Le concept de Mythomanie (mensonge pathologique) au cours de l’Histoire … Des flics mythomanes.

Communication

L’évolution du concept de mythomanie dans l’histoire de la psychiatrie

The evolution of the concept of mythomania in the history of psychiatry

T. Haustgen a,*, M.-L. Bourgeois b
a CMP, 77, rue Victor-Hugo, 93100 Montreuil, France
b Institut Pitres et Régis, hôpital Charles-Perrens, IPSO, université Victor-Segalen Bordeaux-II, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux cedex, France
Disponible sur internet le 22 mai 2007

Résumé

Au XIXème siècle, les allégations mensongères et l’exubérance imaginative sont signalées dans plusieurs formes d’aliénation mentale : monomanie intellectuelle (Esquirol, 1819), folies héréditaires (Morel, 1860), mégalomanie (Dagonet, 1862 et 1876), délire de grandeur (Foville, 1871) — avec prévalence de thèmes de filiation — et surtout folie hystérique (J. Falret, 1866 ; Lasègue, 1881). Plusieurs mystificateurs célèbres dans l’histoire (fausses Jeanne-d’Arc, faux Louis XVII) auraient présenté ce type de troubles. Delbrück trace pour la première fois en Allemagne le tableau d’une forme d’aliénation reposant sur la déformation de la vérité qu’il nomme mensonge pathologique ou pseudologie fantastique (1891). Le Français E. Dupré (1862–1921) décrit en 1905 la mythomanie et ses trois formes : 1) vaniteuse (hâblerie fantastique, autoaccusation criminelle, simulation de maladies) ; 2) maligne (mystification, hétéro-accusation calomnieuse) ; 3) perverse (escrocs, séducteurs d’habitude, mythomanes errants). À partir de 1910, il en fait le fondement des délires dimagination, soit chroniques (autosuggestion, fabulation), soit aigus (souvent symptomatiques de troubles mentaux organiques). En 1919, à travers sa doctrine des déséquilibres constitutionnels héréditaires, il en fait le substratum de lhystérie. Cette conception est reprise par Delmas et Boll (1922), Heuyer (délire de rêverie, 1922), Vinchon (1926), Dide (1935), mais critiquée par l’école de Charcot (Janet), le courant phénoménologique (K. Schneider) et les adeptes de la notion de structure (Ey). Les paraphrénies confabulante et fantastique de Kraepelin (1913) sont rapprochées des délires d’imagination par les élèves de H. Claude (Nodet, 1937). Mais l’intuition devient un mécanisme délirant autonome (1931), tandis que Delay (1942), puis Guiraud (1956) différencient la fabulation de la mythomanie. Le terme disparaît des classifications à partir du DSM-III (1980), lentité de Dupré se trouvant éclatée entre les troubles délirants (à type de grandeur), les troubles factices, les personnalités antisociales, narcissique et borderline. La tendance actuelle est en revanche de différencier le mensonge pathologique des troubles délirants, du syndrome de Ganser et de la confabulation (presbyophrénie ou syndrome de Korsakoff). Ses liens avec la personnalité histrionique restent par ailleurs controversés.

© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Abstract

During the l9th century, morbid lying and imaginative exuberance are pointed out in several forms of the mental alienation: Intellectual monomania (Esquirol, 1819), hereditary madness (Morel, 1860), megalomania (Dagonet, 1862 and 1876), grandiose delusion (Foville, 1871) — with ideas of filiation — and over all hysterical madness (J. Falret, 1866; Lasègue, 1881). Several historical personages reincarnated (false Joan of Arc, false Louis XVII) have likely suffered from these disorders. For the first time in Germany, Delbrück isolates an autonomous form of pathological lying that he calls “pseudologia fantastica” (1891). The French alienist E. Dupré (1862-1921) describes in 1905 the mythomania and its three forms: 1) vain (fantastic boasting, criminal autoaccusation, malingering); 2) mischievous (hoax, slanderous accusation, anonymous letters); 3) perverse (swindlers, seducers, wandering mythomania). Dating from 1910, Dupré characterizes the delusions based on “imaginative” mechanisms, with grandiose ideas, either chronic (autosuggestion, confabulation), or acute (often symptomatic of delirium, dementia, amnestic or mood disorders). In 1919, he considers mythomania as the basis of hysteria, through its “constitutional” (or “temperamental”) theory of mental disorders. These conceptions are accepted by Delmas and Boll (1922), Heuyer (“délire de rêverie”, 1922), Vinchon (1926) and Dide (1935), but criticized by the pupils of Charcot (Janet), the phenomenologists (K. Schneider) and the “structuralist” school (Ey). Kraepelin’s confabulatory and fantastic paraphrenias are compared with Dupré’s imaginative delusions by the pupils of H. Claude (Nodet, 1937). But the intuition is separated from the imagination as an autonomous delusional mechanism (1931), whereas Delay (1942) and then Guiraud (1956) distinguish confabulation from mythomania. Since the DSM-III (1980), the word mythomania is no more retained into psychiatric classifications. The clinical entity of Dupré is divided in delusional disorders (grandiose type), facticious disorders, antisocial, narcissistic and borderline personality disorders. On the other hand, pathological lying is nowadays differentiated from malingering, delusions, Ganser’s syndrome and confabulation. Its boundaries with histrionic personality disorder are not clear. © 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés : Constitution ; Dupré ; Fabulation ; Hystérie ; Imagination ; Mégalomanie ; Mensonge ; Paraphrénie ; Pseudologie fantastique

Keywords: Confabulation; Constitution; Dupré; Hysteria; Imagination; Lying; Megalomania; Paraphrenia; Pseudologia fantastica

De tout temps, les moralistes et les philosophes se sont intéressés au mensonge. « Le revers de la vérité a cent mille figures et un champ indéfini », note Montaigne dans les Essais. Tandis que La Fontaine proclame, dans « Le Statuaire et la statue de Jupiter » : « L’homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges. » Il n’est guère surprenant que la médecine aliéniste ait mis longtemps à présenter une vue unitaire et synthétique d’un phénomène dont les écrivains avaient décelé le caractère multiforme et universel. Par ailleurs, depuis la critique des monomanies de J.-P. Falret, l’inclusion dans la pathologie d’une conduite sociale frappée dostracisme semblait un peu suspecte aux cliniciens. Ce n’est donc pas avant la fin du XIXème siècle que vont être isolées des formes de mensonge pathologique, d’abord par plusieurs auteurs allemands [9,34], ensuite par le Français E. Dupré, qui forge en 1905 le néologisme de mythomanie [13]. Ce terme, passé dans le langage courant sous forme d’épithète, est resté très populaire chez les psychiatres français, alors qu’il n’est pratiquement pas employé dans les travaux anglo-américains qui lui préfèrent « mensonge pathologique » ou le vocable germanique « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica ou fantastica) [12,28,31,32,51].

1. Les mythomanes avant la mythomanie.

Mais des cas de menteurs manifestement pathologiques se retrouvent bien sûr antérieurement dans les annales historiques, puis dans les écrits des premiers aliénistes. Avant Dupré, c’est à lintérieur de deux registres de la pathologie mentale quon recense les futurs mythomanes : d’une part, les monomanies intellectuelles et les délires ; d’autre part, l’hystérie. Il nous faut d’abord passer en revue quelques-uns des pittoresques mystificateurs des siècles passés, épinglés par les historiens.

1.1. Les mystificateurs

Les cas de falsification du réel qui ont longtemps symbolisé la folie aux yeux du grand public sont ceux de personnages historiques réincarnés, sans qu’on puisse toujours déterminer si les intéressés sont des escrocs, des individus suggestibles instrumentalisés ou de véritables délirants. Sainte-Beuve notait [25] : « On ferait une liste curieuse de pseudo-prétendants qui ont surpris un moment la crédulité publique et celle des nations. Depuis le faux Smerdis qu’Hérodote nous raconte, les faux Agrippa, les faux Drusus, les faux Néron rapportés par Tacite, bien des têtes ont travaillé sur ce thème émouvant d’un prince mystérieusement disparu. » Condition de son accession à un statut mythique, le personnage réincarné est en général mort jeune, soit violemment, soit dans des conditions mystérieuses. Au cours des siècles, l’on voit ainsi se succéder les fausses Jeanne d’Arc, dont la plus célèbre, la dame des Armoises, a fait l’objet d’une thèse de Strasbourg en 1951 [33], Perkin Warbek (prétendument l’un des enfants d’Édouard IV d’Angleterre, disparu en 1483 dans la Tour de Londres), Pougatchev (se disant Pierre III de Russie et dont la révolte manqua de faire basculer l’empire de la Grande Catherine), puis les faux Louis XVII : une trentaine de cas recensés, dont huit internés dans des maisons de santé au XIXème siècle [25]. Sérieux et Capgras considèrent le plus célèbre d’entre eux, Naundorff, comme un délirant interprétatif : « Loin d’être un imposteur, il fut, semble-t-il, un interprétateur de bonne foi quand il contait la substitution au Temple et son séjour en Vendée chez un individu qu’on n’a jamais retrouvé, dans un château qu’on n’a pu situer. C’est avec la même conviction qu’il publiait plus tard sa Doctrine céleste où il exposait ses élucubrations mystiques, affirmant que Jésus-Christ n’est pas un dieu, mais un ange » [50]. Plus proche de nous, la fausse grande-duchesse Anastasia de Russie (pour l’état civil, l’Américaine Anna Anderson, morte en 1984).

Plusieurs personnages historiques semblent avoir présenté des thèmes (délirants ?) de filiation. Le plus célèbre est sans doute Christophe Colomb en personne, dont P. Erlanger décrit inimitablement la genèse des idées de grandeur : « Imaginatif, il l’était essentiellement et aussi doué de cette ambition poétique courante chez les contemporains de la chevalerie, aux yeux desquels un arbre généalogique recelait cent mystérieuses vertus. Le fils d’un tisserand de 1453 n’aurait pas seulement trouvé la société entière dressée contre lui s’il avait prétendu faire carrière. Il n’aurait jamais eu le courage de se poser en rival de ses supérieurs, les descendants des soudards de Guillaume le Conquérant, des pouilleux soldats de Charlemagne. Ces gentilshommes aux beaux noms, ces puissances taboues disposaient d’une arme magique qu’un Colomb de Gênes avait un seul moyen de neutraliser : se proclamer un des leurs et le croire. Ceux qui aiment donner des noms savants aux petites faiblesses humaines l’ont traité de menteur pathologique. Si la maladie consiste à mentir de façon convaincante, c’est-à-dire après s’être persuadé soi-même, Colomb assurément en fut atteint […]. Sa version personnelle le présente comme issu du comte Colombo, seigneur de Cuccaro-en-Montferrat, descendant du général romain Colonius qui vainquit Mithridate, roi du Pont, l’amena prisonnier à Rome » [18]. Des histoires d’accouchement clandestin et d’enlèvement d’enfant enrichissent les thèmes délirants de filiation de la princesse Tarakanova, soi-disant fille naturelle de la tsarine Elisabeth (encore une Russe !), morte en prison en 1775, et de Maria-Stella Chiapini, se disant Marie-Étoile d’Orléans, fille de Philippe-Égalité, à laquelle aurait été substitué le futur roi Louis-Philippe et qui mourut à Paris en 1843. Toujours au siècle des Lumières, d’illustres mystificateurs font, à travers des récits luxuriants, la jonction entre alchimistes et astrologues de la Renaissance, médiums, spirites et voyantes du XIXème siècle : le faux comte de Cagliostro (mort dans les geôles de l’Inquisition) et le faux comte de Saint-Germain. Si ces personnages firent en leur temps de nombreuses dupes, il est curieux de constater que des pseudo-historiens les ont relayés jusqu’à nos jours dans le cas des fausses Jeanne d’Arc, brodant à partir du XIXème siècle des thèmes de filiation (Jeanne, fille naturelle d’Isabeau de Bavière) sur la mystification initiale du XVe siècle. Régine Pernoud n’a pas manqué de fustiger « ces écrivains qui, en marge de l’Histoire, fabriquent des fables dont la plupart fourniraient d’admirables objets d’études aux psychanalystes, voire aux psychiatres, car chez quelques-uns, l’emportement avec lequel ils exposent leur thèse touche à la frénésie » [45].

1.2. Monomanies, folies héréditaires et délires de grandeur.

Dès 1800, la première édition du Traité médico-philosophique de Pinel relate les disputes de « trois aliénés qui se croyaient autant de souverains et qui prenaient chacun le titre de Louis XVI ». L’auteur raconte comment Mme Pussin, « en paraissant se prêter à leurs idées imaginaires », réussit à les calmer tour à tour ([46] p. 92–95). Le cas d’un des faux dauphins (Louis XVII), Jean-François Dufresne, 36 ans, neveu d’un conseiller d’État, soigné en 1818 par Esquirol, est l’une des illustrations cliniques du premier mémoire sur la monomanie, publié en 1819, repris en 1838. D’abord hypocondriaque, puis lypémaniaque, il « devient monomaniaque aussitôt après la lecture d’un journal. Cette lecture suffit pour produire une conviction indestructible […]. Il n’a point été possible de persuader à ce malade qu’il est le jouet de son imagination égarée » ([19] p. 11–19). Dans ses leçons cliniques, J.-P. Falret estime que « la production spontanée, c’est-à-dire sans cause appréciable, des idées dans la folie [est] un mode de génération des délires exceptionnel » ([21] p. 190). De nombreux cas de manifestations délirantes jaillissant brutalement de l’imagination, à thèmes de grandeur et de filiation, jalonnent toutefois les ouvrages de médecine mentale de la seconde moitié du XIXème siècle. Morel décrit en 1860, dans la 2ème classe de ses folies héréditaires, « des rêveurs, des utopistes, des esprits faux qui, dans les conceptions, fruits de leur intelligence et de leur imagination, apportent la même excentricité, le même dévergondage, que dans leurs actes ». Aimé P. « se fait passer pour un descendant des ducs de Lorraine […]. Ces sortes d’aliénés finissent par s’identifier dans les rôles qu’ils se donnent et par regarder comme véritables et réelles les conceptions les plus extravagantes de l’esprit de mensonge qui les caractérise » ([41] p. 546–548). L’une des orgueilleuses de la folie lucide de Trélat (l861), Mme S., femme d’un peintre en bâtiment, est persuadée d’être « Henriette Constantine Hortense Venda Wasilewska, veuve du comte d’Osmont, de Varsovie » ([53] p. 186–191).

En 1871, Foville explicite les mécanismes psychologiques qui conduisent au développement d’idées de grandeur et de filiation dans certaines formes d’aliénation chronique : « Frappés du peu de rapport qui existe entre leur position bourgeoise et la puissance dont leurs ennemis doivent disposer pour les atteindre en dépit de tout, quelques-uns de ces malades finissent par se demander si réellement ils sont aussi peu importants qu’ils le paraissent. Une nouvelle personnalité s’ouvre à leur esprit tourmenté […]. Si l’on a un si grand intérêt à les perdre […] c’est qu’ils appartiennent à un rang élevé, c’est que les gens qu’ils avaient considérés comme leurs parents ne sont pas leurs parents véritables, c’est qu’eux, ils appartiennent en réalité à une famille de premier ordre, à une souche royale le plus souvent. » Foville évoque également « les faiseurs de projets absurdes, dont les élucubrations vont s’enfouir dans les catacombes du ministère, les inventeurs du mouvement perpétuel, de la quadrature du cercle, les individus qui ont toujours un système prêt, ceux qui s’imaginent qu’avant eux la science n’était qu’un amas d’erreurs, les grands hommes incompris, les orateurs déclassés », mais pour les écarter du délire de grandeur [24].

Dans l’édition de 1876 de son traité, H. Dagonet développe sa conception de la mégalomanie (terme qu’il a forgé dès 1862) : « Il serait difficile d’énumérer toutes les idées chimériques que l’imagination des individus, atteints de monomanie ambitieuse, vient à leur créer, et qu’ils prennent pour autant de réalités. Les uns se croient prophètes, dieux ; les autres sont riches, puissants, ce sont des généraux, des ministres, de grands seigneurs, des princes, des rois ; ils commandent à l’univers entier, ils donnent avec dignité et protection des ordres à ceux qui les entourent, quelques-uns se croient des savants distingués, des poètes, des orateurs, etc. D’autres sont des réformateurs en politique, en finances, en religion » ([6] p. 268). En 1882, Magnan fera du délire de grandeur la troisième période de son délire chronique à évolution systématique [39].

1.3. Les hystériques avant Charcot.

On peut considérer la description par Jules Falret (fils) de la folie hystérique en 1866 (reprise dans son traité de 1890) comme la première expression des traits de caractère permanents de l’entité. Ce tableau, qui n’a rien à voir avec les futures psychoses hystériques, s’inscrit dans le cadre du démembrement de la folie raisonnante ou folie morale (monomanie affective dEsquirol), à laquelle la Société médico-psychologique consacre alors plusieurs séances. Le mensonge y occupe une place de premier ordre, ce qui va communiquer à l’hystérie des aliénistes un cachet particulièrement sombre [22] : « Un fait principal, essentiellement caractéristique chez les hystériques, c’est lesprit de duplicité et de mensonge. Ces malades sont de véritables comédiennes ; elles n’ont pas de plus grand plaisir que de tromper et dinduire en erreur. Les hystériques, qui exagèrent jusqu’à leurs mouvements convulsifs (lesquels sont souvent en partie simulés), travestissent et exagèrent également tous les mouvements de leur âme, toutes leurs idées et tous leurs actes. Elles affichent à chaque instant des sentiments quelles nont pas, elles jouent la douleur comme la gaieté, lamour comme la haine. Elles affectent la sympathie la plus vive pour les personnes quelles détestent cordialement ; elles aiment à méditer des projets de vengeance, à combiner des tours infâmes, des machinations infernales, des calomnies destinées à ruiner la réputation des personnes auxquelles elles prodiguent les témoignages de laffection la plus vive et la plus hypocrite ; elles inventent mille ruses, mille histoires mensongères. Elles composent de véritables romans. En un mot, la vie des hystériques nest quun perpétuel mensonge » ([22] p. 502).

Dans les années 1880, les prédécesseurs de Dupré à l’Infirmerie spéciale de la préfecture de police renchérissent. Lasègue présente le 28 mars 1881 à la Société médico-psychologique sa communication sur « les hystériques, leur perversité, leurs mensonges ». Il y décrit les « créations imaginaires » des hystériques. Leurs deux caractéristiques seraient « l’histoire arrangée et récitée par cœur, son acceptation par l’entourage. C’est ce dernier caractère qui différencie ce genre de perturbation morale de la folie proprement dite. Celle-ci ne se gagne pas, tandis que ces romans dhystériques imposent par leur vraisemblance. […] Les mensonges, les inventions des hystériques ne sont que le résultat dun mode de combinaison entre un fait faux, dune part, et, dautre part, une sorte de sagacité qui donne à ce fait inventé un certain caractère de vraisemblance » [36].

En 1883, Legrand du Saulle publie son étude, Les Hystériques. État physique et état mental. Actes insolites, délictueux et criminels. Le troisième des quatre degrés de lhystérie comporte, à côté des attaques de sommeil et des dédoublements de la personnalité, les mensonges, les tromperies et les dénonciations calomnieuses [37]. Pour les élèves de Charcot, ces troubles du caractère résulteraient de l’association de l’hystérie neurologique avec un terrain dégénératif [16]. Toutefois, Magnan ne fait pas en 1882 de la tendance au mensonge l’un des « syndromes épisodiques » de la dégénérescence mentale [39].

C’est l’Allemand Delbrück (de Stuttgart) qui isole, semble-t-il pour la première fois, en 1891 un trouble mental basé sur les conduites mensongères, à partir de cinq cas d’aventuriers de la haute escroquerie financière, en Autriche et en Allemagne. Il intitule sa communication (qui sera traduite en anglais en 1969), « Le mensonge pathologique ». C’est lui qui propose le terme de « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica) [9]. Peu après (1898), Koppen met l’accent sur l’assimilation, dans le mensonge pathologique, entre mensonge et réalité aux yeux du malade, ce qui apparente ce dernier à un véritable délirant [34].

2. L’oeuvre d’Ernest Dupré (1905–1919)

Le Docteur Ernest Dupré (1862–1921), médecin des hôpitaux de Paris depuis 1899, professeur agrégé à la Faculté, donne une série de leçons cliniques sur la mythomanie en 1905, aussitôt publiées dans le Bulletin médical. Il fait, avec son interne Benjamin-Joseph Logre (1883–1963), une première communication sur les délires dimagination au congrès des aliénistes de langue française d’août 1910, tenu à Bruxelles et à Liège. Il devient en 1913 (et non en 1905, comme on l’écrit généralement) médecin-chef de lInfirmerie spéciale (où il succède à Legras) et en 1916 professeur titulaire des maladies mentales et de l’encéphale (à la disparition de G. Ballet). Mais c’est seulement en novembre 1919 qu’il expose, dans sa leçon inaugurale, la doctrine des constitutions (ou déséquilibres constitutionnels du système nerveux).

2.1. Mythomanie

Dupré définit la mythomanie comme une « tendance pathologique plus ou moins volontaire et consciente au mensonge et à la création de fables imaginaires » [13]. Il parle déjà de « tendance constitutionnelle » en 1905 : « Si lon devient menteur, on naît mythomane. » Il exclut de l’entité le mensonge et la simulation épisodiques, l’activité mythique normale de l’enfant et les formes d’aliénation comportant des altérations habituelles de la vérité (il sera plus nuancé dans la suite de son travail sur leur éventuelle appartenance à la mythomanie) : confusion mentale, onirisme, délires systématisés, maladie maniaco-dépressive, états démentiels. Le contexte sociologique de l’époque explique sans doute l’étymologie du vocable de Dupré : débuts de l’anthropologie, de l’ethnographie et de l’étude des mythes ancestraux, assimilation du malade mental à l’enfant et au primitif [38].

La véritable mythomanie se caractérise par son manque de finalité, son caractère immotivé, sa durée et son intensité. Chez l’adulte comme chez l’enfant mythomanes, Dupré retrouve le même terrain (dégénérescence, déséquilibration), le même fond mental (infantilisme psychique), les mêmes associations morbides et les mêmes degrés :

  • altération de la vérité (par exagération, atténuation ou déformation de faits réels), involontaire, inconsciente, désintéressée (rôle de la suggestibilité) ;
  • mensonge caractérisé, tous les intermédiaires étant possibles entre le mensonge-moyen, utilitaire, et le mensonge-tendance, habituel, inutile, presque toujours encadré d’une fable ;
  • simulation, forme de fabulation en acte faisant jouer les tendances à l’imitation (adultes surtout) ;
  • fabulation fantastique, aboutissant au roman mythopathique imaginaire.

Dupré distingue trois formes cliniques principales de mythomanie, parfois associées et comprenant elles-mêmes de nombreuses variétés :

  • débiles : soit hâblerie fantastique, récits fabuleux d’aventures romanesques, vantardises, fanfaronnades (Tartarin de Tarascon), fugues des mythomanes infantiles migrateurs (petits Robinsons) ; soit autoaccusation criminelle, forme dépressive du « besoin pathologique de gloriole », qui emprunte aux événements de l’actualité (rôle de l’appoint éthylique) ; soit simulations d’attentats, faux accidents (nous sommes à l’époque des attentats anarchistes) ; soit simulations de maladies, de lésions et de troubles organiques (automutilations, ulcérations, ecchymoses, algies, paralysies), faux hypocondriaques (que Dieulafoy décrira en 1908 sous le nom de pathomimies), laparotomisés par persuasion (futur syndrome de Münchhausen).
  • la mythomanie maligne, qui s’associe aux diverses manifestations de linstinct de destruction : forme malicieuse des mystificateurs d’habitude ou professionnels (fabulations orales ou écrites, inspirées de l’actualité, supercheries variées, dont sont les cibles des victimes suggestibles, spiritisme, occultisme, dépôt de fausses bombes) ; ou hétéro-accusation calomnieuse avec dénonciation de crimes imaginaires (hétéro-accusation génitale, violences simulées, plaintes des faux enfants martyrs), lettres anonymes, faux témoignages.
  • la mythomanie perverse, qui vise à la satisfaction d’intentions cupides, sexuelles ou passionnelles : fraudes et escroqueries, abus de confiance, faux héritages (cas de Delbrück, affaire Thérèse Humbert, contagion mentale et complicité inconsciente de l’entourage) ; mythomanes sexuels (polygames, séducteurs professionnels) ; mythomanes errants, « véritables fables en marche racontant leurs odyssées […] qui ont autant de tendance à mentir qu’à voyager » (« Tout aventurier est né d’un mythomane », écrira A. Malraux dans La Voie royale).

Pour Dupré, il existe de nombreuses analogies entre la mythomanie et lhystérie : simulation provoquée ou spontanée d’un fait inexistant, autosuggestion. Le critère différentiel couramment avancé (caractère conscient et volontaire de la mythomanie) paraît bien contestable car contingent, difficile à mettre en évidence et à mesurer, aboutissant au même résultat clinique. En suivant la voie tracée par Babinski (qui avait retranché les manifestations pithiatiques de l’hystérie en 1901), il convient donc de poursuivre le démembrement de la « grande névrose », d’en détacher cette « véritable diathèse de mensonge et de fabulation » que constitue la mythomanie.

2.2. Délires d’imagination

2.2.1. Une faculté mentale au statut incertain

Aristote définissait limagination comme la faculté de faire ressurgir une image mentale en labsence de son objet initial. Elle dépendait de la mémoire. Pour Galien, l’âme raisonnable se subdivisait en imagination, raison proprement dite et mémoire. Jusqu’au XVIIIème siècle, l’imagination va désigner de manière générale la pensée et les représentations sensibles, tandis que fantaisie dénommait ce que nous appelons aujourd’hui imagination. C’est dans la première de ces acceptions que Pinel parle le plus souvent de l’imagination. Baillarger voyait encore en 1845, dans « lexercice involontaire de la mémoire et de limagination », le point de départ des hallucinations, mais aussi des troubles de lhumeur, de la stupidité et du délire aigu ([3] p. 499). C’est Kant qui, dans la Critique de la raison pure, introduit le concept moderne d’imagination productrice (dite plus tard créatrice ou constructive), liée pour lui à l’intuition, tandis qu’il abandonne la vieille imagination reproductrice d’Aristote aux « psychologues » : « En tant que l’imagination est spontanéité, je l’appelle aussi quelquefois imagination productrice et je la distingue par-là de l’imagination reproductrice, dont la synthèse est uniquement soumise à des lois empiriques, à celles de l’association et qui n’appartient pas à la philosophie transcendantale, mais à la psychologie. »

En 1900, T. Ribot publie une étude sur limagination créatrice [47]. Pour Chaslin (1912), cette dernière peut connaître diverses perturbations en pathologie mentale : augmentée dans lexcitation maniaque et la paralysie générale, diminuée dans la neurasthénie, les folies discordantes et les démences, affaiblie dans l’idiotie ou pervertie dans les idées de grandeur, les pseudo-souvenirs, la vantardise pathologique, comme chez les inventeurs méconnus : « Les perversions de l’imagination peuvent être indépendantes d’idées vraiment délirantes. Elles sont parfois si développées et si extravagantes qu’on les appelle “délire d’imagination”. Elles touchent de près aux mensonges et d’autre part aux faux souvenirs des gens qui ont perdu la mémoire et qui inventent inconsciemment des récits fantastiques » ([5] p. 107). C’est à propos de ces cas que Neisser avait décrit en 1905 un délire de confabulation, reprenant un terme utilisé par Kahlbaum dans son tableau de la presbyophrénie (1863). De même, Sérieux et Capgras faisaient en 1909 du délire de fabulation une variété de leur délire dinterprétation systématisé ([50] p. 161–168).

2.2.2. Psychoses imaginatives

Mais c’est seulement en 1910–1911 [14] que Dupré élève limagination au rang de mécanisme délirant, sur le modèle de l’interprétation et de l’hallucination (il a publié en 1907, quatre ans avant G. Ballet, une Revue polyclinique des psychoses hallucinatoires chroniques) : « L’imaginatif, également insoucieux des constatations sensorielles et des démonstrations logiques, exprime des idées, expose des histoires, émet des affirmations à la réalité desquelles, en dehors de toute expérience et de tout raisonnement, il attache immédiatement croyance. Le malade, réalisant d’emblée ses associations didées, transporte dans le monde extérieur ses créations subjectives, en leur conférant tous les caractères de lobjectivité. Il procède par intuition, par autosuggestion, par invention. Le point de départ de son erreur n’est pas la notion d’un fait extérieur, exact ou inexact, source d’un raisonnement incorrect ou résultat d’une perception fausse, mais une fiction d’origine endogène, une création subjective. Linterprétant procédait en savant ; limaginatif procède en poète » ([15] p. 96-97).

Le terrain est celui de la mythomanie constitutionnelle, dont le délire d’imagination n’est que l’« exagération morbide ». Pour Dupré, il existe une « identité foncière » entre le mensonge intentionnel et la mythomanie délirante, « totalement impossibles à distinguer dans la pratique » (ibid., p. 126). Le trouble s’alimente de fabulations rétrospectives et d’hallucinations de la mémoire. Le roman mythopathique se met en place « extemporanément, sur-le-champ, souvent par une réponse imprévue ». L’abondance même du délire nuit à sa systématisation. On note une « association fréquente et étroite, dans la réalité, des éléments de mensonge et de délire, en apparence inconciliables et même contradictoires » (ibid., p. 127). À l’inverse des délires d’interprétation, les délires imaginatifs sont le plus souvent variables, polymorphes, d’évolution irrégulière. Ils s’organisent en dehors de toute logique, selon les lois de continuité et de succession d’un récit (ibid. p. 154). Les thèmes, initialement de grandeur, d’invention et de filiation, peuvent évoluer vers la persécution et la revendication (ibid. p. 129). On relève des conséquences médicolégales spécifiques : faux témoignages, revendications d’ordre filial ou familial, escroqueries, vagabondage (comme dans les formes maligne et perverse de la mythomanie). À côté des délires chroniques d’imagination, Dupré et Logre décrivent des psychoses imaginatives aiguës (ibid., p. 167– 168), de début brutal, se déclenchant sur un fond de faiblesse de l’intelligence, d’aptitude mythopathique constitutionnelle et d’éréthisme psychique. Leur thématique est absurde, mais ne s’appuie sur aucune activité hallucinatoire. Elles évoluent en général favorablement. Contrairement au délire chronique d’imagination, elles sont le plus souvent symptomatiques de confusion mentale (autoaccusation de l’alcoolisme subaigu, fabulation du syndrome de Korsakoff), d’état démentiel (presbyophrénie), de paralysie générale ou de troubles de lhumeur (formes imaginatives de lexcitation maniaque ou hypomaniaque, romans d’autoaccusation, de ruine et d’hypocondrie des mélancoliques). Mais il existe des formes de délires imaginatifs aigus essentiels : délire dimagination en bouffée (forme clinique des bouffées délirantes de Magnan pauvres en interprétations et souvent exemptes d’hallucinations) ; délire imaginatif à éclipse, évoluant en crises paroxystiques séparées par des intervalles lucides. Enfin, des idées délirantes de mécanisme imaginatif peuvent s’observer transitoirement au cours de nombreuses pathologies mentales, aiguës ou chroniques (ibid., p. 137–149) : états obsédants (faux souvenirs, rêves hypnagogiques), perversions sexuelles, érotomanie (représentation de scènes érotiques, invention d’épisodes romanesques), accès maniaques (puérilisme, glossolalie) et dépressifs (faute imaginaire), excitation ébrieuse (paradis artificiels), confusion mentale légère (à distinguer de l’onirisme, de mécanisme hallucinatoire), syndrome de Korsakoff (rêverie fabulante), démence sénile (fabulation paramnésique), paralysie générale, délires chroniques d’interprétation et de revendication (inventeurs, thèmes de filiation). Mais cest surtout avec lhystérie que le délire dimagination entretient détroites relations : rôle commun de l’imitation ou de l’autosuggestion dans le déclenchement des manifestations, parenté de la suggestibilité et de l’imagination créatrice [47], terrain mythomaniaque (qui, combiné avec la psychoplasticité, conduit à faire de la mythoplastie la caractéristique essentielle de lhystérie).

2.3. La constitution mythopathique, substratum de l’hystérie ?

Pour Dupré, en 1919, « les maladies mentales sont des maladies de la personnalité. Or, la personnalité, normale ou pathologique, représente la somme et la synthèse de toutes les activités, organiques et fonctionnelles, dont la synergie continue assure, dans l’espace et dans le temps, la vie de l’individu » ([15] p. 486). Les manifestations du psychisme sont d’origine organique, sensitivomotrice et héréditaire. « Ces affections constitutionnelles semblent liées à des anomalies congénitales ou précocement acquises des régions du cortex où s’élabore l’activité psychique : anomalies de structure, de rapports ou de nutrition, encore inaccessibles d’ailleurs à nos techniques d’exploration microscopique ou chimique » (p. 487).

Il existe cinq formes de déséquilibres constitutionnels, qui représentent chacune l’altération d’une fonction de la vie relationnelle : débilité motrice (motilité) ; constitution émotive (émotivité) ; perversions instinctives (instincts de propriété, de génération et de sociabilité) ; constitution paranoïaque (jugement) ; constitution mythopathique (imagination) — le suffixe – pathos venant écarter toute analogie avec les monomanies. Les traits de la constitution mythopathique ont déjà été décrits dans les travaux sur les psychoses imaginatives : tendances romanesques, suggestibilité, goût pour certaines lectures (feuilletons, mélodrames, romans policiers), aptitude au mensonge, à la fabulation et à la simulation, propension à l’instabilité et au vagabondage (ibid., p. 183). Il existe une mythomanie passive, de répétition, faite de crédulité, de suggestibilité, de faiblesse du jugement, et une mythomanie active, démission, avec exubérance de limagination créatrice, tendance à la simulation et à la fabrication de situations fictives. Les combinaisons entre cette constitution et les autres s’expriment dans les différentes formes de mythomanie, décrites en 1905 : vaniteuse (association avec la débilité), maligne (avec la paranoïa), perverse (avec les perversions instinctives). Quant aux délires chroniques d’imagination, ils peuvent survenir aussi bien sur la constitution paranoïaque que mythopathique (ibid., p. 498–500).

Alors qu’il concluait seulement en 1905 à la séparation entre mythomanie et hystérie, Dupré fait en 1919 complètement dépendre cette dernière de la constitution mythopathique : « L’hystérie et les états pithiatiques représentent pour moi une espèce particulière du genre mythomanie […]. Tous les degrés s’observent entre la mythomanie sincère [sic] et l’hystérie, d’une part, la simulation intentionnelle, d’autre part ». Il avait déjà noté en 1911 : « Les autres mythomanes mentent surtout avec leur esprit. L’hystérique ment surtout avec son corps » (ibid., p. 146). Son élève Logre écrira en 1921 : « L’hystérique est un mythomane qui fabule avec son corps » [49].

3. La mythomanie de Pierre Janet à Henri Ey

3.1. Mythomanie et hystérie : une relation mouvementée

Contre J. Falret, Lasègue et Dupré, c’est à une sorte de réhabilitation de la personnalité hystérique que se livre P. Janet en 1909 : « Nos pauvres malades n’ont vraiment pas été favorisées ; jadis on les brûlait comme sorcières, puis on les accusa de toutes les débauches possibles ; enfin, quand les mœurs furent adoucies, on se borna à dire qu’elles étaient versatiles à lexcès, remarquables par leur esprit de duplicité, de mensonge, de simulation perpétuelle » ([30], p. 296). Cependant, la mythomanie ne peut caractériser les hystériques : « Le mensonge est pour moi un des accidents mentaux de la névrose, un des délires que l’hystérique peut avoir d’une manière très grave ou d’une manière atténuée, comme elle peut avoir des somnambulismes ou des fugues. Mais les hystériques nont pas nécessairement toutes limpulsion au mensonge. » (ibid. p. 297) Pour Janet, les deux principaux stigmates hystériques sont la suggestivité et la distractivité.

Au chapitre « Mensonge pathologique » de son manuel de 1912, P. Chaslin reprend, à l’inverse de Janet, la position classique des aliénistes : « Beaucoup dhystériques accusent leur médecin de les avoir violées ou outragées. On dit maintenant que l’hystérie n’est pour rien dans ces mensonges pathologiques. C’est possible, mais, dans la pratique, on peut bien dire que le mensonge poussé à ce degré vraiment pathologique se rencontre chez des débiles, imbéciles, détraqués, pervertis d’ordre divers et hystériques, enfants et adultes […]. Ce mensonge pathologique ne se borne pas au langage parlé ou écrit, il s’étend aussi aux actes. Il y a alors simulation, souvent de choses extraordinaires ou pathologiques, uniquement pour le plaisir, semble-t-il. Tout le monde connaît des exemples de ces faits qui touchent de près à l’hystérie ; il est, d’après Babinski, fort difficile de les distinguer de celle-ci » ([5] p. 110–111).

En 1922, l’ouvrage classique de Delmas et Boll isole cinq « constitutions psychopathiques », dont la constitution mythomaniaque, corrélées à des dispositions fondamentales d’ordre affectif et actif : avidité, bonté, activité, émotivité, sociabilité [10]. C’est cette dernière fonction qui serait altérée dans la mythomanie. On passerait par transitions insensibles d’une disposition (hypertrophiée ou atrophiée) à une constitution, puis à une psychopathie ou à une psychose. L’hystérie serait donc une maladie de la sociabilité, fonction qui vise à « intéresser les autres à soi et à conquérir leur bienveillance, par opposition à la bonté, dont le but est de sintéresser aux autres ». Diderot notait déjà : « On ne ment plus guère quand on sest départi de la prétention doccuper les autres de soi » [1].

Parmi les dix types de « Personnalités psychopathiques » qu’il isole en 1923, K. Schneider ne décrit pas de mythomanes, mais une classe de « psychopathes qui ont besoin de se faire valoir » [48]. En 1926, W. et M.T. Healy (de Boston) fournissent une définition devenue classique de la pseudologie fantastique : « Falsification entièrement disproportionnée à un but discernable, possiblement extensive et très compliquée, se manifestant durant des années ou même toute la vie, en l’absence d’un trouble mental avéré, d’une faiblesse d’esprit ou d’une épilepsie » [28].

Au même moment, J. Vinchon trace en France, dans son étude sur les déséquilibrés préfacée par Laignel-Lavastine, un portrait des plus noirs de l’hystérique : « C’est l’hystérie qui pousse aux escroqueries, aux usurpations de fonctions et de titres les êtres trop faibles pour résister à leurs rêves. L’hystérique joue comme eux la comédie, mais il la joue surtout avec son corps […]. Les délits des hystériques sont assez comparables à ceux des autres imaginatifs : ils ont peut-être plus d’habileté encore dans le mensonge, qui leur permet de jouer au naturel les rôles qu’ils choisissent » [55]. En 1929, Trubert, élève de Delmas, soutient encore une thèse intitulée « Lhystérie et la mythomanie », dans laquelle il incrimine lexaltation imaginative, les perturbations du jugement et de la mémoire dans la genèse de laffection [54].

En 1935, Dide consacre toujours un chapitre de son ouvrage sur l’hystérie à « Fabulation, mythophilie, imagination ». En se référant au « rôle social de la fabulation » développé par Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion (1932), il constate : « Chez l’hystérique, l’arriération fabulatrice se révèle par un faible jaillissement des sources généreuses ; fonction instinctive sans maturation, ni sûreté, elle s’exagère quantitativement, bien que privée de ses qualités foncières ; de la sorte, elle cache la faible intuition de soi-même. Elle exprime un reliquat infantile et ancestral inférieur, désadapté aux conditions actuelles » ([11] p. 191–192). Prenant le contre-pied de l’approche de Dupré, J. Delay est le premier auteur français à différencier nettement fabulation (délire de mémoire) et mythomanie (passion du mensonge) (1942) : « Le menteur sait qu’il ment, il sait donc qu’il y a une vérité. Le fabulateur ne dit pas la vérité, mais il ne ment pas, parce qu’il ne sait pas qu’il ment. Le menteur dit le faux pour le vrai, le fabulateur est en dehors du vrai et du faux, par-delà l’erreur et la vérité. Le menteur dupe, le fabulateur est dupé. Aussi bien ne prend-il aucune précaution pour ne pas être découvert. La fabulation n’est pas un récit, c’est un délire » ([8] p. 108).

Si dans les années 1950 et 1960, Heuyer [29] et Michaux [40] reprennent les descriptions de la constitution mythomaniaque tracée par leur prédécesseur à l’Infirmerie Spéciale, la plupart des traités et des manuels n’établissent plus de corrélations entre hystérie, fabulation et mythomanie. Baruk rencontre surtout la mythomanie chez les hypomanes : « Derrière cette libération de limagination incontrôlée, il existe souvent une modification plus profonde du psychisme et de lactivité nerveuse, modification qui relève de lexaltation particulière de lhypomanie et de la baisse du frein et de la critique que cette exaltation représente » ([4] p. 100). Guiraud note en 1956 [27] : « Croire avec Dupré et son école que la mythomanie est une constitution qui sert de base à l’hystérie, aux délires d’imagination et même à la presbyophrénie et au syndrome de Korsakoff, me paraît une exagération. » (p. 158) Grand pourfendeur de la doctrine des constitutions dès les années 1930, Ey [20] ne mentionne la mythomanie qu’à propos des formes pseudo-névrotiques du comportement psychopathique (p. 376). Il ne lui consacre aucune de ses Études psychiatriques.

3.2. Mythomanie et délires : l’invention des paraphrénies

Dans la huitième édition de son traité (1913), E. Kraepelin introduit une classe de psychoses endogènes (congénitales) intermédiaire entre la paranoïa et la démence précoce, celle des paraphrénies [35]. Parmi ses quatre formes, il décrit :

  • la paraphrénie confabulante (rare selon lui), qui se caractérise par la survenue didées de persécution et de grandeur, sur la base de faux souvenirs, à thèmes de richesse et de filiation royale, s’alimentant d’histoires extravagantes (substitution d’enfants) et d’aventures extraordinaires, sans hallucinations, ni sentiment d’influence ;
  • la paraphrénie fantastique, « production luxuriante d’idées délirantes absolument extravagantes, incohérentes, changeantes », s’accompagnant d’hallucinations auditives et de sentiment d’influence (qui apparentent cette forme à l’ancienne démence paranoïde), avec perturbations de l’humeur, néologismes, jeux de mots absurdes, à la thématique de grandeur, de filiation et de persécution variant très rapidement, aboutissant plus ou moins vite à un état daffaiblissement (Verblödung) du jugement (confusion du discours, perturbations du comportement), épargnant paradoxalement la volonté et l’activité mentale.

Bien qu’il s’agisse ici de pathologies accidentelles et non constitutionnelles (comme la paranoïa), l’école de H. Claude va en France, dans les années 1930, tenter de rapprocher les paraphrénies des délires d’imagination. C.-H. Nodet introduit le concept de « structure paraphrénique », se caractérisant « par l’importance du facteur imaginatif et hallucinatoire [et] la superposition constante d’une pseudoréalité éperdue » [43]. Henri Ey, quant à lui, isole le groupe des délires chroniques fantastiques, avec pensée paralogique, primauté de la fabulation sur les hallucinations, intégrité paradoxale de l’unité de la synthèse psychique [20].

En 1922, Heuyer et Borel [29] décrivent le délire de rêverie, comme forme clinique du délire d’imagination. Survenant à titre de compensation d’un sentiment d’infériorité physique, familiale ou sociale chez des sujets schizoïdes, il comporte des thèmes de grandeur, de puissance, de richesse, de filiation et des thèmes érotomaniaques (amours flatteuses imaginaires). À la fin de sa vie, Heuyer l’assimilera à l’autisme infantile de Kanner, décrit une vingtaine d’années plus tard ([29] p. 151). Le délire de rêverie semble toutefois plus proche du « bovarysme », individualisé par J. de Gaultier à la fin du XIXème siècle, en référence à Flaubert : possibilité de se concevoir autre qu’on est et l’ambiance autre qu’elle n’est, indifférence à la réalité, buts inaccessibles voués à l’échec.

En 1931, Targowla et Dublineau isolent un nouveau mécanisme délirant, que Dupré avait confondu avec l’imagination : l’intuition, définie comme un « jugement qui surgit soudainement et spontanément à la conscience, en dehors de la volonté, d’une manière incoercible, sans intermédiaire psychosensoriel ou intellectuel […]. Il s’impose par une évidence immédiate, indépendante de toute preuve ». Son caractère distinctif est « l’origine personnelle, reconnue par le sujet, du phénomène ». L’intuition spécifie une variété de « rêverie délirante schizophrénique », accompagnée du développement de tendances autistiques [52].

3.3. Statut de la mythomanie dans la psychanalyse

La psychanalyse fait du fantasme le fondement du psychisme inconscient, en le référant à 1’activité imaginative. Le terme fantasme renvoie aussi à la rêverie diurne. Mais, comme le déplore Ellenberger », la « fonction mythopoïétique de linconscient » (dont la mythomanie hystérique ne serait que lun des aspects) a suscité peu d’intérêt chez les pionniers de la psychiatrie dynamique [17,38]. Le mensonge n’est pas un objet d’étude spécifique pour la psychanalyse. Il n’entre pas dans la catégorie des mécanismes de défense. Freud prend toutefois acte, dans LAvenir dune illusion, du caractère universel de l’activité mensongère : « Il est d’innombrables civilisés qui reculeraient à l’idée du meurtre ou de l’inceste, mais qui n’hésitent pas à nuire à leur prochain par le mensonge et la tromperie, s’ils peuvent le faire impunément. » Et Lacan note dans ses Écrits : « La parole proprement humaine ne commence qu’avec la possibilité du mensonge. »

 4. La mythomanie dans la psychiatrie contemporaine

4.1. Classifications

Tandis que se développaient les recherches sur le mensonge en psychologie sociale, la mythomanie a déserté les classifications officielles des troubles mentaux dans les années 1980. La classification de lInserm de 1968 intègre encore la mythomanie maligne parmi les « perversions autres que sexuelles » (11.3). Mais le vocable ne figure plus, ni dans les DSM-III et IV [2], ni dans la CIM-10 [44]. La mythomanie ne fait partie ni des troubles dissociatifs, ni des troubles du contrôle des impulsions, ni des troubles des conduites de l’enfant ou de l’adolescent, ni des troubles de la personnalité de l’axe II. Le terme mensonge n’apparaît lui-même que dans l’un des sept critères de la personnalité antisociale du DSM : « Tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l’utilisation de pseudonymes ou des escroqueries. » On ne le retrouve dans aucun des critères de la personnalité histrionique. Des éléments proches de la mythomanie délirante ou névrotique (au sens large) figurent toutefois, sous d’autres dénominations, dans plusieurs classes diagnostiques du DSM :

  • le trouble délirant, type mégalomaniaque : « Idées délirantes dont le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou dune relation exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre », ce qui nous ramène, avant Dupré, aux descriptions de Foville et Dagonet ;
  • le trouble factice : « Production ou feinte intentionnelle de signes ou de symptômes physiques ou psychologiques, [sans] motifs extérieurs à ce comportement », ce qui renvoie aux faux hypocondriaques de Dupré et aux pathomimies de Dieulafoy (la pseudologie fantastique est mentionnée parmi les éléments permettant de faire le diagnostic différentiel avec un authentique trouble mental ou organique) ;
  • la personnalité narcissique : « Est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou damour idéal », caractéristiques proches de celles du délire de rêverie et du bovarysme ;
  • la personnalité borderline : « Mode de relations interpersonnelles instables []. Alternance entre des positions extrêmes []. Instabilité de limage ou de la notion de soi. »

4.2. Manuels

Le traité de Guelfi et Boyer [26], de même que la huitième édition du Synopsis de Psychiatrie de Kaplan et Sadock [31] décrivent toujours la mythomanie (ou pseudologia phantastica) dans leur partie sémiologique, au chapitre des troubles du contenu de la pensée, mais sans la rattacher à une pathologie mentale spécifique. Elle peut se rencontrer « chez des personnalités hystériques qui ont besoin de se faire valoir, chez les déséquilibrés, où elle est souvent plus consciente et utilitaire (escroquerie, usurpation de titre) ou chez des pervers qui agissent leur mythomanie avec malignité (lettres anonymes, dénonciations) » ([26] p. 41). Les ouvrages de synthèse récents sur les personnalités pathologiques [7,23] n’accordent pas davantage d’autonomie au caractère mythomaniaque. Pour Q. Debray et D. Nollet en 1995 [7], « le terme de deceiving personality revient souvent dans les écrits anglo-saxons. Ce faux ami signifie personnalité trompeuse. La tendance à enjoliver la réalité, l’aptitude au mensonge compulsif par nécessité, plaisir ou habitude, constituent en effet un trait des personnalités histrioniques, mais n’ont pas été prises en compte dans les classifications internationales, car trop peu spécifiques ».

4.3. Vers un regain d’intérêt ?

En 2005, une revue américaine approfondie de la littérature a toutefois fait le point sur le mensonge pathologique au début du troisième millénaire [12]. Les principales caractéristiques du trouble seraient la croyance du menteur à ses allégations (d’où parfois la difficulté du diagnostic différentiel avec un trouble délirant), un jugement clair sur tous les autres sujets, l’absence de planification et une certaine dimension impulsive, la possibilité dune reconnaissance partielle du caractère mensonger des propos, enfin l’absence de motivation extérieure (comme un gain financier), faisant de la conduite mensongère une fin en soi. Le mensonge pathologique doit être distingué de la confabulation, s’inscrivant dans le cadre d’un trouble mental organique (comme l’avait déjà relevé J. Delay), du syndrome de Ganser et du trouble délirant. Mais il peut se rencontrer dans le trouble factice et dans de nombreux troubles de la personnalité : borderline [51], antisociale, narcissique et histrionique (ce qui paraît de nouveau légitimer les relations entre mythomanie et hystérie). Enfin, 40 % des cas de pseudologie fantastique présenteraient des anomalies du système nerveux central [32]. Il n’en reste pas moins que la question de savoir si le mensonge pathologique est une entité diagnostique autonome, un syndrome ou seulement un symptôme, ne peut être tranchée : « On ne sait pas si le mensonge pathologique existe dans toutes les cultures, s’il y a différents sous-types du phénomène et si les menteurs pathologiques présentent suffisamment de symptômes prédominants, consistants et stables ou un ensemble de symptômes permettant la claire délimitation d’une entité clinique » [12]. En 2006, un numéro entier de 1Évolution Psychiatrique a été consacré aux mensonges — avec un point d’interrogation. À côté de contributions évoquant de possibles aspects contemporains de la mythomanie (fausses allégations d’abus sexuels, demandeurs d’asile), est retracée la naissance du concept de mythomanie infantile, replacée dans le contexte idéologique de son époque [38]. Quarante-cinq ans après l’étude de référence de Neyraut [1,42], publiée par la même revue, on peut donc croire à un regain dintérêt pour la question du mensonge pathologique. Mais intérêt ne veut pas dire réintégration dans la nosologie. Étendue progressivement à un vaste groupe de troubles, allant des pathologies de la personnalité aux psychoses délirantes, en passant par l’hystérie, pilier de la doctrine des constitutions qui est venue relayer le concept de dégénérescence au début du XXème siècle, la mythomanie a été en quelque sorte victime de son succès. Elle n’a pas résisté aux critiques de la psychologie dynamique (P. Janet dès 1909), de la psychiatrie phénoménologique (K. Schneider), de la notion de structure (Ey) et de l’épistémologie (rapports du normal et du pathologique selon Canguilhem). Trop vague, trop extensif, trop peu spécifique, le concept médical péjoratif de mythomanie sest dilué, vers le milieu du XXème siècle, dans lanalyse psychologique valorisante par le roman réaliste du mensonge, considéré comme antidote à un monde désabusé :

  • « Le mensonge est essentiel à l’humanité. Il y joue peut-être un aussi grand rôle que la recherche du plaisir et d’ailleurs est commandé par cette recherche » (M. Proust, Albertine disparue).
  • « La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir » (L.-F. Céline, Voyage au bout de la nuit).
  • « La vérité, comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule qui met chaque objet en valeur » (A. Camus, La Chute).

Références

[1] Adès J. In: La mythomanie. Psynergie. Ciba éd; 1987. p. 2–4.

[2] American Psychiatric Association. DSM-IV ; Washington. 1994.

Discussion

Dr E. Hache. – Louis-Ferdinand Céline, déjà cité, a écrit : « Le mensonge, un rêve pris sur le fait » ; c’est un homme qui s’y connaissait en matière de mensonges et de turpitudes… de collusion avec l’envahisseur nazi (il a suivi le maréchal Pétain dans son bref exil à Sigmaringen) après avoir dénoncé des juifs sous l’occupation et s’être livré à de violents pamphlets contre eux pendant cette période. Cette remarque, « Le mensonge, un rêve pris sur le fait », me semble nodale : donnant une exonération au mensonge, le banalisant, le disculpant, lui donnant un statut psychopathologique (comme celui du rêve) et abolissant lintention de tromper, abolissant la volonté même du menteur. En résumé, Louis-Ferdinand Céline, dans cette « description » du mensonge, souligne, pointe, le sens de ce signifiant pour lui, à savoir un signifiant à la croisée des chemins de l’hystérie et de la perversité.

Dr P. Nicolas-Charles. – M. Haustgen a fait allusion à un faux Louis XVII. En fait, il y en a eu beaucoup et il y a eu beaucoup de Jeanne d’Arc… Y a-t-il eu des études sur cette adoption de fausses identités, mais identités de victimes fabuleusement glorieuses ou objets célèbres de pitié ?

Pr M. Bénézech. – Pour compléter cette communication, je voudrais simplement signaler que le mensonge pathologique et la mythomanie « perverse » au sens de Dupré, en matière d’usurpation d’identité, de fonction ou d’identification à un personnage important, sont à différencier de l’escroquerie volontaire et utilitaire, de la confabulation et de certains délires appartenant préférentiellement au cadre de la paranoïa (érotomanie, filiation).

Dr J.-P. Luauté. – Par rapport au déclin de la mythomanie et à la quasi-disparition des mythomanies avantageuses type faux dauphin, on observe actuellement le contraire, c’est-à-dire le phénomène des fausses victimes, à la faveur du mouvement de compassion envers les victimes.

Réponse du Rapporteur. – Au Dr Hache : je vous remercie d’avoir rappelé cette célèbre formule de Céline, qui complète et confirme ma propre citation. Cela étant, l’auteur du Voyage au bout de la nuit n’est pas le seul écrivain du 20ème siècle à avoir tenté de « démystifier » les conduites mensongères, ainsi que l’attestent les citations de Proust, Camus et Malraux que j’ai données.

Au Dr Nicolas-Charles : Sur les faux Louis XVII, létude de M. Garçon, quoique déjà ancienne, reste la mieux documentée. Sur les fausses Jeanne dArc, on peut consulter le pamphlet de R. Pernoud (cité dans la bibliographie) qui concerne aussi bien les mystificatrices du 15ème siècle que les écrivains du XXème  siècle ayant « brodé » sur le thème. Je n’ai pas connaissance d’études d’ensemble sur l’adoption de fausses identités dans l’histoire.

Au Dr J.-P. Luauté : les fausses victimes sont déjà décrites par Dupré en 1905, au sein de la mythomanie maligne (hétéro-accusation calomnieuse).

Psychotrauma.

J’examine ici 3 publications sur le psychotrauma.

Un des meilleures notions pour traiter du trauma causée par les harcèlements policiers est la névrose d’angoisse, définie par Freud et si bien décrite par Henri Ey (Voir à la fin de cet article).

PierreJanet
Pierre Janet, psychologue français …

Les travaux les plus intéressants sont ceux du psychologue français Pierre Janet (1859 – 1947, Paris) sur la dissociation péri-traumatique et post-traumatique …

C’est l’anti-dépresseur qui s’impose dans ces situations … et voir un psychothérapeute spécialiste en psychotrauma, victimologie …

 

 

 

 

 

Quand traiter le psychotraumatisme ?

Guillaume Vaiva, François Ducrocq.

  1. Pôle de Psychiatrie & Pôle des urgences, CHU de Lille, Hôpital Michel Fontan, F-59037 Lille, France

Philippe Lestavel.

  1. Service des Urgences, Centre hospitalier d’Hénin Beaumont, F-62251 Hénin Beaumont, France.

Presse Med. 2008; 37: 894–901. 2008 Elsevier Masson SAS.

Traiter quand le psychotraumatisme s’est installé durablement.

Quand le psychotraumatisme se trouve constitué (chronique après 3 mois disent les Anglo-Saxons), les symptômes deviennent plus difficiles à traiter. Là encore, intervenir pendant la première année post-trauma apporte de bien meilleurs résultats qu’intervenir sur des symptomatologies plus anciennes. D’autre part, plus le psychotrauma est ancien, plus il est comorbide avec d’autres troubles psychopathologiques ou psychosomatiques :

  • dépression de l’humeur,
  • conduites addictives (en particulier alcooliques),
  • phobies multiples,
  • atteintes dermatologiques, intestinales ou endocriniennes.

Le traitement de première intention est alors psychothérapique (en ce qui concerne le trauma lui-même), associé à une prise en charge pharmacologique pour les troubles comorbides.

(…)

Dans ce travail, 2 techniques se distinguaient ; les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) centrées sur le trauma et l’EMDR (Eyes Movement Desensitisation and Reprocessing) se montraient supérieures aux techniques de stress management, aux techniques d’hypnose ou aux thérapies cognitivo-comportementales de groupe (elles aussi intéressantes).

Stratégie médicamenteuse : pourquoi et comment ?

Les buts de la chimiothérapie de l’ESPT sont multiples :

  • réduction des symptômes clefs (symptômes intrusifs, évitement, hyperréactivité neurovégétative),
  • amélioration du contrôle de l’impulsivité et des manifestations dissociatives,
  • réduction de la comorbidité,
  • amélioration de la qualité de vie par réduction du handicap.

Après une multitude d’études contrôlées et d’essais ouverts depuis près de 20 ans, un consensus se dégage. À côté des antidépresseurs tricycliques, des IMAO (inhibiteur de la monoamine-oxydase), des antagonistes 5-HT2 et des anticonvulsivants, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) s’imposent comme des traitements de choix à utiliser en première intention dans le trouble constitué.

Ses représentations pourront également l’amener à se demander si ses plaintes sont fondées, au point d’encombrer la démarche psychothérapique et la nécessaire dimension ab-réactive du récit du trauma, mais à l’opposé nous rencontrons également des patients dans une position d’attente magique de « gommage » d’une trace traumatique honteuse et encombrante.

Conclusion

Dans l’évolution des tableaux psychotraumatiques, les sujets vont vivre des éléments de retentissement fonctionnels, sociaux, professionnels ou affectifs souvent majeurs (perte d’emploi, séparations, incommunicabilité de l’expérience vécue, etc.). Les comorbidités sont la règle : tableaux psychosomatiques, conduites addictives et surtout tableaux de dépression post-traumatique. Le pronostic de cet ensemble d’aspects est grevé par les conduites suicidaires : 15 fois plus de tentatives de suicide que la population générale, 7 fois plus de décès par suicide dans les 3 ans qui suivent.

Le psychotrauma. II. La réaction immédiate et la période post-immédiate.

The psychotrauma, the immediate reaction and the postimmediate period.

  1. Chidiac,

a Service du Professeur F. Rouillon, clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME), université Paris-V, Cochin – Port Royal – Sainte-Anne, 100, rue de la Santé, 75674 Paris cedex 14, France

  1. Crocq

b Cellule d’urgence médicopsychologique, samu de Paris, hôpital Necker, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France

Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, Volume 168, Issue 8, October 2010, Pages 639-644

1. LES SYNDROMES PSYCHOTRAUMATIQUES IMMÉDIATS

Lorsqu’un individu est exposé à une agression ou une menace soudaine, il présente immédiatement, de façon quasi réflexe, une réaction d’alarme pour faire face à cette agression. Cette réaction est désignée aujourd’hui, en emprunt au vocabulaire anglo-saxon, par le vocable réaction de stress. La Classification Internationale des Maladies Mentales, dans sa 10ème révision dite CIM-10, la dénomme « réaction aiguë à un facteur de stress » (répertoriée F43.0). La nosographie américaine du DSM n’a rien prévu pour la désigner, ce qui est une lacune notable.

Cette réaction qui suit immédiatement l’agression ne dure en principe que quelques heures (d’une à six heures mais, dans certains cas de figure, une journée). Elle est le plus souvent normale, adaptative ; mais elle peut s’avérer parfois pathologique et inadaptative. Adaptative, elle est le fait du stress normal. Inadaptative, elle est le fait du stress dépassé, ou traumatique.

Un même événement, « potentiellement traumatogène », peut donner lieu à un stress adapté pour un sujet, mais à un stress dépassé pour un autre, en fonction des différences de personnalité, de disponibilité des défenses psychiques, de résonance personnelle et du soutien apporté par l’entourage.

 

1.1. La réaction immédiate adaptative

 

La réaction immédiate adaptative, dénommée « stress adapté », double l’alarme et la mobilisation biophysiologiques du stress d’une alerte et d’une mobilisation psychologiques. Sur le plan biophysiologique, les effecteurs sont mobilisés : accélération des rythmes cardiaque et respiratoire, élévation du taux de sucre sanguin, fuite de la masse sanguine de la périphérie vers les organes. Sur le plan psychologique, l’alerte et la mobilisation se manifestent dans les quatre sphères – cognitive, affective, volitionnelle et comportementale –, ayant pour effets notables d’élever le niveau de vigilance, de focaliser l’attention, d’activer les capacités d’évaluation, de mémorisation et de raisonnement, de faciliter le contrôle émotionnel et d’inciter à l’action, le tout aboutissant à l’élaboration d’une décision et à l’adoption d’attitudes et de gestes adaptés (attitude d’alerte et de préparation à la défense, gestes de défense et de combat, ou gestes de retrait ou de fuite raisonnée).

Mais c’est une réaction d’exception, grevée de symptômes gênants et coûteuse en énergie. Les symptômes gênants sont principalement neurovégétatifs, attenant à l’activation du système nerveux sympathique et à la décharge d’adrénaline : accélération des rythmes cardiaque et respiratoire, élévation de la tension artérielle, frissons, pâleur et parfois sensation de faiblesse (lipothymie) ; sensations pénibles de « boule dans la gorge », de striction thoracique et spasmes viscéraux divers (« noeud sur l’estomac », douleurs abdominales et envie impérieuse d’uriner). La réaction immédiate de stress est coûteuse en énergie ; en énergie physique, car elle épuise les réserves de glucides de l’organisme, et en énergie psychique, car elle épuise les capacités cognitives, affectives (maîtrise émotionnelle) et de contrôle moteur. D’ailleurs, dès qu’elle se termine, elle débouche sur un état psychique ambigu qui mêle un vécu de soulagement euphorique « quitte pour la peur » avec une sensation d’épuisement physique et psychique (impression d’être « vidé »).

1.2. La réaction inadaptée, de stress dépassé.

La réaction immédiate de « stress dépassé » est le fait de sujets psychologiquement vulnérables, Mais elle peut être aussi observée chez les sujets normaux dans les agressions exceptionnellement violentes, ou trop prolongées ou répétées à de courts intervalles de temps, surtout s’il y a eu impréparation et surprise, et conjoncture d’absence de soutien social. Cette réaction immédiate inadaptée peut se présenter sous quatre formes, qui sont la sidération, l’agitation, la fuite panique, et l’activité d’automate.

La « sidération » saisit le sujet d’un coup, dans toutes ses facultés. Sur le plan cognitif, il est stupéfait, incapable de percevoir, de s’orienter, de comprendre, de penser et d’exprimer ce qu’il ressent. Sur le plan affectif, il est stuporeux, au-delà de la peur, flottant dans un état second. Sur le plan volitionnel, le sujet est sidéré, frappé d’une inhibition de la volonté, d’une suspension de sa faculté de décider, de prendre une initiative. Il n’écoute pas les exhortations données par les autres, il semble transporté dans un autre monde. Sur le plan comportemental, il est comme paralysé, pétrifié ; il demeure immobile dans le danger, sans chercher à s’abriter. Cette sidération peut durer une minute comme plusieurs heures.

L’« agitation » est la réaction inverse. C’est un état d’excitation psychique, de désordre affectif et d’anarchie volitionnelle. Le sujet agressé et stressé a envie d’agir, mais son stress est trop intense pour lui permettre de bien comprendre la situation et d’élaborer une décision. Alors, il libère sa tension anxieuse dans une décharge motrice sauvage et désordonnée : Il gesticule, crie, s’agite en tous sens et profère des propos incohérents. La terreur et l’affolement se lisent sur son visage, et sa relation à autrui est très perturbée : il sait qu’il est parmi les autres, mais il ne les reconnaît pas toujours, ne les écoute pas et n’obéit pas. Cette agitation peut être éphémère (quelques minutes) ou prolongée (plusieurs heures).

La « fuite panique » est une réaction de course affolée et éperdue. C’est une fuite impulsive, qui pousse le sujet droit devant, sans même savoir où il va, se heurtant aux obstacles, bousculant, renversant et piétinant autrui. Si quelqu’un arrête le fuyard et tente de le raisonner, ce fuyard montre un faciès hagard, un regard vide et une expression d’incompréhension totale. Dès qu’on le relâche, il reprend sa course et ne s’arrêtera que quand il sera épuisé. Et il ne conservera qu’un souvenir confus de sa fuite. Il arrive que cette fuite panique pousse le fuyard affolé droit dans le danger (fuite en avant). La fuite panique éperdue peut durer quelques minutes, aussi bien qu’une demi-heure de course à pied.

Le « comportement d’automate » est le quatrième mode de réaction immédiate inadaptée. De prime abord, il n’attire pas l’attention, car les sujets qui adoptent cette réaction semblent avoir un comportement normal : ils évacuent dans l’ordre, sans bousculade ni panique, ou ils obéissent aux ordres, ou encore ils aident autrui, sur ordre ou en imitant l’exemple donné par un autre. Mais un observateur exercé remarquera que leurs gestes sont répétitifs et inutiles (comme le fait de tripoter sans cesse un objet), ou dérisoires, peu adaptés à la situation. L’expression de leur visage est « absente », comme s’ils ne se rendaient pas compte de la réalité tragique de l’événement. Si on leur parle, ils semblent écouter mais ils n’enregistrent pas ce qui vient d’être dit. Eux-mêmes demeurent silencieux et une fois l’action terminée, ils sont incapables de se souvenir de ce qu’ils ont fait, ou encore ils n’en n’ont conservé qu’un souvenir flou et lacunaire. Là aussi, cet état peut durer aussi bien quelques minutes que plusieurs heures, au sortir desquelles le sujet aura l’impression d’émerger d’un rêve.

1.3. Réactions immédiates franchement pathologiques, névropathiques et psychotiques.

Au-delà du stress dépassé, on peut observer des réactions franchement pathologiques, névrotiques ou psychotiques. Ces réactions sont souvent le fait de sujets prédisposés ou déjà porteurs de leur propre pathologie. Parmi les réactions névrotiques, la « réaction anxieuse » survient surtout en conjoncture de menace ou d’attente ; le sujet en attente anxieuse est pâle, en proie à des symptômes d’angoisse psychique et somatique, subagité, quémandant des  réassurances autour de lui, ne tenant pas en place et capable de se jeter inconsidérément vers le danger. Mais, une fois l’agression perpétrée ou la catastrophe survenue, l’anxieux se comporte généralement bien, en exécutant docile. La « réaction hystérique » – état second ou symptômes conversifs – est rarement observée lors de la phase immédiate, et plus souvent pendant les phases post-immédiate et différée chronique. Toutefois, on a observé des crises excitomotrices hystériques ou des états seconds installés d’emblée, parfois avec errance, ou des conversions immédiates : fausses cécités, fausses surdités, fausses paralysies et surtout aphonie ou mutisme post-émotionnels.

Parmi les réactions psychotiques, la « réaction confusionnelle », post-émotionnelle ou post-commotionnelle, montre un sujet désorienté dans le temps et dans l’espace, obnubilé, bradypsychique, stuporeux et incapable même de dire son nom.

Cette réaction, qui s’installe d’emblée, peut être éphémère (une dizaine de minutes), ou prolongée (plusieurs heures, voire plusieurs jours). Dans la « réaction délirante », ou bouffée délirante (durée : un à trois jours), le sujet réagit – d’emblée ou après une brève méditation perplexe – par l’extériorisation d’un délire qui se dissipera spontanément en quelques jours. La « réaction maniaque », avec excitation psychomotrice, gesticulation, mimique agitée de tics, émission de propos volubiles entrecoupés d’exclamations et surtout euphorie joyeuse hors de propos avec la gravité de la situation, attire généralement l’attention. Mais, parfois, cette agitation, dépensée dans une participation infatigable aux secours, peut passer inaperçue jusqu’à ce qu’on remarque ce sauveteur bénévole indiscipliné et agité, importunant victimes et sauveteurs par ses propos joyeux. La « réaction mélancolique » peut se manifester dès la phase immédiate : mimique dépressive, inhibition psychomotrice, douleur morale, exagération pessimiste des conséquences de l’événement, et surtout extériorisation de propos immotivés de culpabilité et d’autoaccusation. Enfin, la « réaction schizophréniforme » a été décrite chez des sujets jeunes (adolescents ou jeunes adultes) réagissant à l’agression par un état dissociatif, et plus souvent chez des sujets dont l’autisme, la dissociation et le délire intérieur couvaient parfois depuis plusieurs mois ou années. On dit, pour les tremblements de terre en particulier, qu’un séisme intérieur a fait écho au séisme extérieur de l’événement, faisant éclore une schizophrénie jusqu’alors latente.

1.4. Critères de vécu traumatique de la réaction immédiate.

On admet que, dans une catastrophe, 75 % des sujets ont une réaction immédiate adaptée et 25 % une réaction inadaptée. Mais cette répartition doit être revue en fonction du nombre réel des réactions d’activité automatique dont le comportement n’attire pas l’attention et qui sont considérées à tort comme des réactions normales. Leur proportion réelle, à des degrés divers d’automatisme, serait à elle seule de 15 % à 25 % selon l’importance et la violence de la catastrophe, pouvant porter jusqu’à 50 % la proportion totale des réactions inadaptées.

Le plus souvent, la réaction immédiate adaptée n’est pas vécue sur le mode du trauma, tandis que la réaction immédiate inadaptée est vécue comme un trauma. Mais ce parallélisme n’est pas absolu, et il arrive que des réactions manifestement inadaptées, avec un comportement spectaculaire, se résolvent rapidement sans aucune séquelle traumatique, tandis que des réactions parfaitement adaptatives donnent lieu, après une période de « rumination », aux pires névroses traumatiques, parce que le sujet aura été impressionné, à son insu, par un détail horrifiant (par exemple, la vue d’un cadavre d’enfant). Finalement, c’est l’avenir qui dira si oui ou non l’événement potentiellement traumatisant a été vécu comme un trauma.

Toutefois, certains indices dans le tableau clinique initial seraient révélateurs d’un vécu traumatique et annonciateurs de séquelles psycho-traumatiques. Se référant au concept de dissociation selon Pierre Janet, des cliniciens nord-américains comme Marmar et Brunet ont recherché de tels critères prédictifs, qu’ils ont dénommés signes de « dissociation péri-traumatique » et de « détresse péri-traumatique ». En fait, il s’agit des symptômes que nous avons décrits plus haut dans les tableaux cliniques des quatre modalités de réaction inadaptée. Pour notre part, nous utilisons un auto-questionnaire de 20 questions, explorant les cinq volets cognitifs, affectifs, neurovégétatifs, volitionnels et d’état psychique juste après l’événement, sans laisser de lacunes importantes. Nous préférons l’utiliser en cours d’entretien, juste après que le patient aura parlé de son vécu de l’immédiat, à titre de complément ou de précision de ses dires. Nous avons réalisé deux formes de ce questionnaire : une forme simple, avec autoévaluation en degrés de gravité (de 0 à 5) ; et une forme analogique, sur des axes horizontaux entre deux extrêmes (symptôme absent et symptôme très intense).

2. CLINIQUE DE LA PÉRIODE POSTIMMÉDIATE.

La période post-immédiate qui s’étend en principe du deuxième au 30ème jour (mais il existe des variantes de durée, de quelques jours à plus d’un mois) requiert une surveillance psychologique attentive et soutenue. En effet, deux éventualités peuvent se présenter : ou bien les symptômes (neurovégétatifs et de déréalisation) de la période immédiate s’éteignent progressivement et le sujet n’est plus obnubilé par le souvenir de l’événement ; ou bien ces symptômes persistent, tandis que le sujet est toujours obsédé par le souvenir de l’événement, et en outre, il commence à souffrir de nouveaux symptômes, psychotraumatiques, tels que reviviscences, troubles du sommeil et anxiété phobique, augurant de l’installation d’une pathologie psychotraumatique durable. Par ailleurs, il arrive que certaines victimes, qui dans l’immédiat ne ressentaient aucune souffrance dans l’euphorie de s’en être tirées « quittes pour la peur », commencent à présenter au bout de quelques jours des signes d’une pathologie psychotraumatique. Pendant longtemps, dans les nosographies, la période postimmédiate ne fut pas identifiée, car on la considérait comme début ou « phase de latence » de la névrose traumatique. C’est l’observation clinique qui a imposé la distinction et l’autonomie.

Le DSM américain l’identifie sous le vocable d’« état de stress aigu » (Acute stress disorder), avec des critères cliniques combinant la persistance de symptômes dissociatifs apparus dans l’immédiat et l’éclosion de symptômes d’état de stress post-traumatique, et des critères temporels d’apparition des symptômes dans les quatre semaines suivant l’événement et de persistance pendant un créneau d’une durée de deux jours à quatre semaines.

2.1. Description clinique.

2.1.1. Première éventualité : le retour à la normale.

On assiste en quelques jours à la sédation des symptômes neurovégétatifs gênants du stress : le rythme respiratoire, le rythme cardiaque et la tension artérielle redescendent à des valeurs normales, les spasmes viscéraux s’estompent, la sensation d’oppression thoracique disparaît ainsi que les phénomènes de pâleur, de sueur, de bouche sèche, etc. Sur le plan psychologique, le rescapé ne ressent plus la sensation désagréable de tension psychique et sa pensée n’est plus monopolisée par la souvenance brute (images, odeurs, sensations tactiles, sursauts) de l’événement récent ; il est capable de reprendre ses activités habituelles. Enfin, on ne constate aucun trouble du sommeil : ni retard de l’endormissement, ni réveil nocturne angoissé, ni cauchemar.

Il arrive toutefois que ce retour progressif à la normale soit émaillé de « décharges émotionnelles différées », qui ont pour but de libérer la tension émotionnelle contenue pendant l’action. En effet, pendant les instants critiques d’exposition au danger, le sujet, totalement occupé par la mise en oeuvre de gestes et conduites de sauvegarde, doit négliger, voire réprimer toutes les réactions spontanées qui compromettraient ces conduites : tremblement, agitation, cris, envie de pleurer, etc. Mais, une fois que l’action est terminée et que le sujet est à l’abri du danger, il peut alors liquider ces arriérés émotionnels et laisser libre cours à toutes les impulsions qu’il a dû réprimer pendant l’action. Il peut s’agir aussi de débâcles neurovégétatives, telles qu’accès de sudation intense, nausée et vomissement, perte d’urine. En général, de telles « abréactions » (ou réactions différées) ne se produisent qu’une fois et procurent un soulagement, au moins transitoire, et ne sont suivies ni de récidives ni de séquelles. Mais elles peuvent aussi bien se répéter et amorcer un syndrome de répétition, s’intégrant alors dans la période de latence d’une névrose traumatique, version pathologique de la phase post-immédiate, et que nous allons examiner maintenant.

2.1.2. Deuxième éventualité : la phase de latence d’une névrose traumatique.

La variante morbide de la phase post-immédiate était bien connue des auteurs anciens qui la dénommaient des vocables imagés de « période de préparation, d’incubation, de méditation, de contemplation ou de rumination », et qui l’incluaient dans la névrose traumatique dont elle constituait la phase préalable silencieuse, marquée par le travail torpide de « l’émotion retardante » (Janet, 1889). On la retrouve plus tard dans les travaux des cliniciens des deux guerres mondiales et des guerres de l’après-guerre, sous le nom de « phase de latence ». Comme sa symptomatologie est en partie différente de celle de la névrose traumatique, on préfère aujourd’hui la différencier de cette affection et lui accorder un statut nosologique à part. Cette symptomatologie a longtemps été considérée comme latente, c’est-à-dire non extériorisée, cliniquement silencieuse. Il s’agissait toutefois le plus souvent de sujets qui demeuraient isolés, repliés sur eux-mêmes, peu expansifs, voire mutiques (en contraste avec l’épanchement post-émotionnel et le besoin de contact social des autres rescapés en état de soulagement euphorique). Une observation attentive pouvait déceler leur mimique préoccupée, leur expression perplexe, leur regard vide et leur propension à demeurer figés. Des entretiens cliniques rétrospectifs ont permis d’explorer le vécu de tels sujets, dont on peut dire, selon le mot de Ferenczi (1916), « qu’ils n’étaient pas revenus de leur effroi ». Sur le plan social, ils n’avaient pas envie de se mêler aux autres ni de parler ; ou plutôt, ne sachant trouver les mots pour formuler l’indicible, ils y renonçaient.

Et, sur ce fond de persistance de l’état de déréalisation qui avait marqué leur expérience vécue immédiate de l’événement, apparaissaient, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, des symptômes nouveaux : de la fatigue, de la nervosité, de l’irritabilité, et des troubles du sommeil tels que difficultés d’endormissement à cause du surgissement d’images de l’événement et réveils angoissés provoqués par les premiers cauchemars de répétition. D’autres reviviscences se manifestaient aussi dans la journée : vision hallucinatoire de la scène de l’événement (avec toute la véracité du réel, d’où sa puissance anxiogène), brèves hallucinations auditives ou olfactives restituant les bruits, les cris et les odeurs de l’événement, impression subite que l’événement allait se reproduire (provoquant parfois des sursauts et l’impulsion à se recroqueviller) et réactions d’angoisse phobique à la vue de tout ce qui pouvait rappeler l’événement. Bref, on voyait s’installer progressivement, en quelques jours ou quelques semaines, une névrose traumatique (ou état de stress post-traumatique) avec ses éléments caractéristiques : le syndrome de répétition, le repli de la personnalité et les symptômes dits « non spécifiques » tels qu’asthénie, anxiété, phobies, somatisations diverses et troubles des conduites (irritabilité, tabagisme, recours à l’alcool).

2.3. Statut du diagnostic de stress aigu du DSM-IV

Les cliniciens américains auteurs du DSM ont introduit, dans la dernière révision de 1994 (DSM-IV), le diagnostic d’« état de stress aigu » (acute stress disorder) pour désigner cette période post-immédiate qu’ils reconnaissaient enfin. Ce diagnostic comporte huit catégories de critères (de A à H).

  • Les critères A sont les mêmes que ceux de l’état de stress post-traumatique (chronique), à savoir : (A1) avoir été exposé à un événement potentiellement traumatisant, et (A2) l’avoir vécu dans les sentiments de peur, d’impuissance ou d’horreur.
  • Les critères B se rapportent à la persistance des symptômes dits « dissociatifs » manifestés pendant l’événement, tels que torpeur, impression de brouillard, déréalisation, dépersonnalisation et amnésie d’un aspect de l’événement.
  • Les critères C désignent les manifestations de reviviscence telles qu’images, illusions, pensées intrusives, rêves de répétition et « états dissociatifs » vécus comme si l’événement allait se reproduire.
  • Les critères D concernent l’évitement des stimuli évocateurs.
  • Les critères E concernent la persistance de symptômes anxieux ou de manifestations dites d’activation neurovégétative, telles que difficultés de sommeil, irritabilité, hypervigilance, sursauts, etc.
  • Les critères F mentionnent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social.
  • Les critères G exigent la survenue du trouble dans les quatre semaines suivant l’événement et une durée minimum de deux jours et maximum de quatre semaines.
  • Enfin, les critères H éliminent les états psychiques dus à des toxiques, à une affection médicale générale, à une psychose, ou à une exagération d’un trouble mental préexistant.

3. CONCLUSION.

Le clinicien ne peut ignorer ni négliger l’existence des premiers tableaux cliniques qui suivent immédiatement l’exposition à un événement potentiellement traumatisant. Il s’agit d’abord de la réaction immédiate (premières heures, et au maximum premier jour) ; puis de la période post-immédiate (du deuxième au 30ème jour). L’examen attentif des symptômes de la réaction immédiate permet de discerner si le sujet a su faire face à l’événement, au prix d’un simple stress neurovégétatif, ou si en revanche, il l’a vécu sur le mode du trauma, dans le débordement et l’effraction de ses défenses : effroi, horreur, confrontation inopinée avec le réel de la mort, sentiment d’impuissance et impression d’absence de secours. Cet examen clinique dictera l’attitude et les gestes de l’intervention psychologique d’urgence. Et l’existence de caractères « traumatiques » de l’expérience vécue de l’immédiat (en particulier, les signes de dissociation et de détresse péritraumatiques) devra alerter le clinicien sur l’éventualité d’une évolution défavorable, vers le post traumatic stress disorder (PTSD) ou la névrose traumatique. La surveillance clinique devra être maintenue pendant les semaines de la période post-immédiate : s’assurer que tous les symptômes de l’immédiat s’éteignent, rapidement ou progressivement, et que le sujet reprend sans difficulté son existence familiale et sociale. Mais, si ces symptômes persistent et s’ils se doublent de symptômes de reviviscence, d’état d’alerte et de phobies, on devra craindre l’installation d’une névrose traumatique (ou d’un PTSD), et prendre des mesures en conséquence, parmi lesquelles, à cette période précoce, le debriefing psychodynamique individuel, dénommé aussi intervention psychothérapique post-immédiate (ou IPPI).

Annales Médico-Psychologiques 168 (2010) 311–319

Le psychotrauma. Stress et trauma. Considérations historiques

Stress and psychotrauma. History of trauma.

Chidiac

a Service du Professeur F.-Rouillon, clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME), université Paris V, Cochin–Port-Royal–Sainte-Anne, 100, rue de la Santé, 75674 Paris cedex 14, France

L. Crocq

b Cellule d’urgence médicopsychologique, SAMU de Paris, hôpital Necker, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France

I. CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES.

1.1. Les précurseurs : récits légendaires, rêves de bataille et vent du boulet.

1.2. Les fondateurs. Découverte de l’inconscient traumatique : Oppenheim, Charcot, Janet, Freud et quelques autres.

(…)

L’année 1889 fut le pivot de ces découvertes, avec la thèse de doctorat ès lettres de Pierre Janet et le Congrès de Paris sur l’hypnotisme. Dans sa thèse L’Automatisme psychologique, Janet présente 20 cas d’hystérie et de neurasthénie, montre que sous hypnose on peut découvrir leur origine traumatique oubliée de la conscience et induire la cessation des symptômes. Il attribue leur pathogénèse à la « dissociation de la conscience », la partie de la conscience liée à la souvenance brute de l’expérience traumatique faisant bande à part dans un recoin de la conscience, tel un corps étranger, et suscitant des actes « automatiques » inadaptés, sans liaison avec le reste de la conscience qui continue d’inspirer des pensées et des actes circonstanciés et adaptés.

1.3. Les continuateurs. La psychiatrie de guerre prend le relais.

(…)

Fenichel, reprenant les conceptions de Freud, déterminera clairement le tableau clinique de la névrose traumatique, selon trois axes : les symptômes de répétition ; les « complications psychonévrotiques » anxio-phobiques, hystériques, ou obsessionnelles ; le blocage des fonctions du moi (fonctions de filtration des stimuli de l’environnement, fonction de présence et fonctions libidinales de sexualité et de relation affective à autrui).

(…)

La Seconde Guerre mondiale s’est achevée par la découverte horrifiée des camps d’extermination nazis, et par les deux bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki. Un « syndrome des déportés », avec asthénie et hypermnésie émotionnelle (équivalent du syndrome de répétition), a été très tôt identifié par le Français Targowla.

(…)

1.4. La période des novateurs. Post-Vietnam syndrome et Post-Traumatic Stress Disorder. Au-delà du PTSD.

(…)

Les critères diagnostiques du PTSD comprenaient :

  • A le fait d’avoir subi un événement qui provoquerait de la détresse chez quiconque ;
  • B des reviviscences intrusives de cet événement ;
  • C de l’émoussement psychique avec restriction des affects ;
  • D un ensemble disparate de symptômes tels que l’état d’alerte, les troubles du sommeil, la culpabilité du survivant et les troubles de la mémoire et de la concentration.

(…)

LouisCrocq
Louis Crocq, psychiatre français des Armées (91 ans).

De 1965 à 1986, Crocq et al. publièrent une série d’articles sur les névroses de guerre et le traumatisme. Puis, Claude Barrois fit paraître en 1988 le premier ouvrage de référence sur ces troubles, dans ses aspects historiques, cliniques et une optique alliant psychanalyse et phénoménologie, optique reprise par L. Crocq dans son ouvrage de référence, Les traumatismes psychiques de guerre. Par ailleurs, plusieurs cliniciens (Briole, Lebigot) ont proposé une relance de la psychanalyse des névroses traumatiques, en reprenant la métaphore freudienne de la vésicule vivante ou en y transposant la pensée lacanienne.

 

2. STRESS ET TRAUMA.

L’introduction du mot anglais stress dans la pathologie psychique n’est pas anodine et reflète une prise de position résolument biologique, au détriment du mot névrose, qui est récusé par les auteurs du DSM à cause de sa connotation psychanalytique. Quoi qu’il en soit, dans la nosographie européenne classique, le concept de névrose traumatique désignait une affection névrotique développée après une expérience de traumatisme psychique ou trauma. Dans la nosographie du DSM et dans celle de la CIM-10, le concept d’état de stress post-traumatique désigne une perturbation mentale, supposée être de nature biologique (c’est-à-dire un stress), consécutive elle aussi à une expérience de traumatisme psychique. Aussi convient-il d’expliciter le sens de chacun des deux mots stress et trauma.

2.1. Le stress.

2.1.1. Origine du mot stress.

Le mot anglais stress est emprunté au vocabulaire des métallurgistes, qui désignaient ainsi le comportement d’un métal soumis à des forces de pression, d’étirement ou de torsion. En 1914, le physiologiste américain Cannon l’a transposé à la régulation hormonale des émotions chez l’animal. En 1945, les deux psychiatres militaires américains R. Grinker et J. Spiegel  l’appliquent à la pathologie psychiatrique de guerre, dans leur ouvrage intitulé Men under stress, pour désigner l’état psychique des soldats soumis aux émotions du combat et développant en conséquence des troubles mentaux aigus ou chroniques. En 1950, le physiologiste H. Selye (Hongrois émigré au Canada) adopte le terme de stress pour désigner ce qu’il appelait depuis 1936 le « syndrome général d’adaptation » ou réaction physiologique standard de l’organisme soumis à une agression, quelle que soit la nature de cette agression.

2.1.2. Nature bio-neuro-physiologique du stress.

Dans la conception de Selye, le stress était un phénomène essentiellement physiologique ou neuro-physiologique réflexe mettant immédiatement l’organisme agressé en état d’alerte et de défense. La réaction de stress se déroulait selon le circuit suivant : transmission des informations nociceptives des organes des sens au cerveau cortical par les voies nerveuses afférentes, puis transmission de ces informations du cortex vers le mésencéphale par des connexions intracérébrales, puis émission par ce mésencéphale de deux sortes de messages vers les organes effecteurs : des messages neurovégétatifs utilisant la voie des nerfs ; des messages hormonaux (délivrés par la posthypophyse) utilisant la voie sanguine. Ces messages avaient pour effet de mobiliser certains effecteurs dans la vie neurovégétative et la vie de relation, et de mettre ainsi l’organisme en état de répondre dans l’urgence : attitude d’alerte, mobilisation de l’énergie, gestes de défense ou conduites de retrait et de fuite.

La réaction de stress en réponse à une agression ponctuelle ne dépasse pas quelques heures. Toutefois, si les stresseurs maintiennent leur action, il va de soi qu’elle se prolongera d’autant. Son inconvénient est qu’elle est grevée de symptômes gênants (pâleur, sueur, tachycardie, spasmes viscéraux) et qu’elle est coûteuse en énergie. Elle est tellement dépensière en énergie qu’elle épuise les réserves hormonales et glucidiques et que, si la situation d’agression se perpétue ou se renouvelle à de trop brefs intervalles, l’organisme s’effondre et peut même mourir. Dans les expériences de Selye, des stress violents et prolongés pouvaient aboutir à la mort de l’animal par épuisement.

2.1.3. Psychologie du stress.

Selye insistait surtout sur la nature physiologique et éventuellement psychophysiologique du stress, sans chercher à en explorer le vécu psychique, ce qu’ont fait des recherches ultérieures. De nature réflexe, le stress se déclenche et se déroule sans intervention de la volonté, même si le sujet est conscient de la menace ou de l’agression et conscient ensuite de sa propre réaction et des modifications physiologiques et psychiques qu’elle entraîne. Mais il arrive que si le stress est trop intense, trop prolongé ou répété à de trop courts intervalles, il se mue en réaction de stress dépassé, inadaptative. On distingue quatre sortes de stress dépassé : l’inhibition stuporeuse, l’agitation désordonnée, la fuite panique et l’action automatique.

2.1.4. Avatars du mot stress.

Au cours de l’évolution de sa pensée, Selye fut amené à préciser que le mot stress désigne la réaction de l’organisme, et non pas les agents extérieurs provoquant cette réaction. À ces agents extérieurs, il réservait le nom de stresseurs (stressors). Cette distinction est importante et judicieuse, car, dans la conscience populaire et même dans la presse, on voit encore le mot stress utilisé à tort, au lieu de stresseur, pour désigner l’agent causal.

Selye avait aussi, vers la fin de sa vie, étendu la notion de stress aux réactions de joie subite éprouvées à l’annonce d’un événement heureux ou bénéfique (mariage, héritage, avancement dans la carrière). Ces réactions étaient du même ordre que les stress face à une agression ou une menace, et les modifications observées sur les effecteurs étaient les mêmes. Il y avait ainsi les eustress du bonheur, et les distress du malheur.

Enfin, une troisième distinction admise par Selye admettait une variété atténuée et prolongée du stress, concernant les « stress de la vie courante ». À côté des stress répondant à une agression intense et brève, il y avait lieu d’admettre les stress répondant à des micro-agressions prolongées ou répétées. Par exemple, l’exposition prolongée aux vibrations, au bruit, à l’éclairage violent, aux atmosphères enfumées, le manque de sommeil et de repos, l’accumulation de fatigue, et même les soucis et conflits de la vie quotidienne pouvaient constituer des stresseurs à effet cumulatif.

2.1.5. Définition du stress.

Compte tenu de ce qui vient d’être exposé, on peut définir le stress comme « la réaction biologique, physiologique et psychologique d’alarme, de mobilisation et de défense, de l’individu (plutôt que de l’organisme) à une agression, une menace ou une situation inopinée ».

2.2. Le traumatisme psychique ou trauma.

2.2.1. Origine étymologique et emprunt à la chirurgie.

Le mot traumatisme vient du grec ancien traumatismos, signifiant action de blesser ; mais son acception française actuelle correspond plutôt au mot grec trauma, qui signifie blessure. En psychologie, le concept de traumatisme psychique ou trauma a été emprunté à la pathologie chirurgicale, où il signifie « transmission d’un choc mécanique exercé par un agent physique extérieur sur une partie du corps et y provoquant une blessure ou une contusion ». Transposé à la psychopathologie, le mot a conservé cette connotation. Le traumatisme psychique est la transmission d’un choc psychique exercé par un agent psychologique extérieur sur le psychisme, y provoquant des perturbations psychopathologiques, que ces dernières soient transitoires ou définitives. La clinique chirurgicale distingue les « traumatismes ouverts », où il y a effraction du revêtement cutané, et les « traumatismes fermés », sans cette effraction. En psychopathologie, on admet que les excitations attenantes à l’événement traumatisant font effraction au travers des défenses du psychisme. De toute façon, comme pour la pathologie chirurgicale, on ne doit confondre en pathologie psychique le phénomène de traumatisme (ou trauma) ni avec l’agent traumatisant, ni avec ses séquelles (de névrose traumatique par exemple).

On peut donc définir le traumatisme psychique, ou trauma, comme un phénomène d’effraction du psychisme et de débordement de ses défenses par les excitations violentes afférentes à la survenue d’un événement agressant ou menaçant pour la vie ou l’intégrité (physique ou psychique) d’un individu, qui y est exposé comme victime, témoin ou acteur.

2.2.2. Théories psychanalytiques du trauma.

En 1921, dans son essai Au-delà du principe du plaisir, Freud va expliciter les aspects dynamiques de sa théorie du trauma. Il compare métaphoriquement le psychisme à une vésicule vivante, boule protoplasmique en constant remaniement protégée par une couche superficielle « pare-excitation », qui sert à la fois de contenant et de protection à l’appareil psychique, et dont le rôle est de repousser les excitations nuisibles ou de les filtrer en les atténuant pour les rendre acceptables et assimilables (plus facile à lier). Les différences constitutionnelles font que certains individus sont dotés d’un pare-excitation fort, et d’autres non. En outre, dès que l’individu voit venir le danger extérieur, il renforce son pare-excitation en rameutant de l’énergie venant de l’intérieur du psychisme, s’il a à ce moment-là de l’énergie disponible, ce qui n’est pas toujours le cas (il peut être momentanément épuisé par un effort récent). Certains individus névrosés, dont toute l’énergie interne est sans cesse accaparée par la sauvegarde de leurs refoulements, n’auront jamais d’énergie disponible pour renforcer leur pare-excitation. Ce qui fait qu’un même événement potentiellement traumatisant fera effraction (et donc trauma) pour certains individus et pas pour d’autres, et pour certains individus aujourd’hui mais pas demain. Le concept de traumatisme, dit Freud, est donc tout relatif, et dépend du rapport de forces entre les excitations venant du dehors et l’état – constitutionnel et conjoncturel – de la barrière de défenses qui le reçoit.

Beaucoup d’exégètes de Freud se sont attardés sur cet aspect « énergétique » du trauma, en oubliant son aspect « absence de signification ». Il a appartenu à des psychanalystes militaires, tels Barrois, Briole et Lebigot, de réhabiliter cet aspect. Pour eux, ce qui fait essentiellement trauma pour le sujet, c’est la confrontation brutale avec le réel de la mort. Dans la vie courante, nous ne sommes pas confrontés directement avec le réel du monde, mais avec les représentations que nous en avons forgé, en nous servant de notre langage et de notre culture. Nous ne percevons qu’un réel déjà édulcoré, « travesti par le fantasme et choyé par le rêve ». Or, voici que l’événement violent nous met subitement et directement en contact avec le réel de la mort, sans que nous ayons eu le temps ni même la possibilité (car nous sommes démunis de « représentations » de la mort, faute d’avoir bénéficié d’une « présentation » préalable) d’interposer devant cette perception l’écran protecteur de notre système signifiant. Le trauma a donc été « court-circuit dans le signifiant » ou « traversée sauvage du fantasme ». D’où l’expérience fondamentale d’effroi, pressentiment de la mort de soi-même, ou destruction totale, néantisation, avec ses vécus cliniques de « vide psychique », ou de « panne psychique » par défaut de parole et de pensée. Approfondissant la métaphore de l’effraction au travers du pare-excitation, Lebigot dit que l’image traumatique pénètre très profondément dans l’appareil psychique, atteignant non seulement le niveau de l’inconscient où elle pourrait un jour (sous l’effet d’une thérapie) nouer des liens avec les représentations de l’inconscient et se transformer ainsi en souvenir sensé, mais encore le lieu, inaccessible à la conscience, du refoulé originaire. C’est le lieu où sont déposées les premières expériences du nourrisson, expériences brutes d’anéantissement et de jouissance dans la complétude alimentaire. Avec l’acquisition du langage, ces expériences ont fait l’objet d’un premier refoulement, à partir duquel elles constituent le socle d’élaboration fantasmatique de l’« objet perdu », où les angoisses de perte de satisfaction, de perte d’objet et de castration, référées au principe du plaisir, remplaceront les angoisses d’anéantissement (d’où l’intitulé de l’essai de Freud, Au-delà du principe du plaisir). Or, l’expérience traumatique, court-circuitant le recours au langage, court-circuite aussi le refoulement originaire et renvoie le sujet, horrifié et fasciné, à ses expériences archaïques d’anéantissement et de jouissance brute. Il est horrifié car il se retrouve face au néant de ses origines ; il est fasciné, car il retrouve ainsi l’objet perdu du sein maternel. D’où son attachement morbide à son trauma, mais aussi sa culpabilité pour avoir commis (même s’il n’a pas choisi de le faire) cette transgression majeure.

2.2.3. Le pont entre psychanalyse et phénoménologie.

Les considérations sur la confrontation avec le réel de la mort renvoient en fait à une approche phénoménologique du trauma. Au regard de la phénoménologie, la pathologie de l’effroi se distingue fondamentalement de la pathologie de l’angoisse, qui se déroule dans la seule histoire intérieure de vie. L’effroi implique un objet extérieur au das-ein, relevant d’un être-au-monde plus vaste, et renvoie toujours à la scène traumatique, qui se situe à la frontière du dehors et du dedans, et hors de la continuité du temps, ne promettant rien d’autre que l’anéantissement immédiat. Avec Barrois, nous pouvons dire que l’accident traumatisant est « moment propulsif » dans sa temporalité, « épiphanie » dans son apparition subite, « apocalypse » dans sa révélation du néant, et « prophétie » dans sa proclamation de la mort comme vérité dernière. Sur le plan de la phénoménologie, l’expérience traumatique a trois caractéristiques :

  • elle constitue un bouleversement de l’être et laisse une impression de changement radical de la personnalité, de « changement d’âme » selon Simmel ou de « transfiguration de la personnalité » selon Shatan ;
  • elle marque une altération profonde de la temporalité (puisque le temps s’est arrêté au moment figé sur la terreur ou l’horreur, sans possibilité de vivre le présent fugace, ni d’envisager un avenir différent, ni même de reconsidérer le passé différemment à chaque instant) ;
  • elle impose une perte de la possibilité d’attribuer un sens aux choses.

Plus qu’une perte de sens, le trauma serait d’ailleurs une expérience de non-sens, ce passage où l’on quitte l’univers des choses qui peuvent être désignées et représentées, pour entrer dans le monde du néant (plutôt que le seul monde de la mort), ce néant dont nous sommes issus, dont nous avons tous la certitude sans en avoir la connaissance, et que nous avons tenté vainement d’exorciser à chacune de nos paroles, où nous affirmions notre être comme « quelque chose. . . et non pas rien » (Merleau-Ponty).

2.3. Stress et trauma : deux registres différents.

Stress et trauma relèvent de deux registres différents : bio neuro- physiologique pour le stress, et psychologique pour le trauma. L’un parle de mobilisation des ressources énergétiques, l’autre d’effraction dans les défenses psychiques, dont la défense qui consiste à attribuer du sens. L’un décrit les orages neurovégétatifs, l’autre la clinique de l’effroi. Car, sur le plan clinique, il n’y a pas équivalence entre les deux registres. Le plus souvent, les individus qui réagissent à un événement agressant par un stress adapté ne vivent pas cet événement comme un trauma, tandis que ceux qui réagissent par un stress dépassé le vivent sur un mode traumatique et développent ensuite une pathologie psychotraumatique. Mais cette correspondance n’est pas absolue, et on a vu des stress parfaitement adaptés cacher les pires vécus traumatiques, et à l’inverse des stress dépassés spectaculaires se résoudre sans suites psychotraumatiques.

Névrose d’angoisse (Manuel de psychiatrie d’Henri Ey).

NevroseAngoisseHenriEy-page-001NevroseAngoisseHenriEy-page-002NevroseAngoisseHenriEy-page-003NevroseAngoisseHenriEy-page-004NevroseAngoisseHenriEy-page-005NevroseAngoisseHenriEy-page-006NevroseAngoisseHenriEy-page-007NevroseAngoisseHenriEy-page-008NevroseAngoisseHenriEy-page-009NevroseAngoisseHenriEy-page-010NevroseAngoisseHenriEy-page-011NevroseAngoisseHenriEy-page-012NevroseAngoisseHenriEy-page-013

Agenda. Organisation scientifique du harcèlement. Le harcèlement est leur métier (septembre 2009 – mars 2016). Des flics orduriers …

Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). L’organisation scientifique du harcèlement peut permettre de faire allusion à l’organisation scientifique de l’assassinat dont a parlé Robert Merle.

Cet article compte 23 000 mots et couvre la période courant du 4 octobre 2009 au début 2016.

 

chart_2009_2016

Le Chaos ! Au secours !!!

 

 

Automne 2006.

Je passe une annoncer dans Libération pour draguer Marie Drucker.

Eté 2009. Retour de vacances.

J’écoute une chanson de James Brond dans mon chambre intitulée Funky. Un flic commente : Vous êtes funky ? Les flics sont malades mentaux, désinhibés, sans aucune retenue, aucune limite.

Dans le RER, un vieux fou me dit par haut-parleurs : Tu nous casses les pieds. Tu ne veux pas retrouver Saïda ? Tu ne veux pas être Président ? J’avais tourné la page avec Saïda et je me fous d’être Président.

Prêt de la Poste, un vieux dingue me dit par haut-parleurs : Tu ne veux plus faire l’amour ? Avce qui connard ?

Mercredi 12 janvier 2010.

Tu vas pouvoir remercier Marie. Tu remplaces El Maleh.

Eté 2010. Quelques extraits de harcèlements chaotiques, plutôt psychotiques. Un texte bourré de contradictions. Que voit-on ? Un UMP délirant, pratiquant un abus de droit. On a subi ce harcèlement tous les jours pendant 2010.

Un flic hurle à côté de la porte d’entrée de la maison : Tu n’en as plus rien à foutre. Tu n’es pas musulman !

Jeudi 8 juillet 2010.

Ils vont être renvoyés.
On pense que tu vas être riche.
Ca n’est qu’une promesse sur laquelle les flics sont revenues ensuite …
Ils sont en train de culpabiliser.
Qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ?
Tu leur as donné un avertissement.
T’as pas encore trouvé le sujet ? Nous avons le droit de critiquer. Nous ne sommes pas des sujets.
Ta psy est d’accord avec toi.
Je n’étais pas d’accord avec le Dr Farcas.
On pense qu’ils sont fous.
Tu es en bonne santé.
Nous ne sommes pas tes sujets.
Tu vas te marier avec Sophie.
Ils t’ont maltraité. Elles ne pourront pas te maltraiter. Tu les as captivées. Elles se sont trompées. Elle ne t’a pas maltraité. Elle t’a sauvé. Ils t’auraient maltraité. Elles ne pourront pas te traiter de pédé.
On a regretté. Tu ne nous verras jamais. Ils se sont bouffés. T’as rien écouté.
Elle n’a pas voulu te casser. Elles sont toutes cassées. Tu crois qu’on t’a encore agressé. On n’arrive pas à t’aider.
Ils t’ont énervé. Tu ne sors plus. Fait comprendre qu’on pue. Tu n’arrives pas à nous tuer. On pense que tu as bien fait. Tu n’arrives pas à nous parler. Ils n’ont pas compris. T’as pas de fric.
On s’en fout de ces flics. Marre de ces flics. Ils sont blessés. On te comprend pas. Ils t’ont pas compris. T’as encore réussi. Tu passes ton temps à les casser.
Nous sommes la DST. On voulait te rencontrer. Faire un effort.
Marre de cette Droite.
Marie, elle s’est fait jetée. C’est toi qu’elle aimait.
Marie Drucker a passé son temps ailleurs …
Tu es un homme de cinéma. Tu nous as fait du grand cinéma.
On l’emmerde ce militant Nicolas.
Un Charlie Chaplin. Tu vas pouvoir te foutre de Michel Rocard.
Tu vas pouvoir nous remplacer.
Tu vas retourner enseigner la phystique-chimie.
Pression réitérée plus tard …
Ils voulaient te foutre en l’air.
Ils sont fous.
Elle en a marre que tu t’ennuies. Tu nous ennuies.
On s’en fout de cette Drucker. Remercier Aubry. C’est elle qui nous a envoyé. Michel, c’est un ami. T’as cru que Michel, c’est un ami. C’était un ennemi. C’est un fou. Tu n’es pas fou.
On entend de façon régulière des choses discordantes …
On veut que tu aies une belle voiture. On s’en fout de ces voitures.
Ils allaient te faire arrêter. Tu les as calomnié. Tu en as marre de ces calomnies.
On n’arrivait pas à te faire changer. Tu les as enfermés.
T’as pas encore compris ce qu’on fait. On voulait l’enfermer.
T’as pas encore compris qu’il fallait se la fermer. Notre journal.
Quel journal ? On ne le saura jamais.
Tu penses qu’on t’a tué. Tu nous as respecté. On les a tués.
Tu vas la bouffer ta psy. C’est elle qui t’a compris. Tu te bas avec papi.
Ils sont toujours avec toi. Ils ne se foutent pas de toi.
Tu crois qu’on est encore d’accord avec toi. Tu nous as fait des choses positives.
Tes psy ne sont pas avec toi. Ils en ont marre de toi.
Il faut parler de toi. Une chose que tu ne comprends pas. Ils ne parlent pas de toi.
Michel, tu le comprenais. C’est lui qui t’a aidé.
Tu vas pouvoir te ba
ttre avec Josy. Ils veulent la tuer Azimi.
Marie ne t’a pas encore tout dit. Elle n’est pas avec Sarkozy. Elle est avec toi.
Tu vas pouvoir bosser avec El Maleh.
Tu crois qu’on t’a jugé ? On t’a accepté.
On n’est pas d’accord avec toi.
Pourquoi tu es fou ? A cause de Martine Aubry. Elle va tuer l’UMP.
On veut te rencontrer. On en a toute marre de rigoler.
On est emmerdé. On ne sait pas faire de ciné.
Tu ne peux pas nous saquer.
Tu les as toutes eues. Tu n’es pas un homme gentil. Tu es un homme de mixité. Pourquoi on se battait ? On se bat pour la mixité. Tu es encore battu. Tu te bas avec papi. T’as compris. Ils ne peuvent pas te saquer. On n’est pas d’accord avec toi.
Plus besoin de perdre tes papiers. On pense qu’ils t’ont massacré.
On est en train de chercher. Elles se sont foutues de toi. Tu crois qu’on n’est pas avec toi. On est tous avec toi.
Tu as terminé. On t’a compris.
Je ne suis pas Josy. On en a marre de tes amis. Nous sommes avec nos Drucker. Je suis avec Michèle. Elle a dit qu’on t’a encore enterré.
On en a marre de raconter nos vies.
Nous sommes de grands enfants.
On t’a rassuré. Tu n’es pas avec Frédéric Taddéï. On s’en fout de Michel.
T’as regretté. On a regretté.
On ne vous a pas jugé. Tu nous rappelles Bourvil.
C’est pas de la méchanceté.
Elles ne veulent pas t’aborder.
Il faut avancer. Tu as fini.
T’es pas beau. T’es en train de nous maudire.
Tu a
ttendais l’été.
Faut que t’arrêtes de nous mentir. Ils ne vont pas te mentir.
Tu nous as fait passer une bonne semaine.
On en a marre de t’emmerder.
On en a marre de t’emmerder.
C’est de la méchanceté.
On t’a regre
tté. On pense que tu vas regretter.
Tu n’aimais pas militer. T’es en train de militer.
Tout le monde t’aime. On en a marre de pleurer. Il faut que tu changes de sujet.
Tu nous rappelles Molière.
C’était pas LO. C’était l’UMP.
Triste aveu …
On pense que t’as compris. Il ne faut pas dénoncer.
On sait ce que tu vas dénoncer.
Tu es un homme embarrassé. Tu es un homme révolté.
Tu nous rappelles Albert Camus.
Pourquoi est-ce que je tourne en rond ? Parce que les flics détiennent des données personnelles, qu’ils se croient en droit de commenter à domicile.
Tu vas avoir un manteau en cuir. Tu es avec Johnny.
Ils ont compris pourquoi tu aimes la musique. Tu n’aimes pas les conflits.
Comment savent-ils que j’aime la musique si ce n’est en sonorisant mon appartement ? C’est toujours la même chose : On est en face d’une grave violation de la vie privée. J’aime surtout la musique pour le plaisir qu’elle donne. Mais des musiciens nous disent que la musique est un  langage universel, qui met tout le monde d’accord.
Ca nous a fait plaisir. Tu vas nous faire plaisir.
Ca te fait rigoler. C’était une thérapie.
Tu n’as pas inventé. Tu nous as blackoutés.
Pas encore compris : Elles sont toutes folles.
On pense que tu as maigri.
Sonorisation de conversations privées.
Tu vas pouvoir voir Martine Aubry. Nous sommes battus.
On en a marre de ces furies.
Tu te mets du Collyre. Tu en as marre de nos folies.
Tu vas pouvoir faire une bouffe avec Frédéric Taddéï.
Tu ressembles à Taddéï.
Ils vont te faire gagner.
Tu te bas contre Taddéï. Tu n’es pas convaincu.
Tu ne pourras plus plaisanter. Ils veulent que tu rentres à la DST. Tu nous as embétés.
Triste projet.
Tu nous prends la tête. On est encore fou.
Tu n’as pas encore compris : Tu nous rappelles Smaïn.
Tu nous as jeté. Tu les as fait marrer.
Tu nous as tués. On ne t’a pas compris. Elle t’a pardonné. Tu es l’unique.
Tu nous racontes pas de conneries.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
Tu vas pouvoir voir Josy. C’est pas Josy. C’est tes amis.
Tu nous as tout appris. Tu crois qu’on ne t’a pas compris. Tu t’en fous de Baffie. Tu n’es plus Baffie. Tu t’es battu pour Baffie.
Il est impossible de comprendre ce que ces flics veulent dire par là …
Tu es un psy. Tu ne racontes pas de conneries. C’est indécent. Tu n’es plus avec Marie.
C’est pas des conneries. Tu t’es foutu de Chichi. C’est lui qui t’a compris. Il s’en fout de Marie. C’est pas des ennemis.
Nous sommes malheureux.
Tu te bas contre Marie. Tu fonctionnes comme Ghannouchi.
Elle regrette ce qu’elle t’a fait. Elle t’a exécuté. Elle s’est renseigné. Ce qu’elle t’a fait. Pas jugé. Elle t’a accepté.
Tu es un homme marrant.
On sait ce qu’on t’a fait. Tu n’as pas résisté. Tu es un homme malin.
Elles ne vont pas cafter. Elles t’ont cassé. Elles sont caspiennes.
On a compris ce que t’as fait.
C’était Taddéï. Il t’a attaqué. On t’a défendu.
Elles t’ont attendu. On pense qu’elles t’attendaient. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elle t’a cassé. Tu vas les casser. Elle s’en fout de ta beauté. Tu n’es pas d’une grande beauté. Elles sont perdues. Elles t’ont défendu.
Elle sait ce que tu fais. Elles t’ont espionné. Tu vas les tuer. On pense qu’elles vont se casser. Ce qu’on te fait : On veut que tu bouffes la DST.
Tu n’es plus un Ministre ?
Je n’ai jamais été Ministre. On est en face de flics délirants.
Tu n’as rien fait.
Tu sais qu’on vous observe.
Très bel aveu …
Elles sont déçues. Tu n’es pas convaincu. Tu n’agis pas. On en a tous marre. Il fallait agir en semi-liberté

On ne t’a pas encore compris. On t’a souri.
On veut te sécuriser. Tu es un homme gentil.
On sait qui t’a défendu. C’est la DST.
Tu les as shoutés.
Tu as crée.
On sait que c’est vrai.
Elles ont dit que c’est pas dur. Elles ne sont pas rassurées.
T’as eu raison de ne pas les écouter.
On s’en fout de ce
tte saleté. Elle en a assez fait. Elles ont cafté.
T’as trouvé. On s’en fout de ce
tte saleté.
On voulait que tu nous parles de toi.
Ce fut fait plus tard avec mes blogs, que je n’avais pas ouvert au public, mais qui ont été divulguées tout de même …

Vendredi 9 juillet 2010.

On n’arrive pas à vous réveiller. Vous vous en foutez de travailler. Vous ne voulez pas travailler. Tu vas nous faire travailler. Ils ont compris que tu étais expérimenté.
Il y a eu un problème avec la télé. Nous faire travailler. On va la bouffer cette télé. Ils t’ont encore attaqué. Plus de chimie.
Ils ont dit que c’était un meurtre. Il t’a fusillé.
Le meurtre est venu d’une autre façon, à petit feu, avec un traitement iatrogène, corsé, associé à un tabagisme.
On s’en fout de vous faire travailler.
Tu crois qu’elle s’est foutu de toi.
Tu vas pouvoir nous corriger.
Tristes aveux …
C’est pas normal ce qu’on fait.
C’était toi le plus fort. T’étais un homme expérimenté.
On pense que tu es un homme extraordinaire.
Tu fonctionnes comme Albert Camus.
T’étais très copain avec ta soeur.
On ne s’en fout pas. Nous sommes des policiers.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Tu n’es pas salarié. On pense qu’elles t’ont jugé. Elles ne pourront pas te juger. On est tous emmerdé.
Tu nous as tué. On n’arrive plus à te parler.
Elle va nous bouffer. Tu n’étais pas député. Tu es fou. On s’en fout de tes carnets. Ils t’ont infantilisé. Tu nous as détruits. On n’est pas détruit. On s’en fout de ta vie. Tu l’as intéressée Marie.
Te faire Serge July. Ils en ont marre d’être mal orientés.
Tu nous as fusillé, persécuté. On t’a infantilisé.
Tu fonctionnes comme un PDG.
Faire une rencontre avec Serge July. C’était Serge July.
T’en avais marre de ce
tte affaire.
Pense comme Serge July.
On pense que t’as fini. Nous sommes impolis.
Tu nous as encore supporté. Ils t’ont tous attaqué.
T’en avais marre d’être jeté. Personne ne t’a changé.
Elle ne va pas te shouter. Tu l’as rassurée. Elles se sont amusées.
Ca ne vous a pas rassuré.
Tu ne t’intéresses pas au PS.
Tout à fait exact …
Elles vont nous tuer.
Rencontre JP Marielle.
On ne t’a pas compris. Ce sont des caspiennes. Passe leur temps à t’attaquer.
Ils en ont marre de se bouffer.
Elles ne sont pas caspiennes.
C’était pas une maladie. Ils t’ont attaqué.
Bel aveu …
On a compris ce que tu vas nous faire. Ca les a agacées.
Elles t’ont encore attaqué. Tu les as faits flipper.
T’as un grand trou dans la tête. Tu leur as demandé d’arrêter.
Ils se sont encore foutus de ta tête. Ta tête va encore éclater. Nos têtes, elles vont éclater. Tu n’arrives pas à t’éclater. Ils sont tous massacrés. On t’a tous compris : Nos têtes vont éclater. Ta tête, elle va éclater. Elles passent leur temps à rigoler.
On pense comme toi. Ca nous fait du bien. On est toutes contentes. On veut se marier avec toi. On fonctionne comme toi. On est toutes comme toi. Elles sont toutes comme toi. Elles font toutes comme toi.
Tu fonctionnes comme Zola.
Ca le regarde pas. Pu faire un grand psy.
Tu nous as agacés. Tu nous as fait culpabiliser.
Elle ne te comprend pas : Pourquoi tu nous as fait tout ça ?
Tu allais nous lâcher. Nous sommes la DST. On était tous OK.
Ce que le Conseil d’Etat a complètement ignoré …
Nous n’arrivons pas à nous arrêter.
On s’en fout de ces Drucker. On s’en fout de ces bonnes personnes.
Tu es un homme intéressant.
On pense que tu vas intéresser les gens.
Ils ont tous marre de ta cruauté.
Je n’ai point de cruauté mentale, ce dont les amantes de Chaplin l’avait aussi accusé jusqu’au procès … Je ne suis point un Sade : Je n’ai personne avec qui être cruel. Il faut aussi être méfiant de la cruauté envers soi-même.
On pense qu’elles ont vomi.
Ils ont tous arrêté. Compris que ça allait exploser.
Marre d’être exposé.
Mal pour les Drucker. Ils t’ont trouvé super.
T’as pas encore trouvé. Ils t’ont questionné.
Tu es un grand psy. Ils ne voulaient pas te rencontrer. C’est eux qui t’ont fait tout ça.
Pourquoi on voulait te rencontrer ? On voulait les tuer.
Ca ne va plus. Tu es un homme fort.
D’accord avec toi : Elles t’ont toutes espionné.
On s’en fout de ce cinéma. Plus besoin de faire du cinéma.
On t’a trouvé super. Tu as réussi.
On est tous d’accord avec toi. Ils se sont foutus de toi. Il faut que t’arrêtes de te foutre de toi.
On s’en fout de Marie.
Elles se foutaient de toi. On s’en fout de cette Drucker. Tu vas pouvoir le bouffer Michel Drucker.
Faut que tu la bouffes ta psychiatre. On s’en fout de ta psychiatre.
Ton voisin, il est mort.
Elles sont avec toi.
Tu es un surhomme.
On te croyait. T’as pas inventé.
On en a tous marre de se dénoncer.
Ca les a fait rigoler.
Ils ont tous réagi. On a tous réagi.
Ca nous fait rire.
Ca va encore marcher.
On s’en fout de ta Naïma. Tu vas pouvoir nous dire merci. On est tous d’accord avec toi.
Il faut que tu roules en Ferrari.
Marie Drucker, elle pue. C’est elle qui t’a insulté. Ca nous a rassuré.
Elles ont tout arrêté. Tu vas te faire buter.
Tu nous rappelles Mickaël Moore.
Tu nous as éclaté. On pense que t’en assez fait.
Ils s’en foutent de cette Drucker.
T’as pas encore trouvé. C’est des saletés.
On en a marre de ce
tte bonne nouvelle.
On en a marre de ta psychiatre.
Tu n’es pas un homme vieux jeu.
Elles en ont marre de t’écouter.
Tu les as dépassés. On veut qu’elles te fassent un chèque.
Tu n’as pas toujours été seul.
Tu n’es pas coco. Nous sommes tous communistes.
Tu les as calmé. Ca s’est calmé.
Nous sommes des terroristes. Ils se sont énervés.
Ils se sont enfermés. Ca s’est calmé.
On n’est pas d’accord avec toi. Ca nous prend la tête. Ca ne nous regarde plus.
Il faut t’arrêter.
Tu vas nous écouter. Ce ne sont pas tes amis. Tu es en bonne santé.
TOUS MARRE DE CE CARNET. Pourquoi me harcèle-t-on ? Est-ce que ça fait sens ? On m’a donné le métier de scribe …
Tu leur as fait comprendre que c’est grave.
Nous sommes des gens graves.
Qui t’a parlé de tout ça ? Nous sommes tous responsables. On s’en fout de Marie Drucker.
Ils ont dit qu’on pue. On a tous compris : Ca pue.
T’as pas encore découvert ? On s’en fout de Michel Drucker.
On avait tous mal pour toi. On pensait que ça allait marcher.
Nous sommes toujours avec toi.
C’était une fâcherie. Ils étaient tous fachés.
Ils ont dit que tu étais intelligent.
Tu nous rappelles Bourvil.
On pense que t’es un molasson.
J’étais, je suis ralenti par les harcèlements. On ne fait point d’un âne un cheval de course.
T’aurais pu faire producteur.
Tu les as trouvé malpolis.
Ils t’ont trouvé.
Tu ne nous as pas supportés.
On n’arrivait pas à vous marier.
Avec Marie Drucker. Prise de tête imaginaire de 12 ans … 2006 – 2018.
Tu es un Stanislavski. Le créateur de la méthode l’Actors Studio.
Tu n’es pas rentier. Ca nous fait marrer.
T’en as marre de t’enfermer.
On s’en fout de ces gugusses.
Nous en avons marre de la Droite. C’est eux qui t’emmerdent.
Tu t’emmerdes. Elle nous emmerde.
On s’en fout de Josy. On s’en fout de cette religiosité.
Tu n’as pas encore compris ? On s’en fout de ce
tte Aubry.
Je suis avec Sarkozy. On t’a compris.
On te trouve gentil. On ne l’aime pas Josy.
Ils te manipulent.
On t’a compris. T’allais être meilleur que lui.
Tu nous as fait du bien.
On se demande ce que tu veux. Tu nous en veux.
Tu nous as oubliés. On veut te recruter.
Abus de droit par un groupe …
On ne t’a pas humilié.
Ils te prennent la tête.
On n’arrivait pas à t’oublier.
Il faut que tu fasses équipe avec Sarkozy.
Projet cauchemardesque …
Tu es un homme sain.
Nous sommes tes amis. Tout ça, c’est interdit.
Triste vérité …
Tu leur as foutu la trouille.
C’était Sarkozy. On s’en fout de ces Sarkozy.
Nous sommes socialistes.

Samedi 10 juillet 2010.

Tu es un homme intelligent.
On a une responsabilité.
Ils nous ont arrêté.
Marie Drucker. T’es un ami. Elles t’ont tout pris. Elles racontent tout à Sarkozy. Elles ont menti. Elles vont être renvoyées.
On a tout compris. Elles ont eu tort de te dire ça.
Elles t’ont encore attaqué.
Des andouilles. T’as pas la trouille.
Tu es un grand Monsieur. Tu vas retrouver Marie.
Tu es mon Sami.
Tu es un Sami.
On veut t’offrir une belle voiture.
Tu nous prends pour des pourris.
Tu vas finir par parler.
Je m’en fous de parler …
Tu vas pouvoir rencontrer Brad Pitt. Tu nous as détruits.
Ce sont des fous. Elles sont folles.
On s’en fout de ce cinoche.
Nous sommes tes avocats.
Tu l’as bouffée Marie Drucker.
Marie se fait encore bouffer.
Tu vas pouvoir nous le faire ce cinoche.
Ce sont des fous.
Tu leur as dit. C’est des fous.
Tu leur as fait comprendre : C’est privé.
Ca a du mal à leur rentrer dans la tête … Idem en 2013.
Tu es un super avocat.
Nous sommes tes chéris. On t’aime.
Tu n’as pas encore compris : On t’aime.
On en a marre d’être enfermé.
Tu es un Prix Nobel.
Nous sommes folles.
T’aurais pu faire un bon psy.
Tu crois qu’on a tout inventé.
Tu ne travailleras plus jamais.
On t’a défendu. On t’a représenté.
On pense que t’as découvert : Ca venait du WIFI.
Ca venait d’une puce installée en série sur les PC …
On est embêté. Ta mère, elle nous a tués.
Pas encore compris ce qu’on te fait : On s’en fout de la DST.
On a tous mal pour Marie. Elle voulait t’accompagner.
Nous sommes la DST.
On pense que c’est Sarkozy.
Ils te prennent pour un bouffon.
T’as pas encore compris. C’est Marie. C’est elle qui veut t’embêter.
Tu leur causes du souci.
Ils ne vont pas te bouffer. Tu les as dépassé.
On ne te comprend plus. Qui t’a maltraité ?
Tu ne sais plus où aller. On les a tué.
Tu es un super avocat.
Tu t’en fous de ce
tte psycho.
T’as pas encore compris ? Tu nous as tués.
L’agonie a continué jusqu’à aujourd’hui en 2018 …
Elles ont exagéré.
On pense qu’elle te trouvait gentil. Tu l’as tuée.
Il faut qu’ils arrêtent de t’emmerder.
On veut que tu roules en Ferrari.
Tu les as coincés.
Tu nous rappelles Schwartzie.
Ils voulaient que tu travailles pour DMD.
Ils t’ont consulté.
Tu ne pourras plus te foutre de Marie. C’est ton amie.
Tu es un Omar Sy.
Tu es un homme excellent. Délire droitier.
Les UMP se prennent pour des élites …
Tu vas pouvoir te foutre de ces procès.
C’est eux qui t’ont fait un procès.
Nous ne sommes pas tes parents.
Tu es notre avocat. Ils ont lu Zazie.
T’étais un mec marrant.
Ils ont dit qu’ils ne sont pas d’accord avec toi.
Ils se sont amusés avec toi.
T’as pas encore compris : Ca pue.
On était toujours avec toi.
Ils ne sont pas d’accord avec toi : Tu ne les comprends pas.
On t’a encore trouvé gentil.
On en a tous marre de ce complot.
On t’a compris. Tu es un psy.
On s’en fout de ces psy. Il faut que t’ailles en Tunisie.
T’es en train de devenir psy. On a tous compris.
On te dit merci. On s’en fout de ta vie.
Tu vas pouvoir te foutre de ces Ventura.
Tu t’en fous de ce
tte Aubry.
Elles t’ont jeté.
Tu es un bon psychiatre.
On pense que tu vas nous faire du cinoche.
T’es en train de faire souffrir Candy.
Tu crois que nous sommes psychiatres ?
Bel aveu de bêtise … de mythomanes.
Tu as réagi.
Vous nous faites chier.
On n’arrivait pas à t’arrêter. On s’en fout de ce
tte Aubry.
Tu vas nous faire Schwartzie.
Tu n’as pas encore tout appris ?
IL S’EST ENFUI.
On est comme toi. On n’aime pas tout ça.
On était d’accord avec toi.
Tu nous as tout pris. Tu es un génie.
On pense qu’on t’a tout pris.
Ils ont ri. T’étais meilleur que lui.
Tu n’es pas assujetti.
Tu leur as donné des idées. Tu as une bonne idée.
Ton papi. Tu es un homme droit. Ils t’ont accepté.
Ils n’ont rien fait pour toi. Ca nous fait marrer.
On s’en fout de sa CNIL.
On pense que tu as mérité.
On pense qu’on a les mêmes idées.
Elles t’ont réservé une surprise.
Ce sont des gens différents. Tu les as inspirés.
Marie, c’était une amie.
On en a marre de tes amis. Les Drucker, c’était des amis.
T’as pas encore compris que t’avais un ami. C’est ton papi.
Tu es un homme merveilleux.
T’as encore trouvé. On pense que t’as fini.
On pensait que t’avais trouvé. C’était une amie.
On s’en fout de Marie Drucker. Elle va se faire foutre.
Tu leur as fait penser à Schwartzenegger.
Tu en as marre de nos folies.
On va te faire un cadeau.
On s’en fout de ces Ferrari.
Tu es notre héros. On t’a trouvé beau.
Tu es notre Lino.
Je ne peux pas remplacer le Lino, c’est de la moquette que j’ai chez moi.
Tu n’es pas un jouet. On s’en fout de ces chieurs.
Tu t’en fous d’être riche. Tu es un homme riche.
On a regre
tté.
Tu vas pouvoir la gagner ta coupe du monde.
C’était Nawell Madani. Elle est intéressée par Sami.
Un homme chéri. Chéri par Marie.
Faire la paix avec tout le monde.
On sait que t’arrives pas à rencontrer.
On veut que tu nous fasses du ciné.
Ils t’ont espionné.
On s’en fout de Marie.
Il faut que tu nous fasses ton ciné.
Tu n’as plus rien à foutre ici.
On se demande comment tu fais pour être ici.
On se demande ce que tu viens faire ici.
Tu t’en fous d’être ici. On voulait que tu rencontres Sarkozy.
Ils ne sont pas avec Aubry. Tu te bas avec Aubry.
On te trouve rigolo.
On pense que ça va changer.
On t’a appris à être gentil.
Ton grand-père t’a encore aimé.
Elles se sont enfuies.
Ils sont insupportables.
On s’en fout de cet Etat. Tu n’es pas un homme d’Etat.
Tu penses que tout est possible.
Ce qui n’est pas tout à fait exact … Je ne suis pas comme El Maleh, qui lui est sarkozyste.
On s’en fout de Sarkozy.
Ils t’avaient choisi. Voulait que tu succèdes à Sarkozy.
On nageait en plein délire …
Tu es un gentil.
On ne te trouve pas gentil. Tu vas comprendre Marzano.
On s’en fout de ces Ferrari. Ils t’ont menti.
Où est-ce que tu vas trouver tout ça ?
On s’en fout de ce cinéma. Tu es sympa.
Tu ressembles à Ventura.
Tu fonctionnes comme tes parents.
Ca venait des Ventura. Te trouver un contrat.
Comment t’as fait pour comprendre tout ça ?
On s’en foutait de tout ça.
Tu nous as fait une bonne enquête.
Pourquoi ils font tout ça ? Ils voulaient que tu sois sympa.
Et finalement, on tombe sur des flics très antipathiques, des prétendus modèles de vertu.
Tu nous as réconcilié. On veut la tuer Marie.
Elles te racontent des conneries. C’était ton papi. Il t’a applaudi.
Tu es un homme chéri par Marie.
Tu leur as fait du Marzano. Elles t’ont trouvé super.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
Arrête de fumer. Ce n’est pas fait pour toi.
Tu les as commandés. Ca les a tués.
Les bouffer ces Drucker.
Tu sais ce que les Drucker ont répondu : Ils ont dit que tu t’étais pas trompé.
Tu fais comme Marzano.
On s’en fout de Michel Drucker : Il t’a rien fait. Il t’a tout fait. Il voulait que tu te battes pour Faustine. Michel Drucker s’est fait engueuler. Ils vont l’enfermer. C’est lui qui te répondait dans Libé.
On sait que c’est pas normal ce qu’on t’a fait. On pense que Michel, c’est un pourri.
On pense qu’ils ne t’ont pas compris. Tu nous as détruits.
On pense que t’as pas compris. On t’attend.
Ils attendaient quoi ?
On pense que c’est un fou. On s’en foutait de Billiot.
On s’en fout de Marie. Ce que tu nous as fait, c’est super.
T’as pas encore compris que t’es une putain ?
Je me faisais copieusement insulté.
On s’en fout de ta Michel Drucker.
On pense que tu es comédien. On pense que t’avais trouvé. Ils voulaient tout savoir sur ta vie. C’était interdit. On s’en fout de ton autofiction.
Aveu très révélateur et véridique, vérifié. On les a supprimés.
Nous sommes tes clients. T’étais qu’une putain.
On s’en fout de Marie. Pourquoi elle a recommencé ? Tu lui plais. Elle t’a accepté. On pense que tu l’as fait craquer. On pense que t’as trouvé. On t’a volé. On s’en fout de Jugnot.
On veut t’annoncer une bonne nouvelle. Tu fonctionnes comme El Maleh.
Ils ne t’ont pas bouffé. Tu les as bafoués.
On veut que tu le gagnes ce procès.
On s’en fout de Marie. C’est elle qui t’espionnait. On s’en fout de Michel Drucker. Ils vont faire la paix. Ils te jugeaient.
Ils t’avaient choisi. Ils voulaient que tu remplaces Sarkozy. On en a toutes marre. Tu en as marre. Ils en ont marre. Tu vas devenir une star.
Tu nous mens. Tu es comédien.
On voulait que tu remplaces Sarkozy. On t’a choisi.
On nageait en plein délire …
Pour toi, nous sommes folles. On n’arrive pas à t’oublier.
Ils vont encore te tuer.
On n’arrive pas à t’aider.
Il n’y a rien de concret.
Nous y voilà. C’est exactement ça. Nous sommes en face de flics psychotiques.
Ils t’ont torturé.
Nous sommes fous. On est tous d’accord avec toi. Nous sommes avec toi. Ils te racontent n’importe quoi.
On sait ce qu’ils vont faire. Ils vont nous arrêter.
Très bonne nouvelle qu’on attend toujours 8 ans après.
Personne ne t’a choisi. Elles se sont amusées.
Tu as encore réussi.
Ils veulent t’expulser.
Très bon aveu, vérifié maintes fois par la suite, la manifestation d’un néonazisme français …

Automne 2010.

En somnolent un soir, je vois en rêve Marie Drucker effrondée en pleurs. Le policier qui lit dans mes pensées a analysé mon rêve par lecture de la pensée et a commenté : Tu crois que tu l’as fait pleurer Marie ?

Automne 2010.

Rue Ordener dans le 18ème arrdt de Paris, près du domicile de mon ami Jérôme, une voix qui ressemble à celle de ma soeur Sonia me dit : Elle est bien roulée ma soeur (commentaire que j’avais fait sur la photo de ma soeur en maillot de bain postée sur Facebook). Ta meuf, c’est Marie !

Mars 2011. Exemples de propos chaotiques une fois de plus,
reproduits tous les jours de 2011. L’actualité du moment, c’était de faire Ventura, ce dont les flics doutaient … ou Onassis. Les flics passaient la brosse à reluire et en 2015, ça a basculé dans
l’inverse : Une haine épouvantable.

Un soir de 2011.

Je regarde dans ma chambre à la télé une émission sur l’histoire de l’humour. Une jeune flic me hurle dessus : TU ES HUMORISTE ?

Jeudi 17 mars 2011.

On s’est pris la tête. On est tous content.
Tu n’es pas Ventura. On a compris.
Tu nous as tués. Tu nous as rassuré.
On t’a pas rejeté. On comprend rien.
Tu ne nous fais pas Ventura.
Tu es un homme malheureux.
Nous sommes tes syndicats.
Il faut que tu trouves du travail.
Tu vas remplacer Lino.
On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Ca va aller. Tu as gagné. Tu vas pouvoir te marier.
Nous sommes tes agents.
Tu n’es pas Ventura.
Tu vas nous faire Ventura.
On n’arrive pas à t’appeler.
Incompréhensible, psychotique …
On t’a compris.
Nous sommes producteurs.
Tu n’es pas Ventura. Tu réfléchis.
Tu as gagné. On a tous compris.
Il faut que t’arrêtes.
Tu n’es pas un homme discret.
Il faut que t’ailles mieux.
Tu te compares à Lino.
Il faut que tu travailles.
Tu deviens fou.
Tu es affreux.
On a l’habitude. On ne t’a pas rejeté ?
On avait tous compris. On est avec toi.
Qu’est-ce que tu fais ici ?
Il faut que tu fasses une formation. On a compris.
Tu n’es pas un homme heureux.
Tu nous as eus.
Tu te passionnes pour Ventura.
Une bonne nouvelle. T’as trouvé.
Onassis. On va te faire une fête.
T’arrives pas à comprendre qu’il faut t’arrêter ?
ARRETER QUOI ?
T’es encore en vie ?
Nous en avons marre. Tu as eu le bon comportement.
On est content. On est d’accord avec toi.
On n’arrive pas à se décider.
C’est terrible. Tu réussis. Tu nous as fait du bien.
Tu n’es pas Ventura.
Personne ne veut te tuer.
Elles se foutaient de ta gueule.
Tu n’avais pas compris ? Tu es un Gabin.
Tu te fais chier. Ca va marcher. On t’a compris.
Nous avons mal. On regre
tte ce qu’on t’a fait.
Tu réussis. On va te faire gagner.
Tu as réussi.
Tu es Sami. Notre Sami.
On te l’a dit : T’es Onassis.
Tu nous fais Ventura. On ne comprenait rien.
C’est un mystère.
Tu vas pouvoir travailler.
Ils ne t’ont pas retenu. A cause de tes cigarettes.
On ne te supporte pas. Tu ne nous supportais pas.
Tu nous emmerdes. Tu crois qu’on aime Marie Drucker …
Leur Directeur.
Tu rêves.
Tu nous as fait un truc important. On veut que tu sois content.
Tu as réussi. Il faut que tu gagnes ton procès.
Marre de Marie Drucker. Nous sommes avec toi.
Il faut que tu arrêtes. Que tu nous respectes.
On ne t’avait pas encore compris ? Tu vas battre Ventura.
Tu nous as fait une comédie. On s’en fout de ta Drucker.
Nous sommes des sauvages. On passe notre temps à vous tuer.
T’as pas encore trouvé ? Tu nous as contactés.
T’as encore tout raté. Nous sommes graves.
Ils voulaient que tu rentres à l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir revoir ta mère.
Tu nous as menti. Il faut que tu respectes Arlette Laguiller.
Nous sommes les militants Laguiller.
Tu t’en fous de cette Ventura.
Tu es avec Laguiller.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait. On regrette ce qu’on fait.
On s’en fout de cette formation.
Tu es magnifique. Tu as gagné.
Faut que t’arrêtes de foutre le feu. (???).
Tu nous as compris. Vous êtes des gens chéris.
Nous sommes des syndicats.
Nous sommes des magistrats.
Nous sommes communistes.
On veut se foutre de Marie Drucker. Elle t’a tué.
Bel aveu …
T’es gentil. On pense que t’as compris. Nous sommes les LO, les Sarko. On est avec toi. Propos contradictoires, psychotiques, qu’on retrouvera pendant l’été chaotique de 2013.
On t’a supplié. On veut que tu fasses du ciné.
Tu t’en fous de notre Drucker. On peut rien faire.
Il faut que tu adhères à notre syndicat.
Tu ne comprends pas. On en a ras le bol.
Je suis une amie. Je me suis occupé de toi. C’est difficile. Nous sommes en alerte.
Psychotique …
On veut t’offrir un contrat. Tu vas mettre en scène.
T’es un homme fort. Tu te prends la tête.
Tu crois qu’on t’a oublié ?
Pourquoi tes plaintes sont sans suite ? Ils vont devenir fous. Ca nous emmerde.
Tu nous as montré que tu existes.
Tu veux nous voir.
T’as vécu un énorme malheur. Et ce n’était pas fini …
Ca s’est poursuivi pendant plusieurs années.
On t’aime. Il faut tu sois content.
Ca va aller. Nous avons exagéré. On va t’aider.
T’as pas encore compris. On s’en fout de Chirac. Il faut que tu termines ton procès.
Tu dois prouver que tu es Ventura.
Comment tu vas faire pour enseigner ?
Ca te rassure. Nous ne sommes pas au courant ?
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a aidé.
Tu as compris. On te trouve différent. On ne veut pas te forcer.
On va te faire partir. Tu es mort. On t’a compris. On veut te rencontrer.
On t’a compris : Tu t’en fous de Marie Drucker.
On t’a compris. On te contrôle.
Tu t’en fous de faire de la télé ? Tu ne nous as pas encore compris ? Marie Drucker.
Ca nous emmerde.
Tu nous emmerdes. Tu as compris. C’est un film.
On sait ce que tu sais. Tu nous as eus. C’est bon.
Ca va. On n’arrive pas à te parler.
Tu vas pouvoir comprendre Laguiller.
Tu es docteur.
T’as trouvé. Tu vas pouvoir travailler. Il faut que tu travailles pour Laguiller.
Ton père, il a eu peur.
On s’en fout de la France. Tu n’es pas Ventura ?
Tu subis. On t’a compris.
Tu n’as pas encore compris ?
Tu nous fais de la psychologie. T’es pas encore mort ?
Tu nous rends malades.
Elle veut qu’on t’offre un contrat.
On t’a signalé. On sait ce que tu veux.
Tu intéresses toute la France.

On sait ce que vous pensez. On a terminé. Tu vas pouvoir finir de nous shouter. Tu nous fais peur. Tu as de l’espoir. Tu nous fais Ventura. Tu ne dois pas nous faire Ventura. Nous sommes surprises. On a compris ce que tu veux. Tu as de la nostalgie. Tu fais ce que tu peux.

On t’a compris : Tu es avec Marie. Tu veux vivre avec Marie. Ils ont annulé. On t’écoute. On t’avait compris.
Elle a compris. Tu es gentil. Ce que tu racontes, c’est faux.
Tu vas pouvoir nous pardonner. Elles veulent que tu lui roules une pelle.
On regrette ce qu’on te fait.
T’as pas encore compris ce que tout le monde fait ?
Nous sommes différents.
Tu vas faire comme Ventura.
Tu nous as arrêtés. On fout le feu.
Tu es Ventura. Il faut que tu nous fasses ton ciné. Ca vaut le coup. Tu as peur.
Tu nous en veux. Ton rêve, c’est le cinéma. Tu te trouves laid.
Ton rêve, c’est de faire Ventura.
Nous sommes tes amis. Tu vas pouvoir te réveiller.

Vendredi 18 mars 2011.

On s’est parlé. On t’a encore compris.
Pas encore compris que t’es libre ?
Je n’étais pas vraiment libre en France toutes ces années …
Tu crois qu’on t’a menti ?
Il faut qu’on t’arrête. Tu es en bonne santé.
Tu n’as pas encore compris. Cigarettes.
Nous sommes communistes.
C’est une injustice. Tu n’es pas malade.
Très bel aveu …
On est avec toi. On veut t’aider.
Ca nous embête.
On te casse les pieds.
Tu vas nous faire Ventura.
Nous sommes les LO.
Comprendre ta révolte. On va te chercher ?
Je n’ai rien demandé … Qu’on me foute la paix.
Au départ, on était avec Drucker.
Tout est fini.
Tu nous emmerdes. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu n’es pas Ventura. Tu es Rio.
Nous allons perdre. Vous rêvez. Tu vas pouvoir être copain avec moi.
Tu es un salaud.
On s’en fout de Marie. On t’appelle Rio.
Tu vas remplacer Ventura.
Tu nous as eus. Ventura.
On regrette ce qu’on t’a fait. Tu es d’accord avec nous.
On ne s’en fout pas. Elle regrette ce qu’elle t’a fait.
On t’a compris. Tu as éteint le feu.
On est emmerdé.
Tu aurais du être le premier.
Tu te sens foutu. Tu nous as enfermés.
On te remercie. T’es toujours en vie.
Tu es un activiste. Ca va passer.
Nous sommes avec toi. On te dérange.
On t’a compris, Oh !!!
On regrette ce qu’on t’a fait.
On s’est tous mis d’accord avec toi.
Tu nous as mis du plomb dans la tête.
Ca y est. T’as trouvé ? Tu vas pouvoir travailler. C’est une grosse prise de tête.
T’as envie de travailler. Tu vas travailler.

Tu n’es pas Ventura. Tu es meilleur que ça.
Tu crois qu’on n’est pas avec toi ?
Tu vas pouvoir te foutre de ce gouvernement.
On t’a éliminé. Tu ne trouves rien. On est d’accord avec toi. Nous sommes morts.
Tu nous en veux. Ca va mal pour toi. On a fait ton procès. Ca va pas.
T’es un homme de théâtre. On t’a compris.
T’as un énorme problème. Tu vas pouvoir comprendre ce qu’on dit.
Tu vas te la fermer. Tu es fou : Tu vas pouvoir comprendre Ventura.
C’est un accident. On voit ce que tu veux dire.
Tu as perdu. On s’en fout de Marie Drucker.
Tout ça, c’est pas important.
Tu es Ventura. On te trouve normal. Ca va aller.
Tu nous as énervés.
T’as trouvé. Nous sommes l’UMP.
Voilà : On a trouvé l’os sur lequel je suis tombé …
Tu n’es pas Ventura. On veut te faire réfléchir.
Qu’est-ce que tu veux faire ? Tu n’es pas un homme compliqué.
Ils ne t’ont pas encore compris. On est d’accord avec toi.
Tu nous as demandés d’arrêter. On s’est arrêté.
On s’en fout de ces professeurs.
On n’arrive pas à comprendre ce qui t’arrive. Il faut te reposer.
Tu te prends la tête. Tu nous en veux.
Tu nous fais Ventura.

Samedi 19 mars 2011.

Il faut que t’arrêtes de fumer.
C’est pas encore fini. Tu n’es pas Ventura.
On devient fou.
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’a compris. On t’a trouvé super.
Il faut que tu passes le CAPES. On a compris.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu as tué Marie Drucker.
Tu nous as ba
ttus. Il faut que t’arrêtes.

C’est une dépression. Tu ne comprends pas. On t’a sauvé. Sauvé de quoi ? C’est une iatrogénie (maladie causée par un médicament, affaiblissement intellectuel, apparence de psychose).

Tu nous fais notre procès. On te trouve terrible.
On t’a encore tout dit. On t’a arrêté.
On veut te calmer.
En harcelant, comment vont-ils faire ?

On veut que tu aies des enfants. Ca va bien. On t’a tué. On t’attend. Tu réussis. Tu vas comprendre ce qui se passe. Il faut que tu refasses du théâtre. On t’avait compris.

On ne s’en fout pas. Tu veux souffrir. C’est faux. On veut t’hospitaliser. On veut que tu retournes à l’école. On le fait ce procès. Tu crois ce qu’on dit.
On va te faire un cadeau. On s’en fout de ces cadeaux. On veut t’offrir une maison.
Promesse imaginaire, baratin, intox …
T’as rien à raconter ? On ne te comprend pas.
Ca nous fait du bien. Tu nous as émus.
Tu as un énorme courage. Tu nous prends la tête.
Tu n’es pas en bonne santé. On t’a tué.
Ca nous emmerde.
T’as trouvé. Tu vas être acteur.
Tu vas pouvoir faire une demande en mariage.
On s’en fout de ton carnet. On t’a compris.
Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Faut que t’arrêtes de fumer. Tu es une célébrité.
Tu prends la bonne décision.
On t’a compris. Marre de ton lit.
T’as pas compris ce qu’on veut. T’as trouvé. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié … J’ai été gravement harcelé par la suite.
Il faut que tu sois Ventura. T’as de la haine.
On t’a encore compris.
Tu crois qu’on n’est pas au courant ?
Tu vas pouvoir habiter sur Paris.
Nous allons perdre.
Tu vas pouvoir nous faire du cinéma.
Tu nous as dégoûtés.
Tu es un homme seul.
On vient de comprendre : Tu es un espion.
On ne te comprenait pas.
On t’ennuie.
Tu es un homme déçu. Tu es comme Ventura.
On vous trouve dur.
Tu as passé une bonne journée.
Il faut que tu sois Ventura.
Tu as un problème de santé.
On t’a suivi.
T’as pas encore compris que t’es mort ?
Menaces et chantages …
On t’a entraîné.
Tu n’as pas encore compris ? Tu vas t’en sortir.
Tu crois que nous sommes des policiers ?
Tu vas t’en sortir. On est avec toi.
Tu nous as détruits. Tu vas nous détruire.
Il faut que tu nous fasses Ventura.
On est sérieux. On ne s’amuse plus.

Dimanche 20 mars 2011.

On a compris. C’est une bonne nouvelle.
Qu’est-ce que tu vas dire ? Il faut que tu sois Ventura.
Tu n’es pas Ventura. Tu nous embêtes.
C’est une horreur.
On n’est pas avec toi. On a tout laissé tomber.
Directeur. On travaille pour Marie.
Je suis encore tombé sur un autre os …
Ca nous emmerde. Tu nous fais notre procès. On est tombé sur des candides …
Il faut que tu rencontres nos Drucker.
Tu en as marre de notre Drucker.
Il faut militer. Tu nous fais militer.
Il faut que tu te maries. C’est bon.
Tu es un homme triste. Tu n’es pas Ventura.
On t’a aimé. Ton rêve, c’est de remplacer Lino.
T’es acteur.
Tu emmerdes tout le monde.
On est ennemi.
Elle veut que tu gagnes tes procès.
C’est bon. Ca va. Tu n’es pas Ventura.

Lundi 21 mars 2011.

Tu es un homme formidable.
Tu es une célébrité.
Tu nous causes du souci. On est d’accord avec toi.
Il faut que tu trouves du travail. On t’attend.
Ils attendent quoi ?
Une bonne nouvelle. Tu vas pouvoir nous dire merci.
T’es fou. On n’arrive plus à te parler.
Il faut que tu sois Ventura.
Nous allons t’arrêter. On te demande d’arrêter.
Il faut que tu gagnes ce procès. Ventura. Tu as perdu.
On en a tous marre du psychiatre.
On t’a compris. Tu nous fais notre procès.
T’as eu raison de faire un procès.
Ca va marcher. Nous sommes contents pour toi.
Tu nous as rassurés.
T’as pas compris ce qu’on a fait. Tu vas nous faire Ventura.
On a peur. On a compris. Ca te rassure.
Tu vas pouvoir remercier Sarkozy. C’est Sarkozy.
Tu es un ami. On te fait fumer.
Tu vas pouvoir travailler. Tu es motivé.
Tu crois qu’on te ment. C’est un souci.
Il faut que t’arrêtes. Il faut que tu sois Musulman.
Saïda, elle s’en fout de ta gueule.
Tu n’es pas un militant de base.
On s’en fait pour toi.
On en a ras le bol.
On se fait rejeter.
Tu es bien Ventura.
On est fâché.
On te détruit.
Tu es assisté.
On te ment.
Il faut que tu nous parles gentiment.
Conseil non réciproque …
Tu vas te faire foutre.
ON T’A REPONDU.
On rentre chez toi. On est désolé.
On ne te comprend pas. On t’a compris. Millionnaire.
Ca vient de Marie Drucker. Elle se fout de ta gueule.
On va te rencontrer.
C’était une mise en scène.
Propos énigmatiques …
Il faut que tu pardonnes. Est-ce possible ?
Tu vas pouvoir retrouver ton Gabin.
Ca y est. T’as trouvé ?
Tu as recommencé. On a voulu te guider.
Nous ne sommes pas policiers.
Tu nous as rendus fous.
Nous avons mal. On croyait que ça allait marcher.

Ca a marché.
Tu es notre Ventura. On te remercie.
Tu as tout fini.

Mardi 22 mars 2011.

C’est fini. On ne t’a pas compris.
Tu veux t’en sortir. On va s’arrêter. On n’arrive pas à s’arrêter.
T’arrives pas à comprendre ce qu’on fait.
On s’en fout de Marie Drucker.
Tu vas passer ton temps au SMIC.
Tu raisonnes. On te pardonne. Tu as du courage. Il faut que tu pardonnes.
On est les poulets. Tu es libre. Tu te fous du monde.
Tu dois être Ventura. On le fait ce procès.
T’en n’as plus rien à foutre.
Ils ont demandé ce que tu veux.
Nous sommes des connards.
Nous sommes d’accord avec toi. On est toujours avec toi.
Tu vas écrire aux agents.
Ce qui avait déjà été fait.
On n’arrive pas à vous parler.
Pourquoi faire ?
On en a marre de ta déprime.
C’est une iatrogénie en fait.
Tout ça, c’est à cause de Marie Drucker.
On va te faire une fête. Lino.
T’as pas encore compris que tout ça, c’est important ?
Onassis. On t’en veut.
Tu vas gagner ce procès.
Tu vas être n°1. Tu vas pouvoir nous rencontrer.
Tu vas pouvoir le faire ce procès. Tu vas comprendre ce qui va arriver. Tu crois qu’on va te bouffer ?
Nous sommes des médecins.
Propos contradictoires …
Tu te prends pour Ventura ?
T’as pas besoin de médicaments.
Révolutionnaire ?
Nous l’avons gagné ce procès.
T’as un problème d’argent.
Ils en ont mis du temps pour comprendre …
Ils t’ont tout pris.
On va t’engager.
On t’annonce une bonne nouvelle. Ce qu’on t’a annoncé ?
Tout le monde t’arrête.
On t’a fait mourir.
Tu vas valoir cher.
Tu crois qu’on se fout de toi ? On ne s’en fout pas. On te trouve très fort.
Il faut que tu changes de comportement. Tu veux être bon. Tu nous fais du ciné.

Je vois au cinéma le film Rien à déclarer de Dany Boon.

Une grosse surprise. T’as trouvé. Sois Ventura.
Nous avons mal. Tu deviens un homme riche. On te fait ce procès. Tu vas nous faire Onassis. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux. Tu es un Onassis.
Ils se demandent ce que tu veux. Ils t’ont applaudi.
On t’a compris. Tu réussis. On te remercie.
On en a marre de Ventura. C’est un Grand Homme.

Tu n’es pas un Ventura. Tu as compris ? Il faut que tu sois discret.
Tu aimes les enfants.
Tu ne te trouveras plus face à Marie.
On devient fou.
Il faut que tu sois Ventura.
On va te chercher. Tu vas nous faire Onassis. T’es dur.

Mercredi 23 mars 2011.

Tu n’es pas Ventura. Tu ne comprends pas.
Tu vas gagner ce procès.
Tu nous rappelles Ilan Halimi.
Le jeune juif torturé par le gang des barbares …
T’es en train de faire du progrès.
Tu vas pouvoir travailler.
On s’est encore trompé.
Nous sommes les poulets. Tu n’es pas Lino.
Tu as des idées. Tu vas crever.
On t’espionne dans ta chambre.
Aveu véridique …
Tu t’en fous de cette télé.
Ca nous a servi.
On t’aime. Tu vas pouvoir faire Ventura.
Tu ne comprends pas qu’on est embêté ?
On le fait ce procès.
On va te faire militer.
On regrette ce qu’on t’a fait.
Tu ne comprends rien.
T’as fini.
Personne ne va venir te chercher.
Bel aveu d’impuissance, d’abus de droit. En fait, on n’est pas libre …
Tu nous as arrêtés.
On t’a trouvé. Nous sommes juifs.
Tu nous as arrêtés. Nous avons arrêtés.
Tu as gagné. On a tout compris.
On s’inquiète pour toi.
On veut que tu aies des moyens.
Promesse illusoire …
On n’arrive pas à comprendre ce que tu fais.
On en a tous marre de ton psychiatre.
Tu nous fais Ventura.
On avait compris. Tu aurais pu faire de la télé.
Pourquoi faire ?
T’as une sale gueule.
Insulte gravement borderline.
On t’a compris. Tu en as mis du temps.

T’as pas encore compris que t’es encore Rio ? Rio était mon pseudo de sympathisant trotskyste. Je n’ai repris la lecture de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière qu’en 2014 après 12 ans d’oubli. Quand j’en ai repris la lecture, le même flic haineux qui piratait mon ordi m’a dit : Tu milites. Je milite dans son esprit. Etre militant, c’est autre chose que de lire un hebdo … C’est autrement plus exigeant !

C’est les facs qui se moquent du monde. Elles m’ont toutes jeté en 2009 …
T’as pas encore compris ce qu’on fait.
On t’avait compris. C’est du mépris.
On a compris. On t’a traumatisé.
Et ce n’était pas fini …
On te demande d’arrêter de fumer.
Il faut que tu sois Ventura. On t’a compris.
Tu n’es pas encore motivé. Il faut que tu retournes en fac.
On n’a pas compris. Tu ne comprends pas qu’il faut que tu sois Ventura ? Ca va marcher.
Il faut que t’arrêtes ça. Plainte contre Hortefeux.
Tu n’es pas avec nous. On a compris. On regrette ce qu’on a fait.
On s’en fout de ces Universités. On est d’accord avec toi.
Tu vas devenir Onassis. Tu es le premier. Marie Drucker est avec toi. On va te faire une fête. On t’a trouvé.
Tu nous as passionnés. Tu as du succès.
Il faut que tu entres au gouvernement.
A ce moment, gouvernement Fillon …

Jeudi 24 mars 2011.

Tu es un professeur. Nous ne sommes pas hostiles.
On t’a compris. Tu vas nous faire Ventura.
Ca nous emmerde. On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu vas nous faire Ventura. On est content.
T’es encore fou. On en a marre de tes cigarettes.
C’est bon ?! Marie Drucker n’est pas avec nous.
Aveu important …
On t’appelle Sami. Tu as été renvoyé.
Tu vas devenir fou.
Il faut que tu sois Ventura. T’as une réponse.
Tu vas pouvoir te marrer.
Tu crois que tu vas remplacer Ventura.
On s’est pris la tête.
Tu vas avoir tes propres cigarettes.
Tu vas pouvoir habiter à Paris. On va t’offrir une voiture.
Nous l’avons fait ce procès.
Tu n’es pas Ventura.
On veut que tu rencontres Marie ???
On veut que tu retournes au collège.
Provocations …
T’es connu dans toute l’Ile de France.
Ce qu’on t’a demandé. Tu crois que tu vas retrouver Marie ?
T’as fait comprendre ce qui t’es arrivé.
Tu nous énerves. Nous sommes l’UMP.
Je suis tombé sur un os …
Tu vas pouvoir remercier Drucker.
On est content pour toi. On te réserve une surprise.
Tu passes une bonne soirée. On te remercie.
Une soirée sous surveillance …
On voulait savoir ce qui s’est passé.
On est cassé. Il faut que tu fermes ta gueule.
Il faut que tu termines ce procès.
Tu vas pouvoir le gagner ce procès.

HAHA. T’es nul.
T’es encore fou. Tu n’es pas Ventura.
On t’a trouvé bon. Il faut que tu sois Ventura.

Vendredi 25 mars 2011.

Tu ne sais pas ce que c’est la célébrité. Et effectivement, ça semble très dur …
Tu réussis. On est désolé.
Tu nous as fait notre procès. On t’a compris.
Tu n’aimes pas Marie Drucker. On est d’accord avec ça.
Faut voir ce qu’elle m’a fait …
Tu vas le terminer ce procès.

On est désolé. Il faut que t’arrêtes de te faire chier.
T’as eu le bon comportement. On t’a trouvé.
On t’a compris. Tu es comme Ventura.
Ca va marcher.
On regrette ce qu’on te fait.
Tu as une dépression.
Une iatrogénie en fait …
Tu n’es pas fou.
Tu te fous du monde. Ils se foutent de notre gueule.
Ca serait une Révolution.
Ca nous emmerde. T’as pas encore compris. Il faut que tu gagnes ce procès. On t’a encore compris.
Nous sommes juifs.
Il faut que t’arrêtes de t’inquiéter comme ça. Tu es un Ventura.
On regrette ce que tu as fait. On en a ras le bol.
Tu nous as tués. On est tous contents.
Il faut que tu changes de comportement.
Tu as réfléchi. Marie Drucker est contente. On est dégoûté.
On t’aime.
On t’a rencontré. Tu es un héros.
Tu ne comprends pas. On t’a arrêté. On t’a rencontré. On t’a trouvé.
Tu nous rends fous. On t’avait compris.
Ca va aller. Nous t’avons apprécié.
On est d’accord avec toi. Comment t’as fait ?

Samedi 26 mars 2011. Visite à l’ISIPCA. Ecole de parfumerie à Versailles.

Tu nous as eus. Tu n’as plus besoin de trouver de travail.
On va te trouver un contrat.
Nous sommes avec toi.
On t’a compris. On te demande d’arrêter.
Prendre pour un fou. Tu t’enfuis. Acteur. T’as pas compris. On est avec toi. On t’a respecté.
Tu n’avais pas compris. Tu fais du progrès.
Tu vas pouvoir voir nos producteurs. Nous sommes Producteurs.
On a peur. Tu ne nous parles plus de politique.
Nous t’avons chéri. Tu es quelqu’un.

Dimanche 27 mars 2011.

Tu vas te prendre la tête ?! Tu n’es pas Ventura.
Tu vas passer une bonne journée.
Tu ne comprends rien.
Tu es mignon. On ne va pas te bouffer. On t’a abandonné.
Tu crois qu’on te ment.
T’as pas compris ce qu’on fait. On t’a défendu. Tu vas abandonner. Tu vas battre France Télévisions.
Le conflit n’était pas terminé …
T’es pas Ventura. Tu vas t’accrocher.
Tout ça, c’est pas normal.
On te comprend. Te foutre de Ventura.
Ils sont en train de nous foutre un procès.
Il faut que tu refasses du théâtre.

Samedi 14 mai 2011.

Tu n’es pas Ventura. Voilà.
Tu vas faire plaisir à ta mère. Tu es un espion.
T’es en train de devenir fou.
Tu vas pouvoir faire une rencontre avec De Niro.
Une bonne nouvelle. Tu vas nous faire Ventura.
Tu vas nous casser les pieds.
Nous sommes comme toi.
Tu es Ventura.
On t’a compris. On en a tous ras le bol.

Je vois ce jour-là au cinéma le film La fille du Puisatier.

Ventura. On est désolé.
On veut te faire comprendre ce que t’as fait. Les Drucker ont eu peur.
Nous avons peur.
C’est toi Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Drucker. C’est fini. On te fait peur.
On t’aime. Tu vas pouvoir nous faire Ventura.
Tu vas pouvoir faire ta rencontre avec Marie Drucker.

Mardi 17 mai 2011.


Je vais voir au cinéma le film Minuit à Paris.

J’entends ce jour-là : On t’a compris. Tu es copain avec Marie. On a arrêté.

Automne 2011.


Je vois à la télé une émission de téléréalité sur des gens qui reçoivent des amis à dîner chez eux et je me demande à voix haute pourquoi ça ne m’arrive pas à moi ? Un flic qui sonorise mon appartement me dit au dessus de ma chambre : T’as trouvé ! Tu vas faire ça avec Marie. C’était une schizophrénie ? Mon appartement n’était pas sonorisé ?

Automne 2011.

J’ai un problème d’imprimante dans ma chambre chez moi. Je lis le message à voix haute : Das Drucker is nicht bereit. « Drucker » veut dire imprimante en allemand. Un flic qui sonorise la chambre me dit : Tu vas faire une bouffe avec une imprimante (Drucker). Promesse jamais réalisée …

Automne 2011. Je vais essayer un cours de théâtre dans le 11ème arrdt de Paris : Ciné-Théâtre.

Un flic me dit dans le théâtre : On voulait que tu fasses de la télé.
Le même jour, je faisais une recherche sur le Net de cours de théâtre. Le flic qui me pirate me dit : Tu es fou. Je répète chez moi un scénette pour la réciter dans un cours de théâtre. Le flic m’arrête pour me dire : Il faut que tu comprennes ce que t’a fait …
La même année, j’étais suivi par Anne Roi à qui j’avais dit dans les locaux de Cap-Emploi, UNIRH, que je voulais être réalisateur ou scénariste. Un flic qui sonorise la pièce me dit : Tu es fou.

Hiver 2011.

Visionnage d’un match de foot avec ma soeur Nadia et son fils Hani dans un café de Clichy. Des flics gravement haineux m’insultent tout le long du match. Etant haï, je me maltraite en fumant un peu plus. On en arrive au point où il faut se demander quelle justification la haine peut trouver chez la victime … comme sous le nazisme. Comment la victime peut-elle accepter la haine qu’on lui envoie ?

Mercredi 6 juin 2012.

Je vais au cinéma voir seul le film Le serment de Tobrouk. J’entends par voie sonore dans la salle pendant le film ceci :

Acteur. Marie. Comprend ça. Une star.
Tu es fou.
Acteur. On en a tous marre.
Tu veux nous faire Ventura. Procès.
Tu veux être acteur. Tu t’en fous.
Tu nous fais notre procès. Vous êtes fous.
Pourquoi tu ne rencontres pas Drucker ?
Tu es fou. Vous n’êtes pas Musulmans.
Il faut que tu arrêtes. Tu nous as rassurés.
T’as trouvé.

A la sortie du cinéma, de retour chez moi, j’entends ceci :

Tu t’en fous de Marie.
Tu vas être acteur. Nous sommes bêtes.
Tu t’en fous de ces arabes. Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes.
Tu vas faire acteur !?? On ne comprend pas ce que tu dis.
T’as pas encore trouvé ? Fumer.
Nous sommes psychiatres.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous embêtes. Tu es un Ventura.
On veut que tu sois content.

Jeudi 14 juin 2012.

Je vais au cinéma avec mon amie Marie-Bé voir le film-biographie sur Woody Allen : A documentary. Nous buvons ensuite un verre au café le Paname où je suis harcelé par voie sonore. J’entends ceci :

Tu es fou.
Vous êtes fous.
On se foutait de ta gueule.
T’as pas encore trouvé ?
Acteur. Tu nous emmerdes.
Tu es acteur.
Tu t’en fous de Michel Drucker.
Faut que t’arrêtes. Nous sommes vos producteurs.
Tu veux faire professeur. Tu n’es pas content.
T’as trouvé : On en a marre de vos cigarettes.
Acteur. Tu nous embêtes. On va ba
ttre Drucker.
Tu vas pouvoir voir Drucker. Tu vas comprendre ce que tu veux.
Tu embêtes Drucker. Tu emmerdes Marie.
Tu n’es pas acteur. Tu nous emmerdes. Vous êtes professeurs.
Tu n’aimes pas Drucker. Tu vas voir Drucker.
Ils s’en foutent. Tu es fou. Tu vas te foutre de Drucker.
Il faut que t’arrêtes. Nous sommes tous d’accord.
On te prépare un procès.
Tu vas faire Ventura. T’es encore fou. On te comprend.

Hiver 2012.

J’apprends à mon neveu Hani à fabriquer un gel borique ou Slime chez lui à Clichy. On a beaucoup rigolé ce jour-là … Hani était très content.
Un homme tente d’amuser un enfant dans un environnement maltraitant …

LaVieEstBelle

 

Vendredi 18 octobre 2013.

Je vais voir au cinéma le film La vie d’Adèle d’Abdelattif Kechiche.
J’entends un long flot de harcèlements sonores intenses dans la salle de projection pendant le film :

On te rend fou. On est fou.
On t’a compris. Nous sommes juifs.
Tu es acteur …
On t’a aimé.
Tu vas te foutre de Marie …
Tu veux lire.
On s’en fout.
Il faut que tu rencontres El Maleh. On est juif.
Tu es fou. C’est encore faux.
Nous sommes l’Elysées. On t’aime.
Tu t’es déguisé. Tu vas être acteur …
Nous sommes juifs.
On est malade.
Tu vas être acteur. Tu t’en fous.
Tu ne comprends pas ce qui arrive.
Tu es fou.
On va te faire ce procès.
Tu es un juif.
On va te forcer. Tu vas professer.
Il faut que tu rencontres Marie …
On a compris.
Tu es mort. Tu te sens mort.
T’as recommencé.
Tu vas faire Ventura.
Tu nous fais ce procès.
On pue.
Il faut que t’arrêtes.
Arrête la cigare
tte.
On se fout de France Info. Tu vas pouvoir te foutre de France Info.
Tes rêves. Tu es un El Maleh. Tu bouffes El Maleh.
Tu te fous d’El Maleh. Tu vas nous faire El Maleh.
Tu vas pouvoir voir El Maleh.
Tu nous as eus.
Tu nous fais ce procès.
Tu nous fais ce procès ?
Tu vas être acteur. Tu veux être acteur.
On va te faire ce procès : Tu vas pouvoir nous embrasser.
Ils s’en foutent. Tu es fou.
Tu es un vicieux.
Ca te suffit. Il faut que tu fasses de la Physique-Chimie.
Tu es surpris.
Tu ne veux pas être un professeur. T’es un fou.
Tu nous embêtes. Tu vas pouvoir te foutre d’El Maleh.
On pue.
Tu vas être Onassis.
Il faut que tu bouffes avec El Maleh.
C’est faux.
Tu t’es acharné.
Tu vas faire producteur.
On t’agresse.
On t’a compris. C’est cette chimie.
On t’a suivi.
Nous sommes batt
tus.
Tu vas être suivi.
On est fou.
On t’abandonne.
Tu vas rencontrer Marie. Tu aimes Marie.
Tu t’en fous. T’as compris. T’es un fou.
Ils s’en foutent.
On t’a compris.
On est fou. T’es un sale fou.
Graves insultes borderline.
Elle t’aime.
Ils s’en foutent.
Tu vas te foutre d’Adèle. Ils s’en foutent.
T’as notre soutien.
Un vieux flic rigolo : On te prend pour un fou. Il faut que tu fasses Depardieu.
Ca pue.
Tu vas comprendre ce que t’as fait.
Tu le cassais.
Tu te sens fort.
Il faut que tu travailles. Ils s’en foutent. Tu es fort.
C’est cette Lutte des Classes.
T’as compris : C’est faux.
Tu vas rencontrer El Maleh.
T’es un fou. On te comprend.
Il faut que t’arrêtes.
Tu t’en fous de faire professeur.
On s’est foutu de toi.
T’es un pauvre.
Il faut que tu sois Ventura. Tu es un professeur.
On s’est pas foutu de toi.
Tu vas nous faire psychiatre. Nous sommes psychiatres.
T’es un fou.

Fin du film.

On s’est foutu de toi.
Tu comprends ce que tu fais ?
TU FERMES TA GUEULE. Tu nous prépares un procès.
Tu vas faire l’amour avec Marie.
Tu es un professeur !?
Tu nous embêtes.

De retour dans ma ville.

On veut te faire ce procès.
On te bouffe. Ils s’en foutent.
T’es un fou. Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur. T’es un fou.
Tu vas pouvoir choisir ta couleur.
On s’en fout de tes pensées.

Dans mon domicile.

Tu vas faire Ventura. On te fait un procès.
Ils s’en foutent.
On te prend pour un menteur.
Ils s’en foutent.
Tu ne comprends pas. Ils s’en foutent.
Ils s’en foutent. Tu nous fais un procès.
T’es un fou.
Drucker.
On te fait un procès.
On va te faire plaisir.
Tu nous as eus.
Nous sommes paranos. Nous sommes fous.
T’as trouvé : Tu nous fais ce procès.
Tu vas crever : On sait ce qu’on a fait.
T’es en train de nous finir.
Qu’est-ce qu’on a fait ?
Tu es un homme souriant ?
Il faut que tu arrêtes.
Tu vas te marier avec Marie …
(Un vieil homme résigné).
On te fait un procès.
Tu te fous de Finkielkraut ?
Tu es fou. On pue. On t’aime.
On s’en fout de Finkielkraut.
Tu veux être Onassis.
Tu es fou. On te trouve bon.
T’es fou. Tu t’en fous.
Tu vas nous quitter. On t’accepte.
Nous sommes riches.
On va te parler.
On ne comprend pas. Tu ne nous rencontres pas.
Tu ne comprends pas. C’est un procès.
Tu nous as eus. On s’en fout de Marie Drucker.

Tu vas nous bouffer.
On est ému.
Tu es bon ?
Nuit. 1h15.

Samedi 23 novembre 2013.

Je vais voir le film Le Majordome au cinéma.
En sortant, un jeune flic me dit : Tu ne comprends pas que nous sommes médecins ?

Des médecins plein de probité qui mentent sur leur « diagnostic » puisqu’ils surveillent, géolocalisent et harcèlent.

Vendredi 17 janvier 2014.

Je vais voir le film Mon âme par toi guérie au cinéma Le Lincoln. Je suis harcelé pendant le film. J’entends ceci :

Tu es fou. C’est faux. Il faut que t’arrêtes ça.
Nous sommes tes copains.
T’es acteur. T’es un fou.
On va te prendre pour un fou.
Tu écris.
T’es un fou. Nous sommes fous. Nous sommes fous.
Tu nous embêtes. On t’aime.
On ne te comprend pas. Ca ne nous regarde pas.
Tu veux être acteur. Nous sommes travailleurs.
T’es un fou. Ils s’en foutent. T’es un fou.
Tu vas pouvoir être acteur.
Il faut que tu arrêtes. On te comprend.
Tu veux être reporter ?
Tu es fou.
T’es fou.
T’es fou. On te bouffe. Tu es fou. T’es un fou.
Il faut que tu remplaces Fillon. T’es fou.
On va te faire ce procès. Tu es fou.
C’est faux.
Tu te réveilles. On est folles ?
Tu bouffes François ?
Tu veux être acteur …
T’as trouvé : Tu veux fumer.
Tu es fort.
On veut te rencontrer.
Tu es fou.
Nous sommes juives.
Tu veux faire professeur.
T’es fou.
Tu es un professeur.
C’est une vacherie.
Ils s’en foutent.
Il faut que tu restes en vie.
Tu es Troski.
On savait.
C’est du passé.
On s’en fout.
C’est un procès.
T’es un fou.
Tu vas foutre la merde ?
T’es fou.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu emmerdes ta mère.
Tu embêtes Marie.
Tu vas rentrer.
On est le Préfet. On est Préfet.
On est convaincu.
Tu vas partir. On veux partir. On va mentir.
Tu es fou. Nous sommes sunnites.
On te rend fou.
Tu as eu Serge July.

Samedi 5 avril 2014.

Tu es fou. Tu es acteur … Tu vas faire Ventura.
Tu es mort.
Tu es fou.

Samedi 3 mai 2014.

Je vais voir au cinéma le film de Zabou Breitman 24 jours, la vérité sur Ilan Halimi.

J’entends pendant et après le film les choses suivantes :

Marie.
T’es un fou.
T’es fouuuuuuuuuu.
Tu t’en fous d’être acteur. Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Il faut que t’arrêtes. On t’arrête. On est fou.
Acteur. C’est une bonne nouvelle.
T’as un copain.
Tu veux être Ventura. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On est avec toi.
Tu vas comprendre ta mère.
Tu es acteur.
ACTEUR !


Nuit à 2h30. Une flic dingo : Tu es fou.

Retour de vacances en septembre 2014.

Dans le RER me ramenant chez moi, une vieille flic me l’air émue, bouleversé : Tu nous embêtes … Tu veux être Ventura … On n’a plus besoin de te parler … Tu aimes Marie. Au même moment, Marie Drucker recontrait Mathias Vicherat (dont elle aura un enfant) dans un dîner d’amis … ce que j’apprendrai bien plus tard en lisant la presse.

Jeudi 27 novembre 2014.

Je vais voir le film Un illustre inconnu avec Matthieu Kassowitz.

De retour chez moi, j’entends sur la voix publique et les transports :

Tu veux être Ventura. Tu nous embêtes.
Il faut que t’arrêtes.
T’as trouvé. Il faut que t’arrêtes de fumer.
Nous sommes producteurs.
Tu es fou.
Nous avons peur.
On te comprend.
Tu vas faire acteur (gentil).
Vous êtes professeur.
Tu es fou.
Tu veux faire acteur.
Tu es fou : Tu es professeur.
Tu vas travailler.
On s’est foutu de toi.
Ils s’en foutent.
Tu veux être professeur ? Tu es fou. On t’a menti.

Printemps 2015.

Je suis très violemment insulté alors que je déjeune avec mon ami Adnane dans un restaurant du 12ème arrondissement. Les flics produisent une action de très haute valeur en humanité … Les flics se prennent pour des modèles de vertu ?

Graves tourments en 2015 …

Une nuit de 2015.

Une gamine : Ta SALE GUEULE !

Samedi 31 janvier 2015. Entre autre …

On te fait plaisir. Nous sommes Procureurs.
On est ta télé.
Elle s’en foutait.
Il faut professer.
Vous mentez.
T’as imaginé.
Vous mentez.
Elles t’ont diffusé.
On vous comprenait.
On va te bouffer.
C’est ton UMP.
On t’a entêté.
Vous vous en foutez.
Tu as commandé.
On vous comprenait.
On t’a chahuté.
On va se bouffer.
On t’a embêté.
On t’a bouffé.
On veut te bouffer.
Faut que t’arrêtes. C’est ta chimie. Il faut que tu fasses de la chimie. C’est cette chimie. Vous êtes Baffie.
C’est ton invalidité. C’est ton passé. On a ton dossier.
Ca a le mérite d’être clair … Un viol en règle.
C’est ta DST. Elle t’a shouté. On t’a shouté.
Il faut professer.
C’est ta Marie. C’est ton amie. Elle t’a chéri.
Elle t’appelle.
Nous ne sommes pas LO. On ne comprend pas.
On te cherche pas. Nous n’aimons pas LO.
Nous ne t’aimons pas. Tu ne travailles pas.
Cette flic croit travailler elle-même … Elle est payée pour harceler, pour psychoter. Je cherchais une autre façon de travailler … artistique, plus paisible. J’étais surtout persuadé de vivre un préjudice permanent qu’il est possible de réparer en justice.
Tu ne t’embêtes pas.
On ne t’embête pas ?
T’as trouvé. On va te rencontrer ?
Elle veut être ta Marie.
On est surpris. Tu ris. Tu es pourri.
T’as fait une découverte : Tu nous embêtes.
On t’a dénoncé. On va vous tuer. C’est notre Marie. Tu aimes Marie.
Elle veut être ta Reine.
Elle va te massacrer. On va travailler. On aime travailler.
On va travailler. Tu embêtes ta soeur.
On va te faire une fête.
Tu as un grand coeur.
Tu as bien fait.
Tu es un bon Préfet.
On s’en fout de cette Drucker.
Tu te trouves laid. On te trouve laid.
On va gagner : Tu vas enseigner.
On rêve. Tu crêves.
On s’en fout de cette Drucker.
On s’en fout de ce Drucker. On te laissait faire.
C’est ton Elysées.
C’est cette Drucker. Elle voulait te foutre en enfer.
Mademoiselle Drucker m’a déjà envoyé dans une garde à vue horrible au dépôt en 2008, suivi d’un contrôle judiciaire de 6 mois. Ces flics et Mademoiselle Drucker sont des malades mentales, animées par une haine revancharde …
C’est ton enfer. On aime ce Drucker …
Elle t’aime. Tu vas pouvoir entrer chez elle …
On va provoquer. Tu es un prof de Lycée.
C’est on-ne-peut-plus explicite.
On veut battre l’Elysées. On t’a espionné.
On t’aime. Ils t’aiment. On t’a indemnisé.
CE QUI EST COMPLETEMENT FAUX. Intox, moqueries, sarcasmes …
Tu vas faire ton cinéma. T’es sympa.
C’est cette Drucker. Elle veut rien faire.

Lundi 2 février 2015.

Ils vont gagner. Tu vas enseigner. Oh, on est en face d’un très grand manque d’empathie (Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent).
T’as gagné. On se fait massacrer.
On va gagner. Tu vas renseigner.
Tu t’en fous de Marie. C’est pas Marie.

Film Imitation Game avec Sarah, film sur le savant anglais Turing. Harcelé pendant tout le film.

Février 2015.

Je vais assister à la retransmission en direct du spectacle Aimons-nous les uns les autres d’Anne Roumanoff dans le cinéma Pathé Gaumont à Opéra. J’ai beaucoup de mal à suivre le spectacle tellement je suis harcelé. Les flics me parlent de Procureur et me disent : On ne trahit pas.

Mercredi 4 février 2015.

Elle a du fric. Elle va te donner du fric. Tu vas être bourré de fric. On me parle de Marie Drucker … Ca n’est qu’intoxication …
On est des LO. On va bouffer le Figaro.
Nous sommes les LO.
On est comme toi. On s’est foutu de toi.
C’est cette grandeur. Nous sommes professeurs.
Tes grandes vacances.
On aime Baffie ? Il t’a tué.
Tu veux tout faire.
Faut que t’arrêtes. Tu es supportable.
On a tous eu peur. Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
C’est cette Drucker. Elle veut t’engager.
Tu ne travailles pas. Pourquoi tu n’enseignes pas ?
Nous sommes en face de flics misérabilistes. On a tout compris …
Il faut que tu fasses du théâtre. C’est du bon théâtre. On va au théâtre.
Tu es un prof de Lycée. Il faut te former.
On se foutait de Drucker. On se fout de ta Drucker. Tu es super. On se fout de ta Drucker.
On veut que tu fasses de la télé. On s’en fout de ta télé.
Tu sens la merde. Tu l’emmerdes. C’est la merde. Tu t’emmerdes.

Le Procureur peut remercier ces services de police, qui ont fait du très bon travail : Ces malades mentales racontaient strictement n’importe-quoi.

Mercredi 25 février 2015.

T’as trouvé : Tu es Youssef Chahine.

Samedi 28 février 2015.


Je vais au cinéma Gaumont Opéra voir le film A 14 ans.

J’entends avant le film :

T’es un fou. Tu nous emmerdes. Tu veux foutre la merde.
T’as une copine : C’est Martine.
T’es un fou.
Tu t’emmerdes.
T’es FOU.
T’es un FOU.
Tu es FOU.
Tu pues. Tu vas faire acteur. On pue.
T’es un fou. Tu es supérieur.
T’es un fou.
Acteur. On est acteur.
Il faut que tu prennes un avocat.
Qu’est-ce qu’on te fait ?

J’entends pendant le film :

Tu es avocat. Nous sommes professeurs.
Professeur. Nous sommes ta soeur.
C’est ton professeur. Nous sommes personne.
Tu es fou. On est fou ? C’est des fous ?
Qu’est-ce qu’on veut te faire ? On veut que tu sois SUPER. Tu vas être Ventura.
Tu es fou. On est fou. Tu vas faire fou.
Tu es une Star. Ca pue. C’est un procès.
T’es un fou. On est sympa.
On t’a trompé. On est UMP.
On s’est trompé. On est UMP.
Tu as honte. On est sympa. Tu es sympa.
T’es une star.
Nous en avons marre. Nous sommes stars.
Tu es star. Tu veux être stars.
Tu embêtes ta mère.
On arrête. On t’arrête.
On est sympa. T’es sympa.
T’es honteux. Ils s’en foutent.
T’es un fou. On s’en fout de ta misère. On s’en fout.
Tu mens. On ment. C’est faux. Tu as Latifa.

On entre avec le premier semestre 2015 dans une période de grosses haines, de grave détérioration de la santé mentale de ces flics.

Mercredi 1 avril 2015.

Café chez Monique.

Tu ne nous embêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
Tu nous embêtes. On nous emmerde. C’est bête.
C’est ta fête. Ca va être ta fête.
Tu vas être tout seul.
ISOLISME …
Tu es fou. Tu as gagné.
Haha. Tu vas être Branson.
Le milliardaire anglais de la télé. Moi, j’m’en fous de racheter France Télévisions : Ce ne sont pas mes amis ; seulement des adversaires.
Laisse tomber. C’est le Préfet.

Réaumur.

On te laisse tomber.
T’es un fou. On s’en fout de Naïma.

Bibliothèque Buffon.

Tu as gagné. On est bouffé.
On t’a harcelé. On est harcelé. On va harceler. On fait peur. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce qu’on fait ? T’es un râleur.
Rire très supérieur. Hahaha. On t’a tué.
Tu as commenté. Tu es parfait.
C’est un Ministère. Tu es parti.
Tu vas comprendre ce que tu fais. Tu es parfait.
Tu as milité.
Haha. Vous êtes seul. On est seul. Tu es croyant. Tu es seul. Tu te sens seul.
C’est du cinéma. C’est ce cinéma. C’est la lutte finale. On fait peur. Ca suffit. C’est fou. Tu as menti. Tu es psy. On donne.
Grosse haine des flics envers les communistes.
Tu vas te faire foutre. T’es fou. Tu es socialiste.
T’as trouvé. On est UMP. On a tout fait. Tu es changé. On est changé. On est bouffé.
C’est du cinéma. C’est Télérama.
Je m’étais abonné à Télérama, que je lisais chez moi, chose que les flics savaient parfaitement.
On t’a écouté. On t’a bouffé.
Tu vas te faire bouffer. Tu es bouffé. On est menacé.
Tu es Onassis.
Tu fais ce que tu veux. Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Ce qui ne fut pas vérifié …
T’as trouvé. On est bouffé. On est l’UDP.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu as un succès.
Tu es sain. On est sain. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
On t’a retrouvé. On est Préfet. C’est parfait. Tu es parfait ? Tu nous hais.
Tu vas travailler. On va tourner. On va partir.
On va mentir. C’est ce cinéma. C’est ton cinéma.

Bastille.

FERME TA GUEULE.
Tu es parfait. Tu es El Maleh.
Cramé.
Tu es Duquesnes.
On se fout de toi. T’as une sale gueule.
Graves insultes …
Tu ne t’emmerdes pas. C’est une fête.
On t’a trouvé. On est bouffé ?
T’as trouvé : On est bouffé.
T’as trouvé : On se fait bouffer.

Arrête. On est bête. On veut te faire une fête. On t’a trompé. On est trouvé. On est ami. C’est Salima. Salima Knani, l’avocat qui m’avait été attribuée au titre de l’aide  juridictionnelle a refusé de me défendre … Ce que font les flics, ça sent la subornation de témoins.

On t’a occupé. Tu te sens seul. C’est De Villepin.
On pue. On est protégé. C’est parfait.
Tu es bafoué.
On te supplie. Ca suffit.
T’as compris : Fuis. Ca te suffit. On fuit. Vous êtes parleurs. On est hurleur.
Tu soutiens. On soutient. On te soutient.
On va te rembourser.
Tu es Gabin. C’est Gabin. Tu vas coucher chez elle.
Tu vas battre Smaïn.
C’est elle.
Tu embêtes ta mère. On sait. Tu sais.
Tu es autiste.
Les flics sont très forts pour nous replier sur nous-mêmes avec leurs harcèlements.
On est fatigué. C’est pénible. Tu es pénible.
C’est l’enseignement.
Tu vas faire fou. On est encore pourri.
Haha. Tu es spécial.
C’est spécial. Tu es spécial.
On veut te mettre en scène.
On a la haine. C’est la haine.
Tout à fait exact, vérifié …
Tu t’en fous de Sarah. On ne comprend pas.
Il faut que tu arrêtes tout ça.
On n’a rien fait. Nous sommes psychiatres. Tu es psychiatre. On est psychiatre. Tu ne comprends pas. On ne t’aime pas.
Aveu troublant.
On est d’accord avec toi. Ils ne comprennent pas.
Ca n’arrête pas. Ils ne comprennent pas. Tu ne t’embêtes pas. Tu n’embêtes pas. Ca n’embête pas. C’est un bouquin.
Chantages récurrents, mesquineries …
Tu es malin. Tu as compris : On a surpris. C’est du souci.
Tu es MORT. Tu comprends ce que tu fais ? C’est une secte.
Menaces de mort réitérées dans le domicile.
On est Préfet. On est à l’hôpital.
Tu en as marre des psychiatres. On est psychiatre. Tu es psychiatre. On est ahuri. Tu es psychiatre.
Tu es protecteur.
Tu vas nous tuer. On va nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Nous sommes juifs. Tu es psychiatre.
On t’aime. On l’aime.
On va te payer ? Tu es psychiatre.
Intimidations …
On pleure. Hahaha. On a peur. On te prend pour un fou. On est fou.
Tu ne comprenais pas : C’est Saïda.
On m’embête 6 ans après une rencontre de 15 jours qui a été interrompue. Grave violation de la vie privée d’une élite nazie. Les flics sont en très bonne santé mentale …
C’est Salima. Tu es engagé. Tu es Premier.
Tu es Branson. On pardonne. On donne. On pardonne. On te Bransonne.
Tu veux la vérité : On est député. Tu es militaire. Tu es Universitaire.
On est Klarsfeld. Tu es Klarsfeld. Tu mens. On ment. Tu es militaire.
On arrête. Tu es Klarsfeld. Prie.
On s’en fout : Tu es fou.
Tu es un juste : On trouve ça juste. Tu es beau.
Tu es Onassis. On est juriste.

Tu fais peur. Tu nous fais peur. Tu as peur. On fait peur. Tourments de flics psychotiques … Chantages. Les flics jouent sur la peur avec une personne rendue malade par un médicament. Ces flics sont très sympas, en fait néonazis …

Tu nous fais peur. On te connaît. On sait.
On te fait peur. On est barbouze. Tu es Duquesnes. Tu es Drucker.
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre.
Tu nous fais peur. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es samiste.
C’est ça. C’est Latifa. C’est ça. C’est un combat.
T’es fou. On est samiste.
Nous sommes politiciens. Tu es politique. C’est cette politique.
Tu es poétique. T’es un fou toi.
C’est cette politique. Tu sais. Tu te déguisais.
On est Naïma.
Nous sommes sales. On te réserve une salle.
C’est France Info. Nous aimons ça. C’est le Professorat.
Tu es un Sarko.
Tu es un communiste. Un sale fou.
Graves insultes … flics borderline.
Tu vas faire Duquesnes. Tu es Duquesnes. Tu es fraternel. Un politicien.
Tu ne t’en fais pas. C’est Naïma. On ne te comprenait pas.
Haha. T’es honteux. C’est Naïma. Tu es malade. Tu vas faire malade.
Hahaha. Tu vas faire du profit.
Il t’en faut du temps.
Tu es samiste.
On est médecin. Tu es sain. On aime Dao. On est avec Dao.
Tu vas avoir une maison de campagne.
Promesse illusoire …
Tu te sens seul. Tu es seul.
ISOLISME …
Tu vas te faire foutre. On va se faire foutre. Tu vas te faire foutre. On s’en fout de ton Nagui.
Tu as raison. On va t’offrir une maison.
Promesse illusoire …
On est avec toi. On s’est foutu de toi. On est amoureux de toi.
Tu pardonnes. On pardonne. On est amoureux de toi. Tu vas faire du théâtre. C’est du théâtre.
On sait ce qu’on t’a fait. C’est un procès. On s’est pas foutu de toi.
Aveu rassurant.
T’es un salaud. On t’a retrouvé. T’es un Sarko.
Propos délirants …
Tu vas faire de la recherche. C’est de la recherche.
Tu vas crever. T’as trouvé. T’es en prison.
T’as fait une découverte.
T’as retrouvé : Vous êtes bouffés.
Tu es fou. On sait ce que tu fais. Tu es menteur.
Grave violation de la paix de la vie privée.

Vendredi 3 avril 2015.

On te connaît. Tu es sympa. C’est Salima.
Tu veux te marier ?
On veut payer ?
Intoxication …
Ils ne comprennent pas : Tu n’aimes pas.
Chantage sur nos sentiments privés.
On s’en fout de ta gueule. T’es acteur. On s’en fout de ta gueule. On a travaillé. On va te payer. Bonne nouvelle.
Tu ne comprends pas : On ne t’aime pas.
Triste aveu.
Tu ne t’enfermes pas. On ne t’enferme pas. Tu as Salima.
Ils ne comprennent pas.
C’est Saïda.
Violation supplémentaire de la vie privée. Ca n’en finit pas.
On te demande pardon. Tu ne comprenais pas.
Propos dissociés, clivés.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu es fou. Ils s’en foutent.
On te dérange. Tu le déranges. Tu nous déranges.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Arrête. On est bête. On est Préfet.
On va travailler. On va tourner.
Tu es laid. C’est sain.
Tu es super. T’es un fou.
Tu as souffert.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule. Tu vas t’arrêter.
Menaces et chantages. Arrêter quoi ?
Tu vas nous faire arrêter. Tu vas les faire arrêter. On te la ferme.
Tu la fermes. Menaces et chantages. Intoxication.
T’as trouvé : Tu es Préfet. Tu l’as dénoncé. Tu nous fais arrêter.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça ?
Flics schizophrènes.
Pourquoi on fait ça ?
Nul ne le sait.
Ferme ta gueule. Ils s’en foutent. On va payer. On a payé.
Intoxication. Ils ont payé des clous.
T’as honte. On fait honte.

Gare de Lyon.

T’as compris : C’est Ghannouchi.
C’est ta Drucker : Tu es un reporter.
Tu arrêtes. C’est Hortefeux.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
Tu emmerdes Drucker.
Tu es El Maleh. C’est parfait.
DANS UN HURLEMENT. Ce qu’on fait. On est psychiatre.
Tu es avocat.
Tu es Onassis.
Tu es psychiatre.
Tu nous embêtes : On va tuer.
Tu embêtes Robert.
C’est un procès. C’est Hortefeux. Tu es psychiatre.
Un type dont je me fous comme d’une guigne.
On fait ce qu’on peut.
On va tuer.
Elle t’emmerde. Tu t’emmerdes.
Tu es professeur ? Tu es farceur ?
Qu’est-ce que ça fait ? Qu’est-ce que ça te fait ? Tu es psychiatre.
Tu es professeur. C’est parfait.
Nous sommes collègues. C’est parfait.
Propos délirants.
C’est faux. C’est fou. Tu es parfait.
Tu fais. FAIS.
Tu veux faire fou.
Tu sais tout faire. On sait tout faire.
On t’a tué.
On te fait peur. Tu as tout fait.
On est psychiatre. Tu te fous de ton psychiatre.
On t’a abandonné ?
T’es garde des Sceaux.
C’est du cinéma ? C’est ton cinéma ?
Tu nous fais ton cinéma ?
Tu vas faire du cinéma ?
C’est du cinéma.
Il faut que tu comprennes ce que t’as fait. C’est parfait.
Nous sommes pour toi. On vote pour toi.
Je ne suis jamais présenté à aucune élection et n’ai jamais eu l’intention de le faire. On nage en plein délire.
Tu n’embêtes pas. On ne t’embête pas.
On est psychiatre.
On est juif. On ne comprend pas. C’est Salima. C’est elle.
Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
C’est honteux ? On t’embête.
Il faut que tu comprennes ce qu’on fait. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu es le meilleur. Tu es parfait. C’est du cinéma.
Haha. Tu remplaces Smaïn. C’est parfait.
On te fait peur. On t’aime.
Tu es Onassis.
Tu es premier. Tu es forcé.
Tu fais du mal. Tu te fais du mal. C’est Naïma.
Une jeune femme avec qui je souhaitais juste prolonger l’amitié, ce qui finalement s’est arrêté, vu qu’on m’intimait des suggestions de devenir son amant, alors que je n’ai jamais eu de sentiment pour elle.
Tu n’embêtes pas.
Tu es professeur. Tu es professeur.
Tu es un farceur.
Tu te sens seul.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas.
On est médecin.
Ca n’embête pas.
Qu’est-ce qu’on fait ? Ca pue.
Tu es fou. Tu es Branson. Tu es personne.
Qu’est-ce que tu fais ? C’est parfait. Tu es acteur.
Tu enfermes David. Tu ne t’enfermes pas ?
T’as du courage. Tu enfermes Baffie.
Tu n’enfermes pas.
Tu es un homme seul.
ISOLISME.
Tu ne comprenais pas. Tu souffrais.
On a l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as gagné. Tu as payé. On a payé. Tu n’embêtais pas ?
Intox, chantages.
Tu n’arrêtais pas.
C’est un procès.
Ca n’embêtait pas.
On est juif ? C’est un procès. Tu arrêtes. C’est Salima.
Arrête. T’es acteur.
Ca ne t’embêtait pas.
Ca n’embêtait pas. Tu n’embêtais pas.
Tu embêtes Drucker. Tu vas nous faire Drucker.
Tu es psychiatre. C’est un procès. C’est parfait. Tu souffrais.
T’as compris. C’est Baffie.
Tu fais peur.
Tu es Smaïn. C’est Smaïn.
Tu es Préfet. On a tout fait. Tu souffrais. C’est Dupont-Aignan. Tu es enseignant.
On te connaît. C’est parfait. Tu es parfait. On connaît. Tu es provoqué. On a déconné. Vous souffrez. On souffrait.
Tu es professeur. Farceur.
Tu as explosé. On va se faire foutre. On n’a que ça à foutre.
On t’aime. T’as terminé.
On est fort. On a contrôlé. Tu fais. Tu es parfait. Fais.
On ne comprend pas. On t’a arrêté. On est bouffé.
Ils ne comprennent pas. Tu ne supportes pas.
Tout à fait exact. On ne supporte pas. On va arrêter. On ne t’aime pas.
On te fait peur. Ca suffit. Tu vas faire Napo. On ne supporte pas.
Propos délirants.
On a payé. Intoxication.
On est juriste. Tu es juriste.
Tu es samiste. Puriste.
Tu vas te faire payer. On va soigner.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. Tu vas nous faire soigner. Tu as soigné. On est soigné.
On fait peur. Faire peur.
Nous sommes juifs. Tu es soigné.
T’es encore juif. On est soigné.
Tu mens. On ment ?
Elle t’aime. Tu as du succès. Ca suffit. C’est Baffie.
Tu sais. Tu souffrais. Ca te suffit.
Nous sommes seuls.
Tu fais ce que tu veux.
Tu vas parler de ça.
Tu es commandant. Tu sais. Fais.
On va parler de toi. On a parlé de toi.
Propos vaseux.
On nous embête.
T’es un fou. Tu es Baffie.
Qu’est-ce que tu nous fais ? On s’en fout de ce que t’as fait. T’es un fou.
On t’a compris : Tu en as marre de l’hôpital.
Ce n’était pas encore fini …
Tu nous fais mal. Ca nous fait mal. On a l’hôpital.
Laisse tomber. Tu es Préfet. C’est un succès. Tu es à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital. Va à l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu remplaces Rachida. Tu as l’hôpital.
T’arrêtes. Tu es Charles. Tu parles.

Nous sommes psychiatres. Tu vas nous battre. Des psychiatres très intrusifs, manquant de probité.

Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ? On ne comprend pas ?
C’est le CAPES. C’est Lafesse.
Ils s’en foutent. C’est ton procès.
On est énervé. Tu es sain.
Tu es médecin. Un mec sain.
Flatteries schizo.
On est supporter. Vous êtes supporter.
Tu t’en fous de ce cinéma. C’est ce cinéma.
On ne t’aime pas.
On va le mettre en prison. On va nous mettre en prison.
Vous êtes français. Tu es français.
Tu es Onassis. Acteur.
On s’en fout de toi.
Ils s’en foutent. Tu veux faire fou.
Propos d’extrême-droite.
C’est Flavie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Tu ne t’arrêtes pas. Tu n’arrêtes pas. Arrête.
Arrêter quoi ?
Tu es parti.
C’est un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale. Tu es un scandale. Tu leur fais un scandale.
On prend maintenant les humains pour un scandale …
Ce qu’il te faut. Tu es une femme. Tu es bouffi.
On est avec toi. Tu radotes. Tu psychotes. C’est une faute. C’est ton procès.
Inversement des rôles.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Ca n’embête pas. Tu n’embêtes pas. Tu es Sarko. C’est Saïda. Ca n’embête pas. Propos délirants, chantages …
Nous sommes des monstres.
Tu as dérangé. Ca a changé. C’est Salima.
Ca n’embête pas. Ca ne t’embête pas.

Tu ne t’embêtes pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas ? C’est Saïda. Violation prolongée, réitérée, obsédée de la vie privée.

Tu sais ce qu’on fait.
On n’embête pas. On ne t’embête pas. C’est Salima.
C’est une fête. On va te faire une fête.
Tu vas crever. On va te faire crever. Tu préfères crever. On t’a crevé. C’est le Lycée.
Graves insultes borderline, chantages.
On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ? On n’arrête pas. On ne t’arrête pas ?
Tu n’arrêtes pas ? On n’arrête pas. C’est le collège. Ca n’arrête pas.
Chantages permanents.
On ne se fout pas de ta gueule.
Ca n’embête pas ? Tu n’embêtes pas. C’est Salima.
Tu ne t’embêtes pas ? C’est le cinéma.
Tu vas te taire.
Menaces, chantages, censure.
Nous sommes tes salopes.
Ce qu’on va te faire ? Tu as souffert. C’est un procès.
Tu as l’hôpital.
Tu es avec Sonia.
C’est un procès. Tu fais un procès.
On est l’hôpital. Tu as l’hôpital.
Haha. On fait peur. Faire peur ! …
On t’a empêché ?
On est JUI-FEU ! Tu es juif.
Triste aveu de personnages revanchards, maboules.
Tu es chanceux.
Haha. Tu es responsable.
On ne se fout pas de ta mère. Tu es chéri. Tu es gentil.
Tu es un haut responsable.
On est Musulman. Arrête.
Tu es un copain. On est tes copains.
Tu arrêtes. C’est un procès.
C’est Onfray. C’est un Préfet. Tu es parfait. Ca a marché. Qu’est-ce que tu fais ?
Haha. T’es un fou.
Hahaha. On ne s’en fout pas. On s’en fout de toi.

On est français. Tu es Mitterrand. Je n’ai rien à voir avec Mitterrand, ce politicien bourgeois de droite.

Tu es honteux. C’est honteux. Ils s’en foutent. On t’écoute.
A PLUSIEURS. Tu es seul.
ISOLISME.
On n’arrête pas. Elles ne comprennent pas. Tu n’arrêtes pas. Tu ne professes pas. On ne professe pas.
Chantage : Travailler pour une misère … On est tombé sur une grosse haine.
Tu vas faire ce que tu veux. Tu sais ce que tu fais. Pense à ce que tu fais. Tu souffrais. On ne t’embête pas. Ca ne t’embête pas.
Ca n’arrête pas. On ne te connaît pas. Tu ne me connais pas.

Samedi 4 avril 2015.

C’est un succès. C’est Dora. Tu as Dora. Une schizo trainant une MST qui accusait la fille passée avant elle d’être sale … pas plus sale qu’elle. La sexualité est sale ? Ce qu’on avait compris, c’est que cette élite nazie continuait à observer de façon illégale mes réunions avec Dora dans des restau et des cafés. Je n’avais que mon amitié et mon aide à offrir, rien de plus. Les flics ne comprenaient pas pourquoi je n’embrassais pas Dora … Dora a fait 2 enfants, dont l’ASE lui a retiré la garde, parce que vu sa maladie, elle n’était pas apte à s’en occuper. Il fallait donc faire l’amour avec Dora pour lui faire un autre enfant ? Dont elle n’aurait pas pu s’occuper non plus …

T’as pas compris qu’il faut travailler. On travaille à ce qu’on veut et pas forcément pour un salaire. Ces flics travaillent eux-mêmes ? Ils sont payées pour psychoter.  Ils ont la culture de la psychose (C’était une Sarkoze, une psychose de flics).

Tu emmerdes Marie.

T’as une sale gueule. C’est Naïma. On s’en fout de toi. Graves insultes borderline, néonazies.
T’as une sale gueule. C’est le problème. On s’en fout de toi.

On est star. On ne te comprend pas. C’est Saïda. Violation inertielle de la vie privée. Elite nazie. Antagonisme virulent. C’est qui Saïda pour qu’on m’emmerde comme ça 6 ans après avoir arrêté une rencontre ?

C’est une mise en scène. On a plaisanté.
Tu te sens supérieur. Ce qu’on va faire. Tu vas faire.
Je ne me sens point supérieur. C’est de l’invention.

Sartre disait qu’on est tous pareil, quelque soit notre fortune … On a tous les mêmes besoins et les mêmes envies.

Tu vas prier. On va payer. Tu vas payer. Je n’ai fait que ça, payer.
On a un problème avec toi. Tu vas le foutre en l’air.
Menaces et chantages.
C’est une furie. C’est une tuerie.
C’est du théâtre. Tu vas nous battre. Tu es psychiatre.
On est avec toi. Elle t’arrête.
Arrête. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es salarié. On est salarié. Tu veux être salarié ?
Haha. Tu es raleur. On ne comprend pas.
Tu vas payer. Tu vas te faire foutre.
Haha Tu es El Maleh. Ca te fait peur. Il faut que tu comprennes tout ça. Tu as peur. Arrête tout ça.
Ca fait peur. Tu as peur. Tu as souffert.
Tu es terrible.
Tu vas être El Maleh. Tu fais peur. On fait peur.
Culture de la peur.
Tu arrêtes. C’est une fête.
Ca suffit. Fuis. C’est la Stasi. C’est psy.
C’est cette Drucker. C’est l’enfer. C’est une copine. C’est cette Drucker ? Ton père. On est malade.
Tu intéresses tout le monde.
On veut te foutre en l’air.
On veut te battre. Tu veux te battre.
Tu en as marre d’elle. C’est elle.
Tu vas travailler. On va parler. Tu as du succès.
On est bafoué. C’est UMP.
Tu soutiens. C’est bien. On soutient.
Tu es Onassis.
On t’a trompé. Tu es trompé.
Tu arrêtes. Tu es fou. Tu es tué. Tu as tué.
Tu es Lino. Tu es beau.

Tu ne comprends pas que tu mens. On nous embête. Tu es Onfray. C’est bête. Arrête. C’est une fête. Je n’ai pas grand chose à voir avec Onfray qui nous a pas fait rire avec son histoire de prépuce.

Tu vas te concentrer. On ment.
Qu’est-ce que tu fais ? Tu es parfait. C’est un procès. On est forcé. On veut rembourser. On est Préfet. On pue.
A la bonheur …
On a la haine.
Tout à fait exact, vérifié.
On a compris. On est Baffie.
Tu vas te faire foutre. On va partir. Tu vas partir. On veut partir.
Tu vas te faire tuer. On va te faire tuer.
Menaces. Triste aveu.
T’as une sale gueule. T’as une belle gueule.
Arrête. C’est une fête. Ta gueule. Tu es fou.
Arrête. On regrette.
Tu es Juge.
Tu vas t’arrêter. Tu es acteur. On en a marre du psychiatre.
On pue. On va te battre.
Tu te sens seul. Tu es un scandale. C’est un scandale. Tu es un scandale.
Les gens sont maintenant des scandales …
Tu es mort. Menaces réitérées.
Tu intéresses. Ca intéresse.
Tu vas faire chier. Tu vas te faire chier.
T’as un problème. Tu as le même problème. On a le même problème. C’est toujours le même problème.
On a souffert. Tu veux nous faire chier.
Tu vas pouvoir trouver une femme. Comment tu fais ?
Tu n’aimes personne. On est personne.
C’est Latifa. On ne t’aime pas.
Une jeune femme avec qui j’avais une incompatibilité de vues.
On en a marre de ta folie. On t’aime. On aime ta mère.
On ne t’aime pas. Ils ne comprennent pas. On n’embête pas.
On ne comprend pas. C’est la chimie. Ils ne comprennent pas.
Tu rêves. Tu crêves. Tu rêves.
Graves insultes.
On ne t’aime pas. C’est eux.
Tu es seul. Crêve. Tu crêves.
Graves insultes borderline.
Tu pues.
Comment tu fais ? On a tout fait.
On va te tuer. On a tout fait. Crêve.
On t’a occupé. Comment tu fais ?
Il faut taffer. Tu es forcé.
Il faut taffer. Comment t’as fait ?
Comment tu fais ? Crêve.
Menaces.

On a proposé : On est ta DST. Aveu de la violation de la vie privée. Et le Conseil d’Etat s’est avoué impuissant …

Haha. Tu crêves. Crêve. T’es un fou. Tu deviens fou.
C’est du théâtre. Fais du théâtre.
On va te tuer. On va nous tuer. Tu vas nous tuer.
Gentiment avec un procès.
Tu es un héros. Tu es Napo.
Propos délirants.
Tu leur fais un procès. Tu es seul.
ISOLISME.
Tu n’écoutes pas. On est sympa. On ne t’écoute pas.
C’est une maladie. Tu es parti. C’est un procès.
C’est un procès. Fais. T’as gagné.
Bonne nouvelle.
Tu ne t’écoutes pas : Ca ne va pas. Ca va. C’est sympa.
Tu nous hais. Tu n’aimes pas.
Tu sais. Fais. On n’écoute pas.
Haha. Tu fais peur. Faire peur.
Tu es communiste. On va rembourser. On t’a tout fait.
Tu fais peur. On veut faire peur. Faire peur.
On te bouffe.
C’est une correction. C’est parfait.
T’es mort. C’est mort.
Menaces réitérées.
C’est Naïma. C’est un scandale.
Chantage délirant.
Tu vas te taire. Tu vas faire. On va travailler. Tu ne me connais pas.
On ne dénonce pas. C’est Latifa.
On ne te connaît pas. Tu es sympa.
Tu laisses tomber. C’est Trotsky. Tu es Trotsky. Tu es seul. Tu laisses tomber. On te laisse tomber.
On s’en fout de ces Drucker. de cete Drucker.
T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
On va te baffer.
Tu es psychiatre ? C’est un énorme malheur.
Aveu qui n’a vraiment rien arrangé. Il n’y a aucune limite à cette chape de malheur imposée par les flics.
Tu meurs. C’est bien fait pour toi.
Enfantillages d’un vieux fou.
Tu leur fais mal. On n’a que ça à foutre.
Tu es De Niro. Tu es gros. Tu es ouf.
Tu sais ce qu’on veut. Tu nous en veux.
Enigmatique … chantage.
T’es un fou toi. Crêve. On rêve. Tu rêves. Crêve.
Menaces, insultes borderline.
Tu sais ce qu’on fait.
Grave violation de la vie privée.
Tu es un homme d’ouverture. T’es un fou, toi. Tu es Ministre.
Chantage méprisant.
On va se faire foutre. On pue. T’es ouf.
Tu as eu un problème avec Naïma. On aime Naïma. Tu es parfait.
On est morte. Qu’est-ce qu’on fait ?
On est mort. C’est un procès. C’est parfait. T’es ouf. Tu es seul.
Tu as un succès : C’est une folle.
Tu embêtes Dora.
Acteur. On veut te faire peur.
On est folle. Drucker, c’est une folle.
Ce qui n’est pas tout à fait faux …
Tu vas te faire Dora.
Je m’en foutais. Je ne profite pas de la faiblesse de femmes fragiles.
On veut te baffer/te bouffer.
On est avec toi/content de toi.
Tu es nul.
Tu es supprimé/comprimé.

Tu es droit. Tu es un psychiatre.
Tu ne nous connais pas. On ne t’aimait pas. On nous connaît pas.
On veut se venger ? Tu es dénoncé. C’est une découverte.
T’es un fou. On s’en fout de toi.
Arrête. Tu vas voir François.
J’ai pris mes renseignements chez les trotskystes qui ont affirmé que François Hollande est un homme signifiant et je leurs ai donnés raison.
C’est la vérité. On en a tous marre. C’est un procès.
C’est bien de le reconnaître.
Tu vas te faire tuer.
Tu as une grande force.
Je ne suis pas indestructible … Il faut lire éloge de la faiblesse de Frédéric Jolien.
Tu vas nous tuer.
Tu vas t’arrêter. Elle t’aime.
Tu vas t’arrêter ? On va t’arrêter. Il faut professer. On est arrêté.
Ce qui confirme ce que j’écris par ailleurs : De très grosses pressions pour retourner faire le pitre en collège.

Mercredi 7 avril 2015.

T’es FOU. C’est un scandale.
On te protège. On va te faire tuer.
Propos gravement psychotiques.
T’avais trouvé : Il faut professer.

Jeudi 8 avril 2015.

Vague de néonazisme chez les flics qui me harcèlent ce jour-là. Cette haine subit est-elle le reflet de l’imaginaire d’un schizophrène ? On voit bien que non. Ce sont des harcèlements très réels et non une croyance fausse (définition du délire).

Ta gueule. Ferme ta gueule. Insultes borderline.
C’est le Professorat.
On est médecin.

On a arrêté. On va professer. C’est le Lycée. L’Etat français, constamment obscène, dépense 1 millions d’€ en harcèlements pour m’en faire gagner 1600 € par mois en tant que contractuel.

Ca va arrêter. Il faut foncer. Il faut professer.
Haha. Tu as Latifa. Nous sommes stars. Elite nazie.
Tu as compris ? Fuis. C’est ta Tunisie. C’est la Syrie.
On va arrêter. Il faut professer.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Insultes borderline.
C’est le Lycée. Tu es le problème.
Tu es fou. Ta gueule.
Tu vas trouver. Il faut professer. C’est UDP.
Tu es MORT.
Menaces de mort à domicile.

C’est le Lycée. Tu me prends pour un fou ? Tu n’intéresses pas. UN FLIC PSYCHOTIQUE, NEONAZI.

Tu te sens seul. Tu es riche. On en a ras le bol.
Tu es mort. On t’a retrouvé. Il faut former. On t’a trouvé. C’est un procès. Tu te sens fort.
On t’a trouvé. Il faut forcer.
C’est un scandale. On aime Naïma.
Qu’est-ce que j’en ai à foutre espèce de flic malade mentale ?
On t’a retrouvé. C’est l’UDP. Ils vont massacrer. Tu es dénoncé. T’es ouf. Tu vas te faire tuer.
Qu’est-ce que ça te fait ?
Tu vas arrêter. Tu vas faire du ciné. Tu es moqué. C’est du ciné.
Vous êtes morts. On est fort.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
C’est ton spectacle. On se foutait de toi.
Tu leur fais un procès.
C’est grave.
On s’est foutu de toi. Tu dois te suicider.
Tu dois te suicider.
Tu n’arrêtes pas. Ca n’arrête pas.
On s’en fout de vos communistes. Tu es FOU.
C’est François. C’est Saïda.
Tu as compris. C’est le profit.
HAHA. T’es un grand acteur. Faire peur.
On va comprendre ce que tu veux.
Tu la heurtes. Tu sais ce que tu fais. On dénonçait.
Tu aimes Drucker ? On aime Drucker ?
Ca va s’arrêter. Il faut professer. C’est le Préfet.
PRESSION EGOISTE POUR GAGNER UNE MISERE.
Tu es riche ? T’es riche.
On est psychiatre. C’est ton théâtre. C’est du théâtre.
Fuis. C’est la Tunisie.
Acteur … Tu as l’hôpital. Fuis. On va te chercher. Tu vas chercher.
C’est un procès. On s’en fout de toi.
Subornation de témoin.
Tu as souffert. C’est l’enfer.
Merci. C’est Trotsky. Fuis.
Tu as souffert. Tu as souffert.
On arrête. Tu arrêtes. C’est une fête.
C’est un procès. Haha. Tu es El Maleh.
On ne dénonce pas.
Tu es samiste. Trotskyste.
Tu ne nous connais pas. Tu es sympa.
Acteur. On est juriste.
Tu leur fais peur. Tu es professeur/farceur.
Tu es tué. Tu les as tué. On les a tués. On nous a tués.
On va chercher. Tu es sain.
On l’aime. Tu es le problème.
Tu es samiste. Tu es trotskyste.
Ca va arrêter. Tu vas arrêter.
Tu es un copain. Tu es fou. Tu es parfait.
Tu as rêvé.
T’as un problème. Ya un problème. Tu leur poses un problème. Tu es un problème.
Un être humain est pris pour un problème. Question néonazie.
Tu pardonnes. On te pardonne.
Ca suffit. Fuis. C’est ta Tunisie.
Tu respectes. Tu vas comprendre. C’est eux. C’est honteux. Ce que tu fais.
Tu as encore peur. T’as un problème. On a encore peur.
On t’a tué. C’est Salima.
C’est pas fini. C’est Baffie.
Tu nous embêtes. C’est ta fête.
On va se faire foutre. C’est ta faute. Ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
Tu vas te suicider. Il faut te suicider.
Néonazisme.
Il faut te motiver. Il faut professer.
Tu es fou. Ferme ta gueule.
On aime nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu vas pouvoir te suicider.
On veut te suicider ? Tu es parfait.
Tu as un syndicat : C’est Naïma.
Tu es mort. C’est mort.
Tu as une bonne gueule. Tu te fous de notre gueule.
On va vous tuer.
Menaces de mort à domicile.
On pue. On en a tous marre.
Tu es guéri. Fuis.
On va te suicider. Tu es fou. Va te suicider.
Néonazisme.
On s’en fout de toi. Tu es ouf. On se fait tuer.
On va te la fermer. On est médecin.
Qu’est-ce qu’on t’a fait ? Vous êtes graves.
Ces flics n’ont rien fait … Allons-donc.
Tu as trouvé. C’est le Lycée. LEP. C’est les Lycées.
Pression pour se faire surexploiter.
On est Front National. C’est un scandale. On est mal.
On va te faire tuer. Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
Tu as compris. On est Marie.
Tu fais ce que tu veux. Tu es fou. Tu t’en fous.
Tu es payé.
Tu es Baffie. On meurt.
Tu es fou. On s’en fout de toi.
Fuis. Tu es parti. C’est ta Tunisie.
Tu es réssucité ? Vous mourrez. Vous souffrez.
Il faut te taire. On va te tuer. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées. Menaces sous condition.
On s’en fout de ta gueule. Tu as une sale gueule.
Graves insultes borderline.
C’est un succès. On va faire.
On en a tous marre. C’est Star.
Arrêter. Tu es une folle. On t’a suicidé. Tu es forcé. Il faut professer. Tu es suicidé. Tu es une Star. Insultes borderline haineuses.
T’es ouf. On est mort. Tu vas te suicider. On est fort.
Tu vas te faire foutre. Tu es personne.
Tu n’intéresses plus personne.
ISOLISME.
Tu nous emmerdes. On est avec toi.
On est avec toi. C’est du cinéma.
On t’énerve.
Vous êtes MORT.
T’as une sale gueule.

On est bizarre.
Tu sors. On en a marre.
Tu es riche. Tu triches.
Ca suffit. STOP. Ca te suffit.
C’est ta putain. Nous sommes putain. Putain (6 fois).
C’est ta fête. C’est ta faute.
On en a ras le bol.
HURLEMENTS DEHORS PAR LA FENETRE. Tu es FOU FOU FOU.
C’est le collège. Tu es fou. Tu es prof de collège.
Tu vas te motiver. Il faut te motiver.
On est pour toi. Crois. Tu es François. C’est François.
Je ne suis pas intéressé par François Hollande, un malade qui a passé son temps à parler de « compétitivité ».
C’est terminé. On a terminé.
Tu embêtes Drucker. Tu es Drucker.
Tu as du succès.
Tu es François.
Tu as l’hôpital. C’est un procès. Tu es François.
T’es un salaud. C’est François.
HURLEMENTS. C’est France 3. C’est François. Crois.
HURLEMENTS. C’est ton Vicherat. Crois. Propos incohérents, énigmatiques.
On a arrêté. Il faut professer. Il faut forcer. Tu es intéressé. Tu es malade.
T’as trouvé : Il faut professer.

Tu es fou. Tu as une folie. Fuis.
On va t’arrêter. On est l’hôpital. Tu as l’hôpital. On a l’hôpital.
Tu emmerdes tout le monde.
Tu as l’hôpital. On est amoureux.
T’as fait une découverte. Tu as l’hôpital.
C’est François.
Tu as l’hôpital. Vous faites peur.
Tu bouffes Dora.
On pue. Tu n’embêtes pas ?
Tu es fatigué. Fais ce que tu veux. Tu fais ce que tu veux.
En fait, on n’est pas libre …
Tu es compliqué. On a trafiqué.
Tu pues.

T’as trouvé. On est crevé. Etonnant que ces flics soient crevés avec une telle énergie euphorique.

T’es ouf. On te bouffe.
Tu es acteur. Tu as encore peur.
On va t’arrêter. Tu vas faire peur.
Intoxication, mythomanie.
On a plaisanté.
Tiens-donc !
Tu as l’hôpital.
Tu les as tués.
On nous a tué.
On est bouffé. On n’a rien fait. Tu as inventé.
Propos contradictoires …
Haha. On n’arrête pas. On est Cymes.
Ca n’arrête pas. Tu n’arrêtes pas. Tu es fou.
Tu t’arrêtes tout seul. Tu t’embêtes tout seul.
On va te tuer. On est UDP.
Tu veux te suicider. Qu’est-ce qu’on fait ?
Tu vas te motiver.
Haha. C’est Marie.
Tu vas enfermer.

Vendredi 10 avril 2015.

On a compris. Tu as compris. Fuis. Pressions néonazies.
HAHAHA. Ferme ta gueule.
On a contrôlé.
On s’en fout de toi. Tu es fou.
Tu vas te motiver. Tu es enseignant. Tu as un problème. On se foutait de toi.
Acteur. Tu leur fais peur.
Intoxication, mythomanie.
Tu vas être Drucker. C’est compliqué. Tu es compliqué. On ment.
Tu veux faire fou. On ment. Tu es FOU.
Tu es fou. C’est un procès. T’es ouf toi.
Tu veux être professeur. Absolument pas.
Mythomanie. Intox.
C’est un procès. C’est parfait. Tu es parfait.
Tu es star. C’est nos Stars.
Ils ne comprennent pas. On aime ? Tu aimes ?
Tu n’arrêtes pas. C’est le Professorat.
Tu es juif. Tu es ouf. C’est le Professorat.
Tu es le problème. On t’aime. C’est le Professorat. Tu es ouf.
Les gens sont des problèmes …
Tu veux te taire. Tu es seul.
C’est Drucker. T’es son frère. On a souffert.
On sait tout faire.
T’es OUF. On n’arrête pas. Tu es Ventura.
Tu n’arrêtes pas. C’est Ventura.
Tu es acteur. Tu es parfait. On n’embête pas.
C’est parfait. Nous sommes ta Droite. Tu es FOU.
HAHA. Tu es bouffé.
Tu es fouuuuuu. On s’en fout.
Tu es acteur. Tu es un puissant.
Tu es FOU.
On va tuer. Va tuer.
Tu es parfait ? Il faut te BAFOUER.
Une haine sincère, dans toute sa beauté.
Tu es malade. C’est la chimie. Fuis.
T’es acteur. On veut faire peur.
Haha. Tu te fous de nos races.
Authentique racialisme d’extrême-droite.
Tu fermes ta gueule. T’as une sale gueule.
Graves insultes haineuses.
C’est une folle ?
Haha. Tu fermes ta gueule. Tu as l’hôpital.
Menaces réitérées.
Tu as l’hôpital (20 fois).
Ca va s’arrêter. On va te rencontrer. Tu vas rencontrer.
Tu vas te suicider.
C’est Bolufer. C’est l’enfer. Tu es acteur. Tu es seul.

Tu n’embêtes pas. Tu es SEUL.
ISOLISME.
Tu as raison. C’est Baffie.
Tu n’arrêtes pas. On est d’accord avec toi. Ca n’arrête pas.
Tu vas te suicider.
C’est bon ?
On va te suicider. Vous empestez. Tu es suicidé.
Tu veux te suicider. VA TE SUICIDER (5 fois).
Incitation au suicide néonazie.
Il faut te tuer. Tu as du courage.
Nous sommes tes psychiatres.
Tu arrêtes. Tu fais encore peur.
Intimidation, intox, mythomanie. Les flics ont peur de leur propre ombre …

Mardi 14 avril 2017.

On en a marre. Ils veulent ta mort. C’est ta mort.
Crois. Pars ! (12 fois).
Tu sais ce qu’on dit : Fuis.
Tu es un pauvre type.
Tu es technicien. Tu es un samien.

Mercredi 15 avril 2017.

Tu as le Collège.
ARRETE. ARRETE. ARRETE. Tu es Ventura. ARRETE.

Nous sommes ta Droite. Nous sommes psychiatres.
On va te motiver. Tu es un ennemi.
Pars ! C’est Michel. Pars.
Tu es intelligent. Tu ne les comprends pas. Ferme ta gueule. Tu ne comprends pas.
Tu rêves. Elle crêve. Crêve !
On en a marre. Tu fermes ta gueule. Tu es communiste. On est communiste.
Drucker, c’est un malade.
Tu es bafoué. Tu vas être bafoué. On veut te bafouer. C’est Nathalie.
Tu enfermes tout le monde. T’es un connard.
Tu es surveillé ?
On te ferme ta gueule.
Vous êtes bafoués.
Tu fais peur. Ferme ta gueule.
Tu fais ce que tu veux : Tu es terrible.
Tu es quelqu’un. Tu l’emmerdes.
On te prend pour un fou. Tu le prends pour un fou.
Tu enfermes tout le monde. On est tout le monde.
Tu vas nous faire arrêter. Tu es fort. On est fort. C’est fort.
C’est LO. Tu fais la gueule.
On est aimé. Tu es chez elle.
Tu es un héros. C’est Sarko.
Pense à toi.
Tu es un Roi. On t’a shouté. Tu es parfait.
Tu es un pauvre type.

Réveil à 3 heures du matin.

Ferme ta gueule toi. On a Sarah. Elle t’embrasse.

4 h 40 du matin.

On va te mettre à l’hôpital. Ca va mal. On va mal. Menaces suivies d’effet …
Tu es un Seigneur.
C’est cette Naïma ? Elle est belle cette Naïma !
Tu crêves. Tu vas crever.
Tu as compris. Tu es observé.
Tu vas te taire ? On veut faire. C’est l’enfer. C’est Christine.

C’est Drucker. Tu es Napoléon. C’est Taschère (Un des femmes de Napo, celle qui l’a fait arriver dans le monde des hautes personnalités).

T’as retrouvé : C’est Aymé.
T’as retrouvé : Il faut bosser.
Haha. T’es fort. On va payer. Fais. On t’aime.
On a payé. C’est cette
invalidité. Intoxication …
C’est ta Drucker. C’est La Calas.
Il faut foncer. C’est le Lycée.
Il faut te suicider.

On nous a tué.
Ta gueule. Dégage. Tu dégages. On dégage.
On est méchant. On s’en fout de ta gueule.
Tu n’intéresses personne. Nous sommes personnes.
T’es un fou. Tu es tué.
On s’en fout de Michel. Tu intéresses Michel.
T’as un problème : Vous faire peur.
Nous sommes pour toi : On est amoureux.
HAHAHA. Tu es tué.
On a tous peur.
Tu es Avocat. C’est une nouvelle loi.
On t’a trouvé ? On est bouffé. On a tout fait.
On t’a trouvé : Vous pestez. Vous bouffez. On a tout fait. Vous trompez.
Vous testez. Vous pestez.
Drucker, c’est une salope. Il faut que tu comprennes. Ils comprennent ça.
Tu vas te taire. C’est Taschère.
Tu ne comprends pas ? C’est toi.
Vous faites peur. Fais peur. Faite peur. Tu es inquiété. Tu as enquêté. Faire peur.
On se foutait de toi ? On veut parler. Il faut parler. On a parlé.
Il faut que tu cours plus vite.
Tu es motivé. On t’a écouté. Tu veux chercher.
C’est nos races.
Racialisme d’extrême-droite.
Tu es un LO. Arrête. C’est ta fête.
On se fait tuer.
Tu fais peur. Faire peur. Tu es psychiatre.
C’est fini. Tu es fini. C’est la chimie. Fuis.
Tu es un LO. C’est faux. Tu es Sarko. C’est Sarko.
Tu es mort. On est prête. On t’inquiète. Ca va être ta fête. Tu t’inquiètes. On nous inquiète. C’est ta fête.
Tu es député/réputé.
Tu es observé. Tu as milité.
Tu es supprimé. On va bouffer.
C’est un secret. Ya pas de secret.
Tu es communiste/féministe.
On n’arrive pas à t’arrêter. Tu as un syndicat. C’est Salima.
On a couvert ? Souffert. C’est l’enfer.
Il faut que tu trouves une femme. Tu es une femme. Tu es un reporter.

Jeudi 16 avril 2015.

On te remercie. Tu enfermes tout le monde.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es tué. Tu vas te faire tuer.
On fait peur. Tu es acteur ? Faire peur.
On t’a arrêté. Tu as gaffé.
Vous faites mal. On s’en fout de ta mère.
Tu es parfait. Trace. C’est Michèle. C’est cette sécurité. Tu es Michèle.
T’as trouvé ? Tu as alerté. Tu es parfait.
Tu vas te suicider. Tu es une calamité. On va suicider.
Tu as un syndicat. C’est Salima. Enquête !
Tu es un collègue.
Tu fais peur ? Tu me fais peur ? T’es mort ? T’es fort ? Nous sommes morts ? C’est fort. On est Naïma. C’est toi. Tu es Naïma. On est tous avec moi. On est tous avec toi. C’est Ventura.
Nous sommes collègues. Tu es un collègue.
Tu es sain. C’est ses seins. C’est ses mains. Tu te sens seul.
On veut te flinguer. On parle de toi.
Nous sommes supportables ?
Tu vas penser. Professer. Tu maintiens.
C’est Michel. Laisse tomber. On veut écouter. On veut professer.
HURLEMENTS. On ne t’aime pas. On veut taper. On veut te battre. On va te battre. On va chasser. On est psychiatre. On va te battre. On ne t’aime pas. Pars.
Tu es nul. Tu es riche. Tu as compris. Prie. Tu es chéri. C’est personnel. On ne t’aime pas. C’est un Préfet. Tu es Préfet. Tu es parfait. Pars !!! Syndical. Tu as mal. Tu vas mal.
On est l’hôpital. On est Saint-Anne. C’est Anne.
Ca s’est calmé. Pars (4 fois). C’est Star.
Tu es El Maleh.
Arrête. C’est ta fête.
Tu te fais tuer. C’est nos Stars. Pars (4 fois).
Pars. C’est vos histoires.
On est bouffé. Tu es bouffé. Pars.
Tu fais ce que tu veux. Tu es acteur ?
Tu nous as eus. Tu es acteur.
Tu es un héros. Nous sommes morts. Pars.
Tu es fou. On aime Naïma. On te prend pour un fou.
On est psychiatre. On en a marre. On a compris. On t’a trouvé.
On est psychiatre. On va nous battre.
Tu nous hais. On nous hait. Pars. Tu es parfait. Tu es Trotsky.
Pars. Tu es star. Allez.
Arrête. Pars. Tu es star. Tu es El Maleh. C’est El Maleh.
T’as compris : Vous êtes morts. On te bouffait.
MENACES DE MORT A DOMICILE.
Ils ne comprennent pas. Elles sortent.
On s’en fout de ta gueule. C’est honteux. On en a marre.
Arrête. On nous emmerde.
On va aider. Ils ne comprennent pas.
T’as trouvé : On est ta DST.
Tu as bouffé. C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On te la ferme. On est avec Marie.
Tu ne comprends pas. On emmerde Chirac.
C’est fou. Tu vas te calmer. C’est le Préfet. Tu as contrôlé. C’est passé. On t’a contrôlé. Tu es français.
Tu as cherché. On a shouté. C’est les Députés. Ils sont shoutés.
Pars. C’est nos stars. On accusait.
Tu embêtes Joly. C’est une folie. C’est Joly. C’est une folie.
Elle t’aime. On t’aime. Tu es Vicherat.
On me prend pour un autre.
Tu nous rends malades. On est malade.
HURLEMENTS. Tu es un bouffon. Fais. Tu es parfait. Fais. Tu leur fais honte. Tu es Napoléon. Propos délirants.
On te laisse tomber. Tu es espion.
T’as trouvé. Tu as la DST.
Tu as Fillon. Tu es espion.
Tu es pion.
On en a ras le bol. T’es une folle.
Insultes borderline.
Tu vas te faire tuer.
Menaces réitérées.
On va nous battre.
On est pour toi. Tu es auteur. T’as trouvé. Tu es bouffé. On est UDP. Il faut foncer. Il faut professer/former. On est formé.
C’est François. On va faire quelque chose pour toi. C’est fou. Crois.
Haha. Tu es personne.

Nuit.

Tu aimes ta mère ? Tu vas te faire tuer.

Jeudi 17 avril 2015.

Tu vas arrêter. Il faut professer. C’est l’Université. Il faut forcer. C’est Bonnaffé.
Il faut partir. C’est Drucker. Il faut fuir. C’est Salima.
Pressions pour émigrer en raison de Drucker.
Haha. On fait peur. On s’en fout de toi.
Tu leur fais peur.
Tu es terrible. Fais.
Tu es un héros. C’est un zéro.
Tu es seul. C’est honteux. Tu es juif.
Tu vas te faire tuer. Tu es mort.
Menaces de mort dans le domicile.
Tu es tunisien.
Fuis. Tu es tunisien.
Vous faire peur.
Tu veux te faire tuer. Tu es tué.
Menaces de mort dans le domicile.
On t’a retrouvé : On est UMP.
Nous y voilà : On a trouvé le groupe malfaisant.
On est pour toi. C’est Drucker. On travaille pour toi.
On est psychiatre. On est pour toi.
Tu nous fais peur. Tu n’arrêtes pas.
Ca s’arrête. Vous faites peur. Faites peur.
Tu aimes Michel. Arrête.
On veut partir. Tu veux partir ?
Il faut construire. Tu vas mourir.
Tu arrêtes. Tu déménages. Tu emménages. Fais le ménage. Tu aménages. Tu es sage.
T’as encore peur ? On se foutait de toi ? C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
On va faire peur. On a encore peur.
T’es acteur. T’es mort. On t’a attaqué. On est pour toi.
On va te faire une fête.
Tu vas arrêter. Tu as Salima. On travaille pour toi.
Tu es fou. C’est les Lycées. Ils sont intéressés. On est intéressé. C’est un procès.
Tu leur casses les pieds.
T’es un fou. Tu es compliqué.
Tu vas trouver un travail. Tu travailles. Tu es un héros.
T’es mort ! C’est fort ? C’est Salima …
Menaces réitérées.
Vous faites chier.
On va te foutre en l’air. Tu vas nous foutre en l’air.
Menaces réitérées.
Arrête ! On travaille.
Arrête ! T’es fort.
Tu es écouté.
Vous faites mal. On est avec toi. On est Naïma. C’est Salima. On te croit.
Tu es un richard.
Tu t’engages/engages.
Tu leur poses un problème. On t’aime.
Tu nous emmerdes. Tu nous as tous tués.
Propos psychotiques.
T’es fou. Tu vas te marier avec Marie. Tu es chéri.
T’es un fou. Tu te fais tuer.
Tu leur fais mal.
On est avec Marie. Tu as pensé à Marie.
On est pour toi. Tu es mort. Tu mens.
Tu mens. Fuis.
Exil forcé …
Tu es chez toi.
On ne t’aime pas.
Aveu touchant.
Tu es une femme. On va te suicider.
Insulte délirante.
Tu es médical. Tu es seul.
Arrête. Tu as honte. Tu es une soeur.
Insulte délirante. Honte de quoi ?
On t’a assassiné.
Tu veux nous faire tuer. On veut nous tuer.
On veut te parler.
C’est ça. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On ne te parle pas.
On n’arrive pas à t’arrêter.
Tu dégages. Tu es fou.
Menaces réitérées.
Tu es ahuri. On est ahuri.
Tu pues. On pue. C’est Saïda.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
C’est François. C’est toi. Tu es Drucker.
Haha. Tu es Drucker.
T’es mort. Fais du profit.
On veut te faire une fête.
Tu es un smicard/un richard.
Tu aimes Michel. C’est notre Michel.
Tu es seul. Tu vas te suicider.
On s’en fout de ces Michel.
Il faut le tuer. Il faut le tuer. Il faut vous tuer. Il faut vous tuer.
Tu es niqué. Elles t’ont niqué. Tu es Mickey (25 fois).
Acteur. Tu emmerdes tout le monde.
Condescendance …
Tu vas te taire.
On fait pleurer.
Nous sommes Procureurs. Tu sais. Paix.

Samedi 18 avril 2015.

Tu es sain.
Tu fais peur.
Tu nous as tués.
Il faut tuer.
C’est notre Drucker.
Tu n’es pas avec elle.
Tu es médecin. Vous faites peur. Vous faites peur.
Mythomanie.
Haha. On se fait tuer.
On est ouf. Tu es sain.
On fait peur. T’as encore peur.
Vous êtes morts. Tu te sens fort.
Ventura. Tu as compris. Tu es condamné.
Tu es parfait. On te pardonne ? Pardonne.
Tu es Branson/Marlon.
Une vielle flic folle : Tu veux être Ministre. T’as pas compris qu’on te bafouait ? Tu es fou. Aveu qui nous en dit beaucoup …
Tu es Star. C’est ça. C’est Salima. C’est Salima.
Subornation de témoin.
On est mort ? Tu es mort.
Tu te fais tuer.
Tu le fais tuer.
Casse-toi (8 fois).
Pressions pour me faire émigrer.
Tu leur fais du mal.
On t’a espionné/questionné.
Tu es star. C’est Salima. C’est franc.
C’est un succès. Tu es une femme.
Insulte borderline, délirante.
Tu as trouvé : Fais.
T’as retrouvé : C’est UMP.
Tu es communiste. Tu as compris : Tu es chéri. Fuis. Tu es fou.
Laisse tomber. Vous souffrez. On t’aime.
Tu es un fou. Tu es riche.
Vous faites peur. Tu fais peur. Pars. Pars. Pars.
Mythomanie, pressions pour me faire émigrer.
Tu es un héros/un LO.
Vous faites peur. Tu es Premier. Tu as parlé. Tu es UMP. Tu es repéré. Tu es parfait.
Abus de droit par un groupe : L’UMP. Propos délirants …
Tu es riche. On pue.
Tu es Drucker. Tu as un syndicat. C’est Salima. Tu es Avocat.
Haha. On s’en fout de toi.
Tu es un héros. Un Lino.
Tu es mort. Tu fuis. C’est ta Tunisie.
Acteur. Fais peur.
Intimidation, opposition.
Tu vas te marier avec Marie ?
Propos clivés, psychotiques.
On rêve. Tu rêves.
On va nous battre.
Tu es médecin. C’est sain.
T’es un ouf toi. On s’en fout de ta gueule. Tu fermes ta gueule.
Censure, menaces réitérées.
On veut te baffer.
Menaces réitérées.
On veut te marier avec Marie ?
Vous faites chier. C’est une salope.
Tu es salafiste. C’est faux. Tu es samiste.
Tu es un communiste. Tu pistes.
On en a ras le bol. Tu es formidable. C’est du théâtre.
Tu es terrible. C’est terrible.
Tu restes ? Reste.
Tu sors ? C’est fort ? C’est fort ? C’est fort ? Tu es bafoué. Tu es menacé. Tu es fou.
T’es fort. Tu as gagné.
Tu as gagné. Il faut foncer/former.
On est bafoué ? On est bafoué.
On veut te bafouer.
Menaces réitérées.

Dimanche 19 avril 2015.

On a arrêté. On est soupçonné/massacré. On a soupçonné.
T’as trouvé : Tu es bouffé.
Mythomanie, intoxication, propos haineux.
T’as compris. Fuis. C’est le profit. C’est Drucker.
On se foutait de toi : On aime Naïma.
Qu’est-ce que ça peut me foutre ?
Enfants : On est samiste.
On est Drucker. C’est sincère. On t’a attaqué. On lit ?
Tu es Trotsky. Tu es bafoué.
Va travailler ! Tu es renvoyé.
Tu es fou. On t’a récupéré. On est UMP.
On a trouvé l’identité de ces flics.
T’es acteur. T’es menteur.
T’es un fou toi. Tu es suivi. T’es un connard.
Tu es star. Tu es fou.
Tu es soupçonneux.
On pue. Tu es modeste. C’est un procès.
Tu enfermes tout le monde. Tu aimes tout le monde.
On la ferme. C’est Trotsky.
Tu arrêtes. C’est la fête.
C’est toi Vicherat.
Propos délirants …
Tu nous fais mal. On te fait mal.
On s’en fout de ta gueule. Ferme ta gueule.
Propos menaçants.
Tu as de l’amitié. Tu as pitié. Tu es contrôlé. C’est fou.
Tu es franc. On est désolé.
C’est le profit. Fuis. Tu es un ennemi. Fuis. Tu es tué. On est bafoué. Fais ! Tu es forcé.
On est forcé. On veut professer.
Pars. On est Dalyen.
On est Daly ? C’est Nathalie. Fuis.
Nathalie Arthaud, représentante de LO.
Fais pitié : Vous souffrez.
Pars. Pars. Tu es star.
C’est ton comportement. On te parle poliment. On est Musulman. Tu es communiste.
Tu es mort.
Menaces de mort réitérées.
Tu es pathétique.
Tu as souffert. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
On te parle poliment. Tu es Trotsky.
Tu es payé. Tu es un richard/tricard.
Tu fais peur. Tu vas comprendre Marie.
On est connard. C’est un connard. T’es un connard.
T’as un problème. On t’a contrôlé.
Il faut forcer. C’est UMP. Tu es communiste.
Nous sommes la Droite.
C’est Salima. Tu vas nous bafouer ?
Enfant. Acteur ! Vous faites peur.
C’est ta vie. C’est tes rêves. Crêve.
Tu es communiste. Il faut te bouger.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
Ca n’était pas dans mes projets …
Tu n’aimes que toi.
Propos délirants, inexacts.
Il faut rencontrer. C’est le ciné.
Arrête. C’est une fête.
On est bouffé. On a tout fait.
Tu n’intéresses personne.
T’as compris : On aime Marie.
T’es un fou. Ils vont te tuer. On t’a tué.
Menaces et chantages.
Va tuer !
On veut te tuer. Ils veulent te tuer.
Menaces de mort réitérées.

Mardi 21 avril 2015.

On travaille pour toi. Pars.

T’as une maladie. Tu crois ce qu’on dit. Les flics ont une maladie : Ils passent leur vie à raconter n’importe quoi. On se demande pourquoi ils harcèlent …

T’es mort. T’es un héros.
C’est le collège.
T’as une sale gueule. Tu les énerves. Tu t’énerves.
T’es fou. C’est Saïda.
Les flics sont en très bonne santé mentale …
T’as trouvé. On est UMP. C’est l’UDP. Tu es UMP.
Propos délirants …
Tu es ouf. On est UMP.
On va te faire tuer. Va te suicider !
Propos menaçants.
Tu es fort. On va te tuer. C’est fort. Il faut tuer.
Arrête. Fuis. C’est la Tunisie.
On continue. Tu es bouffé.
Tu es assassiné. Vous empestez.
Propos haineux, criants de vérité.
C’est Saïda. Crêve.
Les flics ont une très bonne santé mentale …
Tu crêves. Crêve. Tu as fini.
Tu es mort.
C’est le Collège. Tu as le Collège.
Misérabilisme égoïste des flics.
T’es un sale fou.
Grave insulte borderline, ordurière.
T’es un minable.
Tu es un suicidé. Tu es admirable.
On aime Drucker. C’est une furie. Fuis.
Il faut que tu cherches une femme. Tu es une femme.
Casse-toi d’ici. Tu es ici.
Qu’est-ce que tu fous ici ? C’est ta Tunisie.
Tu te sens seul. Tu es seul.
Va te suicider.
Incitation néonazie au suicide. Les flics montrent un amour, une bienveillance débordants.
Tu es communiste/samiste/égoïste. On est samiste.
T’as un problème : On t’aime.
Tu vas te faire Marie.
Tu es psychiatre. On est psychiatre.
HAHAHA. Tu as trouvé. On est bouffé.
Tu es assassiné.
On piste. Tu es arabe.
Tu emmerdes Drucker.
On est tous contents. C’est Michel.
T’as pas compris : Tu vas te faire tuer.
Menaces et chantages.
Tu es super. Tu as souffert.
On pue. C’est Saïda.
Tu es arabe. Tu travailles pour toi.
C’est vrai.
C’est un problème. C’est LO.
Arrête. C’est une fête.
On va rentrer. On nous hait.
On t’encourage. C’est du Ciné.
On t’a tué. C’est Salima.
Tu es employé. Tu es regretté.
Fais le ménage. Tu es docteur. Fais.
C’est Saïda. Crois. C’est Bouchhima.
L’époux de Saïda.
Tu es meilleur ? Tu es acteur ? Va voir ailleurs.
On te connaît. Tu es le Premier.
On pue.
C’est fort. C’est juste.
On te parle poliment. C’est ton carnet.
Tu as un métier. Tu es Fra. On est formé. Tu es formé. C’est le Lycée. Il faut professer/rentrer. Tu es forcé. Tu es un Grand Homme. Tu es chez toi. C’est toi.
Tu es tué. Fais.
On meurt. Compris ? Arrête. Tu regrettes. On regrette.
On va fuir.
C’est le Lycée. C’est Drucker. Tu es militaire. Fuis.
Tu t’isoles. Tu emprisonnes.
On en a marre. Pars (6 fois).
Tu as un pays. C’est la Tunisie. Pars. C’est Salima.
Tu es libre.
On veut te tuer.
On va te tuer.
Tu as gagné. Tu as soigné.
Tu vas nous foutre en l’air.

Mercredi 22 avril 2015.

Obéis : C’est la chimie.
Tu vas gagner. C’est Salima.
Tu leur fais peur. Tu es assassiné.
Tu énerves tout le monde.
T’as trouvé. Tu es bouffé.
Tu as tout fait.
Tu fermes ta gueule.
STOP. STOP. Tu es moche.
Casse-toi. On ne t’aime pas. Ca emmerde tout le monde.
Tu rêves ? Crêve. Tu rêves.
On a arrêté/regre
tté. C’est la télé.
On est avec toi. C’est toi. Tu es chéri.
C’est une peste. On ne t’arrête pas.
Tu es responsable.
Tu es directeur.
Tu es samiste/égoïste.
Tu es mort.
Tu leur fais mal.
T’es un sale fou. Tu es patron.
Insulte ordurière.
On s’en fout de ta gueule.
Tu es adorable ? (5 fois). Tu es minable/exécrable.
Va tuer. Tu vas tuer.
On a écouté : Tu es exécrable.
Tu es payé. Fuyez.
C’est les Lycées. Tu vas professer.
C’est les Lycées. Il faut réformer.
Tu as gagné. On va payer. Tu es payé. Tu as gagné. Tu as formé.
Tu es un surhomme.
On est provoqué. C’est les Lycées.
C’est un meurtre.
On surveille ? On te réveille.

Jeudi 23 avril 2015.

Tu es policier.
Pars. Tu es un homme seul. C’est du théâtre.
Pars (20 fois).
On t’a menacé ?
On teste. On veut travailler.
On veut tuer.
C’est fini. C’est la Tunisie. Tu es un LO.
Une nouvelle loi. Tu es Ventura.
On est Drucker. On a tout fait. On a observé. Vous souffrez. Fais.
Tu enfermes tout le monde. C’est faux.
Tu as rêvé.
Tu as compris. C’est une Démocratie.
Une démocratie qui permet de violer les vies privées dans le massacre.
On a rêvé. Crêve !
Pardonne. On te fait peur.
Tu vas le faire tuer.
C’est un procès ?
C’est le Lycée. Tu es forcé.
C’est nos Stars.
Tu as fini. Tu es communiste.
Tu es MORT.
Tu as décidé. C’est un procès.
Tu as foutu le feu. C’est Hortefeux.
On veut faire peur.
Tu aimes la plage.
Tu es samiste/égoïste.
PARS. PARS.
Tu es terrible/horrible/un puissant.
Une adolescente : PARS (45 fois). On vous a tué. On les a tué. Tu as tué. Tu es tué. Tu as bouffé/trouvé. Pars.
C’est la vérité. On a surveillé.
On a changé. Tu changeais.
Tu es millionnaire. C’est l’enfer. C’est Drucker.
Tu es acteur. Fais peur. Fais peur.
Tu es à Droite.
Tu as compris. Tu es sorti. C’est une sortie.
Tu as rêvé …
On a rêvé ?
T’es fort ?
Tu vas rester au chômage ? Tu es au chômage ? Tu es sage. Tu vas rester au chômage ? (4 fois).
Tu es mort.
Tu es Ventura. Tu es au chômage.
Nous sommes de Droite ?
PERSISTE. Tu es samiste. PERSISTE. PERSISTE.
Tu as écouté. Tu es BOUFFE.
Enfant. On est avec toi. Casse-toi.
Vous testez.
Tu es testé (35 fois). Tu as testé.
Tu as compris. C’est la Tunisie.
Tu es bouffé. C’est elle. Tu es testé.
On est pour toi. On pense à toi. C’est toi. Tu es Vicherat. Pense à toi. On t’aime.

Vendredi 24 avril 2015.

Tu enfermes tout seul. Tu es tout seul.
Tu fais peur. Vous faites peur.
Tu es vichié.
Tu es aimé. C’est Vicherat.
Fais pitié.
HAHA. Tu as perdu.
Une petite fille. C’est les Lycées (15 fois).
On est disparu. On pue.
On s’en fout de toi. On t’aime.
Tu nous trouves fous. Tu travailles. On travaille.
T’as trouvé. On t’a contacté. On est la DST. On t’a contrôlé.
Tu es contrôleur. Tu as contrôlé.
C’est elle. Tu es tué.
On s’en fout de ta gueule. Tu es fou.
Il faut que tu comprennes ce que tu veux.
Tu sais. Fais. Fais.
Tu es médecin ?
Tu n’es pas médecin.
Vous faites peur.
Tu es tué. Tu veux le tuer.
Tu es un Préfet. Tu es lapidé.
Adolescente de 13 ans. Tu es un FOU. Il faut vous tuer (14 fois).
Il faut te suicider.
Pars. Ils ne t’en veulent pas.
Tu ne pardonnes pas.
N’écoute pas. N’écoute pas. Tu es Vicherat. C’est Ventura.
Tu es intéressant ? Puissant ?
Tu crêves !
Tu es suivi. Oublie ! C’est psy.
Tu es réfugié.
Tu es fatigué ? Fuyez. Tu es aimé.
Tu vas mourir.
Tu es payé/Tu as payé. Tu es Trotsky.
Tu es bouffi. Fais. Fais. Tu es moche.
Arrête. C’est une fête. Tu es Préfet.
Nous sommes Télérama (2 fois).
On veut te tuer. Il faut tuer.
Ils vont tuer. Ils se font tuer.
Tu es tué. Ils se font tuer.
Arrête. On est UMP. Tu es UMP. On est UMP. On regrette.
Tu es OUFE. On est ouf.
Fais. Tu es un Dieu. Fais.
Tu es publié. On est bouffé. Fais.
Tu es concentré.
Tu es une Star.
On veut nous tuer. Tu veux nous faire tuer.
Tu veux nous tuer (10 fois). Tu es UMP.
Tu te sens mort. Tu es fort.

Samedi 25 avril 2015.

Prie ! On t’a sauvé ? Fuis.
C’est LO. Ils sont pour toi.
On est pour toi. C’est un procès.
Tu te fais tuer. Tu vas faire Michel.
On se fait tuer.
Tu étudies. Fuis. Fais.
On t’a tué. Tu es parfait.
Tu t’es encore suicidé ?
Tu es d’accord. C’est fort. Fais. Tu tiens.
Tu nous fais peur. Tu leur fais peur.
HAHA. Tu es arabe. Tu es fou. Tu es FOU.
Tu as Nathalie. C’est Nathalie. Tu es seul.
Tu es fou. Il faut tuer.
Tu es seul (10 fois). Tu te sens seul. On est seul.
Tu as compris. Tu es psy.

Dimanche 3 mai 2015. Entre autre (sélection) :

Harcelé très intensivement toute la journée. Avec entre autre :

Ca te suffit : Va travailler. Va professer.
Tu es contacté. On est UMP.
Tu vas arrêter. Il faut professer.
C’est mort. Sors. T’es fort.

Tu as l’école. Tu as trouvé : On est UMP. C’est bien. On va faire aboutir ma plainte contre l’UMP pour grave violation de la paix de la vie privée, harcèlements réitérés.

C’est vivable ?

Lundi 4 mai 2015. Entre autre :

Tu as gagné. Va travailler. Pars.
On rêve ? Crêve.
On te connaît. Laisse tomber. Tu laisses tomber.

C’est une découverte.
Tu es seul. Tu enfermes tout le monde.
Tu es rêveur. Forceur.
C’est elle. Fais. C’est judiciaire.
C’est merdique.
Il faut que tu partes. C’est Médiapart. C’est sidérant.
On t’a encouragé. Tu es engagé. Tu es UMP.
Tu fais frémir. Tu veux grandir. Tu es grandi.
Tu es scandalisé. Fais.
C’est une secte. C’est infecte.
C’est la justice. Tu es fou.
Tu es El Maleh.
Tu es un étranger. Fais.
On t’a pardonné. Tu es pardonné.
On pue.
On est magistrat.
STOP. C’est Ventura. Tu es Ventura.
Pardonne. Tu es personne. Tu bransonnes. Tu jacksonnes.
C’est militaire. Tu es Général. Tu es normal. C’est normal.
C’est nos Libertés.
Tu es scientifique ?
C’est Plenel.
Tu vas dormir. Tu veux dormir. Il faut souffrir. Tu veux souffrir. Faire rire.
Il faut partir. Tu es parti.
Tu meurs. Meurs. Mens.

Mardi 5 mai 2015.

T’as trouvé. Fais.
Pour toi, on est mort.
On s’en fout de toi. Fais chier.
Tu vas arrêter. Arrêter quoi ?
Tu t’enfermes. Tu te la fermes. On t’enferme.
Fais. Tu es important.
Fais chier. Tu le fais chier. Tu fléchis.
On t’a tué. Fais. Ils se font tuer.
Tu es riche. Oh ! Tu es samiste.
Tu as hôpital (18 fois).

NUIT 1h30.

Tu es Snowden.

Mercredi 6 mai 2015.

C’est honnête.
Tu crêves.
Tu fermes ta gueule. Tu es seul.
Tu es Duquesnes. Tu es star. Pars.
Tu es un fugitif. Tu es fou.
Tu as compris : On a tout fait.
T’es un connard.
Tu te fais tuer. Fais. C’est fort.
On va t’arrêter. Tu vas t’arrêter. Il faut professer. C’est tes carnets.

Jeudi 7 mai 2015.

Tu vas trouver une femme. Tu es une femme. C’est FAM.
Tu es aimé. On regrette. Tu es observé.
Tu es horrible. C’est horrible. Tu milites.
Tu es d’extrême-gauche.
Tu vas te calmer.
Tu es seul. Tu vas tuer. Tu vas le tuer.
Tu vas te taire.
Tu as Naïma.
Il faut te tuer.
Tu es un savant.
On va te tuer.
Tu as payé.
Tu as embrassé.
Tu es soigné.
Tu vas soigner.
Tu as l’hôpital. Il faut tuer.
Tu es seul. Tu te sens seul.
On va te tuer. On va vous tuer.
Tu es tué.
On nous embête.
On est de Droite.
Tu es de Droite. C’est fort.
Tu fais marrer. Fais marrer.
On est pour toi. Tu es seul.
ISOLISME.

Vendredi 8 mai 2015.

Tu es meilleur.
On va payer.
Ferme ta gueule. Arrête. C’est bête.
Tu es Gabin. Tu es sain. On te fait peur.
Avalanche d’insultes.
Tu es libre. Tu es Elie. C’est Elie.
C’est franc. Tu es content. Tu as témoigné.
On va te combattre.
Tu meurs. On meurt.
Tu vas te faire tuer.
Ils t’ont tué.
Tu es Smaïn.
On nous hait.
Tu es Ventura.
Tu es responsable.
Tu t’aimes.
Tu es stable. C’est stable.
C’est fort. Tu vas nous baffer. Tu es un fort.
Cinéma. Ca pue. On est pour toi.
C’est les Lycées.
Ca va marcher. Fais.
C’est ta connerie. Fuis. Pue.
HAHAHA. Ca pue. On pue.
Tu rêves. Tu es résistant.
C’est un message. C’est sage. Tu es sage. C’est sage.
T’es bête. C’est un test.
T’es pourri. Tu n’arrêtes pas.
On en a marre. Pars.
Arrête. C’est Onfray.
Tu es Star/richard/tricard.
Tu énerves. On t’énerve.
On t’a tous tués.
Il faut tuer.
Enerve.
Nous sommes chefs.
Ca a marché.
T’es fatigué. Pars.
T’es une pute. T’es croyant. T’es voyou.
On a pardonné.
Tu soignes.
Tu es galant/savant.
C’est dommage. Fais.
Tu es spectateur. Fais.
Tu vas arrêter. C’est faux. C’est eux.
Tu vas te marier. Va te marier. On va te marier.
Tu as rêvé. Tu vas crever. Tu es seul.
Arrête. On regrette. Tu es crevé.
Tu es honteux ?
Tu vas arrêter. Fais. Tu es Ventura. C’est Samah.
Tu es honnête. C’est honnête. Tu as inventé.

Dimanche 10 mai 2015.

T’es malin.
T’es une folle.
On te fait peur.
Tu es Depardieu.
Tu es rouge.
Tu construis ?
Tu es caché/faché.
Tu es parieur.
Tu es Carmet. Fais peur.
C’est une thérapie. Il faut rire.

C’est Marco/Sarko. Vous êtes d’accord. C’est fort. Je ne suis d’accord en rien avec Sarkozy. Mythomanie.

C’est le Cinéma.
T’es Avocat. C’est honnête.
Tu es distrait. Tu es salarié.
Tu es Francis.
Tu nous emmerdes.
Tu es jaloux. C’est fou.
C’est la police.
Tu es Depardieu.
Tu es battu.
On s’est soigné.
T’es artiste.
Tu es graphomane ?
T’es une pute.
Pars. Nous sommes Stars.
On te parle poliment.
Tu embêtes. Elles sont belles.
Tu as contrôlé.
C’est une colère. Tu le fous en l’air.
Fais. On a révélé. C’est un procès. C’est la philo. C’est faux.
Ferme ta gueule. Pars.
On ne répond pas. On ne comprend pas.

Je vais voir le film Marguerite au cinéma à Montparnasse.

Tu vas travailler. On a travaillé. On va travailler.
Sarko. Sarko. Travailler. Fé. Sarko. Fé. Fé. Sarko (5 fois).
C’est travailler. Sarko.
HAHA. T’es ouf.
Sarko. Trop (7 fois).
Faut. Sarko. Coco.
Faux. C’est trop.
C’est trop. C’est faux.
C’est faux. C’est trop.
C’est faux. C’est Sarko. C’est faux. C’est Sarko.
C’est faux. C’est trop (5 fois).
On t’a menti. C’est bizarre.
C’est trop (2 fois).
Sartro (3 fois).
Faux.
Trop (3 fois).
Faux (3 fois).
Trop.

Samedi 23 mars 2015.

Je m’endors à 2 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 4 heures du matin par les flics jusqu’à 5 heures du matin.
Je dors de 5 à 7 heures du matin pendant 2 heures.
Je suis réveillé à 7 heures du matin par les flics jusqu’à 8 heures du matin.
Je dors de 8 à 10 heures du matin.
En tout, 6 heures de sommeil avec une apnée du sommeil non diagnotiquée.
Les flics m’ont fait un scnadale toute la nuit et ça fait plusieurs semaines que ça dure …

Jeudi 3 décembre 2015. Entre autre :

Menaces pour émigrer.
Rêve.
Pardonné ? Partez.
Partez. Rêve.
Partez. Rêvez. Rêvez. Partez.
PARTEZ. PARTEZ.
Tu es seul. Seul. Seul.
Arrête. Arrête.

Vendredi 4 décembre 2015.

On t’a tout fait. Fé. Fé. Fé.
C’est chaos ? Chaos.
Daech. Prêche. Frêche.
Frêche. Prêche.
C’est scandale. Tal.
T’es arrivé.
T’en as marre. Pars. Tal.
Procès. Bon. Fais. Bon.
Donne. Donne. Donne.
On est condamné ? Condamné.
C’est soigné. Fais (3 x). Préfet. Fais.
On va tous perdre. Perdre.
Tu rêves. On rêve. Rêve (10 x).

Dimanche 6 décembre 2015.

On t’a représenté.
Avocat.
On rêvait. Fais. Fais. Moretti. Prie.

Cinéma. Film de Nani Moretti. Mia madre. Sous les harcèlements encore une fois.

T’es une grande Star. Tard. Pars.

Mardi 8 novembre 2015.

Je vais voir le Misanthrope à la Comédie Française avec mon ami Alain et sa femme Carine.

J’entends pendant la représentation :
Crasse. Sale.
Fesser.
Fé. Prêt.
Tin (10 x).
Tal (3 x).
Proc.
C’est Tal.
On est avec toi. Crois.
C’est elle. Michèle.
Pars. Crois.
C’est fête. Fête.
Pars. Prêt.
Tal. Tard. Tal.
C’est honteux. C’est eux.
Prêt.

Mercredi 25 novembre 2015.

Emprunt du livre Aktion T4.
Café Vieux Léon dans le quartier des Halles à Paris. Je commence la lecture du livre. Je pense à Serge July dans le café, ce qui est deviné … Les flics appellent Serge July.
Serge July intervient dans le café :
Compris. Prie. Fais. Procès. Portait. Procès (3 x). Forçais.

Dîner chez Sarah à Issy-Les-Moulineaux. Sous les harcèlements.

Jeudi 26 novembre 2015.

Film la Valse des Pantins à la cinémathèque française.
Entre autres :
On va vous marier ? Mariés.
T’es pas acteur. Acteur. Facteur. Acteur.

Vendredi 27 novembre 2015.

Marie Drucker : Tu es Ministre. Triste. Marie Drucker avait pour compagnon un Ministre, François Baroin. Elle avait choisi l’un des plus tristes …
Nathalie Saint-Crick : Ca pue !!!
Elise Lucet : Serres …
Une flic : Feignant (10 x). Seignant. Pour enseignant.

Samedi 28 novembre 2015.

Une flic : Tu vas comprendre ce que tu fais. Fais. Procès.
En soirée : Tu vas déménager ? Ménagé ?
On va te battre.

Dimanche 29 novembre 2015. Entre autre :

C’est Marie. Paris. Prie. Sami. Prie. Prie.
C’est pourrite. T’es Préfet.
On t’a accompagné. Tu es bon. Procès. Fé. Tu es bon. C’est bon. Tu es bon. C’est bon.

Lundi 30 novembre 2015. Entre autre :

Saint-Michel.

Tu es battu. Tue.
Vous faites peur.
Café à Opéra :

Il faut que tu coures plus vite.
Ca va s’arrêter ?

Cinéma. 21 jours avec Pattie. Harcelé très intensément pendant le film …
On va te payer. Fé.
On va arrêter. T’arrêter. Arrêter. Fé. Procès. Fé. Procès. Rejet.
Fais. Préfet. Fais.

Gare de Lyon.

On va payer. C’est payé. Tu es payé. Payé.
Pars. Tard.
Vous faites peur. On t’a rencontré. Contacté. UMP. Fé. Préfet. Fé. Peur. Fé. Procés. Fé. Troquet. Fé. Fé. Préfet.
Tu es fou. On va tout faire. Perd. Faire.

Année 2016.

Lundi 18 janvier 2016.

Une flic entre en sub-excitation : Hué !

Samedi 13 février 2016.

Réveilé à 6 heures du matin.

Vendredi 26 février 2016.

Réveillé à 3 heures du matin.

Mardi 1er mars 2016.

Réveillé à 2h35 du matin.

Agenda. Organisation scientifique du harcèlement. Le harcèlement est leur métier (2019 – …)

Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). On pourrait parler de l’organisation scientifique du harcèlement comme Robert Merle a parlé de l’organisation scientifique de l’assassinat.

Depuis le printemps 2018, les flics sont entrées dans un nouveau mode de paradoxalité : Elles ponctuent leur verbiage par Oh !  Ca peut même être Oooooohhhhhhh.
La paradoxalité (usage de propos contradictoires, discordants) est l’oeuvre de névrosées obsessionnelles vous dirait un psychanalyste. Il semble que cette notion soit l’oeuvre de l’Ecole de Palo Alto en Californie dans les années 60 (Il existe un Que sais-je ? sur le sujet que je n’ai pas lu).

Jeudi 3 janvier 2019. Pornichet. Mon grand-père Pierre me parle de son père détenu à Auschwitz.

J’ai revu avec plaisir mon grand-père Pierre (Pierre-Bernard) qui m’a raconté que son père Pierre (qui n’était pas juif) avait été interné à Auschwitz III comme prisonnier de guerre. Il fut trouvé très affaibli, amaigri, cachexique, méconnaissable, libéré et soigné par les russes soviétiques et revint en France en 1946 après … 8 ans d’absence.

Auchwitz

Lundi 7 janvier 2019. Paris.

Je vais faire quelques courses dans Paris (Kiabi à Voltaire, Stylos à Strasbourg-St-Denis) et je vais voir les affichages de la SNCF commémorant l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 à la gare Montparanasse. C’est de nouveau une journée assez violente sur le plan des harcèlements avec de nombreuses incitations au départ (PaArs …) et pas mal de propos blessants et discordants. Il est question encore des communistes et de la Droite. Je vis ça encore dans un état de terreur. Il me faudrait 4 heures de travail pour tout retranscrire ici (environ 5 000 mots).

 

Mardi 8 janvier 2019. Cité des sciences. Conférence de Boris Cyrulnik, pédopsychiatre et Isabelle Carré, comédienne. Sur le thème général : Intelligence et attachement.

Les thèmes abordés sont les suivants : Empathie, perversion  (au sens freudien et au sens lacanien), Paradoxe du comédien de Diderot, souffrance (manque) et création, les enfants délaissés, isolés affectivement, donc lésés cérébralement.

La conférence est visible ici :
http://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/conferences-en-ligne/saison-2018-2019/carte-blanche-a-boris-cyrulnik/

Boris Cyrulnik, psychiatre renommé, populaire, pédopsychiatre est Président de l’Institut de la Petite Enfance. http://boris-cyrulnik-ipe.fr/

Isabelle Carré, comédienne, se souvient avoir été internée en psychiatrie à l’âge de 15 ans, ce qui ne l’a pas empêchée de faire une longue carrière de comédienne. Elle fut révélée par le film Se souvenir des belles choses (2003, premier film de Zabou Breitman réalisatrice), dans lequel elle joue le rôle d’une amnésique, dont la mère est décédée de la maladie d’Alzheimer. Je me souviens surtout du film, dans lequel elle a joué, Les émotifs anonymes (2010, encore avec Benoît Poelvoorde) du nom de ces groupes de paroles, de thérapie collective. Elle avait joué également dans le film Entre ses mains (2005, avec Benoît Poelvoorde), film dans lequel on voit un homme frapper une femme assez violemment, ce qui fait que j’étais sorti de la salle de projection.
https://www.telerama.fr/cinema/films/se-souvenir-des-belles-choses,56892.php
https://www.telerama.fr/cinema/films/les-emotifs-anonymes,424091.php
https://www.telerama.fr/cinema/films/entre-ses-mains,233128.php

Il y a une page Wikipedia sur le Paradoxe du Comédien de Diderot, qui renvoie vers une numérisation gratuite de l’ouvrage par Google :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_sur_le_com%C3%A9dien
https://books.google.be/books?id=gksHAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PP5#v=onepage&q&f=false

Dimanche 13 janvier 2019. Après-midi Galette des Rois chez ma soeur Sonia. Cour de Physique à mon neveu Erwan en 3ème sur l’attraction Terre-Lune.

Les flics qui squattent la maison de ma soeur m’ordonnent encore de devenir : PROF. Il n’y a pas seulement des micros chez moi. Il y en a aussi chez ma soeur Sonia …

Jeudi 24 janvier 2019. Soirée vapoteuse à Paris dans le quartier du Marais.

Les flics sont entrées en surexcitation maniaque lors de mes courses à Paris et pendant toute la soirée. En début de nuit, les flics continuent leurs harcèlements que je ne peux noter faute d’énergie.

Vendredi 25 janvier 2019. Visite avec mon oncle Arnaud de l’exposition sur le peintre espagnol cubiste-surréaliste Miro au Grand-Palais. Magnifique.

Les flics vont entrer en surexcitation maniaque pendant l’expo et surtout pendant mon retour en transports.

Un certain nombre de Web-radios écoutées récemment.

Sur Einstein.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-einstein-doc/einstein-lepreuve-de-lhistoire
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-01-janvier-2011
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-25-juin-2005
https://www.franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-01-janvier-2011
https://www.lepoint.fr/science/einstein-dans-le-collimateur-du-fbi-23-08-2016-2063187_25.php
On pourrait écouter aussi :
https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/science-et-politique-peuvent-elles-se-parler
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-einstein-debat/einstein-est-il-un-homo-politicus
https://www.franceculture.fr/emissions/planete-terre/sans-einstein-pas-de-gps

Sur Hannah Arendt.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/le-chemin-de-lexil?fbclid=IwAR2YG9D7zwtyfwGa71Qj_90o3xOXehIxV68mpbXo5_fS0ttuI1KGr7_GMy8
Une émission en or, écoutée & réécoutée (sur la liberté, le totalitarisme, nos personnes juridiques, la banalité du mal, du mal radical) :
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/le-sens-de-laction
https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/la-maison-sur-locean

Par Tobie Nathan et Boris Cyrulnik. Discussion.

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/boris-cyrulnik-sur-le-divan-de-tobie-nathan-17-09-2018-103924_4783.php

Parcours de Tobie Nathan. Ethnopsychiatrie.

http://www.rfi.fr/emission/20190103-tobie-nathan

Tobie Nathan au sujet de Sabina Spielrein, amante de Jung, soignée par Jung, devenue psychalayste elle-même, assasssinée par les Einsatzgruppen nazis.

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/la-vie-derobee-de-sabina-spielrein-de-violaine-gelly-07-01-2019-107024_4783.php?fbclid=IwAR0kzRucIk4IwIBpYqtk9S_obBpqUVdHsAV2ZUjc-K3KdE_ZzwZrPNX_0CU

Conférence de Françoise Sironi, cofondatrice du Centre Primo Levi (centre de soins, d’assistance aux victimes de torture, de violences politiques, principalement de réfugiés politiques en France), au sujet de la désempathie des tortionnaires :

https://www.canal-u.tv/video/universite_paris_8/comment_devient_on_tortionnaire_une_conference_de_francoise_sironi.45107

https://www.youtube.com/watch?v=U1oFXig-RV8£

https://www.primolevi.org/

Au sujet de la fragilité (le déni de fragilité) :

https://www.franceculture.fr/conferences/college-des-bernardins/pourquoi-faut-il-voir-la-fragilite-comme-une-force

Mardi 13 février 2019.

GT le 13 février 2019 à une conférence sur le pilotage d’un objet par la pensée. C’est fou le nombre d’équipes qui cherchent dans le monde sur ce sujet (La capitalisme peut rémunérer un grand nombre de scientifiques …). … On pose des plaques d’électrodes sur le scalp du cerveau pour commander par exemple un exosquelette pour redonner de la mobilité aux paraplégiques. Mais j’étais plus occupé à noter les harcèlements des flics qu’à être bien présent pour la conférence …

PiloteObjetPensee

 

Vendredi 15 février 2019.

Journée de courses à Paris. Hyperviolence de flics déchaînées. TRES HAUTE TENSION. Je reçois à peu près 5000 mots ce jour-là.

Nuit de vendredi 15 à samedi 16 février 2018. Réveillé entre 5 et 6 heures par des flics hurlantes, haineuses.

J’entends ceci :

C’est A. OI. OI. A (10 fois).
C’est M. Prends.
C’est haut.
C’est Ey.
C’est REF. Hais.
C’est Ey (5 fois).
Uif. A (5 fois).
Naïf.
Faire PRO.
Fais peur.
PRENDS ! PRENDS ! PRENDS ! AN. PRENDS !
PRENDS !
Une flic de voix assez mûre hurle : EVE. HAIS !
Te hais.
Compris. I.
VRAI FOU. OU ? Haut.
SIA (10 fois).
FAUT LE FAIRE.
FAIS. Faire ce procès.

Samedi 16 février 2019. Lever à 9 heures.

Journée de courses à Paris. Hyperviolence de flics déchaînées. TRES HAUTE TENSION. Je reçois à peu près 5000 mots ce jour-là.

Nuit de samedi 16 à dimanche 17 février 2019. Réveillé à 5 heures du matin.

J’entends ceci :

Drucker, c’est un fou.
PRENDS. AN.

Lundi 4 mars 2019.

Diverses courses à Paris. Déjeuner avec mon oncle Arnaud.
Encore géolocalisé/harcelé !
Geolocalisation_20190304

 

Mercredi 6 mars 2019. Cité des Sciences. Expo sur le Microbiote.

Comme tous les jours depuis 10 ans, je suis géolocalisé, avec un couplage géolocalisation/harcèlements sonores :

Geolocalisation_20190306
 

Géolocalisé/harcelé sur la journée à la Cité des Sciences …

 

Mardi 19 mars 2019.

Tard dans la soirée, les flics font marcher le flash et la Webcam de mon ordinateur personnel pour me prendre en photo.

 

 

 

 

 

 

Au centre du harcèlement, la manie délirante (manie-chaos), ou psychose logorrhéïque. Euphorie morbide. Joie euphorique.

Pour décrire ça un peu rapidement, les maniaques n’arrêtent pas de parler, parfois de façon très rapide, fatiguant l’interlocuteur (le rendant malade, déprimé), qui n’a rien demandé sinon le droit d’être laissé tranquille … signe d’une « joie euphorique », d’une euphorie morbide.
On dit des SS qu’ils étaient obscènes de santé. La psychose maniaque n’est pas avec spectre autistique comme les psychoses schizophréniques.

Cette logorrhée très irrespectueuse suffit à écarter les Drucker qui pourtant insistent …

Il existe une publication dont je cite les extraits ici :
Etat maniaque et état d’agitation : Une étude diachronique. Par des psychiatres de Maison-Blanche. Elle aborde les notions suivantes :

  • Tachypsychie.
  • Ludisme.
  • Désinhibition.
  • Hypersyntonie.
  • Logorrhée d’intensité maniaque.
  • Psychopathie.
  • Impulsivité.
  • Chant, incohérence, Cris, Désordonné.
  • Rire.
  • Extravagance.
  • Loquacité.
  • Scandale.
  • Attroupement.
  • Quérulence obscène-ordurière.
  • Violence.
  • Hystérie.
  • Troubles du caractère.
  • Exubérance.
  • Grivoiserie.
  • Agitation.
  • Excitation.
  • Etats d’agitation.
  • Prodigalité.
  • Turbulence.
  • Désordre-désordonné.
  • Délire, délirant.
  • Plaisanterie.
  • Facéties.
  • JACASSERIE.
  • Opposition.
  • Hostilité.
  • Subexcitation.
  • Agressivité. Agressivité importante.
  • Atypique.
  • Psychose périodique.

Publication très éclairante :
La manie : apports historiques et réflexions psychanalytiques.
Mania: Historical contributions and psycho-analytics reflections.

par Nicolas Brémaud (Psychologue clinicien, docteur en psychopathologie, Membre associé du Laboratoire recherches en psychopathologie « Nouveaux symptômes et lien social » de l’Université de Rennes).

Résumé. Objectifs. –L’auteur vise à montrer en quoi la manie ne peut être considérée comme un simple « trouble de l’humeur » mais bien plutôt comme relevant du champ des psychoses. Méthode. – Une revue de la littérature aidera le lecteur à saisir le passage entre la manie-chaos, la manie-folie– décrite dans le menu de ses symptômes au cours du 19ème siècle – et la manie pensée, notamment avec Henri Ey, lecteur de L. Binswanger, puis avec J. Lacan. Résultats. – On découvre qu’un certain nombre de traits dits typiques de la manie (euphorie, excitation, fuite des idées, etc.) sont à considérer comme des phénomènes élémentaires psychotiques dus à l’absence de point de capiton dans la chaîne du langage. Le caractère de « fuite », présent dans toute la symptomatologie de la manie, met en relief la dimension de la pure métonymie, l’absence du caractère métaphorique du langage, la « non-fonction de l’objet a », selon l’expression de Lacan, signant ainsi la structure psychotique de la manie. Le sujet dérive dès lors sans frein dans la chaîne des signifiants. Discussion. – Est donc discutée l’appartenance de la manie au registre de la psychose, sur le caractère délirant de la manie, sur ce que l’on peut considérer comme délirant dans cette psychose qui semble pourtant se démarquer nettement d’autres formes de psychoses. Est discuté également le lieu de localisation de la jouissance au regard de la schizophrénie et de la paranoïa. Conclusion. –Manie et folie, manie et délire, étaient confondus au 19ème siècle. Aujourd’hui on l’évoque peu, ou alors on l’évoque comme « trouble de l’humeur ». Pourtant un certain nombre d’éléments (la dimension métonymique du langage, l’absence de « point de capiton », etc.) permettent de l’envisager comme une psychose.

1.     Introduction.

La manie, nous le verrons, est une psychose, qui ne doit pas être réduite à un « trouble de l’humeur » –, la manie semble avoir assez peu le vent en poupe.

Alors qu’à une époque (19ème siècle) la quasi-totalité des travaux portait sur la manie (raisonnante, délirante, sans délire, etc.) puisque manie et folie se confondaient, aujourd’hui elle a quasiment disparu des manuels de psychiatrie.

2.     Revue de la littérature : 19ème siècle.

Faire l’histoire de la manie serait faire l’histoire de la folie, les deux termes ayant été longtemps synonymes.

Pinel [3]. En 1809, celui-ci tente de préciser les contours de la manie : La manie, espèce d’aliénation la plus fréquente, se distingue par une excitation nerveuse, ou une agitation extrême portée quelquefois jusqu’à la fureur, et par un délire général plus ou moins marqué, quelquefois avec les jugements les plus extravagants, ou même un bouleversement entier de toutes les opérations de l’entendement.

Esquirol va serrer « de plus près le sens du terme “manie” sans toutefois le préciser complètement » [5].

« une affection cérébrale, chronique, ordinairement sans fièvre, caractérisée par la perturbation et l’exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté » [6].

Le tableau du maniaque est en effet pour Esquirol celui d’un malade « qui présente l’image du chaos, dont les éléments mis en mouvement se heurtent, se contrarient sans cesse pour augmenter la confusion, le désordre et l’erreur (…). Les sensations, les idées, les images se présentent à son esprit sans ordre et sans liaisons (…) ; il ne peut fixer son attention sur les objets extérieurs (…).

Avec Georget en 1820, la manie prendra très nettement un caractère délirant :

C’est un « délire général, s’étendant à tout ; sensations, idées rapides, confuses, incohérentes, avec exaltation, agitation, exprimées par des mouvements désordonnés, des cris, des chants, des menaces ou de la fureur. Le maniaque semble vivre dans un autre monde (…). L’exercice des facultés intellectuelles offre l’image du chaos » [7].

Chez un très grand nombre de maniaques, le délire est général, les idées sont sans fixité, mais sans qu’on puisse y remarquer la prédominance d’une pensée quelconque » [8].

Là encore, donc, comme chez Georget, le caractère délirant est mis en avant, et les symptômes communs à toutes les formes de manie restent essentiellement l’excitation, l’exaltation, la labilité des idées, etc.

Dans les années 1850–1851, J.-P. Falret [9] désignera lui aussi les maniaques comme des sujets « atteints d’aliénation générale avec excitation ».

Ici, « penchants, sentiments, intelligence, volonté, toutes les facultés bouleversées présentent l’image du chaos. Une agitation intérieure, source de l’agitation extérieure, produit un tourbillon d’idées, de sensations, d’impulsions, d’émotions, qui ne permet de se fixer nulle part, et qui enlève à l’esprit toute liberté de choix (…). C’est un état de suractivité de l’intelligence, dans lequel les idées surgissent si vives, si animées et si nombreuses, qu’elles échappent à toute règle et à toute combinaison ».

C’est encore la manie-chaos, la manie-folie, mais Falret – qui a su écouter les malades, la forme de leur discours – insistera judicieusement sur la question des associations d’idées, effectivement si spécifiques aux maniaques : « l’association des idées, qui joue un très grand rôle dans ce délire, est constamment en action ; mais il est digne de remarque que les idées se lient beaucoup plus par les rapports secondaires de mots et de sons que par les rapports logiques ; souvent même, il semble qu’aucun lien n’unisse entre elles les idées qui paraissent surgir spontanément ; mais cette incohérence est plus apparente que réelle, et tient à ce que le travail de la pensée est plus rapide que sa manifestation, et à ce que beaucoup de chaînons intermédiaires échappent à l’observateur ».

Foville (fils), en 1875, considère que la manie doit être absolument distinguée du délire maniaque. Pour l’auteur le délire maniaque est un « état général d’exaltation des idées, des sentiments, des actes » qui s’observe « dans plusieurs formes d’aliénation mentale » [12]. Aussi le délire maniaque n’est-il dans sa conception « qu’un symptôme accidentel, temporaire ou accessoire ». Il distingue donc le délire maniaque de l’entité « manie simple » (ou « essentielle ») qui est « le type de la folie générale avec excitation (…). L’exaltation maniaque en constitue le symptôme principal et spécifique ». Les symptômes les plus repérables de la manie demeurent l’agitation, l’incohérence, l’extrême rapidité des associations, et pour Foville contrairement à d’autres « les hallucinations et les illusions sont l’un des symptômes les plus fréquents ». Dans l’excitation maniaque les symptômes sont « beaucoup moins accusés », à l’état d’esquisse simplement : « Ce n’est pas l’état normal, et il est difficile cependant de dire que ce soit un état de maladie ». Quant à B. Ball (1880), il définit également la manie dans sa onzième Leçon comme un délire généralisé, avec surexcitation, besoin irrésistible de mouvement, de parler, mobilité des idées, etc. [13].

La pensée est envahie par un « déluge d’idées, un torrent d’images et de souvenirs », le sujet se montrant « incapable de fixer son esprit sur un objet quelconque ».

C’est ici l’un des critères majeurs de la manie : Le « défaut d’attention ». Toutefois, si la mobilité, la labilité de la pensée, le défaut d’attention caractérisent la manie, il ne faudrait pas en conclure selon Ballà une forme d’incohérence, car « les idées s’attirent suivant les lois normales de l’association des idées ». Par contre, « l’esprit fait des sauts, des bonds (…), les malades changent de sujet à chaque instant », ils sont d’une « loquacité intarissable », ce qui donne parfois à l’interlocuteur le sentiment d’une incohérence ou d’une forme de confusion mentale.

Déjà en 1865, W. Griesinger y avait consacré une cinquantaine de pages dans son Traité des maladies mentales [14] ; il y distinguait notamment la manie de la monomanie exaltée.

En 1888, H. Schüle [15], dans son Traité clinique des maladies mentales, séparait quant à lui la manie en deux groupes : dans un premier groupe (« manie douce ») « il y a conservation relative de la conscience ; les mouvements semblent intentionnels, et les idées s’enchaînent logiquement (…). Dans le deuxième groupe, la conscience est primitivement altérée, et ce trouble profond peut être comparé à un état de rêve ; la direction psychique se perd (…) ».

Krafft-Ebing [16], en 1897, répartit lui aussi la manie en deux formes cliniques, qui ne diffèrent que par leur degré : l’exaltation maniaque et la fureur maniaque. L’exaltation maniaque se présente comme « un phénomène d’état. Comme telle elle représente un stade prodromique ou de rémission de la folie furieuse, ou un stade de transition de la folie circulaire et hystérique ».

Quant à la folie furieuse, la « fureur » y apparaît comme un « simple symptôme ; la folie furieuse est un état morbide déterminé et appartenant au cadre de la manie (…). Le symptôme déterminant de la folie furieuse, c’est l’accélération des opérations psychiques qui peuvent devenir échevelées en même temps que le Moi du malade a perdu toute direction », et les phénomènes les plus importants « sont représentés par les symptômes de la sphère psychomotrice ». Il faut bien sûr lire également la belle leçon que donnera plus tard (1907) E. Kraepelin sur « L’excitation maniaque » (la manie y est conçue comme une « phase de la folie maniaque-dépressive ») [18].

3.     Du Traité de G. Ballet (1903) au Précis d’E. Régis (1923).

Pour poursuivre avec la littérature française sur ce sujet, venons-en maintenant au grand Traité de pathologie mentale [19] de G. Ballet (1903). D. Anglade y considère que « la manie est l’expression la plus saisissante de la désorganisation psychique ». Le remarquable, chez le maniaque, c’est que « rien n’est dissimulé. Un besoin immodéré de penser, de parler et d’agir se donne libre carrière », Anglade rappelant alors un mot de Magnan qui proposait, pour le maniaque, la formule : « tout au dehors ». Sur le plan du délire, l’auteur constate que les idées délirantes n’ont qu’une « place secondaire » dans le tableau clinique, et ne sont pas systématisées ; quant aux hallucinations, elles semblent « plus rares ».

Pour Anglade, le maniaque manque de frein. En effet, « ce qui caractérise l’état mental du maniaque, c’est l’irritabilité, l’impossibilité de fixer l’attention, l’incohérence de la pensée, qui résulte d’une trop grande rapidité dans la succession et l’association des idées ». La volonté, dans la manie, ne réfrène rien, elle paraît impuissante : l’« action frénatrice devient impossible et fait place à l’automatisme cérébral » (logorrhée, fuite des idées, etc.).

Travaux de Kraepelin (édition du Traité de 1904) : « le caractère symptomatique qu’il remet en valeur n’est pas compris de manière aussi superficielle que par les anciens auteurs. Son analyse est minutieuse, elle ne se borne pas à cette apparence toute extérieure qui suffisait à Pinel ; il dissèque les accès, et arrive ainsi à faire reconnaître que chaque forme de manie ou de mélancolie présente trois éléments : pour la manie ces éléments sont : 1) la rapidité des idées ; 2) l’élévation de l’humeur ; 3) le besoin d’activité ».

Binet et Simon se montrent ensuite critiques vis-à-vis des auteurs qui ont trop insisté sur l’excitation psychomotrice dans la manie :

« les auteurs, trop souvent, schématisent à outrance ; décrivant un accès de manie, ils insistent à l’excès sur l’excitation psychomotrice. C’est un des symptômes, ce n’est pas le seul. Le maniaque en présente fréquemment d’autres qui sont d’un caractère tout différent, des hallucinations par exemple, des conceptions délirantes, des idées de grandeur, des idées de persécution, des préoccupations hypocondriaques, toute une symptomatologie agitée et confuse (…) ».

Dans le fond, pour Binet et Simon, le « degré extrême d’excitation » si caractéristique dans la manie, « intéresse tous les appareils : intelligence, motilité, affectivité » (« l’excitation est l’état fondamental » de la manie). On note une abondance de paroles, de gestes, de cris. Du côté de la parole par exemple, c’est « un flux de paroles que vous ne pouvez interrompre », « c’est le hasard des associations d’idées, c’est le coq-à-l’âne le plus échevelé ».

L’un des points importants à relever, selon les auteurs, pour le diagnostic différentiel, est le suivant : « même au plus fort de son agitation, il reste encore en communication avec nous ». Mais c’est une « incohérence d’idées », c’est un sujet qui semble avoir perdu tout contrôle, qui a perdu « la direction » – ce qui peut amener à le confondre avec une confusion mentale –, un sujet qui laisse tomber à qui veut l’entendre « des idées détachées, fragmentaires, dont l’ensemble est dénué de sens ».

Séglas, dans une intervention faite à la Société médico-psychologique (27 juin 1910), expose ses idées sur la manie. Il reprend les symptômes typiques des différentes formes de manies : 1) petits accès d’excitation à forme raisonnante ; 2) type maniaque proprement dit ; 3) exclusivité des troubles du mouvement, ces symptômes étant : euphorie, gesticulations, désordres des actes, logorrhée incessante, fuite des idées, assonances, mobilité des impressions et des sentiments, succession d’actes incoordonnés, etc. Dans toute la symptomatologie de la manie (symptomatologie qui recouvre essentiellement l’agitation motrice, la fuite des idées, et l’euphorie), Séglas va s’arrêter plus spécialement sur un seul symptôme, celui qui concerne « l’état affectif », à savoir : « l’euphorie, l’exaltation du moi ». D’ailleurs il adhère à l’idée de Kraepelin, qu’il cite : « l’inconstance de caractère et la fréquente variabilité de l’humeur sont seules caractéristiques de la manie ».

Début de 20ème siècle, celle d’E. Régis [22] et de son célèbre Précis de psychiatrie (1923). Régis subdivise la manie en manie aiguë (typique, et subaiguë : excitation maniaque, hypomanie), et manie chronique (simple, et avec délire systématisé secondaire). Pour aller à l’essentiel, disons que pour Régis la forme typique de la manie (aiguë) consiste en une « psychose généralisée caractérisée par une surexcitation psychique violente et désordonnée ». Ici, c’est comme si le fonctionnement mental était « soustrait au contrôle de la volonté », lequel paraît « opérer au hasard et sans frein ». Il en résulte dès lors un « défaut d’enchaînement dans les idées (…), et une suractivité de l’association automatique des représentations mentales ». L’une des thèses qui est affirmée est qu’« il n’y a pas à proprement parler de délire chez les maniaques », le délire y est quasi impossible du fait de la « mobilité extrême des idées ».

4. Henri Ey (1954) : la production subdélirante dans la manie.

C’est donc à partir de la seconde moitié du 20ème siècle, que l’on va pouvoir lire, sous la plume d’Henri Ey, l’étude la plus complète sur la manie (en France du moins), à savoir l’Etude psychiatrique n◦21 [5]. La manie, en effet, y est là pensée. Elle n’est plus simple collection de symptômes, mais « forme d’existence tumultueuse », une « modalité de déstructuration de la conscience », Henri Ey s’attachant avant tout à caractériser l’« être maniaque », qui peut être résumé par ces deux termes : « jouer et jouir ». Tâchons ici de tirer les idées fortes de cette étude longue de soixante-dix pages. D’abord, Henri Ey part d’une définition : « on appelle classiquement “manie” un état d’excitation psychique caractérisé par l’exaltation de l’humeur et du ton affectif, l’agitation motrice et une extrême volatilité de la vie psychique ». À partir de là, il va détailler dans un premier temps l’aspect, l’attitude, la présentation du maniaque. Ensuite, il s’intéresse à l’excitation psychomotrice et au langage maniaque. Sur ce dernier point, qui nous intéresse particulièrement, Ey souligne que le langage comporte des symptômes très « frappants », très caractéristiques : « ellipses, jeux de mots, assonances, exclamations, onomatopées », etc. Le langage du maniaque y est décrit comme « flot de paroles, logorrhée, volubilité, bavardage oiseux, prolixe, qui se dévide sans fin en propos digressifs ». Cette agitation, cette précipitation sur le plan du langage, se retrouve aussi sur le plan moteur, dans la mimique, la gestuelle, une agitation qui « empêche l’accomplissement des actions ordonnées et régulières ». C’est ici qu’Henri Ey fait intervenir la dimension du « jeu » maniaque, car dans cette agitation, dans cette « activité stérile (…) le malade se dépense frénétiquement comme un enfant ; il “joue” des scènes, improvise des scénarios, des dialogues (…). Le maniaque se divertit d’éléments, d’objets et de situations empruntés au monde extérieur : il se plaît à manipuler la réalité, il s’amuse avec les personnes de son entourage (…). Il n’est pas rare de voir les maniaques jouer “comme un enfant”, prendre un langage puéril (…) ». Henri Ey n’évoque pas à proprement parler la manie chez l’enfant – sujet peu traité –, mais il souligne que « c’est à la pensée de l’enfant que nous renvoie la manie, à cette forme d’existence de jeu, d’entrain endiablé et d’insouciance qui fait du maniaque un petit enfant qui déploie son existence dans les espiègleries et l’exubérance d’une vie affective effrénée ». Il faut signaler ici que ce point avait été relevé en 1911 par K. Abraham dans son étude sur la « folie maniaco-dépressive » [25] : « l’absence d’inhibition [chez le maniaque], écrivait Abraham, donne accès à des sources de plaisir anciennes jusqu’alors réprimées : c’est par là que la manie nous découvre ses racines infantiles (…). Un certain nombre de traits authentifient la ressemblance de la manie avec la psyché enfantine » (absence de contrainte logique, jeux de mots, « intérêt pour le son des mots au détriment de leur sens », plaisanteries diverses permettant au sujet d’accéder à des « jouissances habituellement réprimées », gaîté insouciante, etc.).

Après le chapitre consacré à l’excitation psychomotrice du maniaque, Henri Ey traite de la tachypsychie, de la fuite des idées. Si la pensée et le débit verbal du maniaque sont rapides, cette pensée selon Henri Ey prend un caractère de superficialité : l’attention (« le malade va d’une idée à l’autre sans pouvoir se fixer sur aucune »), la concentration, la réflexion étant particulièrement altérées, la pensée semble rester en surface. La « fuite des idées » doit être conçue selon Ey comme « une forme d’existence tumultueuse » : c’est un « tourbillon sans fin, sans but et sans ordre, emportant dans son mouvement vertigineux les images qui foisonnent, les mots qui se pressent, les souvenirs qui affluent (…) ». Cette forme d’existence constitue « le fond même de l’état maniaque, c’est-à-dire les relations du maniaque avec son Monde ». Le quatrième point abordé par Henri Ey est relatif à « l’anarchie instinctivo-affective ». Le sujet maniaque se caractérise en effet par la « triomphante orgie que la vie émotionnelle prend comme une revanche ou une révolte contre les instances de contrôle et de contrainte ». Le cinquième point concerne la question de la « production subdélirante ». Si classiquement l’on n’évoque guère – ou pas du tout – le délire dans la manie (comme si elle n’était qu’un « trouble de l’humeur »), Ey quant à lui considère qu’il y a indubitablement délire, ou du moins production subdélirante, délire naissant. Ainsi : « même dans les manies les plus simples et les plus pures, la “fuite des idées”, l’exaltation imaginative, les propos narratifs et inventifs, la fabulation, et surtout la fantaisie ludique des rapports qui lient le Monde au Moi du maniaque sont déjà un délire naissant, c’est-à-dire valent déjà pour une certaine distorsion de la réalité vécue et pensée ». Là où, dans les autres formes de psychoses délirantes, les conceptions, les constructions délirantes paraissent sinon systématisées, du moins persistantes et « fixes », dans le délire maniaque, dans la « fabulation verbale » du maniaque, les constructions délirantes demeurent généralement fugaces, mobiles, et floues. Disons que si pour Henri Ey la manie est bien une production « subdélirante », tous les degrés peuvent s’y rencontrer. Sur le terme même de « délire », pour la manie, Ey se montre prudent. S’il fallait caractériser la dimension délirante dans la manie, qui se démarque, on l’a dit, très sensiblement des délires d’autres psychoses (paranoïa, mélancolie, schizophrénie), l’on pourrait dire au fond que « c’est plutôt l’apparence du délire que l’on rencontre dans les états maniaques. On pourrait en effet, en faisant toutes réserves sur le mot délire, que nous estimons ici être inexact, dire que le délire maniaque est un délire de rêverie et de jeu ». Ici, Ey va préciser ce qu’il entend par ce « jeu délirant idéo-verbal » du maniaque. L’expression est intéressante et pertinente cliniquement, mais est-elle suffisante pour établir un diagnostic différentiel ? Il semble que la dimension délirante du maniaque réside dans un « défaut de liaison conceptuelle des représentations », dans la « substitution aux liens logiques de relations de moindre valeur telles que réminiscences verbales », dans les « associations par assonances, inductions rythmiques ». Par ailleurs, du côté de ce que Ey nomme « structure positive de la manie », l’on retrouve aussi dans le comportement de jeu : gesticulation, mimique, grimaces, maniérisme, emphase, puérilité, etc. Toute cette symptomatologie ne peut-elle pas se retrouver également dans certains tableaux de schizophrénies ? De même, pour le maniaque « le monde n’est pas sérieux, ses fantaisies sont vécues comme une réalité sans réalité (…) », et au final la manie caractérise cette « impossibilité d’adhérer au vrai réel ». Autant d’expressions qui là encore peuvent faire songer à d’autres formes cliniques de psychoses. Mais laissons cette question en suspens pour l’instant. Ainsi la manie est-elle délirante au sens donné plus haut par Henri Ey, mais son degré de « déstructuration de la conscience » serait moindre que celui rencontré dans d’autres psychoses. Toutefois, bien que moindre, la manie fait valoir sans conteste pour Henri Ey une « modification structurale de la conscience d’un niveau de dissolution globale et non point (…) d’un trouble fonctionnel isolé (« attention » ou « humeur »). En réalité c’est la structure générale de l’esprit qui est bouleversée, la pensée (…) s’étale en surface ». Tout ceci, tout ce qui précède, concerne spécifiquement la manie dite « typique ».Dans un second temps Henri Ey va traiter des manies « atypiques » (délirantes et hallucinatoires, confuses et incohérentes, chroniques). Les symptômes classiques vus plus haut (fuite des idées, logorrhée, euphorie, etc.) sont « renforcés » dans la manie délirante et hallucinatoire. Mais l’essentiel pour Ey est de mettre surtout en relief ce que Séglas avait nommé « délire verbal », un délire « mobile fait de redondance verbale, de “clinquant” », dit Henri Ey, une « verbosité délirante qui ne suppose qu’un minimum d’organisation thématique ». En accord avec certains auteurs vus précédemment (entre autres Marcé, Foville), Henri Ey constate qu’il y a des cas de manies qui constituent de « véritables expériences délirantes et hallucinatoires ». Il cite alors le sentiment d’élation et de toute-puissance, le délire d’influence, l’idéation exaltée, ces sujets qui se sentent habités par un esprit divin, la présence de thèmes délirants prophétiques et mystiques, parfois d’idées de persécution, ou d’idées hypocondriaques. Il précise enfin le mécanisme d’édification de ces délires maniaques : Généralement, il est « verbal, fabulatoire, imaginatif, intuitif et interprétatif ». Il n’a jamais été évident, pour quiconque, de se prononcer précisément sur la question du délire dans la manie – sur sa « nature », son « contenu », sa « spécificité » –, de repérer ce qu’il pouvait y avoir de délirant dans la manie. L’on a vu que même pour Henri Ey cet exercice ne semblait pas aller de soi. Lorsqu’on évoque les possibles délires d’influence dans la manie, les idées délirantes prophétiques, hypocondriaques, leur « mécanisme » intuitif ou interprétatif, etc., on ne peut s’empêcher de penser que les frontières – si frontières véritables il y a – d’avec les autres formes de psychoses semblent bien minces. Le diagnostic différentiel avec la confusion mentale, de même, apparaît de plus en plus compliqué : « entre confusion et manie, écrit Henri Ey, il y a une différence de niveau (…). Il ne peut, bien entendu, s’agir de deux maladies distinctes (…). La clinique nous offre tous les jours des cas où le diagnostic entre manie et confusion est strictement impossible ».

À bien y réfléchir, de toute cette symptomatologie parfaitement décrite par les classiques, comme par Henri Ey, il ressort que l’excitation psychique, l’agitation motrice, l’exaltation de l’humeur, et même la labilité extrême de la pensée, la « fuite des idées », etc. se rencontrent aussi – plus ou moins durablement, de façon plus ou moins marquée – dans d’autres formes de psychoses. Alors sur quoi mettre l’accent ? Qu’est-ce qui, spécifiquement, nous permettrait de rendre compte de la manie comme relevant du registre de la psychose ? Car c’est là un point incontournable et une question éthique, utile et même nécessaire pour la pratique ; il est en effet très différent de considérer la manie comme un trouble de l’humeur ou de la considérer comme appartenant au champ des psychoses.

5. J. Lacan : la manie, retour mortel du langage dans le réel.

Un élément est à souligner. Il concerne la fameuse « fuite » (des idées). Au fond, la « fuite »n’est justement pas seulement celle des idées ; la « fuite » semble concerner la manie tout entière, si l’on peut dire ; elle signe même à notre sens la structure de la manie dans son ensemble ; une sorte de fuite en avant qui s’exprime autant dans le registre des idées (idéorrhée), de la parole (intempérance de langage, logorrhée, lallomanie), des diverses productions (graphiques ou autres) que dans le registre du comportement, des actes maniaques. Tout est fuite, tout semble fuir sans aucune retenue. J. Oury disait que « dans l’existence maniaque il y a trop d’ouvert » [30], et cela semble effectivement tellement « ouvert » que rien ne semble pouvoir venir colmater cette fuite. La question qui se pose alors est la suivante : Qu’est-ce que cette fuite ? Que nous indique-t-elle du sujet, et de sa structure ? Fuite de quoi et devant quoi ? La désinhibition, l’euphorie (la dite « joie »maniaque), l’excitation, l’exaltation, l’élation maniaques, sont les manifestations, les symptômes les plus visibles, et les plus typiques de la manie.

Mais interrogeons-nous sur ce que nous indique, et ce que nous enseigne cette « excitation » du point de vue de la structure. Lacan disait en 1970 : « Suivre la structure, c’est s’assurer de l’effet du langage » [31]. Eh bien en ce qui concerne la manie, en ce qu’il nomme plus précisément « l’excitation maniaque », Lacan considère que cette « psychose » (il emploie le terme) rend compte très spécifiquement du « retour dans le réel de ce qui est rejeté du langage », et que ce retour dans le réel se fait même « mortel » [32]. Le « retour dans le réel » chez Lacan, on le sait, renvoie à la psychose, dans la mesure où ce qui ne fut pas symbolisé (forclusion, et non refoulement ou déni) resurgit, revient tôt ou tard – pas toujours mais souvent – faire son apparition dans le « réel » (l’exemple princeps est celui des hallucinations). Ce « retour » dans le réel, qui peut être entendu comme un effort de localisation de la jouissance – qui, sans cela, se trouve débridée, dérégulée – connaît des variations selon la structuration du sujet, selon son rapport à l’Autre, au langage, au corps, etc. On peut dire, et constater cliniquement, que ce « retour », cette localisation de la jouissance, se fait principalement dans le corps du côté de la schizophrénie (phénomènes hypocondriaques, délire de corps, vécus de dissociations, « langage d’organes » selon les mots de Freud), et dans l’Autre du côté du paranoïaque (l’Autre omniprésent et omniscient le persécute, le regarde, l’observe, le commande, le menace, etc.). Nous allons voir où, dans la manie, se localise la jouissance. Prenons notre point de départ en amont de cette référence au texte « Télévision » qui date de 1973. Dans les années 1955–1956, dans son séminaire sur Les psychoses, Lacan posait la question : « comment un discours tient-il debout ? » [33]. Dans la psychose en effet, de manière générale l’auditeur peut rapidement se dire : « Ca ne tient pas debout ! ». Et dans la manie il est bien difficile de suivre les propos du sujet tant le rythme de la parole s’accélère, tant les idées passent subitement de l’une à l’autre. Lacan répond qu’un discours ne peut tenir debout sans le « point de capiton ». Sans ce point de capiton, ça ne tient pas debout, et alors « le sujet dépersonnalise son discours » [33]. Et précisément, le Nom-du-Père est le point de capiton essentiel, celui qui fait tenir l’ordre symbolique, qui lui donne un cadre, qui fait entrer le sujet dans un processus d’historisation, (« le Nom-du-Père a la fonction de signifier l’ensemble du système signifiant » [34]), c’est l’élément qui fait « point de capiton entre le signifiant et le signifié » [33], qui établit et maintient cet équilibre, arrêtant ainsi le glissement de la signification, laquelle sans cela peut fuir indéfiniment. Dans la psychose, cet élément, ce signifiant Père étant forclos, rejeté de l’univers symbolique du sujet, « le signifiant et le signifié se présentent sous une forme complètement divisée » [33] ; il y a séparation, non articulation, absence du ciment entre signifiant et signifié. Une référence connue de Lacan au sujet de la manie se trouve dans le séminaire X sur L’angoisse. Lacan y avance ceci : « dans la manie (…) c’est la non-fonction de a qui est en cause (…). Le sujet n’y est lesté par aucun a, ce qui le livre, quelquefois sans aucune possibilité de liberté, à la métonymie pure, infinie et ludique, de la chaîne signifiante » [35]. Cet « objet » petit a qui est un « reste » réel, n’entrant pas dans le registre du symbolique, est produit lorsque le sujet entre dans le « discours ». Si tout sujet entre nécessairement dans le langage – car le monde des signifiants, le langage comme tel, préexiste à tout sujet – tout sujet n’entre pas nécessairement dans le discours, au sens du « lien social » (c’est la même chose pour Lacan). Le psychotique, hors discours, n’a pas perdu cet objet (objet « cause du désir »), et il l’encombre parfois terriblement. En tant qu’excès de jouissance, il va chercher à s’en délester, à s’en débarrasser, ou à le réguler de diverses manières, selon que cette jouissance fait retour dans le corps (schizophrénie), ou dans l’Autre (paranoïa). Dans la névrose, cet « objet a » vient lester le sujet, au sens, pourrait-on dire, où il lui donne un certain équilibre, une certaine homéostasie, une assise dans la réalité commune ; on peut dire que le sujet a « les pieds sur terre ». Dans la manie ce « hors discours » se vérifie particulièrement dans le rapport du sujet au langage, sans frein, un sujet qui se trouve dispersé, comme lâché sans filet dans la chaîne signifiante. Se délester de l’« objet » qui le fait souffrir apparaît comme un moyen de lutter contre une tristesse et une douleur profondes, contre un noyau mélancolique peut-être : « la manie, disait Freud, n’a pas d’autre teneur que celle de la mélancolie ; les deux affections sont en proie au même “complexe”, qui écrase probablement le moi dans la mélancolie, alors que dans la manie le moi le surmonte ou l’écarte » [36]. C’est en ce sens que pour Freud on ne peut séparer en soi l’étude analytique de la manie de celle de la mélancolie (« il est exigé, écrit-il toujours dans Deuil et mélancolie, d’étendre à la manie une explication analytique de la mélancolie »). Ce qui l’amène à penser ainsi les choses, c’est que la clinique nous montre fréquemment – pas toujours, certes, mais souvent – que « la particularité la plus singulière de la mélancolie (…) c’est sa tendance à se renverser dans l’état dont les symptômes sont opposés, la manie » [36], ce renversement étant pour Freud une forme de « destin » de la mélancolie. Ce « délestage », donc, pour y revenir, procure alors au sujet une excitation, un sentiment d’euphorie, qui ne trouve aucune limite, ni dans l’Autre, ni chez l’autre (voir le texte de Freud Deuil et mélancolie : « le maniaque nous démontre de façon évidente – en partant comme un affamé en quête de nouveaux investissements d’objet – qu’il est libéré de l’objet qui l’avait fait souffrir » [36]). D’ailleurs, le maniaque n’attend pas la réponse de l’Autre ; il ne fait pas « communication », il n’entre pas dans la communauté, dans le dialogue, et l’on pourrait sans doute y découvrir une forme d’ironie sur la langue, ironie que l’on rencontre de facçon assez typique dans les cas de schizophrénies (la « chaîne » signifiante du sujet maniaque se réduit ainsi à ce qu’on pourrait appeler une pure jouissance). La métonymie « pure » du maniaque attaque la grammaire, la syntaxe, les relations de signifiants à signifiés, et cette métonymie « pure » de la chaîne signifiante– qui met en relief l’absence de métaphore – a nécessairement des conséquences sur les rapports du sujet non seulement au langage, mais aussi bien à l’ensemble de ses rapports au « monde », aux autres notamment (au lien social), et des conséquences sur sa jouissance, puisqu’elle n’est pas prise, pas enserrée dans le maillage symbolique des signifiants. La non-fonction de l’objet a, le fait qu’il ne soit pas « séparé » – et avec les effets produits sur les rapports du sujet au signifiant (l’emballement métonymique notamment, dans la manie) et sur la jouissance – vient signer la structure psychotique de la manie. Nous proposerions de considérer non seulement la manie comme une psychose, mais comme une psychose déclenchée, et même sans doute délirante en certains cas. Cette dimension délirante est certes moins visible, moins lisible que dans la paranoïa, la mélancolie ou la schizophrénie. Des auteurs avancent pourtant qu’« en général, les manies sont délirantes » [37], et même que dans le fond « la manie pure où se perd le frein du sens, c’est rare » [38]. Dès lors, et considérant avec Lacan que « les phénomènes élémentaires ne sont pas plus élémentaires que ce qui est sous-jacent à l’ensemble de la construction du délire », que délire et phénomènes élémentaires ont la même structure, que « c’est toujours la même force structurante qui est à l’oeuvre dans le délire, qu’on le considère dans une de ses parties ou dans sa totalité » [33], il nous semble que l’on peut avancer ici que la manie présente un certain nombre de phénomènes élémentaires psychotiques parmi lesquels on pourrait ranger l’euphorie, l’humeur exaltée, l’excitation verbale et motrice, mais aussi les « coq-à-l’âne », la dérive métonymique en tant que trouble du langage psychotique. Le rapport au temps, vu plus haut, tout comme ces phénomènes éruptifs, soulignent tous la dimension de rupture, d’absence de liens, de discontinuité dans la vie du sujet, propre à la psychose. La « pure » métonymie, comme son nom l’indique,exclut quant à elle la possibilité métaphorique du langage, et exclut donc en soi l’élaboration d’une métaphore délirante – le délire – qui est montage, construction, assemblage organisé de signifiants, stabilisant plus ou moins durablement, plus ou moins efficacement, les rapports du signifiant au signifié. En ce qui concerne le chapitre « métaphore et métonymie » selon Lacan, nous n’entrerons pas dans le détail, mais rappelons simplement ceci que : « d’une façon générale, ce que Freud appelle la condensation, c’est ce qu’on appelle en rhétorique la métaphore ; ce qu’il appelle le déplacement, c’est la métonymie » [33]. Saisissons justement ce terme de « déplacement », qui convient particulièrement bien à la clinique du sujet maniaque, un sujet que l’on pourrait dire en effet constamment en déplacement. Un sujet en déplacement pourrait être une des définitions possibles du maniaque. Le côté « sans frein » déjà mentionné plus haut (« l’action frénatrice devient impossible », disait Anglade en 1903) n’est rien d’autre, ne reflète rien d’autre en effet que la « métonymie pure » du sujet maniaque, l’absence de point de capiton, la forclusion du Nom-du-Père, « l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage », « la relation d’extériorité du sujet au signifiant » [33], autrement dit ce fait cliniquement observable d’un sujet qui semble « habité, possédé par le langage » [33]. C. Soler le dit clairement : « la fuite des idées, cette logorrhée où se perd l’intention de signification au profit d’une juxtaposition de propos désorientés, qu’est-ce d’autre qu’une mise hors-jeu du capitonnage du sens du discours ? »[40]. Le point de capiton est un stop (un stop à la jouissance). À cet égard, C. Desmoulins remarquait pertinemment : « on pourrait dire de la manie que c’est une maladie de la chaîne signifiante, de la ponctuation, donc du point de capiton (…). Le maniaque procède par coq-à-l’âne, c’est-à-dire évite la ponctuation, le point de capiton » [37]. Aussi ce rythme effréné, cette« joie » de façade, cette euphorie d’apparence festive, en bref cette élation maniaque n’est pas autre chose que l’envahissement de jouissance qui procède des signifiants à la dérive, qui procède d’une chaîne signifiante réduite à la pure métonymie. Et cette « euphorie » n’est peut-être pas à mettre au compte du « jeu » et du « jouir », comme le pensait Henri Ey (cité plus haut). C’est le point de vue de C. Soler, qui admet que la formule d’Henri Ey est certes « belle, mais le maniaque n’est ni un joueur, ni un jouisseur » [40], articulant l’affect dépressif, la tristesse, à l’excitation maniaque dans son rapport à la forclusion. Pour clore ce chapitre, et pour répondre à notre question relative à la localisation de la jouissance dans la manie, on pourrait dire que la jouissance qui fait retour dans le réel, dans la manie, vient à se localiser non pas dans le corps, non pas dans un Autre persécuteur, mais dans la chaîne signifiante elle-même, dans la métonymie pure de la chaîne signifiante, avec ses effets de dispersion, de dissémination dans le langage, avec ses effets d’exaltation de la langue, d’une langue jouie sans limites.

6. Conclusion : le maniaque, pas si « joyeux » que ça.

Dans cette métonymie, dans cette juxtaposition dénuée d’orientation des éléments du langage, il faut y voir, selon cette perspective lacanienne, une succession de S1 (S1, S1, S1. . .) qui ne s’articulent pas avec les signifiants S2 qui introduisent le sens, la signification dans le discours (l’écriture S1-S2 étant l’écriture minimale pour désigner le discours, le lien social). C. Soler suggère ainsi que chez le sujet maniaque la dimension « festive et insouciante » de la parole, l’est du fait qu’elle est « libérée des contraintes de la sémantique, émancipée du réel qui est en jeu dans la grammaire ». Le sujet maniaque pourrait dès lors être défini comme celui qui se trouve « dispersé dans l’infini du langage qui le traverse », et la dimension de non-fonction de l’objet a, qui donne ce côté « libre » de toute contrainte, fait valoir dans son fond la mise en suspens, et même la mise à l’écart de l’instance interdictrice qu’est le Surmoi. En outre, cette succession de S1, la prise en masse intense de la jouissance dans le flot ininterrompu et sans limites des signifiants, valide ce fait que le sujet maniaque ne s’inscrit pas dans un « discours ». Une question se pose : le schizophrène lui-même n’est-il pas dispersé dans l’infini du langage qui le traverse ? Sa parole n’est-elle pas faite également de signifiants détachés, isolés, séparés de la chaîne signifiante, non articulés aux signifiants qui donnent sens, cohérence, historisation, continuité, etc. ? Oui, sans aucun doute, à une différence près toutefois. Le schizophrène est certes dispersé dans l’infini du langage qui l’envahit, qui le traverse réellement, mais en outre il est pénétré aussi dans son corps par les signifiants, ce qui n’est pas le cas du maniaque. Ici il conviendrait de se reporter au « stade du miroir », et une hypothèse pourrait alors se dessiner : le maniaque, s’il n’était passé par la phase du miroir, serait peut-être schizophrène. Dans tous les cas, l’absence du point de capiton, quia des effets variés selon les sujets indique que l’euphorie maniaque ne fait que mettre en relief l’absence fondamentale de lien à l’Autre, autrement dit la grande solitude du sujet. Et l’excitation infinie et « ludique » du sujet maniaque apparaît comme un leurre, un masque sur sa profonde tristesse. Finalement, cette agitation incessante – « motrice » et « verbale » – nous dit combien la solitude et l’angoisse font le fond du sujet maniaque, et que la seule solution pour y parer est peut-être effectivement de se « décharger ».

J.-J. Gorog écrivait que « le mélancolique se pose au centre du monde comme déchet : il se fait la poubelle du monde là où le maniaque fait du monde sa poubelle » [43]. Le monde comme décharge du maniaque. Il y a comme un vase communicant : à la fois le sujet y prend tout ce qui vient à sa portée, et il l’engloutit – c’est son côté « orgiaque » –, à la fois il y reverse le trop-plein, il vomit sur le monde le trop-plein de jouissance qui l’encombre et qui le fait souffrir.

Notes de bas de page :

Pour P. Belzeaux les descriptions faites par H. Ey dans cette étude sont « exemplaires, indépassables et indépassées » [23]. De même, pour E. Mahieu cette étude « reste encore un des meilleurs textes cliniques sur le sujet » [24].     

On retrouve des termes assez semblables chez Michel Foucault qui écrivait la même année (1954) dans Maladie mentale et psychologie : La fuite des idées est « la perturbation temporelle de l’existence maniaque : Le temps y est, par fragmentation, rendu momentané ; et, sans ouverture sur le passé et l’avenir, il tourbillonne sur lui-même, procédant tantôt par bonds, tantôt par répétitions. C’est sur le fond de la temporalité ainsi perturbée que doit se comprendre la « fuite des idées », avec son alternance caractéristique de répétitions thématiques, et d’associations bondissantes et illogiques » [27]. A. Tatossian, de même, dans sa lecture de Binswanger : « le monde où il [le sujet maniaque] vit est tourbillon et saut, ne permettant aucune historicité », le temps du maniaque est « réduit au pur instant » [28]. D’où sans doute un travail à élaborer avec le patient autour de cette question de l’historicité, un travail de réintroduction de la dimension temporelle dans l’économie psychique du sujet.

Un peu plus loin Henri Ey utilise l’expression – qui pourrait prêter à la critique – de « demi-délire » : « ce n’est pas du délire, dit-on, car le sujet « n’y croit pas » (. . .). Mais ce n’est pas non plus, certes, une pensée strictement adaptée au réel (. . .). Fuite des idées, délire verbal, fabulation, propos incohérents, de quelque nom que l’on désigne le phénomène, il n’en demeure pas moins dans son essence une sorte de demi-délire ». L’on voit combien il est particulièrement difficile de rendre compte cliniquement de ce qui serait indubitablement délirant dans la manie, combien il est délicat et incertain de donner une spécificité à la dimension délirante maniaque. Au fond, pour Henri Ey, la manie contient « une fiction parlée et pensée qui se rapproche du délire. Une telle disposition à fabuler, à dramatiser, à jouer avec les mots, les concepts et les choses, constitue en soi une tendance délirante ».

Abraham indiquait ainsi que « le sommet de la manie est comme une ivresse de liberté. La composante pulsionnelles-adique est délivrée de ses entraves. Toute retenue disparaît en faveur de comportements agressifs sans égards » [25].

Séglas relevait que les maniaques « parlent avec volubilité, sans prendre à peine le temps de respirer ou de répondre aux interrogations » [26]. Notons au passage – sur la question du délire – que pour Séglas il existe « certains cas particuliers [pour lesquels] cette intempérance du langage est l’unique manifestation du délire ».

 

J’avais déjà écrit sur un article précédent :

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?

 

Le livre Harcèlement. Psychologie et psychopathologie. De Ariane Bilheran (2017).

Bilheran

Remarques personnelles préliminaires :

On l’on retrouve l’idée que les harceleurs présentent une pathologie.

On retrouve par ailleurs dans ce livre beaucoup de points communs entre les descriptions du phénomène de harcèlement et ce que j’avais écrit dans mes pages personnelles inspirées de mon vécu.

Il y a dans les phénomènes de harcèlement une sorte de déterminisme troublant (une prophétie auto-réalisatrice) emmenant presque inévitablement le harcelé dans le cercle vicieux dépression/perte d’estime de soi qui se nourrissent l’une de l’autre. Plus on est rendu dépressif, plus les flics voient des projets grandioses pour moi … OUF. Les harcèlements maniaques sont tellement violents et d’un tel ennui, qu’on se réfugie dans les conduites addictives dangereuses comme le tabac, voire les idées noires comme les idées suicidaires. La tonalité des harcèlement est tellement négative, qu’on en vient à une autodestruction, une compulsion de souffrance par le tabagisme. On retourne l’agressivité des harceleurs contre soi-même. On accepte cette pulsion de mort haineuse des flics qu’on retourne contre soi. Les harcèlements haineux sont introjectés par le harcelé. Un puissant désir de mort … Il ne reste plus que Dieu dans ces instants … Certains ont besoin de souffrir ! C’est tout le problème des Addictions, qui causent tant de conséquences dommageables, autodestructives, par lesquelles le patient croit trouver du plaisir, les circuits de la récompense étant impliqués …

Les harcèlements poussent le harcelé à une quête de sens, quasi impossible et vaine tant les propos des harceleuses sont discordants, blessants, négatifs.

taharbenjelloun

Après le sommaire, vous trouverez en fin d’article un résumé rapide, sommaire et non achevé faute de temps (j’ai lu le livre en entier) des idées principales de cet ouvrage, très riche sur le plan conceptuel, résultat de plusieurs années de pratique clinique du Dr Bilheran.

Sommaire.

PREFACE
INTRODUCTION
I. DEFINITIONS
I.1. « Herseler »
I.2. Harcèlement et pouvoir
• I.2.1. Harcèlement, manipulation et conflit
• I.2.2. Harcèlement et violence
• I.2.3. La crise de l’autorité
• I.2.4. Le harcèlement et la masse
• I.2.5. Les cycles politiques
II. LE PROCESSUS
II.1. Des agressions et de leurs justifications
• II.1.1. Agressions psychologiques directes
• II.1.2. Agressions psychologiques indirectes
• II.1.3. Justifications alléguées et confusion apparente des rôles
• II.1.4. La notion d’introjection
• II.1.5. Le suicide : l’horizon du harcèlement
II.2. Processus de la soumission psychologique
• II.2.1. Le schéma actantiel
• II.2.2. Les modes opératoires
II.3. Harcèlement familial et harcèlement social
• II.3.1 Les maltraitances familiales
• II.3.2. Le couple
• II.3.3. L’institution
• II.3.4. L’entreprise
• II.3.5. Le harcèlement : masculin ou féminin ?
• II.3.6. La complaisance sociale
II.4. L’État harceleur
• II.4.1. Le système totalitaire
• II.4.2. Des degrés de harcèlement
• II.4.3. Totalitarisme et paranoïa
II.5. Savoir reconnaître le vrai/faux harcèlement

III TYPOLOGIE DES HARCELÉS
III.1. Personnalité
• III.1.1. La compétence et l’aura
• III.1.2. La différence
• III.1.3. L’autonomie et les qualités afférentes
• III.1.4. La résistance vulnérable
III.2. Le harcelé à l’origine du harcèlement ?
• III.2.1. Les réactions psychologiques face à un futur harcelé
• III.2.2. « Il/elle l’a bien cherché »
III.3. Harcèlement et torture : quels rapports ?
• III.3.1. Torture et harcèlement : objectifs, processus
• III.3.2. Méthodes et moyens de la torture
• III.3.3. La terreur psychique
III.4. Le traumatisme du harcelé
• III.4.1. La honte et la culpabilité
• III.4.2. Stress, peur et anxiété
• III.4.3. La perte d’estime de soi, l’autodépréciation et la tristesse
• III.4.4. La perte des repères, le doute et la confusion psychique
• III.4.5. La dimension sacrificielle
• III.4.6. Le traumatisme et le « meurtre psychique »
III.5. Spécificité des troubles psychosomatiques
• III.5.1. Les impacts psychiques du harcèlement parental
• III.5.2. Autres considérations psychopathologiques
• III.5.3. Pourquoi des troubles psychosomatiques ?
• III.5.4. Atteintes de l’enveloppe, de la structure et de l’autonomie physique

IV. TYPOLOGIE DES HARCELEURS
IV.1. Personnalité
• IV.1.1. L’incompétence
• IV.1.2. L’absence d’autonomie
• IV.1.3. La séduction et l’apparente sociabilité
• IV.1.4. La susceptibilité et le « faux comique »
IV.2. Psychopathologie du harceleur
• IV.2.1. L’angoisse, le sentiment de danger et de persécution
• IV.2.2. L’intérêt
• IV.2.3. L’intolérance à la frustration, à la critique, et la jalousie
• IV.2.4. État limite, perversion narcissique et paranoïa
IV.3. Le harceleur harcelé
• IV.3.1. La légitime défense et la tyrannie
• IV.3.2. La réhabilitation narcissique et la maîtrise
• IV.3.3. La décharge affective et la jouissance
V. HARCELEMENT, GROUPE ET CONTEXTE
• V.1. Le rôle du collectif dans l’organisation du travail
• V.2. Les fantômes, le silence, la contagion psychique
V.3. Groupe et du harcèlement
• V.3.1. L’illusion groupale
• V.3.2. Les pulsions du groupe
• V.3.3. Le leadership dans le harcèlement
V.4. Victimes, complices et bourreaux : quel parcours ?
• V.4.1. Un processus relationnel
• V.4.2. Rappel sur le développement libidinal
• V.4.3. Le choix des cibles
V.5. Harcèlement et complicités
• V.5.1. La complicité par sadisme latent
• V.5.2. La complicité par réceptivité à la manipulation
• V.5.3. La complicité par corruption
• V.5.4. La complicité par peur ou désir de tranquillité
V.6. Les mécanismes de défense en situation de harcèlement
• V.6.1. Le déni
• V.6.2. Le refoulement et l’oubli
• V.6.3. La banalisation
• V.6.4. L’idéalisation.
• V.6.5. Le clivage
• V.6.6. La projection
• V.6.7. L’interprétation
• V.6.8. L’isolation
• V.6.9. Autres mécanismes de défense
V.7. Les soutiens
• V.7.1. Soutiens psychologiques.
• V.7.2. Soutiens matériels
• V.7.3. Responsabilité psychologique et morale
• V.7.4. Responsabilité civile et pénale

VI. CONSÉQUENCES ET INTERVENTIONS
VI.1. L’issue
• VI.1.1. Le suicide
• VI.1.2. L’invalidité psychique
• VI.1.3. Le départ
• VI.1.4. Le règlement à l’amiable
• VI.1.5. Le recours en justice
VI.2. La prise en charge psychologique du harceleur
• VI.2.1. Des résistances à la remise en question
• VI.2.2. La compulsion de répétition
VI.3. La prise en charge psychologique du harcelé
• VI.3.1. Reconnaître un harcelé
• VI.3.2. Harcèlement et résilience
VI.4. En sortir
• VI.4.1. Thérapie des harcelés et des harceleurs
• VI.4.2. Recouvrer sa sécurité intérieure et se libérer.

 

Résumé des principales idées de l’ouvrage.

PREFACE
INTRODUCTION
I. DEFINITIONS
I.1. « Herseler »
I.2. Harcèlement et pouvoir
• I.2.1. Harcèlement, manipulation et conflit
• I.2.2. Harcèlement et violence
Encart. Pourquoi la guerre ?
Encart. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Encart. L’insociable sociabilité.
Encart. Des adolescents en mal d’identité prennent le pouvoir.
Encart. Le refus de la transcendance à l’origine d’une folie meurtrière.
Encart. La loi et ses béances.
Encart. Sur le complexe d’Œdipe.
• I.2.3. La crise de l’autorité
• I.2.4. Le harcèlement et la masse
Encart. Quand l’idéologie de l’autonomie est invoquée pour harceler les libertés.
• I.2.5. Les cycles politiques
Encart. Le Panoptique : être vu sans voir.
II. LE PROCESSUS
II.1. Des agressions et de leurs justifications
• II.1.1. Agressions psychologiques directes
• Enlever le moindre sentiment de sécurité intérieure à la victime.
Introjection de son propre désir d’annihilation (autodestruction).
Encart. La projection.
• Agressions jouant sur la peur de la cible :
o brimades,
o menaces,
o hurlements,
o espionnage,
o filature.
o Obsession du harcelé par le harceleur. Enlever la marge d’action du harcelé au moyen d’une aliénation par une peur paralysante, une terreur.
• Agressions jouant sur l’annihilation de la victime :
o Intrusion dans l’intimité et la vie privée,
o déni de l’agression et de la souffrance,
o exclusion et isolement.
• Sentiment d’abandon. Exclusion du groupe (proximité du harcèlement et de la torture).
• Atteintes à l’humanité et à la dignité :
o Refus à l’autre du droit à une vie autonome ainsi qu’à une subjectivité indépendante.
• II.1.2. Agressions psychologiques indirectes
• Refus de communication (Communiquer, c’est échanger ; Harceleur prisonnier de son propre système de persécution, dans le rapport de force).
• Maniement systématique du paradoxe (ambivalence affective du harceleur). Redondance paradoxale : Le harceleur est parfois gentil, parfois agressif.
o Pousser à la faute le harcelé à son insu, à l’aide de cette communication indirecte et faussée.
• II.1.3. Justifications alléguées et confusion apparente des rôles
o Agressivité du harcelé, sur la défensive (puisqu’elle est agressée !). Qualifier la victime de paranoïaque (vraiment persécutée).
o Modération dans leur propos et leurs attitudes des véritables harcelés. Harceleurs se présentant en victimes. Harcelés occupés à lutter contre la situation de harcèlement moral pour retrouver une énergie psychique et physique. Plainte et demande de réparation, par souci de justice plus que par nécessité intérieure de haine vis-à-vis de leur agresseur.
• II.1.4. La notion d’introjection
o Intériorisation de la violence subie, retournée contre soi.
o Sentiments de culpabilité et de honte endossé par le harcelé plus que par le harceleur. Introjection de la culpabilité et de la honte.
o Apogée dans l’autodestruction.
o Le suicide comme acte désespéré, introjection de l’intention meurtrière du harceleur, voie unique envisagée pour trouver la paix psychique.
• II.1.5. Le suicide : l’horizon du harcèlement
o Mort entrevue comme « un repos, un havre de paix, pour que tout cela cesse ».
o Processus primaire, de prédateur à proie. Harceleurs intervenant pour agresser au moment où les harcelés se sentent, précisément, vulnérables.
o Suicide comme horizon ultime du harcèlement, sa « réussite » profonde, son objectif fondamental.
II.2. Processus de la soumission psychologique
• II.2.1. Le schéma actantiel
• II.2.2. Les modes opératoires
o II.2.2.1 Les logiques d’aliénation du groupe.
Encart. « To be or not to be ».
Encart. Terreur des gestes et des mots.
Encart. Trahisons et corruptions.
Encart. Climat.
o II.2.2.2. Le conflit de loyauté.
o II.2.2.3. La suppression des espaces-tiers.
o II.2.2.4. Les stratégies de défense ou « parades ».
 Evitement.
 Pratique du « gros dos ».
 La dépression (refuge dans les conduites addictives).
 Fuir.
 La distanciation
 Sidération.
 Lavage de cerveau.
II.3. Harcèlement familial et harcèlement social
• II.3.1 Les maltraitances familiales
Encart. Un harcèlement sexuel quotidien.
Encart. Le mythe de Médée.
Encart. Un harcèlement maternel.
Encart. Un harcèlement paternel.
Encart. Une famille pathogène.
Encart. Un enfant infirmier.
Encart. Un drôle de bain.
Encart. Un destin incestuel.
Encart. Le déni et la peur.
• II.3.2. Le couple
Encart. « Attache-moi » (film d’Almodovar).
Encart. Un harcèlement érotomane.
Encart. Le harcèlement « l’air de rien ».
Encart. Un crime passionnel.
Encart. Harcèlement physique féminin au sein du couple.
Encart. « Si tu ne me baises pas, je divorce ».
Encart. « Promis, après, je te laisserai tranquille ».
Encart. Une jalousie pathologique.
Encart. Sidérée.
Encart. La prison psychique.
Encart. Ne dis rien.
• II.3.3. L’institution
Encart. L’entreprise et le territoire.
Encart. Les micro-cultures.
o II.3.3.1. Une vocation sociale.
o II.3.3.2. Un contrôle social et des dérives.
o II.3.3.3. La complicité institutionnelle.
Encart. Les jouets vivants …
• II.3.4. L’entreprise
o II.3.4.1. Les problématiques d’entreprise.
Encart. L’art de la guerre de Sun Tzu.
Encart. Harcèlement insufflé par la Direction.
o II.3.4.2. La résistance au changement.
o II.3.4.3. Harcèlement, tensions relationnelles, ou déficit en communication ?
o II.3.4.4. Management participatif ou autoritaire ? Un faux problème.
o II.3.4.5. Les idéologies favorables.
Encart. L’homo mobilis.
o II.3.4.6. Prévenir les risques de harcèlement.
Encart. Problèmes d’organisation ou de recrutement ?
• II.3.5. Le harcèlement : masculin ou féminin ?
Encart. Un harcèlement dans des fonctions de direction.
• II.3.6. La complaisance sociale
Encart. Pédagogie.
II.4. L’État harceleur
• II.4.1. Le système totalitaire
Encart. Ecrivain dissident (Boulgakov).
Encart. Harcèlement étatique.
• II.4.2. Des degrés de harcèlement
• II.4.3. Totalitarisme et paranoïa
II.5. Savoir reconnaître le vrai/faux harcèlement
Encart. Le harceleur harcelé.

III TYPOLOGIE DES HARCELÉS
III.1. Personnalité
• III.1.1. La compétence et l’aura
Encart. Averroès.
• III.1.2. La différence
Encart. Etre ou ne pas être homosexuel.
• III.1.3. L’autonomie et les qualités afférentes
• III.1.4. La résistance vulnérable
III.2. Le harcelé à l’origine du harcèlement ?
• III.2.1. Les réactions psychologiques face à un futur harcelé
• III.2.2. « Il/elle l’a bien cherché »
Encart. Justice et psychologie.
III.3. Harcèlement et torture : quels rapports ?
• III.3.1. Torture et harcèlement : objectifs, processus
o III.3.1.1. Les objectifs psychiques du harcèlement.
o III.3.1.2. Agissements ou processus ?
• III.3.2. Méthodes et moyens de la torture
o III.3.2.1. Annihiler le sentiment d’individualité.
o III.3.2.2. Annihiler les sentiments de valeur personnelle et de dignité humaine.
o III.3.2.3. Sabrer les sentiments d’appartenance.
Encart. Les réunions d’équipe.
o III.3.2.4. La désaffiliation géographique.
o III.3.2.5. Anéantir le sentiment de sécurité.
o III.3.2.6. Déposséder du sentiment d’autonomie.
Encart. Le devoir à la formation.
o III.3.2.7. Condamner la prévisibilité du monde et l’accès au sens des choses.
Encart. Des actes absurdes.
• III.3.3. La terreur psychique
La rupture du lien.
o III.3.3.1. La déculturation.
o III.3.3.2. L’ordre binaire et le meurtre du fantasme.
o III.3.3.3. L’omnipotence de l’agresseur.
Encart. Torture morale au rectorat …
Encart. Les délires harceleurs (psychose).
III.4. Le traumatisme du harcelé
• III.4.1. La honte et la culpabilité
• III.4.2. Stress, peur et anxiété
• III.4.3. La perte d’estime de soi, l’autodépréciation et la tristesse
• III.4.4. La perte des repères, le doute et la confusion psychique
• III.4.5. La dimension sacrificielle
• III.4.6. Le traumatisme et le « meurtre psychique »
o III.4.6.1. La sidération.
Encart. Des objets inertes.
o III.4.6.2. Le stress.
Manque d’adaptation (éventuellement décompensation).
Syndrôme Post-Traumatique.
Encart. Stress et changement.
o III.4.6.3. Le stress post-traumatique.
Encart. Traumatisme et répétition (F. Sironi).
Encart. Le retour du refoulé (F. Sironi).
Encart. Une sidération traumatique du groupe.
Encart. Le téléscopage (F. Sironi).
Encart. Un harcelé en proie au doute.
Encart. Le robot souffrant.
Encart. Réminiscences.
Encart. L’enchaînée.
Encart. Sébastien en Hollande.
 Quête de sens.
Encart. Harcèlement et prémonition.
Encart. Vécus traumatogènes sur une fille de 5 ans.
 Attaque de la dignité de la personne.
Encart. Une vision d’ensemble ?
Encart. Dignité et respect (E. Kant, Métaphysique des mœurs.)
Encart. La fin justifie-t-elle les moyens ? (G.W. Hegel, Principes de la Philosophie du Droit).
III.5. Spécificité des troubles psychosomatiques
• III.5.1. Les impacts psychiques du harcèlement parental
• III.5.2. Autres considérations psychopathologiques
• III.5.3. Pourquoi des troubles psychosomatiques ?
• III.5.4. Atteintes de l’enveloppe, de la structure et de l’autonomie physique
Encart. Littérature et dépression (Boulgakov).

IV. TYPOLOGIE DES HARCELEURS
IV.1. Personnalité
• IV.1.1. L’incompétence
• IV.1.2. L’absence d’autonomie
• IV.1.3. La séduction et l’apparente sociabilité
• IV.1.4. La susceptibilité et le « faux comique »
Encart. Leader méconnu : harcèlement vertical ascendant.
IV.2. Psychopathologie du harceleur
Perversion narcissique (M.-F. Hirigoyen) :
• mégalomanie,
• « vampirisation »,
• irresponsabilité,
• narcissisme.
Pathologies narcissiques (Otto Kemberg) :
• sentiment de toute-puissance,
• self grandiose,
• adaptation sociale apparente,
• intense besoin d’être aimé et admiré des autres,
• idée très orgueilleuse de soi couplée à de profonds sentiments d’infériorité,
• besoin démesuré d’égards,
• vie émotionnelle pauvre,
• peu d’empathie envers autrui,
• envie excessive des autres,
• idéalisations et dépréciations sans nuances en fonction des intérêts escomptés,
• relations fondées sur l’exploitation et le parasitisme,
• séduction mais froideur et cruauté,
• extrême dépendance à autrui jointe à une extrême méfiance.
• IV.2.1. L’angoisse, le sentiment de danger et de persécution

Angoisse diffuse et archaïque du harceleur, conditionnant sa relation à autrui. Angoisse d’intrusion ou d’abandon par exemple. Dépendance affective sur un mode archaïque, celui du nourrisson à sa mère. Psychisme du harceleur affectivement fixé à un stade primo-infantile (amour équivalent de la haine : stade de destruction de l’objet aimé).

Incapacité relationnelle se retrouvant dans :
• l’intérêt,
• l’intolérance à la frustration,
• l’envie.
Sentiment de persécution très fréquent,
• justifiant l’instauration du harcèlement moral et sa poursuite.
Sentiment de persécution lié à :
• une hyperméfiance,
• une susceptibilité,
• un orgueil indiquant des failles narcissiques.
« Anesthésie affective » du harceleur s’illustrant par :
• une absence de compassion,
• une absence de reconnaissance de la souffrance de l’autre,
• une absence de culpabilité.
• IV.2.2. L’intérêt
Encart. Objectifs contrariés.
• IV.2.3. L’intolérance à la frustration, à la critique, et la jalousie
Intolérance à la frustration se manifestant par une impulsivité, une incapacité à respecter un refus ou une divergence d’opinion (ou de sentiments), une incapacité à respecter l’intimité de l’autre.
Encart. Dérives du donjuanisme.
• IV.2.4. État limite, perversion narcissique et paranoïa
o Objectivation de la personne harcelée par le harceleur, trait du fonctionnement pervers.
o Harceleurs également mais pas exclusivement des états limites, ou des paranoïaques.
o Pathologies présentant des traits psychopathologiques communs, notamment l’incapacité relationnelle, la régression affective, et les failles narcissiques.
o Traits de personnalité narcissique pas nécessairement pervers narcissiques.
o Failles narcissiques plus ou moins fortes chez tel ou tel individu. « anesthésie affective » faisant la gravité de la perversion.
o Etats limites pas systématiquement tous des harceleurs, fonction des situations de stress affectif qu’ils traversent.
o Perversion présentant cette anesthésie affective massive décrite précédemment. Remise en question rare, même épisodique, tant la souffrance est refoulée.
o Plus grand nombre de failles narcissiques retrouvé dans la Psychose paranoïaque. Modes de défense pervers présentés souvent par les personnalités paranoïaques, justifiés par leur sentiment de persécution (méfiance excessive).

IV.3. Le harceleur harcelé
• IV.3.1. La légitime défense et la tyrannie
• IV.3.2. La réhabilitation narcissique et la maîtrise
• IV.3.3. La décharge affective et la jouissance
Encart. Poésie et cruauté.
V. HARCELEMENT, GROUPE ET CONTEXTE
• V.1. Le rôle du collectif dans l’organisation du travail
• V.2. Les fantômes, le silence, la contagion psychique
V.3. Groupe et du harcèlement
• V.3.1. L’illusion groupale
• V.3.2. Les pulsions du groupe
o V.3.2.1. Les fantasmes internes au groupe.
o V.3.2.2. Les repères structurels d’un groupe sain.
o V.3.2.3. Les groupes malades et leurs dérives.
• V.3.3. Le leadership dans le harcèlement
o V.3.3.1. La défaillance du leader.
o W.3.3.2. Les trois temps de la perversion.
Encart. L’institution et le suicide.
V.4. Victimes, complices et bourreaux : quel parcours ?
• V.4.1. Un processus relationnel
• V.4.2. Rappel sur le développement libidinal
o V.4.2.1. Le stade oral.
o V.4.2.2. Le stade anal.
o V.4.2.3. Le stade phallique.
• V.4.3. Le choix des cibles
o V.4.3.1. Quelle victime ?
Intolérance. Narcissisme primaire. Rejet de la différence. Envie. Harcèlement de type politique. Mort psychique (soumission totale au harceleur). Autodestruction (le harcelé se démet).
Résistance au harcèlement. Angoisse d’abandon. Couples pathologiques harceleur/harcelé. Auto-hypnose de l’agressé (Oubli des actes d’agression).
Encart. « Le petit père des peuples ».
o V.4.3.2. Les processus sadomasochistes.

Sadisme (exercice de la douleur, de l’humiliation et la destruction de l’objet, à des fins de jouissance psychique ; Utilisation de l’autre pour exercer son emprise et sa jouissance déshumanisante).

Masochisme (obtention d’une jouissance par la recherche de sa soumission douloureuse et humiliante, avec des fantasmes de passivité).
Réalisation du sadisme et du masochisme à un niveau purement psychique.

Masochisme moral (Complaisance dans le rôle de victime : « besoin de se plaindre, sentiment constant de souffrance, besoin de se mettre dans des situations d’échec professionnel).

Harcèlements qui durent inscrits dans ce mode relationnel du sadomasochisme.
En lien avec la posture sadomasochiste : Incapacité à mettre des limites, à imposer le respect de soi à des personnes irrespectueuses. (…) Sidération traumatique inhibant l’accès à la pensée et donc la capacité à poser des refus. Incapacité générale parfois à poser des limites sur l’irrespect à leur égard.

o V.4.3.4. Devenir harceleur.
Encart. Les stages-chatons.
Permissivité sociale permettant de devenir harceleur.
V.5. Harcèlement et complicités
Encart. Les fantasmes de harcèlement.
Encart. L’arroseur arrosé.
• V.5.1. La complicité par sadisme latent
Encart. Bizutage et sexisme.
• V.5.2. La complicité par réceptivité à la manipulation
• V.5.3. La complicité par corruption
• V.5.4. La complicité par peur ou désir de tranquillité
Encart. Complicités et trahisons.
V.6. Les mécanismes de défense en situation de harcèlement
• V.6.1. Le déni
o V.6.1.1. Le déni idéaliste.
o V.6.1.2. Le déni égoïste.
o V.6.1.3. Le déni méfiant.
o V.6.1.4 Le déni collectif.
• V.6.2. Le refoulement et l’oubli
• V.6.3. La banalisation
• V.6.4. L’idéalisation.
• V.6.5. Le clivage
• V.6.6. La projection
• V.6.7. L’interprétation
• V.6.8. L’isolation
• V.6.9. Autres mécanismes de défense
o V.6.9.1. Le meurtre du fantasme.
o V.6.9.2. La dénégation.
o V.6.9.3. L’anonymat de la foule.
o V.6.9.4. L’anesthésie affective.
V.7. Les soutiens
• V.7.1. Soutiens psychologiques.
• V.7.2. Soutiens matériels
• V.7.3. Responsabilité psychologique et morale
• V.7.4. Responsabilité civile et pénale

VI. CONSÉQUENCES ET INTERVENTIONS
VI.1. L’issue
• VI.1.1. Le suicide
• VI.1.2. L’invalidité psychique
Encart. Insécurité de la sécurité ?
• VI.1.3. Le départ
• VI.1.4. Le règlement à l’amiable
• VI.1.5. Le recours en justice
VI.2. La prise en charge psychologique du harceleur
• VI.2.1. Des résistances à la remise en question
• VI.2.2. La compulsion de répétition
VI.3. La prise en charge psychologique du harcelé
• VI.3.1. Reconnaître un harcelé
• VI.3.2. Harcèlement et résilience
VI.4. En sortir
• VI.4.1. Thérapie des harcelés et des harceleurs
Encart. Travail sur le traumatisme (S. Ferenczi).
o VI.4.1.1. Thérapie des harceleurs.
o VI.4.1.2. Thérapie des harcelés.
o VI.4.1.3. Quelques gestes simples …
Ne pas tolérer le moindre irrespect, ni attendre que « ça se calme », car les processus de soumission ne se « calment pas », et ont tendance à augmenter au fil du temps.
o VI.4.1.4. Doit-on pardonner ?
o VI.4.1.5. Médiation et harcèlement sont-ils compatibles ?
Les dangers d’une médiation « non éclairée » en matière de harcèlement.

Principe n°1 : Le harcèlement n’est justement pas un conflit.
Principe n°2 : Le harcèlement vise à détruire l’intégrité de la victime.
Principe n°3 : La médiation suppose un processus volontaire et non contraint des deux parties.
• VI.4.2. Recouvrer sa sécurité intérieure et se libérer.

Auto-saisine en 2018 du Conseil Consultatif National d’Ethique.

Le CCNE a rendu son rapport en juin 2018, après la réception de mon courrier. Voir mon article à ce sujet ici :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

Auto-saisine du CCNE pour la production d’un avis consultatif concernant des procédés de lecture de la pensée sans aucun cadre bioéthique.

Président du Conseil Consultatif National d’Ethique. Jean-François DELFRAISSY.

          Monsieur le Président, je vous écris pour vous alerter sur un phénomène de lecture de la pensée utilisée par ce qui semble être des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. Je ne connais pas l’imagerie utilisée, même si, étant un ancien scientifique, cela m’a posé question durant ces 3 dernières années. Le phénomène a été utilisé un peu partout, à l’extérieur sur la voie publique et principalement dans mon domicile. Il a été utilisé pendant la période qui coure de 2009 à aujourd’hui en 2018. L’usage sauvage de ce type d’effraction contrevient à l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (actes de tortures, traitements inhumains et dégradants). Cet usage est interdit en France même dans les milieux judiciaires. Il a été mis au service d’un groupe d’individus, principalement des femmes qui en ont fait n’importe quoi, un usage abusif et honteux. Je vois dans ce procédé un petit totalitarisme : On se demande si ces flics sont néonazis … Je pense qu’il a assez duré et je souhaite que vous prononciez un avis afin qu’il soit strictement encadré. Je me suis tourné vers les juridictions judiciaires et administratives afin d’en faire réparer le préjudice.

            Mon parcours et tout ce qui environne ce procédé est décrit sur un ensemble de pages personnelles non googlisables pages crées depuis le 27 mars 2016 :
https://harcelementssursami.wordpress.com/
Je décris dans ce lien toutes les « occurrences » de commentaires de la pensée que j’ai pu déceler.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Delfraissy, mes salutations les meilleures.

Rapport annuel de juin 2018 du CCNE ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

Ma lecture de ce rapport se trouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/2269

 

 

penseurrodin
Le Penseur de Rodin (1902) est complètement nu … Ma pensée a été mise à nu ! (Il existe un Musée Rodin à Paris que j’ai visité en 2007 où l’on peut voir la sculpture du Penseur … et un film de Vincent Lindon dans le rôle de Rodin).

On trouve sur site http://www.musee-rodin.fr/ :

« Le Penseur était donc initialement à la fois un être au corps torturé, presque un damné, et un homme à l’esprit libre, décidé à transcender sa souffrance par la poésie. (…) Cette image d’un homme plongé dans ses réflexions, mais dont le corps puissant suggère une grande capacité d’action, est devenue l’une des sculptures les plus célèbres qui soient. »

Annexe. Lecture de la pensée pratiquée au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! » Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Annexe. Commentaires de la pensée au cours de l’année 2015 (au milieu de harcèlements plus courants).

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.