Les ennuis avec les services de renseignements, ça existe : Le FBI de Edgar Hoover avait collecté 1800 pages sur Einstein … Les Ministres français n’ont pas répondu à mes requêtes pour obtenir les fichiers.

Une trotskyste m’a pris pour Einstein, mais je ne suis plus un scientifique, néanmoins, l’exemple de la surveillance de Einstein par le FBI montrent que les ennuis avec les services de renseignements, ça existe …

Article du journal Le Monde, Hors-Série de Juillet – Septembre 2015.

Pratiquement toute sa vie, Albert Einstein a été soumis à une surveillance constante par le FBI, notamment par son patron J. Edgar Hoover, l’accusant tout à tour d’anarchisme, de communisme ou d’espionnage, un volumineux dossier a été constitué afin de discréditer publiquement le célèbre savant et de pouvoir ainsi l’expulser. En vain. Plongée dans un véritable roman d’espionnage.

EinsteinFBI (1)EinsteinFBI (2)EinsteinFBI (3)

Les versions pdf de cet article est ici :

EinsteinFBI
EinsteinFBI_Numerise

Le texte est ici :

Cinq décembre 1932. Pour la troisième année
consécutive, Albert Einstein se prépare à passer
l’hiver à Pasadena, invité comme chaque année par
le Caltech, le California Institute of Technology. A
cinq jours du départ, à Berlin, le physicien et sa
femme Elsa attendent leurs visas. Une formalité.
C’est dire leur surprise quand ils reçoivent ce matin-là
un appel du consulat américain, qui les convoque
l’après-midi même, en vue d’un entretien préalable.
« Quel est votre credo politique ?
– Eh bien je n’en sais rien. Je ne peux répondre à cette question.
– Faites-vous partie d’une organisation quelconque ?
– Oh oui, je fais partie des opposants à la guerre.
– De qui s’agit-il ?
– Ce sont mes amis.
– A quel parti appartenez-vous ou quel est celui qui a votre sympathie ?
Seriez-vous, par exemple, communiste ou anarchiste ?
(. . .)
– Ce sont vos compatriotes qui m’ont invité; oui, m’en ont prié ; si je
dois entrer dans votre pays comme suspect, je ne souhaite absolument
pas y aller.»
Choqué par cet interrogatoire inquisiteur, le couple alerte les médias.
La veille, justement, Albert Einstein avait réagi – non sans humour dans
les colonnes du New York Times à la publication d’une lettre
par une association de vieilles rombières ultra-conservatrices, la
Woman Patriot Corporation, qui réclamait qu’on lui interdise l’entrée
sur le territoire des Etats-Unis, le taxant d’anarcho-communisme.
« Mais n’ont-elles pas parfaitement raison, ces citoyennes
vigilantes ? écrit Einstein le 4 décembre. Pourquoi ouvrirait-on
sa porte à quelqu’un qui dévore les capitalistes sans coeur avec tant
d’appétence et de goût qu’en eut jadis le Minotaure pour dévorer
les douces jeunes.filles grecques ?(…) Rappelez-vous que la capitale
du puissant empire romain fut un jour sauvée par le caquetage
de ses fidèles oies !»
Adulé par le public et la presse depuis la première démonstration de
sa théorie de la relativité générale en 1919, Einstein est un cauchemar
pour les âmes bien-pensantes d’un conservatisme teinté d’antisémitisme
en plein essor aux Etats-Unis comme en Europe. Car le savant
est humaniste, pacifiste, et ne cache pas sa sympathie pour les idées
socialistes. Il est donc fiché comme ami de l’Union soviétique – ce
qu’il n’a jamais été-, notamment par un certain J. Edgar Hoover, qui
a pris, en 1924, les rênes du Federal Bureau of Investigation (FBI) pour
ne les lâcher qu’à sa mort, quarante-huit ans plus tard.
Cette dénonciation publique et l’interrogatoire consulaire qu’elle
provoqua ne sont que la première pierre d’un dossier secret pour
«trahison» constitué pendant plus de vingt ans par diverses agences
fédérales américaines parmi lesquelles le département d’Etat, le Service
national d’immigration et le contre-espionnage militaire – baptisé
G2. Mais aucune ne pourra rivaliser avec l’entêtement du FBI de
J. Edgar Hoover, qui a orchestré une véritable croisade destinée à se
débarrasser du savant. Nourri de coupures de presse, d’allégations
souvent fantaisistes et de faits rarement avérés le dossier Einstein
au FBI comporterait 1900 pages … dont 1800 ont été déclassifiées en
1983 et en 2000. Le journaliste américain Fred Jérome en a tiré un
ouvrage passionnant intitulé Einstein, un traître pour le FBI (éditions
Frison-Roche, 2005). Il nous conte une incroyable saga, conduite par
de véritables Pieds nickelés de l’espionnage, qui a pris fin peu avant
la mort d’Einstein, en 1955.
Dans le fatras de ces documents, un suffit à résumer la vacuité du
dossier à charge patiemment rassemblé par J. Edgar Hoover et ses
sb1res: une longue note de synthèse datée du 5 août 1953. Elle émane
du bureau FBI de Newark, une antenne toute proche de Princeton, où
vit et travaille le Prix Nobel. On y apprend ainsi que le domicile – qui
lui sert aussi de bureau – d’Albert Einstein à Berlin aurait servi,
entre 1929 et 1932, de boîte aux lettres aux espions soviétiques. Un
témoignage recueilli en Allemagne par des agents du G2 auprès d’un
« informateur jugé fiable » affirme qu’Einstein employait à Berlin au
moins deux secrétaires connues pour leurs sympathies communistes.
Selon cette source, le bureau d’Einstein offrait une excellente
couverture, « compte tenu de l’immense quantité de câbles et télégrammes
qui lui parvenaient du monde entier ». Une couverture
mise à profit par sa secrétaire particulière, prétendument « en relation
étroite » avec un fonctionnaire soviétique, pour relayer avec
l’adresse télégraphique d’Einstein des messages codés en provenance
d’Asie et à destination de Moscou.
MYSTÉRIEUX INFORMATEUR
Devant l’avalanche de détails et de noms, cette source ne pouvait
qu’être fiable, se sont dit ses contacts américains. Mais pourtant, tau! empressé qu’il est à citer des personnages dont 11 e􀂀t prouv: aujourd’hui qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans la maison berlinoise
le mystérieux informateur n’a pas été en mesure d’identifier
le nom de la secrétaire particulière d’Einstein, Helen Dukas. A son
service depuis 1928, elle vivait pourtant au domicile de son patron !
Du côté du FBI on ne fait guère mieux. Personne ne semble avoir
remarqué qu’Helen Dukas vit chez le savant, à Princeton depuis 1925 !
D’ailleurs, Albert Einstein et elle ont reçu la nationalité américaine
le même jour, le 1er octobre 1940, en déclarant la même adresse … Mais
heureusement que les agents du FBI ont la fibre littéraire: le bureau
de Newark va enfin identifier Helen Dukas, en 1951, grâce à … deux
biographies consacrées au père de la relativité. Selon Fred Jerome,
Hoover s’est méfié de cet informateur. Le patron du FBI ira même
jusqu’à exiger qu’il dévoile son identité, ce que l’intéressé refusera,
peut-être pour cacher un passé nazi.
Une autre source« de.fiabilité inconnue» va nourrir un autre volet du
dossier Einstein, dès 1943. Une liste de sept organisations réputées
proches de Moscou, auxquelles le physicien aurait adhéré entre les
deux guerres, faisant de lui« un ancien communiste allemand, un compagnon
de route ou un larbin communiste», selon cet informateur qui
n’a jamais pu étayer ses affirmations. Des listes, il y en aura bien
d’autres dans les cartons du FBI, qui associent son nom à des dizaines
d’organisations jugées communistes, subversives ou anti-iaméricaines.
Un résumé des idéaux défendus par le savant qui n’était pas avare de
son temps dès qu’il s’agissait de dénoncer les atteintes aux droits de
l’homme, le racisme, l’antisémitisme et la répression politique.
C’est le cas de son soutien aux Amis de la Brigade Lincoln, un groupe
de volontaires américains partis combattre, en 1936, aux côtés des
républicains lors de la guerre civile espagnole. Einstein critiquera la
neutralité américaine dans ce conflit, qui permettra au géant Texaco
de livrer du carburant en toute impunité aux troupes franquistes soutenues
par Hitler et Mussolini. On retrouvera aussi Einstein au côté de
Paul Robeson, un acteur et chanteur noir américain fiché pour son
soutien notoire à l’URSS, dans une campagne contre les lynchages, en
1946, après une vague de violences impunies qui ont tué des dizaines
de Noirs. Tout comme il prendra ouvertement fait et cause pour les
victimes du maccarthysme, prônant la désobéissance civile.
Faute d’avoir trouvé, dans les engagements politiques d’Einstein, des
preuves permettant d’obtenir sa déchéance de nationalité et son
expulsion, le FBI va tenter de l’impliquer dans une affaire d’espionnage
militaire au profit des Soviétiques. En 1945, des rapports de
l’agence s’interrogent sur les secrets nucléaires qu’Einstein pourrait
divulguer. Pourtant, le physicien n’a jamais travaillé sur l’arme atomique
américaine, et le FBI le sait puisqu’il a participé, en 1940, à sa
mise à l’écart du futur projet Manhattan. Cela n’empêchera pas
l’agence de poursuivre ses investigations, espérant démontrer la traîtrise
du célèbre savant. Elle suggère même qu’il coopérerait avec
Moscou sous la contrainte, son fils « Albert Jr » étant retenu en otage
en Union soviétique. Une erreur de prénom qui empêchera longtemps
le FBI de le localiser: Hans-Albert vivait tranquillement en
Caroline du Nord.
L’arrestation du physicien d’origine allemande Klaus Fuchs à Londres,
en 1950, va fournir au FBI une dernière occasion d’incriminer Einstein.
Ancien du projet Manhattan, Fuchs reconnaît avoir transmis les
secrets de la bombe aux Soviétiques. Apparaissent alors dans le dossier
de nouveaux informateurs prétendant relier Fuchs au père de la
relativité. Des tuyaux qui se révèlent une nouvelle fois percés. En
1954, une note du bureau de Newark à Hoover suggère d’interroger
Helen Dukas. Elle est entendue par deux agents le 23 février 1955. lis
comprennent alors que leurs informateurs, dont la fameuse source
du G2 en Allemagne, les ont menés en bateau. Le dossier Einstein est
enterré … à quelques semaines seulement du décès de son héros. ■

DANS LES BRAS D’UNE ESPIONNE SOVIÉTIQUE ?

En dépit de sa longue enquête, le FBI ne mentionne pas les
nombreuses conquêtes féminines d’Einstein. Pourtant. le nom de
l’une d’entre elles est brièvement évoqué dans son dossier: Margarita
Konenkova, qu’une source décrit comme « membre du Parti
communiste ». Elle aurait été en contact avec Albert Einstein à
Princeton et l’aurait mis en relation avec le consul de l’URSS à New
York. De fait, les deux amants ont vécu une liaison passionnelle,
jusqu’au départ de la Soviétique pour Moscou, en 1945. lis s’étaient
rencontrés, probablement en 1935, quand le mari de Margarita
Konenkova avait été chargé de sculpter un buste d’Einstein à la
demande de l’lnstitute for Advanced Study de Princeton, où il
travaillait. On ne sait pas quand l’idylle a commencé.
Margarita Konenkova était-elle une espionne? Si le dossier du FBI
est muet à ce sujet, le l » juin 1998, le New York Times a publié un long
article qui l’affirme. Le quotidien y raconte qu’un expert de la maison
Sotheby’s, qui s’apprêtait à mettre en vente neuf lettres d’Einstein à
sa maîtresse russe, a découvert le pot aux roses dans un livre écrit
par l’ex-espion Pavel Soudoplatov et son fils: Margarita Konenko a
aurait été le maillon le plus important du dispositif soviétique
d’espionnage du projet Manhattan. Selon Soudoplatov, elle aurait
aussi tenté, à Princeton, d’approcher Robert Oppenheimer, le
directeur scientifique du projet. Sauf qu’à l’époque Oppenheimer
vivait enfermé à Los Alamos, dans le désert du Nouveau-Me !que.
étroitement surveillé par le FBI, qui se méfiait de lui: s’il a fini par
s’installer à Princeton, ce n’est qu’en 1947, plus d’un an après le
départ de « l’espionne » pour Moscou.
Le contenu du livre de Soudoplatov a depuis été démoli par des
historiens et par l’ancien chef du programme spatial soviétique,
Roald Sagdeev. Et les fameuses lettres d’Einstein n’ont jamais
trouvé preneur.

Version anglaise d’un article du New York Times du 7 mai 2012.

New Details Emerge From the Einstein Files ; How the F.B.I. Tracked His Phone Calls and His Trash

By DENNIS OVERBYE MAY 7, 2002

He was the Elvis of science.

Women pursued him, celebrities sought him out, politicians courted him, and journalists followed him through the streets.

But, as Einstein was well aware, there was a darker posse on his trail. For many years, the Federal Bureau of Investigation and other agencies spied on him, acting on suspicions as disturbing as a tip that he had been a Russian spy in Berlin; as vague as an unease with his support of civil rights and pacifist and socialist causes; and as goofy as claims that he was working on a death ray or that he was heading a Communist conspiracy to take over Hollywood.

The broad outlines of this history have been known since 1983, when Dr. Richard Alan Schwartz, a professor of English at Florida International University in Miami, obtained a censored version of Einstein’s 1,427-page F.B.I. file and wrote about it in The Nation magazine.

But now new details are emerging in  »The Einstein File: J. Edgar Hoover’s Secret War Against the World’s Most Famous Scientist, » by Fred Jerome, who sued the government with the help of the Public Citizen Litigation Group to obtain a less censored version of the file. His book will be published this month.

The new material spells out how the bureau spied on Einstein and his associates and identifies some of the informants who said he was a spy.

The agents went through trash and monitored mail and telephone calls.

Those activities seemed routine to the bureau, Mr. Jerome said.

 »It’s like the agents got up in the morning, brushed their teeth, opened other people’s mail and tapped some phones, » he said.

The investigation turned up nothing. Nevertheless, the agency dogged Einstein’s footsteps until his death in 1955, even cooperating with an investigation by the Immigration and Naturalization Service to see whether he should be deported.

Mr. Jerome, a self-described  »Red diaper baby » born and raised in New York City, is no stranger to the F.B.I. His father, a Communist Party official, was imprisoned for three years under the Smith Act, which made advocating the overthrow of the government a crime.

As a young journalist, Mr. Jerome covered the civil rights movement. In recent years, he has been a teacher and media consultant, founding the Media Resource Center, which puts journalists in touch with scientists. He contends that contrary to his image as a woolly-headed idealist, Einstein was a savvy and politically astute champion of the underdog who made hardheaded choices about what organizations he would support.

Einstein’s political problems began as a youth in Germany, which he left in 1894 at 15, partly because of a visceral dislike of German militarization. He had just moved back to the country, to a post in Berlin, in 1914 when World War I broke out, and he made no secret of his distaste for the war. He was one of only four prominent intellectuals to sign an antiwar manifesto emphasizing the need for European unity, and he attended meetings of pacifist groups.

Einstein became an international celebrity in 1919, when observations of light bending during a solar eclipse validated his general theory of relativity, a rewriting the laws of space, time and gravity.

In the following years, Einstein lent his name and, occasionally, his presence to a variety of organizations dedicated to peace and disarmament. Such activities inspired an organization known as the Woman Patriot Corporation to write a 16-page letter to the State Department, the first item in Einstein’s file, in 1932, arguing that Einstein should not be allowed into the United States.  »Not even Stalin himself » was affiliated with so many anarchic-Communist groups, the letter said.

Nevertheless, Einstein moved to the United States and the Institute for Advanced Study in Princeton, N.J., in 1933, when Hitler came to power in Germany. Subsequently, his outspoken support for the antifascist forces in Spain raised hackles.

Horrified by the atomic bomb, Einstein spoke out after World War II in favor of world government. He feared the tyranny of a such an organization, he wrote in The Atlantic Monthly.  »But I fear still more the coming of another war or wars. »

He also helped Paul Robeson, the black singer, actor and athlete, organize a rally against lynching in 1946.

In the 50’s, he made headlines by appealing for clemency for the Rosenbergs, sentenced to death for espionage, and for encouraging people not to testify before Senator Joseph McCarthy’s subcommittee.

Although Einstein espoused socialist ideals, he was not the kind of man to owe allegiances or to trust mass movements.

 »He was not a party animal, » said Dr. Robert Schulmann, a historian who is the former editor of The Collected Papers of Albert Einstein.  »Einstein was the kind of guy that was uncomfortable for all authorities. He’s the kind of person you don’t want in your organization. »

It is hardly surprising, given that résumé, that the F.B.I. would be interested in Einstein, historians and biographers of Hoover say. The attitude was that liberalism was the first step toward Communism.

 »Einstein is dangerous because he is sympathetic to the kinds of causes Communists were espousing, » said Dr. Ellen Schrecker, a historian at Yeshiva University and the author of  »No Ivory Tower, McCarthyism and the Universities. »  »They assume that Einstein is a man of the left; he’s got to be dangerous. »

This was not so crazy, said Dr. Richard Gid Powers, a historian at the College of Staten Island and the Graduate Center of the City University of New York and the author of  »Secrecy and Power: The Life of J. Edgar Hoover. » The bureau had no choice but to watch Einstein, Dr. Powers argues, especially after the war, when officials worried that they were losing a  »high-stakes game of propaganda » to the Soviets as luminaries like Einstein, Picasso and Charlie Chaplin criticized American policy.

 »These people were way too smart to argue with, » Dr. Powers said.  »The only thing to do was to keep an eye on them. »

A look at Einstein’s file, available at foia.fbi.gov/einstein.htm, shows more about public — and bureau — attitudes toward scientific genius than toward the genius himself. No feat seemed beyond such a man, according to the file. Through a spokesman, the F.B.I. declined to comment specifically on the file, saying it was up to the public to evaluate the material. Mike Kortan of the bureau said that under the Freedom of Information Act the agency was required to release information from  »an earlier era in our history when different concerns drove the government, news media and public sentiment. »

The file sheds some light on Einstein’s involvement, or noninvolvement, with the atomic bomb. Overcoming his pacifist scruples, Einstein wrote to President Franklin D. Roosevelt warning that such a weapon was possible and that Germany might be working on it. The letter helped set the stage for the Manhattan Project, yet Einstein never worked on the bomb effort.

Even without left-wing associations, some scholars and historians suggest, Einstein’s independent ways would have made him a risky choice to the military, which worried about keeping the project scientists under control.

Still, Einstein was included on the list of possible bomb scientists that the Army, in charge of building the bomb, gave the bureau to check out around 1940.

Hoover sent back a letter summarizing Einstein’s antiwar and leftist activities and an unsigned undated  »biographical sketch » that some historians suspect was influenced by right-wing German sources. The sketch described Einstein’s apartment in Berlin in the early 1930s as  »a Communist center » and his country house in Caputh as  »the hiding place of Moscow envoys. »

 »It seems unlikely, » the sketch said,  »that a man of his background could, in such a short time, become a loyal American citizen. »

Shortly thereafter, in a letter dated July 26, 1940, which now seems to be missing from the archives, Mr. Jerome said, the Army declined to  »clear » Einstein to work on the bomb. The letter was seen and later quoted by Dr. Vannevar Bush, head of the National Defense Research Council, which organized the bomb project.

Einstein knew that the project was going ahead without him, his biographers say, and he was disappointed at being left out. He enthusiastically accepted the Navy’s invitation in 1943 to be a consultant on high explosives.

The surveillance of Einstein, which began after the war, seemed to be aimed both at him and Helen Dukas, his secretary, who had worked for him since 1928 and lived with him and his stepdaughter Margo and sister Maja in his house in Princeton.

As part of a general program of surveillance of aliens suspected of being Communists or Nazis, the F.B.I. had broken into the Cambridge, Mass., home of Ms. Dukas’s nephew, the leader of an anti-fascist group, in 1943. And as early as 1944, the bureau was tipped that Ms. Dukas might have access to information on the atomic bomb through Einstein and said that she was engaged in  »highly suspicious » activities.

In January 1946, according to a memo in the file, agents requested permission to tap Ms. Dukas’s (and Einstein’s) phone, but were turned down because the bureau did not want to be caught spying on a public shrine. Nevertheless, agents tracked calls and mail to the house, compiling mostly innocuous information about Einstein’s contacts.

But some results were tantalizing, including correspondence and calls from journalists and writers who were also Communist agents, according to the bureau. Mr. Jerome said the bureau also noted that Einstein met once with Pavel Mikhailov, the Soviet vice consul in New York. The bureau noted that the meeting had been arranged by Margarita Konenkova, a Russian émigré living in Greenwich Village with her husband, the sculptor Sergei Konenkov.

A former Soviet spy master, Pavel Sudoplatov, wrote in his memoir in 1995,  »Special Tasks: The Memoirs of an Unwanted Witness — a Soviet Spymaster, » that Ms. Konenkova had been a spy, but offered little evidence.

According to letters put up for auction in 1998 at Sotheby’s, she was also Einstein’s lover. The F.B.I. seems not to have noticed that.

None of the surveillance of Einstein and others stopped the secret of the bomb from getting out. But the arrest in February 1950 of Dr. Klaus Fuchs, a German-born physicist and a Manhattan Project scientist, for passing atomic secrets to the Sovietsbreathed fire into the search for spies and the scrutiny of Einstein.

On Feb. 13, coincidentally or not, Mr. Jerome reports, the morning after Einstein had appeared on the first broadcast of Eleanor Roosevelt’s television program to discuss the dangers of the arms race, Hoover ordered a full investigation of the scientist, requesting all  »derogatory information. »

The most spectacular allegation, first told to Army intelligence agents in Germany, was that Einstein’s office in Berlin had been a cable drop for Russian spies in the 1930’s. Einstein’s staff of typists and secretaries, so the account went, culled coded messages from telegrams to the scientist and gave them to couriers to pass on to Moscow.

One informer, however, clammed up and disappeared when the investigators asked for more information. Another turned out to be a convicted extortionist who had once organized antirelativity rallies in Berlin. A third was a former Communist eventually deemed unreliable by Hoover.

Moreover, at that time Einstein did not have an office, a fact mentioned in numerous biographies. He was working out of his house with just the selfsame Ms. Dukas as his secretary.

It was not until early 1955 that Hoover, in the interest of tying up loose ends, finally gave his agents approval to interview Ms. Dukas, who told them that she had been Einstein’s only secretary since 1928, exploding the vision of an office full of typists processing secret cable traffic.

The agents were probably happy to take her word for it, Mr. Jerome said. Stalin’s death in 1953 and the demise of McCarthy’s campaign against Communists a year later had taken some of the steam out of the Red scare. There was no political percentage in pursuing Einstein any more.

 »It is not believed that additional investigation in the matter is warranted, » the report from Newark concluded. On April 18, 1955, 47 years ago, Einstein died. He was 76. Hoover closed the file a few days later.

Version traduite en français de l’article du New York Times du 7 mai 2012.

De nouveaux détails émergent des fichiers Einstein ; Comment le FBI a suivi ses appels téléphoniques et sa corbeille

Par DENNIS OVERBYE 7 MAI 2002

Il était le Elvis de la science.

Des femmes le poursuivaient, des célébrités le recherchaient, des politiciens le courtisaient et des journalistes le suivaient dans les rues.

Mais, comme Einstein le savait bien, il y avait un groupe plus sombre sur son passage. Pendant de nombreuses années, le Federal Bureau of Investigation et d’autres agences l’ont espionné, agissant sur des suspicions aussi inquiétantes que le fait qu’il ait été un espion russe à Berlin; aussi vague qu’un malaise avec son soutien des droits civils et des causes pacifistes et socialistes; et aussi ridicule que de prétendre qu’il travaillait sur un rayon de la mort ou qu’il dirigeait un complot communiste pour s’emparer de Hollywood.

Les grandes lignes de cette histoire sont connues depuis 1983, date à laquelle Richard Alan Schwartz, professeur d’anglais à la Florida International University de Miami, avait obtenu une version censurée du fichier du FBI d’Einstein, d’une longueur de 1 427 pages, et l’avait écrit dans le magazine The Nation.

Mais maintenant, de nouveaux détails apparaissent dans « Le dossier Einstein: La guerre secrète de J. Edgar Hoover contre le scientifique le plus célèbre du monde », de Fred Jerome, qui a poursuivi le gouvernement avec l’aide du groupe de contentieux public, afin d’obtenir un texte moins censuré. version du fichier. Son livre sera publié ce mois-ci.

Le nouveau matériel explique comment le bureau a espionné Einstein et ses collaborateurs et identifie certains des informateurs qui ont affirmé qu’il était un espion.

Les agents ont fouillé et surveillé le courrier et les appels téléphoniques.

Ces activités semblaient être une routine pour le bureau, a déclaré M. Jerome.

« C’est comme si les agents se levaient le matin, se brossaient les dents, ouvraient le courrier des autres et tapaient des téléphones », a-t-il déclaré.

L’enquête n’a rien donné. Néanmoins, l’agence a suivi les traces d’Einstein jusqu’à sa mort en 1955, coopérant même avec une enquête du service de l’immigration et de la naturalisation afin de déterminer s’il devait être expulsé.

  1. Jerome, un «bébé à couche rouge» qui se décrit soi-même est né et a grandi à New York, n’est pas étranger au FBI. Son père, un responsable du Parti communiste, a été emprisonné pendant trois ans en vertu de la loi Smith Act, qui avait préconisé le renversement du gouvernement un crime.

Jeune journaliste, M. Jerome a couvert le mouvement des droits civiques. Ces dernières années, il a été enseignant et consultant en médias et a fondé le centre de ressources pour les médias, qui met les journalistes en contact avec des scientifiques. Il soutient que contrairement à son image d’idéaliste laineux, Einstein était un défenseur avisé et politiquement astucieux de l’opprimé qui avait fait des choix hardis quant aux organisations qu’il soutiendrait.

Les problèmes politiques d’Einstein ont commencé quand il était jeune en Allemagne, qu’il a quitté en 1894 à 15 ans, en partie à cause d’une aversion viscérale de la militarisation allemande. Il venait de rentrer dans le pays, pour occuper un poste à Berlin, en 1914, au moment de l’éclatement de la Première Guerre mondiale, et il ne cachait pas son aversion pour la guerre. Il était l’un des quatre intellectuels éminents à avoir signé un manifeste anti-guerre mettant en avant la nécessité de l’unité européenne, et il a assisté à des réunions de groupes pacifistes.

Einstein est devenu une célébrité internationale en 1919, lorsque des observations de lumière se pliant au cours d’une éclipse de soleil ont validé sa théorie générale de la relativité, une réécriture des lois de l’espace, du temps et de la gravité.

Dans les années suivantes, Einstein a prêté son nom et, parfois, sa présence à diverses organisations vouées à la paix et au désarmement. De telles activités ont incité une organisation connue sous le nom de Woman Patriot Corporation à écrire une lettre de 16 pages au Département d’État, le premier élément du dossier d’Einstein, en 1932, dans laquelle il faisait valoir qu’Einstein ne devrait pas être autorisé à entrer aux États-Unis. « Pas même Staline lui-même » était affilié à tant de groupes anarcho-communistes, précise la lettre.

Néanmoins, Einstein s’installe aux États-Unis et à l’Institute for Advanced Study de Princeton, dans le New Jersey, en 1933, lorsque Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Par la suite, son soutien déclaré aux forces antifascistes en Espagne a suscité des hackles.

Horrifié par la bombe atomique, Einstein s’est exprimé après la Seconde Guerre mondiale en faveur du gouvernement mondial. Il craignait la tyrannie d’une telle organisation, a-t-il écrit dans The Atlantic Monthly.  » Mais je crains encore plus qu’une autre guerre ne se produise.  »

Il a également aidé Paul Robeson, chanteur, acteur et athlète noir, à organiser un rassemblement contre le lynchage en 1946.

Dans les années 50, il a fait la une des journaux en appelant à la clémence. pour les Rosenberg condamnés à mort pour espionnage et pour avoir incité les gens à ne pas témoigner devant le sous-comité du sénateur Joseph McCarthy.

Bien qu’Einstein ait épousé les idéaux socialistes, il n’était pas du genre à devoir des allégeances ni à faire confiance aux mouvements de masse.

« Il n’était pas un fêtard », a déclaré le Dr Robert Schulmann, historien et ancien rédacteur en chef de The Collected Papers d’Albert Einstein.  » Einstein était le genre de gars qui était mal à l’aise pour toutes les autorités. C’est le genre de personne que vous ne voulez pas dans votre organisation.  »

Il n’est pas surprenant, étant donné ce résumé, que le FBI s’intéresse à Einstein, disent les historiens et biographes de Hoover. L’attitude était que le libéralisme était le premier pas vers le communisme.

« Einstein est dangereux parce qu’il comprend les types de causes que défendaient les communistes », a déclaré la Dr Ellen Schrecker, historienne à l’Université Yeshiva et auteure de « No Ivory Tower, le McCarthyisme et les universités. » Ils supposent qu’Einstein est un homme de gauche; il doit être dangereux.  »

Ce n’était pas si fou, a déclaré le Dr Richard Gid Powers, historien au College of Staten Island et au Graduate Center de la City University de New York et auteur de  » Secret and Power ‘: La vie de J. Edgar Hoover. « Le bureau n’avait d’autre choix que de surveiller Einstein, explique le Dr Powers, surtout après la guerre, lorsque des responsables craignaient de perdre un » jeu de propagande à gros enjeux « au Les Soviétiques en tant que sommités comme Einstein, Picasso et Charlie Chaplin ont critiqué la politique américaine.

« Ces personnes étaient bien trop intelligentes pour se disputer », a déclaré le Dr Powers.  » La seule chose à faire était de garder un œil sur eux.  »

Un coup d’œil au dossier d’Einstein, disponible sur foia.fbi.gov/einstein.htm, montre plus d’attitudes vis-à-vis du génie scientifique que des vers le génie lui-même. Selon le dossier, aucun exploit ne paraissait au-delà d’un tel homme. Par l’intermédiaire d’un porte-parole, le FBI a refusé de commenter spécifiquement le dossier, affirmant que c’était au public d’évaluer le contenu. Mike Kortan, du bureau, a déclaré qu’en vertu de la loi sur la liberté d’information, l’agence était tenue de divulguer des informations sur « une époque antérieure de notre histoire où différentes préoccupations menaient le gouvernement, les médias et l’opinion publique ».

Le dossier donne un éclairage sur L’implication d’Einstein, ou non implication, dans la bombe atomique. Pour surmonter ses scrupules pacifistes, Einstein a écrit au président Franklin D. Roosevelt pour l’informer qu’une telle arme était possible et que l’Allemagne pourrait y travailler. La lettre a aidé à préparer le terrain pour le projet Manhattan, mais Einstein n’a jamais travaillé sur l’effort à la bombe.

Certains érudits et historiens suggèrent même que, sans les associations de gauche, les méthodes indépendantes d’Einstein auraient fait de lui un choix risqué pour l’armée, qui craignait de garder les scientifiques du projet sous contrôle.

Pourtant, Einstein figurait sur la liste des scientifiques que l’armée, chargée de la construction de la bombe, avait confié au bureau de vérifier environ 1940.

Hoover a renvoyé une lettre résumant les activités d’Einstein contre la guerre et la gauche, ainsi qu’une « biographie » non signée et datée. esquisse  » que certains historiens soupçonnent avoir été influencée par des sources allemandes de droite. Le sketch décrivait l’appartement d’Einstein à Berlin au début des années 1930 comme « un centre communiste » et sa maison rurale à Caputh comme « la cachette des émissaires de Moscou »

. « Cela semble peu probable », indique le sketch. « qu’un homme de son entourage pourrait, en si peu de temps, devenir un citoyen américain loyal ».

Peu de temps après, dans une lettre datée du 26 juillet 1940, qui semble maintenant manquer aux archives, M. Jerome a déclaré : l’armée a refusé d ‘ »effacer » Einstein pour travailler sur la bombe. M. Vannevar Bush, chef du Conseil de recherches sur la défense nationale, qui a organisé le projet de bombe, a vu la lettre et l’a citée plus tard.

Einstein savait que le projet allait de l’avant sans lui, disent ses biographes, et il était déçu d’être laissé de côté. En 1943, il accepta avec enthousiasme l’invitation de la Marine à devenir consultant en matière d’explosifs puissants.

La surveillance d’Einstein, qui a débuté après la guerre, semblait viser à la fois Helen Dukas, sa secrétaire, qui travaillait pour lui depuis 1928 et vivait avec lui et sa belle-fille Margo et sa soeur Maja dans sa maison de Princeton.

Dans le cadre d’un programme général de surveillance des étrangers soupçonnés d’être communistes ou nazis, le FBI avait pénétré par effraction à Cambridge, dans le Massachusetts, où résidait le neveu de Mme Dukas, chef d’un groupe antifasciste, en 1943. dès 1944, le bureau avait été prévenu que Mme Dukas aurait peut-être accès aux informations sur la bombe atomique via Einstein et avait déclaré qu’elle se livrait à des activités « très suspectes ».

En janvier 1946, selon une note au dossier, des agents avaient demandé l’autorisation d’exploiter le téléphone de Mme Dukas (et d’Einstein), mais avaient été refusés parce que le bureau ne voulait pas être pris en train d’espionner un sanctuaire public. Néanmoins, les agents ont suivi les appels et les courriers envoyés à la maison, rassemblant des informations pour la plupart inoffensives sur les contacts d’Einstein.

Mais certains résultats ont été alléchants, notamment la correspondance et les appels de journalistes et d’écrivains qui étaient aussi des agents communistes, selon le bureau. M. Jerome a déclaré que le bureau avait également noté qu’Einstein avait rencontré une fois Pavel Mikhailov, le vice-consul soviétique à New York. Le bureau a noté que la réunion avait été organisée par Margarita Konenkova, une émigrée russe vivant à Greenwich Village avec son mari, le sculpteur Sergei Konenkov.

Un ancien maître d’espionnage soviétique, Pavel Sudoplatov, avait écrit dans son mémoire en 1995: «Tâches spéciales: les mémoires d’un témoin indésirable – un maître-espion soviétique», selon lequel M me Konenkova avait été une espionne, mais avait présenté peu de preuves.

Selon des lettres mises aux enchères en 1998 chez Sotheby’s, elle était aussi la maîtresse d’Einstein. Le FBI ne semble pas l’avoir remarqué.

Aucune des personnes surveillées par Einstein et d’autres n’a empêché le secret de la bombe de sortir. Mais l’arrestation en février 1950 de M. Klaus Fuchs, physicien né en Allemagne et scientifique du projet Manhattan, pour avoir transmis des secrets atomiques au feu soviétique lors de la recherche d’espions et de la surveillance minutieuse d’Einstein.

Selon M. Jerome, le 13 février, le lendemain de la comparution d’Einstein lors de la première diffusion de l’émission télévisée d’Eleanor Roosevelt dans le but de discuter des dangers de la course aux armements, Hoover a ordonné l’ouverture d’une enquête sur le scientifique, demandant à tous  » ‘information désobligeante’ ‘.

L’allégation la plus spectaculaire qui ait été racontée aux agents des renseignements de l’armée allemande était que le bureau d’Einstein à Berlin avait été un relais de fil pour les espions russes dans les années 1930. Le groupe de dactylographes et de secrétaires d’Einstein a donc repris le compte-rendu, cueilli les messages codés des télégrammes au scientifique et les avait envoyés à des courriers pour les transmettre à Moscou.

Un informateur, toutefois, s’est fait claquer et a disparu lorsque les enquêteurs ont demandé plus d’informations. Un autre s’est avéré être un extorqueur reconnu coupable d’avoir organisé des rassemblements antirelativité à Berlin. Un troisième était un ancien communiste finalement jugé peu fiable par Hoover.

De plus, Einstein n’avait pas de bureau à cette époque, ce qui est mentionné dans de nombreuses biographies. Il travaillait hors de chez lui avec juste la même Mme Dukas comme secrétaire.

Ce n’est qu’au début de 1955 que Hoover, dans l’intérêt de l’argenterie, donne finalement l’autorisation à ses agents d’interviewer Mme Dukas, qui leur dit qu’elle est la seule secrétaire d’Einstein depuis 1928, faisant ainsi éclater la vision d’un bureau dactylographes traitant le trafic de câble secret.

Les agents étaient probablement heureux de croire sa parole, a déclaré M. Jerome. La mort de Staline en 1953 et la fin de la campagne de McCarthy contre les communistes un an plus tard avaient dissipé un peu la pression de la peur rouge. Il n’y avait plus de pourcentage politique dans la poursuite d’Einstein.

« On ne pense pas qu’une enquête supplémentaire sur l’affaire soit justifiée », a conclu le rapport de Newark. Le 18 avril 1955, il y a 47 ans, Einstein est décédé. Il avait 76 ans. Hoover a fermé le dossier quelques jours plus tard.

Fred Jérome a épluché les fichiers du FBI sur Einstein et a écrit un livre sur le sujet :

FredJerome

L’auteur Fred Jérôme.

 

TheEinsteinFileFredJerome

L’ouvrage de Fred Jérôme.

 

Jerome-Fred-Einstein-Un-Traitre-Pour-Le-Fbi

L’ouvrage traduit en français.

 

 

Les FBI Files sont là en téléchargement :

In 23 years, the FBI amassed some 1800 pages of what they called « derogatory information » on Albert Einstein. These pages, more than 95% of the FBI’s Einstein File are available to the public here for the first time (the FBI, although they released it to Fred Jerome in 2000) has refused to make it available to anyone else. The Bureau has divided the file into eleven sections, with the final section (10A) consisting of newspaper clippings the Bureau’s clippers collected on Einstein. The first ten sections are not divided in any rational system, except that they are somewhat chronological, beginning in 1932, just before Einstein’s arrival in America, and ending after Einstein’s death in 1955. But even the chronological order of the sections is not consistent, with forward and backward zigs and zags occurring with no advance notice and no clear reason. Also, the sections vary greatly in length, again with no apparent reason. Sections 2-6 comprise something called the Correlation Report. A later, more selective report, consisting of only items which the FBI considered to be significant, called the Summary Report, is contained in Section 8. The Summary Report was written by agent Vincent Murphy (his name remains blacked out in the FBI’s file) and based partially on testimony from an FBI Informant named Louis Gibarti who was later disowned by J. Edgar Hoover. More details on this and other aspects of the 1800 page file, are to be found in The Einstein File: J. Edgar Hoover’s Secret War Against the World’s Most Famous Scientist.

En 23 ans, le FBI a rassemblé quelque 1800 pages de ce qu’il a appelé des « informations désobligeantes » sur Albert Einstein. Ces pages, plus de 95% du fichier Einstein du FBI, sont accessibles au public ici pour la première fois (le FBI, bien qu’ils aient été communiqués à Fred Jerome en 2000), a refusé de le rendre accessible à quiconque. Le Bureau a divisé le dossier en onze sections, la dernière section (10A) consistant en des coupures de journaux collectées par les membres du Bureau sur Einstein. Les dix premières sections ne sont pas divisées en un système rationnel, sauf qu’elles sont quelque peu chronologiques, commençant en 1932, juste avant l’arrivée d’Einstein en Amérique, et se terminant après la mort d’Einstein en 1955. Mais même l’ordre chronologique des sections n’est pas cohérent, avec des zigs en avant et en arrière et des zags se produisant sans préavis ni raison claire. En outre, les sections varient considérablement en longueur, là encore sans raison apparente. Les sections 2 à 6 comprennent ce que l’on appelle le rapport de corrélation. La section 8 contient un rapport ultérieur, plus sélectif, contenant uniquement les éléments considérés comme importants par le FBI, appelé Rapport de synthèse. Le rapport de synthèse a été rédigé par l’agent Vincent Murphy (son nom reste noirci dans le dossier du FBI). et basé en partie sur le témoignage d’un informateur du FBI, Louis Gibarti, qui a ensuite été désavoué par J. Edgar Hoover. Vous trouverez plus de détails sur ce point et d’autres aspects du fichier de 1 800 pages dans Le dossier Einstein : La guerre secrète de J. Edgar Hoover contre le scientifique le plus célèbre du monde.

http://www.theeinsteinfile.com/

Ca ressemble à ça :

Einstein_FBI_Files_2_Page_001Einstein_FBI_Files_2_Page_002

Quelques citations issus de ce livre :

Jerome-Fred-Einstein-Un-Traitre-Pour-Le-Fbi

L’ouvrage traduit en français.

 

EinsteinTraitrePourFBI (6b)
 

Détention de Irène Joliot-Curie en 1948 aux US.

 

 

EinsteinTraitrePourFBI (9b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (15b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (22b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (23b)
 

Les vieux démons contre lesquels Einstein a lutté : Le racisme, le nationalisme et la guerre en passant par l’acceptation béate de l’autorité.

 

 

EinsteinTraitrePourFBI (29b)

 

EinsteinTraitrePourFBI (40)

EinsteinTraitrePourFBI (41)
 

Einstein savait qu’il était surveillé … Ca le mettait en colère.

 

 

EinsteinTraitrePourFBI (42)

 

EinsteinTraitrePourFBI (45)

 

EinsteinTraitrePourFBI (47)

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

La lecture de la pensée, totalitarisme du 21ème siècle.

Ma chanson …

Cet article est en rapport avec 2 articles parus précédemment sur la même page Web :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/05/06/saisine-du-conseil-consultatif-national-dethique/
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

On connaissait les totalitarismes nazis et staliniens. On connait désormais le totalitarisme français, qui peut s’exercer sur une seule personne.

On sait que la lecture de la pensée est utilisée depuis 2009 quand De Villepin est venu m’emmerder à Tunis chez ma tante Rachida et qu’elle est encore utilisée en 2019, quand bien-même on a alerté le Conseil d’Etat, le Procureur de la République, le Doyen des Juges d’Instruction et le Conseil Consultatif National d’Ethique. J’ai entendu 2 occurences à Djerba pendant l’été 2018 et une occurence en janvier 2019. Je sais que la lecture de la pensée a été utilisée dans mes logements habituels ou de vacances ou encore à l’extérieur, sur la voie publique et en particulier dans les transports en commun. Les flics ont eu des détails très précis de pensées que je n’ai jamais exprimées.

La lecture de la pensée est apparue exactement le même jour où De Villepin s’est exprimé dans ma chambre à Tunis. Il y avait Michel Drucker qui riait au même endroit … si bien qu’on peut faire l’hypothèse crédible que Michel Drucker était au courant de ce phénomène de lecture de la pensée et qu’il en a peut-être reçu le recel : Tout est possible en France … comme baffouer nos droits les plus élémentaires. Et on comprend ainsi mieux les propos tenus par Arditti sur le plateau de Vivement Dimanche quelques années plus tard : Que sa belle-fille est meilleure que tout le monde pour penser … Mais, je ne veux point faire trop d’interprétation …

 

Hannah Arendt a été assez claire sur la définition du totalitarisme (Elle a écrit les Origines du totalitarisme).
« Il est dans la nature même des régimes totalitaires de revendiquer un pouvoir illimité. Un tel pouvoir ne peut être assuré que si tous les hommes littéralement, sans exception aucune, sont dominés de façon sûre dans chaque aspect de leur vie ». On peut être totalitaire avec une seule personne !)

Je reprends ce que j’avais écrit dans l’article de cette page perso :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/07/16/un-proces-pour-harcelements/

Interdiction de l’utilisation du détecteur de mensonges.
Article 3 de la CEDH
(interdiction de la torture, des traitements inhumains et dégradants).
La dangerosité de certains fonctionnaires.

detecteurdemensonge
Qu’est-ce qu’on peut penser de tout ça ? Usage du polygraphe.

On peut aussi dire que ce nouveau détecteur de mensonges va avoir du succès dans les tribunaux et les prisons pour évaluer la culpabilité des suspects.

Ca va leur être utile aussi pour débusquer les intentions terroristes chez les apprentis-djihadistes. A-t-on intérêt à ébruiter ce genre de procédés ? Si ça venait à se savoir, ça pourrait en calmer plus d’un.

Voir sur le sujet, le très bon article : Le procès pénal confronté aux neurosciences : science sans conscience … ? – Marie-Christine Sordino – AJ pénal 2014. 58.

Il y est écrit la chose très intéressante :

   « L’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme est utilisé au soutien de la prohibition du détecteur de mensonges, qui porterait atteinte à la dignité, le consentement étant considéré comme inexistant.
La liberté se heurte ici à la dignité. »

Les flics français ont considéré que ce qu’ils avaient trouvé dans mon cerveau annulait le préjudice de la méthode d’investigation employée. Ils peuvent sacrifier le cobaye après avoir expérimenté dessus …

Hannah Arendt écrivait : « Le premier pas essentiel sur la route qui mène à la domination totale consiste à tuer en l’homme la personne juridique. À cette fin, d’une part, on soustrait certaines catégories de personnes à la protection de la loi tout en forçant par le biais de l’instrument de la dénationalisation le monde totalitaire à les reconnaître hors la loi ; d’autre part, on place le camp de concentration en dehors du système pénal normal et on sélectionne les détenus en dehors de la procédure judiciaire normale selon laquelle un crime déterminé encourt une sanction prévue d’avance. »

La question dans Wikipédia est une technique de torture qui porte bien son nom :

Elle peut être utilisée comme châtiment, comme moyen de coercition pour obtenir quelque chose, afin d’inspirer la terreur et la domination, ou encore par cruauté. Elle est notamment employée pour obtenir des aveux ou autres informations secrètes – elle est alors appelée dans certains contextes la question –, ainsi que pour terroriser des populations ou des organisations, en ciblant certains individus afin que les autres restent passifs de peur d’être victimes à leur tour. Elle peut volontairement aboutir à la mort de l’individu, il s’agit alors du supplice qui vise à amener la mort de façon très douloureuse, voire à la retarder le plus possible, pour prolonger l’agonie.

TortureJudiciaire
La question : Des pratiques d’un autre temps remises au goût du jour avec les neurosciences.

D’innombrables méthodes de tortures ont été ou sont employées, en fonction de la technologie disponible, de la culture des tortionnaires, des ressources locales, etc. Elles passent par toutes sortes d’agressions, physiques sur le corps de l’individu, et/ou psychologiques reposant sur la peur, la tristesse ou autres émotions. Les actes de torture produisent le plus souvent des séquelles, notamment des mutilations physiques et des traumatismes psychologiques. Pour le tortionnaire ou bourreau, torturer peut éventuellement répondre à des pulsions sadiques ou s’inscrire dans la soumission à l’autorité (expérience de Milgram), mais souvent lui aussi en ressort profondément marqué.

 

 

 

Arrêter de penser ?

Bigbrother
1984 est devenu une réalité.

Ils savent m’ont-ils dit … Ils en savent trop. L’actualité sur les lois de renseignements le montre : Il n’existe pas aujourd’hui de loi qui permettent cela (l’analyse de la pensée). C’est une surveillance orwellienne. Dans le roman 1984 (parue en 1949), Orwell avait fait la prédiction qu’on pourrait lire un jour dans la pensée (bouquin qui m’avait marqué quand je fréquentais les trotskystes). Georges Orwell avait écrit un livre de science-fiction, une dystopie décrivant un régime totalitaire (Big Brother), une parabole du nazisme ou du stalinisme.
Le phénomène étant nouveau quoique révélé en 2009, il n’existe pas d’article réprimant l’accès déloyal aux pensées, mais n’y a-t-il pas préjudice ? Il faudrait peut-être légiférer une sorte d’article 226-1 de l’accès aux pensées. C’est un test, de l’éducation, de la médiation selon eux … C’est gênant parce qu’ils ne quittent pas mon cerveau d’une semelle. C’est H24.
Le barbouze a une position très supérieure à la votre, asymétrique : Il a sa vie de couple alors que le surveillé n’a jamais pu en avoir une (une sacré poisse, une misère affective épouvantable). Si j’ai un conseil à leur donner, c’est le suivant : Il ne faut pas prendre sa propre vie pour juger celle des autres. Avec le recul, j’aurais voulu me marier à 20-25 ans (chose qu’ont fait mes parents et grand parents), mais je me suis engagé dans des trucs qui m’ont emmené ailleurs, qui ont prolongé indéfiniment le célibat.
Un jour de 2012, je pensais : Il faut que je gagne des sous grâce à un procès. Comme ça, je pourrais aider mon père. Un barbouze devinant cette pensée m’a dit dans un rire moqueur : « Tu veux aider ton père ? Gagne-le ce procès … ». Il m’a semblé qu’ils se foutaient de ma gueule, tellement les Procureurs résistaient à me répondre favorablement.
Un autre jour, je pensais que les policiers étaient des tricheurs, puisqu’ils devinaient déloyalement mes pensées. Ils m’ont répondu : « Nous sommes des tricheurs ? C’est normal ce qu’on te fait. »
Les indices de cette lecture de la pensée ne s’arrêtent pas là. C’est assez bien documenté. Pour ne pas avoir la mémoire encombrée, je note, mais certains commentaires sont marquants. Dans ces conditions, on ne sait plus quoi penser ou s’il faut s’arrêter de penser.
En 2013, une jeune barbouze avait commenté dans un rire une de mes pensées : « 
Il faut que tu t’arrêtes de penser !?! ».
Je pense à qu’est-ce que je veux. Un autre jour, une barbouze a tourné en dérision ma pensée : Je me disais que c’était un bras de fer avec les policiers. On m’a répondu : C’est un bras de fer ?
Ils m’ont convaincu chaque jour qu’il y avait préjudice. Le sondage était, est interminable. Je crois que je n’ai pas volé l’idée de faire un procès. C’est un peu ça qui m’a maintenu dans l’inactivité, alors que les policiers tentaient de me faire travailler, peut-être comme acteur parce que c’est ce que je voulais ou plutôt comme professeur parce que je ne prenais pas d’initiative.
En 2010, 2011, ou 2012, j’étais allongé dans ma chambre et les idées défilaient dans mon esprit. Une vieille flic qui lisait dans mes pensées a commenté l’opération : « Tu délires. »

 

Mudaison
« Il faut que tu t’arrêtes de penser !? ».
Ce que m’ont fait les flics est horrible.
Lecture de la pensée.

Police et lecture de la pensée.

Oliver Sacks parle dans son livre du lien entre imagerie médicale et hallucinations musicales. Il paraît qu’il y a des publications qui sortent en 2016 sur le repérage par imagerie médicale de l’activation de zones du cerveau à l’évocation de mots. Les publications sortent aujourd’hui, alors que c’est pratiqué depuis au moins 2009 … comme toujours dans les cas de nouvelles découvertes scientifiques géniales et qui doivent donc rester confidentielles … à l’usage des gouvernements. Une découverte géniale et terrifiante à la fois.
Cette lecture de la pensée a été confiée à une dizaine de flics, mais elle a été décidée par de hautes personnalités, un gouvernement par exemple ou des scientifiques. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Florilège de propos trouvés dans le système totalitaire de Hannah Arendt :

« La différence majeure entre une police secrète despotique et une police secrète totalitaire tient à ce que la seconde ne fait pas la chasse aux pensées secrètes et n’use pas de la vieille méthode des services secrets, la provocation. (p. 218).
La police secrète totalitaire a abandonné le vieux rêve traditionnel de la police que le détecteur de mensonges est encore censé pouvoir réaliser : elle n’essaie plus de découvrir qui est qui ou qui pense quoi. Le détecteur de mensonges est peut-être l’exemple le plus pittoresque de la fascination que ce rêve exerce apparemment sur les esprits de tous les policiers ; car il est évident qu’un appareil de mesure complexe ne permet pas d’établir grand-chose, si ce n’est le sang-froid ou la nervosité de ses victimes. De fait, la débilité du raisonnement qui préside à l’utilisation de ce mécanisme ne peut s’expliquer que par le désir irrationnel qu’une forme de lecture de la pensée soit malgré tout possible. Ce vieux rêve suffisamment terrifiant, a, depuis des temps immémoriaux, invariablement engendré la torture et les plus abominables cruautés. » (p. 236).
Elle parlait de la question. Hannah Arendt faisait en 1973 une bonne prédiction vérifiée 40 plus tard.

Hannah Arendt avait lu Ernst Kohn-Bramstedt : Dictatorship and political police ; The technique of control by fear. Oxford University Press, 1945.

Pour mettre toutes ces techniques de surveillance, il faut une police bien équipée. Ce n’est pas donné à tout le monde : La lecture de la pensée est une science de haut vol.

Moi, je ne mens pas : Je suis passé au détecteur de mensonges H24 depuis 2009. Vous verrez plus loin le résultat de leurs « investigations » : Ca doit être éreintant comme travail. Même utilisé par des magistrats, le détecteur de mensonges est prohibé par la CEDH.

C’est anormal ce qu’ils ont fait, très irrégulier.

Josef Schovanec, l’autiste Asperger, écrit dans son ouvrage Je suis à l’Est que nous avons le droit d’avoir « une vie intérieure ». Il faut savoir penser contre soi-même dirait Finkielkraut.

Je ne dis pas que j’ai une vie intérieure toujours très glorieuse, mais il y a des pensées que je n’ai jamais révélées et que je ne révèlerai jamais. Je me surveille quand je m’exprime. J’ai aussi de très bonnes pensées, ce qu’avait remarqué un flic (Tu as de bonnes pensées !) ou des pensées très intimes.

Il a suffit d’ailleurs que je pense à un seul mot (« juif ») pour que je me fasse engueuler dans ma cuisine par une vieille flic qui m’a hurlé dessus : CONTINUE ! Entre les années 2014 et 2017. Je ne saurais pas exactement localiser la date.

Christine Angot a écrit dans Libération le 1er Septembre 2018 : « Si on considère que tout ce qui est pensé est vérité, on a raison, mais est-ce vérité permanente, non, bien sûr que non ! C’est quoi, la vérité permanente de nos pensées, est-ce qu’on en a seulement une, à part peut-être celle de rester en vie – qui ne sert à rien. Tout ce qu’on pense, tout ce qu’on ressent, c’est très important, c’est pour ça qu’on a l’impression qu’elle n’a pas le beau rôle, on voit tout ce qui lui passe par la tête. Est-ce qu’il faudrait ne pas l’écrire ? Pourquoi ? Ce n’est pas grave ! La vie même est comme ça. »

 

Rappelons-nous la devise : Honi soit qui mal y pense.

 

HoniSoitQuiMalYPense
Emblème de l’ordre de la Jarretière au château de Windsor

Honi soit qui mal y pense est une phrase anglo-normande. Elle est la devise de l’ordre de la Jarretière, le plus important ordre de la chevalerie britannique.
Le verbe honnir est un verbe de la langue française qui signifie « blâmer quelqu’un en lui faisant honte » en le vouant au mépris public. Dans un registre moderne, la phrase signifie donc « Honte à celui qui y voit du mal ».

Je crois même que c’est une devise utilisée par le Ministère de la Justice du Royaume-Uni.

 

Lecture pratiquée même au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! ». Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Quelques publications de juristes et de psychiatres sur le sujet :

Bonnes publications de Marc-Louis Bourgeois, Professeur de psychiatrie à Bordeaux :

  • Les quatre vérités : philosophique (aletheia), scientifique (apodicité), juridique (l’intime conviction), humaine (biosociopsychopathologie). Annales Médico-Psychologiques 170 (2012) p. 88–92.

4veritesBourgeois

  • Croire et douter. Juger à l’heure des neurosciences. Annales Médico-Psychologiques 173 (2015), p. 623–626.
    Cette dernière publication a été lue et j’en retirai les principales conclusions très bientôt …

JugesNeurosciencesBourgeois

On peut lire dans cet article l’annexe suivante :

Annexe

La preuve par le détecteur de mensonge

(Sciences et Avenir, no 815, janvier 2015, p. 74–76).

Il existe maintenant quelques techniques pour la détection du mensonge. Par exemple, le système AVATART (Automated Virtual Agent for Truth Assessment a Real-Time). L’exactitude serait de 94 %. Camera vidéo captant faciès, gestes et mouvements oculaires et dilatation des pupilles, intonations vocales. Il y a aussi des techniques évaluant les variations thermiques de la face (Neckted), etc. Il y a aussi une évaluation de l’activité cérébrale.

Paroles de juge, l’angoisse face à l’erreur judiciaire

(Marianne, 28 fév.–6 mars 2014, p. 56–61)

Chaque année, 23 % des affaires sont réexaminées. « L’intime conviction, ce n’est pas bof, je ne sais pas trop. . . » (Hervé Stefan, président de la cour d’assises de Paris « la Rolls des Magistrats »),

« Si vous avez le moindre doute il doit profiter à l’accusé » (un magistrat aux jurés). Trois semaines pour décider d’une vie « c’est toujours difficile, bien sûr qu’il m’arrive de douter, mais si vous ne pensez qu’à l’erreur judiciaire vous ne faites plus ce métier » …

Faire coïncider la vraie Vérité et la Vérité Judiciaire …

(Article 353 du Code Pénal). La solitude est inhérente à ce métier (ENM, groupe de paroles de magistrats).

L’utilisation de l’ADN a changé les choses avec quelques procédures de révision.

Le Cerveau et le Droit

Ce problème va devenir incontournable. Marie Lamarche, professeur en Droit privé et Sciences criminelles à l’université de Bordeaux, organise le vendredi 6 mars 2015 une réunion consacré e à l’« encadrement juridique et éthique des Neurosciences ». C’est donc le revers du problème : « les Neurosciences et le Droit » ! (Journal Sud Ouest, vendredi 6 mars 2015, p. 4). Les magistrats veulent-ils donc conserver leur magistère et récuser la ré alité des Neurosciences ? Illusion d’un homme universel et des « droits de l’homme » s’appliquant uniformément à tous ? Ce qui est dé jà totalement récusé par les demandes d’expertise avant jugement. . . La Science versus le Droit ? N’est-ce pas désormais aux Neurosciences d’encadrer la Justice ?

« Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique ou dans le cadre d’expertises judiciaires » (loi du 7 juillet 2011). Mais certains principes s’y opposent ; « les examens dans le but de rechercher la Vérité » (polygraphe, phénobarbital, hypnose) ont été interdits, assimilés à des actes de torture (MC Sordino, Montpellier, Science et Avenir, janvier 2015).

On lira avec intérêt et une certaine consternation le rapport sur

« l’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et thérapies du cerveau » (29 juin 2011 et 30 novembre 2011 au Sénat et à l’Assemblé e nationale rassemblant philosophes, chercheurs, une seule psychiatre clinicienne, Marie-Odile Krebs), alors que 28 milliards d’euros sont consacrés aux affections psychiatriques en France (p. 11). Un biologiste écrivain, membre de la commission, y signale qu’il est allé à Sainte-Anne pendant quelque temps pour « voir de vrais fous » !

On y parle « d’intrusion dans l’intimité », et de consentement éclairé

Et encore meilleur, cette publication de Peggy Larrieu de l’Université Bretagne Sud :
Bioéthique. Le droit à l’ère des neurosciencesNeuroscience and the law.

DroitEreNeurosciencesLarrieu

Extrait le plus intéressant :

LarrieuEpoustouflant

Le pdf est ici : Le droit à l’ère des neurosciences

Voici l’article :

Bioéthique

Le droit à l’ère des neurosciences

Neuroscience and the law

Peggy Larrieu

(Maître de conférences en droit privé à l’université de Bretagne Sud, membre associé du centre de droit économique d’Aix-Marseille III)

Université de Bretagne Sud, institut de recherche sur les entreprises et les administrations, 20 bis, rue de l’île-Brannec, 56610 Arradon, France


Résumé

Les neurosciences, définies comme l’étude de l’architecture et du fonctionnement du système nerveux, constituent une discipline scientifique en plein essor dont les applications potentielles en dehors des laboratoires sont multiples. Leur impact sur les différentes sciences humaines, qu’il s’agisse de la philosophie, de la psychologie, du marketing, des sciences de l’éducation, etc., s’accompagne aujourd’hui d’une intéressante apparition en droit. Les données des neurosciences suscitent un intérêt croissant en matière juridique, à travers l’utilisation des méthodes d’imagerie cérébrale ou la prescription de traitements neuro-pharmacologiques. Derrière les concepts de neuro-droit et de neuro-loi, néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives et de non moins intéressantes problématiques d’ordre éthique.

Mots clés : Neurosciences ; Expertise judiciaire (neurosciences) ; Dangerosité (neurosciences)

Abstract

Neuroscience, defined as the study of the structure and of the functioning of the nervous system, forms a scientific discipline in full expansion of which the potential applications outside research laboratories are numerous. Their impact on the different social sciences, that is philosophy, psychology, marketing, educational sciences etc. is today accompanied by an interesting appearance in law. The neuroscience’s datas arouse an increasing interest in the juridical (ou legal) sphere throughout the use of cerebral imaging methods or the prescription of neuropharmacological treatments. Behind the neuro-legal and the neuro-law, neologism allowing to translate the anglo saxon term “neurolaw” are emerging rich prospects and interesting issues linked to ethics.

Keywords: Neuroscience; Judicial expertise (neuroscience); Dangerousness (neuroscience)

Les neurosciences connaissent à l’heure actuelle un dévelop- pement spectaculaire, qui s’étend à l’ensemble des disciplines. Les recherches sur le cerveau imprègnent toutes les sciences humaines : la philosophie, la psychologie, le marketing, les sciences de l’éducation, etc. Le domaine juridique, lui-même, n’est nullement épargné par les avancées sur la physiologie du cerveau, les techniques d’imagerie cérébrale ou de biolo- gie moléculaire. Ainsi, depuis quelques années, les tribunaux de différents pays se sont appuyés sur des données neuros- cientifiques pour disculper ou pour confondre des prévenus de crimes graves. En France, où ce type de méthodes a long-temps été rejeté, la loi du 7 juillet 2011 est récemment venue autoriser l’emploi des techniques d’imagerie cérébrale dans le cadre d’expertises judiciaires. L’utilisation de ces techniques ainsi que la prescription de traitements neuro-pharmacologiques pour lutter contre la récidive intéressent bien évidemment la matière pénale. Mais au-delà du champ pénal, les neurosciences pourraient bouleverser notre conception de la personne dans toutes les branches du droit, en mettant en évidence les mécanismes neurophysiologiques par lesquels l’homme est un agent moral, plus ou moins rationnel, et qui sous-tendent l’intention, la volonté, la décision, le libre-arbitre, etc.

Aussi, les connaissances actuelles sur le cerveau humain ne risquent-elles pas de remettre en cause les modes de pensée juridiques et les concepts fondamentaux du droit ? D’après cer- taines expériences, nombre de nos actes, de nos décisions, de nos désirs et de nos perceptions sont déterminés par des proces- sus inconscients, sont préformés sur le plan neuronal. Dans ces conditions, quel rôle reste-t-il pour la conscience, la volonté, l’intention, le consentement libre et éclairé, l’engagement, la promesse, et les autres concepts fondamentaux de la théorie juridique ? Au-delà des répercussions qu’une telle interrogation peut avoir en philosophie, en psychologie, en psychanalyse, voire même en théologie, d’un strict point de vue juridique, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Peut-on refonder la notion de responsabilité sur le déterminisme ? Ou faut-il au contraire renoncer à la notion de responsabilité et rendre la justice sur la base d’autres considé- rations ? Comment pouvons-nous prendre des engagements si nous sommes déterminés ? Comment pouvons-nous respecter nos engagements si les neurosciences démontrent que nous ne sommes qu’une succession de personnes dont le cerveau est plastique ? Car, comme le souligne Francois Terré, « Si je tiens mes promesses, est-ce parce que je suis toujours le même ? Ou est-ce parce que je veux le rester ? ».

De manière plus prosaïque, les avancées des neurosciences et les applications qu’elles rendent possibles soulèvent des ques- tions éthiques fondamentales. Et ce, d’autant qu’avec l’accès à la « boîte noire du cerveau », le plus intime de l’homme, son for intérieur, sa pensée et son identité sont en jeu. Par exemple, s’agissant de l’imagerie cérébrale, les craintes portent sur les nouvelles générations de détecteurs de mensonge et leur éventuelle utilisation par des employeurs ou des assureurs. De même, les discussions relatives à la « neuro-amélioration », par l’emploi de substances « compliférantes » (qui rendent dociles) ou, de substances susceptibles de modifier notre mémoire ou notre humeur, ne peuvent laisser indifférents. Enfin, le développement du « neuro-marketing », qui vise à identifier les mécanismes cérébraux sous-jacents aux comportements des consommateurs, n’est pas dénué de tout risque. C’est la raison pour laquelle d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux compren- dre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique12. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

  1. Les perspectives d’application

De nos jours, les neurosciences envahissement progressive- ment les procédures judiciaires13, et plus particulièrement le procès pénal. Comme l’indique Christian Byk, « la pratique de la police scientifique, et notamment l’utilisation de l’ADN, a consisté jusqu’à présent à « faire parler » les indices de la scène du crime, tandis que les neurosciences ouvrent une autre voie : faire parler « objectivement » un individu sur sa participation à un crime ». De manière schématique, les principales appli- cations des neurosciences en matière pénale peuvent intéresser l’élément matériel et/ou l’élément intentionnel de l’infraction.

En premier lieu, concernant la preuve de la culpabilité, de nouvelles techniques liées au développement des neurosciences viennent aujourd’hui s’ajouter au classique test du polygraphe ou, détecteur de mensonge. Ces méthodes incluent l’imagerie thermale, l’empreinte du cerveau et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). On considère que mentir demande davantage d’efforts que dire la vérité et provoque l’activation de davantage de zones du cerveau, ce qui se manifeste à l’écran. Ces procédés sont déjà utilisés à l’étranger, notamment aux États-Unis, au Canada, en Belgique ou encore en Allemagne. En 2008, en Inde, une jeune femme a été condamnée à perpétuité par le Tribunal de Pune pour l’empoisonnement de son ex-fiancé sur la base d’un examen d’imagerie cérébrale. l’essor des sciences du cerveau s’accompagne de l’émergence d’une nouvelle discipline, la neuro-éthique, qui a pour objet qui a pour objet d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux comprendre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

À ce jour, en revanche, ce type de techniques n’a encore jamais été mis en œuvre en droit français. Néanmoins, depuis une ving- taine d’années, la procédure pénale a profondément été modifiée par la science et la technique : empreintes génétiques, écoutes téléphoniques, systèmes de vidéo-surveillance, etc. Et dans la mesure où notre droit repose sur un principe de liberté de la preuve, il n’est pas impossible que, dans un avenir plus ou moins proche, les données des neurosciences soient jugées recevables par les tribunaux français. D’ailleurs, le Centre d’analyse stratégique et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques s’intéressent actuellement à l’opportunité d’utiliser des données neuroscientifiques comme moyen de preuve. Cependant, outre le manque de fiabilité des ces techniques en l’état actuel des connaissances, les règles de la procédure pénale viennent encadrer et limiter le principe de liberté de preuve. D’une part, il est interdit aux experts de trancher une question relevant de la compétence exclusive du juge. C’est dire qu’un examen d’imagerie cérébrale ne pourrait, en aucun cas, tenir lieu d’unique preuve. D’autre part, la recherche de la vérité matérielle n’est pas la seule finalité du procès pénal. Différents objectifs peuvent venir limiter cette recherche. À titre d’exemple, on peut citer l’objectif d’équité et de loyauté, pouvant conduire au rejet de certains modes de preuve qui, quoique susceptibles d’établir la vérité sur certains faits, n’auraient pas respecté le principe du contradictoire et l’égalité des armes. On citera également le respect de droits fondamentaux tels que la dignité de la personne ou le respect de la vie privée, faisant obstacle à l’utilisation de techniques intrusives de preuve. Notre procédure pénale adopte donc une attitude de rejet face aux moyens d’investigations destinés à contraindre un individu à dire la vérité23. Mais, pourquoi ne pas envisager l’existence d’un droit à la preuve neuroscientifique pour celui qui en réclame l’application, étant rappelé que la liberté de se défendre selon les moyens de son choix fait partie des droits fondamentaux de la personne ?

En second lieu, les avancées des sciences du cerveau pourraient-elles contribuer à une meilleure évaluation de la crédibilité de témoins ou de victimes d’infractions ? .. Et, pourrons-nous aller jusqu’à prescrire la consommation de molécules neuro-pharmacologiques afin de raviver la mémoire de témoins ou de victimes ? Sur ce point, il convient de rappeler que la Cour de cassation rejette catégoriquement les techniques reposant sur la narco-analyse, par emploi du penthotal ou sérum de vérité24, ou par recours à l’hypnose. Toutes ces méthodes ne sont pas considérées comme suffisamment fiables, car elles sont susceptibles de générer des souvenirs erronés, illusoires, déformés, voire même suggérés par l’examinateur. Mutatis mutandis, il nous semble peu envisageable d’espérer que la neuro-pharmacologie pourrait garantir, par la levée d’une inhibition à la remémoration, la validité d’un témoignage.

En dernier lieu, l’expertise psychiatrique, effectuée aux fins de déterminer si un individu doit ou non être déclaré respon- sable de ses actes, peut faire place aux techniques d’imagerie cérébrale. Il semble, en effet, que l’altération de certaines zones particulières du cerveau puisse entraîner des comportements contrevenant aux règles morales et, par conséquent, juridiques. À partir d’un cas devenu célèbre, celui de Philéas Gage, ce contremaître qui avait reçu une barre à mine dans le cerveau, on en a déduit que le sens moral pouvait être localisé dans le lobe frontal du cerveau. Car, si cet homme avait survécu à l’accident, et conservé ses capacités intellectuelles intactes, il avait perdu tout sens moral. De fait, les tribunaux améri- cains admettent depuis longtemps la neuro-imagerie à différents stades du procès, mais la défense a obtenu ses meilleurs succès pour appuyer une demande d’atténuation de la responsabilité. En France, le juge pourra dorénavant utiliser l’imagerie céré- brale, à titre rétrospectif, pour vérifier l’existence d’une lésion ou d’une tumeur cérébrale. Ainsi, la loi du 7 juillet 2011 a inséré un nouvel article 16-14 dans le Code civil, aux termes duquel « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment ». À la lecture des travaux préparatoires, il apparaît que cette réforme vise à objectiver un préjudice au niveau du cerveau pour évaluer la res- ponsabilité d’un individu sur le fondement de l’article 122-1 du code pénal30. Une irresponsabilité pénale pourra plus facilement être retenue si l’on peut mettre en évidence, clichés à l’appui, une « maladie du cerveau » et non pas seulement une « maladie mentale ». Les neurosciences pourraient alors modifier les relations déjà fort tumultueuses du couple criminalité–maladie, et redéfinir autrement la ligne de démarcation entre le normal et le pathologique.

Ainsi donc, les neurosciences envahissement peu à peu les prétoires, ce qui s’inscrit dans le cadre d’une évolution de la procédure pénale, reposant sur le postulat selon lequel la science peut concourir à la recherche de la vérité judiciaire. Cependant, il convient de prendre garde aux risques de détournement idéologique et aux tentatives de réduction de l’humain au tout biologique. Cela nous amène à envisager les problèmes éthiques que peut soulever l’application des neurosciences en matière juridique.

  1. Les enjeux éthiques

 Les questions éthiques soulevées par les applications des neurosciences conduisent à évaluer les risques qu’elles sont sus- ceptibles de faire courir à la personne humaine, à sa liberté et à sa dignité. De manière générale, l’une des grandes craintes suscitées par les neurosciences porte sur le fait qu’elles traitent les états mentaux comme des objets naturels, c’est-à-dire réductibles à des rapports de causalité, objectif identifié sous le terme de « naturalisation » par les philosophes. Partant de là, le danger d’un glissement vers le déterminisme biologique est souvent pointé. Or, qui dit déterminisme biologique, dit absence de responsabilité. Car, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Certains auteurs se posent d’ailleurs aujourd’hui la question de savoir s’il ne fau- drait pas renoncer à la notion de responsabilité pour rendre la justice sur la base du conséquentialisme36. En réalité, il s’agit là d’un problème philosophique, qui ne doit pas avoir d’incidence en matière de responsabilité juridique. Au demeurant, les neu- roscientifiques considèrent, pour la plupart, qu’il n’existe pas de déterminisme total et que le cerveau, en vertu de sa plasticité, se fac¸onne au gré des expériences et du vécu de chacun. Aussi bien, comme souvent en matière scientifique, ce ne sont pas tant les découvertes qui sont problématiques, mais les applications que l’on peut en faire.

La plus polémique de ces applications est celle qui tente d’identifier des aires cérébrales impliquées dans l’apparition de comportements déviants. En filigrane, il s’agirait d’identifier les individus potentiellement dangereux pour la société. De fait, le concept de dangerosité, initialement développé par l’école positiviste italienne, retrouve aujourd’hui une place importante dans les textes. En matière pénale, le constat d’échec des systèmes juridiques dans l’éradication du crime a renforcé les tendances et la frénésie sécuritaires39. La propagation de la peur a facilité la transposition du principe MinorityReportde précaution en matière pénale, alors qu’il est issu de la matière civile. Evaluation et prévision de la dangerosité, utilisation d’algorithmes, etc., ces méthodes font déjà partie intégrale du paysage pénal anglo-saxon et de la lutte contre la criminalité, conformément aux anticipations futuristes de la nouvelle « Minority Report » écrite par Philip K. Dick dès 1956. En France, la détection des signes avant-coureurs de la délinquance chez les mineurs, l’instauration d’une peine de sûreté préventive pour garder en détention les criminels ayant purgé leur peine mais susceptibles de récidiver … Toutes ces évolutions de la société franc¸aise pourraient trouver un appui dans les neurosciences. Mais, elles sont inquiétantes, car elles font resurgir le spectre d’une société sécuritaire. La multiplication des dispositions à finalité préventive au nom de l’efficacité s’avère dangereuse pour les droits de la personne, sans compter qu’elle est difficilement compatible avec la présomption d’innocence. Au demeurant, selon les neuroscientifiques eux-mêmes, la prédiction ne peut être que probabiliste. Il existe des personnes victimes de lésions cérébrales qui, pourtant, ne présentent aucun signe de pathologie sociale quelconque43. D’ailleurs, peut-on se satisfaire d’une analyse biologique de l’individu indépendamment de son vécu, si tout est inné et acquis à la fois ?

Par ailleurs, l’engouement de notre société pour la transpa- rence peut s’avérer inquiétant. Le développement des sciences et des techniques a renforcé le sentiment que le voile qui recouvrait « la vérité des choses » pourrait enfin être complètement levé. Ainsi, certaines applications des neurosciences permettraient d’évaluer, non plus la dangerosité d’un individu, mais son absence de sincérité. Aux États-Unis, des sociétés proposent leurs services afin de détecter le mensonge, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, dans le cadre de litiges avec des assurances, d’entretiens d’embauche, de recherches de personnes disparues, et ce en toute légalité. Et l’avenir nous réserve des systèmes plus époustouflants encore. Nonobstant, à supposer qu’il existe une technique absolument infaillible per- mettant de détecter le mensonge, doit-on lui accorder une place centrale dans le système juridique français ? Il ne nous semble pas dès lors que la recherche de la vérité n’est pas la seule finalité du droit. Le droit peut choisir de privilégier d’autres valeurs que la vérité matérielle, notamment l’intégrité physique, la dignité de la personne, la paix sociale, le droit à l’oubli, le droit au pardon, le respect de la vie privée, etc. Précisément, le cerveau de l’individu recèle des informations personnelles ayant un lien plus ou moins fiable avec ses caractéristiques cognitives ou ses pathologies. La protection des données issues de la recherche en neuro-imagerie suscite des questionnements similaires aux données génétiques car, de la même fac¸on, une violation de leur confidentialité exposerait le sujet aux convoitises des assu- reurs ou des employeurs. À ce titre, ces informations doivent être traitées avec la même confidentialité que toute autre don- née médicale ou personnelle. Au demeurant « la vie sociale serait invivable si par un miracle de science fiction, les humains devenaient transparents les uns aux autres ».

Au final, la ligne de crête est étroite entre deux écueils aussi dangereux l’un que l’autre. Le premier consisterait à faire preuve de complaisance à l’égard des réquisitoires « à la mode » contre la science. De tout temps, des données scientifiques ont pu être admises après avoir été réfutées et, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut être plus demain. Les neurosciences pourront probablement, dans un avenir plus ou moins proche, recevoir d’autres applications dans le domaine juridique, sans que l’une ou l’autre de ces disciplines ne s’en trouve dénaturée. Le second écueil serait d’adhérer à l’illusion scientifique et au tout biologique. L’imprévisibilité des dangers qui nous entourent, le sentiment d’insécurité croissant, ne doivent pas conduire à une propagation de la peur et à l’illusion qu’il existe un moyen scientifique d’abolir le hasard et de prévenir les menaces : l’illusion de l’objectivité, de la certitude et du « tout-traçable ». Car, der- rière l’utilisation de ces techniques en matière juridique, peut se dissimuler le spectre d’une justice hygiéniste et prophylactique, d’une justice déshumanisée. Autrement dit, les neurosciences pourront être utiles à la justice si et seulement si elles permettent non pas de « construire des murs mais de lancer des ponts entre les individus ».

 

Il existe 2 revues anciennes de 2012 sur l’émergence du neurodroit commandé par le Premier Ministre d’alors …
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/content/le-cerveau-et-la-loi-ethique-et-pratique-du-neurodroit-note-danalyse-282-septembre-2012.html
Avec un ensemble de pdf :
CerveauLoiNeurodroit2012
LeCerveauEtLaLoiEthiquePratiqueNeurodroit2012
PerspectivesScientifiquesEtLegalesSurlUtilisationDesSciencesDuCerveauDansLeCadreDesProceduresJudiciaires2009

Et un colloque à venir en mars 2019 de la Cour de Cassation :
CourDeCassationColloqueNeuroscienceBioethiqueMars2019

Quelques vidéos sur l’un des neuroscientifiques les meilleurs en vulgarisation, Laurent Koessler, PhD de l’Université de Lorraine (Nancy).

 

 

 

Sur les pages suivantes, lecture de la pensée pour l’année 2015 (ils lisent dans mes pensées et répètent).

singeIls m’ont pris pour un cobaye … Ils vont avoir le prix Nobel de Médecine ou de Physique … Ils ont trouvé la pierre philosophale. Le problème, c’est que le procédé a été confié à des mahbouls, des nazis. C’est une très grande effraction. On va redemander aux policiers français de se faire soigner.

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.

Rapport annuel du CCNE (Conseil Consultatif National d’Ethique) sur l’usage des neurosciences … avec en particulier le détecteur de mensonge. La France, Prix Nobel de médecine pour la lecture de la pensée ?

La lecture de la pensée au coeur de la pratique étatique française …

penseurrodin

La lecture de la pensée a été mise en oeuvre en ce qui me concerne en 2009 ou 2010 et jusqu’à 2019, exactement au moment où De Villepin, qui n’était plus PM est venu me parler à Tunis (banlieue de El Ouardia 7, Cité Avicenne, le fameux médecin arabe féru de droit …).

De Villepin m’avait dit ceci :

DV6

J’avais demandé des explications à Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, sur une probable violation de la vie privée (article 9 du Code civil). Ce n’était pas à Monsieur de Villepin que je devais écrire puisqu’il n’exerçait pas alors la profession d’avocat et de plus, De Villepin en était lui-même arrivé à une violation de la vie privéeDe Villepin violait les mails. Il avait commenté un mail que j’avais écrit à mon meilleur ami dans lequel je disais : « Ce qui compte, ce sont les résultats ». Il m’a aussi parlé de Youssef Chahine, réalisateur que je ne connaissais pas à l’époque. Youssef Chahine a réalisé le film Adieu BonaparteNous disons : Adieu De Villepin !

Le même jour, un poulet m’a dit juste au dessus de ma tête : Arrêtez, vous allez le tuer … puis en s’adressant à moi : Tu les laisses te tuer ? Il y avait également Yves Lecoq qui jubilait au-desssus de ma tête : Tu es à l’agonie ! …

Il faudrait une Révolution pour couper la tête de De Villepin … Napoléon avait peut-être pensé qu’on avait coupé trop de tête … Il avait horreur de la terreur thermidorienne ! Napoléon disait que Rousseau n’aurait pas du exister. Rousseau disait qu’il fallait condamner à mort un homme qui en dénonce un autre …

NOTA BENE. Rappel sur le syndrome d' »Automatisme mental » ou pensée devancée, pensée devinée (écho de la pensée).

Il existe une pathologie mentale, appelée « automatisme mental », définie en 1920 par De Clérambault (début de siècle), qui a écrit un ouvrage du même nom, ouvrage que j’ai lu, pas très intéressant d’ailleurs, Henri Ey et Jacques Lacan. L’automatisme mental fait partie de la grande classe diagnostique des phénomènes hallucinatoires, psychose hallucinatoire chronique (PHC). Le patient entend en écho des commentaires de sa propre pensée. Il semble selon les psychiatres que le patient entendrait en fait sa propre voix, son language intérieur … qui pourrait d’ailleurs changer de timbre ! Cette pathologie peut poser problème en ce qu’elle pourrait dicter sa conduite aux patients, lui intimer des ordres d’actes auto ou hétéro-agressifs. Clérambault, psychiatre de la préfecture de Paris écrivait ses certificats de délinquants dangereux, certificats qui ont servi de modèle aux psychiatres du siècle suivant. C’est au Dépôt que j’ai été emprisonné en 2008 (la nuit la plus horrible de ma vie à ne pas trouver le sommeil sur un banc en bois) pour un courrier anodin dérangeant Marie Drucker, qui est une très belle personne, vu que j’avais déjà passé 3 mois en HP, puisqu’elle s’était crue autorisée à envoyer des flics pour me harceler, ce qui m’avait mis hors de moi ; Le dépôt où j’ai vu aux alentours de minuit un descendant lointain de De Clérambault. L’année passée, en 2007, Isabelle Carré jouait le rôle d’une érotomane dépitée (au 3ème stade de l’érotomanie), harceleuse, haineuse, violente, dangereuse … Mais je ne suis point érotomane, n’est-ce pas ? Marie Drucker, voulant rompre tout lien en 2008 par sa plainte à la BDRP, est revenue bien plus tard, en 2009 … pour m’emmerder à nouveau dans mon domicile. J’avais pourtant passé toute l’année 2008 dans un profond sommeil jour-nuit.

Voir la page Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Automatisme_mental

Il existe un fantastique survol historique très savant Par Rémi Tevissen de la vision des psychiatres français sur l’automatisme mental ici :
https://ephep.com/fr/content/conf-ecrite/remi-tevissen-la-notion-dautomatisme-mental-sa-pertinence-et-sa-valeur-0

Une émission de France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/quest-ce-que-lautomatisme-mental
qui parle de l’automatisme affectif (Une personne exprime sa colère, alors que ça ne lui ressemble pas …), mais aussi de l’avocat Sandon au 19ème siècle, quérulent protestant contre ses internements abusifs, demandant indemnisation …

Il existe un Youtube d’un psychiatre lillois (Ali Amad) du CHRU de Lille sur l’automatisme mental, analysant la théorie de De Clérambault au regard actuel des neurosciences :
https://www.youtube.com/watch?v=1GTLQY5w0ys

qui parle d’hyperactivation des zones auditives du cortex au cours des hallucinations auditives, correspondant à une hyperdopaminergie du cerveau, modifications anatomiques au niveau du lobe temporal, des ventricules, de l’épaisseur corticale, du corps calleux. La médication dopaminergique donne une amélioration de la symptomalogie positive. Neurologie ou psychiatrie ? Origine neurologique des psychoses. Dysconnectivité entre les divers aires cérébrales. De Clérambaut invoque des séquelles de lésions infectieuses, toxiques, traumatiques ou sclérosantes. Conception longitudinale de l’intéraction avec l’environnement (toxiques avec le Cannabis, trauma, les zones d’urbanisation, le fait de vivre dans une minorité ou dans une situation de migration).  Diminution de la substance blanche pour les hallucinations internes. Différences anatomiques entre hallucinations internes et hallucinations acoustico-verbales. Automatisme mental : Symptômes de premier rand de Schneider non présents chez tous les psychotiques. Hallucinations : 5 % de la vie entière. 80 % sont transitoires. Moins de 10 % sont associées à des troubles psychotiques. Au moment où le délire apparaît, la psychose est déjà ancienne. La schizophrénie est la conséquence tardive du neurodéveloppement débutant des années avant la maladie (Weinberger, 1987) = Arguments de Clérambault.  Anomalies associées à des  modifications du développement précoce.

Rapport du CCNE.

Cet article, que je publie sur ma parge perso, fait suite à mon courrier de 2018 à Monsieur Delfraissy, président du CCNE qu’on retrouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/1130

Le rapport annuel du CCNE paru en juin 2018 est visible ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

On peut noter les points remarquables suivants de ce rapport :

  • Le Cadre légal et réglementaire.

Les premières législations spécifiques aux neurosciences sont nées de la révision de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. L’article 45 de cette loi a en particulier conduit à la création de l’article 16-14 du Code civil qui spécifie que: « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment. »

  • Les Questions en débat.

Les autres domaines d’application des techniques d’exploration ou de modification du cerveau sont nombreux. Quelques exemples d’applications possibles :
Dans le domaine de la justice, certains s’interrogent sur l’utilisation des outils l’imagerie cérébrale pour évaluer le comportement d’un suspect ou encore pour modifier le cerveau des délinquants.

Dans tous les exemples exposés ci-dessous, la question de ce qu’il est possible et souhaitable de faire se doit donc d’être posée. Dans cette perspective, un certain nombre d’enjeux éthiques peuvent être soulevés :
L’identité même de la personne et sa personnalité pourraient être altérées s’il devenait possible de modifier le fonctionnement cérébral, c’est-à-dire d’agir sur les fonctions cognitives ou les émotions. L’autonomie de la personne serait alors menacée, soit parce que la personne se modifierait elle-même pour se conformer, par exemple, à un schéma social, soit parce qu’elle serait l’objet, bien que non consentante, d’une coercition de la part de tel ou tel corps social.
– La justice sociale risquerait d’être mise à mal si les techniques de modification cérébrale étaient uniquement réservées à quelques-uns, favorisant une classe privilégiée qui pourrait aisément dominer, voire exploiter, ceux qui n’auraient pas accès à ces techniques.
L’intimité de la personne et la confidentialité des données de sa vie privée, déjà fortement réduites par le développement des objets connectés, pourraient disparaître.

  • Ce que le CCNE a lu et entendu.

Neurosciences et justice.

Concernant l’usage des neurosciences en justice évoqué au cours d’un débat, la notion de consentement a été plusieurs fois soulignée, à la fois consentement des suspects dans l’hypothèse où certaines techniques (imagerie cérébrale…) permettraient de résoudre des affaires judiciaires, et consentement des délinquants, que ce soit pour des  expérimentations neurologiques ou pour neutraliser un supposé «foyer» cérébral de la délinquance, si tant est qu’il existe et qu’il soit découvert.

Neurosciences et données massives.

Les problèmes liés à la gestion et la protection des données issues des neurosciences ont été soulevés, notamment vis-à-vis du risque d’utilisation de la neuro-imagerie à des fins de contrôle social (détection des mensonges).

  • L’expression sur le site web des États généraux.

Les propositions entre guillemets et en italique sont les propositions soumises au débat par le CCNE et sur lesquelles les internautes étaient invités à s’exprimer.

CONSTATS ET ENJEUX

La plupart des nouveaux constats et enjeux déposés par les participants reprenaient des constats déjà formulés en amont de la consultation, ou des arguments exprimés à leurs sujets et qui sont repris ci-dessous. Nombre d’entre eux se révèlent encourageants vis-à-vis de l’usage thérapeutique des neurosciences, mais beaucoup expriment également leur inquiétude vis-à-vis des dérives dans les domaines non-médicaux, notamment militaires, même si leur apport, notamment pour comprendre les mécanismes d’apprentissage en éducation, a été abordé.

«Il n’est pas impossible que des programmes de recherche ayant pour objectif de décoder le cerveau ou de le manipuler voient le jour».

Pour une partie des participants, la manipulation du cerveau grâce aux neurosciences sera bientôt une réalité, voire l’est déjà, certains d’entre eux estimant que des programmes de recherche, parfois secrets, sont déjà lancés avec cet objectif. L’importance d’une vigilance éthique à ce sujet a été soulignée, notamment à l’égard du neuromarketing qui pourrait être développé ou du risque d’uniformisation des individus à des normes arbitraires. Toutefois, la possibilité d’un «décodage du cerveau» paraît à d’autres peu réaliste notamment du fait de la complexité des interconnexions neuronales. Les progrès des neurosciences sont, pour le moment, jugés décevants. Par ailleurs, quelques-uns ont souligné que le psychisme ne se réduisait pas au cerveau, et que la connaissance de l’un n’impliquait pas la maîtrise et la manipulation de l’autre.

«L’usage des neurosciences dans de nombreux autres domaines que la médecine est controversé».

Dans le domaine de la justice, les outils des neurosciences pourraient fournir des indices, mais pas une preuve absolue, et le risque d’aliénation des individus a été soulevé. Plusieurs nuances ont été apportées par ailleurs : les neurosciences ne doivent pas être considérées comme un «bouc-émissaire» de l’exploitation des individus, car ce sont moins les techniques issues des neurosciences que l’usage fait de ces techniques qui peut être condamnable. À cet égard, la question du contrôle de ces usages a été mise en avant.
«La complexité du cerveau est telle qu’il est peu probable que l’imagerie médicale à elle-seule permette de décrypter le fonctionnement du cerveau dans son ensemble».

  • VALEURS ET PRINCIPES.

«La protection des données privées obtenues par les techniques des neurosciences».

Des participants ont souligné que les données privées obtenues par les techniques de  neurosciences, étaie.nt des données de santé protégées par le secret médical, et qu’elles ne devaient donc pas sortir du cadre du parcours de soin. Si un usage en dehors de ce cadre devait être réalisé, il a été proposé de s’assurer à la fois de l’anonymisation de ces données et du consentement informé du patient. Des participants ont toutefois rappelé que ces données étaient une matière première pour les recherches médicales – l’expression «bien commun» a été notamment employée – et à cet égard, il a été proposé de laisser la possibilité aux individus qui le souhaiteraient, de faire diffuser leurs données «pour la science», l’important n’étant pas tant la possession des données, mais l’usage qui en serait fait.

(…)

Certains ont aussi appelé leurs concitoyens à accepter les fragilités et les limites de l’être humain qui ne devrait pas être jugé selon ses seules performances, ouvrant ainsi un  débat sur la conception même de l’homme.

  • Les auditions des associations et courants de pensée.

Le risque des dérives qui pourrait poindre de l’application des techniques issues des neurosciences dans des domaines non médicaux (militaires par exemple) a également été évoqué. Davantage d’encadrement pour leur usage a aussi été réclamé dans le domaine judiciaire, en suggérant qu’il ne puisse avoir lieu qu’après autorisation d’un juge d’instruction ou un collège de juges.

  • Les auditions des sociétés savantes et institutions.

L’importance du développement de la recherche fait l’unanimité, mais des opinions divergentes ont été entendues au sujet de son encadrement : la Société des neurosciences indique que la recherche est suffisamment encadrée et ne réclame pas d’évolution de la loi alors que l’ANM recommande « un encadrement particulièrement étroit de toute recherche invasive sur le cerveau humain ».

  • Les applications des neurosciences.

L’ANM recommande l’interdiction de l’utilisation «sociétale» des techniques invasives de modification du fonctionnement cérébral.

Dans le domaine judiciaire, la Société des neurosciences et l’ANM sont unanimes pour interdire l’utilisation de l’IRM fonctionnelle dans le cadre de l’expertise judiciaire tout en maintenant l’autorisation du recours à  l’IRM morphologique, ceci impliquant donc une modification de la loi de 2011.

  • La vigilance éthique et l’information.

C’est finalement plus à une vigilance éthique qu’ont appelée les deux auditions sur les neurosciences, vigilance éthique à la fois par les institutions (notamment par le CCNE), mais aussi par la société civile. La nécessité d’une information de l’ensemble de la Population sur l’état réel des recherches en neurosciences a été soulignée, notamment pour éviter espoirs inconsidérés et fantasmes.

Conclusion.

Il ressort de ce rapport que la pratique de la « lecture de la pensée » pratiquée par l’Etat français pose un grave problème éthique et juridique.

 

Libération a publié un article sur un livre publié au sujet de la Corée du Nord … inspirant.

CoreeNord

Auto-saisine en 2018 du Conseil Consultatif National d’Ethique.

Le CCNE a rendu son rapport en juin 2018, après la réception de mon courrier. Voir mon article à ce sujet ici :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

Auto-saisine du CCNE pour la production d’un avis consultatif concernant des procédés de lecture de la pensée sans aucun cadre bioéthique.

Président du Conseil Consultatif National d’Ethique. Jean-François DELFRAISSY.

          Monsieur le Président, je vous écris pour vous alerter sur un phénomène de lecture de la pensée utilisée par ce qui semble être des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. Je ne connais pas l’imagerie utilisée, même si, étant un ancien scientifique, cela m’a posé question durant ces 3 dernières années. Le phénomène a été utilisé un peu partout, à l’extérieur sur la voie publique et principalement dans mon domicile. Il a été utilisé pendant la période qui coure de 2009 à aujourd’hui en 2018. L’usage sauvage de ce type d’effraction contrevient à l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (actes de tortures, traitements inhumains et dégradants). Cet usage est interdit en France même dans les milieux judiciaires. Il a été mis au service d’un groupe d’individus, principalement des femmes qui en ont fait n’importe quoi, un usage abusif et honteux. Je vois dans ce procédé un petit totalitarisme : On se demande si ces flics sont néonazis … Je pense qu’il a assez duré et je souhaite que vous prononciez un avis afin qu’il soit strictement encadré. Je me suis tourné vers les juridictions judiciaires et administratives afin d’en faire réparer le préjudice.

            Mon parcours et tout ce qui environne ce procédé est décrit sur un ensemble de pages personnelles non googlisables pages crées depuis le 27 mars 2016 :
https://harcelementssursami.wordpress.com/
Je décris dans ce lien toutes les « occurrences » de commentaires de la pensée que j’ai pu déceler.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Delfraissy, mes salutations les meilleures.

Rapport annuel de juin 2018 du CCNE ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

Ma lecture de ce rapport se trouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/2269

 

 

penseurrodin
Le Penseur de Rodin (1902) est complètement nu … Ma pensée a été mise à nu ! (Il existe un Musée Rodin à Paris que j’ai visité en 2007 où l’on peut voir la sculpture du Penseur … et un film de Vincent Lindon dans le rôle de Rodin).

On trouve sur site http://www.musee-rodin.fr/ :

« Le Penseur était donc initialement à la fois un être au corps torturé, presque un damné, et un homme à l’esprit libre, décidé à transcender sa souffrance par la poésie. (…) Cette image d’un homme plongé dans ses réflexions, mais dont le corps puissant suggère une grande capacité d’action, est devenue l’une des sculptures les plus célèbres qui soient. »

Annexe. Lecture de la pensée pratiquée au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! » Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Annexe. Commentaires de la pensée au cours de l’année 2015 (au milieu de harcèlements plus courants).

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.