Le régime le plus raciste qui ait existé dans l’Histoire de l’humanité, le nazisme, a débuté ses meurtres de masse en exterminant les malades mentaux, jugés poids-mort pour l’Allemagne (Eugénisme), sur des critères parfois expéditifs. Incitation au suicide, stigmatisation à ougrance qui n’est qu’un autre racisme, maltraitances, traitements inhumains & dégradants, les flics français(es) sont les héritiers de ce passé, jugeant de ma pathologie supposée. Ou quand les Droits de l’Homme entrent en sommeil … La mentalité de petits nazis des flics français a largement été démontrée.

Aktion T4

https://harcelementssursami.com/2016/04/11/fiche-de-lecture-sur-le-programme-aktion-t4-extermination-des-malades-mentaux-par-les-nazis

SeptièmeCroix.jpg

https://harcelementssursami.com/2018/07/17/le-neonazisme-dans-la-police-francaise

FascismeUnEncombrantRetour

https://harcelementssursami.com/2019/03/02/le-fascisme-un-encombrant-retour

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ma-bibliotheque-sur-le-nazisme

https://harcelementssursami.com/2017/04/04/auriez-vous-crie-heil-hitler-de-francois-roux-p-748-749

https://harcelementssursami.com/2019/03/18/ideologie-de-la-contrainte

FigureMusulman

https://harcelementssursami.com/2019/01/22/ceux-quon-prenait-pour-des-musulmans-2

CoeurConscient

https://harcelementssursami.com/2019/01/12/sommaire-du-livre-le-coeur-conscient-de-bruno-bettelheim-1960-2

https://harcelementssursami.com/2018/09/06/lete-chaotique-de-2013-chasse-a-lhomme-chronique-dun-massacre

https://harcelementssursami.com/2019/03/31/la-machine-administrative-selon-michel-foucault-cours-du-college-de-france-sur-les-anormaux

https://harcelementssursami.com/2019/02/17/la-lecture-de-la-pensee-totalitarisme-du-21eme-siecle

https://harcelementssursami.com/2019/03/17/un-mode-de-communication-inapproprie-les-flics-sont-des-maniaques-nous-manquant-gravement-de-respect-perdus-dans-la-negation-de-lalterite-atteinte-au-principe-de-liberte-on-na-pas-demande-a-l

https://harcelementssursami.com/2019/02/15/au-centre-du-harcelement-la-manie-delirante

 

Conférences vues ces dernières années.

Je fréquente habituellement les Musées parisiens :

  • Money GoldMusée de l’Homme.
  • Money GoldCité des Sciences de la Villette (exposition sur la Voix – 2015, sur Darwin, sur la génétique, les sons, Planétarium – 2016, le Microbiote – 2019 ).
  • Money GoldMusée des Arts & Métiers.
  • Money GoldPalais de la Découverte (exposés sur la chimie, la radioactivité, la biologie, la physique sur les référentiels tournants, Planétarium).
  • Expositions du Centre Georges Pompidou (Expo sur Salvador Dali).
  • Expositions du Grand Palais (Miro).
  • Musée d’Orsay (Picasso Bleu & Rose).
  • Mémorial de la Shoah.
  • Money GoldCinémathèque française (Expos sur François Truffaut, Gus Van Sant). Musée du cinéma. Films de François Truffaut, Scorcese, Buster Keaton.
  • Osmothèque à Versailles (ISIPCA).

Année 2015. Toutes harcelées.

Année 2016. Conférences toutes harcelées.

Je fréquente aussi habituellement les conférences du Musée des Arts & Métiers (le jeudi) avec par exemple les thèmes suivants, qui m’ont beaucoup intéressé. Plaisir intellectuel jubilatoire.
(http://www.arts-et-metiers.net/agenda/archives) :

  • Money GoldLe transport par dirigeable : utopie ou réalité future ?
    Passionnant.

    – 21 janvier 2016
  • Money GoldMétamatériaux ou l’invisibilité réinventée.
    Passionnant. Comment rendre invisible un matériau …
    par Sébastien Guenneau et Philippe Barois
    – jeudi 25 février 2016
  • Money GoldÀ quoi rêvent les algorithmes ?
    par Dominique Cardon
    – jeudi 3 mars 2016
  • Money GoldManipuler l’infiniment petit.
    par Michel Spiro, Samuel Guibal, Stéphane Régnier
    – jeudi 17 mars 2016
  • Money GoldPollution des eaux, comment éliminer les médicaments ?
    par Hélène Budzinski et Jérôme Labanowski
    – jeudi 24 mars 2016
    Vidéo de la conférence ici :
    https://www.arts-et-metiers.net/musee/pollution-des-eaux-comment-eliminer-les-medicaments
  • Money GoldLes secrets du cosmos par Jean Audouze, un grand Monsieur de la physique.
    – 7 avril 2016
  • Money GoldFaire parler l’ADN fossile ou comment remonter le temps ?
    avec Eva Maria Geigl, directrice de recherche CNRS, Institut Jacques Monod, Equipe Epigénome et paléogénome, et Alain Froment, médecin et anthropologue, Musée de l’Homme, MNHN.
    – jeudi 28 avril 2016
  • Le cerveau, la machine et l’humain.
    avec Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences à l’Institut Pasteur, directeur de recherche au CNRS, où il dirige le laboratoire « Gènes et cognition », et membre de l’Académie européenne des sciences. Il a été professeur invité à l’Université Harvard pendant de nombreuses années. Il est l’auteur, avec Jean-Didier Vincent, du Cerveau sur mesure, qui a été un grand succès.
    Vidéo de la conférence ici :
    https://www.arts-et-metiers.net/musee/le-cerveau-la-machine-et-lhumain

J’ai assisté à plusieurs conférences du cycle Rêves et cauchemars (Plaisir intellectuel jubilatoire) de la Cité des Sciences à la Villette :
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/animations-spectacles/conferences/thema-reves-et-cauchemars/cycle-la-science-des-reves/

  • Money GoldQuand le rêve tourne au cauchemar par Antonia Zadra.
    – 22 mars 2016.
    60 % des rêves sont des rêves anxieux.
  • Money GoldLes bienfaits du rêve par Isabelle Arnulf.
    Grande spécialiste du rêve …
    Les rêves prennent pour sujet l’activité diurne des 3 à 7 jours précédents et non celle de la veille, contrairement à ce qu’on croit souvent.

    – 29 mars 2016.
  • Money GoldL’interprétation du rêve a-t-elle un sens ? par Tobie Nathan.
    – 5 avril 2016.
    L’interprétation des rêves nécessite un tiers … nous dit le Pr Tobie Nathan, mais je pense qu’on peut parfois faire ça seul.
    Importance du rêve dans la révélation aux prophètes … On pense au prophète Youssef, fort dans l’interprétation des rêves (sourate n°11 du Coran).

J’ai assisté aussi à plusieurs conférences intéressantes de la semaine du cerveau 2016 et 2018 dans plusieurs lieux scientifiques :

  • Money GoldCerveau et justice. Conférence-débat de l’Institut Pasteur.
    par Marc Bourgeois, Denis Forest (philosophe), Philippe Goossens (avocat),
    Jean-Louis Mangin (informaticien au CEA).
    – 19 mars 2016.
  • Money GoldPilotage de drone par la pensée, animation au Palais de la Découverte
    par Nataliya Kosmyna.
    – 20 mars 2016.
  • Quelle conscience dans le coma ? par Sarah Wannez. Conférence du Palais de la Découverte.
    – 18 mars 2016.
  • Money GoldL’homme réparé – l’homme augmenté. Projection suivi d’un débat.
    par Jean-Michel Besnier (philosophe), Serge Picaud, Matthieu Saintenac (réalisateur).
    – 16 mars 2016.
  • Money GoldComportement, interface machine-homme, habitat intelligent, données de base : notre nouvelle vie à l’anthropocène par Pierre-Paul Vidal.
    – 15 mars 2016.

Année 2018.

  • Money GoldDu son au sens : comment casser le code de la parole ?
    Dr. Léo Varnet (post doctorant, Laboratoire des systèmes perceptifs, LSP, ENS Paris)
    Comment comprenons-nous la parole ? Comment notre cerveau décode-t-il les sons prononcés par notre interlocuteur pour identifier les mots et les syllabes qui les composent ? Depuis plus d’un siècle, la psycholinguistique cherche à répondre à cette question au travers d’expériences perceptives durant lesquelles des participants jugent de l’intelligibilité de sons de parole plus ou moins altérés. Nous suivrons ici la même approche, en décortiquant un son de parole pour observer les mécanismes impliqués dans sa compréhension.
    – Lundi 12 mars 2018. Ecolte Normale Supérieure.
    Il existe des atomes de parole … qu’on peut mettre en évidence !
  • Addictions : tous égaux ?
    Dr. Marie Jauffret-Roustide (CR CNRS, EHESS, UPD Inserm, CERMES3), Dr. Bertrand Nalpas (DR Inserm, DISC Inserm), Dr.Clément Vansteene (Hôpital Sainte Anne, USPC), Marc Margelidon (La Croix Bleue)
    Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité. Comment l’addiction prend-elle racine dans le cerveau ? Comment déceler les facteurs de vulnérabilités pour une meilleure prévention et prise en charge ?
    Une conférence du cycle Santé en questions, conférence citoyenne proposée par l’Inserm et Universcience – Un duplex entre la Cité des sciences et de l’industrie et le Pavillon des sciences de Montbéliard.
    – Jeudi 15 mars 2018. Cité des Sciences de la Villette.
  • Visite-conférence du laboratoire de Magnéto-encéphalographie. Denis Schwartz, ingénieur de recherche.
    – Samedi 17 mars 2018. Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, Hôpital de la Pitié-Salpétrière.
  • Que savons-nous sur la dépression ? 
    Pr. Philippe Fossati (Pu PH, UPMC, Hôpital Pitié Salpêtrière, ICM, équipe Social and Affective Neuroscience)
    La dépression se traduit par des troubles émotionnels, cognitifs, et physique (fatigue, douleurs, troubles du sommeil, etc.). Elle peut être prise en charge aujourd’hui à l’aide de différents types de traitements médicamenteux. Cependant il n’est pas encore possible de prévenir la survenue des dépressions, les chercheurs souhaitent identifier des marqueurs qui permettraient d’identifier les sujets à risques. La dépression affecte profondément la vie quotidienne, et notamment la prise de décision : les personnes atteintes de dépression doivent déployer des efforts très importants pour réaliser une tâche, tout leur semble fatiguant, et souvent elles renoncent à entreprendre des actions pourtant simples.
    – Samedi 17 mars 2018. Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, Hôpital de la Pitié-Salpétrière.
    Conférence assez intéressante … Il est apparu récemment une molécule miraculeuse d’action très rapide contre la dépression : La kétamine. Un dépressif ne doit pas prendre la décision hative de divorcer. Le Dr Fossati nous dit que certains deviennent psychiatres par culture littéraire … Il ne faut pas se sentir concerné. Le métier de psychiatre est trop affreux. Le Dr Fossati nous dit aussi que le métier de médecin psychiatre est surtout fait d’automatismes et qu’il faut savoir réflechir au bon moment, 5 minutes par jour.

Année 2019.

  • Exposition sur le Microbiote à la Cité des Sciences avec ma soeur Sonia le 6 mars 2019.
  • Conférence inaugurale de la semaine du Cerveau 2019 sur les Addictions. Conférence passionnante.
    Par Jocelyne Caboche (Institut de Biologie Paris-Seine, Neuroscience Paris Seine –
    Sorbonne Université/CNRS/Inserm, Trésorière de la Société des Neuroscience).
    11 mars 2019.

Les addictions sont considérées comme des pathologies cérébrales définies par une dépendance et un usage compulsif d’une substance ou d’une activité, bien souvent malgré la connaissance de ses conséquences délétères, sur la santé, le comportement social, et la santé mentale. Les substances addictives incluent le tabac, l’alcool, les psychostimulants (cocaïne, amphétamine), les opiacés et le cannabis. Parmi les addictions sans substance sont aujourd’hui considérées, le jeu (jeux de hasard et d’argent), les sports extrêmes, voire même les écrans. Tous les individus ne sont pas égaux face aux addictions et les déterminants sociaux (environnement social y compris au cours de l’enfance, stress) jouent un rôle déterminant dans ce domaine. Jocelyne Caboche proposera de mieux comprendreles bases neurobiologiques de l’addiction, avec le détournement des circuits cérébraux normalement impliqués dans la récompense. Elle exposera les avancées de la recherche fondamentale et clinique qui permettent de mieux comprendre comment les substances ou certaines activités modifient de façon durable les propriétés des neurones au sein de ces circuits, et induisent une forme d’apprentissage pathologique associée à une libération accrue d’un neurotransmetteur : la dopamine. Comprendre ces mécanismes, et mieux les appréhender sont essentiels pour envisager de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement de ces pathologies.

Géolocalisé/harcelé.

  • Conférence passionnante sur le sujet : Le libre arbitre existe-t-il ?
    ESPCI (Ecole Supérieure de Physique & Chimie Industrielle de la Ville de Paris)
    12 mars 2019.
    Par

    • Bruno Delord, PR Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), Sorbonne Université.
    • Nathalie Labrousse, Doctorante en sciences de l’éducation,
      Professeure agrégée lettres modernes,
      Laboratoire EDA (Education Discours Apprentissages) de Paris-Descartes.
    • Jean-Baptiste Guillon, Dr, normalien, agrégé, fait partie de la Chaire de Métaphysique et Philosophie de la Connaissance au Collège de France.

Lorsque notre comportement et nos choix peuvent être expliquées grâce aux neurosciences et aux sciences sociales, peut-on encore parler de libre arbitre ? Qu’en pensent les chercheur·es et les philosophes ? Pour animer cette réflexion, l’ESPGG propose un débat mouvant : une table ronde où le public doit se placer dans l’espace en fonction de ses convictions (à gauche : oui le libre arbitre existe; à droite : non ; au milieu : ne se prononce pas). Puis, au fur à mesure que la table ronde se déroule et que les échanges s’enrichissent, le public est invité à se repositionner.

Géolocalisé/harcelé. On ne peut avoir la paix lors de ces conférences : On est gravement harcelé par des flics qui crachent leur bile …

  • Conférence passionnante de la philosophe franco-italienne Elena Pasquinelli sur le sujet : Esprit critique, es-tu là ?
    ENS-Ulm (Ecole Normale Supérieure).
    13 mars 2019.

Sommes-nous capables d’esprit critique ? Peut-on outiller l’esprit critique ? Mais surtout : savons-nous de quoi nous parlons lorsque nous utilisons ces mots ? Nous allons puiser dans le réservoir des sciences cognitives – et des sciences tout court – pour nous en faire une idée.

Géolocalisé/harcelé.
On a encore été gravement distrait … par des flics psychotiques.

  • Entretien intéressant sur le thème Le cerveau, ce carrefour entre sciences et humanités.
    14 mars 2019.
    Par Giuseppe Gangarossa, Université Paris Diderot & Jean-Gaël Barbara, CNRS.

Comment les savoirs sur le cerveau se sont-ils construits ? Comment cet organe si fascinant et mystérieux a-t-il réussi à se placer au croisement des savoirs ? La Semaine du Cerveau est l’occasion d’un dialogue entre neurosciences et sciences humaines. Les bibliothèques de santé de l’université Paris Diderot vous proposent une rencontre avec Giuseppe Gangarossa, enseignant-chercheur en neurosciences (CNRS/Paris Diderot) et Jean-Gaël Barbara, historien et épistémologue des sciences (CNRS).
Cette rencontre accompagne l’exposition NeuroArts, sur l’imagerie du cerveau en lien avec les fonctions cérébrales. L’exposition NeuroArts est itinérante : Bibliothèque Bichat (février), Bibliothèque Villemin (mars), Bibliothèque Garancière (avril).

Géolocalisé/harcelé. Harcelé y compris dans la salle de conférence.

  • Conférence-entretien : Pourquoi et comment les maladies du cerveau font-elles encore de la résistance ?
    Institut Pasteur, Rue du Docteur Roux, Paris, France.
    16 mars 2019.Par

    • AGID Yves : médecin Neurologue, Professeur émérite à l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle) ; Hôpital de la Pitiè-Salpêtrière, (Maladies neurologiques; tumeurs gliales).
    • BRISARD Claudine Directrice du Groupe Central Nervous System Medical Managment chez Syneos Health (Neurodegenerescence, douleur, psychiatrie).
    • DALKARA Deniz Institut de la Vision Paris Inserm U968 (restauration de la vision).
    • HENRY Chantal médecin Psychiatre ; Chercheuse à l’Institut Pasteur (Unité de Perception et mémoire olfactive, maladies psychiatriques).
    • PETIT Christine : médecin Généticienne, ; Professeur au Collège de France, Professeur à l’Institut Pasteur, Directrice de l’Institut de l’Audition, Paris (restauration de l’audition).
    • Alain PEREZ (journaliste spécialisé dans la recherche médicale au sein de la rédaction du site Théragora).
    • Et le grand Jean-Pierre Changeux, Normalien, Major de l’Agrégation de Sciences Naturelles en 1958, Docteur en Sciences Naturelles à l’Institut Pasteur (1964), Directeur de l’unité de neurobiologie moléculaire de l’Institut Pasteur, professeur honoraire au Collège de France et à l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des Sciences, lauréat du Prix Albert Einstein 2018.
      Biographie ici :
      https://www.academie-sciences.fr/fr/Liste-des-membres-de-l-Academie-des-sciences-/-C/jean-pierre-changeux.html
      https://www.college-de-france.fr/site/jean-pierre-changeux/index.htm

Pour les maladies du cerveau, quels sont les freins dans la recherche fondamentale, la clinique, les biotechnologies, les industries neuro-pharmaceutiques, les start-up, les applications thérapeutiques, les débats éthiques et politiques ? Les médecins, chercheurs, industriels, produisent une immense quantité de connaissances scientifiques et technologiques. Pourquoi les progrès thérapeutiques paraissent-ils lents aux yeux du grand public et surtout des patients ? La clinique, pourtant ancienne (Hippocrate), n’a avancé que lentement jusqu’au XIXème siècle, et récemment plus rapidement en neurologie qu’en psychiatrie; pourquoi ? La variabilité des paramètres biologiques entre individus est tellement grande qu’elle suscite une individualisation des thérapies. Cela nécessite des techniques rapides et fiables au chevet du patient, donc de l’argent et du personnel. Les “Big Data” et l’Intelligence Artificielle vont-elles améliorer cette nouvelle clinique ? Peut-on identifier les difficultés techniques, conceptuelles, translationnelles, ralentissant aujourd’hui les traitements des maladies neurologiques et mentales ? Les neurosciences, avec l’avancée des neurotechnologies et de la bioinformatique, produisent une quantité de données scientifiques jamais égalée. Comment les soignants peuvent-ils/elles exploiter cette masse d’informations et en tirer profit dans leur pratique ? Comment s’articulent les innovations scientifiques avec les innovations cliniques, technologiques, et industrielles. De quelle nature sont les freins dans les industries neuro-biotechnologiques et neuro- pharmaceutiques ? Est-il exact que l’industrie pharmaceutique a depuis quelques années délaissé la recherche de nouvelles molécules psycho-pharmacologiques jugées inefficaces, moins rentables ? Ou bien s’agit-il d’une ré-orientation vers les nouvelles techniques neuro- biologiques ? La recherche translationnelle permet-elle un transfert assez rapide des découvertes scientifiques et industrielles vers les applications cliniques ? Comment les cliniciens, chercheurs, et industriels collaborent-ils ? Les temps, les logiques, les valeurs, les pratiques, de la recherche fondamentale, de la clinique, et de l’industrie, sont différents. Est-ce un frein ? Pourtant l’objectif est le même : soigner !

  •  Expo sur les Droits de l’Homme vus par le Street-Art.
    Musée de l’Homme.
    15 mars 2019.Géolocalisé/harcelé.

 

 

Orwell avait été visionnaire avec 1984. Une leçon de démocratie face aux totalitarismes. 1984 est devenu une réalité !

Rappel d’écrits proposé dans un autre article :

Arrêter de penser ?

Bigbrother
1984 est devenu une réalité.

Ils savent m’ont-ils dit … Ils en savent trop. L’actualité sur les lois de renseignements le montre : Il n’existe pas aujourd’hui de loi qui permettent cela (l’analyse de la pensée). C’est une surveillance orwellienne. Dans le roman 1984 (parue en 1949), Orwell avait fait la prédiction qu’on pourrait lire un jour dans la pensée (bouquin qui m’avait marqué quand je fréquentais les trotskystes). Georges Orwell avait écrit un livre de science-fiction, une dystopie décrivant un régime totalitaire (Big Brother), une parabole du nazisme ou du stalinisme.

Le phénomène étant nouveau quoique révélé en 2009, il n’existe pas d’article réprimant l’accès déloyal aux pensées, mais n’y a-t-il pas préjudice ? Il faudrait peut-être légiférer une sorte d’article 226-1 de l’accès aux pensées. C’est un test, de l’éducation, de la médiation selon eux … C’est gênant parce qu’ils ne quittent pas mon cerveau d’une semelle. C’est H24.

Le barbouze a une position très supérieure à la votre, asymétrique : Il a sa vie de couple alors que le surveillé n’a jamais pu en avoir une (une sacré poisse, une misère affective épouvantable). Si j’ai un conseil à leur donner, c’est le suivant : Il ne faut pas prendre sa propre vie pour juger celle des autres, juger selon sa propre toise comme disait Arendt. Avec le recul, j’aurais voulu me marier à 20-25 ans (chose qu’ont fait mes parents et grand parents), mais je me suis engagé dans des trucs qui m’ont emmené ailleurs, qui ont prolongé indéfiniment le célibat.

Un jour de 2012, je pensais : Il faut que je gagne des sous grâce à un procès. Comme ça, je pourrais aider mon père. Un barbouze devinant cette pensée m’a dit dans un rire moqueur : « Tu veux aider ton père ? Gagne-le ce procès … »Il m’a semblé qu’ils se foutaient de ma gueule, tellement les Procureurs résistaient à me répondre favorablement. Comme les flics sont dans la subornation de témoins, la promesse de gagner un procès n’a jmais pu se réaliser … Un autre jour, je pensais que les policiers étaient des tricheurs, puisqu’ils devinaient déloyalement mes pensées. Ils m’ont répondu : « Nous sommes des tricheurs ? C’est normal ce qu’on te fait.«  Les indices de cette lecture de la pensée ne s’arrêtent pas là. C’est assez bien documenté. Pour ne pas avoir la mémoire encombrée, je note, mais certains commentaires sont marquants. Dans ces conditions, on ne sait plus quoi penser ou s’il faut s’arrêter de penser. En 2013, une jeune barbouze avait commenté dans un rire une de mes pensées : « Il faut que tu t’arrêtes de penser !?! ». Je pense à qu’est-ce que je veux. Un autre jour, une barbouze a tourné en dérision ma pensée : Je me disais que c’était un bras de fer avec les policiers. Ils m’ont convaincu chaque jour qu’il y avait préjudice. Le sondage était, est interminable. Je crois que je n’ai pas volé l’idée de faire un procès. C’est un peu ça qui m’a maintenu dans l’inactivité, alors que les policiers tentaient de me faire travailler, peut-être comme acteur parce que c’est ce que je voulais ou plutôt comme professeur parce que je ne prenais pas d’initiative.

En 2010, 2011, ou 2012, j’étais allongé dans ma chambre et les idées défilaient dans mon esprit. Une vieille flic qui lisait dans mes pensées a commenté l’opération : « Tu délires. »

Mudaison
« Il faut que tu t’arrêtes de penser !? ». Ce que m’ont fait les flics est horrible. Lecture de la pensée.

 

Lecture de la pensée (Ils vont avoir le Prix Nobel de médecine à moins qu’ils ne veuillent taire un tel usage). Think till it’s still legal. Fascisation incontestable des policiers.

ThoughtPolice

Police de la pensée !

Les policiers lisent ma pensée depuis 2009 en la commentant que ce soit chez moi ou dehors et ce n’est malheureusement pas une invention. C’est une sorte de détecteur de mensonges très évolué et il n’a pas été besoin de mettre ma tête dans un appareil d’imagerie médicale. Le plus souvent, le procédé est utilisé chez moi, lorsque je suis dans ma cuisine, ma douche ou mon lit.

Ca n’a pas duré une semaine pour trouver un potentiel délit … mais 8 ans (et peut-être plus). C’est inouï. Et ce n’est pas encore fini …

Ils sont devenus fous avec leurs technologies, fascinés par leur pouvoir d’intrusion.

Les policiers ont l’esprit déformé, malsain. Vous n’y croyez pas ? Et bien, ils l’ont FAIT.

Il m’a même paru très probable que ma pensée a été diffusée. Quelle responsabilité ont les policiers !

 

Résumé de 1984, l’oeuvre d’Orwell (Dictionnaire des Oeuvres, collection Bouquins).

1984 (0)1984 (2)

Extraits du roman 1984 (édition Folio).

1984 (3)1984 (4)1984 (5)

1984 (6)
 

Télécran.

 

1984 (7)
 

Espionnage policier.

 

1984 (8)
 

Tout citoyen assez important pour valoir la peine d’être surveillé, put être tenu vingt-quatre heures par jour sous les yeux de la police, dans le bruit de la propagande officielle.

 

La possibilité d’imposer, non seulement une complète obéissance à la volonté de l’Etat, mais une complète uniformité d’opinion sur tous les sujets.

 

 

1984 (9)1984 (10)

1984 (11)
 

Personne n’a jamais vu Big Brother. Il est un visage sur les journaux, une voix au télécran. Sa fonction est d’agir comme un point de concentration pour l’amour, la crainte et le respect, émotions plus facilement ressenties pour un individu que pour une organisation.

 

1984 (12)1984 (13)1984 (14)

1984 (15)
 

Police de la pensée. Contrôle complet.

 

1984 (16)
 

Opinions convenables. Ortodoxie. arrêtducrime, blancnoir, doublepensée.

 

1984 (17)
 

Big Brother est omnitent et le Parti infaillible.

 

1984 (18)
 

Le Ministère de la Vérité est nécessaire à la stabilité du régime. Le travail de répression et d’espionnage est réalisé par le Ministère de l’Amour.

 

1984 (19)
 

Discipline de la mémoire. Orthodoxie du moment. double-pensée.

 

1984 (20)1984 (21)1984 (22)1984 (23)1984 (24)

Il existe un film 1984 adapté du roman, réalisé par Michael Radford, que je n’ai pas visionné.

http://www.allocine.fr/1984

http://player.allocine.fr/19469267.html 1984 1984 Bande-annonce VO

Un groupe Facebook 1984 avec quelques photos de Street-Art :

https://www.facebook.com/1984yet/

Un groupe Facebook Georges Orwell :

https://www.facebook.com/groups/autourdegeorgeorwell/

La machine administrative selon Michel Foucault (Cours du Collège de France sur les anormaux).

MichelFoucault

Michel Foucault.

Citons aussi Michel Foucault, le grand philosophe de la folie et de l’enfermement, dans son cours du Collège de France sur les anormaux : Le grotesque, c’est l’un des procédés essentiels à la souveraineté arbitraire. Mais vous savez aussi que le grotesque, c’est un procédé inhérent à la bureaucratie appliquée. Que la machine administrative, avec ses effets de pouvoir incontournables, passe par le fonctionnaire médiocre, nul, imbécile, pelliculaire, ridicule, râpé, pauvre, impuissant, tout ça a été l’un des traits essentiels des grandes bureaucraties occidentales, depuis le XIXe siècle. Le grotesque administratif n’a pas simplement été l’espèce de perception visionnaire de l’administration qu’ont pu avoir Balzac, Dostoïevski, Courteline ou Kafka. Le grotesque administratif, c’est en effet une possibilité que s’est réellement donnée la bureaucratie. « Ubu rond de cuir » appartient au fonctionnement de l’administration. L’adjectif« ubuesque » a été introduit en 1922, à partir de la pièce de A. Jarry, Ubu roi, Paris, 1896. Voir Grand Larousse, VII, 1978, p. 6319 : « Se dit de ce qui, par son caractère grotesque, absurde ou caricatural, rappelle le personnage d’Ubu » ; Le Grand Robert, IX, 1985 2, p. 573 : « Qui ressemble au personnage d’Ubu roi (par un caractère comiquement cruel, cynique et couard, avec outrance). ». Allusion à l’essor d’une littérature inspirée par l’opposition de l’aristocratie sénatoriale au renforcement du pouvoir impérial. Illustrée notamment par le De vita Caesarum (Vies des douze Césars) de Suétone, elle met en scène l’opposition entre les empereurs vertueux (principes) et les empereurs vicieux (monstra), représentés par les figures de Néron, Caligula, Vitellius et Héliogabale. moderne, comme il appartenait au fonctionnement du pouvoir impérial à Rome d’être entre les mains d’un histrion fou. Et ce que je dis de l’Empire romain, ce que je dis de la bureaucratie moderne, on pourrait le dire de bien d’autres formes mécaniques de pouvoir, dans le nazisme ou dans le fascisme. Le grotesque de quelqu’un comme Mussolini était absolument inscrit dans la mécanique du pouvoir. Le pouvoir se donnait cette image d’être issu de quelqu’un qui était théâtralement déguisé, dessiné comme un clown, comme un pitre.

UBUroi

Ma bibliothèque sur le nazisme.

Le fascisme, le nazisme, l’extrême-droite.

  • L’opinion allemande sous le nazisme. Bavière 1933-1945 de lan Kershaw, grand spécialiste britannique du nazisme. Pas lu … touffu.
  • Histoire de la Gestapo par Jacques Delarue. ancien commissaire de Police français, 623 pages. Il y avait d’intenses écoutes téléphoniques sous les nazis. Les policiers français sont à l’aune de ces pratiques nazies.
  • La crise dans la culture de Hannah Arendt, la théoricienne des totalitarismes. 380 pages. (1968). Qu’est-ce que l’autorité ?
  • Du mensonge à la violence de Hannah Arendt. 250 pages. (1972). La désobéissance civile.
  • Qu’est-ce que la politique ? de Hannah Arendt. 306 pages. (2005).
  • Philosophie, hors-série : Hannah Arendt. Février – avril 2016. Très bon !
  • Auriez-vous crié « Heil Hitler » ? de François Roux, livre très dense, très intéressant, de première main, d’une lecture un peu difficile parfois, probablement l’un des meilleurs aujourd’hui sur le sujet du nazisme.
FrancoisRoux

François Roux.

 

François Roux, après avoir étudié la psychologie cognitive en France et en Israël, s’est spécialisé dans le conseil en relations humaines. Passionné par l’histoire, il explore les mécanismes de la soumission et de la résistance en reliant les travaux des historiens à ceux des psychosociologues ainsi qu’à sa propre expérience professionnelle.

Intéressant chapitre intitulé Des individus face à l’autorité : Comment les jeunes d’aujourd’hui se seraient comportés entre 1933 et 1945. p. 841-862.

 

748 – 749 : Les nazis de Bohn allaient faire comprendre aux « compères de conviction de l’espèce d’une Mme Kahle (…) les dures exigences du salut de l’Allemagne », concluait le Westdeutscher Beobachter. Du jour où fut publié l’article, les militants bruns entreprirent le harcèlement des Kahle. Le téléphone crachait des injures. La maison était surveillée sans relâche. Paul Kahle fut chassé de l’université et de son club sans qu’aucun de ses collègues ose le défendre. Le fils aîné fut interdit de reprendre les cours tandis que le plus jeune était battu par des garçons des Hitlerjugend. Marie finit par conseiller aux amis qui persistaient à la fréquenter d’y renoncer pour ne pas attirer le danger sur eux. Elle reçut la visite d’agents provocateurs qui lui proposèrent d’entrer dans un parti d’opposition. Une partie de la famille rompit avec elle, par conviction ou par peur. Une autre la soutenait. Les commerçants lui firent savoir que les nazis exigeaient qu’ils la boycottent. « Quoi qu’il en soit, précise Marie, j’arrivais à me procurer tout ce dont j’avais besoin. Les magasins nous faisaient directement parvenir tout ce qu’ils pensaient nous être utile. Ils nous apportaient les produits tôt le matin et tard le soir et évitaient d’envoyer une bicyclette avec le nom du magasin. Mais ils nous livraient ». Marie trouvait un appui moral auprès des prêtres et des religieuses. « Jamais je n’ai regretté mon acte, confie-t-elle, mais, à cette époque, parfois l’un de mes fils ou mon mari me demandait : « Pourquoi est-ce que tu as fait cela ? Est-ce que ça en valait vraiment la peine ? »

Elle se rendit à l’évidence : leur vie en Allemagne était fichue. On lui conseilla : « Partez tant que c’est encore possible, même si vous devez tout perdre ! » Un « ami », professeur de médecine et membre du NSDAP, lui affirma que jamais le Reich ne laisserait partir les garçons. Il expliqua à Marie comment les choses allaient se passer. Les militants bruns augmenteraient progressivement la pression sur elle, en recourant si besoin à la torture, jusqu’à ce qu’elle se suicide ou devienne folle et puisse être internée. Ensuite, tout rentrerait dans l’ordre : Paul Kahle retrouverait sa chaire à l’université et ses fils seraient admis dans les organisations hitlériennes. Avant de partir, le professeur nazi fit à Marie une ordonnance de Véronal suffisante pour qu’elle se tue.

Le fascisme en action de Paxton, le grand spécialiste américain de la WWII, 448 pages.

La loi du sang, Penser et agir en nazi de Johann Chapoutot (2014), historien français, spécialiste du nazisme. Passages intéressants sur la limite vie privée/vie publique. Où l’on voit comment les nazis étaient adversaires des idéaux de la Révolution française, des Droits de l’Homme … Chapoutot intitule l’un de ses chapitres : « Effacer 1789 de l’histoire allemande« . D’ailleurs, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 sera rédigée en réaction à la Shoah …

La révolution culturelle nazie de Johann Chapoutot (2017).

Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt (1966).

Le Dernier Civil de Ernst Glaeser. L’Allemand nazi n’a plus de vie privée et passe sa vie à haïr …

La disparition de Joseph Mengele de Olivier Guez (2017). J’ai admiré comment les Israëliens ont enlevé Eichmann en Amérique du Sud pour le juger et le pendre en Israël.

Hippocrate aux enfers de Michel Cymes (2015-2017). Les atrocités des médecins nazis expérimentant sur des humains. Une historienne a dit à la télé qu’on ne pouvait tirer aucun enseignement des expériences médicales réalisées sur des personnes déjà très persécutées.

Hitler et les juifs, génèse d’un génocide par Philippe Burrin (1989).

Je me souviens … par Boris Cyrulnik (2010). Ou comment Boris Cyrulnik, enfant, a échappé à des arrestations de nazis, protégé par des Justes, quand sa famille a été décimée.

La nuit de Elie Wiesel (1958), Prix Nobel de la Paix 1986. Livre incontournable.

Le journal d’Anne Frank (1942-1944). Journal intime intelligent d’une ado en avance pour son âge, arrêtée et déportée avec sa famille aux Pays-Bas, peu avant la fin de la WWII.

Moi qui vous parle, l’ultime entretien avec Primo Levi (2017). Primo Levi raconte sa vie avant sa déportation, après sa libération, les lois antisémites, les profs qu’il a eus.

Sonderkommando, dans l’enfer des chambres à gaz par Shlomo Venezia, survivant d’Auschwitz (2009). Sonderkommando ou commandos du ciel, détenus chargés de procéder à la crémation des personnes gazées. Terrible !

La mort est mon métier par Robert Merle (1972). Histoire romancée du commandant d’Auschwitz Rudolf Hoess. Récit de l’Organisation scientifique de l’assassinat ou comment le meurtre de masse fut progressivement mis au point dans les chambres à gaz. Hoess avait grandi avec l’image du Juif comme étant le Diable. Le problème de l’obéissance, de la responsabilité. Psychologie d’un officier SS. Livre culte, incontournable.

Votre fumée montera vers le ciel par Joseph Bialot, survivant d’Auschwitz (2016). Il me semble me souvenir que c’est Bialot qui raconte que ce sont les communistes qui résistaient le mieux dans les camps nazis. Il montre aussi que le tabac était un des rares plaisirs dans les camps. Il parle aussi de la rare sexualité des détenus … Bialot a vu bien plus tard dans un hosto psy des choses similaires à ce qu’il a vécu dans les camps … Le même état d’hébétude, de désolation.

L’avènement d’Hitler par Jacques Prévert (1932).

Une connaissance inutile de Charlotte Delbo.
Mesure de nos jours de Charlotte Delbo.
J’ai noté cette réflexion merveilleuse de Delbo, militante communiste :
« Si nous avons lutté comme nous l’avons fait, si nous avons tenu, c’était bien pour que les hommes n’aient plus que de petits soucis, des soucis à leur mesure, pour qu’ils ne soient plus entraînés dans la tornade de l’histoire, broyés ou portés au-dessus d’eux mêmes, pour qu’ils n’aient plus à choisir entre l’héroïsme et la lâcheté, entre le martyre et l’abandon, pour qu’ils retrouvent la vie avec ses petites et grandes joies, sans tragique. »
Aucun de nous ne reviendra de Charlotte Delbo. Charlotte Delbo parle de son expérience des camps, mais aussi du devenir des rescapés après la libération.

Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943 par Yitskhok Rudashevski. Résistance des militants ouvriers dans un Ghetto face aux nazis.

L’extermination des Juifs de Varsovie par Victor Serge, grand militant révolutionnaire, intello. Livre très intéressant sur le rôle des militants ouvriers, révolutionnaires dans la lutte contre l’antisémitisme. Evocation de l’épisode du Protocole des Sages de Sion. Victor Serge affirme que l’antisémitisme nazi a encouragé l’expression d’un antisémitisme plus tardif …

Hitler mon voisin, souvenirs d’un enfant juif par Edgar Feuchwanger. La grande histoire vue à travers un roman amusant d’un enfant juif qui habitait à Munich juste à côté de Hitler, dont il observait les allées et venues. Chaque chapitre s’ouvre sur une citation de Mein Kampf, livre d’un horrible antisémitisme.

Et tu n’es pas revenu (2016) par Marceline Loridan-Ivens, qui évoque la disparition de son père dans les camps, avec qui elle a été arrêtée et déportée.

Un bon allemand par Horst Krüger (1968). Le problème de l’apolitisme dans l’Allemagne nazie.

  • A lire en 2020.

    • Les disparus de Daniel Mendelsohn.
    • La débacle par César Fauxbras.
    • Une petite ville nazie par William S. Allen.
    • ***** Les nazis en fuite par Gerald Steinacher (2018).
    • L’Etat hitlérien par Martin Brossat, grand spécialiste du nazisme.
    • Heydrich et la solution finale par Edouard Husson.
    • Adolf Eichmann de David Cesarini (2014). Biographie de Eichmann.
    • L’opinion allemande sous le nazisme. Bavière 1933-1945 de lan Kershaw.
    • Qu’est-ce que le nazisme ? de Ian Kershaw, grand spécialiste britannique du nazisme (1997).
    • Les bienveillantes de Jonathan Littell (2007).

Contre la surveillance, la question démocratique (Edwy Plenel, le 29 avril 2015). L’Etat de surveillance …

EdwyPlenel
 

Allo ? Edwy ?

 

Article de Mediapart que je me permets de retranscrire ici.

Contre la surveillance, la question démocratique

PAR EDWY PLENEL

ARTICLE PUBLIÉ LE LUNDI 4 MAI 2015

À l’absence d’avancées nouvelles sur le terrain des libertés, s’ajoute désormais l’extension des pouvoirs dévolus au pouvoir exécutif, à sa part d’ombre policière et militaire, sans qu’elle soit contrebalancée par l’instauration de contre-pouvoirs forts.

La démocratie n’est qu’un mot creux si elle se réduit au choix, tous les cinq ans, de représentants. Et d’autant plus, en France, où ces derniers sont abaissés par un système présidentiel qui les soumet au bon vouloir d’un seul, aux majorités automatiques, aux obéissances contraintes. Pour affronter la complexité du monde et ses défis, une démocratie vivante suppose une délibération permanente favorisant des majorités d’idées, exige des contre-pouvoirs forts et respectés, appelle une relation avec la société qui ne se réduise pas aux propagandes communicantes et, au contraire, permette de donner droit aux expertises citoyennes, ces connaissances et doléances nées de l’expérience vécue.

S’il est un sillon qu’a toujours prétendu creuser la gauche, dans sa pluralité, depuis qu’en 1981, elle a découvert l’exercice durable du pouvoir, c’est bien celui-là. Elle pouvait être décevante sur les terrains sociaux, économiques, écologiques, européens, etc., du moins prétendait-elle étendre le champ des libertés individuelles et collectives. Loin de l’en faire dévier, les abus de pouvoir présidentiels sous François Mitterrand – des écoutes de l’Élysée à l’affaire Greenpeace – avaient même renforcé cette exigence dans sa famille politique. Avec l’actuel pouvoir socialiste, incarné par François Hollande et Manuel Valls, c’en est fini de cette ambition. Quatre mois à peine après un sursaut citoyen autour de la liberté de dire, d’agir et de penser, ils font chantage aux attentats, donc à la peur, pour restreindre cette liberté, la mettre sous surveillance généralisée et, ainsi, contraindre la société à rentrer dans le rang, à se soumettre et à obéir (lire ici mon précédent article sur cet attentat aux libertés).

Au pas de charge, Janvier 2015 s’est transformé en Septembre 2001 : l’occasion terroriste qui fait le larron sécuritaire. Le projet de loi relatif au renseignement marque une rupture sans précédent non seulement dans l’histoire politique de la gauche du demi-siècle écoulé mais aussi pour l’avenir de notre démocratie, quels qu’en soient les gouvernants demain : sans consulter ni écouter la société, sans l’entendre alors que la protestation de ses acteurs citoyens est générale, une loi bâclée et précipitée, votée dans l’urgence, risque d’offrir au pouvoir exécutif, via les services secrets et les techniques numériques, un champ d’arbitraire infini dans le contrôle des individus, de leurs communications, de leurs fréquentations, de leurs convictions, de leurs engagements, de leurs curiosités.

L’indifférence, voire le mépris, du pouvoir face aux protestations – par exemple,  celles,  collectives,  de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (lire ici) ou de l’Observatoire des libertés  et du numérique (lire là) – témoignent bien plus que d’un entêtement aveugle et sourd. Ils confirment un profond recul de la conviction démocratique de nos gouvernants socialistes, leur crainte du pluralisme, leur goût du secret, leur inclination autoritaire, leur peur du débat. La loi sur le renseignement consacre une régression que laissaient déjà entrevoir des atteintes inédites aux libertés d’opinion (avec la loi antiterroriste votée fin 2014 et celle annoncée sur le racisme – lire ici et ), mais aussi de manifestation et de réunion (avec la banalisation depuis 2014 des interdictions préalables – lire ici et ).

Mais cette éclipse de l’idéal démocratique se retrouve aussi bien dans l’avènement d’un parlementarisme de caserne, avec le recours au 49.3 ou à la procédure accélérée pour faire taire les oppositions. Elle se prolonge dans la gestion interne du parti au pouvoir, le PS, dont le premier secrétaire, toujours non élu   par les adhérents, refuse le débat avec les courants critiques pour le congrès de juin et appelle de ses vœux un fait majoritaire qui mette fin à toute dissidence, imposant un esprit de parti caporaliste. Elle se traduit également par cette accoutumance au secret sur les enjeux d’intérêt – et d’argent – public comme en témoigne l’opacité de la procédure d’élection des présidences de l’audiovisuel public par le CSA – dont le président est lui-même nommé par le seul chef de l’État.

En contrepoids, on serait bien en peine de trouver, à l’heure des potentialités participatives, documentaires et informatives de la révolution numérique, une quelconque avancée sur le terrain du droit de savoir depuis que François Hollande a  été  élu  président  de la République. Tandis que la France ne dispose toujours pas d’une loi fondamentale sur le droit d’accès des citoyens à toute information d’intérêt public, à l’instar des FOIA américain (lire ici) ou britannique (lire là), la diabolisation d’Internet, de son agora sans frontières, de ses réseaux sociaux et des citoyens qui s’y expriment, est devenue l’obsession de gouvernants qui se comportent en propriétaires de l’esprit public, redoutant ce « n’importe qui » de l’idéal démocratique qui, aujourd’hui, fait enfin valoir ses droits – sans privilège de condition, de fortune, de  naissance, d’origine, de diplôme…

Pis, alors même qu’il entend mettre à la merci d’un État de surveillance nos secrets privés et intimes, l’actuel gouvernement n’a cessé de vouloir renforcer le secret qui protège l’ordre établi, aussi bien politique qu’économique, contre les curiosités légitimes des citoyens. C’est ainsi que  l’extension  du  domaine  du secret défense sous le pouvoir précédent à des lieux industriels et au renseignement intérieur  n’a pas été remise en cause. Tout comme la promesse d’une loi protégeant vraiment le secret des sources des journalistes, à l’inverse de celle actuellement en vigueur, a été sans cesse repoussée dans l’agenda parlementaire, sur pression du gouvernement.

Sans compter l’empressement de ce dernier à imposer à la hussarde une sacralisation du secret des affaires qui, si elle advenait, empêcherait toute enquête audacieuse sur les dégâts du capitalisme et les abus de ses oligarques. Nul hasard évidemment si cette priorité

figurait dans le dernier rapport de la Délégation parlementaire au… renseignement, animée par le député Jean-Jacques Urvoas, promoteur de l’actuelle loi liberticide (à lire ici). Lequel rapport, où Edward Snowden est décrit – ou plutôt calomnié – comme « un idiot utile au service des groupes terroristes », s’ouvre sur une citation du très peu démocrate Napoléon, faisant l’éloge des espions.

Napoléon, cet ennemi farouche de la liberté de la presse qui rêvait d’une France où il n’y ait plus « qu’un seul parti » et qui ne souffrait pas « que les journaux disent ni fassent rien contre nos intérêts ». Napoléon, symbole de ce césarisme dictatorial contre l’héritage duquel la gauche des libertés, des droits démocratiques et sociaux, n’a cessé de se dresser. Napoléon donc, devenu la référence des zélotes du pouvoir en place.

Politique de la peur et État d’exception

Le bonapartisme autoritaire n’aurait pas renié cette récente saillie du président du groupe socialiste au Sénat, un fidèle de François Hollande, s’en prenant   à ceux qui « chipotent » sur les libertés face au terrorisme (lire ici). Le plus grave, c’est que le propos n’ait pas soulevé plus d’indignation. Car quand le souci démocratique devient à ce point secondaire pour les élus de la nation, c’est une pédagogie de l’exception qui s’installe, celle des États de siège et d’urgence, des pouvoirs spéciaux en somme. Celle qui, dans l’aveuglement, la résignation ou l’indifférence, peut conduire aux pires abus des démocraties devenues de très basse intensité – les États-Unis l’ont vécu après 2001, la France le sait depuis la guerre d’Algérie.

Tout comme la SFIO des années 1950, égarée au point d’en perdre l’honneur, c’est à la démocratie comme idéal sans cesse inachevé et comme exigence sans cesse renouvelée que ce pouvoir tourne le dos. On n’en finirait pas de convoquer tous les penseurs de la démocratie, y compris les plus modérés, qui illustrent l’héritage intellectuel ainsi bradé. C’est Alexis de Tocqueville redoutant le « despotisme doux » d’une démocratie où « les citoyens sortent   un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent » alors que « s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort ». C’est Henri Bergson rappelant que la démocratie « s’est introduite comme protestation dans le monde » tandis que « la formule d’une société non démocratique serait “Autorité, hiérarchie, fixité” ».

C’est Pierre Mendès France évoquant « cette “tyrannie douce” dont parlait Tocqueville » à laquelle « conduisent insensiblement une information biaisée, une répression d’abord modérée, des tribunaux d’exception ou, en tout cas, rendus dociles, une législation ambiguë qui sera progressivement interprétée et déviée, des machinations et des provocations policières, des atteintes insidieuses aux libertés ». Pour Mendès France, cette tentation est indissociable, en France, de la « personnalisation du pouvoir » qui, en encourageant « la Nation à croire que tout sera résolu par un homme, sans qu’elle intervienne elle-même, choisisse et décide », livre la démocratie « à une couche de la population, à une élite, à une avant-garde ».

C’est, plus près de nous, le philosophe Claude Lefort pensant la démocratie comme  lieu  du  conflit, de la contradiction et de la  pluralité  –  et  non pas du conformisme, de l’obéissance et de l’homogénéité. C’est le sociologue Edgar Morin renchérissant par un appel à une « démocratie participative » face à un système représentatif « en voie de dévitalisation », marqué de plus par un  sévère « aplatissement de la pensée politique ».  C’est l’historien Pierre Rosanvallon souhaitant l’avènement d’une « souveraineté complexe », aux instances pluralistes et diversifiées afin de permettre « l’accroissement de l’influence de la société dans   le processus politique » tandis  que,  de  fait,  la   seule élection de représentants, qui plus est soumis au pouvoir  sans  partage  du  premier  d’entre  eux,  la marginalise et la dépossède (retrouver ici nos entretiens avec Pierre Rosanvallon et là sa critique du projet de loi sur le renseignement).

C’est enfin, tout récemment, le constitutionnaliste Dominique Rousseau appelant (ici, sur Mediapart)  à une « démocratie continue » face à un système institutionnel, celui de la Cinquième République, devenu « dangereux » en ce qu’il installe les gouvernants dans une « situation d’autisme politique » où pouvoir de décision et responsabilité politique sont déconnectés. En somme, une « démocratie sans le peuple » où les changements de cap d’un président s’émancipant du mandat qui lui a été confié, au point de ne plus mener la politique de sa majorité électorale, ne sont soumis à aucune validation dans les urnes.

Tous ces maux ne datent pas d’aujourd’hui. Mais, allant à rebours de l’espérance des électeurs de 2012 face à l’hystérisation de la présidence Sarkozy, la présidence Hollande sous le gouvernement Valls,  loin d’y remédier, les accentue,  les  systématise  et les radicalise. Confrontée à ses échecs et à son impopularité, elle a choisi de faire fi des alarmes et litière des espoirs en optant pour la solution de facilité : la politique de la peur, celle qui se sert des menaces terroristes pour instaurer un État d’exception. Le mot n’est pas trop fort pour décrire un État où le pouvoir exécutif étend de façon démesurée ses prérogatives secrètes en se mettant à l’abri des procédures de la justice et des enquêtes de la presse.

Avec le même aveuglement idéologique que les néoconservateurs américains, ce pouvoir transforme la lutte antiterroriste en guerre sans fin, la traque policière en défi militaire, la répression ciblée en mobilisation générale. Renonçant à une appréhension complexe du monde, il opte pour ce simplisme guerrier qui  ne  distingue  plus  que  des  amis  et  des ennemis. Ce faisant, il se place lui-même en opposition conflictuelle avec sa propre société, sa diversité ethnique et sa pluralité culturelle, regardant ses classes populaires comme des classes dangereuses et sa jeunesse indocile comme un désordre menaçant.

Sauver la République comme espérance démocratique

À rebours de tous les combats de la gauche contre les idéologies réactionnaires qui sacrifient les idéaux de liberté à une illusion de sécurité, le projet de loi relatif au renseignement entend officialiser la « société punitive » qu’entrevoyait Michel Foucault dans son cours au Collège de France de 1972-1973 (voir ici). C’est une société, expliquait le philosophe, où « le système de contrôle permanent des individus » est « une épreuve permanente, sans point final », « une enquête, mais avant tout délit, en dehors de tout crime ». « C’est une enquête de suspicion générale et a priori de l’individu », insistait-il, « qui permet un contrôle et une pression de tous les instants, de suivre l’individu dans chacune de ses démarches, de voir s’il est régulier ou irrégulier, rangé ou dissipé, normal ou anormal ».

Cette surveillance généralisée est une arme de coercition éthique et politique. En privant l’individu de sa part secrète d’autonomie, elle l’invite à se conformer aux normes dominantes, à ne jamais se  rebeller, à rester dans le rang, à se soumettre et à obéir. « Privé, c’est libre en secret », énonçait Thomas Hobbes dans son Léviathan (1651), définition dont la portée politique dépasse la seule dimension intime de la vie privée. Préserver notre for intérieur du pouvoir d’État est la condition première des émancipations futures. Si nous voulons non seulement rester libres mais surtout inventer les libertés nouvelles, il nous faut impérativement préserver de toute inquisition étatique cet espace où nous pouvons penser à part et à l’écart, contre et ailleurs, en dehors et en retrait.

Les documents de la NSA américaine révélés par Edward Snowden montrent que tel est bien l’enjeu démocratique de la surveillance de masse,  et  non pas l’efficacité antiterroriste qui lui sert de prétexte. Loin d’être ciblée, elle vise tous azimuts, jusqu’aux gouvernants alliés, aux entreprises étrangères, aux concurrents économiques, aux journalistes indociles, aux citoyens protestataires, aux idées dissidentes, etc. La menace devient  indistincte  et,  par  conséquent, la suspicion générale. Au lieu de mettre au service  de la société les potentialités démocratiques de la révolution numérique, il  s’agit  de  les  confisquer  au service du pouvoir exécutif, avec la complicité  des grands opérateurs économiques. Désormais, qui tiendra le pouvoir disposera du savoir, s’appropriant cette connaissance panoptique tandis que le droit de savoir des citoyens sera entravé, ne cessant de se heurter à des secrets barricadés, de défense ou des affaires.

Tous ceux qui douteraient encore de la dangerosité de cet engrenage pour la société et ses libertés politiques doivent lire le témoignage de Glenn Greenwald sur l’affaire Snowden, Nulle part où se cacher (JCLattès, voir ici). S’appuyant  sur  les  archives  de  la  NSA, il  répond  de  façon  pédagogique  à  la  question  :

«  En  quoi  un  État  de  surveillance  est-il  nocif  ? »

« Tout ici, explique-t-il,  tend  à  mettre  en  lumière le marché implicite qui est offert aux citoyens : ne  remettez rien en question et vous n’aurez rien à craindre. Occupez-vous de vos affaires, et soutenez, ou du moins tolérez ce que nous faisons, et tout ira bien. En d’autres termes, si vous souhaitez rester vierge de toute accusation, vous devez éviter de provoquer les autorités qui manient ces pouvoirs de surveillance. C’est un marché qui invite à la passivité, à l’obéissance et à la conformité. L’option la plus sûre, le moyen d’avoir la garantie qu’on vous “laisse tranquille”, c’est de garder le silence, de ne pas se montrer menaçant et de rester docile. »

S’agissant de la presse, dont la liberté est au service du droit de savoir des citoyens, le projet de loi sur   le renseignement est une menace directe. Prises en tenaille entre la propagande des communicants et l’espionnage des services, les vérités qui « portent   la plume dans la plaie », selon la célèbre formule d’Albert Londres, auront encore plus de mal à s’imposer dans l’espace public, voire à simplement émerger. Le champ de la surveillance, tel qu’il est défini par l’article 1er du projet de loi (retrouver ici  sa version définitive), recouvre toutes les enquêtes sensibles menées par Mediapart, sans exception, qu’elles concernent la diplomatie étrangère, la vie économique ou la politique intérieure. Karachi, Kadhafi, Dassault, Tarnac, Sivens, Bettencourt, Cahuzac, ventes d’armes, industrie pharmaceutique, établissements bancaires, etc. : toutes les révélations qui font notre réputation pourraient être  entravées par cette surveillance généralisée, sans compter qu’en France, les pistes qu’elles ouvrent n’épargnent pas    le cœur du pouvoir d’État, la présidence de la  République.

On nous opposera que les journalistes, tout comme les magistrats, avocats et parlementaires, sont explicitement exclus du champ de la surveillance. C’est faux, puisque le texte donne au premier ministre (nommé par le président) le droit d’autoriser toutes

« les techniques de recueil du renseignement » envers un journaliste selon une appréciation dont il sera le seul juge, l’avis de la commission de contrôle n’étant que consultatif. Pour avoir été témoin (et victime)   de l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Élysée sous la présidence Mitterrand, je sais d’expérience combien les contrôles sont fragiles, sinon vains, quand le pouvoir exécutif fait lui-même les questions et les réponses. On maquille les demandes de surveillance, on invente des prétextes pour les documenter, on se barricade derrière le secret défense, on enfume les instances de contrôle, insuffisantes ou complaisantes, et si, d’aventure, le complot est éventé, on s’empresse d’inventer une légende calomniatrice pour justifier l’injustifiable.

L’histoire de  France  nous  a  habitués  à  ce  que  des pouvoirs de droite, conservateurs par réflexe, autoritaires par habitude, s’en prennent aux libertés. Mais ce n’était pas une fatalité sans retour puisque l’opposition de gauche devenait l’alternative en disant non à ce « coup d’État permanent ». Aussi quand c’est au tour d’une majorité élue par  la gauche d’y céder avec le zèle des convertis et le soutien de la droite, le désastre est bien plus grand. Combattre la loi sur le renseignement, ce n’est pas seulement refuser la surveillance généralisée. C’est aussi sauver la République comme espérance et exigence démocratiques.

Boite noire

Mediapart s’associe et participe à toutes les initiatives unitaires et citoyennes contre le projet de loi relatif au renseignement. Tous les syndicats de journalistes appellent les parlementaires à voter contre ce texte (lire ici la lettre que le principal d’entre eux, le SNJ, suggère d’adresser aux élus).

Lundi 4 mai, veille du vote à l’Assemblée nationale, cette mobilisation prendra plusieurs  formes,  dont  en direct de Mediapart « Six heures contre la surveillance », de 16 h à 22 h, ainsi qu’un rassemblement place des Invalides à Paris, à 18 h 30. Toutes les précisions sont ici.

Sous l’onglet « Prolonger », j’ai ajouté deux vidéos de conférences, l’une à l’Université Populaire de Nantes, l’autre aux « Ernest » de l’ENS-Ulm à Paris, où je reviens plus en détail sur l’écosystème de la démocratie, aujourd’hui bien mis à mal dans cette démocratie de basse intensité qu’est, plus que jamais, notre pays, la France.

Prolonger

Par contraste avec la régression politique (et intellectuelle) incarnée par la présidence Hollande sous le gouvernement Valls, voici en complément les vidéos de deux conférences sur l’écosystème de la démocratie. L’une, donnée fin 2012, à l’Université Populaire de Nantes, au lendemain de nos premières révélations sur l’affaire Cahuzac. L’autre, donnée début 2014, à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm à Paris, dans le cadre des « Ernest », exercice qui impose d’exposer clairement un sujet sans dépasser quinze minutes.

Le concept de Mythomanie (mensonge pathologique) au cours de l’Histoire … Des flics mythomanes.

Communication

L’évolution du concept de mythomanie dans l’histoire de la psychiatrie

The evolution of the concept of mythomania in the history of psychiatry

T. Haustgen a,*, M.-L. Bourgeois b
a CMP, 77, rue Victor-Hugo, 93100 Montreuil, France
b Institut Pitres et Régis, hôpital Charles-Perrens, IPSO, université Victor-Segalen Bordeaux-II, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux cedex, France
Disponible sur internet le 22 mai 2007

Résumé

Au XIXème siècle, les allégations mensongères et l’exubérance imaginative sont signalées dans plusieurs formes d’aliénation mentale : monomanie intellectuelle (Esquirol, 1819), folies héréditaires (Morel, 1860), mégalomanie (Dagonet, 1862 et 1876), délire de grandeur (Foville, 1871) — avec prévalence de thèmes de filiation — et surtout folie hystérique (J. Falret, 1866 ; Lasègue, 1881). Plusieurs mystificateurs célèbres dans l’histoire (fausses Jeanne-d’Arc, faux Louis XVII) auraient présenté ce type de troubles. Delbrück trace pour la première fois en Allemagne le tableau d’une forme d’aliénation reposant sur la déformation de la vérité qu’il nomme mensonge pathologique ou pseudologie fantastique (1891). Le Français E. Dupré (1862–1921) décrit en 1905 la mythomanie et ses trois formes : 1) vaniteuse (hâblerie fantastique, autoaccusation criminelle, simulation de maladies) ; 2) maligne (mystification, hétéro-accusation calomnieuse) ; 3) perverse (escrocs, séducteurs d’habitude, mythomanes errants). À partir de 1910, il en fait le fondement des délires dimagination, soit chroniques (autosuggestion, fabulation), soit aigus (souvent symptomatiques de troubles mentaux organiques). En 1919, à travers sa doctrine des déséquilibres constitutionnels héréditaires, il en fait le substratum de lhystérie. Cette conception est reprise par Delmas et Boll (1922), Heuyer (délire de rêverie, 1922), Vinchon (1926), Dide (1935), mais critiquée par l’école de Charcot (Janet), le courant phénoménologique (K. Schneider) et les adeptes de la notion de structure (Ey). Les paraphrénies confabulante et fantastique de Kraepelin (1913) sont rapprochées des délires d’imagination par les élèves de H. Claude (Nodet, 1937). Mais l’intuition devient un mécanisme délirant autonome (1931), tandis que Delay (1942), puis Guiraud (1956) différencient la fabulation de la mythomanie. Le terme disparaît des classifications à partir du DSM-III (1980), lentité de Dupré se trouvant éclatée entre les troubles délirants (à type de grandeur), les troubles factices, les personnalités antisociales, narcissique et borderline. La tendance actuelle est en revanche de différencier le mensonge pathologique des troubles délirants, du syndrome de Ganser et de la confabulation (presbyophrénie ou syndrome de Korsakoff). Ses liens avec la personnalité histrionique restent par ailleurs controversés.

© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Abstract

During the l9th century, morbid lying and imaginative exuberance are pointed out in several forms of the mental alienation: Intellectual monomania (Esquirol, 1819), hereditary madness (Morel, 1860), megalomania (Dagonet, 1862 and 1876), grandiose delusion (Foville, 1871) — with ideas of filiation — and over all hysterical madness (J. Falret, 1866; Lasègue, 1881). Several historical personages reincarnated (false Joan of Arc, false Louis XVII) have likely suffered from these disorders. For the first time in Germany, Delbrück isolates an autonomous form of pathological lying that he calls “pseudologia fantastica” (1891). The French alienist E. Dupré (1862-1921) describes in 1905 the mythomania and its three forms: 1) vain (fantastic boasting, criminal autoaccusation, malingering); 2) mischievous (hoax, slanderous accusation, anonymous letters); 3) perverse (swindlers, seducers, wandering mythomania). Dating from 1910, Dupré characterizes the delusions based on “imaginative” mechanisms, with grandiose ideas, either chronic (autosuggestion, confabulation), or acute (often symptomatic of delirium, dementia, amnestic or mood disorders). In 1919, he considers mythomania as the basis of hysteria, through its “constitutional” (or “temperamental”) theory of mental disorders. These conceptions are accepted by Delmas and Boll (1922), Heuyer (“délire de rêverie”, 1922), Vinchon (1926) and Dide (1935), but criticized by the pupils of Charcot (Janet), the phenomenologists (K. Schneider) and the “structuralist” school (Ey). Kraepelin’s confabulatory and fantastic paraphrenias are compared with Dupré’s imaginative delusions by the pupils of H. Claude (Nodet, 1937). But the intuition is separated from the imagination as an autonomous delusional mechanism (1931), whereas Delay (1942) and then Guiraud (1956) distinguish confabulation from mythomania. Since the DSM-III (1980), the word mythomania is no more retained into psychiatric classifications. The clinical entity of Dupré is divided in delusional disorders (grandiose type), facticious disorders, antisocial, narcissistic and borderline personality disorders. On the other hand, pathological lying is nowadays differentiated from malingering, delusions, Ganser’s syndrome and confabulation. Its boundaries with histrionic personality disorder are not clear. © 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés : Constitution ; Dupré ; Fabulation ; Hystérie ; Imagination ; Mégalomanie ; Mensonge ; Paraphrénie ; Pseudologie fantastique

Keywords: Confabulation; Constitution; Dupré; Hysteria; Imagination; Lying; Megalomania; Paraphrenia; Pseudologia fantastica

De tout temps, les moralistes et les philosophes se sont intéressés au mensonge. « Le revers de la vérité a cent mille figures et un champ indéfini », note Montaigne dans les Essais. Tandis que La Fontaine proclame, dans « Le Statuaire et la statue de Jupiter » : « L’homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges. » Il n’est guère surprenant que la médecine aliéniste ait mis longtemps à présenter une vue unitaire et synthétique d’un phénomène dont les écrivains avaient décelé le caractère multiforme et universel. Par ailleurs, depuis la critique des monomanies de J.-P. Falret, l’inclusion dans la pathologie d’une conduite sociale frappée dostracisme semblait un peu suspecte aux cliniciens. Ce n’est donc pas avant la fin du XIXème siècle que vont être isolées des formes de mensonge pathologique, d’abord par plusieurs auteurs allemands [9,34], ensuite par le Français E. Dupré, qui forge en 1905 le néologisme de mythomanie [13]. Ce terme, passé dans le langage courant sous forme d’épithète, est resté très populaire chez les psychiatres français, alors qu’il n’est pratiquement pas employé dans les travaux anglo-américains qui lui préfèrent « mensonge pathologique » ou le vocable germanique « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica ou fantastica) [12,28,31,32,51].

1. Les mythomanes avant la mythomanie.

Mais des cas de menteurs manifestement pathologiques se retrouvent bien sûr antérieurement dans les annales historiques, puis dans les écrits des premiers aliénistes. Avant Dupré, c’est à lintérieur de deux registres de la pathologie mentale quon recense les futurs mythomanes : d’une part, les monomanies intellectuelles et les délires ; d’autre part, l’hystérie. Il nous faut d’abord passer en revue quelques-uns des pittoresques mystificateurs des siècles passés, épinglés par les historiens.

1.1. Les mystificateurs

Les cas de falsification du réel qui ont longtemps symbolisé la folie aux yeux du grand public sont ceux de personnages historiques réincarnés, sans qu’on puisse toujours déterminer si les intéressés sont des escrocs, des individus suggestibles instrumentalisés ou de véritables délirants. Sainte-Beuve notait [25] : « On ferait une liste curieuse de pseudo-prétendants qui ont surpris un moment la crédulité publique et celle des nations. Depuis le faux Smerdis qu’Hérodote nous raconte, les faux Agrippa, les faux Drusus, les faux Néron rapportés par Tacite, bien des têtes ont travaillé sur ce thème émouvant d’un prince mystérieusement disparu. » Condition de son accession à un statut mythique, le personnage réincarné est en général mort jeune, soit violemment, soit dans des conditions mystérieuses. Au cours des siècles, l’on voit ainsi se succéder les fausses Jeanne d’Arc, dont la plus célèbre, la dame des Armoises, a fait l’objet d’une thèse de Strasbourg en 1951 [33], Perkin Warbek (prétendument l’un des enfants d’Édouard IV d’Angleterre, disparu en 1483 dans la Tour de Londres), Pougatchev (se disant Pierre III de Russie et dont la révolte manqua de faire basculer l’empire de la Grande Catherine), puis les faux Louis XVII : une trentaine de cas recensés, dont huit internés dans des maisons de santé au XIXème siècle [25]. Sérieux et Capgras considèrent le plus célèbre d’entre eux, Naundorff, comme un délirant interprétatif : « Loin d’être un imposteur, il fut, semble-t-il, un interprétateur de bonne foi quand il contait la substitution au Temple et son séjour en Vendée chez un individu qu’on n’a jamais retrouvé, dans un château qu’on n’a pu situer. C’est avec la même conviction qu’il publiait plus tard sa Doctrine céleste où il exposait ses élucubrations mystiques, affirmant que Jésus-Christ n’est pas un dieu, mais un ange » [50]. Plus proche de nous, la fausse grande-duchesse Anastasia de Russie (pour l’état civil, l’Américaine Anna Anderson, morte en 1984).

Plusieurs personnages historiques semblent avoir présenté des thèmes (délirants ?) de filiation. Le plus célèbre est sans doute Christophe Colomb en personne, dont P. Erlanger décrit inimitablement la genèse des idées de grandeur : « Imaginatif, il l’était essentiellement et aussi doué de cette ambition poétique courante chez les contemporains de la chevalerie, aux yeux desquels un arbre généalogique recelait cent mystérieuses vertus. Le fils d’un tisserand de 1453 n’aurait pas seulement trouvé la société entière dressée contre lui s’il avait prétendu faire carrière. Il n’aurait jamais eu le courage de se poser en rival de ses supérieurs, les descendants des soudards de Guillaume le Conquérant, des pouilleux soldats de Charlemagne. Ces gentilshommes aux beaux noms, ces puissances taboues disposaient d’une arme magique qu’un Colomb de Gênes avait un seul moyen de neutraliser : se proclamer un des leurs et le croire. Ceux qui aiment donner des noms savants aux petites faiblesses humaines l’ont traité de menteur pathologique. Si la maladie consiste à mentir de façon convaincante, c’est-à-dire après s’être persuadé soi-même, Colomb assurément en fut atteint […]. Sa version personnelle le présente comme issu du comte Colombo, seigneur de Cuccaro-en-Montferrat, descendant du général romain Colonius qui vainquit Mithridate, roi du Pont, l’amena prisonnier à Rome » [18]. Des histoires d’accouchement clandestin et d’enlèvement d’enfant enrichissent les thèmes délirants de filiation de la princesse Tarakanova, soi-disant fille naturelle de la tsarine Elisabeth (encore une Russe !), morte en prison en 1775, et de Maria-Stella Chiapini, se disant Marie-Étoile d’Orléans, fille de Philippe-Égalité, à laquelle aurait été substitué le futur roi Louis-Philippe et qui mourut à Paris en 1843. Toujours au siècle des Lumières, d’illustres mystificateurs font, à travers des récits luxuriants, la jonction entre alchimistes et astrologues de la Renaissance, médiums, spirites et voyantes du XIXème siècle : le faux comte de Cagliostro (mort dans les geôles de l’Inquisition) et le faux comte de Saint-Germain. Si ces personnages firent en leur temps de nombreuses dupes, il est curieux de constater que des pseudo-historiens les ont relayés jusqu’à nos jours dans le cas des fausses Jeanne d’Arc, brodant à partir du XIXème siècle des thèmes de filiation (Jeanne, fille naturelle d’Isabeau de Bavière) sur la mystification initiale du XVe siècle. Régine Pernoud n’a pas manqué de fustiger « ces écrivains qui, en marge de l’Histoire, fabriquent des fables dont la plupart fourniraient d’admirables objets d’études aux psychanalystes, voire aux psychiatres, car chez quelques-uns, l’emportement avec lequel ils exposent leur thèse touche à la frénésie » [45].

1.2. Monomanies, folies héréditaires et délires de grandeur.

Dès 1800, la première édition du Traité médico-philosophique de Pinel relate les disputes de « trois aliénés qui se croyaient autant de souverains et qui prenaient chacun le titre de Louis XVI ». L’auteur raconte comment Mme Pussin, « en paraissant se prêter à leurs idées imaginaires », réussit à les calmer tour à tour ([46] p. 92–95). Le cas d’un des faux dauphins (Louis XVII), Jean-François Dufresne, 36 ans, neveu d’un conseiller d’État, soigné en 1818 par Esquirol, est l’une des illustrations cliniques du premier mémoire sur la monomanie, publié en 1819, repris en 1838. D’abord hypocondriaque, puis lypémaniaque, il « devient monomaniaque aussitôt après la lecture d’un journal. Cette lecture suffit pour produire une conviction indestructible […]. Il n’a point été possible de persuader à ce malade qu’il est le jouet de son imagination égarée » ([19] p. 11–19). Dans ses leçons cliniques, J.-P. Falret estime que « la production spontanée, c’est-à-dire sans cause appréciable, des idées dans la folie [est] un mode de génération des délires exceptionnel » ([21] p. 190). De nombreux cas de manifestations délirantes jaillissant brutalement de l’imagination, à thèmes de grandeur et de filiation, jalonnent toutefois les ouvrages de médecine mentale de la seconde moitié du XIXème siècle. Morel décrit en 1860, dans la 2ème classe de ses folies héréditaires, « des rêveurs, des utopistes, des esprits faux qui, dans les conceptions, fruits de leur intelligence et de leur imagination, apportent la même excentricité, le même dévergondage, que dans leurs actes ». Aimé P. « se fait passer pour un descendant des ducs de Lorraine […]. Ces sortes d’aliénés finissent par s’identifier dans les rôles qu’ils se donnent et par regarder comme véritables et réelles les conceptions les plus extravagantes de l’esprit de mensonge qui les caractérise » ([41] p. 546–548). L’une des orgueilleuses de la folie lucide de Trélat (l861), Mme S., femme d’un peintre en bâtiment, est persuadée d’être « Henriette Constantine Hortense Venda Wasilewska, veuve du comte d’Osmont, de Varsovie » ([53] p. 186–191).

En 1871, Foville explicite les mécanismes psychologiques qui conduisent au développement d’idées de grandeur et de filiation dans certaines formes d’aliénation chronique : « Frappés du peu de rapport qui existe entre leur position bourgeoise et la puissance dont leurs ennemis doivent disposer pour les atteindre en dépit de tout, quelques-uns de ces malades finissent par se demander si réellement ils sont aussi peu importants qu’ils le paraissent. Une nouvelle personnalité s’ouvre à leur esprit tourmenté […]. Si l’on a un si grand intérêt à les perdre […] c’est qu’ils appartiennent à un rang élevé, c’est que les gens qu’ils avaient considérés comme leurs parents ne sont pas leurs parents véritables, c’est qu’eux, ils appartiennent en réalité à une famille de premier ordre, à une souche royale le plus souvent. » Foville évoque également « les faiseurs de projets absurdes, dont les élucubrations vont s’enfouir dans les catacombes du ministère, les inventeurs du mouvement perpétuel, de la quadrature du cercle, les individus qui ont toujours un système prêt, ceux qui s’imaginent qu’avant eux la science n’était qu’un amas d’erreurs, les grands hommes incompris, les orateurs déclassés », mais pour les écarter du délire de grandeur [24].

Dans l’édition de 1876 de son traité, H. Dagonet développe sa conception de la mégalomanie (terme qu’il a forgé dès 1862) : « Il serait difficile d’énumérer toutes les idées chimériques que l’imagination des individus, atteints de monomanie ambitieuse, vient à leur créer, et qu’ils prennent pour autant de réalités. Les uns se croient prophètes, dieux ; les autres sont riches, puissants, ce sont des généraux, des ministres, de grands seigneurs, des princes, des rois ; ils commandent à l’univers entier, ils donnent avec dignité et protection des ordres à ceux qui les entourent, quelques-uns se croient des savants distingués, des poètes, des orateurs, etc. D’autres sont des réformateurs en politique, en finances, en religion » ([6] p. 268). En 1882, Magnan fera du délire de grandeur la troisième période de son délire chronique à évolution systématique [39].

1.3. Les hystériques avant Charcot.

On peut considérer la description par Jules Falret (fils) de la folie hystérique en 1866 (reprise dans son traité de 1890) comme la première expression des traits de caractère permanents de l’entité. Ce tableau, qui n’a rien à voir avec les futures psychoses hystériques, s’inscrit dans le cadre du démembrement de la folie raisonnante ou folie morale (monomanie affective dEsquirol), à laquelle la Société médico-psychologique consacre alors plusieurs séances. Le mensonge y occupe une place de premier ordre, ce qui va communiquer à l’hystérie des aliénistes un cachet particulièrement sombre [22] : « Un fait principal, essentiellement caractéristique chez les hystériques, c’est lesprit de duplicité et de mensonge. Ces malades sont de véritables comédiennes ; elles n’ont pas de plus grand plaisir que de tromper et dinduire en erreur. Les hystériques, qui exagèrent jusqu’à leurs mouvements convulsifs (lesquels sont souvent en partie simulés), travestissent et exagèrent également tous les mouvements de leur âme, toutes leurs idées et tous leurs actes. Elles affichent à chaque instant des sentiments quelles nont pas, elles jouent la douleur comme la gaieté, lamour comme la haine. Elles affectent la sympathie la plus vive pour les personnes quelles détestent cordialement ; elles aiment à méditer des projets de vengeance, à combiner des tours infâmes, des machinations infernales, des calomnies destinées à ruiner la réputation des personnes auxquelles elles prodiguent les témoignages de laffection la plus vive et la plus hypocrite ; elles inventent mille ruses, mille histoires mensongères. Elles composent de véritables romans. En un mot, la vie des hystériques nest quun perpétuel mensonge » ([22] p. 502).

Dans les années 1880, les prédécesseurs de Dupré à l’Infirmerie spéciale de la préfecture de police renchérissent. Lasègue présente le 28 mars 1881 à la Société médico-psychologique sa communication sur « les hystériques, leur perversité, leurs mensonges ». Il y décrit les « créations imaginaires » des hystériques. Leurs deux caractéristiques seraient « l’histoire arrangée et récitée par cœur, son acceptation par l’entourage. C’est ce dernier caractère qui différencie ce genre de perturbation morale de la folie proprement dite. Celle-ci ne se gagne pas, tandis que ces romans dhystériques imposent par leur vraisemblance. […] Les mensonges, les inventions des hystériques ne sont que le résultat dun mode de combinaison entre un fait faux, dune part, et, dautre part, une sorte de sagacité qui donne à ce fait inventé un certain caractère de vraisemblance » [36].

En 1883, Legrand du Saulle publie son étude, Les Hystériques. État physique et état mental. Actes insolites, délictueux et criminels. Le troisième des quatre degrés de lhystérie comporte, à côté des attaques de sommeil et des dédoublements de la personnalité, les mensonges, les tromperies et les dénonciations calomnieuses [37]. Pour les élèves de Charcot, ces troubles du caractère résulteraient de l’association de l’hystérie neurologique avec un terrain dégénératif [16]. Toutefois, Magnan ne fait pas en 1882 de la tendance au mensonge l’un des « syndromes épisodiques » de la dégénérescence mentale [39].

C’est l’Allemand Delbrück (de Stuttgart) qui isole, semble-t-il pour la première fois, en 1891 un trouble mental basé sur les conduites mensongères, à partir de cinq cas d’aventuriers de la haute escroquerie financière, en Autriche et en Allemagne. Il intitule sa communication (qui sera traduite en anglais en 1969), « Le mensonge pathologique ». C’est lui qui propose le terme de « pseudologie fantastique » (pseudologia phantastica) [9]. Peu après (1898), Koppen met l’accent sur l’assimilation, dans le mensonge pathologique, entre mensonge et réalité aux yeux du malade, ce qui apparente ce dernier à un véritable délirant [34].

2. L’oeuvre d’Ernest Dupré (1905–1919)

Le Docteur Ernest Dupré (1862–1921), médecin des hôpitaux de Paris depuis 1899, professeur agrégé à la Faculté, donne une série de leçons cliniques sur la mythomanie en 1905, aussitôt publiées dans le Bulletin médical. Il fait, avec son interne Benjamin-Joseph Logre (1883–1963), une première communication sur les délires dimagination au congrès des aliénistes de langue française d’août 1910, tenu à Bruxelles et à Liège. Il devient en 1913 (et non en 1905, comme on l’écrit généralement) médecin-chef de lInfirmerie spéciale (où il succède à Legras) et en 1916 professeur titulaire des maladies mentales et de l’encéphale (à la disparition de G. Ballet). Mais c’est seulement en novembre 1919 qu’il expose, dans sa leçon inaugurale, la doctrine des constitutions (ou déséquilibres constitutionnels du système nerveux).

2.1. Mythomanie

Dupré définit la mythomanie comme une « tendance pathologique plus ou moins volontaire et consciente au mensonge et à la création de fables imaginaires » [13]. Il parle déjà de « tendance constitutionnelle » en 1905 : « Si lon devient menteur, on naît mythomane. » Il exclut de l’entité le mensonge et la simulation épisodiques, l’activité mythique normale de l’enfant et les formes d’aliénation comportant des altérations habituelles de la vérité (il sera plus nuancé dans la suite de son travail sur leur éventuelle appartenance à la mythomanie) : confusion mentale, onirisme, délires systématisés, maladie maniaco-dépressive, états démentiels. Le contexte sociologique de l’époque explique sans doute l’étymologie du vocable de Dupré : débuts de l’anthropologie, de l’ethnographie et de l’étude des mythes ancestraux, assimilation du malade mental à l’enfant et au primitif [38].

La véritable mythomanie se caractérise par son manque de finalité, son caractère immotivé, sa durée et son intensité. Chez l’adulte comme chez l’enfant mythomanes, Dupré retrouve le même terrain (dégénérescence, déséquilibration), le même fond mental (infantilisme psychique), les mêmes associations morbides et les mêmes degrés :

  • altération de la vérité (par exagération, atténuation ou déformation de faits réels), involontaire, inconsciente, désintéressée (rôle de la suggestibilité) ;
  • mensonge caractérisé, tous les intermédiaires étant possibles entre le mensonge-moyen, utilitaire, et le mensonge-tendance, habituel, inutile, presque toujours encadré d’une fable ;
  • simulation, forme de fabulation en acte faisant jouer les tendances à l’imitation (adultes surtout) ;
  • fabulation fantastique, aboutissant au roman mythopathique imaginaire.

Dupré distingue trois formes cliniques principales de mythomanie, parfois associées et comprenant elles-mêmes de nombreuses variétés :

  • débiles : soit hâblerie fantastique, récits fabuleux d’aventures romanesques, vantardises, fanfaronnades (Tartarin de Tarascon), fugues des mythomanes infantiles migrateurs (petits Robinsons) ; soit autoaccusation criminelle, forme dépressive du « besoin pathologique de gloriole », qui emprunte aux événements de l’actualité (rôle de l’appoint éthylique) ; soit simulations d’attentats, faux accidents (nous sommes à l’époque des attentats anarchistes) ; soit simulations de maladies, de lésions et de troubles organiques (automutilations, ulcérations, ecchymoses, algies, paralysies), faux hypocondriaques (que Dieulafoy décrira en 1908 sous le nom de pathomimies), laparotomisés par persuasion (futur syndrome de Münchhausen).
  • la mythomanie maligne, qui s’associe aux diverses manifestations de linstinct de destruction : forme malicieuse des mystificateurs d’habitude ou professionnels (fabulations orales ou écrites, inspirées de l’actualité, supercheries variées, dont sont les cibles des victimes suggestibles, spiritisme, occultisme, dépôt de fausses bombes) ; ou hétéro-accusation calomnieuse avec dénonciation de crimes imaginaires (hétéro-accusation génitale, violences simulées, plaintes des faux enfants martyrs), lettres anonymes, faux témoignages.
  • la mythomanie perverse, qui vise à la satisfaction d’intentions cupides, sexuelles ou passionnelles : fraudes et escroqueries, abus de confiance, faux héritages (cas de Delbrück, affaire Thérèse Humbert, contagion mentale et complicité inconsciente de l’entourage) ; mythomanes sexuels (polygames, séducteurs professionnels) ; mythomanes errants, « véritables fables en marche racontant leurs odyssées […] qui ont autant de tendance à mentir qu’à voyager » (« Tout aventurier est né d’un mythomane », écrira A. Malraux dans La Voie royale).

Pour Dupré, il existe de nombreuses analogies entre la mythomanie et lhystérie : simulation provoquée ou spontanée d’un fait inexistant, autosuggestion. Le critère différentiel couramment avancé (caractère conscient et volontaire de la mythomanie) paraît bien contestable car contingent, difficile à mettre en évidence et à mesurer, aboutissant au même résultat clinique. En suivant la voie tracée par Babinski (qui avait retranché les manifestations pithiatiques de l’hystérie en 1901), il convient donc de poursuivre le démembrement de la « grande névrose », d’en détacher cette « véritable diathèse de mensonge et de fabulation » que constitue la mythomanie.

2.2. Délires d’imagination

2.2.1. Une faculté mentale au statut incertain

Aristote définissait limagination comme la faculté de faire ressurgir une image mentale en labsence de son objet initial. Elle dépendait de la mémoire. Pour Galien, l’âme raisonnable se subdivisait en imagination, raison proprement dite et mémoire. Jusqu’au XVIIIème siècle, l’imagination va désigner de manière générale la pensée et les représentations sensibles, tandis que fantaisie dénommait ce que nous appelons aujourd’hui imagination. C’est dans la première de ces acceptions que Pinel parle le plus souvent de l’imagination. Baillarger voyait encore en 1845, dans « lexercice involontaire de la mémoire et de limagination », le point de départ des hallucinations, mais aussi des troubles de lhumeur, de la stupidité et du délire aigu ([3] p. 499). C’est Kant qui, dans la Critique de la raison pure, introduit le concept moderne d’imagination productrice (dite plus tard créatrice ou constructive), liée pour lui à l’intuition, tandis qu’il abandonne la vieille imagination reproductrice d’Aristote aux « psychologues » : « En tant que l’imagination est spontanéité, je l’appelle aussi quelquefois imagination productrice et je la distingue par-là de l’imagination reproductrice, dont la synthèse est uniquement soumise à des lois empiriques, à celles de l’association et qui n’appartient pas à la philosophie transcendantale, mais à la psychologie. »

En 1900, T. Ribot publie une étude sur limagination créatrice [47]. Pour Chaslin (1912), cette dernière peut connaître diverses perturbations en pathologie mentale : augmentée dans lexcitation maniaque et la paralysie générale, diminuée dans la neurasthénie, les folies discordantes et les démences, affaiblie dans l’idiotie ou pervertie dans les idées de grandeur, les pseudo-souvenirs, la vantardise pathologique, comme chez les inventeurs méconnus : « Les perversions de l’imagination peuvent être indépendantes d’idées vraiment délirantes. Elles sont parfois si développées et si extravagantes qu’on les appelle “délire d’imagination”. Elles touchent de près aux mensonges et d’autre part aux faux souvenirs des gens qui ont perdu la mémoire et qui inventent inconsciemment des récits fantastiques » ([5] p. 107). C’est à propos de ces cas que Neisser avait décrit en 1905 un délire de confabulation, reprenant un terme utilisé par Kahlbaum dans son tableau de la presbyophrénie (1863). De même, Sérieux et Capgras faisaient en 1909 du délire de fabulation une variété de leur délire dinterprétation systématisé ([50] p. 161–168).

2.2.2. Psychoses imaginatives

Mais c’est seulement en 1910–1911 [14] que Dupré élève limagination au rang de mécanisme délirant, sur le modèle de l’interprétation et de l’hallucination (il a publié en 1907, quatre ans avant G. Ballet, une Revue polyclinique des psychoses hallucinatoires chroniques) : « L’imaginatif, également insoucieux des constatations sensorielles et des démonstrations logiques, exprime des idées, expose des histoires, émet des affirmations à la réalité desquelles, en dehors de toute expérience et de tout raisonnement, il attache immédiatement croyance. Le malade, réalisant d’emblée ses associations didées, transporte dans le monde extérieur ses créations subjectives, en leur conférant tous les caractères de lobjectivité. Il procède par intuition, par autosuggestion, par invention. Le point de départ de son erreur n’est pas la notion d’un fait extérieur, exact ou inexact, source d’un raisonnement incorrect ou résultat d’une perception fausse, mais une fiction d’origine endogène, une création subjective. Linterprétant procédait en savant ; limaginatif procède en poète » ([15] p. 96-97).

Le terrain est celui de la mythomanie constitutionnelle, dont le délire d’imagination n’est que l’« exagération morbide ». Pour Dupré, il existe une « identité foncière » entre le mensonge intentionnel et la mythomanie délirante, « totalement impossibles à distinguer dans la pratique » (ibid., p. 126). Le trouble s’alimente de fabulations rétrospectives et d’hallucinations de la mémoire. Le roman mythopathique se met en place « extemporanément, sur-le-champ, souvent par une réponse imprévue ». L’abondance même du délire nuit à sa systématisation. On note une « association fréquente et étroite, dans la réalité, des éléments de mensonge et de délire, en apparence inconciliables et même contradictoires » (ibid., p. 127). À l’inverse des délires d’interprétation, les délires imaginatifs sont le plus souvent variables, polymorphes, d’évolution irrégulière. Ils s’organisent en dehors de toute logique, selon les lois de continuité et de succession d’un récit (ibid. p. 154). Les thèmes, initialement de grandeur, d’invention et de filiation, peuvent évoluer vers la persécution et la revendication (ibid. p. 129). On relève des conséquences médicolégales spécifiques : faux témoignages, revendications d’ordre filial ou familial, escroqueries, vagabondage (comme dans les formes maligne et perverse de la mythomanie). À côté des délires chroniques d’imagination, Dupré et Logre décrivent des psychoses imaginatives aiguës (ibid., p. 167– 168), de début brutal, se déclenchant sur un fond de faiblesse de l’intelligence, d’aptitude mythopathique constitutionnelle et d’éréthisme psychique. Leur thématique est absurde, mais ne s’appuie sur aucune activité hallucinatoire. Elles évoluent en général favorablement. Contrairement au délire chronique d’imagination, elles sont le plus souvent symptomatiques de confusion mentale (autoaccusation de l’alcoolisme subaigu, fabulation du syndrome de Korsakoff), d’état démentiel (presbyophrénie), de paralysie générale ou de troubles de lhumeur (formes imaginatives de lexcitation maniaque ou hypomaniaque, romans d’autoaccusation, de ruine et d’hypocondrie des mélancoliques). Mais il existe des formes de délires imaginatifs aigus essentiels : délire dimagination en bouffée (forme clinique des bouffées délirantes de Magnan pauvres en interprétations et souvent exemptes d’hallucinations) ; délire imaginatif à éclipse, évoluant en crises paroxystiques séparées par des intervalles lucides. Enfin, des idées délirantes de mécanisme imaginatif peuvent s’observer transitoirement au cours de nombreuses pathologies mentales, aiguës ou chroniques (ibid., p. 137–149) : états obsédants (faux souvenirs, rêves hypnagogiques), perversions sexuelles, érotomanie (représentation de scènes érotiques, invention d’épisodes romanesques), accès maniaques (puérilisme, glossolalie) et dépressifs (faute imaginaire), excitation ébrieuse (paradis artificiels), confusion mentale légère (à distinguer de l’onirisme, de mécanisme hallucinatoire), syndrome de Korsakoff (rêverie fabulante), démence sénile (fabulation paramnésique), paralysie générale, délires chroniques d’interprétation et de revendication (inventeurs, thèmes de filiation). Mais cest surtout avec lhystérie que le délire dimagination entretient détroites relations : rôle commun de l’imitation ou de l’autosuggestion dans le déclenchement des manifestations, parenté de la suggestibilité et de l’imagination créatrice [47], terrain mythomaniaque (qui, combiné avec la psychoplasticité, conduit à faire de la mythoplastie la caractéristique essentielle de lhystérie).

2.3. La constitution mythopathique, substratum de l’hystérie ?

Pour Dupré, en 1919, « les maladies mentales sont des maladies de la personnalité. Or, la personnalité, normale ou pathologique, représente la somme et la synthèse de toutes les activités, organiques et fonctionnelles, dont la synergie continue assure, dans l’espace et dans le temps, la vie de l’individu » ([15] p. 486). Les manifestations du psychisme sont d’origine organique, sensitivomotrice et héréditaire. « Ces affections constitutionnelles semblent liées à des anomalies congénitales ou précocement acquises des régions du cortex où s’élabore l’activité psychique : anomalies de structure, de rapports ou de nutrition, encore inaccessibles d’ailleurs à nos techniques d’exploration microscopique ou chimique » (p. 487).

Il existe cinq formes de déséquilibres constitutionnels, qui représentent chacune l’altération d’une fonction de la vie relationnelle : débilité motrice (motilité) ; constitution émotive (émotivité) ; perversions instinctives (instincts de propriété, de génération et de sociabilité) ; constitution paranoïaque (jugement) ; constitution mythopathique (imagination) — le suffixe – pathos venant écarter toute analogie avec les monomanies. Les traits de la constitution mythopathique ont déjà été décrits dans les travaux sur les psychoses imaginatives : tendances romanesques, suggestibilité, goût pour certaines lectures (feuilletons, mélodrames, romans policiers), aptitude au mensonge, à la fabulation et à la simulation, propension à l’instabilité et au vagabondage (ibid., p. 183). Il existe une mythomanie passive, de répétition, faite de crédulité, de suggestibilité, de faiblesse du jugement, et une mythomanie active, démission, avec exubérance de limagination créatrice, tendance à la simulation et à la fabrication de situations fictives. Les combinaisons entre cette constitution et les autres s’expriment dans les différentes formes de mythomanie, décrites en 1905 : vaniteuse (association avec la débilité), maligne (avec la paranoïa), perverse (avec les perversions instinctives). Quant aux délires chroniques d’imagination, ils peuvent survenir aussi bien sur la constitution paranoïaque que mythopathique (ibid., p. 498–500).

Alors qu’il concluait seulement en 1905 à la séparation entre mythomanie et hystérie, Dupré fait en 1919 complètement dépendre cette dernière de la constitution mythopathique : « L’hystérie et les états pithiatiques représentent pour moi une espèce particulière du genre mythomanie […]. Tous les degrés s’observent entre la mythomanie sincère [sic] et l’hystérie, d’une part, la simulation intentionnelle, d’autre part ». Il avait déjà noté en 1911 : « Les autres mythomanes mentent surtout avec leur esprit. L’hystérique ment surtout avec son corps » (ibid., p. 146). Son élève Logre écrira en 1921 : « L’hystérique est un mythomane qui fabule avec son corps » [49].

3. La mythomanie de Pierre Janet à Henri Ey

3.1. Mythomanie et hystérie : une relation mouvementée

Contre J. Falret, Lasègue et Dupré, c’est à une sorte de réhabilitation de la personnalité hystérique que se livre P. Janet en 1909 : « Nos pauvres malades n’ont vraiment pas été favorisées ; jadis on les brûlait comme sorcières, puis on les accusa de toutes les débauches possibles ; enfin, quand les mœurs furent adoucies, on se borna à dire qu’elles étaient versatiles à lexcès, remarquables par leur esprit de duplicité, de mensonge, de simulation perpétuelle » ([30], p. 296). Cependant, la mythomanie ne peut caractériser les hystériques : « Le mensonge est pour moi un des accidents mentaux de la névrose, un des délires que l’hystérique peut avoir d’une manière très grave ou d’une manière atténuée, comme elle peut avoir des somnambulismes ou des fugues. Mais les hystériques nont pas nécessairement toutes limpulsion au mensonge. » (ibid. p. 297) Pour Janet, les deux principaux stigmates hystériques sont la suggestivité et la distractivité.

Au chapitre « Mensonge pathologique » de son manuel de 1912, P. Chaslin reprend, à l’inverse de Janet, la position classique des aliénistes : « Beaucoup dhystériques accusent leur médecin de les avoir violées ou outragées. On dit maintenant que l’hystérie n’est pour rien dans ces mensonges pathologiques. C’est possible, mais, dans la pratique, on peut bien dire que le mensonge poussé à ce degré vraiment pathologique se rencontre chez des débiles, imbéciles, détraqués, pervertis d’ordre divers et hystériques, enfants et adultes […]. Ce mensonge pathologique ne se borne pas au langage parlé ou écrit, il s’étend aussi aux actes. Il y a alors simulation, souvent de choses extraordinaires ou pathologiques, uniquement pour le plaisir, semble-t-il. Tout le monde connaît des exemples de ces faits qui touchent de près à l’hystérie ; il est, d’après Babinski, fort difficile de les distinguer de celle-ci » ([5] p. 110–111).

En 1922, l’ouvrage classique de Delmas et Boll isole cinq « constitutions psychopathiques », dont la constitution mythomaniaque, corrélées à des dispositions fondamentales d’ordre affectif et actif : avidité, bonté, activité, émotivité, sociabilité [10]. C’est cette dernière fonction qui serait altérée dans la mythomanie. On passerait par transitions insensibles d’une disposition (hypertrophiée ou atrophiée) à une constitution, puis à une psychopathie ou à une psychose. L’hystérie serait donc une maladie de la sociabilité, fonction qui vise à « intéresser les autres à soi et à conquérir leur bienveillance, par opposition à la bonté, dont le but est de sintéresser aux autres ». Diderot notait déjà : « On ne ment plus guère quand on sest départi de la prétention doccuper les autres de soi » [1].

Parmi les dix types de « Personnalités psychopathiques » qu’il isole en 1923, K. Schneider ne décrit pas de mythomanes, mais une classe de « psychopathes qui ont besoin de se faire valoir » [48]. En 1926, W. et M.T. Healy (de Boston) fournissent une définition devenue classique de la pseudologie fantastique : « Falsification entièrement disproportionnée à un but discernable, possiblement extensive et très compliquée, se manifestant durant des années ou même toute la vie, en l’absence d’un trouble mental avéré, d’une faiblesse d’esprit ou d’une épilepsie » [28].

Au même moment, J. Vinchon trace en France, dans son étude sur les déséquilibrés préfacée par Laignel-Lavastine, un portrait des plus noirs de l’hystérique : « C’est l’hystérie qui pousse aux escroqueries, aux usurpations de fonctions et de titres les êtres trop faibles pour résister à leurs rêves. L’hystérique joue comme eux la comédie, mais il la joue surtout avec son corps […]. Les délits des hystériques sont assez comparables à ceux des autres imaginatifs : ils ont peut-être plus d’habileté encore dans le mensonge, qui leur permet de jouer au naturel les rôles qu’ils choisissent » [55]. En 1929, Trubert, élève de Delmas, soutient encore une thèse intitulée « Lhystérie et la mythomanie », dans laquelle il incrimine lexaltation imaginative, les perturbations du jugement et de la mémoire dans la genèse de laffection [54].

En 1935, Dide consacre toujours un chapitre de son ouvrage sur l’hystérie à « Fabulation, mythophilie, imagination ». En se référant au « rôle social de la fabulation » développé par Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion (1932), il constate : « Chez l’hystérique, l’arriération fabulatrice se révèle par un faible jaillissement des sources généreuses ; fonction instinctive sans maturation, ni sûreté, elle s’exagère quantitativement, bien que privée de ses qualités foncières ; de la sorte, elle cache la faible intuition de soi-même. Elle exprime un reliquat infantile et ancestral inférieur, désadapté aux conditions actuelles » ([11] p. 191–192). Prenant le contre-pied de l’approche de Dupré, J. Delay est le premier auteur français à différencier nettement fabulation (délire de mémoire) et mythomanie (passion du mensonge) (1942) : « Le menteur sait qu’il ment, il sait donc qu’il y a une vérité. Le fabulateur ne dit pas la vérité, mais il ne ment pas, parce qu’il ne sait pas qu’il ment. Le menteur dit le faux pour le vrai, le fabulateur est en dehors du vrai et du faux, par-delà l’erreur et la vérité. Le menteur dupe, le fabulateur est dupé. Aussi bien ne prend-il aucune précaution pour ne pas être découvert. La fabulation n’est pas un récit, c’est un délire » ([8] p. 108).

Si dans les années 1950 et 1960, Heuyer [29] et Michaux [40] reprennent les descriptions de la constitution mythomaniaque tracée par leur prédécesseur à l’Infirmerie Spéciale, la plupart des traités et des manuels n’établissent plus de corrélations entre hystérie, fabulation et mythomanie. Baruk rencontre surtout la mythomanie chez les hypomanes : « Derrière cette libération de limagination incontrôlée, il existe souvent une modification plus profonde du psychisme et de lactivité nerveuse, modification qui relève de lexaltation particulière de lhypomanie et de la baisse du frein et de la critique que cette exaltation représente » ([4] p. 100). Guiraud note en 1956 [27] : « Croire avec Dupré et son école que la mythomanie est une constitution qui sert de base à l’hystérie, aux délires d’imagination et même à la presbyophrénie et au syndrome de Korsakoff, me paraît une exagération. » (p. 158) Grand pourfendeur de la doctrine des constitutions dès les années 1930, Ey [20] ne mentionne la mythomanie qu’à propos des formes pseudo-névrotiques du comportement psychopathique (p. 376). Il ne lui consacre aucune de ses Études psychiatriques.

3.2. Mythomanie et délires : l’invention des paraphrénies

Dans la huitième édition de son traité (1913), E. Kraepelin introduit une classe de psychoses endogènes (congénitales) intermédiaire entre la paranoïa et la démence précoce, celle des paraphrénies [35]. Parmi ses quatre formes, il décrit :

  • la paraphrénie confabulante (rare selon lui), qui se caractérise par la survenue didées de persécution et de grandeur, sur la base de faux souvenirs, à thèmes de richesse et de filiation royale, s’alimentant d’histoires extravagantes (substitution d’enfants) et d’aventures extraordinaires, sans hallucinations, ni sentiment d’influence ;
  • la paraphrénie fantastique, « production luxuriante d’idées délirantes absolument extravagantes, incohérentes, changeantes », s’accompagnant d’hallucinations auditives et de sentiment d’influence (qui apparentent cette forme à l’ancienne démence paranoïde), avec perturbations de l’humeur, néologismes, jeux de mots absurdes, à la thématique de grandeur, de filiation et de persécution variant très rapidement, aboutissant plus ou moins vite à un état daffaiblissement (Verblödung) du jugement (confusion du discours, perturbations du comportement), épargnant paradoxalement la volonté et l’activité mentale.

Bien qu’il s’agisse ici de pathologies accidentelles et non constitutionnelles (comme la paranoïa), l’école de H. Claude va en France, dans les années 1930, tenter de rapprocher les paraphrénies des délires d’imagination. C.-H. Nodet introduit le concept de « structure paraphrénique », se caractérisant « par l’importance du facteur imaginatif et hallucinatoire [et] la superposition constante d’une pseudoréalité éperdue » [43]. Henri Ey, quant à lui, isole le groupe des délires chroniques fantastiques, avec pensée paralogique, primauté de la fabulation sur les hallucinations, intégrité paradoxale de l’unité de la synthèse psychique [20].

En 1922, Heuyer et Borel [29] décrivent le délire de rêverie, comme forme clinique du délire d’imagination. Survenant à titre de compensation d’un sentiment d’infériorité physique, familiale ou sociale chez des sujets schizoïdes, il comporte des thèmes de grandeur, de puissance, de richesse, de filiation et des thèmes érotomaniaques (amours flatteuses imaginaires). À la fin de sa vie, Heuyer l’assimilera à l’autisme infantile de Kanner, décrit une vingtaine d’années plus tard ([29] p. 151). Le délire de rêverie semble toutefois plus proche du « bovarysme », individualisé par J. de Gaultier à la fin du XIXème siècle, en référence à Flaubert : possibilité de se concevoir autre qu’on est et l’ambiance autre qu’elle n’est, indifférence à la réalité, buts inaccessibles voués à l’échec.

En 1931, Targowla et Dublineau isolent un nouveau mécanisme délirant, que Dupré avait confondu avec l’imagination : l’intuition, définie comme un « jugement qui surgit soudainement et spontanément à la conscience, en dehors de la volonté, d’une manière incoercible, sans intermédiaire psychosensoriel ou intellectuel […]. Il s’impose par une évidence immédiate, indépendante de toute preuve ». Son caractère distinctif est « l’origine personnelle, reconnue par le sujet, du phénomène ». L’intuition spécifie une variété de « rêverie délirante schizophrénique », accompagnée du développement de tendances autistiques [52].

3.3. Statut de la mythomanie dans la psychanalyse

La psychanalyse fait du fantasme le fondement du psychisme inconscient, en le référant à 1’activité imaginative. Le terme fantasme renvoie aussi à la rêverie diurne. Mais, comme le déplore Ellenberger », la « fonction mythopoïétique de linconscient » (dont la mythomanie hystérique ne serait que lun des aspects) a suscité peu d’intérêt chez les pionniers de la psychiatrie dynamique [17,38]. Le mensonge n’est pas un objet d’étude spécifique pour la psychanalyse. Il n’entre pas dans la catégorie des mécanismes de défense. Freud prend toutefois acte, dans LAvenir dune illusion, du caractère universel de l’activité mensongère : « Il est d’innombrables civilisés qui reculeraient à l’idée du meurtre ou de l’inceste, mais qui n’hésitent pas à nuire à leur prochain par le mensonge et la tromperie, s’ils peuvent le faire impunément. » Et Lacan note dans ses Écrits : « La parole proprement humaine ne commence qu’avec la possibilité du mensonge. »

 4. La mythomanie dans la psychiatrie contemporaine

4.1. Classifications

Tandis que se développaient les recherches sur le mensonge en psychologie sociale, la mythomanie a déserté les classifications officielles des troubles mentaux dans les années 1980. La classification de lInserm de 1968 intègre encore la mythomanie maligne parmi les « perversions autres que sexuelles » (11.3). Mais le vocable ne figure plus, ni dans les DSM-III et IV [2], ni dans la CIM-10 [44]. La mythomanie ne fait partie ni des troubles dissociatifs, ni des troubles du contrôle des impulsions, ni des troubles des conduites de l’enfant ou de l’adolescent, ni des troubles de la personnalité de l’axe II. Le terme mensonge n’apparaît lui-même que dans l’un des sept critères de la personnalité antisociale du DSM : « Tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l’utilisation de pseudonymes ou des escroqueries. » On ne le retrouve dans aucun des critères de la personnalité histrionique. Des éléments proches de la mythomanie délirante ou névrotique (au sens large) figurent toutefois, sous d’autres dénominations, dans plusieurs classes diagnostiques du DSM :

  • le trouble délirant, type mégalomaniaque : « Idées délirantes dont le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou dune relation exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre », ce qui nous ramène, avant Dupré, aux descriptions de Foville et Dagonet ;
  • le trouble factice : « Production ou feinte intentionnelle de signes ou de symptômes physiques ou psychologiques, [sans] motifs extérieurs à ce comportement », ce qui renvoie aux faux hypocondriaques de Dupré et aux pathomimies de Dieulafoy (la pseudologie fantastique est mentionnée parmi les éléments permettant de faire le diagnostic différentiel avec un authentique trouble mental ou organique) ;
  • la personnalité narcissique : « Est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou damour idéal », caractéristiques proches de celles du délire de rêverie et du bovarysme ;
  • la personnalité borderline : « Mode de relations interpersonnelles instables []. Alternance entre des positions extrêmes []. Instabilité de limage ou de la notion de soi. »

4.2. Manuels

Le traité de Guelfi et Boyer [26], de même que la huitième édition du Synopsis de Psychiatrie de Kaplan et Sadock [31] décrivent toujours la mythomanie (ou pseudologia phantastica) dans leur partie sémiologique, au chapitre des troubles du contenu de la pensée, mais sans la rattacher à une pathologie mentale spécifique. Elle peut se rencontrer « chez des personnalités hystériques qui ont besoin de se faire valoir, chez les déséquilibrés, où elle est souvent plus consciente et utilitaire (escroquerie, usurpation de titre) ou chez des pervers qui agissent leur mythomanie avec malignité (lettres anonymes, dénonciations) » ([26] p. 41). Les ouvrages de synthèse récents sur les personnalités pathologiques [7,23] n’accordent pas davantage d’autonomie au caractère mythomaniaque. Pour Q. Debray et D. Nollet en 1995 [7], « le terme de deceiving personality revient souvent dans les écrits anglo-saxons. Ce faux ami signifie personnalité trompeuse. La tendance à enjoliver la réalité, l’aptitude au mensonge compulsif par nécessité, plaisir ou habitude, constituent en effet un trait des personnalités histrioniques, mais n’ont pas été prises en compte dans les classifications internationales, car trop peu spécifiques ».

4.3. Vers un regain d’intérêt ?

En 2005, une revue américaine approfondie de la littérature a toutefois fait le point sur le mensonge pathologique au début du troisième millénaire [12]. Les principales caractéristiques du trouble seraient la croyance du menteur à ses allégations (d’où parfois la difficulté du diagnostic différentiel avec un trouble délirant), un jugement clair sur tous les autres sujets, l’absence de planification et une certaine dimension impulsive, la possibilité dune reconnaissance partielle du caractère mensonger des propos, enfin l’absence de motivation extérieure (comme un gain financier), faisant de la conduite mensongère une fin en soi. Le mensonge pathologique doit être distingué de la confabulation, s’inscrivant dans le cadre d’un trouble mental organique (comme l’avait déjà relevé J. Delay), du syndrome de Ganser et du trouble délirant. Mais il peut se rencontrer dans le trouble factice et dans de nombreux troubles de la personnalité : borderline [51], antisociale, narcissique et histrionique (ce qui paraît de nouveau légitimer les relations entre mythomanie et hystérie). Enfin, 40 % des cas de pseudologie fantastique présenteraient des anomalies du système nerveux central [32]. Il n’en reste pas moins que la question de savoir si le mensonge pathologique est une entité diagnostique autonome, un syndrome ou seulement un symptôme, ne peut être tranchée : « On ne sait pas si le mensonge pathologique existe dans toutes les cultures, s’il y a différents sous-types du phénomène et si les menteurs pathologiques présentent suffisamment de symptômes prédominants, consistants et stables ou un ensemble de symptômes permettant la claire délimitation d’une entité clinique » [12]. En 2006, un numéro entier de 1Évolution Psychiatrique a été consacré aux mensonges — avec un point d’interrogation. À côté de contributions évoquant de possibles aspects contemporains de la mythomanie (fausses allégations d’abus sexuels, demandeurs d’asile), est retracée la naissance du concept de mythomanie infantile, replacée dans le contexte idéologique de son époque [38]. Quarante-cinq ans après l’étude de référence de Neyraut [1,42], publiée par la même revue, on peut donc croire à un regain dintérêt pour la question du mensonge pathologique. Mais intérêt ne veut pas dire réintégration dans la nosologie. Étendue progressivement à un vaste groupe de troubles, allant des pathologies de la personnalité aux psychoses délirantes, en passant par l’hystérie, pilier de la doctrine des constitutions qui est venue relayer le concept de dégénérescence au début du XXème siècle, la mythomanie a été en quelque sorte victime de son succès. Elle n’a pas résisté aux critiques de la psychologie dynamique (P. Janet dès 1909), de la psychiatrie phénoménologique (K. Schneider), de la notion de structure (Ey) et de l’épistémologie (rapports du normal et du pathologique selon Canguilhem). Trop vague, trop extensif, trop peu spécifique, le concept médical péjoratif de mythomanie sest dilué, vers le milieu du XXème siècle, dans lanalyse psychologique valorisante par le roman réaliste du mensonge, considéré comme antidote à un monde désabusé :

  • « Le mensonge est essentiel à l’humanité. Il y joue peut-être un aussi grand rôle que la recherche du plaisir et d’ailleurs est commandé par cette recherche » (M. Proust, Albertine disparue).
  • « La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir » (L.-F. Céline, Voyage au bout de la nuit).
  • « La vérité, comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule qui met chaque objet en valeur » (A. Camus, La Chute).

Références

[1] Adès J. In: La mythomanie. Psynergie. Ciba éd; 1987. p. 2–4.

[2] American Psychiatric Association. DSM-IV ; Washington. 1994.

Discussion

Dr E. Hache. – Louis-Ferdinand Céline, déjà cité, a écrit : « Le mensonge, un rêve pris sur le fait » ; c’est un homme qui s’y connaissait en matière de mensonges et de turpitudes… de collusion avec l’envahisseur nazi (il a suivi le maréchal Pétain dans son bref exil à Sigmaringen) après avoir dénoncé des juifs sous l’occupation et s’être livré à de violents pamphlets contre eux pendant cette période. Cette remarque, « Le mensonge, un rêve pris sur le fait », me semble nodale : donnant une exonération au mensonge, le banalisant, le disculpant, lui donnant un statut psychopathologique (comme celui du rêve) et abolissant lintention de tromper, abolissant la volonté même du menteur. En résumé, Louis-Ferdinand Céline, dans cette « description » du mensonge, souligne, pointe, le sens de ce signifiant pour lui, à savoir un signifiant à la croisée des chemins de l’hystérie et de la perversité.

Dr P. Nicolas-Charles. – M. Haustgen a fait allusion à un faux Louis XVII. En fait, il y en a eu beaucoup et il y a eu beaucoup de Jeanne d’Arc… Y a-t-il eu des études sur cette adoption de fausses identités, mais identités de victimes fabuleusement glorieuses ou objets célèbres de pitié ?

Pr M. Bénézech. – Pour compléter cette communication, je voudrais simplement signaler que le mensonge pathologique et la mythomanie « perverse » au sens de Dupré, en matière d’usurpation d’identité, de fonction ou d’identification à un personnage important, sont à différencier de l’escroquerie volontaire et utilitaire, de la confabulation et de certains délires appartenant préférentiellement au cadre de la paranoïa (érotomanie, filiation).

Dr J.-P. Luauté. – Par rapport au déclin de la mythomanie et à la quasi-disparition des mythomanies avantageuses type faux dauphin, on observe actuellement le contraire, c’est-à-dire le phénomène des fausses victimes, à la faveur du mouvement de compassion envers les victimes.

Réponse du Rapporteur. – Au Dr Hache : je vous remercie d’avoir rappelé cette célèbre formule de Céline, qui complète et confirme ma propre citation. Cela étant, l’auteur du Voyage au bout de la nuit n’est pas le seul écrivain du 20ème siècle à avoir tenté de « démystifier » les conduites mensongères, ainsi que l’attestent les citations de Proust, Camus et Malraux que j’ai données.

Au Dr Nicolas-Charles : Sur les faux Louis XVII, létude de M. Garçon, quoique déjà ancienne, reste la mieux documentée. Sur les fausses Jeanne dArc, on peut consulter le pamphlet de R. Pernoud (cité dans la bibliographie) qui concerne aussi bien les mystificatrices du 15ème siècle que les écrivains du XXème  siècle ayant « brodé » sur le thème. Je n’ai pas connaissance d’études d’ensemble sur l’adoption de fausses identités dans l’histoire.

Au Dr J.-P. Luauté : les fausses victimes sont déjà décrites par Dupré en 1905, au sein de la mythomanie maligne (hétéro-accusation calomnieuse).

La lecture de la pensée, totalitarisme du 21ème siècle.

Ma chanson …

Cet article est en rapport avec 2 articles parus précédemment sur la même page Web :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/05/06/saisine-du-conseil-consultatif-national-dethique/
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

On connaissait les totalitarismes nazis et staliniens. On connait désormais le totalitarisme français, qui peut s’exercer sur une seule personne.

On sait que la lecture de la pensée est utilisée depuis 2009 quand De Villepin est venu m’emmerder à Tunis chez ma tante Rachida et qu’elle est encore utilisée en 2019, quand bien-même on a alerté le Conseil d’Etat, le Procureur de la République, le Doyen des Juges d’Instruction et le Conseil Consultatif National d’Ethique. J’ai entendu 2 occurences à Djerba pendant l’été 2018 et une occurence en janvier 2019. Je sais que la lecture de la pensée a été utilisée dans mes logements habituels ou de vacances ou encore à l’extérieur, sur la voie publique et en particulier dans les transports en commun. Les flics ont eu des détails très précis de pensées que je n’ai jamais exprimées.

La lecture de la pensée est apparue exactement le même jour où De Villepin s’est exprimé dans ma chambre à Tunis. Il y avait Michel Drucker qui riait au même endroit … si bien qu’on peut faire l’hypothèse crédible que Michel Drucker était au courant de ce phénomène de lecture de la pensée et qu’il en a peut-être reçu le recel : Tout est possible en France … comme baffouer nos droits les plus élémentaires. Et on comprend ainsi mieux les propos tenus par Arditti sur le plateau de Vivement Dimanche quelques années plus tard : Que sa belle-fille est meilleure que tout le monde pour penser … Mais, je ne veux point faire trop d’interprétation …

 

Hannah Arendt a été assez claire sur la définition du totalitarisme (Elle a écrit les Origines du totalitarisme).
« Il est dans la nature même des régimes totalitaires de revendiquer un pouvoir illimité. Un tel pouvoir ne peut être assuré que si tous les hommes littéralement, sans exception aucune, sont dominés de façon sûre dans chaque aspect de leur vie ». On peut être totalitaire avec une seule personne !)

Je reprends ce que j’avais écrit dans l’article de cette page perso :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2018/07/16/un-proces-pour-harcelements/

Interdiction de l’utilisation du détecteur de mensonges.
Article 3 de la CEDH
(interdiction de la torture, des traitements inhumains et dégradants).
La dangerosité de certains fonctionnaires.

detecteurdemensonge
Qu’est-ce qu’on peut penser de tout ça ? Usage du polygraphe.

On peut aussi dire que ce nouveau détecteur de mensonges va avoir du succès dans les tribunaux et les prisons pour évaluer la culpabilité des suspects.

Ca va leur être utile aussi pour débusquer les intentions terroristes chez les apprentis-djihadistes. A-t-on intérêt à ébruiter ce genre de procédés ? Si ça venait à se savoir, ça pourrait en calmer plus d’un.

Voir sur le sujet, le très bon article : Le procès pénal confronté aux neurosciences : science sans conscience … ? – Marie-Christine Sordino – AJ pénal 2014. 58.

Il y est écrit la chose très intéressante :

   « L’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme est utilisé au soutien de la prohibition du détecteur de mensonges, qui porterait atteinte à la dignité, le consentement étant considéré comme inexistant.
La liberté se heurte ici à la dignité. »

Les flics français ont considéré que ce qu’ils avaient trouvé dans mon cerveau annulait le préjudice de la méthode d’investigation employée. Ils peuvent sacrifier le cobaye après avoir expérimenté dessus …

Hannah Arendt écrivait : « Le premier pas essentiel sur la route qui mène à la domination totale consiste à tuer en l’homme la personne juridique. À cette fin, d’une part, on soustrait certaines catégories de personnes à la protection de la loi tout en forçant par le biais de l’instrument de la dénationalisation le monde totalitaire à les reconnaître hors la loi ; d’autre part, on place le camp de concentration en dehors du système pénal normal et on sélectionne les détenus en dehors de la procédure judiciaire normale selon laquelle un crime déterminé encourt une sanction prévue d’avance. »

La question dans Wikipédia est une technique de torture qui porte bien son nom :

Elle peut être utilisée comme châtiment, comme moyen de coercition pour obtenir quelque chose, afin d’inspirer la terreur et la domination, ou encore par cruauté. Elle est notamment employée pour obtenir des aveux ou autres informations secrètes – elle est alors appelée dans certains contextes la question –, ainsi que pour terroriser des populations ou des organisations, en ciblant certains individus afin que les autres restent passifs de peur d’être victimes à leur tour. Elle peut volontairement aboutir à la mort de l’individu, il s’agit alors du supplice qui vise à amener la mort de façon très douloureuse, voire à la retarder le plus possible, pour prolonger l’agonie.

TortureJudiciaire
La question : Des pratiques d’un autre temps remises au goût du jour avec les neurosciences.

D’innombrables méthodes de tortures ont été ou sont employées, en fonction de la technologie disponible, de la culture des tortionnaires, des ressources locales, etc. Elles passent par toutes sortes d’agressions, physiques sur le corps de l’individu, et/ou psychologiques reposant sur la peur, la tristesse ou autres émotions. Les actes de torture produisent le plus souvent des séquelles, notamment des mutilations physiques et des traumatismes psychologiques. Pour le tortionnaire ou bourreau, torturer peut éventuellement répondre à des pulsions sadiques ou s’inscrire dans la soumission à l’autorité (expérience de Milgram), mais souvent lui aussi en ressort profondément marqué.

 

 

 

Arrêter de penser ?

Bigbrother
1984 est devenu une réalité.

Ils savent m’ont-ils dit … Ils en savent trop. L’actualité sur les lois de renseignements le montre : Il n’existe pas aujourd’hui de loi qui permettent cela (l’analyse de la pensée). C’est une surveillance orwellienne. Dans le roman 1984 (parue en 1949), Orwell avait fait la prédiction qu’on pourrait lire un jour dans la pensée (bouquin qui m’avait marqué quand je fréquentais les trotskystes). Georges Orwell avait écrit un livre de science-fiction, une dystopie décrivant un régime totalitaire (Big Brother), une parabole du nazisme ou du stalinisme.
Le phénomène étant nouveau quoique révélé en 2009, il n’existe pas d’article réprimant l’accès déloyal aux pensées, mais n’y a-t-il pas préjudice ? Il faudrait peut-être légiférer une sorte d’article 226-1 de l’accès aux pensées. C’est un test, de l’éducation, de la médiation selon eux … C’est gênant parce qu’ils ne quittent pas mon cerveau d’une semelle. C’est H24.
Le barbouze a une position très supérieure à la votre, asymétrique : Il a sa vie de couple alors que le surveillé n’a jamais pu en avoir une (une sacré poisse, une misère affective épouvantable). Si j’ai un conseil à leur donner, c’est le suivant : Il ne faut pas prendre sa propre vie pour juger celle des autres. Avec le recul, j’aurais voulu me marier à 20-25 ans (chose qu’ont fait mes parents et grand parents), mais je me suis engagé dans des trucs qui m’ont emmené ailleurs, qui ont prolongé indéfiniment le célibat.
Un jour de 2012, je pensais : Il faut que je gagne des sous grâce à un procès. Comme ça, je pourrais aider mon père. Un barbouze devinant cette pensée m’a dit dans un rire moqueur : « Tu veux aider ton père ? Gagne-le ce procès … ». Il m’a semblé qu’ils se foutaient de ma gueule, tellement les Procureurs résistaient à me répondre favorablement.
Un autre jour, je pensais que les policiers étaient des tricheurs, puisqu’ils devinaient déloyalement mes pensées. Ils m’ont répondu : « Nous sommes des tricheurs ? C’est normal ce qu’on te fait. »
Les indices de cette lecture de la pensée ne s’arrêtent pas là. C’est assez bien documenté. Pour ne pas avoir la mémoire encombrée, je note, mais certains commentaires sont marquants. Dans ces conditions, on ne sait plus quoi penser ou s’il faut s’arrêter de penser.
En 2013, une jeune barbouze avait commenté dans un rire une de mes pensées : « 
Il faut que tu t’arrêtes de penser !?! ».
Je pense à qu’est-ce que je veux. Un autre jour, une barbouze a tourné en dérision ma pensée : Je me disais que c’était un bras de fer avec les policiers. On m’a répondu : C’est un bras de fer ?
Ils m’ont convaincu chaque jour qu’il y avait préjudice. Le sondage était, est interminable. Je crois que je n’ai pas volé l’idée de faire un procès. C’est un peu ça qui m’a maintenu dans l’inactivité, alors que les policiers tentaient de me faire travailler, peut-être comme acteur parce que c’est ce que je voulais ou plutôt comme professeur parce que je ne prenais pas d’initiative.
En 2010, 2011, ou 2012, j’étais allongé dans ma chambre et les idées défilaient dans mon esprit. Une vieille flic qui lisait dans mes pensées a commenté l’opération : « Tu délires. »

 

Mudaison
« Il faut que tu t’arrêtes de penser !? ».
Ce que m’ont fait les flics est horrible.
Lecture de la pensée.

Police et lecture de la pensée.

Oliver Sacks parle dans son livre du lien entre imagerie médicale et hallucinations musicales. Il paraît qu’il y a des publications qui sortent en 2016 sur le repérage par imagerie médicale de l’activation de zones du cerveau à l’évocation de mots. Les publications sortent aujourd’hui, alors que c’est pratiqué depuis au moins 2009 … comme toujours dans les cas de nouvelles découvertes scientifiques géniales et qui doivent donc rester confidentielles … à l’usage des gouvernements. Une découverte géniale et terrifiante à la fois.
Cette lecture de la pensée a été confiée à une dizaine de flics, mais elle a été décidée par de hautes personnalités, un gouvernement par exemple ou des scientifiques. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Florilège de propos trouvés dans le système totalitaire de Hannah Arendt :

« La différence majeure entre une police secrète despotique et une police secrète totalitaire tient à ce que la seconde ne fait pas la chasse aux pensées secrètes et n’use pas de la vieille méthode des services secrets, la provocation. (p. 218).
La police secrète totalitaire a abandonné le vieux rêve traditionnel de la police que le détecteur de mensonges est encore censé pouvoir réaliser : elle n’essaie plus de découvrir qui est qui ou qui pense quoi. Le détecteur de mensonges est peut-être l’exemple le plus pittoresque de la fascination que ce rêve exerce apparemment sur les esprits de tous les policiers ; car il est évident qu’un appareil de mesure complexe ne permet pas d’établir grand-chose, si ce n’est le sang-froid ou la nervosité de ses victimes. De fait, la débilité du raisonnement qui préside à l’utilisation de ce mécanisme ne peut s’expliquer que par le désir irrationnel qu’une forme de lecture de la pensée soit malgré tout possible. Ce vieux rêve suffisamment terrifiant, a, depuis des temps immémoriaux, invariablement engendré la torture et les plus abominables cruautés. » (p. 236).
Elle parlait de la question. Hannah Arendt faisait en 1973 une bonne prédiction vérifiée 40 plus tard.

Hannah Arendt avait lu Ernst Kohn-Bramstedt : Dictatorship and political police ; The technique of control by fear. Oxford University Press, 1945.

Pour mettre toutes ces techniques de surveillance, il faut une police bien équipée. Ce n’est pas donné à tout le monde : La lecture de la pensée est une science de haut vol.

Moi, je ne mens pas : Je suis passé au détecteur de mensonges H24 depuis 2009. Vous verrez plus loin le résultat de leurs « investigations » : Ca doit être éreintant comme travail. Même utilisé par des magistrats, le détecteur de mensonges est prohibé par la CEDH.

C’est anormal ce qu’ils ont fait, très irrégulier.

Josef Schovanec, l’autiste Asperger, écrit dans son ouvrage Je suis à l’Est que nous avons le droit d’avoir « une vie intérieure ». Il faut savoir penser contre soi-même dirait Finkielkraut.

Je ne dis pas que j’ai une vie intérieure toujours très glorieuse, mais il y a des pensées que je n’ai jamais révélées et que je ne révèlerai jamais. Je me surveille quand je m’exprime. J’ai aussi de très bonnes pensées, ce qu’avait remarqué un flic (Tu as de bonnes pensées !) ou des pensées très intimes.

Il a suffit d’ailleurs que je pense à un seul mot (« juif ») pour que je me fasse engueuler dans ma cuisine par une vieille flic qui m’a hurlé dessus : CONTINUE ! Entre les années 2014 et 2017. Je ne saurais pas exactement localiser la date.

Christine Angot a écrit dans Libération le 1er Septembre 2018 : « Si on considère que tout ce qui est pensé est vérité, on a raison, mais est-ce vérité permanente, non, bien sûr que non ! C’est quoi, la vérité permanente de nos pensées, est-ce qu’on en a seulement une, à part peut-être celle de rester en vie – qui ne sert à rien. Tout ce qu’on pense, tout ce qu’on ressent, c’est très important, c’est pour ça qu’on a l’impression qu’elle n’a pas le beau rôle, on voit tout ce qui lui passe par la tête. Est-ce qu’il faudrait ne pas l’écrire ? Pourquoi ? Ce n’est pas grave ! La vie même est comme ça. »

 

Rappelons-nous la devise : Honi soit qui mal y pense.

 

HoniSoitQuiMalYPense
Emblème de l’ordre de la Jarretière au château de Windsor

Honi soit qui mal y pense est une phrase anglo-normande. Elle est la devise de l’ordre de la Jarretière, le plus important ordre de la chevalerie britannique.
Le verbe honnir est un verbe de la langue française qui signifie « blâmer quelqu’un en lui faisant honte » en le vouant au mépris public. Dans un registre moderne, la phrase signifie donc « Honte à celui qui y voit du mal ».

Je crois même que c’est une devise utilisée par le Ministère de la Justice du Royaume-Uni.

 

Lecture pratiquée même au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! ». Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Quelques publications de juristes et de psychiatres sur le sujet :

Bonnes publications de Marc-Louis Bourgeois, Professeur de psychiatrie à Bordeaux :

  • Les quatre vérités : philosophique (aletheia), scientifique (apodicité), juridique (l’intime conviction), humaine (biosociopsychopathologie). Annales Médico-Psychologiques 170 (2012) p. 88–92.

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  • Croire et douter. Juger à l’heure des neurosciences. Annales Médico-Psychologiques 173 (2015), p. 623–626.
    Cette dernière publication a été lue et j’en retirai les principales conclusions très bientôt …

JugesNeurosciencesBourgeois

On peut lire dans cet article l’annexe suivante :

Annexe

La preuve par le détecteur de mensonge

(Sciences et Avenir, no 815, janvier 2015, p. 74–76).

Il existe maintenant quelques techniques pour la détection du mensonge. Par exemple, le système AVATART (Automated Virtual Agent for Truth Assessment a Real-Time). L’exactitude serait de 94 %. Camera vidéo captant faciès, gestes et mouvements oculaires et dilatation des pupilles, intonations vocales. Il y a aussi des techniques évaluant les variations thermiques de la face (Neckted), etc. Il y a aussi une évaluation de l’activité cérébrale.

Paroles de juge, l’angoisse face à l’erreur judiciaire

(Marianne, 28 fév.–6 mars 2014, p. 56–61)

Chaque année, 23 % des affaires sont réexaminées. « L’intime conviction, ce n’est pas bof, je ne sais pas trop. . . » (Hervé Stefan, président de la cour d’assises de Paris « la Rolls des Magistrats »),

« Si vous avez le moindre doute il doit profiter à l’accusé » (un magistrat aux jurés). Trois semaines pour décider d’une vie « c’est toujours difficile, bien sûr qu’il m’arrive de douter, mais si vous ne pensez qu’à l’erreur judiciaire vous ne faites plus ce métier » …

Faire coïncider la vraie Vérité et la Vérité Judiciaire …

(Article 353 du Code Pénal). La solitude est inhérente à ce métier (ENM, groupe de paroles de magistrats).

L’utilisation de l’ADN a changé les choses avec quelques procédures de révision.

Le Cerveau et le Droit

Ce problème va devenir incontournable. Marie Lamarche, professeur en Droit privé et Sciences criminelles à l’université de Bordeaux, organise le vendredi 6 mars 2015 une réunion consacré e à l’« encadrement juridique et éthique des Neurosciences ». C’est donc le revers du problème : « les Neurosciences et le Droit » ! (Journal Sud Ouest, vendredi 6 mars 2015, p. 4). Les magistrats veulent-ils donc conserver leur magistère et récuser la ré alité des Neurosciences ? Illusion d’un homme universel et des « droits de l’homme » s’appliquant uniformément à tous ? Ce qui est dé jà totalement récusé par les demandes d’expertise avant jugement. . . La Science versus le Droit ? N’est-ce pas désormais aux Neurosciences d’encadrer la Justice ?

« Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique ou dans le cadre d’expertises judiciaires » (loi du 7 juillet 2011). Mais certains principes s’y opposent ; « les examens dans le but de rechercher la Vérité » (polygraphe, phénobarbital, hypnose) ont été interdits, assimilés à des actes de torture (MC Sordino, Montpellier, Science et Avenir, janvier 2015).

On lira avec intérêt et une certaine consternation le rapport sur

« l’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et thérapies du cerveau » (29 juin 2011 et 30 novembre 2011 au Sénat et à l’Assemblé e nationale rassemblant philosophes, chercheurs, une seule psychiatre clinicienne, Marie-Odile Krebs), alors que 28 milliards d’euros sont consacrés aux affections psychiatriques en France (p. 11). Un biologiste écrivain, membre de la commission, y signale qu’il est allé à Sainte-Anne pendant quelque temps pour « voir de vrais fous » !

On y parle « d’intrusion dans l’intimité », et de consentement éclairé

Et encore meilleur, cette publication de Peggy Larrieu de l’Université Bretagne Sud :
Bioéthique. Le droit à l’ère des neurosciencesNeuroscience and the law.

DroitEreNeurosciencesLarrieu

Extrait le plus intéressant :

LarrieuEpoustouflant

Le pdf est ici : Le droit à l’ère des neurosciences

Voici l’article :

Bioéthique

Le droit à l’ère des neurosciences

Neuroscience and the law

Peggy Larrieu

(Maître de conférences en droit privé à l’université de Bretagne Sud, membre associé du centre de droit économique d’Aix-Marseille III)

Université de Bretagne Sud, institut de recherche sur les entreprises et les administrations, 20 bis, rue de l’île-Brannec, 56610 Arradon, France


Résumé

Les neurosciences, définies comme l’étude de l’architecture et du fonctionnement du système nerveux, constituent une discipline scientifique en plein essor dont les applications potentielles en dehors des laboratoires sont multiples. Leur impact sur les différentes sciences humaines, qu’il s’agisse de la philosophie, de la psychologie, du marketing, des sciences de l’éducation, etc., s’accompagne aujourd’hui d’une intéressante apparition en droit. Les données des neurosciences suscitent un intérêt croissant en matière juridique, à travers l’utilisation des méthodes d’imagerie cérébrale ou la prescription de traitements neuro-pharmacologiques. Derrière les concepts de neuro-droit et de neuro-loi, néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives et de non moins intéressantes problématiques d’ordre éthique.

Mots clés : Neurosciences ; Expertise judiciaire (neurosciences) ; Dangerosité (neurosciences)

Abstract

Neuroscience, defined as the study of the structure and of the functioning of the nervous system, forms a scientific discipline in full expansion of which the potential applications outside research laboratories are numerous. Their impact on the different social sciences, that is philosophy, psychology, marketing, educational sciences etc. is today accompanied by an interesting appearance in law. The neuroscience’s datas arouse an increasing interest in the juridical (ou legal) sphere throughout the use of cerebral imaging methods or the prescription of neuropharmacological treatments. Behind the neuro-legal and the neuro-law, neologism allowing to translate the anglo saxon term “neurolaw” are emerging rich prospects and interesting issues linked to ethics.

Keywords: Neuroscience; Judicial expertise (neuroscience); Dangerousness (neuroscience)

Les neurosciences connaissent à l’heure actuelle un dévelop- pement spectaculaire, qui s’étend à l’ensemble des disciplines. Les recherches sur le cerveau imprègnent toutes les sciences humaines : la philosophie, la psychologie, le marketing, les sciences de l’éducation, etc. Le domaine juridique, lui-même, n’est nullement épargné par les avancées sur la physiologie du cerveau, les techniques d’imagerie cérébrale ou de biolo- gie moléculaire. Ainsi, depuis quelques années, les tribunaux de différents pays se sont appuyés sur des données neuros- cientifiques pour disculper ou pour confondre des prévenus de crimes graves. En France, où ce type de méthodes a long-temps été rejeté, la loi du 7 juillet 2011 est récemment venue autoriser l’emploi des techniques d’imagerie cérébrale dans le cadre d’expertises judiciaires. L’utilisation de ces techniques ainsi que la prescription de traitements neuro-pharmacologiques pour lutter contre la récidive intéressent bien évidemment la matière pénale. Mais au-delà du champ pénal, les neurosciences pourraient bouleverser notre conception de la personne dans toutes les branches du droit, en mettant en évidence les mécanismes neurophysiologiques par lesquels l’homme est un agent moral, plus ou moins rationnel, et qui sous-tendent l’intention, la volonté, la décision, le libre-arbitre, etc.

Aussi, les connaissances actuelles sur le cerveau humain ne risquent-elles pas de remettre en cause les modes de pensée juridiques et les concepts fondamentaux du droit ? D’après cer- taines expériences, nombre de nos actes, de nos décisions, de nos désirs et de nos perceptions sont déterminés par des proces- sus inconscients, sont préformés sur le plan neuronal. Dans ces conditions, quel rôle reste-t-il pour la conscience, la volonté, l’intention, le consentement libre et éclairé, l’engagement, la promesse, et les autres concepts fondamentaux de la théorie juridique ? Au-delà des répercussions qu’une telle interrogation peut avoir en philosophie, en psychologie, en psychanalyse, voire même en théologie, d’un strict point de vue juridique, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Peut-on refonder la notion de responsabilité sur le déterminisme ? Ou faut-il au contraire renoncer à la notion de responsabilité et rendre la justice sur la base d’autres considé- rations ? Comment pouvons-nous prendre des engagements si nous sommes déterminés ? Comment pouvons-nous respecter nos engagements si les neurosciences démontrent que nous ne sommes qu’une succession de personnes dont le cerveau est plastique ? Car, comme le souligne Francois Terré, « Si je tiens mes promesses, est-ce parce que je suis toujours le même ? Ou est-ce parce que je veux le rester ? ».

De manière plus prosaïque, les avancées des neurosciences et les applications qu’elles rendent possibles soulèvent des ques- tions éthiques fondamentales. Et ce, d’autant qu’avec l’accès à la « boîte noire du cerveau », le plus intime de l’homme, son for intérieur, sa pensée et son identité sont en jeu. Par exemple, s’agissant de l’imagerie cérébrale, les craintes portent sur les nouvelles générations de détecteurs de mensonge et leur éventuelle utilisation par des employeurs ou des assureurs. De même, les discussions relatives à la « neuro-amélioration », par l’emploi de substances « compliférantes » (qui rendent dociles) ou, de substances susceptibles de modifier notre mémoire ou notre humeur, ne peuvent laisser indifférents. Enfin, le développement du « neuro-marketing », qui vise à identifier les mécanismes cérébraux sous-jacents aux comportements des consommateurs, n’est pas dénué de tout risque. C’est la raison pour laquelle d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux compren- dre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique12. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

  1. Les perspectives d’application

De nos jours, les neurosciences envahissement progressive- ment les procédures judiciaires13, et plus particulièrement le procès pénal. Comme l’indique Christian Byk, « la pratique de la police scientifique, et notamment l’utilisation de l’ADN, a consisté jusqu’à présent à « faire parler » les indices de la scène du crime, tandis que les neurosciences ouvrent une autre voie : faire parler « objectivement » un individu sur sa participation à un crime ». De manière schématique, les principales appli- cations des neurosciences en matière pénale peuvent intéresser l’élément matériel et/ou l’élément intentionnel de l’infraction.

En premier lieu, concernant la preuve de la culpabilité, de nouvelles techniques liées au développement des neurosciences viennent aujourd’hui s’ajouter au classique test du polygraphe ou, détecteur de mensonge. Ces méthodes incluent l’imagerie thermale, l’empreinte du cerveau et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). On considère que mentir demande davantage d’efforts que dire la vérité et provoque l’activation de davantage de zones du cerveau, ce qui se manifeste à l’écran. Ces procédés sont déjà utilisés à l’étranger, notamment aux États-Unis, au Canada, en Belgique ou encore en Allemagne. En 2008, en Inde, une jeune femme a été condamnée à perpétuité par le Tribunal de Pune pour l’empoisonnement de son ex-fiancé sur la base d’un examen d’imagerie cérébrale. l’essor des sciences du cerveau s’accompagne de l’émergence d’une nouvelle discipline, la neuro-éthique, qui a pour objet qui a pour objet d’encadrer la recherche et les traitements et, surtout, d’évaluer les répercussions sociétales de ces avancées.

En réalité, il en va des neurosciences comme de la langue d’Esope. D’un côté, ces avancées sont susceptibles de faire pro- gresser notre connaissance des mécanismes cérébraux, et donc de contribuer à l’individualisation de la justice en permettant d’identifier certains des facteurs présidant à nos comportements moraux. Mieux connaître le cerveau humain, mieux comprendre l’individu, c’est aussi mieux le juger. Cependant, d’un autre côté, il convient de prendre garde au risque de détournement des neurosciences au service d’une justice utopique. Le droit ne doit pas être inféodé à la science ou, plus vraisemblablement, à une conception dogmatique de la vérité scientifique. Ainsi, derrière les concepts de « neuro-droit » ou de « neuro-loi », néologismes permettant de traduire le terme anglo-saxon de « neurolaw », se dessinent de riches perspectives d’application (1.) et de non moins intéressantes questions d’ordre éthique (2.).

À ce jour, en revanche, ce type de techniques n’a encore jamais été mis en œuvre en droit français. Néanmoins, depuis une ving- taine d’années, la procédure pénale a profondément été modifiée par la science et la technique : empreintes génétiques, écoutes téléphoniques, systèmes de vidéo-surveillance, etc. Et dans la mesure où notre droit repose sur un principe de liberté de la preuve, il n’est pas impossible que, dans un avenir plus ou moins proche, les données des neurosciences soient jugées recevables par les tribunaux français. D’ailleurs, le Centre d’analyse stratégique et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques s’intéressent actuellement à l’opportunité d’utiliser des données neuroscientifiques comme moyen de preuve. Cependant, outre le manque de fiabilité des ces techniques en l’état actuel des connaissances, les règles de la procédure pénale viennent encadrer et limiter le principe de liberté de preuve. D’une part, il est interdit aux experts de trancher une question relevant de la compétence exclusive du juge. C’est dire qu’un examen d’imagerie cérébrale ne pourrait, en aucun cas, tenir lieu d’unique preuve. D’autre part, la recherche de la vérité matérielle n’est pas la seule finalité du procès pénal. Différents objectifs peuvent venir limiter cette recherche. À titre d’exemple, on peut citer l’objectif d’équité et de loyauté, pouvant conduire au rejet de certains modes de preuve qui, quoique susceptibles d’établir la vérité sur certains faits, n’auraient pas respecté le principe du contradictoire et l’égalité des armes. On citera également le respect de droits fondamentaux tels que la dignité de la personne ou le respect de la vie privée, faisant obstacle à l’utilisation de techniques intrusives de preuve. Notre procédure pénale adopte donc une attitude de rejet face aux moyens d’investigations destinés à contraindre un individu à dire la vérité23. Mais, pourquoi ne pas envisager l’existence d’un droit à la preuve neuroscientifique pour celui qui en réclame l’application, étant rappelé que la liberté de se défendre selon les moyens de son choix fait partie des droits fondamentaux de la personne ?

En second lieu, les avancées des sciences du cerveau pourraient-elles contribuer à une meilleure évaluation de la crédibilité de témoins ou de victimes d’infractions ? .. Et, pourrons-nous aller jusqu’à prescrire la consommation de molécules neuro-pharmacologiques afin de raviver la mémoire de témoins ou de victimes ? Sur ce point, il convient de rappeler que la Cour de cassation rejette catégoriquement les techniques reposant sur la narco-analyse, par emploi du penthotal ou sérum de vérité24, ou par recours à l’hypnose. Toutes ces méthodes ne sont pas considérées comme suffisamment fiables, car elles sont susceptibles de générer des souvenirs erronés, illusoires, déformés, voire même suggérés par l’examinateur. Mutatis mutandis, il nous semble peu envisageable d’espérer que la neuro-pharmacologie pourrait garantir, par la levée d’une inhibition à la remémoration, la validité d’un témoignage.

En dernier lieu, l’expertise psychiatrique, effectuée aux fins de déterminer si un individu doit ou non être déclaré respon- sable de ses actes, peut faire place aux techniques d’imagerie cérébrale. Il semble, en effet, que l’altération de certaines zones particulières du cerveau puisse entraîner des comportements contrevenant aux règles morales et, par conséquent, juridiques. À partir d’un cas devenu célèbre, celui de Philéas Gage, ce contremaître qui avait reçu une barre à mine dans le cerveau, on en a déduit que le sens moral pouvait être localisé dans le lobe frontal du cerveau. Car, si cet homme avait survécu à l’accident, et conservé ses capacités intellectuelles intactes, il avait perdu tout sens moral. De fait, les tribunaux améri- cains admettent depuis longtemps la neuro-imagerie à différents stades du procès, mais la défense a obtenu ses meilleurs succès pour appuyer une demande d’atténuation de la responsabilité. En France, le juge pourra dorénavant utiliser l’imagerie céré- brale, à titre rétrospectif, pour vérifier l’existence d’une lésion ou d’une tumeur cérébrale. Ainsi, la loi du 7 juillet 2011 a inséré un nouvel article 16-14 dans le Code civil, aux termes duquel « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment ». À la lecture des travaux préparatoires, il apparaît que cette réforme vise à objectiver un préjudice au niveau du cerveau pour évaluer la res- ponsabilité d’un individu sur le fondement de l’article 122-1 du code pénal30. Une irresponsabilité pénale pourra plus facilement être retenue si l’on peut mettre en évidence, clichés à l’appui, une « maladie du cerveau » et non pas seulement une « maladie mentale ». Les neurosciences pourraient alors modifier les relations déjà fort tumultueuses du couple criminalité–maladie, et redéfinir autrement la ligne de démarcation entre le normal et le pathologique.

Ainsi donc, les neurosciences envahissement peu à peu les prétoires, ce qui s’inscrit dans le cadre d’une évolution de la procédure pénale, reposant sur le postulat selon lequel la science peut concourir à la recherche de la vérité judiciaire. Cependant, il convient de prendre garde aux risques de détournement idéologique et aux tentatives de réduction de l’humain au tout biologique. Cela nous amène à envisager les problèmes éthiques que peut soulever l’application des neurosciences en matière juridique.

  1. Les enjeux éthiques

 Les questions éthiques soulevées par les applications des neurosciences conduisent à évaluer les risques qu’elles sont sus- ceptibles de faire courir à la personne humaine, à sa liberté et à sa dignité. De manière générale, l’une des grandes craintes suscitées par les neurosciences porte sur le fait qu’elles traitent les états mentaux comme des objets naturels, c’est-à-dire réductibles à des rapports de causalité, objectif identifié sous le terme de « naturalisation » par les philosophes. Partant de là, le danger d’un glissement vers le déterminisme biologique est souvent pointé. Or, qui dit déterminisme biologique, dit absence de responsabilité. Car, comment pouvons-nous être responsables de nos actes si nous ne sommes pas libres ? Certains auteurs se posent d’ailleurs aujourd’hui la question de savoir s’il ne fau- drait pas renoncer à la notion de responsabilité pour rendre la justice sur la base du conséquentialisme36. En réalité, il s’agit là d’un problème philosophique, qui ne doit pas avoir d’incidence en matière de responsabilité juridique. Au demeurant, les neu- roscientifiques considèrent, pour la plupart, qu’il n’existe pas de déterminisme total et que le cerveau, en vertu de sa plasticité, se fac¸onne au gré des expériences et du vécu de chacun. Aussi bien, comme souvent en matière scientifique, ce ne sont pas tant les découvertes qui sont problématiques, mais les applications que l’on peut en faire.

La plus polémique de ces applications est celle qui tente d’identifier des aires cérébrales impliquées dans l’apparition de comportements déviants. En filigrane, il s’agirait d’identifier les individus potentiellement dangereux pour la société. De fait, le concept de dangerosité, initialement développé par l’école positiviste italienne, retrouve aujourd’hui une place importante dans les textes. En matière pénale, le constat d’échec des systèmes juridiques dans l’éradication du crime a renforcé les tendances et la frénésie sécuritaires39. La propagation de la peur a facilité la transposition du principe MinorityReportde précaution en matière pénale, alors qu’il est issu de la matière civile. Evaluation et prévision de la dangerosité, utilisation d’algorithmes, etc., ces méthodes font déjà partie intégrale du paysage pénal anglo-saxon et de la lutte contre la criminalité, conformément aux anticipations futuristes de la nouvelle « Minority Report » écrite par Philip K. Dick dès 1956. En France, la détection des signes avant-coureurs de la délinquance chez les mineurs, l’instauration d’une peine de sûreté préventive pour garder en détention les criminels ayant purgé leur peine mais susceptibles de récidiver … Toutes ces évolutions de la société franc¸aise pourraient trouver un appui dans les neurosciences. Mais, elles sont inquiétantes, car elles font resurgir le spectre d’une société sécuritaire. La multiplication des dispositions à finalité préventive au nom de l’efficacité s’avère dangereuse pour les droits de la personne, sans compter qu’elle est difficilement compatible avec la présomption d’innocence. Au demeurant, selon les neuroscientifiques eux-mêmes, la prédiction ne peut être que probabiliste. Il existe des personnes victimes de lésions cérébrales qui, pourtant, ne présentent aucun signe de pathologie sociale quelconque43. D’ailleurs, peut-on se satisfaire d’une analyse biologique de l’individu indépendamment de son vécu, si tout est inné et acquis à la fois ?

Par ailleurs, l’engouement de notre société pour la transpa- rence peut s’avérer inquiétant. Le développement des sciences et des techniques a renforcé le sentiment que le voile qui recouvrait « la vérité des choses » pourrait enfin être complètement levé. Ainsi, certaines applications des neurosciences permettraient d’évaluer, non plus la dangerosité d’un individu, mais son absence de sincérité. Aux États-Unis, des sociétés proposent leurs services afin de détecter le mensonge, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, dans le cadre de litiges avec des assurances, d’entretiens d’embauche, de recherches de personnes disparues, et ce en toute légalité. Et l’avenir nous réserve des systèmes plus époustouflants encore. Nonobstant, à supposer qu’il existe une technique absolument infaillible per- mettant de détecter le mensonge, doit-on lui accorder une place centrale dans le système juridique français ? Il ne nous semble pas dès lors que la recherche de la vérité n’est pas la seule finalité du droit. Le droit peut choisir de privilégier d’autres valeurs que la vérité matérielle, notamment l’intégrité physique, la dignité de la personne, la paix sociale, le droit à l’oubli, le droit au pardon, le respect de la vie privée, etc. Précisément, le cerveau de l’individu recèle des informations personnelles ayant un lien plus ou moins fiable avec ses caractéristiques cognitives ou ses pathologies. La protection des données issues de la recherche en neuro-imagerie suscite des questionnements similaires aux données génétiques car, de la même fac¸on, une violation de leur confidentialité exposerait le sujet aux convoitises des assu- reurs ou des employeurs. À ce titre, ces informations doivent être traitées avec la même confidentialité que toute autre don- née médicale ou personnelle. Au demeurant « la vie sociale serait invivable si par un miracle de science fiction, les humains devenaient transparents les uns aux autres ».

Au final, la ligne de crête est étroite entre deux écueils aussi dangereux l’un que l’autre. Le premier consisterait à faire preuve de complaisance à l’égard des réquisitoires « à la mode » contre la science. De tout temps, des données scientifiques ont pu être admises après avoir été réfutées et, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut être plus demain. Les neurosciences pourront probablement, dans un avenir plus ou moins proche, recevoir d’autres applications dans le domaine juridique, sans que l’une ou l’autre de ces disciplines ne s’en trouve dénaturée. Le second écueil serait d’adhérer à l’illusion scientifique et au tout biologique. L’imprévisibilité des dangers qui nous entourent, le sentiment d’insécurité croissant, ne doivent pas conduire à une propagation de la peur et à l’illusion qu’il existe un moyen scientifique d’abolir le hasard et de prévenir les menaces : l’illusion de l’objectivité, de la certitude et du « tout-traçable ». Car, der- rière l’utilisation de ces techniques en matière juridique, peut se dissimuler le spectre d’une justice hygiéniste et prophylactique, d’une justice déshumanisée. Autrement dit, les neurosciences pourront être utiles à la justice si et seulement si elles permettent non pas de « construire des murs mais de lancer des ponts entre les individus ».

 

Il existe 2 revues anciennes de 2012 sur l’émergence du neurodroit commandé par le Premier Ministre d’alors …
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/content/le-cerveau-et-la-loi-ethique-et-pratique-du-neurodroit-note-danalyse-282-septembre-2012.html
Avec un ensemble de pdf :
CerveauLoiNeurodroit2012
LeCerveauEtLaLoiEthiquePratiqueNeurodroit2012
PerspectivesScientifiquesEtLegalesSurlUtilisationDesSciencesDuCerveauDansLeCadreDesProceduresJudiciaires2009

Et un colloque à venir en mars 2019 de la Cour de Cassation :
CourDeCassationColloqueNeuroscienceBioethiqueMars2019

Quelques vidéos sur l’un des neuroscientifiques les meilleurs en vulgarisation, Laurent Koessler, PhD de l’Université de Lorraine (Nancy).

 

 

 

Sur les pages suivantes, lecture de la pensée pour l’année 2015 (ils lisent dans mes pensées et répètent).

singeIls m’ont pris pour un cobaye … Ils vont avoir le prix Nobel de Médecine ou de Physique … Ils ont trouvé la pierre philosophale. Le problème, c’est que le procédé a été confié à des mahbouls, des nazis. C’est une très grande effraction. On va redemander aux policiers français de se faire soigner.

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.

Au centre du harcèlement, la manie délirante (manie-chaos), ou psychose logorrhéïque. Euphorie morbide. Joie euphorique.

Pour décrire ça un peu rapidement, les maniaques n’arrêtent pas de parler, parfois de façon très rapide, fatiguant l’interlocuteur (le rendant malade, déprimé), qui n’a rien demandé sinon le droit d’être laissé tranquille … signe d’une « joie euphorique », d’une euphorie morbide.
On dit des SS qu’ils étaient obscènes de santé. La psychose maniaque n’est pas avec spectre autistique comme les psychoses schizophréniques.

Cette logorrhée très irrespectueuse suffit à écarter les Drucker qui pourtant insistent …

Il existe une publication dont je cite les extraits ici :
Etat maniaque et état d’agitation : Une étude diachronique. Par des psychiatres de Maison-Blanche. Elle aborde les notions suivantes :

  • Tachypsychie.
  • Ludisme.
  • Désinhibition.
  • Hypersyntonie.
  • Logorrhée d’intensité maniaque.
  • Psychopathie.
  • Impulsivité.
  • Chant, incohérence, Cris, Désordonné.
  • Rire.
  • Extravagance.
  • Loquacité.
  • Scandale.
  • Attroupement.
  • Quérulence obscène-ordurière.
  • Violence.
  • Hystérie.
  • Troubles du caractère.
  • Exubérance.
  • Grivoiserie.
  • Agitation.
  • Excitation.
  • Etats d’agitation.
  • Prodigalité.
  • Turbulence.
  • Désordre-désordonné.
  • Délire, délirant.
  • Plaisanterie.
  • Facéties.
  • JACASSERIE.
  • Opposition.
  • Hostilité.
  • Subexcitation.
  • Agressivité. Agressivité importante.
  • Atypique.
  • Psychose périodique.

Publication très éclairante :
La manie : apports historiques et réflexions psychanalytiques.
Mania: Historical contributions and psycho-analytics reflections.

par Nicolas Brémaud (Psychologue clinicien, docteur en psychopathologie, Membre associé du Laboratoire recherches en psychopathologie « Nouveaux symptômes et lien social » de l’Université de Rennes).

Résumé. Objectifs. –L’auteur vise à montrer en quoi la manie ne peut être considérée comme un simple « trouble de l’humeur » mais bien plutôt comme relevant du champ des psychoses. Méthode. – Une revue de la littérature aidera le lecteur à saisir le passage entre la manie-chaos, la manie-folie– décrite dans le menu de ses symptômes au cours du 19ème siècle – et la manie pensée, notamment avec Henri Ey, lecteur de L. Binswanger, puis avec J. Lacan. Résultats. – On découvre qu’un certain nombre de traits dits typiques de la manie (euphorie, excitation, fuite des idées, etc.) sont à considérer comme des phénomènes élémentaires psychotiques dus à l’absence de point de capiton dans la chaîne du langage. Le caractère de « fuite », présent dans toute la symptomatologie de la manie, met en relief la dimension de la pure métonymie, l’absence du caractère métaphorique du langage, la « non-fonction de l’objet a », selon l’expression de Lacan, signant ainsi la structure psychotique de la manie. Le sujet dérive dès lors sans frein dans la chaîne des signifiants. Discussion. – Est donc discutée l’appartenance de la manie au registre de la psychose, sur le caractère délirant de la manie, sur ce que l’on peut considérer comme délirant dans cette psychose qui semble pourtant se démarquer nettement d’autres formes de psychoses. Est discuté également le lieu de localisation de la jouissance au regard de la schizophrénie et de la paranoïa. Conclusion. –Manie et folie, manie et délire, étaient confondus au 19ème siècle. Aujourd’hui on l’évoque peu, ou alors on l’évoque comme « trouble de l’humeur ». Pourtant un certain nombre d’éléments (la dimension métonymique du langage, l’absence de « point de capiton », etc.) permettent de l’envisager comme une psychose.

1.     Introduction.

La manie, nous le verrons, est une psychose, qui ne doit pas être réduite à un « trouble de l’humeur » –, la manie semble avoir assez peu le vent en poupe.

Alors qu’à une époque (19ème siècle) la quasi-totalité des travaux portait sur la manie (raisonnante, délirante, sans délire, etc.) puisque manie et folie se confondaient, aujourd’hui elle a quasiment disparu des manuels de psychiatrie.

2.     Revue de la littérature : 19ème siècle.

Faire l’histoire de la manie serait faire l’histoire de la folie, les deux termes ayant été longtemps synonymes.

Pinel [3]. En 1809, celui-ci tente de préciser les contours de la manie : La manie, espèce d’aliénation la plus fréquente, se distingue par une excitation nerveuse, ou une agitation extrême portée quelquefois jusqu’à la fureur, et par un délire général plus ou moins marqué, quelquefois avec les jugements les plus extravagants, ou même un bouleversement entier de toutes les opérations de l’entendement.

Esquirol va serrer « de plus près le sens du terme “manie” sans toutefois le préciser complètement » [5].

« une affection cérébrale, chronique, ordinairement sans fièvre, caractérisée par la perturbation et l’exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté » [6].

Le tableau du maniaque est en effet pour Esquirol celui d’un malade « qui présente l’image du chaos, dont les éléments mis en mouvement se heurtent, se contrarient sans cesse pour augmenter la confusion, le désordre et l’erreur (…). Les sensations, les idées, les images se présentent à son esprit sans ordre et sans liaisons (…) ; il ne peut fixer son attention sur les objets extérieurs (…).

Avec Georget en 1820, la manie prendra très nettement un caractère délirant :

C’est un « délire général, s’étendant à tout ; sensations, idées rapides, confuses, incohérentes, avec exaltation, agitation, exprimées par des mouvements désordonnés, des cris, des chants, des menaces ou de la fureur. Le maniaque semble vivre dans un autre monde (…). L’exercice des facultés intellectuelles offre l’image du chaos » [7].

Chez un très grand nombre de maniaques, le délire est général, les idées sont sans fixité, mais sans qu’on puisse y remarquer la prédominance d’une pensée quelconque » [8].

Là encore, donc, comme chez Georget, le caractère délirant est mis en avant, et les symptômes communs à toutes les formes de manie restent essentiellement l’excitation, l’exaltation, la labilité des idées, etc.

Dans les années 1850–1851, J.-P. Falret [9] désignera lui aussi les maniaques comme des sujets « atteints d’aliénation générale avec excitation ».

Ici, « penchants, sentiments, intelligence, volonté, toutes les facultés bouleversées présentent l’image du chaos. Une agitation intérieure, source de l’agitation extérieure, produit un tourbillon d’idées, de sensations, d’impulsions, d’émotions, qui ne permet de se fixer nulle part, et qui enlève à l’esprit toute liberté de choix (…). C’est un état de suractivité de l’intelligence, dans lequel les idées surgissent si vives, si animées et si nombreuses, qu’elles échappent à toute règle et à toute combinaison ».

C’est encore la manie-chaos, la manie-folie, mais Falret – qui a su écouter les malades, la forme de leur discours – insistera judicieusement sur la question des associations d’idées, effectivement si spécifiques aux maniaques : « l’association des idées, qui joue un très grand rôle dans ce délire, est constamment en action ; mais il est digne de remarque que les idées se lient beaucoup plus par les rapports secondaires de mots et de sons que par les rapports logiques ; souvent même, il semble qu’aucun lien n’unisse entre elles les idées qui paraissent surgir spontanément ; mais cette incohérence est plus apparente que réelle, et tient à ce que le travail de la pensée est plus rapide que sa manifestation, et à ce que beaucoup de chaînons intermédiaires échappent à l’observateur ».

Foville (fils), en 1875, considère que la manie doit être absolument distinguée du délire maniaque. Pour l’auteur le délire maniaque est un « état général d’exaltation des idées, des sentiments, des actes » qui s’observe « dans plusieurs formes d’aliénation mentale » [12]. Aussi le délire maniaque n’est-il dans sa conception « qu’un symptôme accidentel, temporaire ou accessoire ». Il distingue donc le délire maniaque de l’entité « manie simple » (ou « essentielle ») qui est « le type de la folie générale avec excitation (…). L’exaltation maniaque en constitue le symptôme principal et spécifique ». Les symptômes les plus repérables de la manie demeurent l’agitation, l’incohérence, l’extrême rapidité des associations, et pour Foville contrairement à d’autres « les hallucinations et les illusions sont l’un des symptômes les plus fréquents ». Dans l’excitation maniaque les symptômes sont « beaucoup moins accusés », à l’état d’esquisse simplement : « Ce n’est pas l’état normal, et il est difficile cependant de dire que ce soit un état de maladie ». Quant à B. Ball (1880), il définit également la manie dans sa onzième Leçon comme un délire généralisé, avec surexcitation, besoin irrésistible de mouvement, de parler, mobilité des idées, etc. [13].

La pensée est envahie par un « déluge d’idées, un torrent d’images et de souvenirs », le sujet se montrant « incapable de fixer son esprit sur un objet quelconque ».

C’est ici l’un des critères majeurs de la manie : Le « défaut d’attention ». Toutefois, si la mobilité, la labilité de la pensée, le défaut d’attention caractérisent la manie, il ne faudrait pas en conclure selon Ballà une forme d’incohérence, car « les idées s’attirent suivant les lois normales de l’association des idées ». Par contre, « l’esprit fait des sauts, des bonds (…), les malades changent de sujet à chaque instant », ils sont d’une « loquacité intarissable », ce qui donne parfois à l’interlocuteur le sentiment d’une incohérence ou d’une forme de confusion mentale.

Déjà en 1865, W. Griesinger y avait consacré une cinquantaine de pages dans son Traité des maladies mentales [14] ; il y distinguait notamment la manie de la monomanie exaltée.

En 1888, H. Schüle [15], dans son Traité clinique des maladies mentales, séparait quant à lui la manie en deux groupes : dans un premier groupe (« manie douce ») « il y a conservation relative de la conscience ; les mouvements semblent intentionnels, et les idées s’enchaînent logiquement (…). Dans le deuxième groupe, la conscience est primitivement altérée, et ce trouble profond peut être comparé à un état de rêve ; la direction psychique se perd (…) ».

Krafft-Ebing [16], en 1897, répartit lui aussi la manie en deux formes cliniques, qui ne diffèrent que par leur degré : l’exaltation maniaque et la fureur maniaque. L’exaltation maniaque se présente comme « un phénomène d’état. Comme telle elle représente un stade prodromique ou de rémission de la folie furieuse, ou un stade de transition de la folie circulaire et hystérique ».

Quant à la folie furieuse, la « fureur » y apparaît comme un « simple symptôme ; la folie furieuse est un état morbide déterminé et appartenant au cadre de la manie (…). Le symptôme déterminant de la folie furieuse, c’est l’accélération des opérations psychiques qui peuvent devenir échevelées en même temps que le Moi du malade a perdu toute direction », et les phénomènes les plus importants « sont représentés par les symptômes de la sphère psychomotrice ». Il faut bien sûr lire également la belle leçon que donnera plus tard (1907) E. Kraepelin sur « L’excitation maniaque » (la manie y est conçue comme une « phase de la folie maniaque-dépressive ») [18].

3.     Du Traité de G. Ballet (1903) au Précis d’E. Régis (1923).

Pour poursuivre avec la littérature française sur ce sujet, venons-en maintenant au grand Traité de pathologie mentale [19] de G. Ballet (1903). D. Anglade y considère que « la manie est l’expression la plus saisissante de la désorganisation psychique ». Le remarquable, chez le maniaque, c’est que « rien n’est dissimulé. Un besoin immodéré de penser, de parler et d’agir se donne libre carrière », Anglade rappelant alors un mot de Magnan qui proposait, pour le maniaque, la formule : « tout au dehors ». Sur le plan du délire, l’auteur constate que les idées délirantes n’ont qu’une « place secondaire » dans le tableau clinique, et ne sont pas systématisées ; quant aux hallucinations, elles semblent « plus rares ».

Pour Anglade, le maniaque manque de frein. En effet, « ce qui caractérise l’état mental du maniaque, c’est l’irritabilité, l’impossibilité de fixer l’attention, l’incohérence de la pensée, qui résulte d’une trop grande rapidité dans la succession et l’association des idées ». La volonté, dans la manie, ne réfrène rien, elle paraît impuissante : l’« action frénatrice devient impossible et fait place à l’automatisme cérébral » (logorrhée, fuite des idées, etc.).

Travaux de Kraepelin (édition du Traité de 1904) : « le caractère symptomatique qu’il remet en valeur n’est pas compris de manière aussi superficielle que par les anciens auteurs. Son analyse est minutieuse, elle ne se borne pas à cette apparence toute extérieure qui suffisait à Pinel ; il dissèque les accès, et arrive ainsi à faire reconnaître que chaque forme de manie ou de mélancolie présente trois éléments : pour la manie ces éléments sont : 1) la rapidité des idées ; 2) l’élévation de l’humeur ; 3) le besoin d’activité ».

Binet et Simon se montrent ensuite critiques vis-à-vis des auteurs qui ont trop insisté sur l’excitation psychomotrice dans la manie :

« les auteurs, trop souvent, schématisent à outrance ; décrivant un accès de manie, ils insistent à l’excès sur l’excitation psychomotrice. C’est un des symptômes, ce n’est pas le seul. Le maniaque en présente fréquemment d’autres qui sont d’un caractère tout différent, des hallucinations par exemple, des conceptions délirantes, des idées de grandeur, des idées de persécution, des préoccupations hypocondriaques, toute une symptomatologie agitée et confuse (…) ».

Dans le fond, pour Binet et Simon, le « degré extrême d’excitation » si caractéristique dans la manie, « intéresse tous les appareils : intelligence, motilité, affectivité » (« l’excitation est l’état fondamental » de la manie). On note une abondance de paroles, de gestes, de cris. Du côté de la parole par exemple, c’est « un flux de paroles que vous ne pouvez interrompre », « c’est le hasard des associations d’idées, c’est le coq-à-l’âne le plus échevelé ».

L’un des points importants à relever, selon les auteurs, pour le diagnostic différentiel, est le suivant : « même au plus fort de son agitation, il reste encore en communication avec nous ». Mais c’est une « incohérence d’idées », c’est un sujet qui semble avoir perdu tout contrôle, qui a perdu « la direction » – ce qui peut amener à le confondre avec une confusion mentale –, un sujet qui laisse tomber à qui veut l’entendre « des idées détachées, fragmentaires, dont l’ensemble est dénué de sens ».

Séglas, dans une intervention faite à la Société médico-psychologique (27 juin 1910), expose ses idées sur la manie. Il reprend les symptômes typiques des différentes formes de manies : 1) petits accès d’excitation à forme raisonnante ; 2) type maniaque proprement dit ; 3) exclusivité des troubles du mouvement, ces symptômes étant : euphorie, gesticulations, désordres des actes, logorrhée incessante, fuite des idées, assonances, mobilité des impressions et des sentiments, succession d’actes incoordonnés, etc. Dans toute la symptomatologie de la manie (symptomatologie qui recouvre essentiellement l’agitation motrice, la fuite des idées, et l’euphorie), Séglas va s’arrêter plus spécialement sur un seul symptôme, celui qui concerne « l’état affectif », à savoir : « l’euphorie, l’exaltation du moi ». D’ailleurs il adhère à l’idée de Kraepelin, qu’il cite : « l’inconstance de caractère et la fréquente variabilité de l’humeur sont seules caractéristiques de la manie ».

Début de 20ème siècle, celle d’E. Régis [22] et de son célèbre Précis de psychiatrie (1923). Régis subdivise la manie en manie aiguë (typique, et subaiguë : excitation maniaque, hypomanie), et manie chronique (simple, et avec délire systématisé secondaire). Pour aller à l’essentiel, disons que pour Régis la forme typique de la manie (aiguë) consiste en une « psychose généralisée caractérisée par une surexcitation psychique violente et désordonnée ». Ici, c’est comme si le fonctionnement mental était « soustrait au contrôle de la volonté », lequel paraît « opérer au hasard et sans frein ». Il en résulte dès lors un « défaut d’enchaînement dans les idées (…), et une suractivité de l’association automatique des représentations mentales ». L’une des thèses qui est affirmée est qu’« il n’y a pas à proprement parler de délire chez les maniaques », le délire y est quasi impossible du fait de la « mobilité extrême des idées ».

4. Henri Ey (1954) : la production subdélirante dans la manie.

C’est donc à partir de la seconde moitié du 20ème siècle, que l’on va pouvoir lire, sous la plume d’Henri Ey, l’étude la plus complète sur la manie (en France du moins), à savoir l’Etude psychiatrique n◦21 [5]. La manie, en effet, y est là pensée. Elle n’est plus simple collection de symptômes, mais « forme d’existence tumultueuse », une « modalité de déstructuration de la conscience », Henri Ey s’attachant avant tout à caractériser l’« être maniaque », qui peut être résumé par ces deux termes : « jouer et jouir ». Tâchons ici de tirer les idées fortes de cette étude longue de soixante-dix pages. D’abord, Henri Ey part d’une définition : « on appelle classiquement “manie” un état d’excitation psychique caractérisé par l’exaltation de l’humeur et du ton affectif, l’agitation motrice et une extrême volatilité de la vie psychique ». À partir de là, il va détailler dans un premier temps l’aspect, l’attitude, la présentation du maniaque. Ensuite, il s’intéresse à l’excitation psychomotrice et au langage maniaque. Sur ce dernier point, qui nous intéresse particulièrement, Ey souligne que le langage comporte des symptômes très « frappants », très caractéristiques : « ellipses, jeux de mots, assonances, exclamations, onomatopées », etc. Le langage du maniaque y est décrit comme « flot de paroles, logorrhée, volubilité, bavardage oiseux, prolixe, qui se dévide sans fin en propos digressifs ». Cette agitation, cette précipitation sur le plan du langage, se retrouve aussi sur le plan moteur, dans la mimique, la gestuelle, une agitation qui « empêche l’accomplissement des actions ordonnées et régulières ». C’est ici qu’Henri Ey fait intervenir la dimension du « jeu » maniaque, car dans cette agitation, dans cette « activité stérile (…) le malade se dépense frénétiquement comme un enfant ; il “joue” des scènes, improvise des scénarios, des dialogues (…). Le maniaque se divertit d’éléments, d’objets et de situations empruntés au monde extérieur : il se plaît à manipuler la réalité, il s’amuse avec les personnes de son entourage (…). Il n’est pas rare de voir les maniaques jouer “comme un enfant”, prendre un langage puéril (…) ». Henri Ey n’évoque pas à proprement parler la manie chez l’enfant – sujet peu traité –, mais il souligne que « c’est à la pensée de l’enfant que nous renvoie la manie, à cette forme d’existence de jeu, d’entrain endiablé et d’insouciance qui fait du maniaque un petit enfant qui déploie son existence dans les espiègleries et l’exubérance d’une vie affective effrénée ». Il faut signaler ici que ce point avait été relevé en 1911 par K. Abraham dans son étude sur la « folie maniaco-dépressive » [25] : « l’absence d’inhibition [chez le maniaque], écrivait Abraham, donne accès à des sources de plaisir anciennes jusqu’alors réprimées : c’est par là que la manie nous découvre ses racines infantiles (…). Un certain nombre de traits authentifient la ressemblance de la manie avec la psyché enfantine » (absence de contrainte logique, jeux de mots, « intérêt pour le son des mots au détriment de leur sens », plaisanteries diverses permettant au sujet d’accéder à des « jouissances habituellement réprimées », gaîté insouciante, etc.).

Après le chapitre consacré à l’excitation psychomotrice du maniaque, Henri Ey traite de la tachypsychie, de la fuite des idées. Si la pensée et le débit verbal du maniaque sont rapides, cette pensée selon Henri Ey prend un caractère de superficialité : l’attention (« le malade va d’une idée à l’autre sans pouvoir se fixer sur aucune »), la concentration, la réflexion étant particulièrement altérées, la pensée semble rester en surface. La « fuite des idées » doit être conçue selon Ey comme « une forme d’existence tumultueuse » : c’est un « tourbillon sans fin, sans but et sans ordre, emportant dans son mouvement vertigineux les images qui foisonnent, les mots qui se pressent, les souvenirs qui affluent (…) ». Cette forme d’existence constitue « le fond même de l’état maniaque, c’est-à-dire les relations du maniaque avec son Monde ». Le quatrième point abordé par Henri Ey est relatif à « l’anarchie instinctivo-affective ». Le sujet maniaque se caractérise en effet par la « triomphante orgie que la vie émotionnelle prend comme une revanche ou une révolte contre les instances de contrôle et de contrainte ». Le cinquième point concerne la question de la « production subdélirante ». Si classiquement l’on n’évoque guère – ou pas du tout – le délire dans la manie (comme si elle n’était qu’un « trouble de l’humeur »), Ey quant à lui considère qu’il y a indubitablement délire, ou du moins production subdélirante, délire naissant. Ainsi : « même dans les manies les plus simples et les plus pures, la “fuite des idées”, l’exaltation imaginative, les propos narratifs et inventifs, la fabulation, et surtout la fantaisie ludique des rapports qui lient le Monde au Moi du maniaque sont déjà un délire naissant, c’est-à-dire valent déjà pour une certaine distorsion de la réalité vécue et pensée ». Là où, dans les autres formes de psychoses délirantes, les conceptions, les constructions délirantes paraissent sinon systématisées, du moins persistantes et « fixes », dans le délire maniaque, dans la « fabulation verbale » du maniaque, les constructions délirantes demeurent généralement fugaces, mobiles, et floues. Disons que si pour Henri Ey la manie est bien une production « subdélirante », tous les degrés peuvent s’y rencontrer. Sur le terme même de « délire », pour la manie, Ey se montre prudent. S’il fallait caractériser la dimension délirante dans la manie, qui se démarque, on l’a dit, très sensiblement des délires d’autres psychoses (paranoïa, mélancolie, schizophrénie), l’on pourrait dire au fond que « c’est plutôt l’apparence du délire que l’on rencontre dans les états maniaques. On pourrait en effet, en faisant toutes réserves sur le mot délire, que nous estimons ici être inexact, dire que le délire maniaque est un délire de rêverie et de jeu ». Ici, Ey va préciser ce qu’il entend par ce « jeu délirant idéo-verbal » du maniaque. L’expression est intéressante et pertinente cliniquement, mais est-elle suffisante pour établir un diagnostic différentiel ? Il semble que la dimension délirante du maniaque réside dans un « défaut de liaison conceptuelle des représentations », dans la « substitution aux liens logiques de relations de moindre valeur telles que réminiscences verbales », dans les « associations par assonances, inductions rythmiques ». Par ailleurs, du côté de ce que Ey nomme « structure positive de la manie », l’on retrouve aussi dans le comportement de jeu : gesticulation, mimique, grimaces, maniérisme, emphase, puérilité, etc. Toute cette symptomatologie ne peut-elle pas se retrouver également dans certains tableaux de schizophrénies ? De même, pour le maniaque « le monde n’est pas sérieux, ses fantaisies sont vécues comme une réalité sans réalité (…) », et au final la manie caractérise cette « impossibilité d’adhérer au vrai réel ». Autant d’expressions qui là encore peuvent faire songer à d’autres formes cliniques de psychoses. Mais laissons cette question en suspens pour l’instant. Ainsi la manie est-elle délirante au sens donné plus haut par Henri Ey, mais son degré de « déstructuration de la conscience » serait moindre que celui rencontré dans d’autres psychoses. Toutefois, bien que moindre, la manie fait valoir sans conteste pour Henri Ey une « modification structurale de la conscience d’un niveau de dissolution globale et non point (…) d’un trouble fonctionnel isolé (« attention » ou « humeur »). En réalité c’est la structure générale de l’esprit qui est bouleversée, la pensée (…) s’étale en surface ». Tout ceci, tout ce qui précède, concerne spécifiquement la manie dite « typique ».Dans un second temps Henri Ey va traiter des manies « atypiques » (délirantes et hallucinatoires, confuses et incohérentes, chroniques). Les symptômes classiques vus plus haut (fuite des idées, logorrhée, euphorie, etc.) sont « renforcés » dans la manie délirante et hallucinatoire. Mais l’essentiel pour Ey est de mettre surtout en relief ce que Séglas avait nommé « délire verbal », un délire « mobile fait de redondance verbale, de “clinquant” », dit Henri Ey, une « verbosité délirante qui ne suppose qu’un minimum d’organisation thématique ». En accord avec certains auteurs vus précédemment (entre autres Marcé, Foville), Henri Ey constate qu’il y a des cas de manies qui constituent de « véritables expériences délirantes et hallucinatoires ». Il cite alors le sentiment d’élation et de toute-puissance, le délire d’influence, l’idéation exaltée, ces sujets qui se sentent habités par un esprit divin, la présence de thèmes délirants prophétiques et mystiques, parfois d’idées de persécution, ou d’idées hypocondriaques. Il précise enfin le mécanisme d’édification de ces délires maniaques : Généralement, il est « verbal, fabulatoire, imaginatif, intuitif et interprétatif ». Il n’a jamais été évident, pour quiconque, de se prononcer précisément sur la question du délire dans la manie – sur sa « nature », son « contenu », sa « spécificité » –, de repérer ce qu’il pouvait y avoir de délirant dans la manie. L’on a vu que même pour Henri Ey cet exercice ne semblait pas aller de soi. Lorsqu’on évoque les possibles délires d’influence dans la manie, les idées délirantes prophétiques, hypocondriaques, leur « mécanisme » intuitif ou interprétatif, etc., on ne peut s’empêcher de penser que les frontières – si frontières véritables il y a – d’avec les autres formes de psychoses semblent bien minces. Le diagnostic différentiel avec la confusion mentale, de même, apparaît de plus en plus compliqué : « entre confusion et manie, écrit Henri Ey, il y a une différence de niveau (…). Il ne peut, bien entendu, s’agir de deux maladies distinctes (…). La clinique nous offre tous les jours des cas où le diagnostic entre manie et confusion est strictement impossible ».

À bien y réfléchir, de toute cette symptomatologie parfaitement décrite par les classiques, comme par Henri Ey, il ressort que l’excitation psychique, l’agitation motrice, l’exaltation de l’humeur, et même la labilité extrême de la pensée, la « fuite des idées », etc. se rencontrent aussi – plus ou moins durablement, de façon plus ou moins marquée – dans d’autres formes de psychoses. Alors sur quoi mettre l’accent ? Qu’est-ce qui, spécifiquement, nous permettrait de rendre compte de la manie comme relevant du registre de la psychose ? Car c’est là un point incontournable et une question éthique, utile et même nécessaire pour la pratique ; il est en effet très différent de considérer la manie comme un trouble de l’humeur ou de la considérer comme appartenant au champ des psychoses.

5. J. Lacan : la manie, retour mortel du langage dans le réel.

Un élément est à souligner. Il concerne la fameuse « fuite » (des idées). Au fond, la « fuite »n’est justement pas seulement celle des idées ; la « fuite » semble concerner la manie tout entière, si l’on peut dire ; elle signe même à notre sens la structure de la manie dans son ensemble ; une sorte de fuite en avant qui s’exprime autant dans le registre des idées (idéorrhée), de la parole (intempérance de langage, logorrhée, lallomanie), des diverses productions (graphiques ou autres) que dans le registre du comportement, des actes maniaques. Tout est fuite, tout semble fuir sans aucune retenue. J. Oury disait que « dans l’existence maniaque il y a trop d’ouvert » [30], et cela semble effectivement tellement « ouvert » que rien ne semble pouvoir venir colmater cette fuite. La question qui se pose alors est la suivante : Qu’est-ce que cette fuite ? Que nous indique-t-elle du sujet, et de sa structure ? Fuite de quoi et devant quoi ? La désinhibition, l’euphorie (la dite « joie »maniaque), l’excitation, l’exaltation, l’élation maniaques, sont les manifestations, les symptômes les plus visibles, et les plus typiques de la manie.

Mais interrogeons-nous sur ce que nous indique, et ce que nous enseigne cette « excitation » du point de vue de la structure. Lacan disait en 1970 : « Suivre la structure, c’est s’assurer de l’effet du langage » [31]. Eh bien en ce qui concerne la manie, en ce qu’il nomme plus précisément « l’excitation maniaque », Lacan considère que cette « psychose » (il emploie le terme) rend compte très spécifiquement du « retour dans le réel de ce qui est rejeté du langage », et que ce retour dans le réel se fait même « mortel » [32]. Le « retour dans le réel » chez Lacan, on le sait, renvoie à la psychose, dans la mesure où ce qui ne fut pas symbolisé (forclusion, et non refoulement ou déni) resurgit, revient tôt ou tard – pas toujours mais souvent – faire son apparition dans le « réel » (l’exemple princeps est celui des hallucinations). Ce « retour » dans le réel, qui peut être entendu comme un effort de localisation de la jouissance – qui, sans cela, se trouve débridée, dérégulée – connaît des variations selon la structuration du sujet, selon son rapport à l’Autre, au langage, au corps, etc. On peut dire, et constater cliniquement, que ce « retour », cette localisation de la jouissance, se fait principalement dans le corps du côté de la schizophrénie (phénomènes hypocondriaques, délire de corps, vécus de dissociations, « langage d’organes » selon les mots de Freud), et dans l’Autre du côté du paranoïaque (l’Autre omniprésent et omniscient le persécute, le regarde, l’observe, le commande, le menace, etc.). Nous allons voir où, dans la manie, se localise la jouissance. Prenons notre point de départ en amont de cette référence au texte « Télévision » qui date de 1973. Dans les années 1955–1956, dans son séminaire sur Les psychoses, Lacan posait la question : « comment un discours tient-il debout ? » [33]. Dans la psychose en effet, de manière générale l’auditeur peut rapidement se dire : « Ca ne tient pas debout ! ». Et dans la manie il est bien difficile de suivre les propos du sujet tant le rythme de la parole s’accélère, tant les idées passent subitement de l’une à l’autre. Lacan répond qu’un discours ne peut tenir debout sans le « point de capiton ». Sans ce point de capiton, ça ne tient pas debout, et alors « le sujet dépersonnalise son discours » [33]. Et précisément, le Nom-du-Père est le point de capiton essentiel, celui qui fait tenir l’ordre symbolique, qui lui donne un cadre, qui fait entrer le sujet dans un processus d’historisation, (« le Nom-du-Père a la fonction de signifier l’ensemble du système signifiant » [34]), c’est l’élément qui fait « point de capiton entre le signifiant et le signifié » [33], qui établit et maintient cet équilibre, arrêtant ainsi le glissement de la signification, laquelle sans cela peut fuir indéfiniment. Dans la psychose, cet élément, ce signifiant Père étant forclos, rejeté de l’univers symbolique du sujet, « le signifiant et le signifié se présentent sous une forme complètement divisée » [33] ; il y a séparation, non articulation, absence du ciment entre signifiant et signifié. Une référence connue de Lacan au sujet de la manie se trouve dans le séminaire X sur L’angoisse. Lacan y avance ceci : « dans la manie (…) c’est la non-fonction de a qui est en cause (…). Le sujet n’y est lesté par aucun a, ce qui le livre, quelquefois sans aucune possibilité de liberté, à la métonymie pure, infinie et ludique, de la chaîne signifiante » [35]. Cet « objet » petit a qui est un « reste » réel, n’entrant pas dans le registre du symbolique, est produit lorsque le sujet entre dans le « discours ». Si tout sujet entre nécessairement dans le langage – car le monde des signifiants, le langage comme tel, préexiste à tout sujet – tout sujet n’entre pas nécessairement dans le discours, au sens du « lien social » (c’est la même chose pour Lacan). Le psychotique, hors discours, n’a pas perdu cet objet (objet « cause du désir »), et il l’encombre parfois terriblement. En tant qu’excès de jouissance, il va chercher à s’en délester, à s’en débarrasser, ou à le réguler de diverses manières, selon que cette jouissance fait retour dans le corps (schizophrénie), ou dans l’Autre (paranoïa). Dans la névrose, cet « objet a » vient lester le sujet, au sens, pourrait-on dire, où il lui donne un certain équilibre, une certaine homéostasie, une assise dans la réalité commune ; on peut dire que le sujet a « les pieds sur terre ». Dans la manie ce « hors discours » se vérifie particulièrement dans le rapport du sujet au langage, sans frein, un sujet qui se trouve dispersé, comme lâché sans filet dans la chaîne signifiante. Se délester de l’« objet » qui le fait souffrir apparaît comme un moyen de lutter contre une tristesse et une douleur profondes, contre un noyau mélancolique peut-être : « la manie, disait Freud, n’a pas d’autre teneur que celle de la mélancolie ; les deux affections sont en proie au même “complexe”, qui écrase probablement le moi dans la mélancolie, alors que dans la manie le moi le surmonte ou l’écarte » [36]. C’est en ce sens que pour Freud on ne peut séparer en soi l’étude analytique de la manie de celle de la mélancolie (« il est exigé, écrit-il toujours dans Deuil et mélancolie, d’étendre à la manie une explication analytique de la mélancolie »). Ce qui l’amène à penser ainsi les choses, c’est que la clinique nous montre fréquemment – pas toujours, certes, mais souvent – que « la particularité la plus singulière de la mélancolie (…) c’est sa tendance à se renverser dans l’état dont les symptômes sont opposés, la manie » [36], ce renversement étant pour Freud une forme de « destin » de la mélancolie. Ce « délestage », donc, pour y revenir, procure alors au sujet une excitation, un sentiment d’euphorie, qui ne trouve aucune limite, ni dans l’Autre, ni chez l’autre (voir le texte de Freud Deuil et mélancolie : « le maniaque nous démontre de façon évidente – en partant comme un affamé en quête de nouveaux investissements d’objet – qu’il est libéré de l’objet qui l’avait fait souffrir » [36]). D’ailleurs, le maniaque n’attend pas la réponse de l’Autre ; il ne fait pas « communication », il n’entre pas dans la communauté, dans le dialogue, et l’on pourrait sans doute y découvrir une forme d’ironie sur la langue, ironie que l’on rencontre de facçon assez typique dans les cas de schizophrénies (la « chaîne » signifiante du sujet maniaque se réduit ainsi à ce qu’on pourrait appeler une pure jouissance). La métonymie « pure » du maniaque attaque la grammaire, la syntaxe, les relations de signifiants à signifiés, et cette métonymie « pure » de la chaîne signifiante– qui met en relief l’absence de métaphore – a nécessairement des conséquences sur les rapports du sujet non seulement au langage, mais aussi bien à l’ensemble de ses rapports au « monde », aux autres notamment (au lien social), et des conséquences sur sa jouissance, puisqu’elle n’est pas prise, pas enserrée dans le maillage symbolique des signifiants. La non-fonction de l’objet a, le fait qu’il ne soit pas « séparé » – et avec les effets produits sur les rapports du sujet au signifiant (l’emballement métonymique notamment, dans la manie) et sur la jouissance – vient signer la structure psychotique de la manie. Nous proposerions de considérer non seulement la manie comme une psychose, mais comme une psychose déclenchée, et même sans doute délirante en certains cas. Cette dimension délirante est certes moins visible, moins lisible que dans la paranoïa, la mélancolie ou la schizophrénie. Des auteurs avancent pourtant qu’« en général, les manies sont délirantes » [37], et même que dans le fond « la manie pure où se perd le frein du sens, c’est rare » [38]. Dès lors, et considérant avec Lacan que « les phénomènes élémentaires ne sont pas plus élémentaires que ce qui est sous-jacent à l’ensemble de la construction du délire », que délire et phénomènes élémentaires ont la même structure, que « c’est toujours la même force structurante qui est à l’oeuvre dans le délire, qu’on le considère dans une de ses parties ou dans sa totalité » [33], il nous semble que l’on peut avancer ici que la manie présente un certain nombre de phénomènes élémentaires psychotiques parmi lesquels on pourrait ranger l’euphorie, l’humeur exaltée, l’excitation verbale et motrice, mais aussi les « coq-à-l’âne », la dérive métonymique en tant que trouble du langage psychotique. Le rapport au temps, vu plus haut, tout comme ces phénomènes éruptifs, soulignent tous la dimension de rupture, d’absence de liens, de discontinuité dans la vie du sujet, propre à la psychose. La « pure » métonymie, comme son nom l’indique,exclut quant à elle la possibilité métaphorique du langage, et exclut donc en soi l’élaboration d’une métaphore délirante – le délire – qui est montage, construction, assemblage organisé de signifiants, stabilisant plus ou moins durablement, plus ou moins efficacement, les rapports du signifiant au signifié. En ce qui concerne le chapitre « métaphore et métonymie » selon Lacan, nous n’entrerons pas dans le détail, mais rappelons simplement ceci que : « d’une façon générale, ce que Freud appelle la condensation, c’est ce qu’on appelle en rhétorique la métaphore ; ce qu’il appelle le déplacement, c’est la métonymie » [33]. Saisissons justement ce terme de « déplacement », qui convient particulièrement bien à la clinique du sujet maniaque, un sujet que l’on pourrait dire en effet constamment en déplacement. Un sujet en déplacement pourrait être une des définitions possibles du maniaque. Le côté « sans frein » déjà mentionné plus haut (« l’action frénatrice devient impossible », disait Anglade en 1903) n’est rien d’autre, ne reflète rien d’autre en effet que la « métonymie pure » du sujet maniaque, l’absence de point de capiton, la forclusion du Nom-du-Père, « l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage », « la relation d’extériorité du sujet au signifiant » [33], autrement dit ce fait cliniquement observable d’un sujet qui semble « habité, possédé par le langage » [33]. C. Soler le dit clairement : « la fuite des idées, cette logorrhée où se perd l’intention de signification au profit d’une juxtaposition de propos désorientés, qu’est-ce d’autre qu’une mise hors-jeu du capitonnage du sens du discours ? »[40]. Le point de capiton est un stop (un stop à la jouissance). À cet égard, C. Desmoulins remarquait pertinemment : « on pourrait dire de la manie que c’est une maladie de la chaîne signifiante, de la ponctuation, donc du point de capiton (…). Le maniaque procède par coq-à-l’âne, c’est-à-dire évite la ponctuation, le point de capiton » [37]. Aussi ce rythme effréné, cette« joie » de façade, cette euphorie d’apparence festive, en bref cette élation maniaque n’est pas autre chose que l’envahissement de jouissance qui procède des signifiants à la dérive, qui procède d’une chaîne signifiante réduite à la pure métonymie. Et cette « euphorie » n’est peut-être pas à mettre au compte du « jeu » et du « jouir », comme le pensait Henri Ey (cité plus haut). C’est le point de vue de C. Soler, qui admet que la formule d’Henri Ey est certes « belle, mais le maniaque n’est ni un joueur, ni un jouisseur » [40], articulant l’affect dépressif, la tristesse, à l’excitation maniaque dans son rapport à la forclusion. Pour clore ce chapitre, et pour répondre à notre question relative à la localisation de la jouissance dans la manie, on pourrait dire que la jouissance qui fait retour dans le réel, dans la manie, vient à se localiser non pas dans le corps, non pas dans un Autre persécuteur, mais dans la chaîne signifiante elle-même, dans la métonymie pure de la chaîne signifiante, avec ses effets de dispersion, de dissémination dans le langage, avec ses effets d’exaltation de la langue, d’une langue jouie sans limites.

6. Conclusion : le maniaque, pas si « joyeux » que ça.

Dans cette métonymie, dans cette juxtaposition dénuée d’orientation des éléments du langage, il faut y voir, selon cette perspective lacanienne, une succession de S1 (S1, S1, S1. . .) qui ne s’articulent pas avec les signifiants S2 qui introduisent le sens, la signification dans le discours (l’écriture S1-S2 étant l’écriture minimale pour désigner le discours, le lien social). C. Soler suggère ainsi que chez le sujet maniaque la dimension « festive et insouciante » de la parole, l’est du fait qu’elle est « libérée des contraintes de la sémantique, émancipée du réel qui est en jeu dans la grammaire ». Le sujet maniaque pourrait dès lors être défini comme celui qui se trouve « dispersé dans l’infini du langage qui le traverse », et la dimension de non-fonction de l’objet a, qui donne ce côté « libre » de toute contrainte, fait valoir dans son fond la mise en suspens, et même la mise à l’écart de l’instance interdictrice qu’est le Surmoi. En outre, cette succession de S1, la prise en masse intense de la jouissance dans le flot ininterrompu et sans limites des signifiants, valide ce fait que le sujet maniaque ne s’inscrit pas dans un « discours ». Une question se pose : le schizophrène lui-même n’est-il pas dispersé dans l’infini du langage qui le traverse ? Sa parole n’est-elle pas faite également de signifiants détachés, isolés, séparés de la chaîne signifiante, non articulés aux signifiants qui donnent sens, cohérence, historisation, continuité, etc. ? Oui, sans aucun doute, à une différence près toutefois. Le schizophrène est certes dispersé dans l’infini du langage qui l’envahit, qui le traverse réellement, mais en outre il est pénétré aussi dans son corps par les signifiants, ce qui n’est pas le cas du maniaque. Ici il conviendrait de se reporter au « stade du miroir », et une hypothèse pourrait alors se dessiner : le maniaque, s’il n’était passé par la phase du miroir, serait peut-être schizophrène. Dans tous les cas, l’absence du point de capiton, quia des effets variés selon les sujets indique que l’euphorie maniaque ne fait que mettre en relief l’absence fondamentale de lien à l’Autre, autrement dit la grande solitude du sujet. Et l’excitation infinie et « ludique » du sujet maniaque apparaît comme un leurre, un masque sur sa profonde tristesse. Finalement, cette agitation incessante – « motrice » et « verbale » – nous dit combien la solitude et l’angoisse font le fond du sujet maniaque, et que la seule solution pour y parer est peut-être effectivement de se « décharger ».

J.-J. Gorog écrivait que « le mélancolique se pose au centre du monde comme déchet : il se fait la poubelle du monde là où le maniaque fait du monde sa poubelle » [43]. Le monde comme décharge du maniaque. Il y a comme un vase communicant : à la fois le sujet y prend tout ce qui vient à sa portée, et il l’engloutit – c’est son côté « orgiaque » –, à la fois il y reverse le trop-plein, il vomit sur le monde le trop-plein de jouissance qui l’encombre et qui le fait souffrir.

Notes de bas de page :

Pour P. Belzeaux les descriptions faites par H. Ey dans cette étude sont « exemplaires, indépassables et indépassées » [23]. De même, pour E. Mahieu cette étude « reste encore un des meilleurs textes cliniques sur le sujet » [24].     

On retrouve des termes assez semblables chez Michel Foucault qui écrivait la même année (1954) dans Maladie mentale et psychologie : La fuite des idées est « la perturbation temporelle de l’existence maniaque : Le temps y est, par fragmentation, rendu momentané ; et, sans ouverture sur le passé et l’avenir, il tourbillonne sur lui-même, procédant tantôt par bonds, tantôt par répétitions. C’est sur le fond de la temporalité ainsi perturbée que doit se comprendre la « fuite des idées », avec son alternance caractéristique de répétitions thématiques, et d’associations bondissantes et illogiques » [27]. A. Tatossian, de même, dans sa lecture de Binswanger : « le monde où il [le sujet maniaque] vit est tourbillon et saut, ne permettant aucune historicité », le temps du maniaque est « réduit au pur instant » [28]. D’où sans doute un travail à élaborer avec le patient autour de cette question de l’historicité, un travail de réintroduction de la dimension temporelle dans l’économie psychique du sujet.

Un peu plus loin Henri Ey utilise l’expression – qui pourrait prêter à la critique – de « demi-délire » : « ce n’est pas du délire, dit-on, car le sujet « n’y croit pas » (. . .). Mais ce n’est pas non plus, certes, une pensée strictement adaptée au réel (. . .). Fuite des idées, délire verbal, fabulation, propos incohérents, de quelque nom que l’on désigne le phénomène, il n’en demeure pas moins dans son essence une sorte de demi-délire ». L’on voit combien il est particulièrement difficile de rendre compte cliniquement de ce qui serait indubitablement délirant dans la manie, combien il est délicat et incertain de donner une spécificité à la dimension délirante maniaque. Au fond, pour Henri Ey, la manie contient « une fiction parlée et pensée qui se rapproche du délire. Une telle disposition à fabuler, à dramatiser, à jouer avec les mots, les concepts et les choses, constitue en soi une tendance délirante ».

Abraham indiquait ainsi que « le sommet de la manie est comme une ivresse de liberté. La composante pulsionnelles-adique est délivrée de ses entraves. Toute retenue disparaît en faveur de comportements agressifs sans égards » [25].

Séglas relevait que les maniaques « parlent avec volubilité, sans prendre à peine le temps de respirer ou de répondre aux interrogations » [26]. Notons au passage – sur la question du délire – que pour Séglas il existe « certains cas particuliers [pour lesquels] cette intempérance du langage est l’unique manifestation du délire ».

 

J’avais déjà écrit sur un article précédent :

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?

 

Rapport annuel du CCNE (Conseil Consultatif National d’Ethique) sur l’usage des neurosciences … avec en particulier le détecteur de mensonge. La France, Prix Nobel de médecine pour la lecture de la pensée ?

La lecture de la pensée au coeur de la pratique étatique française …

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La lecture de la pensée a été mise en oeuvre en ce qui me concerne en 2009 ou 2010 et jusqu’à 2019, exactement au moment où De Villepin, qui n’était plus PM est venu me parler à Tunis (banlieue de El Ouardia 7, Cité Avicenne, le fameux médecin arabe féru de droit …).

De Villepin m’avait dit ceci :

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J’avais demandé des explications à Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, sur une probable violation de la vie privée (article 9 du Code civil). Ce n’était pas à Monsieur de Villepin que je devais écrire puisqu’il n’exerçait pas alors la profession d’avocat et de plus, De Villepin en était lui-même arrivé à une violation de la vie privéeDe Villepin violait les mails. Il avait commenté un mail que j’avais écrit à mon meilleur ami dans lequel je disais : « Ce qui compte, ce sont les résultats ». Il m’a aussi parlé de Youssef Chahine, réalisateur que je ne connaissais pas à l’époque. Youssef Chahine a réalisé le film Adieu BonaparteNous disons : Adieu De Villepin !

Le même jour, un poulet m’a dit juste au dessus de ma tête : Arrêtez, vous allez le tuer … puis en s’adressant à moi : Tu les laisses te tuer ? Il y avait également Yves Lecoq qui jubilait au-desssus de ma tête : Tu es à l’agonie ! …

Il faudrait une Révolution pour couper la tête de De Villepin … Napoléon avait peut-être pensé qu’on avait coupé trop de tête … Il avait horreur de la terreur thermidorienne ! Napoléon disait que Rousseau n’aurait pas du exister. Rousseau disait qu’il fallait condamner à mort un homme qui en dénonce un autre …

NOTA BENE. Rappel sur le syndrome d' »Automatisme mental » ou pensée devancée, pensée devinée (écho de la pensée).

Il existe une pathologie mentale, appelée « automatisme mental », définie en 1920 par De Clérambault (début de siècle), qui a écrit un ouvrage du même nom, ouvrage que j’ai lu, pas très intéressant d’ailleurs, Henri Ey et Jacques Lacan. L’automatisme mental fait partie de la grande classe diagnostique des phénomènes hallucinatoires, psychose hallucinatoire chronique (PHC). Le patient entend en écho des commentaires de sa propre pensée. Il semble selon les psychiatres que le patient entendrait en fait sa propre voix, son language intérieur … qui pourrait d’ailleurs changer de timbre ! Cette pathologie peut poser problème en ce qu’elle pourrait dicter sa conduite aux patients, lui intimer des ordres d’actes auto ou hétéro-agressifs. Clérambault, psychiatre de la préfecture de Paris écrivait ses certificats de délinquants dangereux, certificats qui ont servi de modèle aux psychiatres du siècle suivant. C’est au Dépôt que j’ai été emprisonné en 2008 (la nuit la plus horrible de ma vie à ne pas trouver le sommeil sur un banc en bois) pour un courrier anodin dérangeant Marie Drucker, qui est une très belle personne, vu que j’avais déjà passé 3 mois en HP, puisqu’elle s’était crue autorisée à envoyer des flics pour me harceler, ce qui m’avait mis hors de moi ; Le dépôt où j’ai vu aux alentours de minuit un descendant lointain de De Clérambault. L’année passée, en 2007, Isabelle Carré jouait le rôle d’une érotomane dépitée (au 3ème stade de l’érotomanie), harceleuse, haineuse, violente, dangereuse … Mais je ne suis point érotomane, n’est-ce pas ? Marie Drucker, voulant rompre tout lien en 2008 par sa plainte à la BDRP, est revenue bien plus tard, en 2009 … pour m’emmerder à nouveau dans mon domicile. J’avais pourtant passé toute l’année 2008 dans un profond sommeil jour-nuit.

Voir la page Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Automatisme_mental

Il existe un fantastique survol historique très savant Par Rémi Tevissen de la vision des psychiatres français sur l’automatisme mental ici :
https://ephep.com/fr/content/conf-ecrite/remi-tevissen-la-notion-dautomatisme-mental-sa-pertinence-et-sa-valeur-0

Une émission de France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/quest-ce-que-lautomatisme-mental
qui parle de l’automatisme affectif (Une personne exprime sa colère, alors que ça ne lui ressemble pas …), mais aussi de l’avocat Sandon au 19ème siècle, quérulent protestant contre ses internements abusifs, demandant indemnisation …

Il existe un Youtube d’un psychiatre lillois (Ali Amad) du CHRU de Lille sur l’automatisme mental, analysant la théorie de De Clérambault au regard actuel des neurosciences :
https://www.youtube.com/watch?v=1GTLQY5w0ys

qui parle d’hyperactivation des zones auditives du cortex au cours des hallucinations auditives, correspondant à une hyperdopaminergie du cerveau, modifications anatomiques au niveau du lobe temporal, des ventricules, de l’épaisseur corticale, du corps calleux. La médication dopaminergique donne une amélioration de la symptomalogie positive. Neurologie ou psychiatrie ? Origine neurologique des psychoses. Dysconnectivité entre les divers aires cérébrales. De Clérambaut invoque des séquelles de lésions infectieuses, toxiques, traumatiques ou sclérosantes. Conception longitudinale de l’intéraction avec l’environnement (toxiques avec le Cannabis, trauma, les zones d’urbanisation, le fait de vivre dans une minorité ou dans une situation de migration).  Diminution de la substance blanche pour les hallucinations internes. Différences anatomiques entre hallucinations internes et hallucinations acoustico-verbales. Automatisme mental : Symptômes de premier rand de Schneider non présents chez tous les psychotiques. Hallucinations : 5 % de la vie entière. 80 % sont transitoires. Moins de 10 % sont associées à des troubles psychotiques. Au moment où le délire apparaît, la psychose est déjà ancienne. La schizophrénie est la conséquence tardive du neurodéveloppement débutant des années avant la maladie (Weinberger, 1987) = Arguments de Clérambault.  Anomalies associées à des  modifications du développement précoce.

Rapport du CCNE.

Cet article, que je publie sur ma parge perso, fait suite à mon courrier de 2018 à Monsieur Delfraissy, président du CCNE qu’on retrouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/1130

Le rapport annuel du CCNE paru en juin 2018 est visible ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

On peut noter les points remarquables suivants de ce rapport :

  • Le Cadre légal et réglementaire.

Les premières législations spécifiques aux neurosciences sont nées de la révision de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. L’article 45 de cette loi a en particulier conduit à la création de l’article 16-14 du Code civil qui spécifie que: « Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment. »

  • Les Questions en débat.

Les autres domaines d’application des techniques d’exploration ou de modification du cerveau sont nombreux. Quelques exemples d’applications possibles :
Dans le domaine de la justice, certains s’interrogent sur l’utilisation des outils l’imagerie cérébrale pour évaluer le comportement d’un suspect ou encore pour modifier le cerveau des délinquants.

Dans tous les exemples exposés ci-dessous, la question de ce qu’il est possible et souhaitable de faire se doit donc d’être posée. Dans cette perspective, un certain nombre d’enjeux éthiques peuvent être soulevés :
L’identité même de la personne et sa personnalité pourraient être altérées s’il devenait possible de modifier le fonctionnement cérébral, c’est-à-dire d’agir sur les fonctions cognitives ou les émotions. L’autonomie de la personne serait alors menacée, soit parce que la personne se modifierait elle-même pour se conformer, par exemple, à un schéma social, soit parce qu’elle serait l’objet, bien que non consentante, d’une coercition de la part de tel ou tel corps social.
– La justice sociale risquerait d’être mise à mal si les techniques de modification cérébrale étaient uniquement réservées à quelques-uns, favorisant une classe privilégiée qui pourrait aisément dominer, voire exploiter, ceux qui n’auraient pas accès à ces techniques.
L’intimité de la personne et la confidentialité des données de sa vie privée, déjà fortement réduites par le développement des objets connectés, pourraient disparaître.

  • Ce que le CCNE a lu et entendu.

Neurosciences et justice.

Concernant l’usage des neurosciences en justice évoqué au cours d’un débat, la notion de consentement a été plusieurs fois soulignée, à la fois consentement des suspects dans l’hypothèse où certaines techniques (imagerie cérébrale…) permettraient de résoudre des affaires judiciaires, et consentement des délinquants, que ce soit pour des  expérimentations neurologiques ou pour neutraliser un supposé «foyer» cérébral de la délinquance, si tant est qu’il existe et qu’il soit découvert.

Neurosciences et données massives.

Les problèmes liés à la gestion et la protection des données issues des neurosciences ont été soulevés, notamment vis-à-vis du risque d’utilisation de la neuro-imagerie à des fins de contrôle social (détection des mensonges).

  • L’expression sur le site web des États généraux.

Les propositions entre guillemets et en italique sont les propositions soumises au débat par le CCNE et sur lesquelles les internautes étaient invités à s’exprimer.

CONSTATS ET ENJEUX

La plupart des nouveaux constats et enjeux déposés par les participants reprenaient des constats déjà formulés en amont de la consultation, ou des arguments exprimés à leurs sujets et qui sont repris ci-dessous. Nombre d’entre eux se révèlent encourageants vis-à-vis de l’usage thérapeutique des neurosciences, mais beaucoup expriment également leur inquiétude vis-à-vis des dérives dans les domaines non-médicaux, notamment militaires, même si leur apport, notamment pour comprendre les mécanismes d’apprentissage en éducation, a été abordé.

«Il n’est pas impossible que des programmes de recherche ayant pour objectif de décoder le cerveau ou de le manipuler voient le jour».

Pour une partie des participants, la manipulation du cerveau grâce aux neurosciences sera bientôt une réalité, voire l’est déjà, certains d’entre eux estimant que des programmes de recherche, parfois secrets, sont déjà lancés avec cet objectif. L’importance d’une vigilance éthique à ce sujet a été soulignée, notamment à l’égard du neuromarketing qui pourrait être développé ou du risque d’uniformisation des individus à des normes arbitraires. Toutefois, la possibilité d’un «décodage du cerveau» paraît à d’autres peu réaliste notamment du fait de la complexité des interconnexions neuronales. Les progrès des neurosciences sont, pour le moment, jugés décevants. Par ailleurs, quelques-uns ont souligné que le psychisme ne se réduisait pas au cerveau, et que la connaissance de l’un n’impliquait pas la maîtrise et la manipulation de l’autre.

«L’usage des neurosciences dans de nombreux autres domaines que la médecine est controversé».

Dans le domaine de la justice, les outils des neurosciences pourraient fournir des indices, mais pas une preuve absolue, et le risque d’aliénation des individus a été soulevé. Plusieurs nuances ont été apportées par ailleurs : les neurosciences ne doivent pas être considérées comme un «bouc-émissaire» de l’exploitation des individus, car ce sont moins les techniques issues des neurosciences que l’usage fait de ces techniques qui peut être condamnable. À cet égard, la question du contrôle de ces usages a été mise en avant.
«La complexité du cerveau est telle qu’il est peu probable que l’imagerie médicale à elle-seule permette de décrypter le fonctionnement du cerveau dans son ensemble».

  • VALEURS ET PRINCIPES.

«La protection des données privées obtenues par les techniques des neurosciences».

Des participants ont souligné que les données privées obtenues par les techniques de  neurosciences, étaie.nt des données de santé protégées par le secret médical, et qu’elles ne devaient donc pas sortir du cadre du parcours de soin. Si un usage en dehors de ce cadre devait être réalisé, il a été proposé de s’assurer à la fois de l’anonymisation de ces données et du consentement informé du patient. Des participants ont toutefois rappelé que ces données étaient une matière première pour les recherches médicales – l’expression «bien commun» a été notamment employée – et à cet égard, il a été proposé de laisser la possibilité aux individus qui le souhaiteraient, de faire diffuser leurs données «pour la science», l’important n’étant pas tant la possession des données, mais l’usage qui en serait fait.

(…)

Certains ont aussi appelé leurs concitoyens à accepter les fragilités et les limites de l’être humain qui ne devrait pas être jugé selon ses seules performances, ouvrant ainsi un  débat sur la conception même de l’homme.

  • Les auditions des associations et courants de pensée.

Le risque des dérives qui pourrait poindre de l’application des techniques issues des neurosciences dans des domaines non médicaux (militaires par exemple) a également été évoqué. Davantage d’encadrement pour leur usage a aussi été réclamé dans le domaine judiciaire, en suggérant qu’il ne puisse avoir lieu qu’après autorisation d’un juge d’instruction ou un collège de juges.

  • Les auditions des sociétés savantes et institutions.

L’importance du développement de la recherche fait l’unanimité, mais des opinions divergentes ont été entendues au sujet de son encadrement : la Société des neurosciences indique que la recherche est suffisamment encadrée et ne réclame pas d’évolution de la loi alors que l’ANM recommande « un encadrement particulièrement étroit de toute recherche invasive sur le cerveau humain ».

  • Les applications des neurosciences.

L’ANM recommande l’interdiction de l’utilisation «sociétale» des techniques invasives de modification du fonctionnement cérébral.

Dans le domaine judiciaire, la Société des neurosciences et l’ANM sont unanimes pour interdire l’utilisation de l’IRM fonctionnelle dans le cadre de l’expertise judiciaire tout en maintenant l’autorisation du recours à  l’IRM morphologique, ceci impliquant donc une modification de la loi de 2011.

  • La vigilance éthique et l’information.

C’est finalement plus à une vigilance éthique qu’ont appelée les deux auditions sur les neurosciences, vigilance éthique à la fois par les institutions (notamment par le CCNE), mais aussi par la société civile. La nécessité d’une information de l’ensemble de la Population sur l’état réel des recherches en neurosciences a été soulignée, notamment pour éviter espoirs inconsidérés et fantasmes.

Conclusion.

Il ressort de ce rapport que la pratique de la « lecture de la pensée » pratiquée par l’Etat français pose un grave problème éthique et juridique.

 

Libération a publié un article sur un livre publié au sujet de la Corée du Nord … inspirant.

CoreeNord

Ceux qu’on prenait pour des musulmans.

Le « musulman » dans les camps de concentration nazis est celui qui tombe d’épuisement, infiniment résigné, prêt à mourir … La plupart des rescapés juifs de la Shoah parlent de ceux qui étaient appelés les « musulmans », qui vivaient le summum de la souffrance dans les camps. Ils ont été appelés comme ça à cause de leur prostration qui faisait penser à la prosternation des musulmans lors de la prière. On peut penser qu’il s’agissait de souffrances physiques & psychiques intenses (dépressions sévères, psychoses) accompagnées de maltraitances des nazis (dont Elie Wiesel a parlé dans La nuit). Des musulmans qui étaient en fait des juifs …

Les Allemands avaient appelés ces juifs déportés les « musulmans », parce qu’ils étaient infiniment résignés face au fardeau de la vie en ce bas-monde qu’ils leur imposaient. Un Musulman, c’est un croyant qui a conscience que la vie dans ce bas-monde est un fardeau … et j’ai bien saisi le fardeau quotidien que m’imposent les flics françaises …

J’ai commencé la lecture de ce livre très intéressant : Les « musulmans » souffraient de cachexie (syndrome de maigreur). Ils mourraient pour des causes psychiques, sans aucune cause physique trouvée. Germaine Tillion, rescapée de Ravensbrück, a forgé un néologisme pour désigner ce « surmenage psychique » propre au camp, celui de mort par « anxiocution », due au climat de terreur instauré par les nazis.

Il y avait effectivement maltraitance des nazis (Je n’ai pas vécu la maltraitance physique, mais la violence maniaque des flic qui me harcèlent me fait penser au texte suivant : ) :

Des femmes-kapos bien en chair, bien nourries, obscènes de santé, le fouet à la main, les chassaient vers nous, hurlant, menaçant, frappant tandis que des femmes SS supervisaietn la scène accompagnées de leurs bergers allemands.

Des gardiens obscènes de santé instaurant une terreur sur des détenus au bout du rouleau au point de vue physique et psychique … Quel contraste !

Musulmans

Ceux qu’on prenait pour des musulmans dans les camps de concentration (Primo Levi : Si c’est un homme).

            « Mais au Lager il en va tout autrement : ici, la lutte pour la vie est implacable car chacun est désespérément et férocement seul. Si un quelconque Null Achtzehn vacille, il ne trouvera personne pour lui tendre la main, mais bien quelqu’un qui lui donnera le coup de grâce, parce que ici personne n’a intérêt à ce qu’un « musulman » de plus se traîne chaque jour au travail ; et si quelqu’un, par un miracle de patience et d’astuce, trouve une nouvelle combine pour échapper aux travaux les plus durs, un nouveau système qui lui rapporte quelques grammes de pain supplémentaires, il gardera jalousement son secret, ce qui lui vaudra la considération et le respect général, et lui rapportera un avantage strictement personnel ; il deviendra plus puissant, on le craindra, et celui qui se fait craindre est du même coup un candidat à la survie.

            On a parfois l’impression qu’il émane de l’histoire et de la vie une loi féroce que l’on pourrait énoncer ainsi : « Il sera donné à celui qui possède, il sera pris à celui qui n’a rien » Au Lager, où l’homme est seul et où la lutte pour la vie se réduit à son mécanisme primordial, la loi inique est ouvertement en vigueur et unanimement reconnue. Avec ceux qui ont su s’adapter, avec les individus forts et rusés, les chefs eux-mêmes entretiennent volontiers des rapports, parfois presque amicaux, dans l’espoir qu’ils pourront peut-être plus tard en tirer parti. Mais « les musulmans », les hommes en voie de désintégration, ceux-là ne valent même pas la peine qu’on leur adresse la parole, puisqu’on sait d’avance qu’ils commenceraient à se plaindre et à parler de ce qu’ils mangeaient quand ils étaient chez eux. Inutile, à plus forte raison, de s’en faire des amis : Ils ne connaissent personne d’important au camp, ils ne mangent rien en dehors de leur ration, ne travaillent pas dans des Kommandos intéressants et n’ont aucun moyen secret de s’organiser. Enfin, on sait qu’ils sont là de passage, et que d’ici quelques semaines il ne restera d’eux qu’une poignée de cendres dans un des champs voisins, et un numéro matricule coché dans un registre. Bien qu’ils soient ballottés et confondus sans répit dans l’immense foule de leurs semblables, ils souffrent et avancent dans une solitude intérieure absolue, et c’est encore en solitaires qu’ils meurent ou disparaissent, sans laisser de trace dans la mémoire de personne. »

Il y a une très bonne page Wikipedia sur ce qu’on appelait dans les camps les « Musulmänner » :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Muselmann

Il y a même une thèse de Paul-Bernard Nouraud (que je n’ai pas lue – On ne peut pas tout lire … mais il faudra bien la lire !) financée par la Fondation pour la mémoire de la Shoah :

http://www.fondationshoah.org/recherche/figurer-lautre-essai-sur-la-figure-du-musulman-dans-les-camps-de-concentration-nazis-paul

figuremusulman

Historique de mes recours en Justice …

 

2010 : Lettre à l’OCLCTIC, rue Fontanot pour mettre fin à un piratage informatique. Aucune réponse … Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication.
Une flic m’avait dit dans le bus que les Fontanot étaient des salauds … Vraie connasse. Les délinquants se trouvaient peut-être là-bas : Rue Fontanot. Ce n’est qu’une conjecture …

2011. Courrier au Premier Ministre Manuel Valls pour faire cesser une atteinte à la personne.

Je lui demandais si tout ça était légal …

Pas de réponse.

Une flic m’a répondu dans mon logement : C’est légal.

18 novembre 2013. Plainte Procureur TGI de Créteil. Atteinte à la vie privée. Violation de domicile. Avis de classement. Les faits ne sont pas punis par la loi. Une flic me nargue dans mon domicile : Alors ?

 

4 avril 2014. Plainte Procureur TGI de Créteil. Atteinte à la vie privée. Violation de domicile. Avis de classement. Les faits ne sont pas punis par la loi.
28 mai 2014. Plainte Procureur TGI de Créteil. Article 226-1 (sonorisation). Article 222-13 (violences volontaires sur personne vulnérable). Pas de réponse.
14 mars 2016. 1ère plainte Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Pas de réponse.
Date ? 2016. Alerte des pouvoirs publics (Présidence de la République ?) pour atteinte à la personne. Réponse évasive du Préfet du Val de Marne.
7 avril 2016.

13 mai 2016.

Plainte pour atteinte à la personne. Conseil d’Etat, section du contentieux. Rejet par réponse du 20 juillet 2016.

Affaire suivie par Jean-Michel Santin.

2 octobre 2016. Plainte auprès de l’IGPN pour atteinte à la personne. Aucune réponse.
17 octobre 2016. 2ème plainte Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Pas de réponse.
6 novembre 2016 Requête en référé-liberté pour obtenir la cessation d’une atteinte à la personne. Conseil d’Etat, section du contentieux. Rejet du référé par réponse du 21 novembre 2016.

Affaire suivie par Mme Kotcheva.

9 novembre 2016. Courrier adressé à Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur et à Jean-Yves lde Drian, Ministère de la Défense pour obtenir le contenu des fichiers de la DGSE et de la DGSI me concernant. Aucune réponse.
16 novembre 2016 Courriers à la DOSTL-MIVAP gérant la vidéosurveillance à Paris pour obtenir les fichiers de vidéosurveillance me concernant. Réponse. Rien.
24 novembre 2016 Ma réponse au courriers de la section du contentieux du 21 novembre 2016. Aucune réponse.
9 novembre 2016. Courrier adressé à Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur et à Jean-Yves Le Drian, Ministère de la Défense pour demander l’identité de la cinquante de flics qui me surveillent. Aucune réponse.
11 décembre 2016. 3ème plainte Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Pas de réponse.
15 décembre 2016. 1ère plainte pour juger une atteinte à la personne accomplie par le Ministère de l’Intérieur. Demande en référé. Tribunal Administratif de Melun.

Demande d’indemnisation. Préjudice à évaluer.

Copies : DJI du TGI de Paris. Juge des référés du Conseil d’Etat.

Rejet du 21 décembre 2016. Affaire suivie par M. Dewailly, juge des référés.
15 décembre 2016. Texte personnel sur ma vie sexuelle. Envoyé au DJI du TGI de Paris et au Conseil d’Etat (28 janvier 2017).
21 décembre 2016. Courrier à la Cour des Comptes pour alerter sur une surveillance abusive. Absence de réponse.
22 décembre 2016. 4ème plainte Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Importuné lors d’une soirée à l’International Visual Théâtre où j’étais allé voir mon ami Antoine. Pas de réponse.
23 décembre 2016. Ma 1ère réponse au rejet du Tribunal administratif datant du 21 décembre 2016. Demande de juger sur le fond ma plainte. Pas de réponse.
17 janvier 2017. Ma 2ème réponse au rejet du Tribunal administratif datant du 21 décembre 2016. Demande de juger sur le fond ma plainte.

Copies : DJI de Paris. Conseil d’Etat, section du contentieux.

Pas de réponse.
17 janvier 2017. Plainte auprès de la BDRP (Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne de Paris) contre les journalistes et animateurs de France Télévisions. Plainte envoyée plusieurs fois dans la même année. Pas de réponse.
18 janvier 2017. Plainte contre Manuel Valls, Premier Ministre pour emploi abusif de moyens d’atteinte à la personne auprès de la Cour de Justice de la République. Classement de la plainte le 30 mars 2017.
24 janvier 2017. 3ème réponse au rejet du Tribunal administratif datant du 21 décembre 2016. Demande de juger sur le fond ma plainte.

Copies : DJI de Paris. Conseil d’Etat, section du contentieux.

Copie supplémentaire au Conseil départemental de l’Ordre des médecins.

Rejet par le Tribunal Administratif (M. Godbillon) du 27 janvier 2017 sur une demande en référé. Prise en compte de la demande d’indemnisation.

Rejet par la section contentieux du Conseil d’Etat (Mme Micalowa) du 28 février 2017. L’ordonnance du juge des référés est insusceptible de recours.

28 mars 2017.

Rappel le 13 avril 2017.

Demande d’attribution d’un Avocat au Conseil pour que mon affaire soit jugée sur le fond. Conseil d’Etat, section du contentieux. Invocation de l’article 13 de la CEDH (droit à un recours effectif). Aucune réponse.
21 mars 2017. Demande de levée de SPDRE auprès du Procureur du TGI de Créteil. Signalement de mauvais traitements.

Copies : Préfet du Val de Marne. Conseil départemental de l’Ordre des médecins. CDSP-ARS (Conseil départemental des Soins en Psychiatrie).

Avis de classement à victime par le Procureur du TGI de Créteil du 21 mars 2017 pour Discrimination / Exploitation de personnes vulnérables.
21 avril 2017. Demande de cessation d’une atteinte à la personne par fonctionnaires de police. Mise en doute de la santé mentale de ces policiers.

Courrier adressé au Préfet du Val de Marne, au Procureur du TGI de Créteil, à la CDSP du Val de Marne.

Aucune réponse.
28 juin 2017. 5ème plainte Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Plainte contre X/Ministère de l’Intérieur avec constitution de partie civile. Pas de réponse.
4 juillet 2017. Demande d’aide juridictionnelle auprès du BAJ du TGI de Paris pour obtention de l’AJ et être défendu par un avocat. Transmission de ma demande d’AJ le 20 septembre 2018 au BAJ du TGI de Créteil.
3 mars 2018. Demande d’aide juridictionnelle auprès du BAJ du TGI de Créteil pour obtention de l’AJ et être défendu par un avocat. Acceptation de l’AJ totale.
29 mars 2018. Même plainte auprès du Tribunal Administratif de Melun. Réponse négative au référé le 6 avril 2018. Affaire suivie par Mme Weidenfeld, juge des référés.
6 avril 2018. Recours au rejet du référé par le Tribunal Administratif auprès du BAJ du Conseil d’Etat. Rejet de la demande d’AJ le 20 avril 2018.
9 avril 2018. Courrier alertant le Président du TGI de Paris, Jean-Michel Hayat sur l’inaction du Doyen des Juges d’Instruction du TGI de Paris. Pas de réponse.
29 avril 2018. Recours de la demande d’AJ auprès du Président de la section du Contentieux du Conseil d’Etat. Réponse négative le 31 mai 2018 : Il ne peut y avoir de moyen de cassation de l’ordonnance du Tribunal administratif de Melun.
2 mai 2018. Courrier à Jean-François Delfraissy demandant l’auto-saisine du Conseil Consultatif National d’Ethique concernant la lecture de la pensée. Pas de réponse.

 

Les attaques acoustiques. Armes sonores. Caisson sonore. Spatialisation du son. Environnement urbain sonore.

Comment harceler quelqu’un chez lui avec la spatialisation sonore …
Caisson sonore … Sources virtuelles … Sons tournants. Le logiciel SPAT de l’IRCAM.

 

Expérience binaurale.

 

 

Spatialisation du son, meilleure modélisation de ce que je vis depuis 12 ans. Un environnement urbain sonore …

 

 

Spatialisation sonore à l’IRCAM. Des mathématiciens ont théorisé les champs acoustiques.

 

 

 

schizophone

Mes oreilles vont siffler, même quand on me met un poisson d’Avril dans le dos au mois d’août !

 

Schizo

Perte des limites du « moi ». Psychogénie.

 

SonicWarfare
LA GUERRE SONORE, SONS, EMOTIONS ET ECOLOGIE DE LA PEUR. SCHIZO-CAPITALISME.

 

Iconographie sur les effets des sons selon leur intensité et leurs fréquences :

SonicWarfare

 

On retrouvre ce livre sur le site de HEAD – Genève, Haute école d’art et de design financée par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique.
https://www.hesge.ch/head/
http://www.snf.ch/fr/Pages/default.aspx

On peut lire sur le site de Mind Control (http://mindcontrol-research.net/) la chose suivante :

MIND CONTROL
RADICAL EXPERIMENTS IN ART AND PSYCHOLOGY 60-70S
Ce site internet constitue une médiation originale du projet de recherche MIND CONTROL, Radical Experiments in Arts and Psychology développé à la HEAD — Genève entre 2013 et 2016. Il est pensé comme une plateforme structurée par des hypothèses théoriques, des essais de classification typologiques et des contributions externes. Une importante base documentaire permet de prendre la mesure de la pertinence de l’hypothèse de recherche. La plateforme est un bilan, une tentative de synthèse provisoire, mais aussi une étape vers la prolongation d’un format au croisement des disciplines et des institutions, entre pratiques de chercheur et pratiques artistique.

Le projet de recherche MIND CONTROL participe du renouvellement des approches en histoire de l’art contemporain. Son hypothèse interdisciplinaire produit une relecture inédite de l’évolution du champs artistique des années 1960/70, à partir d’une analyse de ses relations épistémiques avec le paradigme du conditionnement mental. Les mutations technologiques et les conditions géopolitiques de l’époque placent la notion de contrôle de l’esprit au centre de la problématique stratégique de l’agencement de la subjectivité et de sa production, dans l’art comme dans les sciences du psychisme de l’époque.

L’évolution des pratiques du film, de la vidéo, de l’installation, de la performance, de l’architecture, du design est connectée au développement des champs des sciences psychologiques, neurologiques et cognitives. MIND CONTROL parcourt le champ culturel des productions artistiques dans le contexte de Guerre Froide et de sa paranoïa en questionnant les dispositifs tels que les espaces de conditionnement, les capsules, les casques, les espaces de privation ou d’hyperstimulation sensorielle en les rapprochant du champs des techniques de contrôle mental. Ce champs comprend notamment le lavage du cerveau (brainwashing), l’usage des drogues dans les méthodes d’interrogatoire, le renouveau des techniques de suggestion de l’hypnose, l’impact des théories de la communication sur les modèles de coercition psychologique, dans le giron du béhaviorisme et de l’émergence des modélisations computationnelles de la psyché.

MIND CONTROL est un projet de recherche de la HEAD — Genève.

 

Juliette Volcler

Coordinatrice éditoriale de Syntone, chercheuse indépendante et autrice de deux essais : Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son (La Découverte, 2011) et Contrôle. Comment s’inventa l’art de la manipulation sonore (La Découverte / La Rue musicale, 2017). Auparavant productrice de l’émission l’Intempestivesur Fréquence Paris Plurielle et Radio Galère.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2011.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2013. C’est du vécu !!! Traduction anglaise de l’ouvrage précédent.

 

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ISABELLE VOLCLER, 2017.

 

RepressionSerge
UN LIVRE DEPASSE …

Article France Info.

« Attaques acoustiques » à Cuba : 16 employés de l’ambassade américaine ont été touchés

Les Etats-Unis ont déjà annoncé enquêter sur ces « attaques acoustiques », qui ont eu lieu fin 2016 et début 2017. L’affaire n’a été dévoilée qu’au mois d’août et la diplomatie américaine fournit peu d’élements sur cet incident.

L\'ambassade américaine à Cuba, le 17 décembre 2015 à La Havane.
L’ambassade américaine à Cuba, le 17 décembre 2015 à La Havane. (YAMIL LAGE / AFP)

Au moins seize employés de l’ambassade des Etats-Unis à Cuba ont été touchés par de mystérieuses « attaques acoustiques », annonce le département d’Etat américain, jeudi 24 août. Ces Américains, « membres de la communauté de notre ambassade », ont tous ressenti « certains symptômes » et « ont reçu des soins médicaux aux Etats-Unis ainsi qu’à Cuba », a déclaré à Washington sa porte-parole, Heather Nauert.

Washington fournit peu d’éléments sur l’incident

Fin 2016 et début 2017, des Americains travaillant à l’ambassade des Etats-Unis à La Havane ont alors commencé à se plaindre « de divers symptômes physiques ». Washington avait fini par rapatrier des Américains pour des raisons médicales. Jeudi, le Canada a précisé qu’un de ses diplomates avait subi une perte d’audition, tout comme plusieurs collègues américains.

Selon CNN, qui a cité de hauts responsables américains sous couvert d’anonymat, Washington est sur la piste d’une possible « attaque acoustique »menée avec des appareils soniques sophistiqués déployés à l’intérieur ou à l’extérieur de la résidence de diplomates américains.

Deux diplomates cubains expulsés en mai

L’affaire n’a été dévoilée qu’au mois d’août et la diplomatie américaine a fourni peu d’élements sur cet incident. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a appelé les autorités cubaines à faire « la lumière » sur leurs auteurs et une enquête a été ouverte, sans que Washington ne puisse « accuser à ce stade un pays ou qui que ce soit », précise le Département d’Etat.

Malgré ces déclarations, les Etats-Unis avaient décidé d’expulser deux diplomates cubains en poste à Washington, le 23 mai, en estimant que « Cuba est responsable pour la sécurité de nos diplomates sur place ». Cuba a de fait protesté contre l’expulsion de ses diplomates. Mais le ton ne semble pas être monté outre mesure entre les deux pays. La Havane a parallèlement lancé une enquête « exhaustive, prioritaire et urgente » pour faire la lumière sur ces événements.

 

 

Article Libération. Les « psyops » ou « opérations psychologiques » …

LE BRUIT ET LA TERREUR MILITAIRE

Par Marie Lechner— 

A Gaza ou Guantánamo, le son est utilisé comme un instrument de répression.

  •  Le son, cet instrument de répression

«Les oreilles n’ont pas de paupière», comme l’écrit Pascal Quignard dans la Haine de la Musique«L’auditeur est une proie qui s’abandonne.»En 2009, dans le passionnant ouvrage Sonic Warfare : Sound, Affect, and the Ecology of Fear (MIT Press), Steve Goodman analysait l’influence de la force vibratoire du son sur les émotions. Egalement DJ et producteur phare de la scène dubstep londonienne sous le nom Kode9, genre musical qui s’appuie sur l’énergie physique des basses fréquences, Goodman s’intéresse à la manière dont le son peut être utilisé comme arme, pour créer de l’inconfort, exprimer une menace, susciter une ambiance de terreur. Les militaires se sont montrés de tout temps fort ingénieux en la matière, développant des «sound systems» qui vont impacter les corps avec leurs bad vibes.

Des opérations «psyops» de l’armée américaine (haut-parleurs puissants diffusant de la musique) durant le siège de Waco ou pour harceler Noriega au Panama, aux canons à sons pour disperser les foules ou encore aux boîtiers antijeunes Mosquito (très hautes fréquences à la limite de l’audible) pour chasser les squatteurs, l’usage du son comme arme est aussi vieux que les trompettes de Jéricho. Juliette Volcler, auteure du Son comme arme (La Découverte), rare ouvrage francophone sur la question, présentait à la Gaîté une synthèse des usages policiers et militaires du son. Ainsi que des fantasmes, nombreux, qui l’accompagnent, comme le développement par l’armée américaine d’armes à base d’infrasons capables de faire exploser les boyaux de l’intérieur.

Les recherches se réorientent après la Seconde Guerre mondiale vers les sons «audibles et signifiants», renflouant l’arsenal des armes acoustiques dites «non létales», qui neutralisent sans tuer, plus adaptées aux «guerres sans mort». Parmi elles, le Long Range Acoustic Device, canon émettant un son d’une violence insoutenable (pour déloger des snipers irakiens à coups de hard rock à Falloujah), les grenades assourdissantes ou la «Torture Music» utilisée à Guantánamo. Bien que non léthales, ces saturations sonores ne sont pas sans répercussions physiologiques et psychologiques, comme le rapporte Goodman à propos des avions israéliens qui survolèrent le ciel de Gaza en franchissant le mur du son à basse altitude. Les victimes se plaignirent de douleurs à l’oreille, de crises d’angoisse, d’insomnie, d’hypertension, de difficultés respiratoires, de spasmes musculaires…

Marie Lechner

Le néonazisme dans la police française … Un néonazisme à la française …

Vous savez, quand on porte plainte contre le Ministère de l’Intérieur pour écoutes téléphoniques, ça revient aux oreilles du Président, qui se met lui-aussi en tête de violer le domicile par ses harcèlements sonores. Ma-cron, ducon, a fait ça chez moi en 2017 et 2018, alors que je ne partage absolument pas sa politique.

Ca ne sert rien d’écrire à la Présidence de la République pour arrêter des écoutes téléphoniques, sonorisations d’appartement, flicage, filature par cette « police privée » ou publique peu importe. Finalement, Hollande a laissé faire des violences policières … Il en est qui ont tout compris.

J’avais écrit à Hollande sans lui proposer aucun engagement auprès de ses « socialistes » (qui n’en portent que le nom), ça rend dingue les flics : Ils ruminent, ils psychotent. Ses flics imaginaient une inclusion suggérée dans son délire socialiste … Le pauvre Hollande, il harcèle aussi … comme l’UMP. Ces connards sont toujours aussi chiens. Le pauvre Hollande nous raconte qu’il faut toute une vie pour se préparer à devenir Président … et qu’on voit le résultat, on se dit : Tout ça pour ça ? Une pensée droite ? Une pensée de Droite. Nous sommes les sans-dent.

Some of them want to use you
Some of them want to get used by you
Some of them want to abuse you
Some of them want to be abused.

Certains d’entre eux veulent t’utiliser
Certains d’entre eux veulent que tu les utilises
Certains d’entre eux veulent te tromper.
Certains d’entre eux veulent que tu les trompes.

(Eurythmics, 1983).

 

Hollande
On élit encore des Monarques qui n’ont que la Raison d’Etat à la place du cerveau …

Ces « Présidents » : Sarko, Hollande, Macron n’ont que la Raison d’Etat à la place du cerveau. Valls aussi … Etat sans loi comme dans l’Etat nazi (voir historien Martin Broszat). On demandait à Valls d’arrêter tout ça par courrier (2011) … Une flic me répondait dans logement que c’était légal : Le harcèlement est légal …, surtout le reflet d’une maladie mentale (apparentée à la manie – négation de l’altérité, perte des inhibitions sociales normales et ça, c’est UNE MALADIE MENTALE EXTREMEMENT ACTIVE avec une anosognosie sévère, un déni. -, la perversion – arrêt de l’empathie, indifférence au mal infligé. -). Une Raison d’Etat qu’on ne peut pas raisonner, une Déraison d’Etat (Mireille Delmas-Marty). Nous avons perdu nos personnes juridiques, nos personnalités morales, nos personnes psychiques.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere/le-sens-de-laction

Issu de cette webradio :

« On vous prive de droits. Avoir des droits, c’est être un être humain. Etre privé de droits, c’est être privé d’humanité. »

« Personnalité morale. Il faut pouvoir départager le bien et le mal. L’être humain peut être conduit à choisir entre le mal et le mal. Il y a une disparition de la frontière entre la victime et le bourreau. Quand vous devenez l’adjoint du bourreau, vous perdez votre personnalité morale. »

« Avoir une personne psychique, c’est avoir une pensée neuve ou libre, se soustraire à la nécessité, ne pas être réduit à l’animalité, à une chose ».

Tout ça est minable, lamentable, scandaleux. Ses flics en sont même venus à penser que me fliquant, me harcelant, ils allaient faire de moi un agent secret, un A … alors que j’ai déjà une certaine, une petite notoriété. Je m’en contrefous de tout ça. Je suis déjà retraité et compte bien le rester (à seulement 44 ans). En fait de renseignement, j’ai écrit l’encyclopédie du harcèlement, les « carnets » (11 millions de mots en 10 ans : Comment encaisser tout ça ? Je ne suis pas fort au point de supporter tout ça. Personne ne peut supporter tout ça …) dont se moquaient les fans de Nagui Fam dans le journal Le Parisien (Nagui, l’arroguant dans sa toute-puissance, le maniaque, le moulin à paroles de la télé … Il nous fatigue !). Ces carnets, ce sont les nouveaux nazis files. J’ai bien fait de tout noter, sans que ça ait beaucoup d’intérêt d’ailleurs !

Un A … Les flics ne sont pas des surhommes, mais des surfemmes, des machines :

Boris Cyrulnik a dit au sujet des pervers : « Le pervers considère les autres comme une mécanique ». Et moi, je ne suis qu’un homme normal, fatigué par cette logorrhée. Je ne suis pas fait d’acier.

SW
Simon Wiesenthal et ses nazis files …

Tout le monde, mes proches surtout, mais les autres passants aussi, a vu que ces flics ont un problème dans leur tête. Piêtre renseignement. Ça n’a pas dérangé Drucker qu’on soit condamné à faire le scribe ? … J’ai passé des journées, des soirées entières, qu’on ne compte plus, à noter leurs paroles, à attendre … que la maltraitance cesse, que l’orage passe, alors qu’il n’y a pas de fin à ce genre de processus. Les Procureurs sont aux abonnés absents. On a perdu nos personnes juridiques. Scribe ? Cela faisait sens ? Rien de mieux ne pouvait m’arriver. Michel Drucker est archivé. On se demande pourquoi il avait fait son émission de dingues, de malades en 2005 lors de l’hommage à Jacques Villeret. On n’a pas oublié.

 

CAVEO.

BrelMathilde
IL NE FAUT POINT SE RECONNAITRE                                          DANS UNE CHANSON …         Mathilde est revenue
Mes amis ne me laissez pas
Ce soir je repars au combat
Maudite Mathilde puisque te v’là
Mon coeur mon coeur ne t’emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue
Mon coeur arrête de répéter
Qu’elle est plus belle qu’avant l’été
La Mathilde qui est revenue
Mon coeur arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu’elle t’a déchiré
La Mathilde qui est revenue
Mes amis ne me laissez pas
Dites-moi dites-moi qu’il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te v’là

On n’a pas oublié non plus la plainte de Marie Drucker assortie d’une garde à vue plus un controle judiciaire de 6 mois pour un courrier très anodin et elle est revenue … la pauvre schizo. On est déjà divorcé, avant même de s’être rencontré. Je ne suis pas pratiquant, mais le Coran est inspirant, qui nous dit dans la Sourate 5 – Verset 42.  » Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S’ils viennent à toi, sois juge entre eux ou détourne-toi d’eux. Et si tu te détournes d’eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement.  » سَمَّٰعُونَ لِلْكَذِبِ أَكَّٰلُونَ لِلسُّحْتِ ۚ فَإِن جَآءُوكَ فَٱحْكُم بَيْنَهُمْ أَوْ أَعْرِضْ عَنْهُمْ ۖ وَإِن تُعْرِضْ عَنْهُمْ فَلَن يَضُرُّوكَ شَيْـًۭٔا ۖ وَإِنْ حَكَمْتَ فَٱحْكُم بَيْنَهُم بِٱلْقِسْطِ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ يُحِبُّ ٱلْمُقْسِطِينَ

On essaye de juger les choses avec justesse …  C’est malheureusement un verset qui ne nous est pas d’un grand secours … Il en est qui s’entêtent. On n’a pas oublié, Marie Drucker, ça et tout le reste (cette obscénité puritaine hypocrite). Elle comprend ce qu’elle fait ? Elle n’aime pas la diffamation ? La délation  est une part de leur métier. Ce sont des délateurs d’habitude

Marie Drucker est une Sainte pour l’Amour libre … déléguant des flics antisociales, psychopathes, mythomanes, hystériques, narcissiques, hypersensibles narcissiques.

https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/03/01/a-venir-personnalites-maladies-narcissiques-et-antisociales-des-flics/

https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/02/27/le-concept-de-mythomanie-mensonge-pathologique-au-cours-de-lhistoire/

Ils ont su faire la différence entre ce qui se passe sur leurs plateaux-télé et ce qui se passe dans nos domiciles … C’est fini. Il est des gens qui ont été supprimés il y a longtemps, mais qui s’attardent … Elle peut faire appel à Jean-Luc Moreau pour faire de la délation à l’antenne (2010). Et faire ricaner Nathalie Rihouet (2016), qui utilisait probablement des sonorisations-micro de la voie publique (C’est une habitude dans ce foyer de délinquance qu’est France Télévisions), faire psychoter à l’antenne Michel Cymes et Françoise Joly (2015), (qui voulait en se moquant m’offrir une Bentley … 2010), se moquer Anaïs Baïdemir (2015), nazifier Delahousse (2015), me nommer à l’antenne Nagui (2014). Nous sommes des grandes personnes : A-t-on besoin de ces connards pour exister ? On a tout vu. Ces journalistes et animateurs ont la mauvaise habitude de parler de nous en notre absence … Pour faire du renseignement, il eut fallu être nationaliste, ce que je ne suis pas. Une entreprise américaine de cryptographie, CAVEO avait obtenu secrètement de moi une photo de profil pour la mettre sur ses paquets d’emballage, qu’elle vendait à la FNAC … Cette entreprise fournissait tous les Ministères de France (Intérieur, Affaires étrangères, Renseignements Généraux …). Stupéfiant. Un truc de dingues. Un vrai scandale. Jamais jugé … Les James Bond françaises sont des viriles : Elles prétendent que je suis une pédale parce que je ne cherche pas à entrer dans les services secrets français, chez les barbouzes. Pauvres malades … Elles sont prêtes au meurtre pour faire de moi un A. Ce ne sont là que des enfantillages … Pour entrer à la DCRI, il faut tout casser dans une vie privée, tout anéantir, tout partager, tout abandonner. Comme ces flics sont dans l’abus de droit, l’abus de pouvoir (abus de surveillance, de violation de la vie privée), ils veulent abuser aussi de mon devenir … choisir pour moi. Oh, j’aurais pu m’éclater à la DCRI à faire chier les gens dans leur domicile … Il faudrait tuer père et mère pour en arriver là. Le Deal pour entrer à la DCRI, c’est de laisser des flics occuper son domicile …

Vous voulez qu’on reste poli avec Macron ??? C’est un connard, un flic en civil, un homme de commando, un zigoto, aussi délinquant que les précédents Présidents, qui participe à la violation d’un domicile, des écoutes téléphoniques et sonorisations, des harcèlement sonores … Vous croyez qu’on veut vivre avec lui ? Le harcèlement sonore dans un domicile est un secret de polichinelle au sommet de l’Etat. Et la lecture de la pensée, bien qu’elle soit illégale, qui l’a commanditée ?  C’est un Etat français délinquant, violent. Nous sommes dans la dissidence. 1984 de Orwell était très 1984Telecransvisionnaire … Les flics envahissent un domicile par leurs sons comme les sauterelles ravagent des récoltes … Ce n’est pas dans 1984, qu’on voit des « télécrans », qui diffusent les ordres du Système dans les domiciles ? VISIONNAIRE. C’est ça que les flics ont voulu faire passer pour un phénomène normal, usuel, qu’il faut, qu’il fallait avaler … pour arriver on ne sait où si ce n’est au suicide ou à l’hypersomnie, la dépression. Mon logement est un caisson sonore, une maison de redressement, une salle de torture blanche, un lieu de lynchage, de sidération, de brimades, d’insultes. Pendant les années 2015-2016-2017-2018, je ne savais plus où me mettre …

La Stasi causait surtout des violences psychologiques, les nazis des violences physiques. Les flics français d’aujourd’hui sont dans une situation intermédiaire …

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Au beau milieu du nazisme, les militants résistent en silence … se reconnaissant entre eux. Etes-vous obéissants ? Lu à l’âge de 20 ans.

Il m’arrive de sortir de mon domicile laissant 2 flics parler toutes seules à l’intérieur … me rendant compte de l’horreur de cette euphorie maladive. Ca m’est arrivé de très nombreuses fois … Je peux rouvrir, relire les carnets pour me rendre compte de ce passé tourmenté, mais il suffit d’écouter les flics au quotidien pour me rappeler que la tonalité, l’impression, la température est plutôt négative.

Michel Drucker s’est prononcé récemment sur le caractère antisémite de certains versets du Coran … On est d’accord pour dire que les meurtres sur motifs antisémites comme celui de Mireille Knoll ou de Sarah Halimi sont horribles : Ils nous horrifient. Il y avait déjà eu la torture de Ilan Halimi qui nous avait considérablement émue. Mais Michel Drucker ne s’est pas soucié de la quiétude qu’on doit laisser aux Musulmans dans leurs maisons. Ce sont des choses qu’il ignore totalement, benoîtement. Grand connaisseur du monde arabe … Michel Drucker écoute les conversations aux portes, s’invite chez nous … On ne lui a rien demandé, sinon le droit d’être laissé tranquille. Je ne suis pas pratiquant, mais il y a ce verset éclairant du Coran sur l’importance de la paix des domiciles, de la pudeur chez les musulmans : Sourate 24 – Verset 27. La lumière. « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission [d’une façon délicate] et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. » يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا تَدْخُلُوا۟ بُيُوتًا غَيْرَ بُيُوتِكُمْ حَتَّىٰ تَسْتَأْنِسُوا۟ وَتُسَلِّمُوا۟ عَلَىٰٓ أَهْلِهَا ۚ ذَٰلِكُمْ خَيْرٌۭ لَّكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ . Principe intangible, qui n’est pas négociable. C’est une chose très respectée chez les arabes : Ca n’est qu’un problème de convenances, de pudeur. Même un européen vous mettra dehors. Ces flics ont balancé des haut-parleurs en sources virtuelles dans nos logements … Si Michel Drucker veut réformer

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Il faut respecter, y compris en France, ceux qui veulent respecter leurs origines … la Religion de leurs ancêtres.

cette religion post-judaïsme, il va avoir du boulot. Qu’il demande aux autorités religieuses musulmanes ce qu’elles pensent du verset 52 de la sourate n°5 : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens, ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.«  (Le Coran faut aussi honneur aux prophètes juifs …). Je me suis interrogé sur le sens du verset, qui décrit un communautarisme existant déjà il y a deux millénaires, un repli communautaire concernant les 3 grandes communautés religieuses du désert arabo-persique … Quand on voit le comportement des Drucker, on se pose des questions sur le bien-fondé de ce verset … Mais ! Je ne suis pas un pratiquant, ni un expert en religions. C’est avec ce genre de textes religieux qu’il faut faire vivre 6 millions de musulmans en République française. Et il faut penser à préserver l’amitié et le dialogue entre les peuples. Il a été crée une fondation Anne Frank dans ce sens ….

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Ce que montre ce livre écrit par un Islamologue juif israëlien, c’est que le Coran n’est pas antisémite : Le Coran ne fait mention que de querelles religieuses.

 

Ces flics nous dérangent dans nos domiciles ??? Ma vie familiale est observée sous micros, lecture de la pensée et dérangée par haut-parleurs. Ces flics vont crever de leur belle mort grâce à un procès. On va faire un bel enterrement, avec un grand orchestre. T’as pas encore compris Drucker ?

Michel Drucker était venu chez moi en 2015 pour me dire que j’étais souffrant … Effectivement, j’ai souffert d’apnée du sommeil pendant peut-être 7 ans entre 2011 et 2018, complication due à la petite obésité causée par un traitement psychotrope prolongé … et à cause aussi de l’usage d’hypnotiques. Qui est responsable de cet état de fait ? Personne ne se demande qui est responsable … Drucker est responsable ? Drucker est un irresponsable … Patrick Bruel a dit que Drucker est un grand Monsieur qui aide les jeunes artistes à réussir … Ce sont des propos qui ne me concernent pas. Drucker n’a pas été capable d’autre chose que d’occuper mon logement. C’est la Vie des autres en pire. Les sbires de Drucker me disaient : « On s’en Fout de vous rencontrer !« . Marie Drucker, bien intentionnée, voulait me renvoyer au Lycée pour y travailler 60 heures par semaine pour une misère (1600 €). C’est là qu’on mesure l’étendue de l’égoïsme misérabiliste de Marie Drucker, bourgeoise mal finie.

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Traitement par appareil à Pression Positive Continue

J’ai vécu 15 ans avec 11 000 € de revenus/an, des souffrances épouvantables, en partie parce que Marie Drucker m’a trop médicalisé, délégué des flics pour me hurler dessus, me menacer de mort de façon réitérée et je n’aurais pas le droit à une vie meilleure en montant en compétence ? Il s’est avéré que Marie Drucker était une violente. C’est qui le problème ?
Tout ce qu’on peut dire à Marie Drucker :
C’est bon vent ! Du balai ! Adieu !

L’intérêt pour Drucker est largement périmé & je n’ai point de personnalité dépendante … A cause de cette apnée du sommeil, on m’a vu faire la sieste ici et là à Paris … sous harcèlements. Le traitement par appareil à Pression Positive Continue, c’est une résurrection, un choc positif. Le Docteur Hassina Rami m’a sauvé la vie. Je vivais une fatigue épouvantable. On croyait que j’étais dépressif, puisque l’apnée du sommeil et la dépression ont les mêmes symptômes (réveil fatigué, somnolence, apathie). Si vous ne respirez pas correctement la nuit, votre cerveau n’est pas irrigué en dioxygène et votre sommeil n’est pas réparateur. Je vivais de telles migraines qu’un médecin généraliste avait failli me tuer en me donnant une des opiacés les plus puissantes sur le marché : La poudre d’opium. J’aurais pu crever d’apoplexie … Mon cerveau avait une après-midi vrillé d’¼ de tour en dessous les méninges … Etonnant que je m’en sois sorti.

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Je me faisais harceler par les sons à l’été 2016 par 4 flics en délire lors d’une sieste en début d’après-midi, à cause de la narcolepsie engendrée par une apnée du sommeil non diagnostiquée, non traitée. Les flics ont eu un comportement humain, digne, respectueux … Ca n’est que du nazisme.

 

Je suis un GRAND JUIF me dit-on. Vos flics, Drucker, ont plus de préjugés que n’importe qui sur les juifs. Je suis franco-tunisien et non juif. Je m’intéresse à la période du nazisme, parce que ce fut le summum de la violence, de la haine, de l’horreur et de la souffrance et il y a des connaissances sur cette période qu’on peut transposer aujourd’hui. Les persécutions qu’a subi le peuple juif font une part de son identité nous dit Annette Wieviorka. Le nazisme est un anti-modèle. Il ne faut point être un Sade pour être fasciné à ce point par le mal. Il faut admirer le beau. Et Simone de Beauvoir a écrit qu’il y avait du beau dans le travail de Claude Lanzmann. Il faut admirer le beau : Les flics avaient décidé d’examiner ce qu’il y avait de beau dans mon domicile … ou pas.

Pour être juif, il faudrait très bien connaître la religion hébraïque, ce qui n’est pas du tout mon cas. Je me suis juste rendu compte en lisant qu’elle est très proche de l’Islam : Il y a beaucoup de similitudes entre les deux Religions.

Cherche-t-on l’origine de tous ces ennuis ??? Cela vient des ARMES SONORES interdites par le Code Pénal français (article 222-16). Le nazisme est revenu par cette technicité moderne, sous une nouvelle forme que critique Finkielkraut dans Libération (septembre 2017). Nombreux sont ceux qui ont eu l’intuition de ce phénomène … Une flic malade mentale, schizophrène m’avait dit : « Il faut que t’arrêtes d’écouter ce qu’on dit. » Pourquoi me parlait-elle ?

SonicWarfare
Les armes sonores, les attaques accoustiques, nouveau moyen du nazisme, moyen pour installer le scandale dans les logements, semer la panique, pourrir la vie familiale. Le loup est dans la bergerie …

https://www.fayard.fr/les-oreilles-du-president-9782213595368

OreillesPresident

SurveillanceMicros

Le Parisien du 1er Mars 2019 titre sur un procédé mis en place de façon sauvage depuis au moins 2009.

 

Les flics prennent les gens pour des fous pour un oui, pour un non, ce qui pose la question de la distinction entre le normal et le pathologique. Vous allez acheter une cigarette à l’épicerie à Djerba, vous êtes pris pour un fou (vidéosurveillance généralisée). Vous dites dans une rue que le fric arrive au pouvoir avec Macron, vous êtes pris pour un fou (sonorisations – micros de la voie publique). Le chef a toujours raison et ne supporte pas la critique. Ce sont les « grandes oreilles » de l’Empereur avec ses flics qui mouchardent. Pour un fou ? 100 000 fois en 10 ans. Les flics sont bien plus fous que moi, bien plus malades. On est insulté de fou quasiment toute l’année et ça, dans la plus mauvaise des configurations : Ca se passe dans le domicile même. Pense-t-on que les élucubrations de petites nazies ont force de vérité ? Stigmatisation à outrance, qui n’est qu’un racisme ! Ca s’explique par cette supériorité SS. La maladie mentale est un critère de recrutement chez les flics …

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Cet homme est fou, désespéré. (auto-portrait de Delacroix).

On comprend mieux Lacan qui prenait les fous pour des nuisibles, bien qu’il ait été critiqué pour avoir dit ça. Les maniaques que sont ces flics comme on le voit ici, sont des nuisibles. Ils vous parlent, vous ne pouvez pas les en empêcher, on ne leur a rien demandé et ils s’imposent, sans se montrer, sans qu’on puisse leur répondre. Y compris chez vous. C’est de la médiation, de l’assistance, de l’éducation, de la gentillesse ? C’est du pur harcèlement. Voilà tout un tas d’inconnus dans le règne de l’Anonyme qui sont soudain et dans la durée familiers, vous tutoient à n’en plus finir et croient qu’on est à leur disposition … pour entendre leurs propos … assez souvent délirants.

On va rééditer le procès des écoutes mitterrandiennes, puissance 10. L’oeuvre de la Stasi a été pulvérisée. Il est là le problème.

Il faut juste un très bon avocat, qui ait du cran. Dommage que Maître Leclerc n’ait pas accepté … Il n’y a pas eu que lui qui ait vécu une mystification (affaire Omar Raddad). Si j’avais été acteur, j’aurais eu du pognon pour mettre ces flics dehors avec un très bon avocat. Sous prétexte que je voulais devenir acteur, les flics se sont installées dans le scandale, dans le néonazisme. Elles restent obscènes en harcelant dans le domicile.

habemuspapamLes flics me voyaient Ministre ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Ca me rappelle le film Habemus Papam, l’histoire d’un type à qui on voyait un grand destin et qui y va à reculons, qui se dérobe finalement … Je vais faire Tsipras ? Qu’a fait Tsipras ? On pense que ce communiste a laissé saigner son peuple pour longtemps. Bettelheim écrivait cette chose lumineuse, extraordinaire d’intelligence : « Plus le persécuteur se montre violent, plus il lui faut justifier ses actes en arguant de la puissance redoutable de sa victime. Plus il croit à l’existence de cette puissance, plus il éprouve d’angoisse et sera porté à la violence. Le persécuteur est donc, lui aussi, pris dans le cercle vicieux de ses fantasmes. Cela explique peut-être pourquoi la persécution, dès qu’elle se manifeste, se développe par un phénomène d’auto-alimentation.«  Plus ces flics se montrent violents, gravement mythomanes, schizophrènes, plus ils me prennent pour Tsipras … Quelle femme ai-je harcelée, maltraitée ? Qui ? Aucune. Je suis en face d’esprits impressionnables, schizophrènes (en centralité), ce qui transparait dans leurs propos. Qu’est-ce que j’en ai à foutre d’être Tsipras ? J’en n’ai rien à foutre d’avoir une vie à 200 km/h … A l’impossible nul n’est tenu. « Un agent A » pour devenir Premier Ministre : Ces flics m’ont pris pour Poutine … Ils veulent peut-être voir en moi un symbôle. Ils fantasment. Je me fais emmerder par des malades mentales. Je n’ai jamais mis un seul pied à la DCRI, ni au Ministère de l’Intérieur, ni dans aucun parti réformiste.

Jemesouviens
Cyrulnik raconte comment il a voulu devenir puissamment psychiatre

Cyrulnik avait compris qu’il était très important pour les nazis … parce qu’il était un petit enfant juif. Je suis très important parce que mon père est arabe.

Pour s’engager, il eût fallu se convaincre que la France est bien une démocratie, où la séparation des pouvoirs est bien respectée, avec un pouvoir judiciaire qui tempère bien ces excès policiers … et la France n’est plus une démocratie aujourd’hui. C’est un Etat de non-droit. Avec des polices privées qui déraillent …

 

 

EspritLois

Voilà un livre qu’il faudra bien finir par lire dans le texte … surtout le chapitre consacré aux tyrannies. Oeuvre ayant finalement inspiré la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen des Révolutionnaires de 1789.

En parlant de données personnelles, vous savez ce que voulaient ces flics obscènes ?

Que j’étale mon intimité sur une scène publique pour amuser la galerie …

Faire marrer avec Laurent Baffie …

On sait qu’il y a une tendance constituée par des artistes qui créent en utilisant leur vie privée. Ca ne m’a jamais intéressé. La moitié de ma famille est musulmane … libre à eux de se gondoler à longueur d’années avec leurs gauloiseries. On leur a demandé et redemandé de pas être obscènes en observant notre intimité. Ils n’y comprennent strictement rien. Ca nous fait penser à l’émasculation dont parlait Bettelheim à propos des nazis … Ces néonazies françaises croyaient même décider de mon orientation sexuelle … Pauvres malades. Ces trublions tiennent leurs propos grivois sur un plateau de télé tant qu’ils veulent. Ils peuvent même y montrer leur cul. Mais qu’ils ne viennent pas regarder ce qui se passe chez nous. C’est assez simple juridiquement parlant. Ca s’appelle de l’obscénité et c’est réprimé par les lois de violation de la vie privée.

Je suis tellement connu que je ne pourrai plus faire de caméras planquées comme Laurent Baffie, mais des caméras planquées, j’en ai bouffé à n’en plus finir pendant 10 ans … Les flics étaient mes spectateurs !

PrimoLeviMoiQuiVousParle
Dans son dernier entretien, Primo Levi passe en revue les qualités des profs qu’il a connus …

Primo Levi a raconté que n’ayant eu de sexualité pendant très longtemps avant Auschwitz, il avait songé au suicide … tellement il était tourmenté. Les flics peuvent aussi pousser au suicide pour les mêmes raisons. Heureusement qu’il s’est marié une fois revenu des camps … Un mariage fabuleux pour lui. Mais les flics ne sont pas peu responsables d’un isolement affectif, qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer et ils déplorent, stigmatisent violemment ensuite cette situation, ricanent même quand on veut séduire. On accuse son chien de la rage pour mieux le tuer … Un peu comme les nazis qui isolaient les juifs dans des ghettos, soumis à la famine et à l’épuisement et où se développaient finalement des pathologies comme le typhus. Les juifs étaient accusés d’être les responsables d’une saleté inimaginable et d’un commerce incessant portant sur des vêtements infectés de poux, mettant en danger le soldat allemand (Chapoutot p. 514).

 

 

Everyday, everyday I have the blues

Ooh everyday, everyday I have the blues

When you see me worryin’ baby, yeah it’s you I hate to lose

Whoa nobody loves me, nobody seems to care

Whoa nobody loves me, nobody seems to care

Well worries and trouble darling, babe you know I’ve had my share

Everyday, everyday, everyday, everyday

Everyday, everyday I have the blues

When you see me worryin’ baby, yeah it’s you I hate to lose

Whoa nobody loves me, nobody seems to care

Whoa nobody loves me, nobody seems to care

Well worries and trouble darling, babe you know I’ve had my share

(T-Bone Walker, année 2000).
En fait, je suis beaucoup trop seul …

Toute ma bibliothèque chez moi sur le nazisme, elle me parle … Je comprends mieux ce que je vis. Marie Drucker pourra vouloir me faire taire tant qu’elle veut, je-lis-ce-que-je-veux, je-dis-ce-que-je-veux, j’écris-ce-que-je-veux et je-pense-ce-que-je-veux. C’est elle qui va se taire. Marie Drucker, on lui a dit d’aller se faire foutre, d’aller faire joujou ailleurs … Madame Perroquet … Il n’y a qu’elle qui soit libre. La liberté des autres, elle s’en balance. Elle n’est pas au courant, complice de ces maltraitances ? Elle y a participé. J’avais autorisé Marie Drucker à avoir accès à ma vie privée il y a déjà longtemps (en 2006 ; consentement tacitement retiré depuis), mais elle a mal compris mon courrier : Elle a cru que les harcèlements étaient autorisés. Méprise très dommageable. Qu’elle relise les classiques sur le nazisme, La nuit de Elie Wiesel, pour comprendre comment on peut torturer les faibles, achever les vieillards et les malades.

NuitWeisel
Torturer les faibles. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix en 1986.

Tes flics, Mademoiselle Drucker, sont des violents : Ils nous hurlent dessus, ils harcèlent quand on est rendu malade par un médicament (iatrogénie) : Ils font un horrible chantage : Ils se posent la question de façon cynique : Va faire ? Ces flics n’étaient pas au courant de cette vulnérabilité avec tous leurs micros planqués, tous leurs capteurs de pensée dans mon logement (pas besoin de caméras planquées …) ? C’est du sadisme. On est à la ramasse avec une iatrogénie et les flics sont dans le sarcasme. C’est le permis de tuer, de harceler des James Bond françaises … Oh, si cette iatrogénie conduit effectivement au suicide, la responsabilité en reviendra au psychiatre. Mes proches en sont avertis.

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Les James Bond françaises Ne vous prenez surtout pas pour une merdre. On essaye de se mettre à leur niveau, extrêmement bas, hyper-narcissique, antisocial.

Primo Levi s’était indigné dans sa postface à Si c’est homme de cette grave dérive de l’Union soviétique stalinienne (l’usage répressif de la psychiatrie à l’encontre des opposants politiques …). Tu connais le nazisme Marie Drucker ? C’en est une nouvelle version. Ces flics sont néonazies, NEONAZIES et dans néonazies, il y a NEO, NOUVEAU. C’est à ça que vous avez participé Drucker … Et il fallait faire Ventura ? Je n’ai jamais pu blairer les violences sur personne vulnérable : CES FLICS VONT ETRE MISES EN EXAMEN. C’est avec le Procureur qu’on va communiquer … J’ai admiré Ventura pour ce qu’il a fait en fondant Perce-Neige. Un jeune con me prenait en dessous de chez moi pour un mongole. Ils se moquaient des trisomiques. Ça volait très, très haut … Il fallait faire Ventura en étant gravement infantilisé par ces néonazies. Vous croyez qu’on veut la rencontrer Marie Drucker, qu’elle me plaît ? Je suis très heureux de ne l’avoir jamais rencontrée. Ca aurait très mal tourné. On m’a pris pour un autre pendant des années, les amants successifs de Marie Drucker : Elmaleh, Ligniac, Vicherat (J’ai entendu une vieille flic me dire en 2015 pendant la nuit au-dessus de mon lit : Tu es son Vicherat) … Je suis un homme sain : Je ne convoite pas la femme des autres … Je suis un homme sain : Je ne reste pas obsédé par une femme à qui j’ai écrit pour la premier fois il y a 12 ans, en 2006. Une femme qui n’en avait rien à foutre. Je suis un homme sain : Je n’écoute pas les flics malades mentales qui restent obsédées par Marie Drucker. Ces flics passent leur temps dans l’antagonisme, les menaces et chantages. Il n’y a aucune sorte de contrat entre moi et Marie Drucker. Marie Drucker ne pouvait pas m’aider à faire du cinéma : Elle voulait avec ses flics me faire retourner en Collège-Lycée.

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Oh, la vie est belle : Roland Garros … « Tu es son Vicherat » (pendant toute une nuit).  Ou bien : « Ils ne lâcheront pas. Lâchera pas. Vicherat. (mercredi 7 septembre 2016, minuit) ». Les flics sont très bonnes comédiennes de façon insistante … Comment faire comprendre qu’on se fout de ma gueule ? Troisième stade de l’érotomanie (dépit, rancune) ? On n’est point jaloux (jaloux de quoi d’ailleurs ?). Vous êtes libres … Marie Drucker se photographie dans Instagram avec son gamin et continue à écrire des petites annonces érotomanes dans Libération. Je sais que je suis un homme nul, sans importance et que je peux faire envie. Bon vent ! Les musulmans pensent que certains peuvent nous mettrent « l’oeil », mais il ne faut point être trop superstitieux.

On est manipulé, pris pour « sa chose », on veut être indemnisé pour harcèlements et on est pris pour des voleurs. On a entendu parler de « mariage, que c’est dommage, un hommage, chômage« , etc … Les Drucker veulent se faire aimer par la CONTRAINTE en violant le domicile … Rêveries. On a compris que Marie Drucker et ses flics voulaient dresser une personnalité pour faire une rencontre qui n’a jamais eu lieu et qui pour moi, ne se produira jamais. On n’a pas besoin de rencontrer les gens pour savoir qui ils sont (il suffit de se remémorer ce qui a été dit par ces flics). Marie Drucker n’a pas encore compris ? On ne veut plus jamais entendre parler d’elle. On va voir sa tête au tribunal. Elle risque 5 ans de prison et 300 000 € d’amende. C’est ça qu’on risque à prendre les autres pour des gamins … Dura lex, sed lex. A France Télévisions, on a facilement accès aux fichiers d’un ordinateur personnel, textes intimes écrits pour soi … A France Télévisions, on infantilise facilement. C’est une habitude. Elle a envoyé des hurleurs, des néonazies (pour « communiquer ») ? C’est fini. C’est cette technicité moderne dont parle Finkielkraut, les armes sonores … Les Drucker sont des richards, des chards me dit-on … Ils s’offrent. Tout ce qu’ils ont eu à offrir en 10 ans, c’est un grave manque aux notions élémentaires de respect, de dignité, une certaine maltraitance, une inhumanité, envoyant des flics qui se vautrent dans le scandale. Est-on vénal à ce point pour manger son chapeau ? Les flics se rendaient bien compte du désastre : « Ahlala, qu’est-ce qu’on a fait ? … » (2015-2016)Ces flics vont rendre compte de ce qu’ils ont fait dans un procès. Ils avaient annoncé de façon très claire, sans ambiguité la couleur : « Tu vas faire Ventura … On va vous harceler » (2010). On laisse les Drucker avec leur haine … Je sais ce que j’ai entendu. J’ai tout entendu. J’en ai assez entendu. J’ai TOUT VU. A titre d’exemple, j’allais dans un sauna Porte de Clichy en avril 2015, un flic m’avait hurlé dessus : « Il s’en fout de toi ! ». Un autre flic se plaignait : « On en a marre ! » Tout le semestre 2015 s’est écoulé de la sorte. J’ai reçu de la part des policières déléguées par Marie Drucker toutes sortes de menaces, dont des menaces de mort … dont j’avais ras-le-bol. J’ai compris que Marie Drucker a de graves failles narcissiques, un ego surdimensionné et un orgueil démesuré avec des symptômes paranoïdes poussés.

https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/03/01/a-venir-personnalites-maladies-narcissiques-et-antisociales-des-flics/

On a trouvé en date du 24 juin 2016 dans Libération un message (petite annonce) de flatteries dithyrambiques qu’on ne peut prendre pour soi tellement c’est décalé, en grave distorsion avec ce que faisaient les flics et dont on ne sait pas qui l’a écrit. Il ne faut surtout pas interpréter (Je vais me prendre un coup de baton sur les doigts par mon Docteur …) :

MessagesPersonnels

 

 

De Miss Tsss à Mister Pfff.
En 1 mot (Joyeux) comme en 30 (Sensoriel,
Epicurien, Pétillant, Doux,
Renversant, Passionné,
Intelligent, Subtil,
Audacieux, Vif, Etonnant,
Gourmand, Intense,
Affectueux, Suave,
Mystérieux, Exaltant,
Généreux, Bouleversant,
Taquin, Solaire,
Courageux, Tendre,
Lumineux, Attendrissant,
Langoureux, Ardent,
Malin, Délicat et Emouvant) :
que cet anniversaire
te ressemble et te surprenne !
Embrassade romanesque.

 

 

 Ces flics sont des néonazies avérées : Surveillance et harcèlements constant autour du, dans le domicile, flicage, filatures, menaces, menaces de mort réitérées, chantages, propos, comportement haineux, violences en réunion, insultes permanentes et graves (personnalité borderline, trouble explosif intermittent), hurlements, Terreur, traque, apolitisme, incurie, grave, constante obscénité, calomnies réitérées, délirantes, gravement mythomanes, schizophrènes, assez insupportables, propos infâmants, coups bas, abolition de la vie privée, délations de faits de vie privée, perturbations de la vie familiale, immixtions multiples dans la vie familiale, écoutes téléphoniques, sonorisations d’appartement (ou ceux de mes proches et amis), contrôle, commentaires des mouvements dans un domicile (on est très sérieusement agaçé … Quand je saisis un livre chez moi sur Sartre en 2018, une flic hystérique s’exalte : Ha, tu es Sartre ?! Comme les flics ont accès à mon activité informatique, ils peuvent avoir connaissance de mes achats, ce qui est assez illégal. Il suffit que je dépense 50 € en achat de livres sur le Net pour qu’une flic dise : Flambe !?),

grandemaison
Les flics veulent gérer mes finances … Elles étaient venues me chercher pour m’offrir un Palais … qu’on voit ici sur la photo. Une grande maison … Les sous-merdes maltraitées comme moi ont la superficie qu’elles méritent. Les flics m’ont pris pour un clochard, un clodo. Moqueries, sarcasmes, intox … On pense que les flics vont gérer ce que je vais toucher en indemnisation pour satisfaction équitable, réparation intégrale. Comme ces flics décident de tout pour moi, ils m’offriront peut-être une VW comme le faisait Hitler avec ses allemands … plutôt qu’une Porsche. Mais les VW ont été désignés par l’ingénieur Porsche !

police des moeurs (les flics français ont importé les méthodes de la police pakistanaise … On vous rappelle que les 3 grands interdits sont le viol, la pédophilie et l’inceste & il s’est ajouté aujourd’hui légalement les comportements de prédateurs, gestes déplacés hors consentement de la femme victime, chose que je n’ai jamais pratiqué de ma vie. Il faut aussi envisager le cas de l’exhibitionnisme inapproprié en pleine rue, attentat à la pudeur (le délit existe-t-il toujours ?) signe d’un trouble psychique de bipolarité, qui conduit automatiquement à l’hospitalisation. En dehors de ces 5 cas de figures, vous pouvez faire ce que vous voulez, tant que vous ne nuisez à personne. Mais les flics sont des asexué(e)s, qui ont, jugeant sur leur propre toise comme disait Arendt, des leçons de puritanisme, d’ascèse, à donner tout ça dans la plus grande obscénité voyeuriste, paraphile), gérance très fine des moindres aspects de nos vies, souvent par des « ordres » (il faudrait arrêter – arrêter quoi ? – sortir, faire, penser, prier, vivre – draguer en étant fliqué …-, partir, etc … prier pour éviter un chàtiment, pour nous culpabiliser, … mais ça ricane de façon moqueuse quand on veut séduire à la piscine ; Hannah Arendt écrivait dans le système totalitaire : « Il est dans la nature même des régimes totalitaires de revendiquer un pouvoir illimité. Un tel pouvoir ne peut être assuré que si tous les hommes littéralement, sans exception aucune, sont dominés de façon sûre dans chaque aspect de leur vie ». On peut être totalitaire avec une seule personne !), règne de l’anonyme (Arendt ; On n’a pas réussi à obtenir l’identité de ces flics, mais ça viendra …), vexations, brutalité, violences volontaires réi-té-rées (sur personne vulnérable), harcèlements permanents, systématiques, quotidiens, intenses, déshumanisation, dépersonnalisation, narcissisme (voir hypernarcissisme), enfantillages, mesquineries, infantilisation (Bettelheim), fatigue mentale sévère, ISOLISME du lieutenant Wirth de l’Aktion T4 (les flics souhaiteraient que je me retrouve tout seul, ils voudraient m’isoler. « Le chef est seul face au mauvais destin » disait De Gaulle, mais je ne suis point chef, et sûrement pas gaulliste …), sévère négation de l’altérité (euphorie, manie, les flics ont leur vie propre … qui ne soucie pas de ce que l’on vit … de ce que l’on veut vivre, niant notre liberté), euphorie, bipolarité de type I (elles ne dorment pas la nuit ; elles sont jusqu’au-boutistes, jamais déprimées), obéissance (personne d’autre que le chef n’est responsable … certains fonctionnaires ne sont pas responsables, puisque les ordres viennent d’en haut. Expérience de Milgram), autoritarisme, traitements inhumains, dégradants, grave, illégale ingérence dans des problèmes de santé, substitution des psys par des flics pratiquant une psychiatrie très intrusive (un psychiatre ordinaire ne s’intéresse que très peu à la vie privée dans ses moindres détails … Ces flics font référence au plus grand psychiatre du XXe siècle Henri Ey …), (Ces flics font pire que ce qui se faisait en Union Soviétique : Ils harcèlent très violemment dans le domicile et demandent qu’on prenne encore plus de médicaments. Est-ce que les flics pensent pacifier, adoucir les choses en étant haineux dans un logement ? Un médicament n’a jamais aidé à supprimer des harcèlements, à part un AD (Antidépresseur) pour les névroses d’angoisse. On va décrypter : Les flics pensent que leur harcèlement est tout à fait usuel, gentil, ce qu’il n’est pas, et que pour l’encaisser, il faut absorber un médicament. On marche sur la tête. Le médicament ne facilite pas l’encaissement, il aggrave le ressenti, rend insupportable les harcèlements. C’est la double peine : Affaiblissement intellectuel accompagné de maltraitances),  stigmatisation à outrance (qui n’est qu’un racisme)incitation au suicide (le Code pénal français, article 223-13, qui réprime de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende seulement, est ainsi fait que ce genre de propos n’est réprimé que lorsque le suicide est accompli … Nous avons pris note. Mes proches sont avertis. Les flics françaises prennent le suicide avec beaucoup de légèreté et bafouent la valeur d’une vie humaine. Elles assument un certain eugénisme façon nazi. Elles m’intiment de « partir » sans complexe), « correction éducative » (pas besoin de se trouver dans un camp de concentration pour ça. Ca se fait dans le domicile ou sur la voie publique). (- Loin de moi l’idée de vouloir faire Trotski … mais les flics ont trouvé pour moi le diminutif Kiki – Les flics trouvaient des bizarreries : J’allais faire le Préfet de Hardy, Robert Barcia, l’ancien dirigeant de Lutte Ouvrière à un moment où je ne savais même pas qu’il était mort … On s’amuse follement chez les flics. C’est vrai que je connaissais bien le Code pénal, mais en quoi est-ce intéressant ? Je sais que Trotsky était un très grand intellectuel militant, ce qui ne me ressemble pas), lecture de la pensée, au-dedans et au-dehors depuis au moins 2009 (on a bien dit au dehors. /// 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : Tu te sens fou. Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : Je ne suis pas fou !!! Un vieux flic s’indigne : Tu n’es pas fou ??? … AU CMP, je pense au mot Acariatre que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : Tu es belle ?. Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016, je pense au mot qui est deviné : Peneu. A la piscine de Puteaux, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné : A RETROUVER), interdite par l’article 3 de la CEDH (nos pensées ne sont-elles pas des « données personnelles » ? On propose le Prix Nobel de Physique ou de Médecine à la France pour cette pratique secret-défense que même les scientifiques du CEA prennent pour du fantasme. Automatisme mental, pathologie mentale ? Chantage permanent, honte, scandale historique, planétaire … La colonisation des consciences fasciste prend une nouvelle dimension … On comprend peut-être (?) mieux pourquoi on se fait insulter tout le temps comme ça, pourquoi on tourne en rond. On subit un chantage permanent sur nos sentiments … On a chez soi les sentiments qu’on veut. On comprend mieux que les choses soient biaisées. Le professeur de génétique-neurosciences Jean-Marie Lledo nous dit que la lecture de la pensée permet d’influencer des choix, propos assez scandaleux. Ce que m’ont fait les flics est horrible. J’ai entendu dans ma chambre cette vieille flic malade, schizophrène me faire un chantage mythomane : « Tu n’aimes personne … ». C’est très compliqué dans leur tête totalitaire de malades mentales), direction de conscience, entrave sévère à la liberté d’expression (Commentaires, rumination de blogs, non googlisables ou même de textes privés – un texte écrit en 2015 jamais publié nulle part a été intensivement violé -, psychose obsessionnelle systématisée, inertielle ; On n’a pas été interdit de publication : On a été gravement harcelé pour ce qu’on écrit, même en privé ; Mais la censure n’est pas loin. La liberté d’expression est pourtant un des biens les plus précieux en démocratie et les flics sont très intolérants à cette idée …), propos crasseux, réactionnaires en tous genres, cynisme virulent, VIRILISME, qui n’est qu’une autre forme de chantage, assez minable d’ailleurs (il paraît selon Libération qu’il existe des stages de masculinité …), culte de la force, usage de la force, anticommunisme poussé, forcené (Ils en avaient marre de notre lutte des classes … laquelle ?), racisme, racialisme d’extrême-droite (poupée gigogne selon Edwy Plenel … Elles étaient fières de leur race, elles aimaient leurs races, propos d’une grave bêtise), nationalisme (obsédée par la France et on ne voit pas ce qu’elles mettent derrière la France … sûrement rien. L’identité française recouvre des choses très différentes pour la Droite, plus axée sur la Nation, concept abstrait, exalté, patriote, exclusif, va-t-en guerre, voire la xénophobie et la Gauche, plus axée sur les révolutions, les mouvements populaires selon l’historien Benjamin Stora (Il y a derrière ces Révolutions et ces mouvements populaires tout un savoir et l’Histoire à connaître et ce n’est pas chose facile … alors que derrière, la Nation, on ne trouvera quasiment rien … Le vide, une sorte de fierté stupide). Pour Rama Yade, la Vérité avec un grand V était toute entière contenue dans la « grandeur » de la France, concept qui n’existe que dans son esprit : On a vu que de la petitesse en France, prétendue patrie des Droits de l’Homme),

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Recrutement pour l’UMP … Affiche des Beaux-Arts en 1968.

recrutement pour l’UMP, le parti de l’Ordre (dont on s’est aperçu que la plupart des grands représentants étaient de grands délinquants, dont Sarkozy – cet islamophobe crasseux n’a pas rechigné à empocher le pognon lybien pour sa campagne ; Il prônait aussi le mépris du militant ouvrier, de ceux qui se révoltent contre une société inique … Il souhaite un monde sans conflits, alors qu’il crée des conflits lui-même ; Il y a un certain évitement des conflits, une recherche du « rassemblement », réunion illusoire de citoyens aux intérêts en fait divergents sous la bannière de la Nation, rassemblement des CSP + et autres bourgeois en excluant les pauvres à la périphérie, voir sur le trottoir d’une grande ville comme Paris (L’UMP est le « parti des classes moyennes »). Gattaz du Medef voulait nous faire chanter Happy de Pharell Williams pour nous faire accepter avec joie notre mauvais sort d’exploité … -, Fillon – Celui qui voulait faire avaler des sacrifices aux Français piochait lui-même dans la caisse … -, Michèle Alliot-Marie – dans le procès de Tarnac, voulait charger de façon très grossière l’ultragauche avec des fausses preuves. Il en est qui batissent leur salaire sur ce genre de combat. -, De Villepin à qui j’avais demandé que toute violation de la vie privée cesse, s’était mis lui aussi à violer les mails, même lorsqu’il n’était plus PM … Il reste Wauquiez qui est contre le cancer de l’assistanat et qui mange dans les poubelles de Le Pen. Il faut de la très haute culture pour être aussi xénophobe … Wikipedia : Laurent Wauquiez entre en 1994 à l’École normale supérieure, où il s’est classé 14e au concours d’entrée (voie A/L). Il y poursuit des études d’histoire (université Panthéon-Sorbonne), soutient un mémoire de maîtrise sur Le Flambeau des Mille et une nuits et l’Orient des Lumières, 1704-1798, avant d’être reçu, en 1997, premier à l’agrégation d’histoire. Wauquiez veut renvoyer tous les migrants sans exception dans leur pays. C’est l’Orient des Lumières … Cécilia Sarkozy disait que Rachida Dati faisait partie de la race des Seigneurs, phraséologie nazie … C’est dans ce merdier qu’on voulait m’attirer, avec une atmosphère de règlement de comptes … Steinbeck avait écrit En un combat douteux, mais il parlait d’autre chose que la Droite. Les UMP sont forts … pour violer le domicile. Ils confondent les moyens d’un Etat avec ceux d’un parti (comme chez les nazis … L’UMP est un parti délinquant et obscène). En fait de force, on trouve dans l’UMP un très grand vide. C’est peut-être ce qu’Arendt appelait les délits de la Droite. Hannah Arendt écrivait au sujet de la terreur de masse nazie dans le système totalitaire p. 96 : « Ce genre de terreur de masse qui fonctionnait sur une échelle relativement réduite, grandit régulièrement car ni la police ni les tribunaux ne poursuivaient sérieusement les délits politiques commis par ce qu’on appelle la droite. »). Pauvres assistants … Sous prétexte d’aider (?) une personne vulnérable, on la massacre – c’est à ça que j’ai perdu mon temps pendant environ 8 ans, 3 ans intensément : 2015-2016-2017 au milieu des hurlements), dénigrement, dérision de principes élémentaires de justice (on nous nargue … les plaintes déclenchent le mépris, la haine, la vindicte), intimidations, subornation de témoin (Quand on va dans les biblis parisiennes pour se renseigner sur le Droit de la vie privée, on reçoit des ordres de s’arrêter …), usage, idéologie de la contrainte (Voir Johann Chapoutot en parle dans son ouvrage Penser, agir en nazi), de la coercition, choix imposé de la profession (Ces flics complètement paumées tiennent un conseil d’orientation, pas d’interdictions, comme avec les lois antisémites en Italie et en Allemagne nazie, propositions, suggestions. Si : On m’a interdit de faire du cinéma pour raison de santé … : J’avais des adversaires, des ennemis puissants. Aryanisation économique ? Je serais peut-être condamné à la même misère que les juifs dans les ghettos fabriqués par les nazis en Europe de l’Est faute de pouvoir trouver du travail. Je pourrais même soudoyer les flics pour qu’ils me tuent. On serait débarrassé de cette mauvaise affaire …), PRESSIONS CONSTANTES, ENORMES POUR PRENDRE LE CHEMIN DE L’EXIL, du départ (Il faut partir au Caire, en Egypte, où il ne fait pas bon respirer pour les gens libres … d’après ce que j’entends) comme dans l’Allemagne nazie concernant les juifs avant la solution finale … Ces pressions pour émigrer suffit pour établir un diagnostic de nazisme chez ces flics françaises, qui se croient persécutées par un ennemi de l’intérieur … Ce sont des prêches-la-misère. Les flics étaient prêtes au chantage, à me sacrifier encore une fois en me faisant retourner faire l’enseignant contractuel en collège pour 1600 € (Je ne méprise absolument pas tous ceux qui gagnent cette somme : Je touche beaucoup moins), il faut rentrer dans le rang (c’est mon genre …), alors que leur opération de harcèlement leur a coûté 1 million d’€ – pour rattraper les erreurs de flics, de gens de télé, et des politiques UMP – (Le trotskisme est une école …, mais aussi un justificatif pour ces flics afin de nous faire accepter la surexploitation. Tu es proche, donc prof me disent les flics … alors que je voulais gagner pas mal d’argent en faisant du cinoche. Il est connu qu’on peut gagner beaucoup d’argent avec le cinéma, même si beaucoup de films rapportent très peu. Yolande Moreau est très heureuse quand un de ses films comme Henri rapporte 200 000 € de recettes. Tout travail est salarié ? Je l’ai trouvé mon sujet de cinoche : Pire que la Vie des Autres de Donnersmarck : Le harcèlement par les Armes sonores qui permettent à des malades mentales de nous atteindre, de nous haïr. Les flics parlent dans mon domicile sans filtre comme le dit si bien Laurent Baffie et surtout avec un filtre d’extrême-droite. Ces flics se contrôlent eux-mêmes dans leur expression …). Ces flics ont encore une fois quelque chose d’obscène … Les choses sont pourtant ultra-simples : Je n’ai pas obtenu de concours et il n’y a plus de candidats à la surexploitation par l’Education Nationale. On n’avait envie d’autre chose, mais les flics n’ont rien compris : Il fallait à tout prix m’évincer. L’autodétermination n’a aucune valeur juridique dans le Droit français. On ne peut pas s’autodéterminer, parce que les flics ont déjà obtenu de façon déloyale des données personnelles sur mon compte et veulent déterminer mon devenir à ma place. L’élite nazie choisit le conjoint. Une rencontre de 15 jours avec une tunisienne avait été transformée en affaire d’Etat, par des flics chaperons : Il a fallu gober leurs harcèlements pendant un an et demi après la rencontre (voir 7 ans). C’était encore une fois une histoire de « propreté ». Il fallait forcer. Rien n’est spontané, choisi. On est pris pour des jouets, des choses, autre chose que des humains. J’avais fait un bisou dans le cou en mer et même pas vraiment flirté que les flics francais même pas tunisiens considéraient que le mariage était consommé, ce qui est faux en Islam. Il faut que le couple ait couché ensemble. Le père m’avait choisi comme gendre paraît-il … La peau de l’ours avait été vendue avant même qu’il ne soit tué. La pauvre Saïda … J’étais vraiment désolé. On m’en a parlé pendant plusieurs années ensuite … Il y a des extrémistes sur Terre.

IlsSaventToutdeVous
Super roman de science-fiction sur la télépathie. Ca m’inspire … je l’ai lu sur musique à fond la caisse pour couvrir les harcèlements des flics.

Le trotskisme est seulement une école (? pour former des militants à destination des partis réformistes … « La matrice trotskyste » selon Anne Sinclair formant les grandes consciences de la Gauche) et les flics voulaient me faire faire de la politique ailleurs … comme Taubira, Mélenchon, Jospin, Cambadélis, Dray, Cohn-Bendit et tous les droitisés Finkielkraut (l’ancien mao qui nous annonce dans Libération la mort du communisme), Le Goff (qui s’en est sorti personnellement, qui a échappé aux griffes des communistes), Debray (l’ancien Castriste devenu gaulliste), qui passent leur temps à tirer sur leur engagement de jeunesse. Et j’en passe …

Les flics ont des échelles de valeurs absolues pour mesurer les « belles personnes », échelle intenable … Et comme ces flics détiennent toute la Vérité du Monde, qu’elles sont narcissiques (hyper-narcissiques), elles vont dénigrer tout ce que je peux faire ou raconter … Je peux être pris pour une sous-merde, même si je ne fais que le bien ! Voilà des flics qui n’ont jamais tort, qui ont eu une parole infaillible, qui sont nées-d’un-bloc : Elles peuvent raconter n’importe quoi, haïr, c’est non-public. Ca ne choquera personne à part moi. Un écart de langage dans une conversation normale, ça s’entend tout de suite ; Ces flics sont dans une autre logique, une logique d’improvisation maniaque avec une négation de l’altérité, une logique agressive, asymétrique, oppressante et le plus absolu manque de respect. Elles ont des leçons de morale à donner à n’en plus finir … mais on en apprendra beaucoup plus dans les livres sur le nazisme. Notre sort est décidé ailleurs … C’est qui le problème ?

Le tableau est complet. Un vrai catalogue SS.

On a trouvé les pires malades pénibles & dangereuses qui soient : Des maniaques en subexcitation, ordurières, antisociales, hyper-narcissiques avec anosognosie très sévère. Il se cache derrière tout ça une haine épouvantable, tellement horrible que ça donne une idéation suicidaire quasi-quotidienne. Elles passent leur temps à cracher leur bile … Je pense que j’en ai assez entendu.

Il faut les faire mettre en examen, qu’elles rendent des comptes. Mais les flics ont leur idée sur la question : Elles harcèlent, incitent au départ ou au suicide, pratiquent la subornation de témoin, intoxiquent, intimident, menacent, promettent, deviennent de plus en plus hystériques, jouent la montre pour ne pas affronter de procès. Elles ont engagé une lutte à mort. Le plus dur est de tenter de se défendre face à des infractions en train de se dérouler. Elles s’acharnent alors qu’elles savent qu’elles vont se faire enfermer. Dans l’agonie, les euphoriques ont un sursaut d’énergie hyperagressive, surprenante, stupéfiante, ahurissante, terrifiante. Je ne sais pas d’où elles tirent toute cette énergie. Comme elles savent que je vais me faire très bien indemniser, elles entrent dans les passions tristes Spinoziennes (haine, jalousie, etc …). Elles pensent que rien n’est jamais perdu … sont dépitées de ne pas arriver où elles voulaient en venir. Elles veulent faire croire que tout ce qu’elles ont fait subir, est normal, explicable, justifiable. Quand tout cela aura cessé, je serais encore bouleversé rien qu’avec le souvenir de cette horreur (il me suffira de relire mes carnets). Cette violence haineuse me rend infiniment triste … On est gentil, on veut être gentil, on essaye d’être gentil. Les arabes sont des gens gentils … Pourquoi se fait-on maltraiter comme ça ?

Il faut relire Michel Foucault sur la dangerosité des fonctionnaires de police …

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Que de personnages ! : Lawrence d’Arabie … Ca n’est qu’un personnage de fiction.

Conseil d’orientation ; On m’a suggéré de faire : Gérard Depardieu, Jacques Villeret, Yves Montand (l’acteur aux symatphies communistes), Lino Ventura, Omar Sy, Charlie Chaplin, Lawrence d’Arabie, Gérard Oury, Duquesnes, Bourvil (l’acteur ultra-gentil), Rockstar, chanteur, militant UMP, François, Charlie (Charles), Ministre de l’Intérieur (Roger/Sami Frey, ministre gaulliste), Ministre de l’Education (Jean Zay, ministre socialiste de Léon Blum), Ministre de la Justice, un super-avocat, Ministre de la Défense, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Ministre des Affaires Etrangères, Ministre de la Culture, journaliste, reporter, Préfet, espion, gendarme, flic, psychiatre, prof de psychiatrie, le psychiatre Henri Ey, prof de cinéma, prof d’Université, Jean-Jacques Rousseau, Jean-Paul Sartre (l’intellectuel total, le champion pour penser, L’Intellectuel qui écrivait plus qu’il ne résistait), auteur, écrivain … Que de personnages ! … Une copine trotskyste de LO m’a pris pour Einstein (2016), ce qui est assez irréaliste, parce que Einstein était un scientifique théoricien très actif qui symbolisait « la joie de la pensée », alors que j’étais plutôt un praticien, ce que je ne suis plus … Quoique Einstein avait démarré dans un institut de brevets et en avait produits lui-même … Les brevets sont un sujet passionnant auquel le Dr Ivo Gut avait tenté de m’initier en 2002. Einstein fuit l’Allemagne quand il apprend que les nazis ont pillé sa maison de Caputh et parce qu’il craint pour sa vie … Le FBI de Edgar Hoover va collecter un dossier de 1800 pages, dont semble-t-il Einstein était un peu au courant.

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Prof de psychiatrie. Anciennement, on exposait les patients comme des bêtes de foire pour enseigner la psychiatrie, ce qui portait atteinte à leur intégrité morale … Film Family Life de Ken Loach (présenté à Cannes en 1972). Oliver Sacks a raconté ses déboires dans son autobiographie quand un patient a regretté l’autorisation qu’il lui avait donné d’exposer son cas dans un film … Il y a des règles à respecter !
CommentJeVoisLeMonde
La vision terriblement humaniste d’Einstein.

Einstein a été intensément surveillé par le FBI et était très fan de Droits de l’Homme. Sa vision du monde était un modèle d’humanisme. Et une gardienne de Musée m’a dit que j’allais battre Matt Damon (2007). On est émietté, éparpillé façon puzzle … Ces flics avancent, promettent des choses et reculent, reviennent à un comportement haineux. Au milieu de harcèlements très intenses, une flic en subexcitation s’énerve  : « On en a ras le bol. ART !« . C’est en maltraitant qu’on va pondre de l’art … Ces flics cherchent ce qui est le plus adapté pour moi en scanérisant la vie privée. Comme je passe mon temps à lire, elles pensent que le mieux pour moi est d’être prof, ce qui me semble assez inadapté.

 

 

Pour faire Ministre, il faudrait accepter de se rendre complice de la vente de contrats d’armements et on a vu récemment ce que la vente d’armes à l’Arabie Saoudite, lui a permis de faire au Yémen. L’Etat français est très mal foutu, impérialiste … Ca ne m’intéresse pas. Un sympathisant de Trotsky ne dirige pas l’Etat français. Et les flics m’ont suggéré d’être Jean Zay, que je ne connaissais pas … ou Garde des Sceaux, que ça s’apprend de devenir Garde des Sceaux … C’est du délire ! Je n’ai même pas encore gagné mon procès … un procès simple pour violation de la vie privée.

JeanZayAssassine

Jean Zay, avocat, homme politique, le Ministre de l’Education Nationale de Léon Blum, père du Festival de Cannes et du CNRS, membre du Réseau du Musée de l’Homme, assassiné par les fachos … les miliciens français. Panthéonisé en 2015.

 

Il fallait faire Ventura en 2012 … ? Est-ce possible quand on est harcelé intensivement ? Bettelheim s’est dit que Anne Frank et sa famille auraient du quitter la Hollande, plutôt que de continuer leur vie privée dans la clandestinité … avant d’être arrêtés et déportés par les nazis, juste avant la fin de la guerre. Un flic très acharné me disait : Tu es Ventura, pourquoi tu nous fais tout ça ? Je retourne la question : Pourquoi m’ont-ils fait tout ça ? Pourquoi tous ces détours ? Faire Ventura n’avait rien d’évident. On ne peut reproduire le passé à l’identique. Ventura avait souffert … J’ai souffert. Un harceleur m’avait dit par la fenêtre en 2011 : Tu as assez souffert. Il faut que tu fasses du cinéma. Mais les souffrances endurées allaient prendre une autre ampleur dans les années suivantes … Il n’y a pas de limite au scandale. Une flic m’avait dit : On va faire une nouvelle loi : Il faut que tu fasses Ventura. Une autre avait dit : Pourquoi tu t’inquiètes comme ça ? Tu vas faire Ventura ou Tu vis comme Ventura : Elle épiait mon domicile et ma vie privée sociale … On fait certains choix de vie privée et on est jugé là-dessus. Ventura avait déclaré : Si on me manque de respect, si on m’humilie, je casse tout ! Je suis on ne peut plus d’accord avec lui. Comme les flics sont malades mentales, néonazies, elles ont estimé que tout cela ne valait pas cher … Il n’y a eu aucun préjudice. Mais la haine de ces flics n’a aucune valeur en humanité et c’est tout ce que j’ai à faire valoir, à part ma grande gentillesse … Je ne suis pas pratiquant, mais le Coran est inspirant, terrible, voir légèrement énigmatique : Sûrat 3 Verset 118-119. – La famille d’Imran : يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا بِطَانَةً مِّن دُونِكُمْ لَا يَأْلُونَكُمْ خَبَالًا وَدُّوا مَا عَنِتُّمْ قَدْ بَدَتِ الْبَغْضَاءُ مِنْ أَفْوَاهِهِمْ وَمَا تُخْفِي صُدُورُهُمْ أَكْبَرُ ۚ قَدْ بَيَّنَّا لَكُمُ الْآيَاتِ ۖ إِن كُنتُمْ تَعْقِلُونَ – « Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s’est manifestée dans leurs bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Voilà que Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner !« . Il y a beaucoup d’équilibre dans le Coran, guidant la spiritualité des croyants …

On n’a rien à protéger dans nos vies privées ? Les flics se sont mêlées de choses qui ne les regarde absolument pas, comme la personnalité de mon père … Ca ne les regarde pas ! Basta !

La seule chose dont on puisse avoir honte, qu’on puisse vouloir taire, c’est les violences conjugales, comme les hommes battus. Et il n’y a pas de ça chez moi … Il y en a peut-être chez Marie Drucker …

Je n’ai que faire d’être orienté. Je vais être indemnisé par la justice française. Ca va être le procès du siècle. Les flics m’ont dit : « C’est toi qui décide. » « C’est toi qui contrôle tout … ». Le problème va être celui du montant de l’indemnisation. Une jeune flic m’a dit en juillet 2018 : « Demande le maximum ! » Pourquoi ? Parce qu’elles savent ce qu’elles ont fait … Je vais être indemnisé le prix de la perturbation, du dérangement.

J’ai vécue de la part de ces flics une longue série de délinquances associées à une ou plusieurs maladies mentales avec un cadre juridique largement bancal (psychopathie, personnalité anti-sociale, narcissisme malin). Il existe des échelles de psychopathies dont je reparlerai dans cette page perso, comme l’échelle PCL-R de Robert Hare ; C’est une psychopathie émouvante, parce qu’elle est sincèrement haineuse). J’ai analysé 11 millions de mots emmagasinés dans mon inconscient et consignés dans les carnets.

https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/03/08/exemple-de-mes-notes-manuscrites-jai-passe-10-ans-a-noircir-du-papier-jour-apres-jour-soiree-apres-soiree/

EchelleMMPI2RF.png
Les flics françaises sont des psychopathes … Echelle MMPI-2-RF.   https://www.ecpa.fr/psychologie-clinique/test.asp?id=2017

J’ai trouvé sur un groupe Facebook de philosophie un lien vers ce site internet sur les perversions narcissiques qui décrit assez bien ce que je vis :
https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.com/

La perversion narcissique est un concept décrit par le psychiatre français Paul Racamier. Elle est en rapport avec des situations perverses (Un pervers qui n’éprouve rien en faisant le mal), souvent dans la famille, le couple, ou de harcèlements.

On trouve aussi sur l’emprise des personnalités narcissiques beaucoup de conseils pour leurs faire face sur le site anglais suivant :

https://blogs.psychcentral.com/

On comprend sur ce site que les psychologues ont pour décrire les personnalités narcissiques un corpus de concepts simples à comprendre, mais en très grand nombre, casse-pieds. Et ça m’aide à mieux comprendre ce que je vis. On comprend que les flics narcissiques sont par exemple en très grande demande d’attention ou qu’elles sont perdues dans un verbiage logghorréïque. Puisque ces flics ont un tel besoin de s’exprimer, qu’elles aillent le faire dans un congrès du FN … Il faut fuir les narcissiques …

On connaît la Droite : Ce sont des gens heureux, riches, conservateurs, bienheureux, avec des idées crasseuses, une islamophobie (une collection d’islamophobes rassemblés), avec des oeillères pour ne pas voir que tout s’écroule autour d’eux, ignorants d’une certaine actualité du monde, un mépris des militants ouvriers (qui sont bien meilleurs, plus conscients, plus humains que les autres …), avec une adoration de leur position dominante, de leur fric (si vous êtes attirés par l’odeur du fric, c’est à l’UMP qu’il faut aller, pour prêcher des idées crasseuses à la France entière). C’est un monde de cadres réussissants, triomphants, qui peuvent bien mépriser ceux qui touchent moins qu’eux … Ils prêchent pour les autres une méritocratie qui ne marche pas pour tout le monde, loin de là (le rêve américain). Les UMP ne réussissent rien eux-mêmes, mais demandent aux autres de réussir … On trouve dans le journal de droite Le Figaro tous les préjugés les plus crasseux possibles : Une tunisienne a écrit que les musulmanes voilées étaient assignées aux banlieues (ghettoïsées). On ne trouve pas de femmes voilées musulmanes dans Paris … C’est une vision horrible de la société, maintenant l’idée que l’Islam est seulement la Religion des pauvres & pourtant, les banlieues sont vivables (On y vit) et on peut se rendre tous les jours à Paris pour nos affaires … Ce n’est pas la peine d’ouvrir le Figaro : On va y trouver de la crasse tous les jours. Les pauvres flics sont malades mentaux : On leur dit qu’on n’est pas de Droite, mais ils insistent. Ces flics UMP ont occupé mon logement 7 ans pour me recruter. Ce sont des naïfs qui rêvent. Malades mentaux.

Si vous traitez ces flics de nazis, ils hurlent encore plus fort (au beau milieu d’Aquaboulevard au printemps 2018). On comprend mieux Charlotte Delbo … Les flics pensent que les considérer comme des nazis est seulement une théorie. C’est seulement une théorie ? On argumente. On a un certain nombre de critères pour juger du nazisme d’un groupe … le nazisme étant une tare du capitalisme, tant que le capitalisme n’aura pas disparu, le nazisme, forme extrême de sa décadence, peut revenir …

Carnets
J’ai passé 10 ans à noircir du papier. Michel Drucker avait perdu 10 ans à l’école à ne rien apprendre, mais au moins il n’était pas perturbé …

Tout ce qu’on leur promet, c’est la MISE EN EXAMEN. On va reprendre leurs harcèlements pied à pied en compagnie d’un avocat, d’un juge d’instruction et d’un Procureur. Basta. Je vais gagner à la régulière … avec les carnets dont se moquent les fans de Nagui. J’ai bien fait de tout noter … J’ai perdu bêtement mon temps à faire le scribe, vieux métier d’avenir !

Je voudrais prendre du plaisir dans des moments simples, conviviaux avec des proches ou des amis … Impossible. On est systématiquement caillassé par les mots des flics. Qui nous rendra ces instants perdus ? Hein, Marie Drucker, tous ces proches sont moins importants que toi ? Vous êtes finis, vous et vos flics, qui se trouvent plus intéressantes et plus importantes que tous mes proches et amis, alors qu’elles sont gravement psychotiques. Je voudrais me cultiver, prendre du plaisir dans des salles de cinéma, des conférences scientifiques, des Musées ou sur des lectures de livres. Impossible. On est halluciné. On est déconcentré, perturbé, distrait … par une collection de foutaises. La raison d’Etat, la folie policière prime. Drucker est plus important (?). On est souvent condamné à l’anhédonie (absence, incapacité à éprouver du plaisir), parce que les flics nous oppriment de façon impérieuse. Une vie quotidienne anormale. Les harcèlements induisent un comportement puissamment masochiste tabagique. Plus on est harcelé, plus on est malveillant avec soi-même : On fume, ce qui affaiblit la résistance journalière, diminue la patience et augmente la fatigabilité. Le harcèlement nuit gravement à la santé. Qui est responsable ? Qui ? Oh, on est libre de s’autodétruire en fumant … Il y a une chape de malheur qui plane, où le bien-être, l’amour, la douceur, l’insouciance sont exclus … depuis déjà très, trop longtemps.

Comment lire chez soi quand on est interrompu toutes les 10 secondes par les harcèlements de flics ?

C’est là qu’on essaye de comprendre l’avertissement énigmatique de Primo Levi dans Si c’est un homme« S’il est un message que le Lager eût pu transmettre aux hommes libres, c’est bien celui-ci : Faites en sorte de ne jamais subir dans vos maisons ce qui nous est infligé ici« .

J’ai été éjecté de partout, dégoûté par les armes sonores, notamment à la cinémathèque française, où j’essayais de comprendre ce que sont les coulisses d’un tournage de cinéma …

Il n’y a plus aucun sanctuaire en France, aucun refuge (ni domicile, ni hôpital, ni réunions de famille) …

Il faudrait faire avec des malades qui harcèlent … Vivre une vie en semi-liberté, sous surveillance et harcèlements. Les flics méconnaissent le principe de réalité freudien : On ne peut « faire », sortir en étant chaperonné. Le principe de réalité est très dur avec nous : Que réalisons-nous dans une journée ? Il faut rester raisonnable.
Il faut laisser Enrico boire son café tranquille.
Ils sont occupés … Ca fait 10 ans que je suis occupé à écouter des malades mentales.

JeuxCirque

10 ans que je suis donné en spectacle.

Et les flics voudraient que je fasse … Ca fait dix ans qu’on est donné en spectacle, perturbé (chez moi ou dehors). Et il faudrait faire … Les flics m’ont voué un culte de la personnalité, un culte le plus souvent méprisant ou dans une adoration morbide, déplacée, une idolâtrie (Je ne suis ni un prophète, ni une idole). Quand je voulais partir en Angleterre, l’une d’elles s’était exaltée au dessus de ma chambre : Viens avec toi ! Elles aiment, elles aident disent-elles ? En calomniant, en insultant, en maltraitant, en harcelant. Des haineuses qui aiment ??? Elles sont schizophrènes, mythomanes. Elles vont être mises en examen. Il faudrait être inclu de force dans les services secrets ? Ces flics sont malades.

Les membres de mon entourage (Sarah, Adnane, MarieB, Jérôme, Antoine, Sonia, Nadia, Arnaud, …) ont été systématiquement pris pour des quantités négligeables (des réunions pourries par les sons) … et ça, ce n’est pas acceptable. Je ne peux leur accorder toute l’attention qu’ils méritent … La plus élémentaire des corrections n’est pas respectée. Violence froide. Qui me rendra ces instants perdus ? Quand on veut accéder à la lumière, quand on veut faire de moi une célébrité, on commence par respecter ceux qui ne veulent pas être dans la lumière, ceux qui m’entourent et en fait, j’ai été maintenu dans l’ombre et je pense y rester. Quand on dit néonazies, c’est NEONAZIES. J’ai le souvenir d’avoir été insulté pendant des années. Voilà des flics qui ne vivent que par l’insulte. Puisqu’on vous dit qu’ils sont malades mentaux … Cropolalie (propos orduriers). Ce serait une bonne idée de dissoudre ce groupe d’extrême-droite à la haine très active. C’est pour ça qu’on va être connu. On préconise que ces néonazies aillent déballer leur sac devant des psychiatres qui leur prescriront du Lithium puisqu’elles sont un danger, portant atteinte à notre sûreté, notre liberté, causant un trouble grave à l’ordre public. Le conseil d’Etat s’est avoué impuissant, même si on lui parle d’écoutes téléphoniques, de sonorisations d’appartements (y compris ceux de mes soeurs !) … L’être humain est-il vraiment aussi indestructible comme le dit Henri Leclerc parlant des détenus ? J’ai une mémoire traumatique …

Il existe une série de publications sur le psychotrauma publiées par des psychiatres (parfois militaires comme Crocq) et psychologues cliniciens que j’éplucherai plus tard … dans lesquelles sont définies le trauma, le stress, les troubles dissociatifs, les névroses d’angoisse, d’effroi et les névroses de guerre.

Les flics veulent me faire travailler à toute force, dépensent une grande énergie pour me faire devenir quelqu’un … mais on est rien dans le RER nous dit Macron, propos méprisants qui n’engagent que lui. Ces flics travaillent eux-mêmes ? A quoi ? Ils travaillent à harceler … Le harcèlement est une catégorie pénale dont on pense qu’elle va être de mieux en mieux connue (cf. procès de France Télécoms) … Ces flics veulent qu’on travaille ? Ils ne sont même pas capables de respecter les loisirs, la réflexion, la quiétude de la vie privée. Ils nous manquent de respect en permanence. Ils travaillaient pour moi ? Je vais me faire payer. Le harcèlement est leur métier pour paraphraser le titre du roman de Robert Merle (La mort est mon métier). Toute une équipe (permanente) dévolue au harcèlement, un harcèlement obsédé et obsédant advitam aeternam, ad nauseam largement superflu … Des bourgeoises désoeuvrées qui n’ont rien d’autre à faire que de harceler. Les nazis avaient inventé l’organisation scientifique de l’assassinat. Les flics français ont inventé l’organisation scientifique du harcèlement. C’est dire leur haine. Ces flics auraient voulu que cette maltraitance reste dans le secret des domiciles, ne soit jamais connue, publique. Les nazis ne voulaient pas que l’on connaisse leurs crimes dans les camps d’extermination : Les flics françaises sont pareilles : Elles voudraient harceler, maltraiter dans le secret. On n’a rien à faire avec des gens qui harcèlent. 10 ans de harcèlements gratuits, 10 années parties en fumée et le Ministère de la Justice est incapable de prendre ça en compte. On est sympathisant de Trotski : Il faut donc oublier toute idée de procès, d’indemnisation, se faire avoir naïvement. C’est la sympathie pour LO qui va annuler un procès contre l’UMP. Les flics guettent tous les indices qui vont me faire accepter les bas salaires de l’Education Nationale. On n’a pas compris les raisonnements bas-niveaux des flics ? J’étais du genre à être fliqué, harcelé ? … Oh, ça aurait pu être très très difficile de militer pour Lutte Ouvrière quand on est miséreux depuis aussi longtemps et fliqué en permanence … Si on me demandait de guillotiner des gens, je ne sais pas si je le ferais.

Je n’ai pas besoin de faire prof : Je vais me faire très bien indemnisé parce que des flics gravement psychotiques me harcèlent dans mon logement et ailleurs. En 2011, un flic était dans l’intox : « Il faut prouver. On va dire que tu as halluciné. » En 2015, ce même flic est devenu malade mental, néonazi : « C’est un procès ? Tu as l’hôpital. » hurlant ses menaces de mort à 105 dB par ailleurs …

FlicFraCamisole
Une flic française qui harcèle.
HitlerMonVoisin

Ancienne version : Je suis juif et je ne me plaindrais plus à la police. Nouvelle version : C’est un procès ? Tu as l’hôpital.

Les flics décernent des brevets de sympathie sur des présupposés bidons en nous observant à la loupe, au scanner, dans nos moindres relations, par écoutes téléphoniques et sonorisations … alors que eux-mêmes sont loin d’être sympas ! Ce sont des malades mentales qui harcèlent, donc qui haïssent qui vont donner des brevets de sympathie. Pourquoi ne serait-on pas sympa ? « On est content de toi. » me disaient-elles. Propos condescendants, alors qu’on n’a aucune existence publique. Ces flics ont besoin d’écoutes téléphoniques, de sonorisations, de géolocalisation et vidéosurveillance, de surveillance de mes pages perso, pour se rendre compte qu’on est sympa … Elles se révoltent aussi sur ce qu’on dit en privé. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur satisfecit ???? Elles sont malades mentales, haineuses … Les pauvres se sont adoucies mi-2018 … alors qu’elles insultaient violemment de façon infantilisante en 2015 et jusque tard en 2018. On est en face d’un mélange de douce suavité et de violence. Celles qui racontaient des horreurs hier s’adoucissent aujourd’hui pour tenter de rattraper les choses, alors qu’il n’y a rien à rattraper. Ces flics m’ont dit que je suis une proie : C’est ce qu’on peut appeler : Se disputer quelqu’un … mais je ne suis point narcissique pour m’accorder une très haute valeur ! Le premier semestre 2015 a été une période très dure à passer, faite de hurlements et d’insultes, de violences, non sans lien avec les Drucker. J’étais haï jusque dans le domicile à cause de Drucker. Bien après, les flics étaient des jeunes femmes à la voix sensuelle, adoucie, gémissante pour m’amadouer. Les Drucker culpabilisent parce qu’on les a culpabilisés.

La haine ne nourrit pas la vie nous a dit Robert Badinter. Merci Robert …

JE SUIS RETRAITE. C’EST TERMINE. Je n’ai pas le temps de travailler. Je n’ai plus aucun sens du devoir et on ne peut plus rien exiger de moi. Le préalable à toute chose, c’est que ces flics soient arrêtés.

Ca ne suffit pas ???

On voit une inaction incompréhensible des Procureurs français …

Bovary.jpg
Les Bovary s’ennuient et font chier leur monde, font chier Sami. Il y a une maladie psy qu’on appelle « Bovarysme« , symptôme d’un ennui mortel, de rêves de grandeur …

Ces flics sont « couvertes » me disaient-elles … Vous savez ce qu’on pense ? On pense que ces agissements ont été couverts par les Procureurs ou l’Exécutif, voir les deux à la fois. Ces flics sont des bourgeoises qui s’ennuient, des Mme Bovary psychotiques … Elles pensent que je veux ne rien faire (elles sont encore dans le chantage), alors qu’elles m’occupent avec leur verbiage. Le seul but que je me suis donné, c’est de m’intéresser à ce que je veux, résoudre les problèmes que me posent ces flics, une question en amenant une autre.

Les Drucker sont des pros sur le nazisme …. Faite-moi marrer ou pleurer.

Michel Serres, grand spécialiste dans sa vie des violences sous toutes leurs formes, a participé aussi à la violation du domicile par les sons, bien qu’il ait considéré la violence sous toutes ses formes dans sa vie …

Et bien ces flics ont été très violents par les sons, notamment lors de l’été 2013, voulant tout contrôler de façon délirante, la moindre de nos pensées. Vous êtes venu, Monsieur Serres, après un flic néonazi, qu’on retrouvera, qui a hurlé ses menaces de mort à 105 dB, dont on ne voit pas ce qui peut l’expliquer. On sait depuis Heidegger (ancien amant de Arendt … Stupéfiant !) que les plus grands philosophes peuvent se rendre complices du nazisme … Pourquoi Michel Serres participe à CA ? Vous êtes OUT Michel Serres, malgré votre grand âge et votre grande intelligence. A quoi vous sert-elle votre intelligence ? Il faut vous renseigner Monsieur Serres sur ce que font ces flics avant de vous en rendre complice … C’est une question très intéressante de savoir comment on se sort de ces violences. On peut se laisser mener à l’abattoir sans rien dire, se laisser tuer. C’est la grande question : Les flics vous replient sur vous, vous enlèvent votre joie de vivre. Comment allez-vous vous en sortir ? Michel Serres dit qu’on peut discuter d’égal à égal avec un médecin en trouvant un bon site internet … Monsieur Serres … Ni vous, ni vos flics n’appliquez ce que vous énoncez en principe philosophique. On est en face d’un grave manque d’honnêteté intellectuelle, de probité. Il faut lire Hippocrate aux enfers de Michel Cymes dans lequel il rappelle le Serment d’Hippocrate, un texte magnifique, sublime, qui fait réfléchir et qu’on proclame à nouveau.

 

SoundsAsWeapon

Menaces de mort hurlées à 105 dB par un flic néonazi qu’on retrouvera … Michel Serres a étudié toutes les formes de violence dans sa vie, sauf peut-être celle-là …

 

Auto-saisine en 2018 du Conseil Consultatif National d’Ethique.

Le CCNE a rendu son rapport en juin 2018, après la réception de mon courrier. Voir mon article à ce sujet ici :
https://harcelementssursami.wordpress.com/2019/01/28/rapport-annuel-du-ccne-conseil-consultatif-national-dethique-sur-lusage-des-neurosciences-avec-en-particulier-le-detecteur-de-mensonges/

Auto-saisine du CCNE pour la production d’un avis consultatif concernant des procédés de lecture de la pensée sans aucun cadre bioéthique.

Président du Conseil Consultatif National d’Ethique. Jean-François DELFRAISSY.

          Monsieur le Président, je vous écris pour vous alerter sur un phénomène de lecture de la pensée utilisée par ce qui semble être des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. Je ne connais pas l’imagerie utilisée, même si, étant un ancien scientifique, cela m’a posé question durant ces 3 dernières années. Le phénomène a été utilisé un peu partout, à l’extérieur sur la voie publique et principalement dans mon domicile. Il a été utilisé pendant la période qui coure de 2009 à aujourd’hui en 2018. L’usage sauvage de ce type d’effraction contrevient à l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (actes de tortures, traitements inhumains et dégradants). Cet usage est interdit en France même dans les milieux judiciaires. Il a été mis au service d’un groupe d’individus, principalement des femmes qui en ont fait n’importe quoi, un usage abusif et honteux. Je vois dans ce procédé un petit totalitarisme : On se demande si ces flics sont néonazis … Je pense qu’il a assez duré et je souhaite que vous prononciez un avis afin qu’il soit strictement encadré. Je me suis tourné vers les juridictions judiciaires et administratives afin d’en faire réparer le préjudice.

            Mon parcours et tout ce qui environne ce procédé est décrit sur un ensemble de pages personnelles non googlisables pages crées depuis le 27 mars 2016 :
https://harcelementssursami.wordpress.com/
Je décris dans ce lien toutes les « occurrences » de commentaires de la pensée que j’ai pu déceler.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Delfraissy, mes salutations les meilleures.

Rapport annuel de juin 2018 du CCNE ici :
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/eg_ethique_rapportbd.pdf

Ma lecture de ce rapport se trouve ici :
https://wordpress.com/post/harcelementssursami.wordpress.com/2269

 

 

penseurrodin
Le Penseur de Rodin (1902) est complètement nu … Ma pensée a été mise à nu ! (Il existe un Musée Rodin à Paris que j’ai visité en 2007 où l’on peut voir la sculpture du Penseur … et un film de Vincent Lindon dans le rôle de Rodin).

On trouve sur site http://www.musee-rodin.fr/ :

« Le Penseur était donc initialement à la fois un être au corps torturé, presque un damné, et un homme à l’esprit libre, décidé à transcender sa souffrance par la poésie. (…) Cette image d’un homme plongé dans ses réflexions, mais dont le corps puissant suggère une grande capacité d’action, est devenue l’une des sculptures les plus célèbres qui soient. »

Annexe. Lecture de la pensée pratiquée au dehors.

En 2011, escalier de mon immeuble, un flic lit dans mes pensées : « Tu te sens fou »Je fumais trop … Hiver 2014, en congés pour les fêtes de fin d’année dans l’Ouest de la France, je me rassure sur le bord de mer en pensant : « Je ne suis pas fou !!! » Un vieux flic s’indigne : « Tu n’es pas fou ??? » … AU CMP, je pense au mot « Acariatre » que les flics devinent. Sur un bord de mer pendant l’été 2013, une flic commente ma pensée : « Tu es belle ? ». Début décembre 2014, à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, où je tente une reprise d’études dans la conception de logiciels Web, je pense dans la salle de classe en voyant la prof d’Anglais : « On aime nos professeurs ! » Au sauna à Clichy, avenue de Clichy, mercredi 2 mars 2016 verse 19 heures, je pense au mot qui est deviné : « Peneu ». A la piscine de Puteaux en juillet 2016, je pense dans l’eau à un mot qui est deviné.

Annexe. Commentaires de la pensée au cours de l’année 2015 (au milieu de harcèlements plus courants).

Vendredi 23 janvier.
C’est un coup monté.

Samedi 24 janvier.
Tu veux te faire Carlier. Vous souffrez. On l’a bouffé.
Vous empestez. On est déphasé.
On vous fait penser. Tu as dépensé.

Lundi 26 janvier.
On en a marre de Trotski.
Cachan.
Tu as un toc.

Mardi 27 janvier.
Tu veux être riche. Ca vient de De Villepin.
Tu veux être Dodi. Tu vas être Dodi.
On a la haine.
On veut te remettre en scène.
Il faut que tu rencontres Salima.
Nous sommes nazis.
Erotomanie.

Mercredi 28 janvier.
Elle te hait.
Tu es une idole.
Elle pense à ton cul. T’as un bon cul.
Tu es un bouffon.
Tu te moques d’Adil.
On est rancunier. Nous sommes menteurs. Tu es menteur.
On va te chercher. Tu vas chercher.
Tu t’es rangé.
Tu es cerné.
Tu vas nous écrire un livre.

Jeudi 29 janvier.
Tu aimes Drucker ? C’est cette Drucker ?
Tu es un travailleur.
Tu veux faire Trotsky ?
Tu vas être Rousseau. Tu veux être Rousseau.
Tu es comme Mandela.
Ils vous ont insulté copieusement.
T’es son pigeon.
Elles ne comprennent pas. Tu ne les aimes pas.
Tu ne les aimes pas. Tu ne nous aimes pas.
Tu veux te faire Nina. Tu vas te faire Nina.
On ne te conteste pas. On ne te déteste pas.
Tu vas être professeur d’Université.

Vendredi 30 janvier.
On veut te foutre dans un Lycée. On va te forcer.
On est barjos. On est tes barjos.
C’est idole.

Samedi 31 janvier.
On est noir.
On veut faire de l’histoire. On est noir.
Tu vas être Ventura ?
Tu veux faire fou ?
On veut te caser.
On est des chiens.
Tu te sens seul.
Tu es Branson.
Nous sommes mahbouls.
Tu veux faire Trotski ?
Acteur.
On rêve.
Tu as la haine.
Tu vas bouffer Elise Lucet.
On a eu peur.
On te fait peur.
On t’a sonorisé.
Benattou.

Lundi 2 février.
Tu vas te faire foutre.
Tu enfermes Arlette Chabot.
C’est cette police.
Ca te fait peur.
On t’a entubé.
On t’a enfumé.
C’est une flicaille.
Il faut te bouffer.
Tu n’aimes personne.
On est rancunier.
Tu nous aimes ? Tu t’aimes ?
Tu t’aimes ? Tu aimes ? C’est une haine ?
Tu aimes ? C’est une haine ? Tu aimes ?
Acteur. Menteur. Nous ne t’aimons pas.
T’es un menteur. On t’envie. Nous sommes préfets. T’as une bonne vie.
Brutaliser.
Tu nous fais plaisir. On te fait la misère. Ils vont te faire plaisir. Tu vas être reporter.
Tu veux partir. Tu veux te repentir. On veut mentir. On veut te mentir.
Tu veux être acteur. Vous êtes menteurs. On te fait peur. T’es menteur.
Tu vas tuer des enfants. Qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

Mardi 3 février.
C’est des nazis.
Tu t’en fous de Marie. C’est une bourgeoisie. Tu es prolo.
Ils ne comprennent pas. On ne t’aime pas.
C’est tes clopes. Ca vient de tes clopes.
T’es un malade.
T’es un menteur.
Vous n’êtes pas fou ? T’es un fou.
T’es qu’un fou.
Vous êtes psychanalystes. Tu es un journaliste.
Il faut que t’arrêtes ça. C’est cette Saïda.
Tu vas faire Guy Bedos ?
On est ambivalent.
Nous sommes des salopes.
Tu vas être président.

Mercredi 4 février.
Le Moucheux.
Tu séchais.
Il faut que t’arrêtes. Tu t’entêtes.
Tu empestes.
Tu as aimé Faustine.
Tu emmerdes Le Moucheux.
Pignouf.
Fillon. On s’en fout de Fillon.

Jeudi 5 février.
Tu veux être acteur. Tu es menteur. Tu fais peur. On est persécuteur.
Nous sommes des chiens.
Ca commence à bien faire. Tu as à faire.
C’est ton Gharbi.
Tu veux faire acteur. Tu es menteur.

Samedi 7 février.
On est sérieux. Tu es vieux.
Vous êtes des chiens.
Tu ne te supportes pas.
Tu es témoin.
Tu veux être acteur. Tu es menteur.
Nous sommes ambivalents.

Dimanche 8 février.
C’est un spectacle. Ca va être un spectacle.
Tu te fais chier.
Tu nous intéresses pas. Tu n’intéresses pas.
Nous sommes fous ? Tu t’en fous ? Tu es un top modèle ? Tu veux nous tuer ? On est schizo.

Lundi 9 février.
Stuporeux.
J’hallucine.
On va te commenter.
Tu es un monstre.

Mardi 10 février.
Tu as Sonia.
On est professeur.
C’est ton actualité. Tu as une cropolalie.
On aime Benattou.
C’est pas obligatoire.

Mercredi 11 février.
T’es un fou.
C’est ta torpeur.
Tu es menteur.
T’es une vipère.
Tu as Farida.
Elles s’en foutent.
Tu es flic. Bernard Mabille.
Tu nous soutiens. Tu es Pio Marmaï.

Jeudi 12 février.
Tu embêtes Sonia. C’était Sonia.
On est fou.
Ils te font peur. On te fait peur.
C’est une torpeur.
Tu es professeur. Tu te fous de ta sœur. Tu enfermes ta sœur.
Tu mens.
Prognatisme.
On est hystérique.
On est hypocrite.
C’est un procès. Tu es avec Sonia. C’est un progrès.
Rousseau. Mongole. Tu vas faire Rousseau.

Vendredi 13 février.
Dépravé.
C’est ton enfer. C’est Naïma. Tu vas te faire foutre.
Un énorme crachat. Céline.
On va te combattre. On ment.
Tu veux te venger. On va te changer.
C’est cette paresse.
On a compris. Tu vas nous faire Baffie.
On rigole. Elle rigole. On est folle.
C’est cette chimie.

Mardi 17 février.
Tu es fou.
On se fout de ta gueule. T’es un menteur.

Mercredi 18 février.
Tu es Chaplin. Qu’est-ce que t’as encore fait ? Tu nous plais.
Tu nous menaces.
Tes idoles. On t’a publié. T’as publié.
Tu es mystifié.
C’est un gros juif.
Tu t’es encore foutu de moi.

Jeudi 19 février.
Tu es fou.
Henri Alleg. T’as pas peur.
On contrôle ce que tu fais.
Hahaha. Ca va exploser.
T’es un maniaque.
T’as une folie. C’est ta mélancolie.
Tu es un niais (3 fois).

Vendredi 20 février.
C’est une surprise. Tu es acteur. Tu es menteur. Nous sommes menteurs.
Tu es Premier Ministre. Tu vas être Premier Ministre. Tu es sinistre. Tu veux être Ministre.

Lundi 23 février.
C’est de la flicaillerie. Tu veux faire Chaplin.

Mardi 24 février.
Tu es fou. C’est révoltant.
T’es un fou.
Tu nous révoltes. Ca nous révolte.
Elles vont te bouffer.

Samedi 28 février.
Nous sommes communistes.

Mardi 3 mars.
C’est ta connerie. Tu te fous de Sanofi.

Mercredi 4 mars.
Hypocrite. Tu es psychologique.
Tu es psychotechnique.

Jeudi 5 mars.
Tu es nul. Tu es nul.
On regrette ce qu’on t’a fait.

Vendredi 6 mars.
On est totalitaire. On est tes supporters.
Tu es fou. On a l’espoir. On est fou.
Tu es un catho. On est fou.
Nous sommes catossil.

Samedi 7 mars.
Tu nous omnubiles. Nous sommes débiles.
Tu es belle.

Dimanche 8 mars.
Elle va se faire voir.

Mardi 10 mars.
Complotologie.
On va laminer.
Tu es Kouchnérisé.

Mercredi 11 mars.
C’est les Droits de l’Homme. C’est tes droits.
Antoine.
Tu es John Lecarré. On t’a payé.

Jeudi 12 mars.
On t’a outé. T’es une copine. C’est Martine.
Tu es une vedette (5 fois).

Vendredi 13 mars.
Tu es fou. Tu es un chien. C’est un chien.
Ca suffit.
Tu vas te casser.
Vous êtes mauvais. On est mauvais.
On n’a pas le droit de faire ça.
Tu es Schweitzer.
Tu es fou. C’est ton François.
Tu es Paul Quilès.
Tu nous rappelles Quilès.
Tu es Jeanne d’Arc.
Sarko, c’est un fou.

Mardi 17 mars.
Tu vas te suicider.
C’est une salope. Nous sommes des salopes.
Ce qu’on va te faire. On te sert.
Hahaha. Tu vas faire Marc Dugain.

Lundi 23 mars.
Ils s’en foutent. Tu es médecin.
C’est elle. Tu es Boucchima.

Mardi 24 mars.
On est jouasse.

Vendredi 27 mars.
On se fout de ta gueule.
Tu es indigné.
On te manipule. C’est faux. Tu as compris.
Qu’est-ce que c’est que tout ça ? On se foutait de toi.
Tu te sens seul. Tu t’es caché. Tu es fâché.
Tu es une bourrique.

Samedi 28 mars.
Tu remplaces Smaïn.

Dimanche 29 mars.
On se foutait de toi. On te croit.
Nous ne t’aimons pas. C’est mauvais. C’est parfait.
C’est du suicide. Tu vas te suicider. Tu aimes les gens.
C’est Bouziri. C’est Libération.

Lundi 30 mars.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est cette police.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi on a fait ça ?
On est bouffé. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Tu es Nagui.
Moncef.

Mardi 31 mars.
Turmel. Georges Frêche.
Tu veux faire fou.
On sait ce que tu veux. Un procès.

Jeudi 1 avril.
On va te foutre en prison.
On va nous foutre en prison.

Vendredi 2 avril.
On est fou.
C’est une fête.
On ne t’aime pas.
C’est Flavie. C’est Baffie. Elle veut être ta fille.
Nous sommes des monstres.

Mercredi 7 avril.
Mitraillette.
On jubile.
Tu veux te défouler.

Dimanche 5 avril.
Tu es Ghannouchi.

Lundi 6 avril.
Tu es un râleur.

Mardi 7 avril.
Tu es Napoléon.
Nous sommes Martine.

Vendredi 10 avril.
Tu es rentier.
Tu es un métèque.
Tu ne travailles pas.
Tu es Mika.

Samedi 11 avril.
C’est la chimie.
Du balai.
Sofia.

Dimanche 12 avril.
Nina.

Jeudi 16 avril.
On veut te flinguer.

Vendredi 17 avril.
Tu es un crétin.

Lundi 20 avril.
Un hiatus.

Mercredi 22 avril.
Tu es sarkotique.

Samedi 25 avril.
Tal.
Bousquet.

Dimanche 26 avril.
C’est Salima.
Tu es Coluche.

Mardi 28 avril.
On est haineux ?
C’est Mayssa.
C’est Barré.

Mercredi 29 avril.
Tu fais mal.

Jeudi 30 avril.
C’est Saïma.

Vendredi 8 mai.
C Zina.

Lundi 11 mai.
Tu es menteur.

Jeudi 16 mai.
C’est négociable.

Dimanche 24 mai.
On t’a maltraité.

Lundi 25 mai.
C’est perpét.
Erotique.

Mardi 26 mai.
Tu es schizo.
Il faut te saquer (10 X).

Mercredi 10 juin.
C’est la graphomanie.

Lundi 22 juin.
HOLOLO. Fais. C’est star ?

Mardi 23 juin.
On gueule.

Mardi 7 juillet.
Tu es méchant. C’est Nicolas.

Vendredi 10 juillet.
C’est les ricanements.

Samedi 11 juillet.
C’est calmant.

Mardi 14 juillet.
On a arrêté. Tu vas judaïser.
Fais. C’est meskina. Fais.
Condorcet. C’est meskina.

Mercredi 15 juillet.
C’est Napoléon. On est pour toi.

Mercredi 22 juillet.
C’est shampoing.
Cherche.
C’est une copine.
C’est Razi.
C’est Asma. C’est Rama.
Connard. Pars.

Jeudi 23 juillet.
T’es un fou.
T’es un gros cul.

Lundi 27 juillet.
C’est Nina.

Jeudi 30 juillet.
C’est passé.
On t’a parasité.
Tu es payé.

Dimanche 2 août.
C’est faux. C’est Franco.

Lundi 3 août.
C’est Saval.
Déconne. C’est Burka.

Mardi 4 août.
C’est vacherie.

Jeudi 6 août.
Dieu.

Mercredi 26 août.
C’est Pinel. Pars. Sar.
T’es condé. On est condé.

Mercredi 9 septembre.
C’est pourri. C’est Khazzar.