredi 25 février 2015.

T’as trouvé : Tu es Youssef Chahine.

Samedi 28 février 2015.


Je vais au cinéma Gaumont Opéra voir le film A 14 ans.

J’entends avant le film :

T’es un fou. Tu nous emmerdes. Tu veux foutre la merde.
T’as une copine : C’est Martine.
T’es un fou.
Tu t’emmerdes.
T’es FOU.
T’es un FOU.
Tu es FOU.
Tu pues. Tu vas faire acteur. On pue.
T’es un fou. Tu es supérieur.
T’es un fou.
Acteur. On est acteur.
Il faut que tu prennes un avocat.
Qu’est-ce qu’on te fait ?

J’entends pendant le film :

Tu es avocat. Nous sommes professeurs.
Professeur. Nous sommes ta soeur.
C’est ton professeur. Nous sommes personne.
Tu es fou. On est fou ? C’est des fous ?
Qu’est-ce qu’on veut te faire ? On veut que tu sois SUPER. Tu vas être Ventura.
Tu es fou. On est fou. Tu vas faire fou.
Tu es une Star. Ca pue. C’est un procès.
T’es un fou. On est sympa.
On t’a trompé. On est UMP.
On s’est trompé. On est UMP.
Tu as honte. On est sympa. Tu es sympa.
T’es une star.
Nous en avons marre. Nous sommes stars.
Tu es star. Tu veux être stars.
Tu embêtes ta mère.
On arrête. On t’arrête.
On est sympa. T’es sympa.
T’es honteux. Ils s’en foutent.
T’es un fou. On s’en fout de ta misère. On s’en fout.
Tu mens. On ment. C’est faux. Tu as Latifa.

On entre avec le premier semestre 2015 dans une période de grosses haines, de grave détérioration de la santé mentale de ces flics.

Mercredi 1 avril 2015.

Café chez Monique.

Tu ne nous embêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
Tu nous embêtes. On nous emmerde. C’est bête.
C’est ta fête. Ca va être ta fête.
Tu vas être tout seul.
ISOLISME …
Tu es fou. Tu as gagné.
Haha. Tu vas être Branson.
Le milliardaire anglais de la télé. Moi, j’m’en fous de racheter France Télévisions : Ce ne sont pas mes amis ; seulement des adversaires.
Laisse tomber. C’est le Préfet.

Réaumur.

On te laisse tomber.
T’es un fou. On s’en fout de Naïma.

Bibliothèque Buffon.

Tu as gagné. On est bouffé.
On t’a harcelé. On est harcelé. On va harceler. On fait peur. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce qu’on fait ? T’es un râleur.
Rire très supérieur. Hahaha. On t’a tué.
Tu as commenté. Tu es parfait.
C’est un Ministère. Tu es parti.
Tu vas comprendre ce que tu fais. Tu es parfait.
Tu as milité.
Haha. Vous êtes seul. On est seul. Tu es croyant. Tu es seul. Tu te sens seul.
C’est du cinéma. C’est ce cinéma. C’est la lutte finale. On fait peur. Ca suffit. C’est fou. Tu as menti. Tu es psy. On donne.
Grosse haine des flics envers les communistes.
Tu vas te faire foutre. T’es fou. Tu es socialiste.
T’as trouvé. On est UMP. On a tout fait. Tu es changé. On est changé. On est bouffé.
C’est du cinéma. C’est Télérama.
Je m’étais abonné à Télérama, que je lisais chez moi, chose que les flics savaient parfaitement.
On t’a écouté. On t’a bouffé.
Tu vas te faire bouffer. Tu es bouffé. On est menacé.
Tu es Onassis.
Tu fais ce que tu veux. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié …
T’as trouvé. On est bouffé. On est l’UDP.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu as un succès.
Tu es sain. On est sain. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
On t’a retrouvé. On est Préfet. C’est parfait. Tu es parfait ? Tu nous hais.
Tu vas travailler. On va tourner. On va partir.
On va mentir. C’est ce cinéma. C’est ton cinéma.

Bastille.

FERME TA GUEULE.
Tu es parfait. Tu es El Maleh.
Cramé.
Tu es Duquesnes.
On se fout de toi. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
Tu ne t’emmerdes pas. C’est une fête.
On t’a trouvé. On est bouffé ?
T’as trouvé : On est bouffé.
T’as trouvé : On se fait bouffer.

Arrête. On est bête. On veut te faire une fête. On t’a trompé. On est trouvé. On est ami. C’est Salima. Salima Knani, l’avocat qui m’avait été attribuée au titre de l’aide  juridictionnelle a refusé de me défendre … Ce que font les flics, ça sent la subornation de témoins.

On t’a occupé. Tu te sens seul. C’est De Villepin.
On pue. On est protégé. C’est parfait.
Tu es bafoué.
On te supplie. Ca suffit.
T’as compris : Fuis. Ca te suffit. On fuit. Vous êtes parleurs. On est hurleur.
Tu soutiens. On soutient. On te soutient.
On va te rembourser.
Tu es Gabin. C’est Gabin. Tu vas coucher chez elle.
Tu vas battre Smaïn.
C’est elle.
Tu embêtes ta mère. On sait. Tu sais.
Tu es autiste.
Les flics sont très forts pour nous replier sur nous-mêmes avec leurs harcèlements.
On est fatigué. C’est pénible. Tu es pénible.
C’est l’enseignement.
Tu vas faire fou. On est encore pourri.
Haha. Tu es spécial.
C’est spécial. Tu es spécial.
On veut te mettre en scène.
On a la haine. C’est la haine.
Tout à fait exact, vérifié …
Tu t’en fous de Sarah. On ne comprend pas.
Il faut que tu arrêtes tout ça.
On n’a rien fait. Nous sommes psychiatres. Tu es psychiatre. On est psychiatre. Tu ne comprends pas. On ne t’aime pas.
Aveu troublant.
On est d’accord avec toi. Ils ne comprennent pas.
Ca n’arrête pas. Ils ne comprennent pas. Tu ne t’embêtes pas. Tu n’embêtes pas. Ca n’embête pas. C’est un bouquin.
Chantages récurrents, mesquineries …
Tu es malin. Tu as compris : On a surpris. C’est du souci.
Tu es MORT. Tu comprends ce que tu fais ? C’est une secte.
Menaces de mort réitérées dans le domicile.
On est Préfet. On est à l’hôpital.
Tu en as marre des psychiatres. On est psychiatre. Tu es psychiatre. On est ahuri. Tu es psychiatre.
Tu es protecteur.
Tu vas nous tuer. On va nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Nous sommes juifs. Tu es psychiatre.
On t’aime. On l’aime.
On va te payer ? Tu es psychiatre.
Intimidations …
On pleure. Hahaha. On a peur. On te prend pour un fou. On est fou.
Tu ne comprenais pas : C’est Saïda.
On m’embête 6 ans après une rencontre de 15 jours qui a été interrompue. Grave violation de la vie privée d’une élite nazie. Les flics sont en très bonne santé mentale …
C’est Salima. Tu es engagé. Tu es Premier.
Tu es Branson. On pardonne. On donne. On pardonne. On te Bransonne.
Tu veux la vérité : On est député. Tu es militaire. Tu es Universitaire.
On est Klarsfeld. Tu es Klarsfeld. Tu mens. On ment. Tu es militaire.
On arrête. Tu es Klarsfeld. Prie.
On s’en fout : Tu es fou.
Tu es un juste : On trouve ça juste. Tu es beau.
Tu es Onassis. On est juriste.

Tu fais peur. Tu nous fais peur. Tu as peur. On fait peur. Tourments de flics psychotiques … Chantages. Les flics jouent sur la peur avec une personne rendue malade par un médicament. Ces flics sont très sympas, en fait néonazis …

Tu nous fais peur. On te connaît. On sait.
On te fait peur. On est barbouze. Tu es Duquesnes. Tu es Drucker.
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre.
Tu nous fais peur. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es samiste.
C’est ça. C’est Latifa. C’est ça. C’est un combat.
T’es fou. On est samiste.
Nous sommes politiciens. Tu es politique. C’est cette politique.
Tu es poétique. T’es un fou toi.
C’est cette politique. Tu sais. Tu te déguisais.
On est Naïma.
Nous sommes sales. On te réserve une salle.
C’est France Info. Nous aimons ça. C’est le Professorat.
Tu es un Sarko.
Tu es un communiste. Un sale fou.
Graves insultes … flics borderline.
Tu vas faire Duquesnes. Tu es Duquesnes. Tu es fraternel. Un politicien.
Tu ne t’en fais pas. C’est Naïma. On ne te comprenait pas.
Haha. T’es honteux. C’est Naïma. Tu es malade. Tu vas faire malade.
Hahaha. Tu vas faire du profit.
Il t’en faut du temps.
Tu es samiste.
On est médecin. Tu es sain. On aime Dao. On est avec Dao.
Tu vas avoir une maison de campagne.
Promesse illusoire …
Tu te sens seul. Tu es seul.
ISOLISME …
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre. Tu vas te faire foutre. On s’en fout de ton Nagui.
Tu as raison. On va t’offrir une maison.
Promesse illusoire …
On est avec toi. On s’est foutu de toi. On est amoureux de toi.
Tu pardonnes. On pardonne. On est amoureux de toi. Tu vas faire du théâtre. C’est du théâtre.
On sait ce qu’on t’a fait. C’est un procès. On s’est pas foutu de toi.
Aveu rassurant.
T’es un salaud. On t’a retrouvé. T’es un Sarko.
Propos délirants …
Tu vas faire de la recherche. C’est de la recherche.
Tu vas crever. T’as trouvé. T’es en prison.
T’as fait une découverte.
T’as retrouvé : Vous êtes bouffés.
Tu es fou. On sait ce que tu fais. Tu es menteur.
Grave violation de la paix de la vie privée.

Vendredi 3 avril 2015.

On te connaît. Tu es sympa. C’est Salima.
Tu veux te marier ?
On veut payer ?
Intoxication …
Ils ne comprennent pas : Tu n’aimes pas.
Chantage sur nos sentiments privés.
On s’en fout de ta gueule. T’es acteur. On s’en fout de ta gueule. On a travaillé. On va te payer. Bonne nouvelle.
Tu ne comprends pas : On ne t’aime pas.
Triste aveu.
Tu ne t’enfermes pas. On ne t’enferme pas. Tu as Salima.
Ils ne comprennent pas.
C’est Saïda.
Violation supplémentaire de la vie privée. Ca n’en finit pas.
On te demande pardon. Tu ne comprenais pas.
Propos dissociés, clivés.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On te dérange. Tu le déranges. Tu nous déranges.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Arrête. On est bête. On est Préfet.
On va travailler. On va tourner.
Tu es laid. C’est sain.
Tu es super. T’es un fou.
Tu as souffert.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule. Tu vas t’arrêter.
Menaces et chantages. Arrêter quoi ?
Tu vas nous faire arrêter. Tu vas les faire arrêter. On te la ferme.
Tu la fermes. Menaces et chantages. Intoxication.
T’as trouvé : Tu es Préfet. Tu l’as dénoncé. Tu nous fais arrêter.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
Flics schizophrènes.
Pourquoi on fait ça ?
Nul ne le sait.
Ferme ta gueule. Ils s’en foutent. On va payer. On a payé.
Intoxication. Ils ont payé des clous.
T’as honte. On fait honte.

Gare de Lyon.

T’as compris : C’est Ghannouchi.
C’est ta Drucker : Tu es un reporter.
Tu arrêtes. C’est Hortefeux.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
Tu emmerdes Drucker.
Tu es El Maleh. C’est parfait.
DANS UN HURLEMENT. Ce qu’on fait. On est psychiatre.
Tu es avocat.
Tu es Onassis.
Tu es psychiatre.
Tu nous embêtes : On va tuer.
Tu embêtes Robert.
C’est un procès. C’est Hortefeux. Tu es psychiatre.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
On fait ce qu’on peut.
On va tuer.
Elle t’emmerde. Tu t’emmerdes.
Tu es professeur ? Tu es farceur ?
Qu’est-ce que ça fait ? Qu’est-ce que ça te fait ? Tu es psychiatre.
Tu es professeur. C’est parfait.
Nous sommes collègues. C’est parfait.
Propos délirants.
C’est faux. C’est fou. Tu es parfait.
Tu fais. FAIS.
Tu veux faire fou.
Tu sais tout faire. On sait tout faire.
On t’a tué.
On te fait peur. Tu as tout fait.
On est psychiatre. Tu te fous de ton psychiatre.
On t’a abandonné ?
T’es garde des Sceaux.
C’est du cinéma ? C’est ton cinéma ?
Tu nous fais ton cinéma ?
Tu vas faire du cinéma ?
C’est du cinéma.
Il faut que tu comprennes ce que t’as fait. C’est parfait.
Nous sommes pour toi. On vote pour toi.
Je ne suis jamais présenté à aucune élection et n’ai jamais eu l’intention de le faire. On nage en plein délire.
Tu n’embêtes pas. On ne t’embête pas.
On est psychiatre.
On est juif. On ne comprend pas. C’est Salima. C’est elle.
Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
C’est honteux ? On t’embête.
Il faut que tu comprennes ce qu’on fait. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu es le meilleur. Tu es parfait. C’est du cinéma.
Haha. Tu remplaces Smaïn. C’est parfait.
On te fait peur. On t’aime.
Tu es Onassis.
Tu es premier. Tu es forcé.
Tu fais du mal. Tu te fais du mal. C’est Naïma.
Une jeune femme avec qui je souhaitais juste prolonger l’amitié, ce qui finalement s’est arrêté, vu qu’on m’intimait des suggestions de devenir son amant, alors que je n’ai jamais eu de sentiment pour elle.
Tu n’embêtes pas.
Tu es professeur. Tu es professeur.
Tu es un farceur.
Tu te sens seul.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas.
On est médecin.
Ca n’embête pas.
Qu’est-ce qu’on fait ? Ca pue.
Tu es fou. Tu es Branson. Tu es personne.
Qu’est-ce que tu fais ? C’est parfait. Tu es acteur.
Tu enfermes David. Tu ne t’enfermes pas ?
T’as du courage. Tu enfermes Baffie.
Tu n’enfermes pas.
Tu es un homme seul.
ISOLISME.
Tu ne comprenais pas. Tu souffrais.
On a l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as gagné. Tu as payé. On a payé. Tu n’embêtais pas ?
Intox, chantages.
Tu n’arrêtais pas.
C’est un procès.
Ca n’embêtait pas.
On est juif ? C’est un procès. Tu arrêtes. C’est Salima.
Arrête. T’es acteur.
Ca ne t’embêtait pas.
Ca n’embêtait pas. Tu n’embêtais pas.
Tu embêtes Drucker. Tu vas nous faire Drucker.
Tu es psychiatre. C’est un procès. C’est parfait. Tu souffrais.
T’as compris. C’est Baffie.
Tu fais peur.
Tu es Smaïn. C’est Smaïn.
Tu es Préfet. On a tout fait. Tu souffrais. C’est Dupont-Aignan. Tu es enseignant.
On te connaît. C’est parfait. Tu es parfait. On connaît. Tu es provoqué. On a déconné. Vous souffrez. On souffrait.
Tu es professeur. Farceur.
Tu as explosé. On va se faire foutre. On n’a que ça à foutre.
On t’aime. T’as terminé.
On est fort. On a contrôlé. Tu fais. Tu es parfait. Fais.
On ne comprend pas. On t’a arrêté. On est bouffé.
Ils ne comprennent pas. Tu ne supportes pas.
Tout à fait exact. On ne supporte pas. On va arrêter. On ne t’aime pas.
On te fait peur. Ca suffit. Tu vas faire Napo. On ne supporte pas.
Propos délirants.
On a payé. Intoxication.
On est juriste. Tu es juriste.
Tu es samiste. Puriste.
Tu vas te faire payer. On va soigner.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. Tu vas nous faire soigner. Tu as soigné. On est soigné.
On fait peur. Faire peur.
Nous sommes juifs. Tu es soigné.
T’es encore juif. On est soigné.
Tu mens. On ment ?
Elle t’aime. Tu as du succès. Ca suffit. C’est Baffie.
Tu sais. Tu souffrais. Ca te suffit.
Nous sommes seuls.
Tu fais ce que tu veux.
Tu vas parler de ça.
Tu es commandant. Tu sais. Fais.
On va parler de toi. On a parlé de toi.
Propos vaseux.
On nous embête.
T’es un fou. Tu es Baffie.
Qu’est-ce que tu nous fais ? On s’en fout de ce que t’as fait. T’es un fou.
On t’a compris : Tu en as marre de l’hôpital.
Ce n’était pas encore fini …
Tu nous fais mal. Ca nous fait mal. On a l’hôpital.
Laisse tomber. Tu es Préfet. C’est un succès. Tu es à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu remplaces Rachida. Tu as l’hôpital.
T’arrêtes. Tu es Charles. Tu parles.

Nous sommes psychiatres. Tu vas nous battre. Des psychiatres très intrusifs, manquant de probité.

Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ?
C’est le CAPES. C’est Lafesse.
Ils s’en foutent. C’est ton procès.
On est énervé. Tu es sain.
Tu es médecin. Un mec sain.
Flatteries schizo.
On est supporter. Vous êtes supporter.
Tu t’en fous de ce cinéma. C’est ce cinéma.
On ne t’aime pas.
On va le mettre en prison. On va nous mettre en prison.
Vous êtes français. Tu es français.
Tu es Onassis. Acteur.
On s’en fout de toi.
Ils s’en foutent. Tu veux faire fou.
Propos d’extrême-droite.
C’est Flavie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Tu ne t’arrêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Arrête.
Arrêter quoi ?
Tu es parti.
C’est un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale. Tu es un scandale. Tu leur fais un scandale.
On prend maintenant les humains pour un scandale …
Ce qu’il te faut. Tu es une femme. Tu es bouffi.
On est avec toi. Tu radotes. Tu psychotes. C’est une faute. C’est ton procès.
Inversement des rôles.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’embête pas. Tu n’embêtes pas. Tu es Sarko. C’est Saïda. Ca n’embête pas. Propos délirants, chantages …
Nous sommes des monstres.
Tu as dérangé. Ca a changé. C’est Salima.
Ca n’embête pas. Ca ne t’embête pas.

Tu ne t’embêtes pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas ? C’est Saïda. Violation prolongée, réitérée, obsédée de la vie privée.

Tu sais ce qu’on fait.
On n’embête pas. On ne t’embête pas. C’est Salima.
C’est une fête. On va te faire une fête.
Tu vas crever. On va te faire crever. Tu préfères crever. On t’a crevé. C’est le Lycée.
Graves insultes borderline, chantages.
On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ? On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ?
Tu n’arrêtes pas ? On n’arrête pas. C’est le collège. Ca n’arrête pas.
Chantages permanents.
On ne se fout pas de ta gueule.
Ca n’embête pas ? Tu n’embêtes pas. C’est Salima.
Tu ne t’embêtes pas ? C’est le cinéma.
Tu vas te taire.
Menaces, chantages, censure.
Nous sommes tes salopes.
Ce qu’on va te faire ? Tu as souffert. C’est un procès.
Tu as l’hôpital.
Tu es avec Sonia.
C’est un procès. Tu fais un procès.
On est l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Haha. On fait peur. Faire peur ! …
On t’a empêché ?
On est JUI-FEU ! Tu es juif.
Triste aveu de personnages revanchards, maboules.
Tu es chanceux.
Haha. Tu es responsable.
On ne se fout pas de ta mère. Tu es chéri. Tu es gentil.
Tu es un haut responsable.
On est Musulman. Arrête.
Tu es un copain. On est tes copains.
Tu arrêtes. C’est un procès.
C’est Onfray. C’est un Préfet. Tu es parfait. Ca a marché. Qu’est-ce que tu fais ?
Haha. T’es un fou.
Hahaha. On ne s’en fout pas. On s’en fout de toi.

On est français. Tu es Mitterrand. Je n’ai rien à voir avec Mitterrand, ce politicien bourgeois de droite.

Tu es honteux. C’est honteux. Ils s’en foutent. On t’écoute.
A PLUSIEURS. Tu es seul.
ISOLISME.
On n’arrête pas. Elles ne comprennent pas. Tu n’arrêtes pas. Tu ne professes pas. On ne professe pas.
Chantage : Travailler pour une misère … On est tombé sur une grosse haine.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu sais ce que tu fais. Pense à ce que tu fais. Tu souffrais. On ne t’embête pas. Ca ne t’embête pas.
Ca n’arrête pas. On ne te connaît pas. Tu ne me connais pas.

Samedi 4 avril 2015.

C’est un succès. C’est Dora. Tu as Dora. Une schizo trainant une MST qui accusait la fille passée avant elle d’être sale … pas plus sale qu’elle. La sexualité est sale ? Ce qu’on avait compris, c’est que cette élite nazie continuait à observer de façon illégale mes réunions avec Dora dans des restau et des cafés. Je n’avais que mon amitié et mon aide à offrir, rien de plus. Les flics ne comprenaient pas pourquoi je n’embrassais pas Dora … Dora a fait 2 enfants, dont l’ASE lui a retiré la garde, parce que vu sa maladie, elle n’était pas apte à s’en occuper. Il fallait donc faire l’amour avec Dora pour lui faire un autre enfant ? Dont elle n’aurait pas pu s’occuper non plus …

T’as pas compris qu’il faut travailler. On travaille à ce qu’on veut et pas forcément pour un salaire. Ces flics travaillent eux-mêmes ? Ils sont payées pour psychoter.  Ils ont la culture de la psychose (C’était une Sarkoze, une psychose de flics).

Tu emmerdes Marie.

T’as une sale gueule. C’est Naïma. On s’en fout de toi. Graves insultes borderline, néonazies.
T’as une sale gueule. C’est le problème. On s’en fout de toi.

On est star. On ne te comprend pas. C’est Saïda. Violation inertielle de la vie privée. Elite nazie. Antagonisme virulent. C’est qui Saïda pour qu’on m’emmerde comme ça 6 ans après avoir arrêté une rencontre ?

C’est une mise en scène. On a plaisanté.
Tu te sens supérieur. Ce qu’on va faire. Tu vas faire.
Je ne me sens point supérieur. C’est de l’invention.

Sartre disait qu’on est tous pareil, quelque soit notre fortune … On a tous les mêmes besoins et les mêmes envies.

Tu vas prier. On va payer. Tu vas payer. Je n’ai fait que ça, payer.
On a un problème avec toi. Tu vas le foutre en l’air.
Menaces et chantages.
C’est une furie. C’est une tuerie.
C’est du théâtre. Tu vas nous battre. Tu es psychiatre.
On est avec toi. Elle t’arrête.
Arrête. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es salarié. On est salarié. Tu veux être salarié ?
Haha. Tu es raleur. On ne comprend pas.
Tu vas payer. Tu vas te faire foutre.
Haha Tu es El Maleh. Ca te fait peur. Il faut que tu comprennes tout ça. Tu as peur. Arrête tout ça.
Ca fait peur. Tu as peur. Tu as souffert.
Tu es terrible.
Tu vas être El Maleh. Tu fais peur. On fait peur.
Culture de la peur.
Tu arrêtes. C’est une fête.
Ca suffit. Fuis. C’est la Stasi. C’est psy.
C’est cette Drucker. C’est l’enfer. C’est une copine. C’est cette Drucker ? Ton père. On est malade.
Tu intéresses tout le monde.
On veut te foutre en l’air.
On veut te battre. Tu veux te battre.
Tu en as marre d’elle. C’est elle.
Tu vas travailler. On va parler. Tu as du succès.
On est bafoué. C’est UMP.
Tu soutiens. C’est bien. On soutient.
Tu es Onassis.
On t’a trompé. Tu es trompé.
Tu arrêtes. Tu es fou. Tu es tué. Tu as tué.
Tu es Lino. Tu es beau.

Tu ne comprends pas que tu mens. On nous embête. Tu es Onfray. C’est bête. Arrête. C’est une fête. Je n’ai pas grand chose à voir avec Onfray qui nous a pas fait rire avec son histoire de prépuce.

Tu vas te concentrer. On ment.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. C’est un procès. On est forcé. On veut rembourser. On est Préfet. On pue.
A la bonheur …
On a la haine.
Tout à fait exact, vérifié.
On a compris. On est Baffie.
Tu vas te faire foutre. On va partir. Tu vas partir. On veut partir.
Tu vas te faire tuer. On va te faire tuer.
Menaces. Triste aveu.
T’as une sale gueule. T’as une belle gueule.
Arrête. C’est une fête. Ta gueule. Tu es fou.
Arrête. On regrette.
Tu es Juge.
Tu vas t’arrêter. Tu es acteur. On en a marre du psychiatre.
On pue. On va te battre.
Tu te sens seul. Tu es un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale.
Les gens sont maintenant des scandales …
Tu es mort. Menaces réitérées.
Tu intéresses. Ca intéresse.
Tu vas faire chier. Tu vas te faire chier.
T’as un problème. Tu as le même problème. On a le même problème. C’est toujours le même problème.
On a souffert. Tu veux nous faire chier.
Tu vas pouvoir trouver une femme. Comment tu fais ?
Tu n’aimes personne. On est personne.
C’est Latifa. On ne t’aime pas.
Une jeune femme avec qui j’avais une incompatibilité de vues.
On en a marre de ta folie. On t’aime. On aime ta mère.
On ne t’aime pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas.
On ne comprend pas. C’est la chimie. Ils ne comprennent pas.
Tu rêves. Tu crêves. Tu rêves.
Graves insultes.
On ne t’aime pas. C’est eux.
Tu es seul. Crêve. Tu crêves.
Graves insultes borderline.
Tu pues.
Comment tu fais ? On a tout fait.
On va te tuer. On a tout fait. Crêve.
On t’a occupé. Comment tu fais ?
Il faut taffer. Tu es forcé.
Il faut taffer. Comment t’as fait ?
Comment tu fais ? Crêve.
Menaces.

On a proposé : On est ta DST. Aveu de la violation de la vie privée. Et le Conseil d’Etat s’est avoué impuissant …

Haha. Tu crêves. Crêve. T’es un fou. Tu deviens fou.
C’est du théâtre. Fais du théâtre.
On va te tuer. On va nous tuer. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es un héros. Tu es Napo.
Propos délirants.
Tu leur fais un procès. Tu es seul.
ISOLISME.
Tu n’écoutes pas. On est sympa. On ne t’écoute pas.
C’est une maladie. Tu es parti. C’est un procès.
C’est un procès. Fais. T’as gagné.
Bonne nouvelle.
Tu ne t’écoutes pas : Ca ne va pas. Ca va. C’est sympa.
Tu nous hais. Tu n’aimes pas.
Tu sais. Fais. On n’écoute pas.
Haha. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es communiste. On va rembourser. On t’a tout fait.
Tu fais peur. On veut faire peur. Faire peur.
On te bouffe.
C’est une correction. C’est parfait.
T’es mort. C’est mort.
Menaces réitérées.
C’est Naïma. C’est un scandale.
Chantage délirant.
Tu vas te taire. Tu vas faire. On va travailler. Tu ne me connais pas.
On ne dénonce pas. C’est Latifa.
On ne te connaît pas. Tu es sympa.
Tu laisses tomber. C’est Trotsky. Tu es Trotsky. Tu es seul. Tu laisses tomber. On te laisse tomber.
On s’en fout de ces Drucker. de cete Drucker.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
On va te baffer.
Tu es psychiatre ? C’est un énorme malheur.
Aveu qui n’a vraiment rien arrangé. Il n’y a aucune limite à cette chape de malheur imposée par les flics.
Tu meurs. C’est bien fait pour toi.
Enfantillages d’un vieux fou.
Tu leur fais mal. On n’a que ça à foutre.
Tu es De Niro. Tu es gros. Tu es ouf.
Tu sais ce qu’on veut. Tu nous en veux.
Enigmatique … chantage.
T’es un fou toi. Crêve. On rêve. Tu rêves. Crêve.
Menaces, insultes borderline.
Tu sais ce qu’on fait.
Grave violation de la vie privée.
Tu es un homme d’ouverture. T’es un fou, toi. Tu es Ministre.
Chantage méprisant.
On va se faire foutre. On pue. T’es ouf.
Tu as eu un problème avec Naïma. On aime Naïma. Tu es parfait.
On est morte. Qu’est-ce qu’on fait ?
On est mort. C’est un procès. C’est parfait. T’es ouf. Tu es seul.
Tu as un succès : C’est une folle.
Tu embêtes Dora.
Acteur. On veut te faire peur.
On est folle. Drucker, c’est une folle.
Ce qui n’est pas tout à fait faux …
Tu vas te faire Dora.
Je m’en foutais. Je ne profite pas de la faiblesse de femmes fragiles.
On veut te baffer/te bouffer.
On est avec toi/content de toi.
Tu es nul.
Tu es supprimé/comprimé.

Tu es droit. Tu es un psychiatre.
Tu ne nous connais pas. On ne t’aimait pas. On nous connaît pas.
On veut se venger ? Tu es dénoncé. C’est une découverte.
T’es un fou. On s’en fout de toi.
Arrête. Tu vas voir François.
J’ai pris mes renseignements chez les trotskystes qui ont affirmé que François Hollande est un homme signifiant et je leurs ai donnés raison.
C’est la vérité. On en a tous marre. C’est un procès.
C’est bien de le reconnaître.
Tu vas te faire tuer.
Tu as une grande force.
Je ne suis pas indestructible … Il faut lire éloge de la faiblesse de Frédéric Jolien.
Tu vas nous tuer.
Tu vas t’arrêter. Elle t’aime.
Tu vas t’arrêter ? On va t’arrêter. Il faut professer. On est arrêté.
Ce qui confirme ce que j’écris par ailleurs : De très grosses pressions pour retourner faire le pitre en collège.

Mercredi 7 avril 2015.

T’es FOU. C’est un scandale.
On te protège. On va te faire tuer.
Propos gravement psychotiques.
T’avais trouvé : Il faut professer.

Jeudi 8 avril 2015.

Vague de néonazisme chez les flics qui me harcèlent ce jour-là. Cette haine subit est-elle le reflet de l’imaginaire d’un schizophrène ? On voit bien que non. Ce sont des harcèlements très réels et non une croyance fausse (définition du délire).

Ta gueule. Ferme ta gueule. Insultes borderline.
C’est le Professorat.
On est médecin.

On a arrêté. On va professer. C’est le Lycée. L’Etat français, constamment obscène, dépense 1 millions d’€ en harcèlements pour m’en faire gagner 1600 € par mois en tant que contractuel.

Ca va arrêter. Il faut foncer. Il faut professer.
Haha. Tu as Latifa. Nous sommes stars. Elite nazie.
Tu as compris ? Fuis. C’est ta Tunisie. C’est la Syrie.
On va arrêter. Il faut professer.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Insultes borderline.
C’est le Lycée. Tu es le problème.
Tu es fou. Ta gueule.
Tu vas trouver. Il faut professer. C’est UDP.
Tu es MORT.
Menaces de mort à domicile.

C’est le Lycée. Tu me prends pour un fou ? Tu n’intéresses pas. UN FLIC PSYCHOTIQUE, NEONAZI.

Tu te sens seul. Tu es riche. On en a ras le bol.
Tu es mort. On t’a retrouvé. Il faut former. On t’a trouvé. C’est un procès. Tu te sens fort.
On t’a trouvé. Il faut forcer.
C’est un scandale. On aime Naïma.
Qu’est-ce que j’en ai à foutre espèce de flic malade mentale ?
On t’a retrouvé. C’est l’UDP. Ils vont massacrer. Tu es dénoncé. T’es ouf. Tu vas te faire tuer.
Qu’est-ce que ça te fait ?
Tu vas arrêter. Tu vas faire du ciné. Tu es moqué. C’est du ciné.
Vous êtes morts. On est fort.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
C’est ton spectacle. On se foutait de toi.
Tu leur fais un procès.
C’est grave.
On s’est foutu de toi. Tu dois te suicider.
Tu dois te suicider.
Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
On s’en fout de vos communistes. Tu es FOU.
C’est François. C’est Saïda.
Tu as compris. C’est le profit.
HAHA. T’es un grand acteur. Faire peur.
On va comprendre ce que tu veux.
Tu la heurtes. Tu sais ce que tu fais. On dénonçait.
Tu aimes Drucker ? On aime Drucker ?
Ca va s’arrêter. Il faut professer. C’est le Préfet.
PRESSION EGOISTE POUR GAGNER UNE MISERE.
Tu es riche ? T’es riche.
On est psychiatre. C’est ton théâtre. C’est du théâtre.
Fuis. C’est la Tunisie.
Acteur … Tu as l’hôpital. Fuis. On va te chercher. Tu vas chercher.
C’est un procès. On s’en fout de toi.
Subornation de témoin.
Tu as souffert. C’est l’enfer.
Merci. C’est Trotsky. Fuis.
Tu as souffert. Tu as souffert.
On arrête. Tu arrêtes. C’est une fête.
C’est un procès. Haha. Tu es El Maleh.
On ne dénonce pas.
Tu es samiste. Trotskyste.
Tu ne nous connais pas. Tu es sympa.
Acteur. On est juriste.
Tu leur fais peur. Tu es professeur/farceur.
Tu es tué. Tu les as tué. On les a tués. On nous a tués.
On va chercher. Tu es sain.
On l’aime. Tu es le problème.
Tu es samiste. Tu es trotskyste.
Ca va arrêter. Tu vas arrêter.
Tu es un copain. Tu es fou. Tu es parfait.
Tu as rêvé.
T’as un problème. Ya un problème. Tu leur poses un problème. Tu es un problème.
Un être humain est pris pour un problème. Question néonazie.
Tu pardonnes. On te pardonne.
Ca suffit. Fuis. C’est ta Tunisie.
Tu respectes. Tu vas comprendre. C’est eux. C’est honteux. Ce que tu fais.
Tu as encore peur. T’as un problème. On a encore peur.
On t’a tué. C’est Salima.
C’est pas fini. C’est Baffie.
Tu nous embêtes. C’est ta fête.
On va se faire foutre. C’est ta faute. Ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Tu vas te suicider. Il faut te suicider.
Néonazisme.
Il faut te motiver. Il faut professer.
Tu es fou. Ferme ta gueule.
On aime nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu vas pouvoir te suicider.
On veut te suicider ? Tu es parfait.
Tu as un syndicat : C’est Naïma.
Tu es mort. C’est mort.
Tu as une bonne gueule. Tu te fous de notre gueule.
On va vous tuer.
Menaces de mort à domicile.
On pue. On en a tous marre.
Tu es guéri. Fuis.
On va te suicider. Tu es fou. Va te suicider.
Néonazisme.
On s’en fout de toi. Tu es ouf. On se fait tuer.
On va te la fermer. On est médecin.
Qu’est-ce qu’on t’a fait ? Vous êtes graves.
Ces flics n’ont rien fait … Allons-donc.
Tu as trouvé. C’est le Lycée. LEP. C’est les Lycées.
Pression pour se faire surexploiter.
On est Front National. C’est un scandale. On est mal.
On va te faire tuer. Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
Tu as compris. On est Marie.
Tu fais ce que tu veux. Tu es fou. Tu t’en fous.
Tu es payé.
Tu es Baffie. On meurt.
Tu es fou. On s’en fout de toi.
Fuis. Tu es parti. C’est ta Tunisie.
Tu es réssucité ? Vous mourrez. Vous souffrez.
Il faut te taire. On va te tuer. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées. Menaces sous condition.
On s’en fout de ta gueule. Tu as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
C’est un succès. On va faire.
On en a tous marre. C’est Star.
Arrêter. Tu es une folle. On t’a suicidé. Tu es forcé. Il faut professer. Tu es suicidé. Tu es une Star. Insultes borderline haineuses.
T’es ouf. On est mort. Tu vas te suicider. On est fort.
Tu vas te faire foutre. Tu es personne.
Tu n’intéresses plus personne.
ISOLISME.
Tu nous emmerdes. On est avec toi.
On est avec toi. C’est du cinéma.
On t’énerve.
Vous êtes MORT.
T’as une sale gueule.

On est bizarre.
Tu sors. On en a marre.
Tu es riche. Tu triches.
Ca suffit. STOP. Ca te suffit.
C’est ta putain. Nous sommes putain. Putain (6 fois).
C’est ta fête. C’est ta faute.
On en a ras le bol.
HURLEMENTS DEHORS PAR LA FENETRE. Tu es FOU FOU FOU.
C’est le collège. Tu es fou. Tu es prof de collège.
Tu vas te motiver. Il faut te motiver.
On est pour toi. Crois. Tu es François. C’est François.
Je ne suis pas intéressé par François Hollande, un malade qui a passé son temps à parler de « compétitivité ».
C’est terminé. On a terminé.
Tu embêtes Drucker. Tu es Drucker.
Tu as du succès.
Tu es François.
Tu as l’hôpital. C’est un procès. Tu es François.
T’es un salaud. C’est François.
HURLEMENTS. C’est France 3. C’est François. Crois.
HURLEMENTS. C’est ton Vicherat. Crois. Propos incohérents, énigmatiques.
On a arrêté. Il faut professer. Il faut forcer. Tu es intéressé. Tu es malade.
T’as trouvé : Il faut professer.

Tu es fou. Tu as une folie. Fuis.
On va t’arrêter. On est l’hôpital. Tu as l’hôpital. On a l’hôpital.
Tu emmerdes tout le monde.
Tu as l’hôpital. On est amoureux.
T’as fait une découverte. Tu as l’hôpital.
C’est François.
Tu as l’hôpital. Vous faites peur.
Tu bouffes Dora.
On pue. Tu n’embêtes pas ?
Tu es fatigué. Fais ce que tu veux. Tu fais ce que tu veux.
En fait, on n’est pas libre …
Tu es compliqué. On a trafiqué.
Tu pues.

T’as trouvé. On est crevé. Etonnant que ces flics soient crevés avec une telle énergie euphorique.

T’es ouf. On te bouffe.
Tu es acteur. Tu as encore peur.
On va t’arrêter. Tu vas faire peur.
Intoxication, mythomanie.
On a plaisanté.
Tiens-donc !
Tu as l’hôpital.
Tu les as tués.
On nous a tué.
On est bouffé. On n’a rien fait. Tu as inventé.
Propos contradictoires …
Haha. On n’arrête pas. On est Cymes.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Tu es fou.
Tu t’arrêtes tout seul. Tu t’embêtes tout seul.
On va te tuer. On est UDP.
Tu veux te suicider. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu vas te motiver.
Haha. C’est Marie.
Tu vas enfermer.

Vendredi 10 avril 2015.

On a compris. Tu as compris. Fuis. Pressions néonazies.
HAHAHA. Ferme ta gueule.
On a contrôlé.
On s’en fout de toi. Tu es fou.
Tu vas te motiver. Tu es enseignant. Tu as un problème. On se foutait de toi.
Acteur. Tu leur fais peur.
Intoxication, mythomanie.
Tu vas être Drucker. C’est compliqué. Tu es compliqué. On ment.
Tu veux faire fou. On ment. Tu es FOU.
Tu es fou. C’est un procès. T’es ouf toi.
Tu veux être professeur. Absolument pas.
Mythomanie. Intox.
C’est un procès. C’est parfait. Tu es parfait.
Tu es star. C’est nos Stars.
Ils ne comprennent pas. On aime ? Tu aimes ?
Tu n’arrêtes pas. C’est le Professorat.
Tu es juif. Tu es ouf. C’est le Professorat.
Tu es le problème. On t’aime. C’est le Professorat. Tu es ouf.
Les gens sont des problèmes …
Tu veux te taire. Tu es seul.
C’est Drucker. T’es son frère. On a souffert.
On sait tout faire.
T’es OUF. On n’arrête pas. Tu es Ventura.
Tu n’arrêtes pas. C’est Ventura.
Tu es acteur. Tu es parfait. On n’embête pas.
C’est parfait. Nous sommes ta Droite. Tu es FOU.
HAHA. Tu es bouffé.
Tu es fouuuuuu. On s’en fout.
Tu es acteur. Tu es un puissant.
Tu es FOU.
On va tuer. Va tuer.
Tu es parfait ? Il faut te BAFOUER.
Une haine sincère, dans toute sa beauté.
Tu es malade. C’est la chimie. Fuis.
T’es acteur. On veut faire peur.
Haha. Tu te fous de nos races.
Authentique racialisme d’extrême-droite.
Tu fermes ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes haineuses.
C’est une folle ?
Haha. Tu fermes ta gueule. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as l’hôpital (20 fois).
Ca va s’arrêter. On va te rencontrer. Tu vas rencontrer.
Tu vas te suicider.
C’est Bolufer. C’est l’enfer. Tu es acteur. Tu es seul.

Tu n’embêtes pas. Tu es SEUL.
ISOLISME.
Tu as raison. C’est Baffie.
Tu n’arrêtes pas. On est d’accord avec toi. Ca n’arrête pas.
Tu vas te suicider.
C’est bon ?
On va te suicider. Vous empestez. Tu es suicidé.
Tu veux te suicider. VA TE SUICIDER (5 fois).
Incitation au suicide néonazie.
Il faut te tuer. Tu as du courage.
Nous sommes tes psychiatres.
Tu arrêtes. Tu fais encore peur.
Intimidation, intox, mythomanie. Les flics ont peur de leur propre ombre …

Mardi 14 avril 2017.

On en a marre. Ils veulent ta mort. C’est ta mort.
Crois. Pars ! (12 fois).
Tu sais ce qu’on dit : Fuis.
Tu es un pauvre type.
Tu es technicien. Tu es un samien.

Mercredi 15 avril 2017.

Tu as le Collège.
ARRETE. ARRETE. ARRETE. Tu es Ventura. ARRETE.

Nous sommes ta Droite. Nous sommes psychiatres.
On va te motiver. Tu es un ennemi.
Pars ! C’est Michel. Pars.
Tu es intelligent. Tu ne les comprends pas. Ferme ta gueule. Tu ne comprends pas.
Tu rêves. Elle crêve. Crêve !
On en a marre. Tu fermes ta gueule. Tu es communiste. On est communiste.
Drucker, c’est un malade.
Tu es bafoué. Tu vas être bafoué. On veut te bafouer. C’est Nathalie.
Tu enfermes tout le monde. T’es un connard.
Tu es surveillé ?
On te ferme ta gueule.
Vous êtes bafoués.
Tu fais peur. Ferme ta gueule.
Tu fais ce que tu veux : Tu es terrible.
Tu es quelqu’un. Tu l’emmerdes.
On te prend pour un fou. Tu le prends pour un fou.
Tu enfermes tout le monde. On est tout le monde.
Tu vas nous faire arrêter. Tu es fort. On est fort. C’est fort.
C’est LO. Tu fais la gueule.
On est aimé. Tu es chez elle.
Tu es un héros. C’est Sarko.
Pense à toi.
Tu es un Roi. On t’a shouté. Tu es parfait.
Tu es un pauvre type.

Réveil à 3 heures du matin.

Ferme ta gueule toi. On a Sarah. Elle t’embrasse.

4 h 40 du matin.

On va te mettre à l’hôpital. Ca va mal. On va mal. Menaces suivies d’effet …
Tu es un Seigneur.
C’est cette Naïma ? Elle est belle cette Naïma !
Tu crêves. Tu vas crever.
Tu as compris. Tu es observé.
Tu vas te taire ? On veut faire. C’est l’enfer. C’est Christine.

C’est Drucker. Tu es Napoléon. C’est Taschère (Un des femmes de Napo, celle qui l’a fait arriver dans le monde des hautes personnalités).

T’as retrouvé : C’est Aymé.
T’as retrouvé : Il faut bosser.
Haha. T’es fort. On va payer. Fais. On t’aime.
On a payé. C’est cette
invalidité. Intoxication …
C’est ta Drucker. C’est La Calas.
Il faut foncer. C’est le Lycée.
Il faut te suicider.

On nous a tué.
Ta gueule. Dégage. Tu dégages. On dégage.
On est méchant. On s’en fout de ta gueule.
Tu n’intéresses personne. Nous sommes personnes.
T’es un fou. Tu es tué.
On s’en fout de Michel. Tu intéresses Michel.
T’as un problème : Vous faire peur.
Nous sommes pour toi : On est amoureux.
HAHAHA. Tu es tué.
On a tous peur.
Tu es Avocat. C’est une nouvelle loi.
On t’a trouvé ? On est bouffé. On a tout fait.
On t’a trouvé : Vous pestez. Vous bouffez. On a tout fait. Vous trompez.
Vous testez. Vous pestez.
Drucker, c’est une salope. Il faut que tu comprennes. Ils comprennent ça.
Tu vas te taire. C’est Taschère.
Tu ne comprends pas ? C’est toi.
Vous faites peur. Fais peur. Faite peur. Tu es inquiété. Tu as enquêté. Faire peur.
On se foutait de toi ? On veut parler. Il faut parler. On a parlé.
Il faut que tu cours plus vite.
Tu es motivé. On t’a écouté. Tu veux chercher.
C’est nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu es un LO. Arrête. C’est ta fête.
On se fait tuer.
Tu fais peur. Faire peur. Tu es psychiatre.
C’est fini. Tu es fini. C’est la chimie. Fuis.
Tu es un LO. C’est faux. Tu es Sarko. C’est Sarko.
Tu es mort. On est prête. On t’inquiète. Ca va être ta fête. Tu t’inquiètes. On nous inquiète. C’est ta fête.
Tu es député/réputé.
Tu es observé. Tu as milité.
Tu es supprimé. On va bouffer.
C’est un secret. Ya pas de secret.
Tu es communiste/féministe.
On n’arrive pas à t’arrêter. Tu as un syndicat. C’est Salima.
On a couvert ? Souffert. C’est l’enfer.
Il faut que tu trouves une femme. Tu es une femme. Tu es un reporter.

Jeudi 16 avril 2015.

On te remercie. Tu enfermes tout le monde.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es tué. Tu vas te faire tuer.
On fait peur. Tu es acteur ? Faire peur.
On t’a arrêté. Tu as gaffé.
Vous faites mal. On s’en fout de ta mère.
Tu es parfait. Trace. C’est Michèle. C’est cette sécurité. Tu es Michèle.
T’as trouvé ? Tu as alerté. Tu es parfait.
Tu vas te suicider. Tu es une calamité. On va suicider.
Tu as un syndicat. C’est Salima. Enquête !
Tu es un collègue.
Tu fais peur ? Tu me fais peur ? T’es mort ? T’es fort ? Nous sommes morts ? C’est fort. On est Naïma. C’est toi. Tu es Naïma. On est tous avec moi. On est tous avec toi. C’est Ventura.
Nous sommes collègues. Tu es un collègue.
Tu es sain. C’est ses seins. C’est ses mains. Tu te sens seul.
On veut te flinguer. On parle de toi.
Nous sommes supportables ?
Tu vas penser. Professer. Tu maintiens.
C’est Michel. Laisse tomber. On veut écouter. On veut professer.
HURLEMENTS. On ne t’aime pas. On veut taper. On veut te battre. On va te battre. On va chasser. On est psychiatre. On va te battre. On ne t’aime pas. Pars.
Tu es nul. Tu es riche. Tu as compris. Prie. Tu es chéri. C’est personnel. On ne t’aime pas. C’est un Préfet. Tu es Préfet. Tu es parfait. Pars !!! Syndical. Tu as mal. Tu vas mal.
On est l’hôpital. On est Saint-Anne. C’est Anne.
Ca s’est calmé. Pars (4 fois). C’est Star.
Tu es El Maleh.
Arrête. C’est ta fête.
Tu te fais tuer. C’est nos Stars. Pars (4 fois).
Pars. C’est vos histoires.
On est bouffé. Tu es bouffé. Pars.
Tu fais ce que tu veux. Tu es acteur ?
Tu nous as eus. Tu es acteur.
Tu es un héros. Nous sommes morts. Pars.
Tu es fou. On aime Naïma. On te prend pour un fou.
On est psychiatre. On en a marre. On a compris. On t’a trouvé.
On est psychiatre. On va nous battre.
Tu nous hais. On nous hait. Pars. Tu es parfait. Tu es Trotsky.
Pars. Tu es star. Allez.
Arrête. Pars. Tu es star. Tu es El Maleh. C’est El Maleh.
T’as compris : Vous êtes morts. On te bouffait.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
Ils ne comprennent pas. Elles sortent.
On s’en fout de ta gueule. C’est honteux. On en a marre.
Arrête. On nous emmerde.
On va aider. Ils ne comprennent pas.
T’as trouvé : On est ta DST.
Tu as bouffé. C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On te la ferme. On est avec Marie.
Tu ne comprends pas. On emmerde Chirac.
C’est fou. Tu vas te calmer. C’est le Préfet. Tu as contrôlé. C’est passé. On t’a contrôlé. Tu es français.
Tu as cherché. On a shouté. C’est les Députés. Ils sont shoutés.
Pars. C’est nos stars. On accusait.
Tu embêtes Joly. C’est une folie. C’est Joly. C’est une folie.
Elle t’aime. On t’aime. Tu es Vicherat.
On me prend pour un autre.
Tu nous rends malades. On est malade.
HURLEMENTS. Tu es un bouffon. Fais. Tu es parfait. Fais. Tu leur fais honte. Tu es Napoléon. Propos délirants.
On te laisse tomber. Tu es espion.
T’as trouvé. Tu as la DST.
Tu as Fillon. Tu es espion.
Tu es pion.
On en a ras le bol. T’es une folle.
Insultes borderline.
Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
On va nous battre.
On est pour toi. Tu es auteur. T’as trouvé. Tu es bouffé. On est UDP. Il faut foncer. Il faut professer/former. On est formé.
C’est François. On va faire quelque chose pour toi. C’est fou. Crois.
Haha. Tu es personne.

Nuit.

Tu aimes ta mère ? Tu vas te faire tuer.

Jeudi 17 avril 2015.

Tu vas arrêter. Il faut professer. C’est l’Université. Il faut forcer. C’est Bonnaffé.
Il faut partir. C’est Drucker. Il faut fuir. C’est Salima.
Pressions pour émigrer en raison de Drucker.
Haha. On fait peur. On s’en fout de toi.
Tu leur fais peur.
Tu es terrible. Fais.
Tu es un héros. C’est un zéro.
Tu es seul. C’est honteux. Tu es juif.
Tu vas te faire tuer. Tu es mort.
Menaces de mort dans le domicile.
Tu es tunisien.
Fuis. Tu es tunisien.
Vous faire peur.
Tu veux te faire tuer. Tu es tué.
Menaces de mort dans le domicile.
On t’a retrouvé : On est UMP.
Nous y voilà : On a trouvé le groupe malfaisant.
On est pour toi. C’est Drucker. On travaille pour toi.
On est psychiatre. On est pour toi.
Tu nous fais peur. Tu n’arrêtes pas.
Ca s’arrête. Vous faites peur. Faites peur.
Tu aimes Michel. Arrête.
On veut partir. Tu veux partir ?
Il faut construire. Tu vas mourir.
Tu arrêtes. Tu déménages. Tu emménages. Fais le ménage. Tu aménages. Tu es sage.
T’as encore peur ? On se foutait de toi ? C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
On va faire peur. On a encore peur.
T’es acteur. T’es mort. On t’a attaqué. On est pour toi.
On va te faire une fête.
Tu vas arrêter. Tu as Salima. On travaille pour toi.
Tu es fou. C’est les Lycées. Ils sont intéressés. On est intéressé. C’est un procès.
Tu leur casses les pieds.
T’es un fou. Tu es compliqué.
Tu vas trouver un travail. Tu travailles. Tu es un héros.
T’es mort ! C’est fort ? C’est Salima …
Menaces réitérées.
Vous faites chier.
On va te foutre en l’air. Tu vas nous foutre en l’air.
Menaces réitérées.
Arrête ! On travaille.
Arrête ! T’es fort.
Tu es écouté.
Vous faites mal. On est avec toi. On est Naïma. C’est Salima. On te croit.
Tu es un richard.
Tu t’engages/engages.
Tu leur poses un problème. On t’aime.
Tu nous emmerdes. Tu nous as tous tués.
Propos psychotiques.
T’es fou. Tu vas te marier avec Marie. Tu es chéri.
T’es un fou. Tu te fais tuer.
Tu leur fais mal.
On est avec Marie. Tu as pensé à Marie.
On est pour toi. Tu es mort. Tu mens.
Tu mens. Fuis.
Exil forcé …
Tu es chez toi.
On ne t’aime pas.
Aveu touchant.
Tu es une femme. On va te suicider.
Insulte délirante.
Tu es médical. Tu es seul.
Arrête. Tu as honte. Tu es une soeur.
Insulte délirante. Honte de quoi ?
On t’a assassiné.
Tu veux nous faire tuer. On veut nous tuer.
On veut te parler.
C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On ne te parle pas.
On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu dégages. Tu es fou.
Menaces réitérées.
Tu es ahuri. On est ahuri.
Tu pues. On pue. C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
C’est François. C’est toi. Tu es Drucker.
Haha. Tu es Drucker.
T’es mort. Fais du profit.
On veut te faire une fête.
Tu es un smicard/un richard.
Tu aimes Michel. C’est notre Michel.
Tu es seul. Tu vas te suicider.
On s’en fout de ces Michel.
Il faut le tuer. Il faut le tuer. Il faut vous tuer. Il faut vous tuer.
Tu es niqué. Elles t’ont niqué. Tu es Mickey (25 fois).
Acteur. Tu emmerdes tout le monde.
Condescendance …
Tu vas te taire.
On fait pleurer.
Nous sommes Procureurs. Tu sais. Paix.

Samedi 18 avril 2015.

Tu es sain.
Tu fais peur.
Tu nous as tués.
Il faut tuer.
C’est notre Drucker.
Tu n’es pas avec elle.
Tu es médecin. Vous faites peur. Vous faites peur.
Mythomanie.
Haha. On se fait tuer.
On est ouf. Tu es sain.
On fait peur. T’as encore peur.
Vous êtes morts. Tu te sens fort.
Ventura. Tu as compris. Tu es condamné.
Tu es parfait. On te pardonne ? Pardonne.
Tu es Branson/Marlon.
Une vielle flic folle : Tu veux être Ministre. T’as pas compris qu’on te bafouait ? Tu es fou. Aveu qui nous en dit beaucoup …
Tu es Star. C’est ça. C’est Salima. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On est mort ? Tu es mort.
Tu te fais tuer.
Tu le fais tuer.
Casse-toi (8 fois).
Pressions pour me faire émigrer.
Tu leur fais du mal.
On t’a espionné/questionné.
Tu es star. C’est Salima. C’est franc.
C’est un succès. Tu es une femme.
Insulte borderline, délirante.
Tu as trouvé : Fais.
T’as retrouvé : C’est UMP.
Tu es communiste. Tu as compris : Tu es chéri. Fuis. Tu es fou.
Laisse tomber. Vous souffrez. On t’aime.
Tu es un fou. Tu es riche.
Vous faites peur. Tu fais peur. Pars. Pars. Pars.
Mythomanie, pressions pour me faire émigrer.
Tu es un héros/un LO.
Vous faites peur. Tu es Premier. Tu as parlé. Tu es UMP. Tu es repéré. Tu es parfait.
Abus de droit par un groupe : L’UMP. Propos délirants …
Tu es riche. On pue.
Tu es Drucker. Tu as un syndicat. C’est Salima. Tu es Avocat.
Haha. On s’en fout de toi.
Tu es un héros. Un Lino.
Tu es mort. Tu fuis. C’est ta Tunisie.
Acteur. Fais peur.
Intimidation, opposition.
Tu vas te marier avec Marie ?
Propos clivés, psychotiques.
On rêve. Tu rêves.
On va nous battre.
Tu es médecin. C’est sain.
T’es un ouf toi. On s’en fout de ta gueule. Tu fermes ta gueule.
Censure, menaces réitérées.
On veut te baffer.
Menaces réitérées.
On veut te marier avec Marie ?
Vous faites chier. C’est une salope.
Tu es salafiste. C’est faux. Tu es samiste.
Tu es un communiste. Tu pistes.
On en a ras le bol. Tu es formidable. C’est du théâtre.
Tu es terrible. C’est terrible.
Tu restes ? Reste.
Tu sors ? C’est fort ? C’est fort ? C’est fort ? Tu es bafoué. Tu es menacé. Tu es fou.
T’es fort. Tu as gagné.
Tu as gagné. Il faut foncer/former.
On est bafoué ? On est bafoué.
On veut te bafouer.
Menaces réitérées.

Dimanche 19 avril 2015.

On a arrêté. On est soupçonné/massacré. On a soupçonné.
T’as trouvé : Tu es bouffé.
Mythomanie, intoxication, propos haineux.
T’as compris. Fuis. C’est le profit. C’est Drucker.
On se foutait de toi : On aime Naïma.
Qu’est-ce que ça peut me foutre ?
Enfants : On est samiste.
On est Drucker. C’est sincère. On t’a attaqué. On lit ?
Tu es Trotsky. Tu es bafoué.
Va travailler ! Tu es renvoyé.
Tu es fou. On t’a récupéré. On est UMP.
On a trouvé l’identité de ces flics.
T’es acteur. T’es menteur.
T’es un fou toi. Tu es suivi. T’es un connard.
Tu es star. Tu es fou.
Tu es soupçonneux.
On pue. Tu es modeste. C’est un procès.
Tu enfermes tout le monde. Tu aimes tout le monde.
On la ferme. C’est Trotsky.
Tu arrêtes. C’est la fête.
C’est toi Vicherat.
Propos délirants …
Tu nous fais mal. On te fait mal.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Propos menaçants.
Tu as de l’amitié. Tu as pitié. Tu es contrôlé. C’est fou.
Tu es franc. On est désolé.
C’est le profit. Fuis. Tu es un ennemi. Fuis. Tu es tué. On est bafoué. Fais ! Tu es forcé.
On est forcé. On veut professer.
Pars. On est Dalyen.
On est Daly ? C’est Nathalie. Fuis.
Nathalie Arthaud, représentante de LO.
Fais pitié : Vous souffrez.
Pars. Pars. Tu es star.
C’est ton comportement. On te parle poliment. On est Musulman. Tu es communiste.
Tu es mort.
Menaces de mort réitérées.
Tu es pathétique.
Tu as souffert. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
On te parle poliment. Tu es Trotsky.
Tu es payé. Tu es un richard/tricard.
Tu fais peur. Tu vas comprendre Marie.
On est connard. C’est un connard. T’es un connard.
T’as un problème. On t’a contrôlé.
Il faut forcer. C’est UMP. Tu es communiste.
Nous sommes la Droite.
C’est Salima. Tu vas nous bafouer ?
Enfant. Acteur ! Vous faites peur.
C’est ta vie. C’est tes rêves. Crêve.
Tu es communiste. Il faut te bouger.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu n’aimes que toi.
Propos délirants, inexacts.
Il faut rencontrer. C’est le ciné.
Arrête. C’est une fête.
On est bouffé. On a tout fait.
Tu n’intéresses personne.
T’as compris : On aime Marie.
T’es un fou. Ils vont te tuer. On t’a tué.
Menaces et chantages.
Va tuer !
On veut te tuer. Ils veulent te tuer.
Menaces de mort réitérées.

Mardi 21 avril 2015.

On travaille pour toi. Pars.

T’as une maladie. Tu crois ce qu’on dit. Les flics ont une maladie : Ils passent leur vie à raconter n’importe quoi. On se demande pourquoi ils harcèlent …

T’es mort. T’es un héros.
C’est le collège.
T’as une sale gueule. Tu les énerves. Tu t’énerves.
T’es fou. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
T’as trouvé. On est UMP. C’est l’UDP. Tu es UMP.
Propos délirants …
Tu es ouf. On est UMP.
On va te faire tuer. Va te suicider !
Propos menaçants.
Tu es fort. On va te tuer. C’est fort. Il faut tuer.
Arrête. Fuis. C’est la Tunisie.
On continue. Tu es bouffé.
Tu es assassiné. Vous empestez.
Propos haineux, criants de vérité.
C’est Saïda. Crêve.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
Tu crêves. Crêve. Tu as fini.
Tu es mort.
C’est le Collège. Tu as le Collège.
Misérabilisme égoïste des flics.
T’es un sale fou.
Grave insulte borderline, ordurière.
T’es un minable.
Tu es un suicidé. Tu es admirable.
On aime Drucker. C’est une furie. Fuis.
Il faut que tu cherches une femme. Tu es une femme.
Casse-toi d’ici. Tu es ici.
Qu’est-ce que tu fous ici ? C’est ta Tunisie.
Tu te sens seul. Tu es seul.
Va te suicider.
Incitation néonazie au suicide. Les flics montrent un amour, une bienveillance débordants.
Tu es communiste/samiste/égoïste. On est samiste.
T’as un problème : On t’aime.
Tu vas te faire Marie.
Tu es psychiatre. On est psychiatre.
HAHAHA. Tu as trouvé. On est bouffé.
Tu es assassiné.
On piste. Tu es arabe.
Tu emmerdes Drucker.
On est tous contents. C’est Michel.
T’as pas compris : Tu vas te faire tuer.
Menaces et chantages.
Tu es super. Tu as souffert.
On pue. C’est Saïda.
Tu es arabe. Tu travailles pour toi.
C’est vrai.
C’est un problème. C’est LO.
Arrête. C’est une fête.
On va rentrer. On nous hait.
On t’encourage. C’est du Ciné.
On t’a tué. C’est Salima.
Tu es employé. Tu es regretté.
Fais le ménage. Tu es docteur. Fais.
C’est Saïda. Crois. C’est Bouchhima.
L’époux de Saïda.
Tu es meilleur ? Tu es acteur ? Va voir ailleurs.
On te connaît. Tu es le Premier.
On pue.
C’est fort. C’est juste.
On te parle poliment. C’est ton carnet.
Tu as un métier. Tu es Fra. On est formé. Tu es formé. C’est le Lycée. Il faut professer/rentrer. Tu es forcé. Tu es un Grand Homme. Tu es chez toi. C’est toi.
Tu es tué. Fais.
On meurt. Compris ? Arrête. Tu regrettes. On regrette.
On va fuir.
C’est le Lycée. C’est Drucker. Tu es militaire. Fuis.
Tu t’isoles. Tu emprisonnes.
On en a marre. Pars (6 fois).
Tu as un pays. C’est la Tunisie. Pars. C’est Salima.
Tu es libre.
On veut te tuer.
On va te tuer.
Tu as gagné. Tu as soigné.
Tu vas nous foutre en l’air.

Mercredi 22 avril 2015.

Obéis : C’est la chimie.
Tu vas gagner. C’est Salima.
Tu leur fais peur. Tu es assassiné.
Tu énerves tout le monde.
T’as trouvé. Tu es bouffé.
Tu as tout fait.
Tu fermes ta gueule.
STOP. STOP. Tu es moche.
Casse-toi. On ne t’aime pas. Ca emmerde tout le monde.
Tu rêves ? Crêve. Tu rêves.
On a arrêté/regre
tté. C’est la télé.
On est avec toi. C’est toi. Tu es chéri.
C’est une peste. On ne t’arrête pas.
Tu es responsable.
Tu es directeur.
Tu es samiste/égoïste.
Tu es mort.
Tu leur fais mal.
T’es un sale fou. Tu es patron.
Insulte ordurière.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es adorable ? (5 fois). Tu es minable/exécrable.
Va tuer. Tu vas tuer.
On a écouté : Tu es exécrable.
Tu es payé. Fuyez.
C’est les Lycées. Tu vas professer.
C’est les Lycées. Il faut réformer.
Tu as gagné. On va payer. Tu es payé. Tu as gagné. Tu as formé.
Tu es un surhomme.
On est provoqué. C’est les Lycées.
C’est un meurtre.
On surveille ? On te réveille.

Jeudi 23 avril 2015.

Tu es policier.
Pars. Tu es un homme seul. C’est du théâtre.
Pars (20 fois).
On t’a menacé ?
On teste. On veut travailler.
On veut tuer.
C’est fini. C’est la Tunisie. Tu es un LO.
Une nouvelle loi. Tu es Ventura.
On est Drucker. On a tout fait. On a observé. Vous souffrez. Fais.
Tu enfermes tout le monde. C’est faux.
Tu as rêvé.
Tu as compris. C’est une Démocratie.
Une démocratie qui permet de violer les vies privées dans le massacre.
On a rêvé. Crêve !
Pardonne. On te fait peur.
Tu vas le faire tuer.
C’est un procès ?
C’est le Lycée. Tu es forcé.
C’est nos Stars.
Tu as fini. Tu es communiste.
Tu es MORT.
Tu as décidé. C’est un procès.
Tu as foutu le feu. C’est Hortefeux.
On veut faire peur.
Tu aimes la plage.
Tu es samiste/égoïste.
PARS. PARS.
Tu es terrible/horrible/un puissant.
Une adolescente : PARS (45 fois). On vous a tué. On les a tué. Tu as tué. Tu es tué. Tu as bouffé/trouvé. Pars.
C’est la vérité. On a surveillé.
On a changé. Tu changeais.
Tu es millionnaire. C’est l’enfer. C’est Drucker.
Tu es acteur. Fais peur. Fais peur.
Tu es à Droite.
Tu as compris. Tu es sorti. C’est une sortie.
Tu as rêvé …
On a rêvé ?
T’es fort ?
Tu vas rester au chômage ? Tu es au chômage ? Tu es sage. Tu vas rester au chômage ? (4 fois).
Tu es mort.
Tu es Ventura. Tu es au chômage.
Nous sommes de Droite ?
PERSISTE. Tu es samiste. PERSISTE. PERSISTE.
Tu as écouté. Tu es BOUFFE.
Enfant. On est avec toi. Casse-toi.
Vous testez.
Tu es testé (35 fois). Tu as testé.
Tu as compris. C’est la Tunisie.
Tu es bouffé. C’est elle. Tu es testé.
On est pour toi. On pense à toi. C’est toi. Tu es Vicherat. Pense à toi. On t’aime.

Vendredi 24 avril 2015.

Tu enfermes tout seul. Tu es tout seul.
Tu fais peur. Vous faites peur.
Tu es vichié.
Tu es aimé. C’est Vicherat.
Fais pitié.
HAHA. Tu as perdu.
Une petite fille. C’est les Lycées (15 fois).
On est disparu. On pue.
On s’en fout de toi. On t’aime.
Tu nous trouves fous. Tu travailles. On travaille.
T’as trouvé. On t’a contacté. On est la DST. On t’a contrôlé.
Tu es contrôleur. Tu as contrôlé.
C’est elle. Tu es tué.
On s’en fout de ta gueule. Tu es fou.
Il faut que tu comprennes ce que tu veux.
Tu sais. Fais. Fais.
Tu es médecin ?
Tu n’es pas médecin.
Vous faites peur.
Tu es tué. Tu veux le tuer.
Tu es un Préfet. Tu es lapidé.
Adolescente de 13 ans. Tu es un FOU. Il faut vous tuer (14 fois).
Il faut te suicider.
Pars. Ils ne t’en veulent pas.
Tu ne pardonnes pas.
N’écoute pas. N’écoute pas. Tu es Vicherat. C’est Ventura.
Tu es intéressant ? Puissant ?
Tu crêves !
Tu es suivi. Oublie ! C’est psy.
Tu es réfugié.
Tu es fatigué ? Fuyez. Tu es aimé.
Tu vas mourir.
Tu es payé/Tu as payé. Tu es Trotsky.
Tu es bouffi. Fais. Fais. Tu es moche.
Arrête. C’est une fête. Tu es Préfet.
Nous sommes Télérama (2 fois).
On veut te tuer. Il faut tuer.
Ils vont tuer. Ils se font tuer.
Tu es tué. Ils se font tuer.
Arrête. On est UMP. Tu es UMP. On est UMP. On regrette.
Tu es OUFE. On est ouf.
Fais. Tu es un Dieu. Fais.
Tu es publié. On est bouffé. Fais.
Tu es concentré.
Tu es une Star.
On veut nous tuer. Tu veux nous faire tuer.
Tu veux nous tuer (10 fois). Tu es UMP.
Tu te sens mort. Tu es fort.

Samedi 25 avril 2015.

Prie ! On t’a sauvé ? Fuis.
C’est LO. Ils sont pour toi.
On est pour toi. C’est un procès.
Tu te fais tuer. Tu vas faire Michel.
On se fait tuer.
Tu étudies. Fuis. Fais.
On t’a tué. Tu es parfait.
Tu t’es encore suicidé ?
Tu es d’accord. C’est fort. Fais. Tu tiens.
Tu nous fais peur. Tu leur fais peur.
HAHA. Tu es arabe. Tu es fou. Tu es FOU.
Tu as Nathalie. C’est Nathalie. Tu es seul.
Tu es fou. Il faut tuer.
Tu es seul (10 fois). Tu te sens seul. On est seul.
Tu as compris. Tu es psy.

Dimanche 3 mai 2015. Entre autre (sélection) :

Harcelé très intensivement toute la journée. Avec entre autre :

Ca te suffit : Va travailler. Va professer.
Tu es contacté. On est UMP.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
C’est mort. Sors. T’es fort.

Tu as l’école. Tu as trouvé : On est UMP. C’est bien. On va faire aboutir ma plainte contre l’UMP pour grave violation de la paix de la vie privée, harcèlements réitérés.

C’est vivable ?

Lundi 4 mai 2015. Entre autre :

Tu as gagné. Va travailler. Pars.
On rêve ? Crêve.
On te connaît. Laisse tomber. Tu laisses tomber.

C’est une découverte.
Tu es seul. Tu enfermes tout le monde.
Tu es rêveur. Forceur.
C’est elle. Fais. C’est judiciaire.
C’est merdique.
Il faut que tu partes. C’est Médiapart. C’est sidérant.
On t’a encouragé. Tu es engagé. Tu es UMP.
Tu fais frémir. Tu veux grandir. Tu es grandi.
Tu es scandalisé. Fais.
C’est une secte. C’est infecte.
C’est la justice. Tu es fou.
Tu es El Maleh.
Tu es un étranger. Fais.
On t’a pardonné. Tu es pardonné.
On pue.
On est magistrat.
STOP. C’est Ventura. Tu es Ventura.
Pardonne. Tu es personne. Tu bransonnes. Tu jacksonnes.
C’est militaire. Tu es Général. Tu es normal. C’est normal.
C’est nos Libertés.
Tu es scientifique ?
C’est Plenel.
Tu vas dormir. Tu veux dormir. Il faut souffrir. Tu veux souffrir. Faire rire.
Il faut partir. Tu es parti.
Tu meurs. Meurs. Mens.

Mardi 5 mai 2015.

T’as trouvé. Fais.
Pour toi, on est mort.
On s’en fout de toi. Fais chier.
Tu vas arrêter. Arrêter quoi ?
Tu t’enfermes. Tu te la fermes. On t’enferme.
Fais. Tu es important.
Fais chier. Tu le fais chier. Tu fléchis.
On t’a tué. Fais. Ils se font tuer.
Tu es riche. Oh ! Tu es samiste.
Tu as hôpital (18 fois).

NUIT 1h30.

Tu es Snowden.

Mercredi 6 mai 2015.

C’est honnête.
Tu crêves.
Tu fermes ta gueule. Tu es seul.
Tu es Duquesnes. Tu es star. Pars.
Tu es un fugitif. Tu es fou.
Tu as compris : On a tout fait.
T’es un connard.
Tu te fais tuer. Fais. C’est fort.
On va t’arrêter. Tu vas t’arrêter. Il faut professer. C’est tes carnets.

Jeudi 7 mai 2015.

Tu vas trouver une femme. Tu es une femme. C’est FAM.
Tu es aimé. On regrette. Tu es observé.
Tu es horrible. C’est horrible. Tu milites.
Tu es d’extrême-gauche.
Tu vas te calmer.
Tu es seul. Tu vas tuer. Tu vas le tuer.
Tu vas te taire.
Tu as Naïma.
Il faut te tuer.
Tu es un savant.
On va te tuer.
Tu as payé.
Tu as embrassé.
Tu es soigné.
Tu vas soigner.
Tu as l’hôpital. Il faut tuer.
Tu es seul. Tu te sens seul.
On va te tuer. On va vous tuer.
Tu es tué.
On nous embête.
On est de Droite.
Tu es de Droite. C’est fort.
Tu fais marrer. Fais marrer.
On est pour toi. Tu es seul.
ISOLISME.

Vendredi 8 mai 2015.

Tu es meilleur.
On va payer.
Ferme ta gueule. Arrête. C’est bête.
Tu es Gabin. Tu es sain. On te fait peur.
Avalanche d’insultes.
Tu es libre. Tu es Elie. C’est Elie.
C’est franc. Tu es content. Tu as témoigné.
On va te combattre.
Tu meurs. On meurt.
Tu vas te faire tuer.
Ils t’ont tué.
Tu es Smaïn.
On nous hait.
Tu es Ventura.
Tu es responsable.
Tu t’aimes.
Tu es stable. C’est stable.
C’est fort. Tu vas nous baffer. Tu es un fort.
Cinéma. Ca pue. On est pour toi.
C’est les Lycées.
Ca va marcher. Fais.
C’est ta connerie. Fuis. Pue.
HAHAHA. Ca pue. On pue.
Tu rêves. Tu es résistant.
C’est un message. C’est sage. Tu es sage. C’est sage.
T’es bête. C’est un test.
T’es pourri. Tu n’arrêtes pas.
On en a marre. Pars.
Arrête. C’est Onfray.
Tu es Star/richard/tricard.
Tu énerves. On t’énerve.
On t’a tous tués.
Il faut tuer.
Enerve.
Nous sommes chefs.
Ca a marché.
T’es fatigué. Pars.
T’es une pute. T’es croyant. T’es voyou.
On a pardonné.
Tu soignes.
Tu es galant/savant.
C’est dommage. Fais.
Tu es spectateur. Fais.
Tu vas arrêter. C’est faux. C’est eux.
Tu vas te marier. Va te marier. On va te marier.
Tu as rêvé. Tu vas crever. Tu es seul.
Arrête. On regrette. Tu es crevé.
Tu es honteux ?
Tu vas arrêter. Fais. Tu es Ventura. C’est Samah.
Tu es honnête. C’est honnête. Tu as inventé.

Dimanche 10 mai 2015.

T’es malin.
T’es une folle.
On te fait peur.
Tu es Depardieu.
Tu es rouge.
Tu construis ?
Tu es caché/faché.
Tu es parieur.
Tu es Carmet. Fais peur.
C’est une thérapie. Il faut rire.

C’est Marco/Sarko. Vous êtes d’accord. C’est fort. Je ne suis d’accord en rien avec Sarkozy. Mythomanie.

C’est le Cinéma.
T’es Avocat. C’est honnête.
Tu es distrait. Tu es salarié.
Tu es Francis.
Tu nous emmerdes.
Tu es jaloux. C’est fou.
C’est la police.
Tu es Depardieu.
Tu es battu.
On s’est soigné.
T’es artiste.
Tu es graphomane ?
T’es une pute.
Pars. Nous sommes Stars.
On te parle poliment.
Tu embêtes. Elles sont belles.
Tu as contrôlé.
C’est une colère. Tu le fous en l’air.
Fais. On a révélé. C’est un procès. C’est la philo. C’est faux.
Ferme ta gueule. Pars.
On ne répond pas. On ne comprend pas.

Je vais voir le film Marguerite au cinéma à Montparnasse.

Tu vas travailler. On a travaillé. On va travailler.
Sarko. Sarko. Travailler. Fé. Sarko. Fé. Fé. Sarko (5 fois).
C’est travailler. Sarko.
HAHA. T’es ouf.
Sarko. Trop (7 fois).
Faut. Sarko. Coco.
Faux. C’est trop.
C’est trop. C’est faux.
C’est faux. C’est trop.
C’est faux. C’est Sarko. C’est faux. C’est Sarko.
C’est faux. C’est trop (5 fois).
On t’a menti. C’est bizarre.
C’est trop (2 fois).
Sartro (3 fois).
Faux.
Trop (3 fois).
Faux (3 fois).
Trop.

Samedi 23 mars 2015.

Je m’endors à 2 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 4 heures du matin par les flics jusqu’à 5 heures du matin.
Je dors de 5 à 7 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 7 heures du matin par les flics jusqu’à 8 heures du matin.
Je dors de 8 à 10 heures du matin.
En tout, 6 heures de sommeil avec une apnée du sommeil non diagnotiquée.
Les flics m’ont fait un scnadale toute la nuit et ça fait plusieurs semaines que ça dure …

Jeudi 3 décembre 2015. Entre autre :

Menaces pour émigrer.
Rêve.
Pardonné ? Partez.
Partez. Rêve.
Partez. Rêvez. Rêvez. Partez.
PARTEZ. PARTEZ.
Tu es seul. Seul. Seul.
Arrête. Arrête.

Vendredi 4 décembre 2015.

On t’a tout fait. Fé. Fé. Fé.
C’est chaos ? Chaos.
Daech. Prêche. Frêche.
Frêche. Prêche.
C’est scandale. Tal.
T’es arrivé.
T’en as marre. Pars. Tal.
Procès. Bon. Fais. Bon.
Donne. Donne. Donne.
On est condamné ? Condamné.
C’est soigné. Fais (3 x). Préfet. Fais.
On va tous perdre. Perdre.
Tu rêves. On rêve. Rêve (10 x).

Dimanche 6 décembre 2015.

On t’a représenté.
Avocat.
On rêvait. Fais. Fais. Moretti. Prie.

Cinéma. Film de Nani Moretti. Mia madre. Sous les harcèlements encore une fois.

T’es une grande Star. Tard. Pars.

Mardi 8 novembre 2015.

Je vais voir le Misanthrope à la Comédie Française avec mon ami Alain et sa femme Carine.

J’entends pendant la représentation :
Crasse. Sale.
Fesser.
Fé. Prêt.
Tin (10 x).
Tal (3 x).
Proc.
C’est Tal.
On est avec toi. Crois.
C’est elle. Michèle.
Pars. Crois.
C’est fête. Fête.
Pars. Prêt.
Tal. Tard. Tal.
C’est honteux. C’est eux.
Prêt.

Mercredi 25 novembre 2015.

Emprunt du livre Aktion T4.
Café Vieux Léon dans le quartier des Halles à Paris. Je commence la lecture du livre. Je pense à Serge July dans le café, ce qui est deviné … Les flics appellent Serge July.
Serge July intervient dans le café :
Compris. Prie. Fais. Procès. Portait. Procès (3 x). Forçais.

Dîner chez Sarah à Issy-Les-Moulineaux. Sous les harcèlements.

Jeudi 26 novembre 2015.

Film la Valse des Pantins à la cinémathèque française.
Entre autres :
On va vous marier ? Mariés.
T’es pas acteur. Acteur. Facteur. Acteur.

Vendredi 27 novembre 2015.

Marie Drucker : Tu es Ministre. Triste. Marie Drucker avait pour compagnon un Ministre, François Baroin. Elle avait choisi l’un des plus tristes …
Nathalie Saint-Crick : Ca pue !!!
Elise Lucet : Serres …
Une flic : Feignant (10 x). Seignant. Pour enseignant.

Samedi 28 novembre 2015.

Une flic : Tu vas comprendre ce que tu fais. Fais. Procès.
En soirée : Tu vas déménager ? Ménagé ?
On va te battre.

Dimanche 29 novembre 2015. Entre autre :

C’est Marie. Paris. Prie. Sami. Prie. Prie.
C’est pourrite. T’es Préfet.
On t’a accompagné. Tu es bon. Procès. Fé. Tu es bon. C’est bon. Tu es bon. C’est bon.

Lundi 30 novembre 2015. Entre autre :

Saint-Michel.

Tu es battu. Tue.
Vous faites peur.
Café à Opéra :

Il faut que tu coures plus vite.
Ca va s’arrêter ?

Cinéma. 21 jours avec Pattie. Harcelé très intensément pendant le film …
On va te payer. Fé.
On va arrêter. T’arrêter. Arrêter. Fé. Procès. Fé. Procès. Rejet.
Fais. Préfet. Fais.

Gare de Lyon.

On va payer. C’est payé. Tu es payé. Payé.
Pars. Tard.
Vous faites peur. On t’a rencontré. Contacté. UMP. Fé. Préfet. Fé. Peur. Fé. Procés. Fé. Troquet. Fé. Fé. Préfet.
Tu es fou. On va tout faire. Perd. Faire.

Année 2016.

Lundi 18 janvier 2016.

Une flic entre en sub-excitation : Hué !

Samedi 13 février 2016.

Réveilé à 6 heures du matin.

Vendredi 26 février 2016.

Réveillé à 3 heures du matin.

Mardi 1er mars 2016.

Réveillé à 2h35 du matin.

Harcèlement, Répertoire de droit pénal et de procédure pénale, extraits … par Patrick Mistretta, 2013.

Harcèlement, Répertoire de droit pénal et de procédure pénale, extraits …

Par Patrick MISTRETTA, Professeur à l’Université de Picardie Jules Verne. Octobre 2013. Dalloz 2019.

Table des matières

Généralités 1 – 8

Sect. 1Harcèlement sexuel 9 – 40

Art. 1Modalités constitutives 14 – 34

  • 1Modalités matérielles 15 – 32
  • 2Modalités psychologiques 33 – 34

Art. 2Modalités répressives 35 – 40

  • 1Pénalités 36 – 37
  • 2Concours de qualifications 38 – 40

Sect. 2Harcèlement moral 41 – 80

Art. 1Modalités constitutives 45 – 73

  • 1Modalités matérielles 48 – 71
  • 2Modalités psychologiques 72 – 73

Art. 2Modalités répressives 74 – 80

  • 1Pénalités 75
  • 2Concours de qualifications 76 – 80

Section 2Harcèlement moral

  1. Reconnaissance du harcèlement moral. – Si l’on pense que le harcèlement moral a toujours existé, la prise de conscience de la nécessité de le consacrer au sein du code pénal est la conséquence de revendications récentes de plus en plus pressantes en termes de qualité des relations de travail. Il s’agissait surtout et avant tout de lutter contre les pratiques d’employeurs abusant de leurs prérogatives et d’un contexte économique difficile pour provoquer la démission de salariés. La doctrine distingue à cet égard le harcèlement institutionnel et le harcèlement stratégique (MONTEIRO, Le concept de harcèlement moral dans le code pénal et le code du travail, RSC 2003. 277 ). Mais l’objectif était aussi d’assurer une protection de la santé du travailleur, notamment en assurant une protection nouvelle de son intégrité mentale ou psychique. Avant le vote de la loi de modernisation sociale instituant le délit de harcèlement moral (V. supra, no5), il faut avouer que le code pénal éprouvait du mal à assurer cette protection. Il existait certes des incriminations telles que les conditions de travail et d’hébergement contraires à la dignité (C. pén., art. 225-13 s.) ou des infractions classiques (injures, diffamation), mais elles ne permettaient de sanctionner les harceleurs que de manière très lacunaire. Et si la jurisprudence sociale avait de sa propre initiative tenté d’appréhender le harcèlement moral sans rarement le dire expressément, c’était toujours dans le contentieux de la rupture du contrat de travail afin de condamner les employeurs ayant eu un comportement fautif ou abusif à réparer le préjudice ainsi causé au salarié (Grenoble, 3 mai 1999, RJS 8-9/1999, no 1034). Mais une telle pratique ne pouvait prospérer en matière pénale là où règne en maître le principe de la légalité. On doit donc à la loi du 17 janvier 2002 d’avoir, d’une part, donné un support légal aux juridictions prud’homales et surtout, d’autre part, créé une nouvelle incrimination réprimant le harcèlement moral.
  2. Harcèlement moral : manifestations cliniques. – La communauté médicale s’accorde à distinguer différentes formes de harcèlement moral au sein de l’entreprise. Outre le mobbing qui désigne la pression exercée par le groupe des travailleurs sur l’un de ses membres, on trouve le bullying (rudoiement) qui désigne une pratique de management consistant à placer les travailleurs sous pression constante. Une autre forme de harcèlement est le management par la peur qui a pour but d’augmenter la pression sur les travailleurs en utilisant des menaces (perte d’emploi, dégradation) tandis que le stalking (traquer) est une pratique qui consiste à surveiller constamment les travailleurs et à traquer toute perte de productivité.
  3. Problématique du harcèlement moral. – L’une des principales préoccupations du législateur en 2002 a été de dresser les contours juridiques de la notion. Deux écueils étaient à éviter. Le premier consistait à incriminer très largement le harcèlement permettant ainsi à toute forme de souffrance, notamment au travail, d’être pénalement sanctionnée avec ce que cela comporte comme insécurité juridique. Les débats parlementaires montrent même que l’on a redouté que le harcèlement moral puisse être utilisé par les employeurs pour s’opposer aux représentants du personnel (QE no13395, JO Sénat, 5 août 2004, p. 1761). L’autre écueil consistait, au contraire, à réduire l’incrimination au point de ne pas pouvoir embrasser la totalité des comportements susceptibles d’être adoptés par le harceleur. Face à ce dilemme, le Conseil économique et social, dans son avis rendu public en avril 2001 préconisa de retenir une définition du harcèlement moral qui permette « de la différencier d’autres agissements, notamment des conflits et des agressions qui sont d’une autre nature ; elle doit rendre compte aussi de situations diverses dans leur expression et dans leur finalité, individuelle ou collective » (Avis du Conseil économique et social sur le harcèlement moral au travail rendu le 10-11 avr. 2001, présenté par M. Dubout, JO no 7, 2001). C’était prendre position pour une conception ouverte du délit, et force est de constater que le législateur l’a entendu.

(…)

  • 1er Modalités matérielles
  1. Infraction complexe. – L’infraction complexe se caractérise par une pluralité d’actes de nature différente. L’analyse des modalités matérielles du harcèlement moral montre que celui-ci entre dans la catégorie des infractions complexes. Il existe, en effet, deux composantes distinctes pour remplir la matérialité du délit : l’agent doit avoir réalisé un acte de harcèlement moral, lequel doit produire les conséquences visées par la loi pour consommer matériellement l’infraction.

(…)

  1. Une victime aux visages multiples. – Là encore, la volonté d’ouverture totale de l’incrimination se ressent pleinement. L’article 222-33-2 du code pénal se contente d’évoquer la victime sous le terme vague « autrui ». C’est dire que les observations précédemment faites quant au harcèlement sexuel sont parfaitement transposables (V. supra, no27). Le harcèlement moral y compris du partenaire peut donc intervenir sans considération à l’égard du sexe de la victime, cette dernière pouvant indistinctement être du même sexe ou pas que l’auteur. La pratique semble à cet égard montrer que depuis la création de l’incrimination au sein du code pénal, ce sont beaucoup plus souvent les femmes que les hommes qui saisissent les tribunaux pour faire reconnaître leur statut de victime du harcèlement moral. Par ailleurs, ainsi qu’il vient d’être dit au sujet de l’auteur, le harceleur peut tout aussi bien choisir sa victime à l’intérieur ou à l’extérieur du cadre des relations de travail. Et l’article 222-33-2-1 du code pénal indique même que le harcèlement moral peut être commis par un ancien conjoint ou un ancien concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à cette dernière par un pacte civil de solidarité.

Agissements répétés

  1. Infraction d’habitude : principe. – Contrairement au harcèlement sexuel (V. supra, no18), le caractère répétitif du harcèlement moral ne saurait, a priori, être contesté car le texte des articles 222-33-2 et 222-33-2-1 du code pénal définit lui-même l’infraction comme le fait de harceler « par des agissements répétés ». Le droit pénal connaît cette référence à la répétition pour nourrir la catégorie des infractions d’habitude). Dans le langage courant, le verbe répéter est défini comme le fait d’exprimer de nouveau ce que l’on a déjà exprimé. Par cette référence expresse au mot répété dans le texte d’incrimination, le législateur s’est donc clairement situé sur la logique de l’infraction d’habitude. Sinon, il n’aurait pas employé ce terme précis ou il aurait indiqué expressément que le délit pouvait être constitué même en cas d’acte unique grave comme il l’a fait pour le harcèlement sexuel assimilé. Reste à savoir sur quoi doit porter la répétition car nul ne contestera que c’est à partir du deuxième acte que la répétition apparaît.

(…)

  1. Infraction d’habitude : objet. – La difficulté vient du fait que la lettre du code pénal évoque des agissements répétés et non un agissement répété. Une lecture littérale et restrictive du texte aboutirait, par conséquent, à exiger deux actes de harcèlement de nature différente, chacun devant être répété une fois. S’inspirant plutôt de l’esprit du texte, une partie de la doctrine réfute cette analyse pour considérer que le texte vise « plus largement des agissements insistants, provenant toujours du même auteur et toujours dirigés contre la même victime mais sans que ces agissements aient besoin d’être eux-mêmes identiques » tout en admettant que la répétition d’un même acte peut constituer la matérialité du délit (V. MALABAT, article préc., supra, no17). Dans cette logique, le harcèlement moral pourrait être constitué par l’adjonction d’un acte de nature différente à un autre. Cette interprétation présente l’inconvénient d’élargir le délit alors même que sa matérialité est conçue sur un mode très ouvert. Elle procède, par ailleurs, à une confusion entre l’idée de répétition, expressément employée par le législateur, et celle de conjonction d’actes qui est plus éloignée de la lettre du texte. Il faut donc considérer que le harcèlement moral est une infraction d’habitude qui exige au moins le renouvellement d’un acte identique au premier, à défaut de quoi il n’y a pas de répétition (MAYAUD, obs. sous Crim. 10 nov. 2004, préc. supra, no 18. – PRADEL et DANTI-JUAN, op. cit., supra, no 104. – SEUVIC, préc. supra, no 52).
  2. Infraction d’habitude : jurisprudence. – C’est au demeurant dans cette voie que s’est orientée la Cour de cassation dans une décision du 12 décembre 2006 (Crim. 12 déc. 2006, no05-87.658 ). L’arrêt d’appel ayant refusé de voir dans le fait de se moquer d’un collègue et de le qualifier de « petit nègre » un acte de harcèlement moral est cassé au motif que les juges du fond auraient dû « rechercher si la manière de parler du prévenu n’était pas constitutive, par son caractère habituel, d’agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail ». La référence expresse dans l’arrêt au caractère habituel ainsi qu’une autre décision de censure récemment prononcée (Crim. 2 oct. 2012, no 11-82.239 ) montrent clairement l’attachement de la Cour de cassation à la thèse de l’infraction d’habitude. Mais rien n’empêche en réalité qu’en plus de cette répétition, s’ajoute un acte de harcèlement de nature différente pouvant lui-même s’inscrire dans la continuité comme on l’observe d’ailleurs fréquemment en pratique. Ainsi de cette affaire dans laquelle il était possible de retenir à la charge du prévenu plus de six types différents d’agissements de harcèlement moral dont plusieurs s’inscrivaient dans la répétition (par exemple le fait d’avoir adressé devant témoins des reproches injustifiés quant à l’exécution de son travail, ou des réflexions désobligeantes, Crim. 21 juin 2005, no 04-86.936 , Bull. crim. no 187. – V. égal. Rennes, 31 mai 2007, préc. supra, no 50, qui fait état à l’encontre du prévenu de propos violents, de menaces, d’humiliations, de négations, de dévalorisations de la fonction de travail, de refus de communiquer, de processus d’isolement et de boycott, le tout s’inscrivant dans la répétition). Quant au délai imparti pour la répétition, dans la mesure où rien n’est indiqué dans l’article 222-33-2 du code pénal, la période de temps peut être courte (par exemple moins de deux mois : Crim. 21 juin 2005, no 04-87.767 ). La chambre sociale de la Cour de cassation l’a récemment réaffirmé en indiquant qu’il résulte de l’article L. 1152-1 du code du travail que les faits constitutifs de harcèlement moral peuvent se dérouler sur « une très brève période de temps » (Soc. 26 mai 2010, no 08-43.152 , D. 2010. 1988, obs. Dedessus-Le Moustier  ; AJ pénal 2010. 398, obs. Porteron  ; D. 2010. Pan. 2741, obs. Garé ). À l’inverse, ils peuvent s’inscrire sur plusieurs années dès lors que les actes participent du même dessein criminel (Dijon, 8 oct. 2003, Juris-Data no 2003-22-5724). En pratique, cette durée, nécessaire à la caractérisation d’un harcèlement moral, va dépendre des circonstances de fait, et principalement de la nature des actes accomplis, de leur fréquence, de leur virulence, du contexte dans lequel ils interviennent.
  1. Agissements répétés : illustrations. – Ce qui caractérise la matérialité du harcèlement moral, c’est bien la répétition et la systématisation d’attitudes, de paroles, de comportements, qui pris séparément peuvent paraître anodins, mais qui à la longue, sous l’effet de la réitération deviennent punissables. L’analyse des décisions de jurisprudence montre que très souvent c’est une succession d’actes répétés et enchevêtrés qui est reprochée au prévenu. C’est donc très rarement la répétition d’un seul acte qui nourrit le harcèlement moral, mais plutôt un enchaînement indivisible d’actes à la fois diversifiés et réitérés. Parmi les comportements prohibés qui sont fréquemment dénoncés par le juge pénal, on trouve tout d’abord toute une série d’agissements qui sont liés à la relation de travail et aux facilités qu’elle procure au harceleur. Ainsi, outre la sanction ou menace de sanction injustifiée (retenues sur salaire injustifiées : Crim. 6 févr. 2007, no06-82.601 , procédures de licenciement refusées par l’inspection du travail, Crim. 28 mai 2013, no 12-81.468 ) qui est l’apanage du droit du travail, on trouve l’utilisation abusive des horaires de travail. Les agissements illicites répétés visent alors, par exemple, à modifier unilatéralement les horaires de permanence pour imposer des horaires incompatibles avec d’autres occupations professionnelles (Crim. 21 juin 2005, no 04-86.936 , préc. supra, no 56) ou à imposer fréquemment des dépassements d’horaires de travail injustifiés ou des horaires de nuit (Crim. 6 sept. 2006, no 05-87.134 . – Crim. 14 mai 2013, no 11-88.663 ). Toujours liés à la relation de travail, nombreux sont les arrêts qui font état d’une surveillance tatillonne (Crim. 14 mars 2006, no 05-84.191 ) ou de reproches injustifiés (Crim. 19 juin 2012, no 11-87.963 ). Parfois, le comportement est plus sournois, mais tout aussi condamnable notamment lorsqu’il consiste à affecter le salarié à des tâches non adaptées à sa qualification professionnelle, qu’il s’agisse de sur-qualification ou plus fréquemment de sous-qualification (Crim. 14 mars 2006, no 05-84.191 . – Crim. 6 févr. 2007, no 06-82.601  : affectation d’un représentant du personnel à des tâches de nettoyage, des tâches humiliantes et dégradantes). Certaines décisions font même apparaître l’existence d’une stratégie de mise à l’écart du harceleur consistant à ne plus donner de travail à la victime et à la priver d’informations (Crim. 14 mai 2013, no 12-82.362 ). Mais il est une autre catégorie d’actes constitutifs de harcèlement moral qui vise à s’appuyer sur la relation de travail pour atteindre la victime sur un plan plus personnel. Cela peut consister, par exemple, à s’immiscer dans la vie privée et personnelle de la victime en lisant son courrier électronique personnel (Crim. 6 sept. 2006, préc.) ou à affirmer sur les lieux de travail l’appartenance de la victime à un prétendu mouvement sectaire (Crim. 14 mai 2013, no 12-81.743 ). Des comportements plus primaires sont également très fréquents tels que les insultes (« mère indigne » Crim. 6 sept. 2006, préc. ; « goulou – goulou » à propos d’une personne de couleur, Crim. 12 déc. 2006, préc. supra, no 56 ; l’emploi du surnom « conchita » Crim. 6 juin 2012, no 11-82.063 ) ou les menaces et réflexions désobligeantes (Crim. 21 juin 2005, no 04-86.936 , préc. supra, no 56). Enfin certaines décisions font état d’un ensemble de mesures vexatoires ou de propos blessants, dénigrants et injurieux (Crim. 28 mai 2013, no 12-84.281 ).
  1. Agissements répétés : exclusions. – La seule véritable limite à la qualification d’agissements répétés constitutifs de harcèlement moral tient à l’exercice par l’employeur de son pouvoir de direction et de contrôle. On sait, en effet, que le lien de subordination qui caractérise l’existence même d’une relation de travail implique que le salarié accepte de recevoir des ordres. L’employeur peut, en conséquence, contrôler l’activité des salariés et les sanctionner le cas échéant. Dès lors donc que les actes imputés au pseudo-harceleur restent dans les limites de ce pouvoir propre de l’employeur, le harcèlement moral ne peut être caractérisé. De nombreuses décisions de relaxe se réfèrent ainsi plus ou moins explicitement à la légitimité du pouvoir de direction et de contrôle (Crim. 30 janv. 2007, no06-83.107 . – Crim. 11 mai 2005, no 04-86.774  qui souligne notamment que les faits dénoncés par la plaignante « relèvent des fonctions d’un chef de service », Crim. 14 févr. 2012, no 11-84.697 ). À l’inverse, certains arrêts n’hésitent pas, avant d’entrer en condamnation pour harcèlement moral, à souligner le fait que le comportement du prévenu « a dépassé l’usage de l’autorité que lui conféraient ses fonctions » (Crim. 19 juin 2012, no 11-87.963 ) ou « dépasse le pouvoir reconnu au chef d’entreprise dans l’exercice de ses fonctions » (Crim. 14 mai 2013, no 12-81.743 ).

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BConséquences du harcèlement moral

  1. Dualité de conséquences. – L’acte de harcèlement moral doit être susceptible de produire les conséquences visées par la loi pour consommer matériellement l’infraction. Il y a là en fait une double exigence qui ne contribue pas à la simplicité et à la lisibilité de l’incrimination bien au contraire. L’article 222-33-2 du code pénal exige, en effet, tout d’abord, que les agissements répétés aient eu pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail. Et cette dégradation doit ensuite se doubler de conséquences plus personnelles à la victime puisqu’elle doit être susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. L’article 222-33-2-1 impose quant à lui que le harcèlement moral du partenaire ait pu entraîner une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de la santé physique ou mentale.

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Conséquences d’ordre personnel

  1. Trilogie de préjudice éventuel. – Le harcèlement moral est une infraction de conséquences en cascade. Après avoir démontré l’existence d’une dégradation au moins potentielle des conditions de travail, il faut, en effet, prouver que cette dégradation est elle-même susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité de la victime, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Cette seconde vague de conséquences préjudiciables exigée par le texte présente des similitudes avec la première. Comme la dégradation des conditions de travail, il n’est pas nécessaire de montrer que les conséquences d’ordre personnel se soient effectivement réalisées pour que le délit soit matériellement consommé. L’incrimination de harcèlement moral est donc une infraction formelle renforcée puisque ces deux composantes causales se satisfont d’une simple éventualité. Un arrêt d’appel qui avait estimé que des agissements répétés ne constituaient pas un harcèlement moral car les actes n’avaient pas effectivement porté atteinte aux droits, à la dignité de la victime ou altéré sa santé physique ou mentale ou encore compromis son avenir professionnel fut récemment cassé, et il ne pouvait en être autrement, dès lors que le texte ne vise que « la dégradation des conditions de travail susceptible de » produire des conséquences et non celle qui a nécessairement produit ces conséquences. La Cour de cassation affirme très clairement dans cette espèce que pour consommer le délit de harcèlement moral, les conséquences de la dégradation des conditions de travail n’ont pas à être avérées, la simple possibilité de cette dégradation suffit (Crim. 6 déc. 2011, no10-82.266 , JCP 2012, no 410, note P. Mistretta). Mais s’agissant du harcèlement moral du partenaire visé à l’article 222-33-2-1 du code pénal, dans la mesure où le texte d’incrimination vise une dégradation des conditions de vie « se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale », il faut en déduire que cette modalité de harcèlement moral est une infraction matérielle qui exige une atteinte effective à l’intégrité de la victime. Là encore, on regrette que des infractions jumelles n’obéissent pas à la même logique quant à la finalité des agissements sanctionnés, ce qui n’est guère rationnel. Toujours est-il que dans l’appréciation des deux types de conséquences de l’article 222-33-2 du code pénal, la dégradation des conditions de travail joue un rôle plus important, car elle est chronologiquement première et conditionne les secondes. C’est dire que si l’on ne peut démontrer de dégradation des conditions de travail, il est inutile de chercher à caractériser l’une des conséquences préjudiciables à la victime. En outre, parce que ces dernières sont plus larges que la notion de dégradation des conditions de travail, les conséquences d’ordre personnel à la victime présentant la caractéristique d’être à la fois tricéphales et alternatives.

ACTUALISATION

  1. Caractérisation de l’atteinte à la santé physique ou mentale. – En matière de harcèlement moral, la preuve de l’existence d’un lien de causalité entre les agissements de l’auteur du harcèlement et de l’état de santé de la victime, c’est-à-dire la dégradation de ses conditions de vie par une atteinte à sa santé physique ou mentale, n’est pas aisée. Dès lors, si ce lien de causalité n’est pas suffisamment démontré, l’infraction de harcèlement moral ne peut être retenue. En l’espèce, la chambre criminelle s’est ralliée à la position de la cour d’appel qui estimait que, les propos ou comportements répétés adressés à des tiers pouvaient caractériser le délit de harcèlement moral, dès lors que le prévenu ne pouvait ignorer que ces propos ou comportements parviendraient à la connaissance de la personne qu’ils visaient (Crim. 9 mai 2018, no17-83.623 , Dalloz actualité, 6 juin 2018, obs. M. Recotillet).
  2. Notion d’atteinte aux droits et à la dignité. – Il s’agit de la première conséquence d’ordre personnel évoquée par le texte incriminateur, et elle n’est pas d’une aveuglante clarté. La seule certitude qui ressort de cette formulation légale est que l’atteinte doit être double pour affecter et les droits et la dignité de la victime. Il ne s’agit donc pas de propositions alternatives mais cumulatives, ainsi que l’atteste l’emploi de la conjonction « et » entre les deux termes. Pour le reste, on ne peut qu’être perplexe face à l’immense opacité des termes employés qui illustre à merveille le manque de lisibilité et de prévisibilité souvent reprochés à cette incrimination (V. supra, no45). Les parlementaires de l’opposition ne s’y sont pas trompés qui, considérant à juste titre notamment que le mot « droits » avait un contenu insuffisamment clair et précis, ont saisi le Conseil constitutionnel pour atteinte au principe de la légalité des délits et des peines. La Haute instance n’a pas censuré le texte, mais la déclaration de conformité est assortie d’une réserve d’interprétation qui indique que si le texte n’a pas précisé les droits du salarié auxquels les agissements incriminés sont susceptibles de porter atteinte, il doit être regardé comme ayant visé les droits de la personne au travail, tels qu’ils sont énoncés à l’article L. 120-2, devenu L. 1121-1, du code du travail (Cons. const. 12 janv. 2002, no 2001-455 DC, no 83, JO 18 janv.).
  3. Atteinte aux droits. – Si le travailliste sait que ce dernier article est un leurre, le pénaliste a toujours l’espoir de pouvoir saisir par ce renvoi la nature précise des droits visés par le harcèlement moral. La lecture du texte qui dispose que nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché est cependant d’une cruelle désillusion. À un terme opaque succède en réalité une tautologie qui n’éclaire en rien la teneur précise des droits visés par l’incrimination. L’analyse littérale de cette disposition du code du travail semble indiquer qu’il faut distinguer pour appréhender le mot « droits » les droits des personnes et les libertés individuelles. Outre que la distinction n’est pas aisée, il convient de remarquer qu’elle n’est pas rationnelle car l’article 222-33-2 du code pénal qui incrimine le harcèlement moral fait référence également à la dignité. Or, celle-ci n’est-elle pas un droit de la personne, une liberté individuelle, voire les deux ? On l’a compris, l’éclaircissement du Conseil constitutionnel est un coup d’épée dans l’eau. Il permet tout au plus, en se référant à la jurisprudence sociale construite autour de l’article L. 1121-1 du code du travail (WAQUET, Les libertés dans l’entreprise, RJS 2000. 35), d’affirmer que la liberté d’expression, le droit au respect de sa vie privée, le libre choix de son domicile, la liberté du travail, la liberté de se vêtir à sa guise, la liberté du mariage, la liberté des mœurs font, par exemple, partie des « droits » visés par le harcèlement moral. L’approche précise de cette notion est donc laissée à la libre appréciation du juge et nécessitera du temps afin qu’au fil des prises de position, se dessine un noyau dur.
  4. Atteinte à la dignité. – La compréhension de la notion de droits reste d’autant plus aléatoire que la victime, à supposer qu’elle soit sortie du « labyrinthe des droits », doit démontrer, en outre, une atteinte à sa dignité, de sorte qu’à une gageure en succède une autre. À moins que le juge pénal se contente, à l’instar de certains juges prud’homaux, de viser la seule atteinte à la dignité du salarié pour caractériser le harcèlement moral (Aix-en-Provence, 2 nov. 2004, RG no03/07143. – V.  Harcèlement moral [Trav.], no 108). En toute hypothèse, et même si l’on peut penser que le juge pénal entend bien distinguer les droits et la dignité de la victime comme semble le montrer certaines décisions (Crim. 6 sept. 2006, no 05-87.134 ), la démonstration d’une atteinte à la dignité demeure une nécessité qui suscite l’embarras. Car si la définition de cette notion s’avère déjà en elle-même quasiment impossible (MISTRETTA, La protection de la dignité de la personne et les vicissitudes du droit pénal, JCP 2005. I. 100. – SAINT-JAMES, Réflexions sur la dignité de l’être humain en tant que concept juridique du droit français, D. 1997. 61 ), on peut en outre s’interroger sur le bénéficiaire et l’objet de la protection. La lettre de l’article 222-33-2 du code pénal qui désigne « autrui », et surtout son positionnement au sein du titre 2 du code pénal relatif aux atteintes à la personne humaine, indiquent très clairement qu’il s’agit de la dignité de la personne humaine. La protection de cette dignité consiste alors à sanctionner toute forme d’asservissement ou de dégradation de la personne qui vise à nier son humanité. C’est dire que l’atteinte à la dignité est consommée lorsque la victime subit des pratiques qui tendent à la réifier, à la nier comme personne à part entière ou à la réduire à une personne de rang inférieur. Les exemples ne manquent pas malheureusement qui témoignent de cette volonté du harceleur de mépriser l’irréductible part d’humanité qui transcende chaque personne : nier l’existence de la victime (mise en quarantaine, interdiction de la saluer, ne pas répondre à ses sollicitations ou y répondre en prenant soin de ne jamais lui adresser la parole, etc.) ; violer le socle de son identité en la privant de travail et donc en lui renvoyant l’image de son inutilité (tel est le cas lorsqu’un employeur, pendant une durée de trois mois, ne fournit à un salarié aucun matériel, crayon, ordinateur, papier, téléphone : Crim. 5 févr. 2013, no 12-81.239 ) ; rabaisser la victime en imposant des actes humiliants (insultes, « pompes », déshabillages : Rouen, 11 sept. 2006, Juris-Data no 2006-31-2731 ; propos humiliants et insultants, voire injurieux, qui exposaient la victime lors des réunions de représentants, au mépris de sa personne et de son activité, et avaient ainsi pour objet de lui nuire, de la disqualifier, de la rabaisser, de la fragiliser et de porter atteinte à sa considération et à sa dignité : Crim. 11 déc. 2012, no 11-88.114 ), etc.
  5. Altération de la santé physique. – La seconde conséquence possible d’ordre personnel nécessaire à la constitution du harcèlement moral semble a priori plus limpide que la première puisqu’il s’agit de l’altération de la santé physique ou mentale de la victime. Or, ce sont là des données plus concrètes ne serait-ce que parce qu’elles peuvent faire l’objet d’une expertise médicale qui éclairera le juge pénal. L’article 222-33-2 du code pénal n’exige pas que le harceleur ait altéré en même temps la santé mentale et physique de sa victime. Il en est de même s’agissant du harcèlement moral du partenaire puisque la dégradation des conditions de vie visée par l’article 222-33-2-1 du code pénal doit se traduire par une altération de la santé physique ou mentale de la victime. Un seul type d’altération suffit donc, mais on observe que certains arrêts se contentent de décrire les faits de harcèlement moral et la dégradation des conditions de travail pour ensuite affirmer sans distinction et sans réelle motivation que « la santé tant physique que mentale [de la victime] en a été altérée puisqu’il est en arrêt de travail consécutivement à ces faits » (Crim. 6 févr. 2007, no06-82.601 ). Malgré ces largesses que s’autorise le juge, la pratique montre que les victimes invoquent peu l’atteinte à leur santé physique. Cela peut, néanmoins, être le cas lorsque des victimes développent des pathologies suite aux différents agissements du harceleur (V. not. Crim. 21 juin 2005, préc. supra, no 56 ; les juges parlent de pathologies développées sans s’expliquer davantage). Cette hypothèse ne peut cependant que rester très exceptionnelle dans la mesure où le corps médical est souvent très prudent sur l’origine et les causes d’une pathologie que les médecins ne maîtrisent jamais complètement. Comment affirmer, en effet, que tel cancer ou tel accident cardio-vasculaire est la conséquence du comportement du harceleur même si l’on sait aujourd’hui que le stress intervient plus ou moins directement dans ces pathologies ?
  6. Altération de la santé mentale. – C’est dire qu’en réalité les victimes se situent fréquemment sur l’axe de l’atteinte à la santé mentale tout simplement parce que c’est la logique même de l’infraction. La raison d’être du harcèlement moral est, en effet, de sanctionner un processus de déstabilisation psychologique, d’intrusion ou de violation de l’espace mental d’un individu. Ce processus aura le plus souvent eu des répercussions sur la santé mentale des victimes. Les signes cliniques qui alertent en général les médecins du travail ou les services de victimologie sont les suivants : anxiété, angoisse aux reprises de travail (psycho-terreur), manifestations végétatives, cauchemars, modifications de l’humeur (abattement, dépression, irritabilité…), troubles du comportement alimentaire, asthénie, troubles digestifs, dysménorrhées, arrêts de travail inhabituels et répétés etc. Immanquablement, le processus harcelant va donc entraîner une dégradation de la santé mentale de celui qui en est la victime, et c’est pourquoi une grande majorité d’arrêts qui se prononcent sur l’infraction font état d’une souffrance psychologique. Si les termes employés par les juges changent au gré des décisions pour refléter la diversité du discours médical (souffrance au travail, anxiété : Crim. 14 mai 2013, no12-81.743  ; dépression post-traumatique : Crim. 6 sept. 2006, préc. supra, no 57 ; syndrome anxio-dépressif ; état dépressif etc.), ils se rejoignent en réalité pour stigmatiser l’atteinte psychique des victimes.
  7. Altération de la santé mentale et difficultés du lien causal. – On peut au demeurant s’interroger sur la faible importance accordée dans l’incrimination de harcèlement moral à cette condition d’atteinte à la santé mentale, qui n’est en fait qu’une des trois conséquences éventuelles du délit ou l’une des deux conséquences possibles du harcèlement moral du partenaire, alors même qu’il s’agit là d’une donnée centrale puisqu’elle touche à la ratio legis, à savoir la protection de l’intégrité psychique de la personne. L’explication provient probablement du fait que la preuve de cette atteinte à la santé mentale est pour le moins délicate à apporter dans un domaine qui reste, y compris sur le plan médical, éminemment subjectif. Comment être certain, par exemple, que le syndrome dépressif de la victime résulte bien du comportement du harceleur ? La question est d’autant plus piquante que le code pénal n’exige pas pour le harcèlement moral de l’article 222-33-2 du code pénal, d’atteinte effective puisqu’il suffit que la dégradation des conditions de travail générée par le harceleur soit simplement susceptible d’altérer la santé mentale. On mesure ici toutes les difficultés d’une causalité qui peut être très distendue entre le comportement du harceleur et l’éventuelle atteinte à la santé psychique de la victime. Et cette difficulté paraît encore plus insoluble lorsque l’on sait que sur le plan déontologique et juridique le médecin ne peut attester que des éléments qu’il a constatés personnellement. N’ayant pas accès au milieu de travail et n’étant jamais un témoin direct du harcèlement, il ne saurait donc attester du lien causal entre l’altération ou le risque d’altération de la santé mentale et le harcèlement moral dénoncé.
  8. Altération de la santé et état antérieur de la victime. – Le médecin expert peut, néanmoins, jouer un rôle dans la détermination de l’état antérieur de la victime car il s’agit de faits vérifiables et objectivement constatables au besoin grâce au dossier médical. Reste à savoir si les prédispositions, et notamment les faiblesses psychologiques antérieures de la victime, peuvent interférer dans la caractérisation de l’atteinte à la santé exigée par l’incrimination. Un arrêt de la Cour de cassation a ainsi admis le harcèlement moral d’une victime ayant des « problèmes de santé » avant l’arrivée dans l’entreprise du prévenu au motif que le harceleur « connaissait la fragilité » de la victime et qu’il en avait donc abusé (Crim. 14 mars 2006, no05-84.191 . – V. égal. Crim. 27 sept. 2011, no 11-80.434 ). Il semble, par conséquent, que l’appréciation de l’état d’esprit avec lequel agit le harceleur soit déterminante dans la prise en compte de l’état antérieur.

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CPreuve du harcèlement moral

  1. Faisceau d’indices. – La preuve du harcèlement moral obéit à la même logique que celle qui préside au harcèlement sexuel (V. supra, no24). On peut même penser à cet égard que le fardeau de la preuve est encore plus pesant en matière de harcèlement moral là où les comportements se situent davantage sur le terrain psychique des individus. Compte tenu de ces difficultés, le juge pénal établit un système de preuve qui repose sur les dépositions des victimes, sur des témoignages (V. not. Rennes, 31 mai 2007, préc. supra, no 50) sur des témoignages et surtout sur un faisceau de présomptions concordantes. Très révélateur de cette faveur probatoire est l’arrêt de la Cour de cassation du 14 mars 2006 dans lequel la preuve du harcèlement moral est tirée des diverses attestations de proches, des arrêts de travail ultérieurs, de l’inaptitude médicale définitive à l’emploi constatée par le médecin du travail, et de la plainte très circonstanciée adressée par la partie civile au procureur de la République (Crim. 14 mars 2006, préc. supra, no 57). L’analyse de la jurisprudence révèle cependant que c’est bien l’accumulation des indices concordants qui parvient à convaincre le juge. Les accusations de la partie civile, les déclarations convergentes du personnel, les certificats médicaux produits peuvent donc ne pas être suffisants s’il existe des doutes en faveur du prévenu (doutes qui accréditent la thèse d’un « règlement de compte » à l’encontre du prévenu, Crim. 23 mai 2006, no 05-86.646  ; « absence de témoins directs », Crim. 11 mai 2005, préc. supra, no 58. – Également, Crim. 27 avr. 2011, no 10-87.555 ). Parmi ce faisceau d’indices qui permet d’établir la matérialité du harcèlement moral, la jurisprudence semble particulièrement réceptive aux présomptions qui découlent de données factuelles. Et il faut convenir, par exemple, que le harceleur pourra difficilement nier l’évidence lorsqu’il aura été constaté à son égard que « sur un effectif de douze salariées, cinq, au moins, soit ont été licenciées, soit ont démissionné, soit ont été placées en arrêt de travail dans les mois suivant la prise de fonctions du prévenu » (Crim. 14 mars 2006, préc.). Autant de présomptions que le harceleur aura du mal à renverser et qui pourront, en outre, être utilisées pour établir sa culpabilité.

(…)

  • 2Modalités psychologiques
  1. Dol à double variante. – La détermination de l’élément moral du harcèlement moral est malaisée en raison de la rédaction ambivalente des incriminations de harcèlement moral du code pénal. Malgré la certitude apportée par l’article 121-3, alinéa 1, du code pénal qui présume les délits intentionnels à défaut d’indication contraire dans le texte incriminateur, ce qui est le cas en l’espèce, on peut éprouver des doutes quant à l’intensité du dol exigé. La rédaction de l’incrimination semble, en effet, imposer de distinguer deux situations. Dans une première hypothèse, le harceleur a effectivement dégradé les conditions de travail ou de vie de sa victime. Le dol se réduit alors à sa plus simple composante, et il suffit d’établir que l’agent a eu la conscience et la volonté de violer la loi pénale, c’est-à-dire de porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique de sa victime. En pratique, la démonstration de ce dol général n’est guère rédhibitoire. Comme bien souvent en droit pénal, cette preuve découle des données factuelles de l’espèce. Et lorsque l’on sait que dans la majorité des cas les victimes ne déclenchent les poursuites pénales que si elles ont subi une dégradation des conditions de travail, on comprend que la caractérisation de l’intention coupable est loin de constituer un obstacle. Cela est d’autant plus vrai que, ainsi qu’il vient d’être souligné, la preuve de la matérialité de l’infraction est facilitée par la jurisprudence, de sorte que la démonstration de la réalité des actes de harcèlement moral et de leur effet néfaste sur les conditions de travail ou de vie suffit à établir la conscience coupable exigée par la loi. Car comme le souligne la doctrine, « celui qui s’acharne peut difficilement prétendre ne pas avoir eu l’intention de dégrader les conditions de travail de sa victime » (MALABAT, article préc. [supra, no17], p. 497. – V. égal. Rennes, 31 mai 2007, préc. supra, no 50, qui déduit de l’attitude de déni du prévenu la conscience du caractère illicite de son comportement). Dans la grande majorité des cas, l’effet redouté du harcèlement ayant été obtenu, la démonstration de l’intention coupable relève donc d’une simple formalité.
  2. Dol spécial. – Il est une autre hypothèse, certes moins fréquente mais tout aussi concevable, où le harceleur a simplement adopté un comportement ayant pour objet, et non pour effet, de dégrader les conditions de travail ou de vie. Alors, l’intention coupable se raffermit pour se doubler d’un dol spécial plus problématique pour la victime car il lui faut démontrer que les agissements répétés étaient animés d’une intention tendue vers un but particulier, celle de dégrader les conditions de travail ou de vie (DUVERT, article préc. [supra, no44], V. no 54. – V. WESTER-OUISSE, article préc. [supra, no 52], no 122). Cette exigence supplémentaire en termes de culpabilité vise logiquement à compenser une matérialité qui est ici simplement formelle et à justifier une condamnation pénale pour des faits qui se situent plus en amont de l’iter criminis. Et il faut convenir que cette exigence accrue n’est pas sans retombées salutaires pour les harceleurs comme le montrent certaines décisions de relaxe fondées sur le fait, par exemple, qu’il n’est pas démontré que les agissements du prévenu aient été accomplis « dans l’intention de nuire aux deux plaignantes ou de dégrader leurs conditions de travail » (Crim. 11 mai 2005, préc. supra, no 58. – V. égal. Crim. 30 janv. 2007, no 06-83.107 . – Crim. 12 mars 2013, no 12-82.161 ).

(…)

Art. 2Modalités répressives

  1. Parallélisme répressif. – La répression du délit de harcèlement moral obéit à la même logique que celle du harcèlement sexuel. L’échelle des peines prévue est donc très proche et le harcèlement moral pose, à l’instar de son jumeau, des conflits de qualifications qu’il conviendra également d’aborder.
  • 1er Pénalités
  1. Nomenclature des peines. – Depuis la loi no2012-954 du 6 août 2012, le harcèlement moral est puni comme le harcèlement sexuel à titre principal de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. L’incrimination n’est plus punie dans le code du travail, et l’on trouve s’agissant du harcèlement moral du partenaire une pénalité qui dépend du résultat dommageable de l’infraction. Ainsi, les peines sont fixées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail, et à cinq ans d’emprisonnement de 75 000 € d’amende lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. De toutes les formes de harcèlement, c’est donc le harcèlement moral du partenaire ayant entrainé une incapacité de travail de plus de huit jours qui fait encourir au harceleur les plus fortes peines désormais fulminées par le code pénal. En outre, l’article 222-44 du code pénal envisage quatorze peines complémentaires applicables à toutes les personnes physiques qui ont porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique des personnes, donc y compris à l’auteur d’un harcèlement moral (sur ces peines complémentaires également applicables en matière de harcèlement sexuel, V. supra, no 37). De même, l’article 222-50-1 du code pénal, issu de la loi no 2010-769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, prévoit que la peine d’affichage ou de diffusion de la décision de l’article 131-35 du même code est encourue en cas de harcèlement moral de l’article 222-33-2 lorsque les faits ont été commis après l’entrée en vigueur de cette loi (Crim. 28 mai 2013, no 12-84.281 ). Parmi les différences notables au plan des peines entre les deux formes de harcèlement, l’article 222-45 du code pénal prévoyant cinq peines complémentaires supplémentaires n’est, en revanche, pas applicable en matière de harcèlement moral car il ne vise pas expressément la section 3 bis du code pénal qui contient cette incrimination. Enfin, les peines prévues pour la tentative ne sont pas applicables, la tentative de harcèlement moral n’étant pas incriminée.

Index alphabétique

Abus d’autorité 5, 17, 23, 25 s.
* Actes de harcèlement
harcèlement moral 49 s.
harcèlement sexuel 15 s.
* Actes de nature sexuelle 32
* Agissements répétés
V. Infraction d’habitude
* Agressions sexuelles 9, 38
* Amis 3 27, 52
* Angoisse 67
* Anxiété 67
* Arrêts de travail 67
* Asthénie 67
* Atteinte à la dignité 63, 65
V. Dignité
* Atteinte aux droits 63, 64
* Atteintes sexuelles 9, 38
* Attouchements 20, 21, 32
* Autrui
harcèlement moral 44, 51, 53, 65
harcèlement sexuel 4, 5, 10, 15, 22, 27, 29, 30
V. Personne (notion de)
* Avenir professionnel 44, 55, 59, 62, 70
* Brimades 57
* Bullying 42
* Cadeaux 23, 31
* Cauchemars 67
* Certificat médical 71
* Chantage 19, 34
* Cigarettes 60
* Client 51
* Code du travail (comparaison) 4, 39, 41, 46, 56, 63, 64, 70, 75
* Collègue 26
* Concours de qualifications
harcèlement moral 76 s.
harcèlement sexuel 38 s.
* Conjoint 52
ancien 53
* Copropriétaire 52
* Courrier électronique 20
* Définition 2
* Dégradation des conditions de travail 60 s.
potentielle 61
.* Dénigrement 57
* Dépression 67
* Déstabilisation psychologique 67 s.
* Dignité 10 s., 28, 30, 59, 62 s.
* Discriminations 9, 40
* Dol 33, 72 s.
* Domaine 3
* Droit anglo-saxon 1
* Durée 56
* e-mails 20
* Écrits 20
* Égalité de traitement entre hommes et femmes (Directive) 11
* Élément matériel
harcèlement moral 48 s.
harcèlement sexuel 15 s.
* Élément moral
harcèlement moral 72 s.
harcèlement sexuel 33 s.
* Enseignant 23, 25
* État antérieur de la victime 69
* Étymologie 2
* Exhibition sexuelle 9
* Famille 3 27, 51, 52
* Finalité
harcèlement sexuel 28
* Fournisseur 51
* Fragilité psychologique 69
V. Prédispositions de la victime
* Habitude
V. Infraction d’habitude
* Harcèlement horizontal 26, 50
* Harcèlement institutionnel 41
* Harcèlement moral 41 s.
actes 49 s.
conséquences 59 s.
* Harcèlement moral à connotation sexuelle 76 s.
* Harcèlement sexuel 2, 9 s., 10 s.
actes 15 s.
finalité 28
* Harcèlement sexuel par assimilation 22 s.
* Harcèlement stratégique 41
* Harcèlement vertical ascendant 50
* Harcèlement vertical descendant 26, 50
* Historique 7
* Indices
V. Preuve
* Infraction d’habitude 17 s., 49, 54 s.
* Injures 31, 57, 65
* Insultes 31, 57, 65
* Intention 33, 72 s.
* Irritabilité 67
* Isolement 56, 59
* Légalité 5, 14, 45 s., 63
* Lien de subordination
harcèlement sexuel 25s
* Management par la peur 42
* Médecin 18, 22
V. Certificat médical
* Menaces 31, 57
* Mobbing 1, 42
* Moyens 5
* Partenaire 52, 66
ancien 66
* Pauses 60
* Peines
harcèlement moral 75
harcèlement sexuel 36 s.
peines complémentaires 37
peines principales 36
* Personne (notion de) 27
V. Autrui
* Peur
V. Management par la peur
* Poèmes 32
* Pouvoir de direction et de contrôle 58
* Prédispositions de la victime
V. Déstabilisation psychologique, Santé mentale
* Présomptions
harcèlement moral 71
harcèlement sexuel 24, 34
* Preuve
harcèlement moral 71
harcèlement sexuel 24, 34
* Propos obscènes 20 s.
* Réflexions désobligeantes 57
* Réitération des actes
V. Infraction d’habitude
* Répression
harcèlement moral 74 s
harcèlement sexuel 35 s
* Reproches 57
* Résultat
harcèlement sexuel 29
* Sanction injustifiée 57
* Santé mentale 67 s.
* Santé physique 66
* Séduction 23, 32
* Sexual harassment 1
* SMS 20
* Souffrance psychologique
V. Santé mentale, Déstabilisation psychologique
* Stalking 42
* Subalterne 26
* Subordination
V. Lien de subordination
* Tâches humiliantes, dégradantes 57
* Téléphone 60, 65
* Témoignages 24
* Tentative 37, 75
* Troubles de l’humeur 67
* Troubles digestifs 67
* Vie privée (immixtion) 57, 64
* Viol 9
* Violences 79
* Voisin 3, 52, 57

Agenda. Organisation scientifique du harcèlement. Le harcèlement est leur métier (2019 – …)

Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). On pourrait parler de l’organisation scientifique du harcèlement comme Robert Merle a parlé de l’organisation scientifique de l’assassinat.

Depuis le printemps 2018, les flics sont entrées dans un nouveau mode de paradoxalité : Elles ponctuent leur verbiage par Oh !  Ca peut même être Oooooohhhhhhh.
La paradoxalité (usage de propos contradictoires, discordants) est l’oeuvre de névrosées obsessionnelles vous dirait un psychanalyste. Il semble que cette notion soit l’oeuvre de l’Ecole de Palo Alto en Californie dans les années 60 (Il existe un Que sais-je ? sur le sujet que je n’ai pas lu).

Jeudi 3 janvier 2019. Pornichet. Mon grand-père Pierre me parle de son père détenu à Auschwitz.

J’ai revu avec plaisir mon grand-père Pierre (Pierre-Bernard) qui m’a raconté que son père Pierre (qui n’était pas juif) avait été interné à Auschwitz III comme prisonnier de guerre. Il fut trouvé très affaibli, amaigri, cachexique, méconnaissable, libéré et soigné par les russes soviétiques et revint en France en 1946 après … 8 ans d’absence.

Auchwitz

Lundi 7 janvier 2019. Paris.

Je vais faire quelques courses dans Paris (Kiabi à Voltaire, Stylos à Strasbourg-St-Denis) et je vais voir les affichages de la SNCF commémorant l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 à la gare Montparanasse. C’est de nouveau une journée assez violente sur le plan des harcèlements avec de nombreuses incitations au départ (PaArs …) et pas mal de propos blessants et discordants. Il est question encore des communistes et de la Droite. Je vis ça encore dans un état de terreur. Il me faudrait 4 heures de travail pour tout retranscrire ici (environ 5 000 mots).

 

Mardi 8 janvier 2019. Cité des sciences. Conférence de Boris Cyrulnik, pédopsychiatre et Isabelle Carré, comédienne. Sur le thème général : Intelligence et attachement.

Les thèmes abordés sont les suivants : Empathie, perversion  (au sens freudien et au sens lacanien), Paradoxe du comédien de Diderot, souffrance (manque) et création, les enfants délaissés, isolés affectivement, donc lésés cérébralement.

La conférence est visible ici :
http://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/conferences-en-ligne/saison-2018-2019/carte-blanche-a-boris-cyrulnik/

Boris Cyrulnik, psychiatre renommé, populaire, pédopsychiatre est Président de l’Institut de la Petite Enfance. http://boris-cyrulnik-ipe.fr/

Isabelle Carré, comédienne, se souvient avoir été internée en psychiatrie à l’âge de 15 ans, ce qui ne l’a pas empêchée de faire une longue carrière de comédienne. Elle fut révélée par le film Se souvenir des belles choses (2003, premier film de Zabou Breitman réalisatrice), dans lequel elle joue le rôle d’une amnésique, dont la mère est décédée de la maladie d’Alzheimer. Je me souviens surtout du film, dans lequel elle a joué, Les émotifs anonymes (2010, encore avec Benoît Poelvoorde) du nom de ces groupes de paroles, de thérapie collective. Elle avait joué également dans le film Entre ses mains (2005, avec Benoît Poelvoorde), film dans lequel on voit un homme frapper une femme assez violemment, ce qui fait que j’étais sorti de la salle de projection.
https://www.telerama.fr/cinema/films/se-souvenir-des-belles-choses,56892.php
https://www.telerama.fr/cinema/films/les-emotifs-anonymes,424091.php
https://www.telerama.fr/cinema/films/entre-ses-mains,233128.php

Il y a une page Wikipedia sur le Paradoxe du Comédien de Diderot, qui renvoie vers une numérisation gratuite de l’ouvrage par Google :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_sur_le_com%C3%A9dien
https://books.google.be/books?id=gksHAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PP5#v=onepage&q&f=false

Dimanche 13 janvier 2019. Après-midi Galette des Rois chez ma soeur Sonia. Cour de Physique à mon neveu Erwan en 3ème sur l’attraction Terre-Lune.

Les flics qui squattent la maison de ma soeur m’ordonnent encore de devenir : PROF. Il n’y a pas seulement des micros chez moi. Il y en a aussi chez ma soeur Sonia …

Jeudi 24 janvier 2019. Soirée vapoteuse à Paris dans le quartier du Marais.

Les flics sont entrées en surexcitation maniaque lors de mes courses à Paris et pendant toute la soirée. En début de nuit, les flics continuent leurs harcèlements que je ne peux noter faute d’énergie.

Vendredi 25 janvier 2019. Visite avec mon oncle Arnaud de l’exposition sur le peintre espagnol cubiste-surréaliste Miro au Grand-Palais. Magnifique.

Les flics vont entrer en surexcitation maniaque pendant l’expo et surtout pendant mon retour en transports.

Un certain nombre de Web-radios écoutées récemment.

Sur Einstein.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-einstein-doc/einstein-lepreuve-de-lhistoire
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-01-janvier-2011
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-25-juin-2005
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-01-janvier-2011
https://www.lepoint.fr/science/einstein-dans-le-collimateur-du-fbi-23-08-2016-2063187_25.php
On pourrait écouter aussi :
https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/science-et-politique-peuvent-elles-se-parler
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-einstein-debat/einstein-est-il-un-homo-politicus
https://www.franceculture.fr/emissions/planete-terre/sans-einstein-pas-de-gps

Sur Hannah Arendt.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/le-chemin-de-lexil?fbclid=IwAR2YG9D7zwtyfwGa71Qj_90o3xOXehIxV68mpbXo5_fS0ttuI1KGr7_GMy8
Une émission en or, écoutée & réécoutée (sur la liberté, le totalitarisme, nos personnes juridiques, la banalité du mal, du mal radical) :
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/le-sens-de-laction
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/la-maison-sur-locean

Par Tobie Nathan et Boris Cyrulnik. Discussion.

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/boris-cyrulnik-sur-le-divan-de-tobie-nathan-17-09-2018-103924_4783.php

Parcours de Tobie Nathan. Ethnopsychiatrie.

http://www.rfi.fr/emission/20190103-tobie-nathan

Tobie Nathan au sujet de Sabina Spielrein, amante de Jung, soignée par Jung, devenue psychalayste elle-même, assasssinée par les Einsatzgruppen nazis.

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/la-vie-derobee-de-sabina-spielrein-de-violaine-gelly-07-01-2019-107024_4783.php?fbclid=IwAR0kzRucIk4IwIBpYqtk9S_obBpqUVdHsAV2ZUjc-K3KdE_ZzwZrPNX_0CU

Conférence de Françoise Sironi, cofondatrice du Centre Primo Levi (centre de soins, d’assistance aux victimes de torture, de violences politiques, principalement de réfugiés politiques en France), au sujet de la désempathie des tortionnaires :

https://www.canal-u.tv/video/universite_paris_8/comment_devient_on_tortionnaire_une_conference_de_francoise_sironi.45107

https://www.youtube.com/watch?v=U1oFXig-RV8£

https://www.primolevi.org/

Au sujet de la fragilité (le déni de fragilité) :

https://www.franceculture.fr/conferences/college-des-bernardins/pourquoi-faut-il-voir-la-fragilite-comme-une-force

Mardi 13 février 2019.

GT le 13 février 2019 à une conférence sur le pilotage d’un objet par la pensée. C’est fou le nombre d’équipes qui cherchent dans le monde sur ce sujet (La capitalisme peut rémunérer un grand nombre de scientifiques …). … On pose des plaques d’électrodes sur le scalp du cerveau pour commander par exemple un exosquelette pour redonner de la mobilité aux paraplégiques. Mais j’étais plus occupé à noter les harcèlements des flics qu’à être bien présent pour la conférence …

PiloteObjetPensee

 

Vendredi 15 février 2019.

Journée de courses à Paris. Hyperviolence de flics déchaînées. TRES HAUTE TENSION. Je reçois à peu près 5000 mots ce jour-là.

Nuit de vendredi 15 à samedi 16 février 2018. Réveillé entre 5 et 6 heures par des flics hurlantes, haineuses.

J’entends ceci :

C’est A. OI. OI. A (10 fois).
C’est M. Prends.
C’est haut.
C’est Ey.
C’est REF. Hais.
C’est Ey (5 fois).
Uif. A (5 fois).
Naïf.
Faire PRO.
Fais peur.
PRENDS ! PRENDS ! PRENDS ! AN. PRENDS !
PRENDS !
Une flic de voix assez mûre hurle : EVE. HAIS !
Te hais.
Compris. I.
VRAI FOU. OU ? Haut.
SIA (10 fois).
FAUT LE FAIRE.
FAIS. Faire ce procès.

Samedi 16 février 2019. Lever à 9 heures.

Journée de courses à Paris. Hyperviolence de flics déchaînées. TRES HAUTE TENSION. Je reçois à peu près 5000 mots ce jour-là.

Nuit de samedi 16 à dimanche 17 février 2019. Réveillé à 5 heures du matin.

J’entends ceci :

Drucker, c’est un fou.
PRENDS. AN.

Lundi 4 mars 2019.

Diverses courses à Paris. Déjeuner avec mon oncle Arnaud.
Encore géolocalisé/harcelé !
Geolocalisation_20190304

 

Mercredi 6 mars 2019. Cité des Sciences. Expo sur le Microbiote.

Comme tous les jours depuis 10 ans, je suis géolocalisé, avec un couplage géolocalisation/harcèlements sonores :

Geolocalisation_20190306
 

Géolocalisé/harcelé sur la journée à la Cité des Sciences …

 

Mardi 19 mars 2019.

Tard dans la soirée, les flics font marcher le flash et la Webcam de mon ordinateur personnel pour me prendre en photo.

 

 

 

 

 

 

La lecture de la pensée, totalitarisme du 21ème siècle.

Ma chanson …

Cet article est en rapport avec 2 articles parus précédemment sur la même page Web :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/05/06/saisine-du-conseil-consultatif-national-dethique/
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

On connaissait les totalitarismes nazis et staliniens. On connait désormais le totalitarisme français, qui peut s’exercer sur une seule personne.

On sait que la lecture de la pensée est utilisée depuis 2009 quand De Villepin est venu m’emmerder à Tunis chez ma tante Rachida et qu’elle est encore utilisée en 2019, quand bien-même on a alerté le Conseil d’Etat, le Procureur de la République, le Doyen des Juges d’Instruction et le Conseil Consultatif National d’Ethique. J’ai entendu 2 occurences à Djerba pendant l’été 2018 et une occurence en janvier 2019. Je sais que la lecture de la pensée a été utilisée dans mes logements habituels ou de vacances ou encore à l’extérieur, sur la voie publique et en particulier dans les transports en commun. Les flics ont eu des détails très précis de pensées que je n’ai jamais exprimées.

La lecture de la pensée est apparue exactement le même jour où De Villepin s’est exprimé dans ma chambre à Tunis. Il y avait Michel Drucker qui riait au même endroit … si bien qu’on peut faire l’hypothèse crédible que Michel Drucker était au courant de ce phénomène de lecture de la pensée et qu’il en a peut-être reçu le recel : Tout est possible en France … comme baffouer nos droits les plus élémentaires. Et on comprend ainsi mieux les propos tenus par Arditti sur le plateau de Vivement Dimanche quelques années plus tard : Que sa belle-fille est meilleure que tout le monde pour penser … Mais, je ne veux point faire trop d’interprétation …

 

Hannah Arendt a été assez claire sur la définition du totalitarisme (Elle a écrit les Origines du totalitarisme).
« Il est dans la nature même des régimes totalitaires de revendiquer un pouvoir illimité. Un tel pouvoir ne peut être assuré que si tous les hommes littéralement, sans exception aucune, sont dominés de façon sûre dans chaque aspect de leur vie ». On peut être totalitaire avec une seule personne !)

Je reprends ce que j’avais écrit dans l’article de cette page perso :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/07/16/un-proces-pour-harcelements/

Interdiction de l’utilisation du détecteur de mensonges.
Article 3 de la CEDH
(interdiction de la torture, des traitements inhumains et dégradants).
La dangerosité de certains fonctionnaires.

detecteurdemensonge
Qu’est-ce qu’on peut penser de tout ça ? Usage du polygraphe.

On peut aussi dire que ce nouveau détecteur de mensonges va avoir du succès dans les tribunaux et les prisons pour évaluer la culpabilité des suspects.

Ca va leur être utile aussi pour débusquer les intentions terroristes chez les apprentis-djihadistes. A-t-on intérêt à ébruiter ce genre de procédés ? Si ça venait à se savoir, ça pourrait en calmer plus d’un.

Voir sur le sujet, le très bon article : Le procès pénal confronté aux neurosciences : science sans conscience … ? – Marie-Christine Sordino – AJ pénal 2014. 58.

Il y est écrit la chose très intéressante :

   « L’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme est utilisé au soutien de la prohibition du détecteur de mensonges, qui porterait atteinte à la dignité, le consentement étant considéré comme inexistant.
La liberté se heurte ici à la dignité. »

Les flics français ont considéré que ce qu’ils avaient trouvé dans mon cerveau annulait le préjudice de la méthode d’investigation employée. Ils peuvent sacrifier le cobaye après avoir expérimenté dessus …

Hannah Arendt écrivait : « Le premier pas essentiel sur la route qui mène à la domination totale consiste à tuer en l’homme la personne juridique. À cette fin, d’une part, on soustrait certaines catégories de personnes à la protection de la loi tout en forçant par le biais de l’instrument de la dénationalisation le monde totalitaire à les reconnaître hors la loi ; d’autre part, on place le camp de concentration en dehors du système pénal normal et on sélectionne les détenus en dehors de la procédure judiciaire normale selon laquelle un crime déterminé encourt une sanction prévue d’avance. »

La question dans Wikipédia est une technique de torture qui porte bien son nom :

Elle peut être utilisée comme châtiment, comme moyen de coercition pour obtenir quelque chose, afin d’inspirer la terreur et la domination, ou encore par cruauté. Elle est notamment employée pour obtenir des aveux ou autres informations secrètes – elle est alors appelée dans certains contextes la question –, ainsi que pour terroriser des populations ou des organisations, en ciblant certains individus afin que les autres restent passifs de peur d’être victimes à leur tour. Elle peut volontairement aboutir à la mort de l’individu, il s’agit alors du supplice qui vise à amener la mort de façon très douloureuse, voire à la retarder le plus possible, pour prolonger l’agonie.

TortureJudiciaire
La question : Des pratiques d’un autre temps remises au goût du jour avec les neurosciences.

D’innombrables méthodes de tortures ont été ou sont employées, en fonction de la technologie disponible, de la culture des tortionnaires, des ressources locales, etc. Elles passent par toutes sortes d’agressions, physiques sur le corps de l’individu, et/ou psychologiques reposant sur la peur, la tristesse ou autres émotions. Les actes de torture produisent le plus souvent des séquelles, notamment des mutilations physiques et des traumatismes psychologiques. Pour le tortionnaire ou bourreau, torturer peut éventuellement répondre à des pulsions sadiques ou s’inscrire dans la soumission à l’autorité (expérience de Milgram), mais souvent lui aussi en ressort profondément marqué.

 

 

 

Arrêter de penser ?

Bigbrother
1984 est devenu une réalité.

Ils savent m’ont-ils dit … Ils en savent trop. L’actualité sur les lois de renseignements le montre : Il n’existe pas aujourd’hui de loi qui permettent cela (l’analyse de la pensée). C’est une surveillance orwellienne. Dans le roman 1984 (parue en 1949), Orwell avait fait la prédiction qu’on pourrait lire un jour dans la pensée (bouquin qui m’avait marqué quand je fréquentais les trotskystes). Georges Orwell avait écrit un livre de science-fiction, une dystopie décrivant un régime totalitaire (Big Brother), une parabole du nazisme ou du stalinisme.
Le phénomène étant nouveau quoique révélé en 2009, il n’existe pas d’article réprimant l’accès déloyal aux pensées, mais n’y a-t-il pas préjudice ? Il faudrait peut-être légiférer une sorte d’article 226-1 de l’accès aux pensées. C’est un test, de l’éducation, de la médiation selon eux … C’est gênant parce qu’ils ne quittent pas mon cerveau d’une semelle. C’est H24.
Le barbouze a une position très supérieure à la votre, asymétrique : Il a sa vie de couple alors que le surveillé n’a jamais pu en avoir une (une sacré poisse, une misère affective épouvantable). Si j’ai un conseil à leur donner, c’est le suivant : Il ne faut pas prendre sa propre vie pour juger celle des autres. Avec le recul, j’aurais voulu me marier à 20-25 ans (chose qu’ont fait mes parents et grand parents), mais je me suis engagé dans des trucs qui m’ont emmené ailleurs, qui ont prolongé indéfiniment le célibat.
Un jour de 2012, je pensais : Il faut que je gagne des sous grâce à un procès. Comme ça, je pourrais aider mon père. Un barbouze devinant cette pensée m’a dit dans un rire moqueur : « Tu veux aider ton père ? Gagne-le ce procès … ». Il m’a semblé qu’ils se foutaient de ma gueule, tellement les Procureurs résistaient à me répondre favorablement.
Un autre jour, je pensais que les policiers étaient des tricheurs, puisqu’ils devinaient déloyalement mes pensées. Ils m’ont répondu : « Nous sommes des tricheurs ? C’est normal ce qu’on te fait. »
Les indices de cette lecture de la pensée ne s’arrêtent pas là. C’est assez bien documenté. Pour ne pas avoir la mémoire encombrée, je note, mais certains commentaires sont marquants. Dans ces conditions, on ne sait plus quoi penser ou s’il faut s’arrêter de penser.
En 2013, une jeune barbouze avait commenté dans un rire une de mes pensées : « 
Il faut que tu t’arrêtes de penser !?! ».
Je pense à qu’est-ce que je veux. Un autre jour, une barbouze a tourné en dérision ma pensée : Je me disais que c’était un bras de fer avec les policiers. On m’a répondu : C’est un bras de fer ?
Ils m’ont convaincu chaque jour qu’il y avait préjudice. Le sondage était, est interminable. Je crois que je n’ai pas volé l’idée de faire un procès. C’est un peu ça qui m’a maintenu dans l’inactivité, alors que les policiers tentaient de me faire travailler, peut-être comme acteur parce que c’est ce que je voulais ou plutôt comme professeur parce que je ne prenais pas d’initiative.
En 2010, 2011, ou 2012, j’étais allongé dans ma chambre et les idées défilaient dans mon esprit. Une vieille flic qui lisait dans mes pensées a commenté l’opération : « Tu délires. »

 

Mudaison
« Il faut que tu t’arrêtes de penser !? ».
Ce que m’ont fait les flics est horrible.
Lecture de la pensée.

Police et lecture de la pensée.

Oliver Sacks parle dans son livre du lien entre imagerie médicale et hallucinations musicales. Il paraît qu’il y a des publications qui sortent en 2016 sur le repérage par imagerie médicale de l’activation de zones du cerveau à l’évocation de mots. Les publications sortent aujourd’hui, alors que c’est pratiqué depuis au moins 2009 … comme toujours dans les cas de nouvelles découvertes scientifiques géniales et qui doivent donc rester confidentielles … à l’usage des gouvernements. Une découverte géniale et terrifiante à la fois.
Cette lecture de la pensée a été confiée à une dizaine de flics, mais elle a été décidée par de hautes personnalités, un gouvernement par exemple ou des scientifiques. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Florilège de propos trouvés dans le système totalitaire de Hannah Arendt :

« La différence majeure entre une police secrète despotique et une police secrète totalitaire tient à ce que la seconde ne fait pas la chasse aux pensées secrètes et n’use pas de la vieille méthode des services secrets, la provocation. (p. 218).
La police secrète totalitaire a abandonné le vieux rêve traditionnel de la police que le détecteur de mensonges est encore censé pouvoir réaliser : elle n’essaie plus de découvrir qui est qui ou qui pense quoi. Le détecteur de mensonges est peut-être l’exemple le plus pittoresque de la fascination que ce rêve exerce apparemment sur les esprits de tous les policiers ; car il est évident qu’un appareil de mesure complexe ne permet pas d’établir grand-chose, si ce n’est le sang-froid ou la nervosité de ses victimes. De fait, la débilité du raisonnement qui préside à l’utilisation de ce mécanisme ne peut s’expliquer que par le désir irrationnel qu’une forme de lecture de la pensée soit malgré tout possible. Ce vieux rêve suffisamment terrifiant, a, depuis des temps immémoriaux, invariablement engendré la torture et les plus abominables cruautés. » (p. 236).
Elle parlait de la question. Hannah Arendt faisait en 1973 une bonne prédiction vérifiée 40 plus tard.

Hannah Arendt avait lu Ernst Kohn-Bramstedt : Dictatorship and political police ; The technique of control by fear. Oxford University Press, 1945.

Pour mettre toutes ces techniques de surveillance, il faut une police bien équipée. Ce n’est pas donné à tout le monde : La lecture de la pensée est une science de haut vol.

Moi, je ne mens pas : Je suis passé au détecteur de mensonges H24 depuis 2009. Vous verrez plus loin le résultat de leurs « investigations » : Ca doit être éreintant comme travail. Même utilisé par des magistrats, le détecteur de mensonges est prohibé par la CEDH.

C’est anormal ce qu’ils ont fait, très irrégulier.

Josef Schovanec, l’autiste Asperger, écrit dans son ouvrage Je suis à l’Est que nous avons le droit d’avoir « une vie intérieure ». Il faut savoir penser contre soi-même dirait Finkielkraut.

Je ne dis pas que j’ai une vie intérieure toujours très glorieuse, mais il y a des pensées que je n’ai jamais révélées et que je ne révèlerai jamais. Je me surveille quand je m’exprime. J’ai aussi de très bonnes pensées, ce qu’avait remarqué un flic (Tu as de bonnes pensées !) ou des pensées très intimes.

Il a suffit d’ailleurs que je pense à un seul mot (« juif ») pour que je me fasse engueuler dans ma cuisine par une vieille flic qui m’a hurlé dessus : CONTINUE ! Entre les années 2014 et 2017. Je ne saurais pas exactement localiser la date.

Christine Angot a écrit dans Libération le 1er Septembre 2018 : « Si on considère que tout ce qui est pensé est vérité, on a raison, mais est-ce vérité permanente, non, bien sûr que non ! C’est quoi, la vérité permanente de nos pensées, est-ce qu’on en a seulement une, à part peut-être celle de rester en vie – qui ne sert à rien. Tout ce qu’on pense, tout ce qu’on ressent, c’est très important, c’est pour ça qu’on a l’impression qu’elle n’a pas le beau rôle, on voit tout ce qui lui passe par la tête. Est-ce qu’il faudrait ne pas l’écrire ? Pourquoi ? Ce n’est pas grave ! La vie même est comme ça. »

 

Rappelons-nous la devise : Honi soit qui mal y pense.

 

HoniSoitQuiMalYPense
Emblème de l’ordre de la Jarretière au château de Windsor

Honi soit qui mal y pense est une phrase anglo-normande. Elle est la devise de l’ordre de la Jarretière, le plus important ordre de la chevalerie britannique.
Le verbe honnir est un verbe de la langue française qui signifie « blâmer quelqu’un en lui faisant honte » en le vouant au mépris public. Dans un registre moderne, la phrase signifie donc « Honte à celui qui y voit du mal ».

Je crois même que c’est une devise utilisée par le Ministère de la Justice du Royaume-Uni.

 

Lecture pratiquée même au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! ». Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Quelques publications de juristes et de psychiatres sur le sujet :

Bonnes publications de Marc-Louis Bourgeois, Professeur de psychiatrie à Bordeaux :

  • Les quatre vérités : philosophique (aletheia), scientifique (apodicité), juridique (l’intime conviction), humaine (biosociopsychopathologie). Annales Médico-Psychologiques 170 (2012) p. 88–92.

4veritesBourgeois

  • Croire et douter. Juger à l’heure des neurosciences. Annales Médico-Psychologiques 173 (2015), p. 623–626.
    Cette dernière publication a été lue et j’en retirai les principales conclusions très bientôt …

JugesNeurosciencesBourgeois

On peut lire dans cet article l’annexe suivante :

Annexe

La preuve par le détecteur de mensonge

(Sciences et Avenir, no 815, janvier 2015, p. 74–76).

Il existe maintenant quelques techniques pour la détection du mensonge. Par exemple, le système AVATART (Automated Virtual Agent for Truth Assessment a Real-Time). L’exactitude serait de 94 %. Camera vidéo captant faciès, gestes et mouvements oculaires et dilatation des pupilles, intonations vocales. Il y a aussi des techniques évaluant les variations thermiques de la face (Neckted), etc. Il y a aussi une évaluation de l’activité cérébrale.

Paroles de juge, l’angoisse face à l’erreur judiciaire

(Marianne, 28 fév.–6 mars 2014, p. 56–61)

Chaque année, 23 % des affaires sont réexaminées. « L’intime conviction, ce n’est pas bof, je ne sais pas trop. . . » (Hervé Stefan, président de la cour d’assises de Paris « la Rolls des Magistrats »),

« Si vous avez le moindre doute il doit profiter à l’accusé » (un magistrat aux jurés). Trois semaines pour décider d’une vie « c’est toujours difficile, bien sûr qu’il m’arrive de douter, mais si vous ne pensez qu’à l’erreur judiciaire vous ne faites plus ce métier » …

Faire coïncider la vraie Vérité et la Vérité Judiciaire …

(Article 353 du Code Pénal). La solitude est inhérente à ce métier (ENM, groupe de paroles de magistrats).

L’utilisation de l’ADN a changé les choses avec quelques procédures de révision.

Le Cerveau et le Droit

Ce problème va devenir incontournable. Marie Lamarche, professeur en Droit privé et Sciences criminelles à l’université de Bordeaux, organise le vendredi 6 mars 2015 une réunion consacré e à l’« encadrement juridique et éthique des Neurosciences ». C’est donc le revers du problème : « les Neurosciences et le Droit » ! (Journal Sud Ouest, vendredi 6 mars 2015, p. 4). Les magistrats veulent-ils donc conserver leur magistère et récuser la ré alité des Neurosciences ? Illusion d’un homme universel et des « droits de l’homme » s’appliquant uniformément à tous ? Ce qui est dé jà totalement récusé par les demandes d’expertise avant jugement. . . La Science versus le Droit ? N’est-ce pas désormais aux Neurosciences d’encadrer la Justice ?

« Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique ou dans le cadre d’expertises judiciaires » (loi du 7 juillet 2011). Mais certains principes s’y opposent ; « les examens dans le but de rechercher la Vérité » (polygraphe, phénobarbital, hypnose) ont été interdits, assimilés à des actes de torture (MC Sordino, Montpellier, Science et Avenir, janvier 2015).

On lira avec intérêt et une certaine consternation le rapport sur

« l’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et thérapies du cerveau » (29 juin 2011 et 30 novembre 2011 au Sénat et à l’Assemblé e nationale rassemblant philosophes, chercheurs, une seule psychiatre clinicienne, Marie-Odile Krebs), alors que 28 milliards d’euros sont consacrés aux affections psychiatriques en France (p. 11). Un biologiste écrivain, membre de la commission, y signale qu’il est allé à Sainte-Anne pendant quelque temps pour « voir de vrais fous » !

On y parle « d’intrusion dans l’intimité », et de consentement éclairé

Et encore meilleur, cette publication de Peggy Larrieu de l’Université Bretagne Sud :
Bioéthique. Le droit à l’ère des neurosciencesNeuroscience and the law.

DroitEreNeurosciencesLarrieu

Extrait le plus intéressant :

LarrieuEpoustouflant

Le pdf est ici : Le droit à l’ère des neurosciences

Voici l’article :

Bioéthique

Le droit à l’ère des neurosciences

Neuroscience and the law

Peggy Larrieu

(Maître de conférences en droit privé à l’université de Bretagne Sud, membre associé du centre de droit économique d’Aix-Marseille III)

Université de Bretagne Sud, institut de recherche sur les entreprises et les administrations, 20 bis, rue de l’île-Brannec, 56610 Arradon, France


Résumé

Les neurosciences, définies comme l’étude de l’architecture et du fonctionnement du système nerveux, constituent une discipline scientifique en plein essor dont les applications potentielles en dehors des laboratoires sont multiples. Leur impact sur les différentes sciences humaines, qu’il s’agisse de la philosophie, de la psychologie, du marketing, des sciences de l’éducation, etc., s’accompagne aujourd’hui d’une intéressante apparition en droit. Les données des neurosciences suscitent un intérêt croissant en matière juridique, à travers l’utilisation des méthodes d’imagerie cérébrale ou la prescription de traitements neuro-pharmacologiques. Derrière les concepts de neuro-droit et de neuro-loi, néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives et de non moins intéressantes problématiques d’ordre éthique.

Mots clés : Neurosciences ; Expertise judiciaire (neurosciences) ; Dangerosité (neurosciences)

Abstract

Neuroscience, defined as the study of the structure and of the functioning of the nervous system, forms a scientific discipline in full expansion of which the potential applications outside research laboratories are numerous. Their impact on the different social sciences, that is philosophy, psychology, marketing, educational sciences etc. is today accompanied by an interesting appearance in law. The neuroscience’s datas arouse an increasing interest in the juridical (ou legal) sphere throughout the use of cerebral imaging methods or the prescription of neuropharmacological treatments. Behind the neuro-legal and the neuro-law, neologism allowing to translate the anglo saxon term “neurolaw” are emerging rich prospects and interesting issues linked to ethics.

Keywords: Neuroscience; Judicial expertise (neuroscience); Dangerousness (neuroscience)

Les neurosciences connaissent à l’heure actuelle un dévelop- pement spectaculaire, qui s’étend à l’ensemble des disciplines. Les recherches sur le cerveau imprègnent toutes les sciences humaines : la philosophie, la psychologie, le marketing, les sciences de l’éducation, etc. Le domaine juridique, lui-même, n’est nullement épargné par les avancées sur la physiologie du cerveau, les techniques d’imagerie cérébrale ou de biolo- gie moléculaire. Ainsi, depuis quelques années, les tribunaux de différents pays se sont appuyés sur des données neuros- cientifiques pour disculper ou pour confondre des prévenus de crimes graves. En France, où ce type de méthodes a long-temps été rejeté, la loi du 7 juillet 2011 est récemment venue autoriser l’emploi des techniques d’imagerie cérébrale dans le cadre d’expertises judiciaires. L’utilisation de ces techniques ainsi que la prescription de traitements neuro-pharmacologiques pour lutter contre la récidive intéressent bien évidemment la matière pénale. Mais au-delà du champ pénal, les neurosciences pourraient bouleverser notre conception de la personne dans toutes les branches du droit, en mettant en évidence les mécanismes neurophysiologiques par lesquels l’homme est un agent moral, plus ou moins rationnel, et qui sous-tendent l’intention, la volonté, la décision, le libre-arbitre, etc.

Aussi, les connaissances actuelles sur le cerveau humain ne risquent-elles pas de remettre en cause les modes de pensée juridiques et les concepts fondamentaux du droit ? D’après cer- taines expériences, nombre de nos actes, de nos décisions, de nos désirs et de nos perceptions sont déterminés par des proces- sus inconscients, sont préformés sur le plan neuronal. Dans ces conditions, quel rôle reste-t-il pour la conscience, la volonté, l’intention, le consentement libre et éclairé, l’engagement, la promesse, et les autres concepts fondamentaux de la théorie juridique ? Au-delà des répercussions qu’une telle interrogation peut avoir en philosophie, en psychologie, en psychanalyse, voire même en théologie, d’un strict point de vue juridique, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Peut-on refonder la notion de responsabilité sur le déterminisme ? Ou faut-il au contraire renoncer à la notion de responsabilité et rendre la justice sur la base d’autres considé- rations ? Comment pouvons-nous prendre des engagements si nous sommes déterminés ? Comment pouvons-nous respecter nos engagements si les neurosciences démontrent que nous ne sommes qu’une succession de personnes dont le cerveau est plastique ? Car, comme le souligne Francois Terré, « Si je tiens mes promesses, est-ce parce que je suis toujours le même ? Ou est-ce parce que je veux le rester ? ».

De manière plus prosaïque, les avancées des neurosciences et les applications qu’elles rendent possibles soulèvent des ques- tions éthiques fondamentales. Et ce, d’autant qu’avec l’accès à la « boîte noire du cerveau », le plus intime de l’homme, son for intérieur, sa pensée et son identité sont en jeu. Par exemple, s’agissant de l’imagerie cérébrale, les craintes portent sur les nouvelles générations de détecteurs de mensonge et leur éventuelle utilisation par des employeurs ou des assureurs. De même, les discussions relatives à la « neuro-amélioration », par l’emploi de substances « compliférantes » (qui rendent dociles) ou, de substances susceptibles de modifier notre mémoire ou notre humeur, ne peuvent laisser indifférents. Enfin, le développement du « neuro-marketing », qui vise à identifier les mécanismes cérébraux sous-jacents aux comportements des consommateurs, n’est pas dénué de tout risque. C’est la raison pour laquelle d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux compren- dre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique12. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

  1. Les perspectives d’application

De nos jours, les neurosciences envahissement progressive- ment les procédures judiciaires13, et plus particulièrement le procès pénal. Comme l’indique Christian Byk, « la pratique de la police scientifique, et notamment l’utilisation de l’ADN, a consisté jusqu’à présent à « faire parler » les indices de la scène du crime, tandis que les neurosciences ouvrent une autre voie : faire parler « objectivement » un individu sur sa participation à un crime ». De manière schématique, les principales appli- cations des neurosciences en matière pénale peuvent intéresser l’élément matériel et/ou l’élément intentionnel de l’infraction.

En premier lieu, concernant la preuve de la culpabilité, de nouvelles techniques liées au développement des neurosciences viennent aujourd’hui s’ajouter au classique test du polygraphe ou, détecteur de mensonge. Ces méthodes incluent l’imagerie thermale, l’empreinte du cerveau et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). On considère que mentir demande davantage d’efforts que dire la vérité et provoque l’activation de davantage de zones du cerveau, ce qui se manifeste à l’écran. Ces procédés sont déjà utilisés à l’étranger, notamment aux États-Unis, au Canada, en Belgique ou encore en Allemagne. En 2008, en Inde, une jeune femme a été condamnée à perpétuité par le Tribunal de Pune pour l’empoisonnement de son ex-fiancé sur la base d’un examen d’imagerie cérébrale. l’essor des sciences du cerveau s’accompagne de l’émergence d’une nouvelle discipline, la neuro-éthique, qui a pour objet qui a pour objet d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux comprendre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

À ce jour, en revanche, ce type de techniques n’a encore jamais été mis en œuvre en droit français. Néanmoins, depuis une ving- taine d’années, la procédure pénale a profondément été modifiée par la science et la technique : empreintes génétiques, écoutes téléphoniques, systèmes de vidéo-surveillance, etc. Et dans la mesure où notre droit repose sur un principe de liberté de la preuve, il n’est pas impossible que, dans un avenir plus ou moins proche, les données des neurosciences soient jugées recevables par les tribunaux français. D’ailleurs, le Centre d’analyse stratégique et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques s’intéressent actuellement à l’opportunité d’utiliser des données neuroscientifiques comme moyen de preuve. Cependant, outre le manque de fiabilité des ces techniques en l’état actuel des connaissances, les règles de la procédure pénale viennent encadrer et limiter le principe de liberté de preuve. D’une part, il est interdit aux experts de trancher une question relevant de la compétence exclusive du juge. C’est dire qu’un examen d’imagerie cérébrale ne pourrait, en aucun cas, tenir lieu d’unique preuve. D’autre part, la recherche de la vérité matérielle n’est pas la seule finalité du procès pénal. Différents objectifs peuvent venir limiter cette recherche. À titre d’exemple, on peut citer l’objectif d’équité et de loyauté, pouvant conduire au rejet de certains modes de preuve qui, quoique susceptibles d’établir la vérité sur certains faits, n’auraient pas respecté le principe du contradictoire et l’égalité des armes. On citera également le respect de droits fondamentaux tels que la dignité de la personne ou le respect de la vie privée, faisant obstacle à l’utilisation de techniques intrusives de preuve. Notre procédure pénale adopte donc une attitude de rejet face aux moyens d’investigations destinés à contraindre un individu à dire la vérité23. Mais, pourquoi ne pas envisager l’existence d’un droit à la preuve neuroscientifique pour celui qui en réclame l’application, étant rappelé que la liberté de se défendre selon les moyens de son choix fait partie des droits fondamentaux de la personne ?

En second lieu, les avancées des sciences du cerveau pourraient-elles contribuer à une meilleure évaluation de la crédibilité de témoins ou de victimes d’infractions ? .. Et, pourrons-nous aller jusqu’à prescrire la consommation de molécules neuro-pharmacologiques afin de raviver la mémoire de témoins ou de victimes ? Sur ce point, il convient de rappeler que la Cour de cassation rejette catégoriquement les techniques reposant sur la narco-analyse, par emploi du penthotal ou sérum de vérité24, ou par recours à l’hypnose. Toutes ces méthodes ne sont pas considérées comme suffisamment fiables, car elles sont susceptibles de générer des souvenirs erronés, illusoires, déformés, voire même suggérés par l’examinateur. Mutatis mutandis, il nous semble peu envisageable d’espérer que la neuro-pharmacologie pourrait garantir, par la levée d’une inhibition à la remémoration, la validité d’un témoignage.

En dernier lieu, l’expertise psychiatrique, effectuée aux fins de déterminer si un individu doit ou non être déclaré respon- sable de ses actes, peut faire place aux techniques d’imagerie cérébrale. Il semble, en effet, que l’altération de certaines zones particulières du cerveau puisse entraîner des comportements contrevenant aux règles morales et, par conséquent, juridiques. À partir d’un cas devenu célèbre, celui de Philéas Gage, ce contremaître qui avait reçu une barre à mine dans le cerveau, on en a déduit que le sens moral pouvait être localisé dans le lobe frontal du cerveau. Car, si cet homme avait survécu à l’accident, et conservé ses capacités intellectuelles intactes, il avait perdu tout sens moral. De fait, les tribunaux améri- cains admettent depuis longtemps la neuro-imagerie à différents stades du procès, mais la défense a obtenu ses meilleurs succès pour appuyer une demande d’atténuation de la responsabilité. En France, le juge pourra dorénavant utiliser l’imagerie céré- brale, à titre rétrospectif, pour vérifier l’existence d’une lésion ou d’une tumeur cérébrale. Ainsi, la loi du 7 juillet 2011 a inséré un nouvel article 16-14 dans le Code civil, aux termes duquel « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment ». À la lecture des travaux préparatoires, il apparaît que cette réforme vise à objectiver un préjudice au niveau du cerveau pour évaluer la res- ponsabilité d’un individu sur le fondement de l’article 122-1 du code pénal30. Une irresponsabilité pénale pourra plus facilement être retenue si l’on peut mettre en évidence, clichés à l’appui, une « maladie du cerveau » et non pas seulement une « maladie mentale ». Les neurosciences pourraient alors modifier les relations déjà fort tumultueuses du couple criminalité–maladie, et redéfinir autrement la ligne de démarcation entre le normal et le pathologique.

Ainsi donc, les neurosciences envahissement peu à peu les prétoires, ce qui s’inscrit dans le cadre d’une évolution de la procédure pénale, reposant sur le postulat selon lequel la science peut concourir à la recherche de la vérité judiciaire. Cependant, il convient de prendre garde aux risques de détournement idéologique et aux tentatives de réduction de l’humain au tout biologique. Cela nous amène à envisager les problèmes éthiques que peut soulever l’application des neurosciences en matière juridique.

  1. Les enjeux éthiques

 Les questions éthiques soulevées par les applications des neurosciences conduisent à évaluer les risques qu’elles sont sus- ceptibles de faire courir à la personne humaine, à sa liberté et à sa dignité. De manière générale, l’une des grandes craintes suscitées par les neurosciences porte sur le fait qu’elles traitent les états mentaux comme des objets naturels, c’est-à-dire réductibles à des rapports de causalité, objectif identifié sous le terme de « naturalisation » par les philosophes. Partant de là, le danger d’un glissement vers le déterminisme biologique est souvent pointé. Or, qui dit déterminisme biologique, dit absence de responsabilité. Car, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Certains auteurs se posent d’ailleurs aujourd’hui la question de savoir s’il ne fau- drait pas renoncer à la notion de responsabilité pour rendre la justice sur la base du conséquentialisme36. En réalité, il s’agit là d’un problème philosophique, qui ne doit pas avoir d’incidence en matière de responsabilité juridique. Au demeurant, les neu- roscientifiques considèrent, pour la plupart, qu’il n’existe pas de déterminisme total et que le cerveau, en vertu de sa plasticité, se fac¸onne au gré des expériences et du vécu de chacun. Aussi bien, comme souvent en matière scientifique, ce ne sont pas tant les découvertes qui sont problématiques, mais les applications que l’on peut en faire.

La plus polémique de ces applications est celle qui tente d’identifier des aires cérébrales impliquées dans l’apparition de comportements déviants. En filigrane, il s’agirait d’identifier les individus potentiellement dangereux pour la société. De fait, le concept de dangerosité, initialement développé par l’école positiviste italienne, retrouve aujourd’hui une place importante dans les textes. En matière pénale, le constat d’échec des systèmes juridiques dans l’éradication du crime a renforcé les tendances et la frénésie sécuritaires39. La propagation de la peur a facilité la transposition du principe MinorityReportde précaution en matière pénale, alors qu’il est issu de la matière civile. Evaluation et prévision de la dangerosité, utilisation d’algorithmes, etc., ces méthodes font déjà partie intégrale du paysage pénal anglo-saxon et de la lutte contre la criminalité, conformément aux anticipations futuristes de la nouvelle « Minority Report » écrite par Philip K. Dick dès 1956. En France, la détection des signes avant-coureurs de la délinquance chez les mineurs, l’instauration d’une peine de sûreté préventive pour garder en détention les criminels ayant purgé leur peine mais susceptibles de récidiver … Toutes ces évolutions de la société franc¸aise pourraient trouver un appui dans les neurosciences. Mais, elles sont inquiétantes, car elles font resurgir le spectre d’une société sécuritaire. La multiplication des dispositions à finalité préventive au nom de l’efficacité s’avère dangereuse pour les droits de la personne, sans compter qu’elle est difficilement compatible avec la présomption d’innocence. Au demeurant, selon les neuroscientifiques eux-mêmes, la prédiction ne peut être que probabiliste. Il existe des personnes victimes de lésions cérébrales qui, pourtant, ne présentent aucun signe de pathologie sociale quelconque43. D’ailleurs, peut-on se satisfaire d’une analyse biologique de l’individu indépendamment de son vécu, si tout est inné et acquis à la fois ?

Par ailleurs, l’engouement de notre société pour la transpa- rence peut s’avérer inquiétant. Le développement des sciences et des techniques a renforcé le sentiment que le voile qui recouvrait « la vérité des choses » pourrait enfin être complètement levé. Ainsi, certaines applications des neurosciences permettraient d’évaluer, non plus la dangerosité d’un individu, mais son absence de sincérité. Aux États-Unis, des sociétés proposent leurs services afin de détecter le mensonge, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, dans le cadre de litiges avec des assurances, d’entretiens d’embauche, de recherches de personnes disparues, et ce en toute légalité. Et l’avenir nous réserve des systèmes plus époustouflants encore. Nonobstant, à supposer qu’il existe une technique absolument infaillible per- mettant de détecter le mensonge, doit-on lui accorder une place centrale dans le système juridique français ? Il ne nous semble pas dès lors que la recherche de la vérité n’est pas la seule finalité du droit. Le droit peut choisir de privilégier d’autres valeurs que la vérité matérielle, notamment l’intégrité physique, la dignité de la personne, la paix sociale, le droit à l’oubli, le droit au pardon, le respect de la vie privée, etc. Précisément, le cerveau de l’individu recèle des informations personnelles ayant un lien plus ou moins fiable avec ses caractéristiques cognitives ou ses pathologies. La protection des données issues de la recherche en neuro-imagerie suscite des questionnements similaires aux données génétiques car, de la même fac¸on, une violation de leur confidentialité exposerait le sujet aux convoitises des assu- reurs ou des employeurs. À ce titre, ces informations doivent être traitées avec la même confidentialité que toute autre don- née médicale ou personnelle. Au demeurant « la vie sociale serait invivable si par un miracle de science fiction, les humains devenaient transparents les uns aux autres ».

Au final, la ligne de crête est étroite entre deux écueils aussi dangereux l’un que l’autre. Le premier consisterait à faire preuve de complaisance à l’égard des réquisitoires « à la mode » contre la science. De tout temps, des données scientifiques ont pu être admises après avoir été réfutées et, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut être plus demain. Les neurosciences pourront probablement, dans un avenir plus ou moins proche, recevoir d’autres applications dans le domaine juridique, sans que l’une ou l’autre de ces disciplines ne s’en trouve dénaturée. Le second écueil serait d’adhérer à l’illusion scientifique et au tout biologique. L’imprévisibilité des dangers qui nous entourent, le sentiment d’insécurité croissant, ne doivent pas conduire à une propagation de la peur et à l’illusion qu’il existe un moyen scientifique d’abolir le hasard et de prévenir les menaces : l’illusion de l’objectivité, de la certitude et du « tout-traçable ». Car, der- rière l’utilisation de ces techniques en matière juridique, peut se dissimuler le spectre d’une justice hygiéniste et prophylactique, d’une justice déshumanisée. Autrement dit, les neurosciences pourront être utiles à la justice si et seulement si elles permettent non pas de « construire des murs mais de lancer des ponts entre les individus ».

 

Il existe 2 revues anciennes de 2012 sur l’émergence du neurodroit commandé par le Premier Ministre d’alors …
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/content/le-cerveau-et-la-loi-ethique-et-pratique-du-neurodroit-note-danalyse-282-septembre-2012.html
Avec un ensemble de pdf :
CerveauLoiNeurodroit2012
LeCerveauEtLaLoiEthiquePratiqueNeurodroit2012
PerspectivesScientifiquesEtLegalesSurlUtilisationDesSciencesDuCerveauDansLeCadreDesProceduresJudiciaires2009

Et un colloque à venir en mars 2019 de la Cour de Cassation :
CourDeCassationColloqueNeuroscienceBioethiqueMars2019

Quelques vidéos sur l’un des neuroscientifiques les meilleurs en vulgarisation, Laurent Koessler, PhD de l’Université de Lorraine (Nancy).

 

 

 

Sur les pages suivantes, lecture de la pensée pour l’année 2015 (ils lisent dans mes pensées et répètent).

singeIls m’ont pris pour un cobaye … Ils vont avoir le prix Nobel de Médecine ou de Physique … Ils ont trouvé la pierre philosophale. Le problème, c’est que le procédé a été confié à des mahbouls, des nazis. C’est une très grande effraction. On va redemander aux policiers français de se faire soigner.

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.

Au centre du harcèlement, la manie délirante (manie-chaos), ou psychose logorrhéïque. Euphorie morbide. Joie euphorique.

Pour décrire ça un peu rapidement, les maniaques n’arrêtent pas de parler, parfois de façon très rapide, fatiguant l’interlocuteur (le rendant malade, déprimé), qui n’a rien demandé sinon le droit d’être laissé tranquille … signe d’une « joie euphorique », d’une euphorie morbide.
On dit des SS qu’ils étaient obscènes de santé. La psychose maniaque n’est pas avec spectre autistique comme les psychoses schizophréniques.

Cette logorrhée très irrespectueuse suffit à écarter les Drucker qui pourtant insistent …

Il existe une publication dont je cite les extraits ici :
Etat maniaque et état d’agitation : Une étude diachronique. Par des psychiatres de Maison-Blanche. Elle aborde les notions suivantes :

  • Tachypsychie.
  • Ludisme.
  • Désinhibition.
  • Hypersyntonie.
  • Logorrhée d’intensité maniaque.
  • Psychopathie.
  • Impulsivité.
  • Chant, incohérence, Cris, Désordonné.
  • Rire.
  • Extravagance.
  • Loquacité.
  • Scandale.
  • Attroupement.
  • Quérulence obscène-ordurière.
  • Violence.
  • Hystérie.
  • Troubles du caractère.
  • Exubérance.
  • Grivoiserie.
  • Agitation.
  • Excitation.
  • Etats d’agitation.
  • Prodigalité.
  • Turbulence.
  • Désordre-désordonné.
  • Délire, délirant.
  • Plaisanterie.
  • Facéties.
  • JACASSERIE.
  • Opposition.
  • Hostilité.
  • Subexcitation.
  • Agressivité. Agressivité importante.
  • Atypique.
  • Psychose périodique.

Publication très éclairante :
La manie : apports historiques et réflexions psychanalytiques.
Mania: Historical contributions and psycho-analytics reflections.

par Nicolas Brémaud (Psychologue clinicien, docteur en psychopathologie, Membre associé du Laboratoire recherches en psychopathologie « Nouveaux symptômes et lien social » de l’Université de Rennes).

Résumé. Objectifs. –L’auteur vise à montrer en quoi la manie ne peut être considérée comme un simple « trouble de l’humeur » mais bien plutôt comme relevant du champ des psychoses. Méthode. – Une revue de la littérature aidera le lecteur à saisir le passage entre la manie-chaos, la manie-folie– décrite dans le menu de ses symptômes au cours du 19ème siècle – et la manie pensée, notamment avec Henri Ey, lecteur de L. Binswanger, puis avec J. Lacan. Résultats. – On découvre qu’un certain nombre de traits dits typiques de la manie (euphorie, excitation, fuite des idées, etc.) sont à considérer comme des phénomènes élémentaires psychotiques dus à l’absence de point de capiton dans la chaîne du langage. Le caractère de « fuite », présent dans toute la symptomatologie de la manie, met en relief la dimension de la pure métonymie, l’absence du caractère métaphorique du langage, la « non-fonction de l’objet a », selon l’expression de Lacan, signant ainsi la structure psychotique de la manie. Le sujet dérive dès lors sans frein dans la chaîne des signifiants. Discussion. – Est donc discutée l’appartenance de la manie au registre de la psychose, sur le caractère délirant de la manie, sur ce que l’on peut considérer comme délirant dans cette psychose qui semble pourtant se démarquer nettement d’autres formes de psychoses. Est discuté également le lieu de localisation de la jouissance au regard de la schizophrénie et de la paranoïa. Conclusion. –Manie et folie, manie et délire, étaient confondus au 19ème siècle. Aujourd’hui on l’évoque peu, ou alors on l’évoque comme « trouble de l’humeur ». Pourtant un certain nombre d’éléments (la dimension métonymique du langage, l’absence de « point de capiton », etc.) permettent de l’envisager comme une psychose.

1.     Introduction.

La manie, nous le verrons, est une psychose, qui ne doit pas être réduite à un « trouble de l’humeur » –, la manie semble avoir assez peu le vent en poupe.

Alors qu’à une époque (19ème siècle) la quasi-totalité des travaux portait sur la manie (raisonnante, délirante, sans délire, etc.) puisque manie et folie se confondaient, aujourd’hui elle a quasiment disparu des manuels de psychiatrie.

2.     Revue de la littérature : 19ème siècle.

Faire l’histoire de la manie serait faire l’histoire de la folie, les deux termes ayant été longtemps synonymes.

Pinel [3]. En 1809, celui-ci tente de préciser les contours de la manie : La manie, espèce d’aliénation la plus fréquente, se distingue par une excitation nerveuse, ou une agitation extrême portée quelquefois jusqu’à la fureur, et par un délire général plus ou moins marqué, quelquefois avec les jugements les plus extravagants, ou même un bouleversement entier de toutes les opérations de l’entendement.

Esquirol va serrer « de plus près le sens du terme “manie” sans toutefois le préciser complètement » [5].

« une affection cérébrale, chronique, ordinairement sans fièvre, caractérisée par la perturbation et l’exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté » [6].

Le tableau du maniaque est en effet pour Esquirol celui d’un malade « qui présente l’image du chaos, dont les éléments mis en mouvement se heurtent, se contrarient sans cesse pour augmenter la confusion, le désordre et l’erreur (…). Les sensations, les idées, les images se présentent à son esprit sans ordre et sans liaisons (…) ; il ne peut fixer son attention sur les objets extérieurs (…).

Avec Georget en 1820, la manie prendra très nettement un caractère délirant :

C’est un « délire général, s’étendant à tout ; sensations, idées rapides, confuses, incohérentes, avec exaltation, agitation, exprimées par des mouvements désordonnés, des cris, des chants, des menaces ou de la fureur. Le maniaque semble vivre dans un autre monde (…). L’exercice des facultés intellectuelles offre l’image du chaos » [7].

Chez un très grand nombre de maniaques, le délire est général, les idées sont sans fixité, mais sans qu’on puisse y remarquer la prédominance d’une pensée quelconque » [8].

Là encore, donc, comme chez Georget, le caractère délirant est mis en avant, et les symptômes communs à toutes les formes de manie restent essentiellement l’excitation, l’exaltation, la labilité des idées, etc.

Dans les années 1850–1851, J.-P. Falret [9] désignera lui aussi les maniaques comme des sujets « atteints d’aliénation générale avec excitation ».

Ici, « penchants, sentiments, intelligence, volonté, toutes les facultés bouleversées présentent l’image du chaos. Une agitation intérieure, source de l’agitation extérieure, produit un tourbillon d’idées, de sensations, d’impulsions, d’émotions, qui ne permet de se fixer nulle part, et qui enlève à l’esprit toute liberté de choix (…). C’est un état de suractivité de l’intelligence, dans lequel les idées surgissent si vives, si animées et si nombreuses, qu’elles échappent à toute règle et à toute combinaison ».

C’est encore la manie-chaos, la manie-folie, mais Falret – qui a su écouter les malades, la forme de leur discours – insistera judicieusement sur la question des associations d’idées, effectivement si spécifiques aux maniaques : « l’association des idées, qui joue un très grand rôle dans ce délire, est constamment en action ; mais il est digne de remarque que les idées se lient beaucoup plus par les rapports secondaires de mots et de sons que par les rapports logiques ; souvent même, il semble qu’aucun lien n’unisse entre elles les idées qui paraissent surgir spontanément ; mais cette incohérence est plus apparente que réelle, et tient à ce que le travail de la pensée est plus rapide que sa manifestation, et à ce que beaucoup de chaînons intermédiaires échappent à l’observateur ».

Foville (fils), en 1875, considère que la manie doit être absolument distinguée du délire maniaque. Pour l’auteur le délire maniaque est un « état général d’exaltation des idées, des sentiments, des actes » qui s’observe « dans plusieurs formes d’aliénation mentale » [12]. Aussi le délire maniaque n’est-il dans sa conception « qu’un symptôme accidentel, temporaire ou accessoire ». Il distingue donc le délire maniaque de l’entité « manie simple » (ou « essentielle ») qui est « le type de la folie générale avec excitation (…). L’exaltation maniaque en constitue le symptôme principal et spécifique ». Les symptômes les plus repérables de la manie demeurent l’agitation, l’incohérence, l’extrême rapidité des associations, et pour Foville contrairement à d’autres « les hallucinations et les illusions sont l’un des symptômes les plus fréquents ». Dans l’excitation maniaque les symptômes sont « beaucoup moins accusés », à l’état d’esquisse simplement : « Ce n’est pas l’état normal, et il est difficile cependant de dire que ce soit un état de maladie ». Quant à B. Ball (1880), il définit également la manie dans sa onzième Leçon comme un délire généralisé, avec surexcitation, besoin irrésistible de mouvement, de parler, mobilité des idées, etc. [13].

La pensée est envahie par un « déluge d’idées, un torrent d’images et de souvenirs », le sujet se montrant « incapable de fixer son esprit sur un objet quelconque ».

C’est ici l’un des critères majeurs de la manie : Le « défaut d’attention ». Toutefois, si la mobilité, la labilité de la pensée, le défaut d’attention caractérisent la manie, il ne faudrait pas en conclure selon Ballà une forme d’incohérence, car « les idées s’attirent suivant les lois normales de l’association des idées ». Par contre, « l’esprit fait des sauts, des bonds (…), les malades changent de sujet à chaque instant », ils sont d’une « loquacité intarissable », ce qui donne parfois à l’interlocuteur le sentiment d’une incohérence ou d’une forme de confusion mentale.

Déjà en 1865, W. Griesinger y avait consacré une cinquantaine de pages dans son Traité des maladies mentales [14] ; il y distinguait notamment la manie de la monomanie exaltée.

En 1888, H. Schüle [15], dans son Traité clinique des maladies mentales, séparait quant à lui la manie en deux groupes : dans un premier groupe (« manie douce ») « il y a conservation relative de la conscience ; les mouvements semblent intentionnels, et les idées s’enchaînent logiquement (…). Dans le deuxième groupe, la conscience est primitivement altérée, et ce trouble profond peut être comparé à un état de rêve ; la direction psychique se perd (…) ».

Krafft-Ebing [16], en 1897, répartit lui aussi la manie en deux formes cliniques, qui ne diffèrent que par leur degré : l’exaltation maniaque et la fureur maniaque. L’exaltation maniaque se présente comme « un phénomène d’état. Comme telle elle représente un stade prodromique ou de rémission de la folie furieuse, ou un stade de transition de la folie circulaire et hystérique ».

Quant à la folie furieuse, la « fureur » y apparaît comme un « simple symptôme ; la folie furieuse est un état morbide déterminé et appartenant au cadre de la manie (…). Le symptôme déterminant de la folie furieuse, c’est l’accélération des opérations psychiques qui peuvent devenir échevelées en même temps que le Moi du malade a perdu toute direction », et les phénomènes les plus importants « sont représentés par les symptômes de la sphère psychomotrice ». Il faut bien sûr lire également la belle leçon que donnera plus tard (1907) E. Kraepelin sur « L’excitation maniaque » (la manie y est conçue comme une « phase de la folie maniaque-dépressive ») [18].

3.     Du Traité de G. Ballet (1903) au Précis d’E. Régis (1923).

Pour poursuivre avec la littérature française sur ce sujet, venons-en maintenant au grand Traité de pathologie mentale [19] de G. Ballet (1903). D. Anglade y considère que « la manie est l’expression la plus saisissante de la désorganisation psychique ». Le remarquable, chez le maniaque, c’est que « rien n’est dissimulé. Un besoin immodéré de penser, de parler et d’agir se donne libre carrière », Anglade rappelant alors un mot de Magnan qui proposait, pour le maniaque, la formule : « tout au dehors ». Sur le plan du délire, l’auteur constate que les idées délirantes n’ont qu’une « place secondaire » dans le tableau clinique, et ne sont pas systématisées ; quant aux hallucinations, elles semblent « plus rares ».

Pour Anglade, le maniaque manque de frein. En effet, « ce qui caractérise l’état mental du maniaque, c’est l’irritabilité, l’impossibilité de fixer l’attention, l’incohérence de la pensée, qui résulte d’une trop grande rapidité dans la succession et l’association des idées ». La volonté, dans la manie, ne réfrène rien, elle paraît impuissante : l’« action frénatrice devient impossible et fait place à l’automatisme cérébral » (logorrhée, fuite des idées, etc.).

Travaux de Kraepelin (édition du Traité de 1904) : « le caractère symptomatique qu’il remet en valeur n’est pas compris de manière aussi superficielle que par les anciens auteurs. Son analyse est minutieuse, elle ne se borne pas à cette apparence toute extérieure qui suffisait à Pinel ; il dissèque les accès, et arrive ainsi à faire reconnaître que chaque forme de manie ou de mélancolie présente trois éléments : pour la manie ces éléments sont : 1) la rapidité des idées ; 2) l’élévation de l’humeur ; 3) le besoin d’activité ».

Binet et Simon se montrent ensuite critiques vis-à-vis des auteurs qui ont trop insisté sur l’excitation psychomotrice dans la manie :

« les auteurs, trop souvent, schématisent à outrance ; décrivant un accès de manie, ils insistent à l’excès sur l’excitation psychomotrice. C’est un des symptômes, ce n’est pas le seul. Le maniaque en présente fréquemment d’autres qui sont d’un caractère tout différent, des hallucinations par exemple, des conceptions délirantes, des idées de grandeur, des idées de persécution, des préoccupations hypocondriaques, toute une symptomatologie agitée et confuse (…) ».

Dans le fond, pour Binet et Simon, le « degré extrême d’excitation » si caractéristique dans la manie, « intéresse tous les appareils : intelligence, motilité, affectivité » (« l’excitation est l’état fondamental » de la manie). On note une abondance de paroles, de gestes, de cris. Du côté de la parole par exemple, c’est « un flux de paroles que vous ne pouvez interrompre », « c’est le hasard des associations d’idées, c’est le coq-à-l’âne le plus échevelé ».

L’un des points importants à relever, selon les auteurs, pour le diagnostic différentiel, est le suivant : « même au plus fort de son agitation, il reste encore en communication avec nous ». Mais c’est une « incohérence d’idées », c’est un sujet qui semble avoir perdu tout contrôle, qui a perdu « la direction » – ce qui peut amener à le confondre avec une confusion mentale –, un sujet qui laisse tomber à qui veut l’entendre « des idées détachées, fragmentaires, dont l’ensemble est dénué de sens ».

Séglas, dans une intervention faite à la Société médico-psychologique (27 juin 1910), expose ses idées sur la manie. Il reprend les symptômes typiques des différentes formes de manies : 1) petits accès d’excitation à forme raisonnante ; 2) type maniaque proprement dit ; 3) exclusivité des troubles du mouvement, ces symptômes étant : euphorie, gesticulations, désordres des actes, logorrhée incessante, fuite des idées, assonances, mobilité des impressions et des sentiments, succession d’actes incoordonnés, etc. Dans toute la symptomatologie de la manie (symptomatologie qui recouvre essentiellement l’agitation motrice, la fuite des idées, et l’euphorie), Séglas va s’arrêter plus spécialement sur un seul symptôme, celui qui concerne « l’état affectif », à savoir : « l’euphorie, l’exaltation du moi ». D’ailleurs il adhère à l’idée de Kraepelin, qu’il cite : « l’inconstance de caractère et la fréquente variabilité de l’humeur sont seules caractéristiques de la manie ».

Début de 20ème siècle, celle d’E. Régis [22] et de son célèbre Précis de psychiatrie (1923). Régis subdivise la manie en manie aiguë (typique, et subaiguë : excitation maniaque, hypomanie), et manie chronique (simple, et avec délire systématisé secondaire). Pour aller à l’essentiel, disons que pour Régis la forme typique de la manie (aiguë) consiste en une « psychose généralisée caractérisée par une surexcitation psychique violente et désordonnée ». Ici, c’est comme si le fonctionnement mental était « soustrait au contrôle de la volonté », lequel paraît « opérer au hasard et sans frein ». Il en résulte dès lors un « défaut d’enchaînement dans les idées (…), et une suractivité de l’association automatique des représentations mentales ». L’une des thèses qui est affirmée est qu’« il n’y a pas à proprement parler de délire chez les maniaques », le délire y est quasi impossible du fait de la « mobilité extrême des idées ».

4. Henri Ey (1954) : la production subdélirante dans la manie.

C’est donc à partir de la seconde moitié du 20ème siècle, que l’on va pouvoir lire, sous la plume d’Henri Ey, l’étude la plus complète sur la manie (en France du moins), à savoir l’Etude psychiatrique n◦21 [5]. La manie, en effet, y est là pensée. Elle n’est plus simple collection de symptômes, mais « forme d’existence tumultueuse », une « modalité de déstructuration de la conscience », Henri Ey s’attachant avant tout à caractériser l’« être maniaque », qui peut être résumé par ces deux termes : « jouer et jouir ». Tâchons ici de tirer les idées fortes de cette étude longue de soixante-dix pages. D’abord, Henri Ey part d’une définition : « on appelle classiquement “manie” un état d’excitation psychique caractérisé par l’exaltation de l’humeur et du ton affectif, l’agitation motrice et une extrême volatilité de la vie psychique ». À partir de là, il va détailler dans un premier temps l’aspect, l’attitude, la présentation du maniaque. Ensuite, il s’intéresse à l’excitation psychomotrice et au langage maniaque. Sur ce dernier point, qui nous intéresse particulièrement, Ey souligne que le langage comporte des symptômes très « frappants », très caractéristiques : « ellipses, jeux de mots, assonances, exclamations, onomatopées », etc. Le langage du maniaque y est décrit comme « flot de paroles, logorrhée, volubilité, bavardage oiseux, prolixe, qui se dévide sans fin en propos digressifs ». Cette agitation, cette précipitation sur le plan du langage, se retrouve aussi sur le plan moteur, dans la mimique, la gestuelle, une agitation qui « empêche l’accomplissement des actions ordonnées et régulières ». C’est ici qu’Henri Ey fait intervenir la dimension du « jeu » maniaque, car dans cette agitation, dans cette « activité stérile (…) le malade se dépense frénétiquement comme un enfant ; il “joue” des scènes, improvise des scénarios, des dialogues (…). Le maniaque se divertit d’éléments, d’objets et de situations empruntés au monde extérieur : il se plaît à manipuler la réalité, il s’amuse avec les personnes de son entourage (…). Il n’est pas rare de voir les maniaques jouer “comme un enfant”, prendre un langage puéril (…) ». Henri Ey n’évoque pas à proprement parler la manie chez l’enfant – sujet peu traité –, mais il souligne que « c’est à la pensée de l’enfant que nous renvoie la manie, à cette forme d’existence de jeu, d’entrain endiablé et d’insouciance qui fait du maniaque un petit enfant qui déploie son existence dans les espiègleries et l’exubérance d’une vie affective effrénée ». Il faut signaler ici que ce point avait été relevé en 1911 par K. Abraham dans son étude sur la « folie maniaco-dépressive » [25] : « l’absence d’inhibition [chez le maniaque], écrivait Abraham, donne accès à des sources de plaisir anciennes jusqu’alors réprimées : c’est par là que la manie nous découvre ses racines infantiles (…). Un certain nombre de traits authentifient la ressemblance de la manie avec la psyché enfantine » (absence de contrainte logique, jeux de mots, « intérêt pour le son des mots au détriment de leur sens », plaisanteries diverses permettant au sujet d’accéder à des « jouissances habituellement réprimées », gaîté insouciante, etc.).

Après le chapitre consacré à l’excitation psychomotrice du maniaque, Henri Ey traite de la tachypsychie, de la fuite des idées. Si la pensée et le débit verbal du maniaque sont rapides, cette pensée selon Henri Ey prend un caractère de superficialité : l’attention (« le malade va d’une idée à l’autre sans pouvoir se fixer sur aucune »), la concentration, la réflexion étant particulièrement altérées, la pensée semble rester en surface. La « fuite des idées » doit être conçue selon Ey comme « une forme d’existence tumultueuse » : c’est un « tourbillon sans fin, sans but et sans ordre, emportant dans son mouvement vertigineux les images qui foisonnent, les mots qui se pressent, les souvenirs qui affluent (…) ». Cette forme d’existence constitue « le fond même de l’état maniaque, c’est-à-dire les relations du maniaque avec son Monde ». Le quatrième point abordé par Henri Ey est relatif à « l’anarchie instinctivo-affective ». Le sujet maniaque se caractérise en effet par la « triomphante orgie que la vie émotionnelle prend comme une revanche ou une révolte contre les instances de contrôle et de contrainte ». Le cinquième point concerne la question de la « production subdélirante ». Si classiquement l’on n’évoque guère – ou pas du tout – le délire dans la manie (comme si elle n’était qu’un « trouble de l’humeur »), Ey quant à lui considère qu’il y a indubitablement délire, ou du moins production subdélirante, délire naissant. Ainsi : « même dans les manies les plus simples et les plus pures, la “fuite des idées”, l’exaltation imaginative, les propos narratifs et inventifs, la fabulation, et surtout la fantaisie ludique des rapports qui lient le Monde au Moi du maniaque sont déjà un délire naissant, c’est-à-dire valent déjà pour une certaine distorsion de la réalité vécue et pensée ». Là où, dans les autres formes de psychoses délirantes, les conceptions, les constructions délirantes paraissent sinon systématisées, du moins persistantes et « fixes », dans le délire maniaque, dans la « fabulation verbale » du maniaque, les constructions délirantes demeurent généralement fugaces, mobiles, et floues. Disons que si pour Henri Ey la manie est bien une production « subdélirante », tous les degrés peuvent s’y rencontrer. Sur le terme même de « délire », pour la manie, Ey se montre prudent. S’il fallait caractériser la dimension délirante dans la manie, qui se démarque, on l’a dit, très sensiblement des délires d’autres psychoses (paranoïa, mélancolie, schizophrénie), l’on pourrait dire au fond que « c’est plutôt l’apparence du délire que l’on rencontre dans les états maniaques. On pourrait en effet, en faisant toutes réserves sur le mot délire, que nous estimons ici être inexact, dire que le délire maniaque est un délire de rêverie et de jeu ». Ici, Ey va préciser ce qu’il entend par ce « jeu délirant idéo-verbal » du maniaque. L’expression est intéressante et pertinente cliniquement, mais est-elle suffisante pour établir un diagnostic différentiel ? Il semble que la dimension délirante du maniaque réside dans un « défaut de liaison conceptuelle des représentations », dans la « substitution aux liens logiques de relations de moindre valeur telles que réminiscences verbales », dans les « associations par assonances, inductions rythmiques ». Par ailleurs, du côté de ce que Ey nomme « structure positive de la manie », l’on retrouve aussi dans le comportement de jeu : gesticulation, mimique, grimaces, maniérisme, emphase, puérilité, etc. Toute cette symptomatologie ne peut-elle pas se retrouver également dans certains tableaux de schizophrénies ? De même, pour le maniaque « le monde n’est pas sérieux, ses fantaisies sont vécues comme une réalité sans réalité (…) », et au final la manie caractérise cette « impossibilité d’adhérer au vrai réel ». Autant d’expressions qui là encore peuvent faire songer à d’autres formes cliniques de psychoses. Mais laissons cette question en suspens pour l’instant. Ainsi la manie est-elle délirante au sens donné plus haut par Henri Ey, mais son degré de « déstructuration de la conscience » serait moindre que celui rencontré dans d’autres psychoses. Toutefois, bien que moindre, la manie fait valoir sans conteste pour Henri Ey une « modification structurale de la conscience d’un niveau de dissolution globale et non point (…) d’un trouble fonctionnel isolé (« attention » ou « humeur »). En réalité c’est la structure générale de l’esprit qui est bouleversée, la pensée (…) s’étale en surface ». Tout ceci, tout ce qui précède, concerne spécifiquement la manie dite « typique ».Dans un second temps Henri Ey va traiter des manies « atypiques » (délirantes et hallucinatoires, confuses et incohérentes, chroniques). Les symptômes classiques vus plus haut (fuite des idées, logorrhée, euphorie, etc.) sont « renforcés » dans la manie délirante et hallucinatoire. Mais l’essentiel pour Ey est de mettre surtout en relief ce que Séglas avait nommé « délire verbal », un délire « mobile fait de redondance verbale, de “clinquant” », dit Henri Ey, une « verbosité délirante qui ne suppose qu’un minimum d’organisation thématique ». En accord avec certains auteurs vus précédemment (entre autres Marcé, Foville), Henri Ey constate qu’il y a des cas de manies qui constituent de « véritables expériences délirantes et hallucinatoires ». Il cite alors le sentiment d’élation et de toute-puissance, le délire d’influence, l’idéation exaltée, ces sujets qui se sentent habités par un esprit divin, la présence de thèmes délirants prophétiques et mystiques, parfois d’idées de persécution, ou d’idées hypocondriaques. Il précise enfin le mécanisme d’édification de ces délires maniaques : Généralement, il est « verbal, fabulatoire, imaginatif, intuitif et interprétatif ». Il n’a jamais été évident, pour quiconque, de se prononcer précisément sur la question du délire dans la manie – sur sa « nature », son « contenu », sa « spécificité » –, de repérer ce qu’il pouvait y avoir de délirant dans la manie. L’on a vu que même pour Henri Ey cet exercice ne semblait pas aller de soi. Lorsqu’on évoque les possibles délires d’influence dans la manie, les idées délirantes prophétiques, hypocondriaques, leur « mécanisme » intuitif ou interprétatif, etc., on ne peut s’empêcher de penser que les frontières – si frontières véritables il y a – d’avec les autres formes de psychoses semblent bien minces. Le diagnostic différentiel avec la confusion mentale, de même, apparaît de plus en plus compliqué : « entre confusion et manie, écrit Henri Ey, il y a une différence de niveau (…). Il ne peut, bien entendu, s’agir de deux maladies distinctes (…). La clinique nous offre tous les jours des cas où le diagnostic entre manie et confusion est strictement impossible ».

À bien y réfléchir, de toute cette symptomatologie parfaitement décrite par les classiques, comme par Henri Ey, il ressort que l’excitation psychique, l’agitation motrice, l’exaltation de l’humeur, et même la labilité extrême de la pensée, la « fuite des idées », etc. se rencontrent aussi – plus ou moins durablement, de façon plus ou moins marquée – dans d’autres formes de psychoses. Alors sur quoi mettre l’accent ? Qu’est-ce qui, spécifiquement, nous permettrait de rendre compte de la manie comme relevant du registre de la psychose ? Car c’est là un point incontournable et une question éthique, utile et même nécessaire pour la pratique ; il est en effet très différent de considérer la manie comme un trouble de l’humeur ou de la considérer comme appartenant au champ des psychoses.

5. J. Lacan : la manie, retour mortel du langage dans le réel.

Un élément est à souligner. Il concerne la fameuse « fuite » (des idées). Au fond, la « fuite »n’est justement pas seulement celle des idées ; la « fuite » semble concerner la manie tout entière, si l’on peut dire ; elle signe même à notre sens la structure de la manie dans son ensemble ; une sorte de fuite en avant qui s’exprime autant dans le registre des idées (idéorrhée), de la parole (intempérance de langage, logorrhée, lallomanie), des diverses productions (graphiques ou autres) que dans le registre du comportement, des actes maniaques. Tout est fuite, tout semble fuir sans aucune retenue. J. Oury disait que « dans l’existence maniaque il y a trop d’ouvert » [30], et cela semble effectivement tellement « ouvert » que rien ne semble pouvoir venir colmater cette fuite. La question qui se pose alors est la suivante : Qu’est-ce que cette fuite ? Que nous indique-t-elle du sujet, et de sa structure ? Fuite de quoi et devant quoi ? La désinhibition, l’euphorie (la dite « joie »maniaque), l’excitation, l’exaltation, l’élation maniaques, sont les manifestations, les symptômes les plus visibles, et les plus typiques de la manie.

Mais interrogeons-nous sur ce que nous indique, et ce que nous enseigne cette « excitation » du point de vue de la structure. Lacan disait en 1970 : « Suivre la structure, c’est s’assurer de l’effet du langage » [31]. Eh bien en ce qui concerne la manie, en ce qu’il nomme plus précisément « l’excitation maniaque », Lacan considère que cette « psychose » (il emploie le terme) rend compte très spécifiquement du « retour dans le réel de ce qui est rejeté du langage », et que ce retour dans le réel se fait même « mortel » [32]. Le « retour dans le réel » chez Lacan, on le sait, renvoie à la psychose, dans la mesure où ce qui ne fut pas symbolisé (forclusion, et non refoulement ou déni) resurgit, revient tôt ou tard – pas toujours mais souvent – faire son apparition dans le « réel » (l’exemple princeps est celui des hallucinations). Ce « retour » dans le réel, qui peut être entendu comme un effort de localisation de la jouissance – qui, sans cela, se trouve débridée, dérégulée – connaît des variations selon la structuration du sujet, selon son rapport à l’Autre, au langage, au corps, etc. On peut dire, et constater cliniquement, que ce « retour », cette localisation de la jouissance, se fait principalement dans le corps du côté de la schizophrénie (phénomènes hypocondriaques, délire de corps, vécus de dissociations, « langage d’organes » selon les mots de Freud), et dans l’Autre du côté du paranoïaque (l’Autre omniprésent et omniscient le persécute, le regarde, l’observe, le commande, le menace, etc.). Nous allons voir où, dans la manie, se localise la jouissance. Prenons notre point de départ en amont de cette référence au texte « Télévision » qui date de 1973. Dans les années 1955–1956, dans son séminaire sur Les psychoses, Lacan posait la question : « comment un discours tient-il debout ? » [33]. Dans la psychose en effet, de manière générale l’auditeur peut rapidement se dire : « Ca ne tient pas debout ! ». Et dans la manie il est bien difficile de suivre les propos du sujet tant le rythme de la parole s’accélère, tant les idées passent subitement de l’une à l’autre. Lacan répond qu’un discours ne peut tenir debout sans le « point de capiton ». Sans ce point de capiton, ça ne tient pas debout, et alors « le sujet dépersonnalise son discours » [33]. Et précisément, le Nom-du-Père est le point de capiton essentiel, celui qui fait tenir l’ordre symbolique, qui lui donne un cadre, qui fait entrer le sujet dans un processus d’historisation, (« le Nom-du-Père a la fonction de signifier l’ensemble du système signifiant » [34]), c’est l’élément qui fait « point de capiton entre le signifiant et le signifié » [33], qui établit et maintient cet équilibre, arrêtant ainsi le glissement de la signification, laquelle sans cela peut fuir indéfiniment. Dans la psychose, cet élément, ce signifiant Père étant forclos, rejeté de l’univers symbolique du sujet, « le signifiant et le signifié se présentent sous une forme complètement divisée » [33] ; il y a séparation, non articulation, absence du ciment entre signifiant et signifié. Une référence connue de Lacan au sujet de la manie se trouve dans le séminaire X sur L’angoisse. Lacan y avance ceci : « dans la manie (…) c’est la non-fonction de a qui est en cause (…). Le sujet n’y est lesté par aucun a, ce qui le livre, quelquefois sans aucune possibilité de liberté, à la métonymie pure, infinie et ludique, de la chaîne signifiante » [35]. Cet « objet » petit a qui est un « reste » réel, n’entrant pas dans le registre du symbolique, est produit lorsque le sujet entre dans le « discours ». Si tout sujet entre nécessairement dans le langage – car le monde des signifiants, le langage comme tel, préexiste à tout sujet – tout sujet n’entre pas nécessairement dans le discours, au sens du « lien social » (c’est la même chose pour Lacan). Le psychotique, hors discours, n’a pas perdu cet objet (objet « cause du désir »), et il l’encombre parfois terriblement. En tant qu’excès de jouissance, il va chercher à s’en délester, à s’en débarrasser, ou à le réguler de diverses manières, selon que cette jouissance fait retour dans le corps (schizophrénie), ou dans l’Autre (paranoïa). Dans la névrose, cet « objet a » vient lester le sujet, au sens, pourrait-on dire, où il lui donne un certain équilibre, une certaine homéostasie, une assise dans la réalité commune ; on peut dire que le sujet a « les pieds sur terre ». Dans la manie ce « hors discours » se vérifie particulièrement dans le rapport du sujet au langage, sans frein, un sujet qui se trouve dispersé, comme lâché sans filet dans la chaîne signifiante. Se délester de l’« objet » qui le fait souffrir apparaît comme un moyen de lutter contre une tristesse et une douleur profondes, contre un noyau mélancolique peut-être : « la manie, disait Freud, n’a pas d’autre teneur que celle de la mélancolie ; les deux affections sont en proie au même “complexe”, qui écrase probablement le moi dans la mélancolie, alors que dans la manie le moi le surmonte ou l’écarte » [36]. C’est en ce sens que pour Freud on ne peut séparer en soi l’étude analytique de la manie de celle de la mélancolie (« il est exigé, écrit-il toujours dans Deuil et mélancolie, d’étendre à la manie une explication analytique de la mélancolie »). Ce qui l’amène à penser ainsi les choses, c’est que la clinique nous montre fréquemment – pas toujours, certes, mais souvent – que « la particularité la plus singulière de la mélancolie (…) c’est sa tendance à se renverser dans l’état dont les symptômes sont opposés, la manie » [36], ce renversement étant pour Freud une forme de « destin » de la mélancolie. Ce « délestage », donc, pour y revenir, procure alors au sujet une excitation, un sentiment d’euphorie, qui ne trouve aucune limite, ni dans l’Autre, ni chez l’autre (voir le texte de Freud Deuil et mélancolie : « le maniaque nous démontre de façon évidente – en partant comme un affamé en quête de nouveaux investissements d’objet – qu’il est libéré de l’objet qui l’avait fait souffrir » [36]). D’ailleurs, le maniaque n’attend pas la réponse de l’Autre ; il ne fait pas « communication », il n’entre pas dans la communauté, dans le dialogue, et l’on pourrait sans doute y découvrir une forme d’ironie sur la langue, ironie que l’on rencontre de facçon assez typique dans les cas de schizophrénies (la « chaîne » signifiante du sujet maniaque se réduit ainsi à ce qu’on pourrait appeler une pure jouissance). La métonymie « pure » du maniaque attaque la grammaire, la syntaxe, les relations de signifiants à signifiés, et cette métonymie « pure » de la chaîne signifiante– qui met en relief l’absence de métaphore – a nécessairement des conséquences sur les rapports du sujet non seulement au langage, mais aussi bien à l’ensemble de ses rapports au « monde », aux autres notamment (au lien social), et des conséquences sur sa jouissance, puisqu’elle n’est pas prise, pas enserrée dans le maillage symbolique des signifiants. La non-fonction de l’objet a, le fait qu’il ne soit pas « séparé » – et avec les effets produits sur les rapports du sujet au signifiant (l’emballement métonymique notamment, dans la manie) et sur la jouissance – vient signer la structure psychotique de la manie. Nous proposerions de considérer non seulement la manie comme une psychose, mais comme une psychose déclenchée, et même sans doute délirante en certains cas. Cette dimension délirante est certes moins visible, moins lisible que dans la paranoïa, la mélancolie ou la schizophrénie. Des auteurs avancent pourtant qu’« en général, les manies sont délirantes » [37], et même que dans le fond « la manie pure où se perd le frein du sens, c’est rare » [38]. Dès lors, et considérant avec Lacan que « les phénomènes élémentaires ne sont pas plus élémentaires que ce qui est sous-jacent à l’ensemble de la construction du délire », que délire et phénomènes élémentaires ont la même structure, que « c’est toujours la même force structurante qui est à l’oeuvre dans le délire, qu’on le considère dans une de ses parties ou dans sa totalité » [33], il nous semble que l’on peut avancer ici que la manie présente un certain nombre de phénomènes élémentaires psychotiques parmi lesquels on pourrait ranger l’euphorie, l’humeur exaltée, l’excitation verbale et motrice, mais aussi les « coq-à-l’âne », la dérive métonymique en tant que trouble du langage psychotique. Le rapport au temps, vu plus haut, tout comme ces phénomènes éruptifs, soulignent tous la dimension de rupture, d’absence de liens, de discontinuité dans la vie du sujet, propre à la psychose. La « pure » métonymie, comme son nom l’indique,exclut quant à elle la possibilité métaphorique du langage, et exclut donc en soi l’élaboration d’une métaphore délirante – le délire – qui est montage, construction, assemblage organisé de signifiants, stabilisant plus ou moins durablement, plus ou moins efficacement, les rapports du signifiant au signifié. En ce qui concerne le chapitre « métaphore et métonymie » selon Lacan, nous n’entrerons pas dans le détail, mais rappelons simplement ceci que : « d’une façon générale, ce que Freud appelle la condensation, c’est ce qu’on appelle en rhétorique la métaphore ; ce qu’il appelle le déplacement, c’est la métonymie » [33]. Saisissons justement ce terme de « déplacement », qui convient particulièrement bien à la clinique du sujet maniaque, un sujet que l’on pourrait dire en effet constamment en déplacement. Un sujet en déplacement pourrait être une des définitions possibles du maniaque. Le côté « sans frein » déjà mentionné plus haut (« l’action frénatrice devient impossible », disait Anglade en 1903) n’est rien d’autre, ne reflète rien d’autre en effet que la « métonymie pure » du sujet maniaque, l’absence de point de capiton, la forclusion du Nom-du-Père, « l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage », « la relation d’extériorité du sujet au signifiant » [33], autrement dit ce fait cliniquement observable d’un sujet qui semble « habité, possédé par le langage » [33]. C. Soler le dit clairement : « la fuite des idées, cette logorrhée où se perd l’intention de signification au profit d’une juxtaposition de propos désorientés, qu’est-ce d’autre qu’une mise hors-jeu du capitonnage du sens du discours ? »[40]. Le point de capiton est un stop (un stop à la jouissance). À cet égard, C. Desmoulins remarquait pertinemment : « on pourrait dire de la manie que c’est une maladie de la chaîne signifiante, de la ponctuation, donc du point de capiton (…). Le maniaque procède par coq-à-l’âne, c’est-à-dire évite la ponctuation, le point de capiton » [37]. Aussi ce rythme effréné, cette« joie » de façade, cette euphorie d’apparence festive, en bref cette élation maniaque n’est pas autre chose que l’envahissement de jouissance qui procède des signifiants à la dérive, qui procède d’une chaîne signifiante réduite à la pure métonymie. Et cette « euphorie » n’est peut-être pas à mettre au compte du « jeu » et du « jouir », comme le pensait Henri Ey (cité plus haut). C’est le point de vue de C. Soler, qui admet que la formule d’Henri Ey est certes « belle, mais le maniaque n’est ni un joueur, ni un jouisseur » [40], articulant l’affect dépressif, la tristesse, à l’excitation maniaque dans son rapport à la forclusion. Pour clore ce chapitre, et pour répondre à notre question relative à la localisation de la jouissance dans la manie, on pourrait dire que la jouissance qui fait retour dans le réel, dans la manie, vient à se localiser non pas dans le corps, non pas dans un Autre persécuteur, mais dans la chaîne signifiante elle-même, dans la métonymie pure de la chaîne signifiante, avec ses effets de dispersion, de dissémination dans le langage, avec ses effets d’exaltation de la langue, d’une langue jouie sans limites.

6. Conclusion : le maniaque, pas si « joyeux » que ça.

Dans cette métonymie, dans cette juxtaposition dénuée d’orientation des éléments du langage, il faut y voir, selon cette perspective lacanienne, une succession de S1 (S1, S1, S1. . .) qui ne s’articulent pas avec les signifiants S2 qui introduisent le sens, la signification dans le discours (l’écriture S1-S2 étant l’écriture minimale pour désigner le discours, le lien social). C. Soler suggère ainsi que chez le sujet maniaque la dimension « festive et insouciante » de la parole, l’est du fait qu’elle est « libérée des contraintes de la sémantique, émancipée du réel qui est en jeu dans la grammaire ». Le sujet maniaque pourrait dès lors être défini comme celui qui se trouve « dispersé dans l’infini du langage qui le traverse », et la dimension de non-fonction de l’objet a, qui donne ce côté « libre » de toute contrainte, fait valoir dans son fond la mise en suspens, et même la mise à l’écart de l’instance interdictrice qu’est le Surmoi. En outre, cette succession de S1, la prise en masse intense de la jouissance dans le flot ininterrompu et sans limites des signifiants, valide ce fait que le sujet maniaque ne s’inscrit pas dans un « discours ». Une question se pose : le schizophrène lui-même n’est-il pas dispersé dans l’infini du langage qui le traverse ? Sa parole n’est-elle pas faite également de signifiants détachés, isolés, séparés de la chaîne signifiante, non articulés aux signifiants qui donnent sens, cohérence, historisation, continuité, etc. ? Oui, sans aucun doute, à une différence près toutefois. Le schizophrène est certes dispersé dans l’infini du langage qui l’envahit, qui le traverse réellement, mais en outre il est pénétré aussi dans son corps par les signifiants, ce qui n’est pas le cas du maniaque. Ici il conviendrait de se reporter au « stade du miroir », et une hypothèse pourrait alors se dessiner : le maniaque, s’il n’était passé par la phase du miroir, serait peut-être schizophrène. Dans tous les cas, l’absence du point de capiton, quia des effets variés selon les sujets indique que l’euphorie maniaque ne fait que mettre en relief l’absence fondamentale de lien à l’Autre, autrement dit la grande solitude du sujet. Et l’excitation infinie et « ludique » du sujet maniaque apparaît comme un leurre, un masque sur sa profonde tristesse. Finalement, cette agitation incessante – « motrice » et « verbale » – nous dit combien la solitude et l’angoisse font le fond du sujet maniaque, et que la seule solution pour y parer est peut-être effectivement de se « décharger ».

J.-J. Gorog écrivait que « le mélancolique se pose au centre du monde comme déchet : il se fait la poubelle du monde là où le maniaque fait du monde sa poubelle » [43]. Le monde comme décharge du maniaque. Il y a comme un vase communicant : à la fois le sujet y prend tout ce qui vient à sa portée, et il l’engloutit – c’est son côté « orgiaque » –, à la fois il y reverse le trop-plein, il vomit sur le monde le trop-plein de jouissance qui l’encombre et qui le fait souffrir.

Notes de bas de page :

Pour P. Belzeaux les descriptions faites par H. Ey dans cette étude sont « exemplaires, indépassables et indépassées » [23]. De même, pour E. Mahieu cette étude « reste encore un des meilleurs textes cliniques sur le sujet » [24].     

On retrouve des termes assez semblables chez Michel Foucault qui écrivait la même année (1954) dans Maladie mentale et psychologie : La fuite des idées est « la perturbation temporelle de l’existence maniaque : Le temps y est, par fragmentation, rendu momentané ; et, sans ouverture sur le passé et l’avenir, il tourbillonne sur lui-même, procédant tantôt par bonds, tantôt par répétitions. C’est sur le fond de la temporalité ainsi perturbée que doit se comprendre la « fuite des idées », avec son alternance caractéristique de répétitions thématiques, et d’associations bondissantes et illogiques » [27]. A. Tatossian, de même, dans sa lecture de Binswanger : « le monde où il [le sujet maniaque] vit est tourbillon et saut, ne permettant aucune historicité », le temps du maniaque est « réduit au pur instant » [28]. D’où sans doute un travail à élaborer avec le patient autour de cette question de l’historicité, un travail de réintroduction de la dimension temporelle dans l’économie psychique du sujet.

Un peu plus loin Henri Ey utilise l’expression – qui pourrait prêter à la critique – de « demi-délire » : « ce n’est pas du délire, dit-on, car le sujet « n’y croit pas » (. . .). Mais ce n’est pas non plus, certes, une pensée strictement adaptée au réel (. . .). Fuite des idées, délire verbal, fabulation, propos incohérents, de quelque nom que l’on désigne le phénomène, il n’en demeure pas moins dans son essence une sorte de demi-délire ». L’on voit combien il est particulièrement difficile de rendre compte cliniquement de ce qui serait indubitablement délirant dans la manie, combien il est délicat et incertain de donner une spécificité à la dimension délirante maniaque. Au fond, pour Henri Ey, la manie contient « une fiction parlée et pensée qui se rapproche du délire. Une telle disposition à fabuler, à dramatiser, à jouer avec les mots, les concepts et les choses, constitue en soi une tendance délirante ».

Abraham indiquait ainsi que « le sommet de la manie est comme une ivresse de liberté. La composante pulsionnelles-adique est délivrée de ses entraves. Toute retenue disparaît en faveur de comportements agressifs sans égards » [25].

Séglas relevait que les maniaques « parlent avec volubilité, sans prendre à peine le temps de respirer ou de répondre aux interrogations » [26]. Notons au passage – sur la question du délire – que pour Séglas il existe « certains cas particuliers [pour lesquels] cette intempérance du langage est l’unique manifestation du délire ».

 

J’avais déjà écrit sur un article précédent :

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?

 

Rapport annuel du CCNE (Conseil Consultatif National d’Ethique) sur l’usage des neurosciences … avec en particulier le détecteur de mensonge. La France, Prix Nobel de médecine pour la lecture de la pensée ?

La lecture de la pensée au coeur de la pratique étatique française …

penseurrodin

La lecture de la pensée a été mise en oeuvre en ce qui me concerne en 2009 ou 2010 et jusqu’à 2019, exactement au moment où De Villepin, qui n’était plus PM est venu me parler à Tunis (banlieue de El Ouardia 7, Cité Avicenne, le fameux médecin arabe féru de droit …).

De Villepin m’avait dit ceci :

DV6

J’avais demandé des explications à Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, sur une probable violation de la vie privée (article 9 du Code civil). Ce n’était pas à Monsieur de Villepin que je devais écrire puisqu’il n’exerçait pas alors la profession d’avocat et de plus, De Villepin en était l