Proposition d’un cours sur la Santé Mentale à destination d’Etudiants, à valider par des professionnels psychiatres & psychologues …

En téléchargement ici : Bloc-Notes Troubles Mentaux par Sami automne 2019_2

 

 

Comic Oliver Sacks

Pour déstigmatiser les hallucinations (acoustico-verbales en particulier), il faut écouter Oliver Sacks.

Un veuf peut par exemple entendre la voix de son épouse défunte. Ou bien un halluciné peut voir l’origine de ses hallucinations dans les traumatismes vécus par ses ancêtres (Psychogénéalogie). Pour plus de détails, lire L’odeur du Si bémol de Oliver Sacks.

 

Animation sur les maladies à prions.

 

Une des meilleurs animations est là :

 

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Troubles du développement chez l’enfant.

  • Autisme dit de « haut niveau » ou Autisme Asperger. Le film Rain Man de Barry Levinson (1988) avec le génialissime Dustin Hoffman. Joseph Schovanec, diagnostiqué à tort schizophrène, ce qui a généré de grandes souffrances en lui … Il est vrai que les schizophrènes souffrent aussi du spectre autistique. Un autiste a du mal à analyser les émotions de ses interlocuteurs et un autiste Asperger a un problème avec les aptitudes sociales.
  • Troubles de l’Hyperactivité.
  • Les « troubles Dys ». Dysphasie, Dyslexie, Dyspraxie.

L’enfance maltraitée.                                               

  • 200 000 Enfants isolés affectivement, cérébro-lésés en France. Chiffres stupéfiants. Création de l’Institut de la Petite Enfance/Boris Cyrulnik par Boris Cyrulnik, papa Cyrulnik.

Les 3 grands troubles psy :

 

  • Dépression unipolaire.

 

  • Antidépresseurs.
  • Les dépressifs se plaignent plus que les autres de troubles somatiques (gastriques, etc …), voient plus de médecins que le reste de la population. La mauvaise santé de l’esprit fait la mauvaise santé du corps (somatisation).
  • Décompensation dépressive. La décompensation est une brusque perte de l’équilibre psychique normal (elle peut être psychotique aussi), les processus pathologiques du cerveau l’emportant sur les processus sains.
  • La « Mélancolie » est l’ancien nom pour la dépression (plutôt sévère …), concept différent de la mélancolie au sens commun, qu’Esquirol nomme par la suite « Lypémanie ».
  • Dépression masquée.
  • Dépression réactionnelle.
  • Dépression anxieuse (la plus courante).
  • Dépression existentielle, relatif à un marasme socio- professionnel (un déclassement ?).
  • Dépression tabagique : Une dépression sournoise, probablement de type inflammatoire, le dépressif recourant consciemment à une addiction (en perte de contrôle), dont il sait qu’elle occasionne des troubles sévères, croyant trouver du plaisir. Il faut longtemps pour en sortir … peut-être par sevrage avec la cigarette électronique. Corollaire : Pourrissement des nuits par insomnies/hypersomnies, véritable perte de temps ; Fatigabilité, affaiblissement de la résistance quotidienne. La détresse respiratoire semble assez prégnante, en particulier à cause des goudrons, encrassant les  poumons … pouvant d’ailleurs conduire à des BPCO, dont est décédé par exemple Léonard Nimoy (la maladie s’étant déclarée longtemps après l’arrêt de son tabagisme), l’acteur ayant joué Spok de Star Trek, sujet sur lequel il a milité, fait de la prévention. Il y a dans le tabagisme une envie d’aller mal,  un besoin de souffrir, une compulsion, une recherche de souffrance, peut-être même un désir de mort relativement conscient comme cela se retrouve dans l’alcoolisme, introjection d’un mal-être du patient. Il y a des souffrances auxquelles le corps s’habitue. On peut « aimer souffrir » : C’est le masochisme moral.
    Le tabagisme peut générer une dépression ou aggraver une dépression déjà présente. On a aussi l’intuition que le tabac génère des troubles mentaux organiques, dus aux solvants pétroliers dérivés du benzène, des métaux lourds (Cadmium, Arsenic), du monoxyde de carbone.
  • Dépression sévère.
  • Dépressions résistantes,   voir   ultra-résistantes. Traitées par la Kétamine, AD d’action rapide, connu de longue
  • Hypothèse    Domaine   de    recherche   actif aujoud’hui, en particulier à l’ICM parisien de la Salpê.
  • Souffrance morale.
  • Tristesse.
  • Ralentissement
  • Asthénie, apathie, léthargie.
  • Céphalées.
  • Chronicisation de la dépression. La dépression est dépressogène, de mauvais pronostic. 4-5 épisodes dépressifs, entrecoupés de rémissions, peuvent se suivre sur plusieurs années. Mieux vaut être traité dans la durée dés le 1er épisode pour améliorer le
  • Un Antidépresseur peut provoquer, en rehaussant l’humeur, un épisode euphorique.

 

  • Psychoses affectives.

 

  • Troubles bipolaires, troubles de l’humeur (anciennement appelés Psychose Maniaco-Dépressive – PMD, terme abandonné, car jugé trop stigmatisant) :

Manie (= Euphorie qui peut être unipolaire)/Dépression.

o Thymorégulateurs.   Sels    de    Lithium    (Un produit réputé assez dur …). Dépakote.

  • L’alternance up & down la plus rapide est de 4 fois/an, correspondant à peu près aux variations saisonnières.
  • « L’euphorie repousse les manifestations dépressives en alimentant le narcissisme du déprimé qui se sent alors invulnérable » (Alain Ehrenberg).
  • Hausse de l’Energie (Psychique & physique).
  • Hypomanie.
  • Hyperactivité, surtravail.
  • Sentiment de toute puissance. Le patient est prêt à tout entreprendre
  • Folie d’achats. Achats
  • Virage maniaque.
  • Baisse du temps de sommeil (souvent brusque, au décours d’une rechute) jusque 2-4 heures, sans fatigue. Le patient peut ne pas dormir de la nuit …
  • Résistance anormale au froid.
  • Hyperphagie boulimique. Glouton.
  • Familiarité, désinhibition, levée des tabous, insultes, grossièretés, vulgarité, obséquiosité, obscénités, propos orduriers, jargonophasie, coprolalie, glossolalie, néologismes, jeux de mots, calembours.
  • Puérilisme. Histrionisme (manifestation de joie démonstrative, trop communicative, théâtrale …).
  • Hausse de l’énergie sexuelle.
  • Psychose sans spectre autistique.
  • Manie délirante, Manie-chaos.
  • Surexcitation, subexcitation.
  • Fuite des idées.
  • Logorrhée (diarrhée verbale) fatiguant l’interlocuteur, l’auditoire.

La psychiatrie est aussi une science du langage : Un psychiatre juge de la pathologie de ses patients à partir de ce qu’ils racontent : Forme et teneur du discours.

Certains psy affirment par ailleurs que la psychiatrie n’est pas une science exacte, malgré les efforts de certains théoriciens comme Henri Ey pour la faire rejoindre la médecine somatique.

  • Manie des scandales.
  • Hurlements, aboiements, vociférations qui peuvent faire penser au nazisme …
  • Brusque graphorrhée ou scribomanie, peut-être non signifiante, chaotique.
  • Crises clastiques (bris d’objets).
  • Troubles du comportement, exhibitionnisme, frotteurisme, impulsivité, violences, dégradation de biens, agressions. Hospitalisation d’urgence.
  • Troubles pouvant générer des problèmes
  • Cas connus : Le peintre Van Gogh (décrit parfois comme bipolaire et parfois comme schizo …). Le politique Winston Churchill hyperactif, débordant d’activité et ses « black dogs » ou ceux de Charlie Chaplin.
  • Les scientifiques s’investissent parfois massivement dans leur métier/passion et sont victimes de phases hypomaniaques : Le Physicien anglais Isaac Newton, théoricien de la Gravitation ou le Polytechnicien français Nicolas Sadi Carnot, père de la Thermodynamique (diagnostiqué par Esquirol). On peut dire qu’un grand esprit ne produit pas de grande œuvre sans  s’investir  à  fond …
    • Il faut se ménager des pauses …
    • Un de mes professeurs d’Université travaillait jour & nuit, ne dormant parfois qu’une heure. Très haute énergie … & la journée ne fait pourtant que 24 Mais il faudrait peut-être faire tenir 28 heures dans 24 …
    • Isaac Newton était une personnalité très solitaire, qui semble-t-il ne s’est jamais marié, ce qui ne l’a pas empêché de devenir le Président de l’Académie Royale des Sciences britannique. Newton avait été très traumatisé par le décès de sa mère.
  • Morts par suicide : L’acteur Robin Williams ou l’écrivain Ernest Hemingway et ses
  • Limite entre le Normal & le
  • Déstigmatisation. Un     bipolaire    n’est     souvent     pas responsable de sa pathologie …

 

  • Schizophrénies.

 

  • Diagnostic réunissant plus de 3/5 items (CIM ou DSM).
  • Il est essentiel de contrôler la durée des troubles (au moins 15 jours/1 mois, voire 3/6 mois). Prodromes (Pic à 28 ans pour l’homme : Problème de l’entrée dans la vie active … d’où le terme de « démence précoce » popularisé par Emil Kraeplin). Signes annonciateurs. Stresseurs. Vulnérabilité. Phénotype.
    • Des psychiatres traitent précocement de façon révoltante des phases prodromiques : Le patient n’a aucune chance et peut être embarqué dans une souffrance durable, indue … ce qui peut le révolter. Alors qu’il faudrait commencer par du repos et des psychothérapies, avant de traiter.
  • Décompensation psychotique. Rechutes.
    • La Bouffée Délirante Aïgue française (BDA) ou Trouble Psychotique Bref ou schizophrénie débutante, non chronique (Cf. le psy Henri Grivois de l’Hôtel Dieu).
      • Episode puerpuéral de la femme lors de l’accouchement.
    • Chronicisation de la maladie : La BDA devient une schizophrénie.
    • Hypothèse infectieuse. Domaine de recherche actif aujourd’hui, en particulier à l’ICM parisien de la Salpê.
      • Paranoïa. Délires systématisés. Le philosophe français Jean-Jacques Rousseau, victime de sa célébrité et de complots  imaginaires  ou réels … Ils se sont massés le pot pour le faire chier ! Pourquoi Diderot, l’encyclopédiste, complotant contre lui, l’a-t-il ignoré à  ce point ?
      • Délires passionnels.

Erotomanies & ses 3 stades

(1. Amour, 2. dépit, 3. haine ; vengeance, violence).

Très étudiés par les psychiatres français du début du 20ème siècle, dont Sérieux & Capgras ou De Clérambault.

Le cas d’Adèle Hugo. Le film de François Truffaut.

  • Délires de jalousie.
  • Folie à
  • Mythomanie, mensonges pathologiques,
    affabulations,
  • Délires de
  • Délires de grandeur (mégalomanie).
    • L’homme qui se prenait pour Napoléon.
    • Les « Napoléons d’Asile » pour Simone de
    • Il y a l’homme qui se prenait pour Napoléon et l’homme qu’on prenait pour Napoléon … et il faut savoir qui était Napoléon, ce qu’il représentait, ie un Empereur plus ou moins d’extrême-droite, d’abord général de gauche lors de la Révolution française. Quand la psychiatrie vous dit de ne pas vous prendre pour Napoléon, il faut tenter de comprendre pourquoi.
  • Délire de filiation.
    • L’homme qui se prenait pour le fils d’un Roi (très fréquent au 19ème siècle, période d’agonie des Monarchies …).
  • Délire mystique. Messianisme: Le patient se croit investi d’une mission.
    • Les nouveaux Prophètes (hitlériens ?).
    • L’homme qui se prenait pour Jésus.
    • Mahomet était le Sceau des Prophètes, ce qui fait que les musulmans ne tolèrent pas que certains malades se proclament prophètes … mais Jésus va revenir, disent les livres Saints ! … et les Prophètes, on les
  • Délires de préjudice.
  • Délires de quérulence. Processivité (manie des procès, des procédures) pour des broutilles, des vétilles, des infractions dérisoires, à préjudice négligeable, comme des troubles du voisinage … revendicateurs encombrant les tribunaux et largement déboutés. Cf. Thèse de Benjamin Lévy et de Romuald Haron, 2 chercheurs qui n’ont pas fini de soulever des objections. Qu’est-ce qu’un préjudice ?
  • Manie des scandales.
  • Symptômes positifs.

 

  • Centralité : Le patient se croit soudain au centre de l’attention d’inconnus, au centre de l’actualité. Retournement anastrophé. Jean- Jacques Rousseau. La centralité est un vrai problème pour les apprentis de la célébrité. Certaines petites stars de la télé-réalité sont d’ailleurs abonnées à la psychiatrie. Elles doivent peut-être se demander en permanence quel est sur elles le regard du public … rencontré dans la rue. Et vu ce qui est mis en avant dans la téléréalité, ces starlettes peuvent vraiment se faire du mouron sur ce qu’on peut penser d’elles …
  • L’Essentiel des troubles paranoïdes : le Délire de persécution : Certains schizophrènes CROIENT de façon imaginaire être surveillé, harcelé & haï (Sensitivité), assailli dans leur domicile, d’où des scènes à la fenêtre, des scandales (tapages bruyants). J’ai connu quand j’étais minot un homme très courtois dans la rue, qui invectivait des femmes absentes depuis son logement au 6ème étage en face de chez nous. Il les traitait de « salopes » comme … Jésus, qui racontait aussi qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Un peu fou Jésus.
  • Hallucinations acoustico-verbales. Le Prix Nobel d’Economie 1994 John Nash. Les hallucinations sont le résultat d’une « trop grande mémoire des mots », expression du « langage intérieur » du patient, localisé dans son cortex, entendant sa propre voix ou la plupart du temps des voix étrangères, parfois conversant entre elles. Entendre son propre prénom est Il existe un très grand nombre de traités sur les hallucinations sur lesquelles se sont penchés la plupart des grands psychiatres et dont on pense qu’il ne faut pas s’attarder dessus, surtout quand on n’en souffre pas.
  • Déstigmatisation : Les hallucinations peuvent être un phénomène assez fréquent (15 % de la population les auraient expérimentées), dont l’origine peut être une affection organique par exemple ou d’une démence du grand âge (Cf. vidéos et ouvrages de Oliver Sacks). On sait que le père de la Philosophie, Socrate, était victime d’authentiques hallucinations
    • Automatisme mental (Pensée devinée, écho de la pensée). Attention, la lecture de la pensée/détection de mensonge est aujourd’hui possible, mise en œuvre de façon très officieuse par l’Etat français en particulier, qui va très sûrement obtenir un Prix Nobel de Physique/Médecine sur proposition de précédents lauréats. D’anciens scientifiques sont victimes de la Science. &

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Il semble qu’il faille chercher du côté de la détection des ondes cérébrales … sans très gros aimant à proximité ! (Neurospin du CEA : le nouveau 11,7 Tesla). Comme c’est pratiqué aussi bien dedans que dehors, il semble qu’il s’agisse de Physique de très haut vol, probablement mise en œuvre par des Scientifiques français au service des gouvernements français, peut-être dans le cadre de programmes militaires. Militarisation.

  • Fuite des idées.
  • Délire d’influence.
  • Délires d’interprétation.
  • Délires imaginatifs: Paraphénie (à distinguer de la paraphrénie).
  • Délires de référence (Le patient se reconnaît dans des œuvres artistiques, littéraires, journalistiques, voire de simples messages écrits, inscrits dans son environnement immédiat).
    • Tout le problème étant de savoir quelle est la gravité du retentissement de ces derniers troubles sur la vie du patient, quotidienne, familiale, sociale, professionnelle …
    • Le patient qui cherche dans la presse des « signes » à interpréter en trouvera et on ne peut que conseiller à ce même patient de laisser tomber, d’aller voir ailleurs, alors même qu’il n’est pas un personnage public. Surtout que certains énergumènes de média s’ingénient à envoyer des « signes », à parler d’un quidam en son absence. On ne sait s’il est très intéressant pour ce pantin de noter ce qui se dit sur lui, vu que les messagers sont malades et sans savoir-vivre, ce qui ne sert strictement à rien: Ces messagers tentent de faire monter la mayonnaise, voire de vous la jeter à la figure, de vous dénoncer par délations à l’antenne ou par délations dans des textes imprimés. Tout le problème, selon le Coran, étant de ne pas laisser prise à des gens qui veulent vous atteindre.
  • Rationalisme morbide (Cf. le psy Eugène Minkovski qui prend l’exemple d’un enseignant, alternant militarisation et douceur, rationnel à l’excès, trop rationnel).

 

  • Symptômes négatifs.   Ou    l’aspect   déficitaire   si caractéristique des psychoses.
    • Dissociation (Spaltung).        Ambivalence. Double-contrainte.
    • Autisme, retrait,                            prostration,                     Agoraphobie. Stupeur. Torpeur.
      • Les Hikikomori se font ravitailler pour vivre exclusivement reclus chez
      • Les schizophrénies sont réputées être les psychoses les plus graves. Le cas le plus extrême étant la catatonie (qui peut être autre que schizophrénique): Le jeune psychiatre Henri Ey et sa patiente jeune catatonique Henriette à Bonneval.
    • Les troubles commençant par le a- privatif : Apragmatisme, aboulie, athymormie, apraxie, alogie, anhédonie (Incapacité à éprouver du plaisir). Emoussement émotionnel, affectif.
    • Maniérisme.
    • Dépersonnalisation, déréalisation.
    • Abêtissement. Le terme ancien et barbare de « débilité mentale » très usité par le commun des mortels, les aliénistes et psychiatres jusque tard, semble assez unanimement abandonné aujourd’hui, tout au moins dans les média.
  • Certains psys jugent que les symptômes négatifs apparaissent en premier. Mais il est assez facile de comprendre que les hallucinations, les « persécutions » (imaginaires) font se replier le malade sur lui-même comme une huître qui se referme ou comme le hérisson qui se roule en boule … de façon plus ou moins durable. Il y a une bascule des symptômes positifs vers les symptômes négatifs, qui peuvent le plus souvent coexister. Les « agressions » engendrent le repli, voire l’agressivité en retour. Et il se cache derrière ces phénomènes ce que le bon sens populaire met sur le terme de psychose : La peur. Peur des gens, peur de tout …

 

Et la maladie isole …

 

  • Le crescendo schizotypie, schizophasie, Schizoïdie. Prédispositions à la schizophrénie …
  • Effets secondaires des psychotropes.
    • Dyskinésies, tasikinésies: Tremblements involontaires, parkinsoniens des membres périphériques, balancement d’une jambe sur l’autre, déambulation forcée.
    • Syndrôme extra-pyramidal.
    • Rabbit syndrôme.
    • Syndrôme malin des neuroleptiques.
  • Perte de tonus, catalepsie (assez spectaculaire).
  • Trichotillomanie.
  • Troubles du langage: Glossolalie. Echolalie. Palilalie. Jargonophasie. Paralogisme. Les soliloquies (« maladie du parler-tout-seul »), la maladie des patients qui parlent tout seuls, qui inquiètent tellement les badauds et les psychiatres qui estiment qu’il y en a trop sur la voie publique … (mais faut-il soigner les comédiens qui répètent leurs textes à voix haute dans la rue ?). Stéréotypies. Réponses laconiques.
  • Anosognosie, dont se plaignent tant les psys et surtout les JLD. Déni. Inconscience du patient concernant ses troubles, consubstantielle à la maladie, source d’un consentement impossible aux soins, par forcément nuisible pour le moral du patient … mais je m’avance peut-être trop.
  • Troubles du comportement, impulsivité, violences. Hospitalisation d’urgence.
  • Mendicité, en relation avec la pauvreté, le malheur. Taxe de clopes, peut-être acquise par imitation, contagion en hôpital, surtout avant le bannissement du tabac des lieux Certaines salles communes de service de psychiatrie étaient avant, sursaturées de fumées de tabac, ce qui encourageait tout le monde à s’y mettre.
  • Tranquillisants majeurs. Sédation. Atypie de certains antipsychotiques (diminution des effets secondaires, essentiellement parkinsoniens).

Haldol. Risperidone. Xeplion. Zyprexa. Solian. Xeroquel. Abilify. NAP.

  • Correcteur des effets secondaires par les antiparkinsoniens anticholinergiques : Lepticur et Akineton.
  • Le nombre de récepteurs de neurotransmetteurs d’un patient dépend de l’avancement de la détérioration de son cerveau (biologique ; organogénèse), ce qui fait qu’un même médicament n’a pas la même efficacité d’un patient à l’autre. Certains médecins témoignent qu’un médicament peut soulager un patient et rendre malade un autre …
  • Les neuroleptiques ne suppriment pas les hallucinations (et certains psychiatres semblent l’ignorer), au grand dam des Labos pharmaceutiques dont la production est légitimée par des études de neurosciences / biochimie / pharmacologie.

Les neuroleptiques apaisent la vie émotionnelle du patient, l’émoussent, la sédatent, peuvent même l’arrêter complètement, empêchent ce patient d’emmerder le monde … C’est la SEDATION QUI EST RECHERCHEE.

Certains neuroleptiques sont en tout cas, à faibles doses, de bons neuroprotecteurs, des protecteurs des neurones.

  • Voyages pathologiques. Fugues. John Nash ramené manu-militari aux US … ou Antonin Arthaud en France. Mais tous les voyages ne sont pas pathologiques : On pense à l’exil des intellectuels juifs fuyant le nazisme dans les années 30/40 … Arendt, Einstein, Zweig, les psychanalystes de langue allemande, souvent juifs, qui vont nourrir la psychanalyse américaine … et j’en passe.
  • Exemples connus de « schizophrènes » :
    • La fille et le frère de Victor Hugo : Adèle et Eugène, internés jusqu’à la fin de leur
    • Le fils de Albert Einstein (impuissant) : Edward.
    • La mère de Charlie Chaplin (prévenant), sur laquelle je n’ai pas de renseignement concernant la pathologie. Il est indiqué sur un site consacré à l’artiste : « En 1921, Hannah Chaplin rejoignit ses fils, Charlie et Sydney, aux Etats-Unis. Ils lui achetèrent une maison de bord de mer à Santa Monica, et engagèrent un personnel soignant qui s’occupa d’elle pour les dernières sept années de sa vie. »
    • Le frère Mickaël du neurologue britannique Oliver Sacks (prévenant).
    • Les familles de schizophrènes sont en général bouleversées, désemparées, impuissantes face au sort de leur membre malade. Mais l’étayage familial est essentiel dans la vie sociale du patient, même si son autonomie est recherchée.
  • Limite entre le Normal & le
  • Déstigmatisation. Le terme « schizophrénie » est jugé aujourd’hui tellement stigmatisant, infâmant, dont la scansion, la sonorité est assez horrible à l’oreille (les schizo ayant par ailleurs tellement de problèmes avec les mots et leur déformation auditive), qu’il est envisagé de le changer pour la terminologie moins évocatrice de « troubles tripolaires » ou « troubles de l’intégration ».

« Tripolaires » parce que la schizophrénie et la bipolarité ont au moins 2 grands types de symptômes en commun (Il y a un continuum). « Intégration » pour inclusion du patient dans la réalité, ses relations au monde et aux autres.

  • Rémissions. Les schizophrènes, comme les dépressifs, peuvent l’être un peu, beaucoup, trop, seulement le matin, seulement le soir, à longueur de journée … Certains psychiatres jugent parfois, assez rarement, face à l’assez mauvais pronostic des schizophrénies (qui s’améliore toutefois avec le nouveau millénaire), que si le patient s’en sort, en réchappe, c’est que le diagnostic était erroné, qu’il faut le changer. Enfin, il faut espérer qu’un patient n’est pas « condamné à perpétuité » … ou alors, on en viendrait à la conclusion qu’une relativement grave souffrance peut occuper toute une vie (mais ça peut arriver, les post-encéphalitiques devenus parkinsoniens du Dr Sacks ayant été horriblement pétrifiés dans la « maladie du sommeil » parfois durant 30 ans).
  • Le Droit d’être malade et Liberté de choix par le patient de sa pathologie (Henri Ey : Schizophrénie ou Dépression). Alain Ehrenberg juge qu’il y a sur-diagnostic de schizophrénies et sous-diagnostic de dépressions. Variabilité de diagnostics inter-juges entre pays (Une expérience a été réalisée dans ce sens au Royaume-Uni).
  • Simulation de la maladie. Pathomimie. Syndrome de Münchhausen.

Comorbidités
(Présenter plusieurs troubles en même temps).

  • Sont possibles :
  • Dépression psychotique ou post-psychotique.
  • Schizophrénie avec troubles de l’humeur.
  • Addiction dépressive. Dépression et psychose dues à une addiction.
  • Psychose obsessionnelle.

-thymies. -phories.

Troubles mineurs :

  • Anxiété, angoisse, phobies.
  • Anxiolytiques (Benzodiazépines). Tranquillisants mineurs. Le Lexomil étant le plus connu & même la source d’inspirations de certains artistes.

Obsessions.

TOC (Troubles-Obsessionnels-Compulsifs).

  • Faciles à comprendre.

Epilepsies.

Addictions. Addictologie.

  • Sans substance (Jeux, Télé, Internet, Sexe).
  • Au sucre. Sans sevrage …
  • Avec substance (Tabac, Alcool ; Drogues : Cannabis, cocaïne, héroïne, crack, ecstasy, GHB/ « drogue du viol », opioïdes).
  • Dépendance.
  • Perte de contrôle. Troubles du comportement. « Craving » : Recherche impérieuse, irrépressible de substances.
  • Limite entre le Normal & le Pathologique.
  • Circuit de la récompense.
  • Couplage. Découplage. Cf. Jean-Pol Tassin du Collège de France/Jussieu.
  • Trouble lié à l’usage d’une substance. Imprégnation par les toxiques. Intoxication. Première étude des effets d’une drogue par Falret au 18ème siècle avec le Cannabis.
  • Usage connu de la Cocaïne par Freud.
  • Substituts. Sevrage.
  • Méthadone & Subutex pour l’héroïne, tous 3 des opiacés.
  • Avec le tabac, le corps est traversé de mille douleurs : Une cigarette contient 700 produits chimiques, dont la plupart sont toxiques (Métaux lourds, solvants issus du pétrole, monoxyde de carbone, etc …). Le monoxyde de Carbone conduit à une hypoxie, manque de dioxygène dans le sang, épaississant le sang par la production accrue d’hémoglobine & accélérant le rythme cardiaque.
  • Tabagique : l’AD Buproprion.
  • Le sevrage tabagique peut être accompli grâce à des patchs nicotiniques ou mieux sûrement grâce à la cigarette électronique (100 fois moins dangereuse que le tabac, permettant d’abaisser considérablement la tension dépressive, la fatigabilité, l’intoxication par les solvants et le monoxyde de carbone dégradant les artères, pouvant conduire à l’artérite, voire l’amputation), permettant l’inhalation sans combustion de vapeurs de 2 solvants PG/VG le plus souvent dans un rapport 50/50, qu’il ne faut pas changer (Un excès de PG, très asséchant pour le gosier, pouvant rendre dépressif, embrumer l’esprit), contenant de la nicotine à un taux variable. La vapoteuse ne doit pas devenir une habitude : Elle reste le moyen d’absorber des corps étrangers par les poumons, ce qui n’est pas naturel,
  • Dépénalisation du Cannabis : Très grande résistance des pouvoirs publics en France. Risques psychiques du Cannabis (Révélation de schizophrénies latentes). THC. Le Cannabis médical. CBD.
  • Crise des opioïdes aux US, problème de santé publique très inquiétant (nombreux décès – des dizaines de milliers/an – dus à des overdoses consécutives à des délivrances d’opiacés très addictifs sans prescription, sans contrôle). Encadrement stricte en France de la délivrance des opiacés. Il existe en France la pratique prohibée d’enivrement par le mélange codoliprane/limonade.
  • Les Addictions sont des maladies du cerveau et peuvent être un trouble majeur conduisant à l’autodestruction du patient et donc à un handicap. L’addiction la plus violente étant probablement l’alcoolisme, si bien décrit par Emile Zola … dans l’Assommoir, en un temps où l’absinthe faisait des ravages, ce qui va conduire à sa prohibition par les Ligues anti-alcoolisme de l’époque, étant incriminée la présence du méthanol, alcool neurotoxique, rendant fou et aveugle d’ailleurs; L’éthanol étant l’alcool principal dans une boisson fermentée, donnant l’ivresse.
  • Autre addiction très violente : Le problème du crack (cocaïne basifiée du pauvre) dans les grandes métropoles occidentales. 100 consommateurs, gravement malades, laissés sans soins, en permanent craving, en shooting durant de longues heures, en perte de contrôle, occuperaient en permanence le nord de la ligne 12 ou la ligne 5 du métro parisien, choquants voyageurs et travailleurs de la RATP, impuissants, résignés, écœurés. Incurie des pouvoirs publics. Notre société va mal. La bourgeoisie bobo du nord parisien côtoie la plus grande détresse. La volonté du patient ne peut rien contre la biologie : Une seule prise de crack rend tout de suite « accro ». Certains vont en plus dealer en direction des migrants qui sont déjà dans la merde …
  • La plupart du temps, les addictions, prétendues sources de plaisirs, sont acquises dans un contexte de malheur, de mal-être, de frustration, de stress. C’est dans les plus grandes souffrances, sociales notamment, que le patient recherche les plaisirs les plus élevés, avec la tentation d’y revenir sans cesse (accoutumance morale). Il y a par exemple dans l’usage des Jeux Vidéo chez les enfants & adolescents, une véritable fuite du réel, qui peut paraître parfois assez dur. Les addicts veulent être malades, rester malades, cherchent à tout prix à être malades, s’autodétruisant finalement.

Troubles du sommeil.

  • Clinophilie (Du grec clinos = lit et philie = aimer) : Le patient passe sa vie au lit, jour et nuit. Certains patients avalent même des somnifères en journée pour échapper à la sauvagerie de leur vie, de ce monde. Souvent associée à l’aboulie, difficulté à initier les tâches du quotidien. Manque de peps. Epuisement, fatigue chronique. Fatigabilité.
    • L’ambiance d’un service d’hospitalisation complète en hôpital est d’ailleurs révélatrice, d’une assez grande tristesse : A 20 heures, les patients observent d’eux-mêmes le couvre-feu et sont déjà au lit, poursuivant ainsi le train des multiples siestes de la journée. Bon, un hôpital est le lieu du soin des maladies et pas vraiment celui des réjouissances.
  • Sédation. Peut-être dues à une dépression (par exemple tabagique) ou à un traitement psychotrope.
  • Insomnies. Mal endémique chez les français, ouvrant un marché macronien pour les vendeurs de capteurs du sommeil EEG (casque Dreem à 500 €, quand un capteur vaut aujourd’hui le prix d’une cigarette).
  • Insomnies à l’endormissement.
  • Insomnies au réveil.

L’heure de pointe des dépressifs : 4 heures du matin.

  • Baisse du temps de sommeil, sans fatigue, des bipolaires dans les phases d’hypomanie.
  • Cures de sommeil (3 jours/3 semaines). Besoin de dormir. Rattrapage d’une dette de sommeil (possible ?). Repos forcé. François Truffaut hospitalisé un mois. Principal moyen thérapeutique avant l’apparition des neuroleptiques … Il y a cette belle expression qui dit : « dormir du sommeil du juste », c’est-à-dire prendre un repos bien mérité.
  • Perte de tonus, catalepsie (assez spectaculaire …) : Le patient ne tient soudainement, voir durablement, plus sur ses jambes.
  • Apnée du sommeil. Ayant l’apparence d’une dépression ou pouvant la causer. Diagnostic par Polysomnographie. Mesure de l’Indice d’Apnée/Hypopnée (IAH). Traitement par appareil à Pression Positive Continue. 4 millions de personnes touchées en France. Maladie traitée seulement depuis 20 ans, pouvant entraîner des troubles somatiques assez importants, comme les maladies cardio-vasculaires. Causes de l’Apnée du Sommeil : Essentiellement la constitution physique & dans une moindre mesure : L’obésité, la prise d’hypnotiques et le tabac.
    • La médecine a fait de fantastiques progrès permettant la réparation de ce trouble, qui peut même guérir complètement. D’ailleurs, quel pays pourrait rester performant au point de vue économique sans ses médecins, présents pour améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens ? Avec une sécurité sociale française la meilleure au monde, quoique menacée …
  • Le sommeil en mer chez les Skipper, sérieusement écourté, surveillé, mesuré.
  • Somnifères, hypnotiques. Imovane et Théralène.

o Pour les troubles mineurs, hors de l’usage des hypnotiques, phytothérapie : La Valériane, vendue à moindre coût en parapharmacie (Voir à Saint-Germain des Près) ou sur le Net.

Les Rêves et leur interprétation.

  • Hallucinations hypnagogiques (à l’endormissement).
  • Hallucinations hypnopompiques (au réveil).
  • Interprétation des Rêves. En Islam (prophète Youssef). Chez Freud.

Interprétation chez les Modernes : L’ethnopsychiatre français Tobie Nathan.

  • Phases du sommeil (Léger, profond, paradoxal).
  • Les rêves pendant le sommeil paradoxal (En anglais : REM = Rapid Eye Movement, découvert en 1961 par le neurobiologiste français Michel Jouvet).

Troubles de l’alimentation.

  • Boulimie.
  • Anorexie. Le refus de s’alimenter est une maladie du cerveau : On parle d’anorexie mentale.

Troubles    de     la    personnalité.
Personnalités   limites. Psychopathologie.

  • Personnalité histrionique.
  • Personnalité évitante.
  • Personnalité borderline.
  • Personnalité dépendante.
  • Personnalité schizoïde, schizotypique.
  • Personnalité anti-sociale.
  • Personnalité narcissique. Narcissisme.
  • Personnalités toxiques.
  • Psychopathie (chez les criminels).
  • Statistiques de ces troubles, à la fois plus ou moins présents chez tout un chacun et en même temps, pas forcément répandus.
  • Limite entre le normal et le pathologique.

Suicides. Suicidologie.

  • Anciennement, le suicide était considéré comme un acte délinquant, criminel.
  • Suicides dus à la misère, qui ont existé de tous temps et encore aujourd’hui.
    • Suicides aux falaises d’Etretat : Les prétendants au suicide viennent de loin, prennent leur billet de train, pour profiter du point de vue imprenable sur la mer … et s’en vont.
    • Suicides de protestation (par exemple, Immolation), fréquents dans le monde arabe, surtout en Palestine (60 000/an à Gaza) et historiquement dans le Tiers-Monde, bien que le suicide soit très mal vu en Islam, étant considéré comme une offense à Dieu, une négation de la vie, qu’il faut préserver à tout prix. Seul Dieu décide quand notre heure est venue …

mais les Djihadistes pensent que Dieu a décidé, autorisé leurs attentats/suicides. Sacrilège … autre offense à Dieu.

  • Suicides sacrificiels.
  • Suicides par vengeance personnelle pour laisser des remords aux contemporains (« vivants qu’il aurait fallu tuer »).
  • Suicides suite à un harcèlement moral, souvent sur le lieu de travail, par exemple dans un contexte d’un management pressurisant, inhumain. Cf. Procès de France Télécom en 2019.
    • Suicides élevés dans la fonction publique ou apparentée, dévalorisée et pressurisée : A la SCNF, à la Poste, dans la Police Nationale, dans l’Education Nationale.
  • Suicides dus aux 3 grands troubles psy, pour mettre fin à une souffrance psychique et/ou physique intolérable, peut-être passagère.
    • Il n’existe pas de médicaments pour inhiber une idéation suicidaire. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est de traiter les troubles psy qui en sont à l’origine.
  • Suicides 2 fois plus importants chez les fumeurs.
  • Suicides dus à une souffrance iatrogénique (due à un traitement médical), pharmaco-psychotique. Statistiques probablement indisponibles … mais probablement élevées.
  • Il est essentiel de comprendre que l’humain n’a pas un capital de résistance à la souffrance illimitée. Il faut que le patient se surveille … se ressaisisse, qu’il sache « lâcher prise ».
  • Certains patients sont en idéation suicidaire, parce qu’ils sont fatigués de la monotonie des jours, éternel recommencement.
  • Suicides « altruistes ». Le suicidé entraîne les autres dans la mort : Souvent sa famille, ou les passagers d’un Avion entier par son pilote : Andreas Lubitz en 2015 se crachant dans les Alpes françaises. Il était dépressif et n’aurait pas dû être autorisé à exercer ce métier.

Suicides collectifs dans les Sectes.

  • Suicides kamikazes (mot japonais), connus depuis la 2ème guerre mondiale menée par les Japonais et plus tard par les terroristes, en particulier djihadistes.
  • Suicides « raptus », soudains, dans la plus grande confusion.
  • Soudaineté du passage à l’acte. Mûrissement, planification de l’acte. Très grande violence de l’acte suicidaire sur le patient lui-même.
  • Remords de l’entourage dévasté, laissé avec des questions sans réponses. 6 personnes touchées en moyenne par un suicide. L’épouvante des suicides consécutifs touchant une fratrie (vulnérabilité familiale génétique … bipolarité par exemple).
  • Des patients souffrant de pathologies trop résistantes aux thérapies y compris la STC ou de la maladie de Charcot demandent un « suicide assisté », c’est-à-dire aidé par des médecins (examinant la « moralité raisonnable de la demande »), interdit en France, mais permis dans certains pays d’Europe (Suisse, Belgique). Voir par exemple le film Quelques heures de printemps de Stéphane Brizé (France, 2012) sur un scénario de Florence Vignon, avec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Olivier Perrier, Emmanuelle Seigner.
  • L’incitation au suicide, si elle est suivie des faits, est réprimée pénalement. Et l’apologie du suicide est également interdite, ce qui correspond au bon sens.
  • Une idéation suicidaire, une tentative de suicide (TS), peut conduire sur décision d’un Psychiatre à une hospitalisation curative.
  • Prévention, Education, Assistance.
  • Le suicide par dépit amoureux dans Roméo & Juliette de Shakespeare.
  • Le suicide en chanson par Maurice Chevallier (1921) : « Dans la vie faut pas s’en faire ».

 

En sortant du trente et quarante
Je ne possédais plus un radis

De l’héritage de ma tante

 

Tout autre que moi se serait dit
Je vais me faire sauter la cervelle
Me suicider d’un coup de couteau
M’empoisonner me fiche à l’eau
Enfin des morts bien naturelles

Mais voulant finir en beauté

Je me suis tué à répéter :
Dans la vie faut pas s’en faire
Moi je ne m’en fais pas
Toutes ces petites misères seront passagères
Tout ça s’arrangera

Dangerosité, violences, criminalité, criminologie, psychopathologie, meurtres immotivés. Psychopathie. Psychiatrie & Justice.

  • La Psychiatrie, c’est aussi la « science des comportements ».
  • Contrôle de soi, maîtrise de soi, calme, tempérance.
  • Colère normale & colère pathologique. Automatisme affectif. Comment réagir à des provocations ? Les réactions à des provocations sont-elles toujours en rapport avec la maladie ? Bonne question !
  • Perte de contrôle, de la maîtrise de soi.
  • Impulsivité, Agressivité (hétéro-, auto-), passages à l’acte, agressions.
  • Expliqués par au moins 2 des 3 grands troubles psy. Délires de persécution. Même certaines dépressions peuvent entraîner une dangerosité …
  • La mise en danger de soi-même ou d’autrui, souvent par agression contre une personne ou par dégradation de biens, conduit à une hospitalisation sur ordre d’un Représentant de l’Etat.
  • Haines. Il peut arriver que le psychotique oriente une haine envers ses objets persécutifs … D’ailleurs, certains patients sont révoltés par leur souffrance imméritée, ce qui peut les rendre impulsifs, vengeurs. La plupart des maladies révoltent les patients (vue une certaine injustice). Cela explique peut-être pourquoi certains politiques le plus souvent de droite réclament de façon récurrente des fichage/surveillance des malades, jugés dangereux, ce qu’ils ne sont pas la plupart du temps, parfois couplé à un fichage anti-terroriste, ce qui rencontre l’opposition farouche de la plupart des psychiatres. Il existe d’ailleurs un fichier préfectoral des hospitalisés sous contrainte.
  • L’Islam est une Religion d’équilibre, si elle est bien comprise des Musulmans qui, ayant conscience de l’Omniscience de leur Dieu, examinent en âme et conscience la santé de leur Raison et de leur Cœur, de leurs sentiments, notamment dans leurs relations à autrui.
  • Attentats terroristes. Théorisation par le psychanalyste franco-tunisien Fethi Benslama. Une question est souvent posée par les média vue l’émotion suscitée dans le public : Les terroristes assassins sont-ils fous ? Très probablement …
  • Racismes, antisémitismes, Judéophobie, Islamophobie … conduisant à des violences.
  • Jean-Paul Sartre, philosophe doué, théoricien des haines (dans son pavé L’Etre et le Néant, très apprécié de son ami Claude Lanzmann des Temps Modernes; à lire ? On peut se contenter de résumés, de fiches de synthèse, existantes).
  • Les racismes sont souvent le résultat de la bêtise, de l’intolérance, du manque de culture, d’éducation, d’ouverture d’esprit, d’ouverture sur le monde, de fraternisation et tout simplement de l’isolement, du défaut de vie en société, de l’ignorance de ce qu’est l’Autre … ce qui engendre méfiances, craintes, rejets, mépris, haines, xénophobies, et peut-être insultes & agressions verbales, physiques; Meurtres crapuleux qui nous horrifient et qui nous interrogent sur la santé mentale des meurtriers : Les victimes de Mohamed Merah, dont des enfants tués à bout portant, Sarah Halimi, Mireille Knoll et Ilan Halimi, atrocement torturé par le gang des barbares. Et pourtant le Coran n’est pas antisémite (seulement un recueil de querelles religieuses ; les arabes ne sont-ils pas eux-aussi un peuple sémitique ?) … et il est souvent considéré un « antisémitisme musulman » ou arabe, qui est en fait surtout lié à une mécompréhension du Coran et au conflit israëlo-palestinien, née dés la création d’Israël. L’antisémitisme nazi a par ailleurs encouragé un antisémitisme contemporain chez certains dignitaires religieux dans le monde arabe et un antisémitisme plus tardif d’extrême-droite.
  • Beaucoup de citoyens manquant de temps pour se cultiver ont des préjugés et le problème est de savoir ce qu’ils en font …
  • Et le nazisme, le plus raciste des régimes de l’histoire de l’humanité, conduisit aux meurtres de masse.
  • Logique des particularismes, des régionalismes ; fierté stupide des Nationalismes : Stupidité de ceux dont l’esprit reste cantonné à leurs villages, leurs villes, leurs régions, leurs ethnies/peuples, leurs religions, leurs pays, leurs Nations. Communautarisme tant vitupéré … dans un large spectre politique, à droite comme à gauche et aux extrêmes. L’Universalisme est soi-disant d’extrême-gauche : Il est issu surtout des philosophes des Lumières et de la Révolution française, qu’on peut considérer par certains de ses aspects comme étant d’extrême-gauche. Fernand Braudel dans son Identité de la France raconte que les français n’ont longtemps vécu qu’autour de leur village, les langues régionales entravant l’unification nationale : L’apparition d’un voyageur était un événement attisant la curiosité (ou la défiance) pour l’ « étranger », ce que raconte aussi Erckman-Chatrian. Brassens chantait : La ballade des gens nés quelque part. Fernaud Raynaud a fait un très bon sketch intitulé « Le boulanger » sur le racisme : « J’aime pas les étrangers. Ils mangent le pain des français. Depuis que l’étranger (l’arabe) est parti, nous ne mangeons plus de pain … Il était boulanger ! ».

Le genre humain occupe la seule et même planète Terre. Nous sommes des citoyens du Monde. Il faut cultiver l’Internationalisme.

Une Religion peut être un stigmate, bien que pouvant correspondre à une grande variété de métissages. Les nazis racialistes dans leur vision extrémiste de la « supériorité de la race germanique » voyaient dans les juifs, une non-race, une sous-race, un peuple de sang-mêlés. L’Histoire de l’Humanité a pourtant montré de nombreuses conversions et apostasies, correspondant peu à la biologie, à l’apparence physique. On peut avoir bien du mal à distinguer en ne se basant que sur l’apparence physique, certains juifs sépharades des maghrébins, vue l’histoire partagée des Juifs & des Musulmans dans le monde arabe, et ses métissages séculaires. Comme il est difficile de distinguer un juif ashkénaze d’un autre occidental ou slave. L’un des premiers prophètes monothéistes, Abraham (Ou Ibrahim), est d’ailleurs considéré comme le père des 3 grandes Religions monothéistes (bien qu’il y ait eu des prophètes avant lui, comme Noé), nées dans la région des déserts arabo-persiques, ce qui a peu à voir avec l’appartenance à un peuple ou un autre, juif ou arabe. La plupart des prophètes et rois bibliques sont aussi des prophètes de l’Islam (Noé/Nuh, anté-Abraham ; Jésus/Issa ; Salomon/Suleïman ; Jacob/Iacub ; Joseph/Youssouf …).
Et l’Islam comme le Christianisme sont probablement les Religions intéressant les peuples d’apparences physiques les plus diverses dans le Monde … mais le peuple Juif est aussi incroyablement métissé, ce qu’on peut voir dans la diaspora ou … en Israël. Le prophète Mahomet est probablement le seul des prophètes monothéistes à avoir reçu la Révélation en arabe.

 

Les racismes sont des « maladies de l’âme ».

 

  • Michel Brunet, le découvreur de Toumaï, le plus ancien hominidé découvert (- 7,2 millions d’années) l’a rappelé : Nous sommes tous des Africains. Le berceau de l’Humanité est en Hors d’Afrique, nous sommes tous des migrants. Les couleurs de peau, résultat d’une répartition inégale de la mélatonine en fonction de l’ensoleillement, sont hélas des stigmates décidant du sort malheureux de certains terriens, victime de racisme. C’est un grand bol d’air frais que de se le rappeler, quand l’extrême-droite progresse en France, en Europe et dans le monde.

 

  • L’Amok (nom arabe). Meurtres commis par un furieux qui ne s’arrête que lorsqu’il est abattu. Nouvelle de Stephan Zweig, le pointilliste dans la description psychologique de ses romans, ami de Freud … à lire.
  • Fascisme/Nazisme. Violences d’extrême-droite. Violences verbales, violences physiques, violences politiques (anticommunistes) contre des opposants et des minorités. Sentiments de persécution dirigés contre l’ « ennemi de l’intérieur », avec l’idée très fameuse de trouver un « bouc émissaire» dans les périodes de graves convulsions du capitalisme en contradiction.
    • Les 3 stades de l’extrême-droite concernant les minorités ethniques, religieuses, parfois immigrées sont :
      • Stade 1 / Anti-immigrationnisme: On empêche l’étranger d’entrer sur le sol national.
      • Stade 2 / Expulsion, exil, remigration des immigrés: On expulse l’étranger déjà présent sur le sol national, parfois depuis longtemps, voire les enfants d’immigrés, naturalisés.
      • Stade 3 / Extermination, génocide.
      • Le nazisme est passé du stade 2 au stade 3. Les génocidaires hutus au Rwanda sont passés directement au stade 3. Le Front National français en reste au stade 1, mais voudrait bien passer au stade 2, ce qui pourrait se produire s’il venait au pouvoir.
    • Certains extrémistes ont le coup de poing facile, notamment contre les Musulmans : Génération Identitaire. La DCRI française arrête souvent après surveillance des agités d’extrême-droite projetant des agressions, des attentats islamophobes (Cf. articles de Médiapart). Il a été prononcé en Juillet 2019 des peines de prison à l’encontre de membres de Génération Identitaire menant des actions de chocs contre des migrants tentant d’entrer en France.
    • Le massacre isolé terrifiant par balles de 69 jeunes militants socialistes (33 blessés) sur l’île d’Utoya en Norvège en 2011 par un extrémiste de droite, Anders Behring Brevik, condamné à 21 ans de prison, soumis à une expertise psychiatrique.
    • On se demande si les Black Blocks, milliers de casseurs procédant à la mise à sac de commerces, restaurants, terrifiants leurs employés, lors de manifestations syndicales à Paris, ne desservant pas la cause de celles-ci qu’ils prétendent aider, ne relèvent pas de la psychiatrie … mais il n’y aura sûrement pas assez de psychiatres pour s’en occuper. On ne peut que les en dissuader … gentiment.
    • Le philosophe marxiste de l’Ecole Normale Supérieure Louis Althusser tue par strangulation sa femme Hélène Rytmann (qu’il aurait refuser de voir le quitter) en 1980 lors d’une décompensation psychotique. Il ne va pas en prison et il est conclu à son irresponsabilité pénale en raison de l’abolition de son discernement. Face aux critiques de la journaliste du journal Le Monde Claude Sarraute, Althusser « explique » son crime dans un livre intitulé L’avenir dure longtemps.
    • Expertises psychologiques et psychiatriques. Examen des personnalités aussi bien des criminels, que des victimes. Experts psychologues, psychiatres & criminologues. Exemples célèbres : Daniel Zagury & Roland Coutanceau.
    • Aux Etats-Unis les « profilers » & en France les psychocriminologues sont chargés d’établir des profils psychologiques de victimes, de témoigner en tant qu’experts auprès des tribunaux ou parfois de retracer l’empreinte psychologique de tueurs sériels.
    • Les négociateurs de situation de crise interviennent sur des missions de neutralisation d’individus dangereux en accompagnement des équipes d’intervention. Leur objectif est de résoudre par la négociation, des situations de crise du type « prise d’otage » ou « forcené », comportant des risques élevés mettant en jeu la sécurité et même la vie de certains acteurs. Ils gèrent et résolvent la situation de crise dans le cadre de la négociation en entrant en contact avec la ou les personnes à l’origine de la crise, en cernant psychologiquement la ou les personnes à l’origine de la crise et en faisant cesser la crise en préservant les vies

Le futur négociateur suit une formation initiale sous la direction du chef de la cellule négociation, de spécialistes en négociation et de médecins psychiatres. Lors de résolutions de crises par la négociation, la connaissance des cultures est primordiale pour le négociateur. On ne s’adresse pas de la même manière à un asiatique, un européen ou un arabe. Les gendarmes doivent aussi prendre la mesure des schémas qu’ils ont appris sur des situations existantes.

  • Profilers et négociateurs ont largement été popularisés par des œuvres filmiques, de cinéma ou de télé.
  • Altération/Abolition du discernement. Irresponsabilité pénale. Accessibilité à la peine.
    • Le cas terrifiant du schizophrène Romain Dupuis décapitant 2 infirmières de 40 & 48 ans à Pau en décembre 2004 conduit à un durcissement sécuritaire des internements psychiatriques par Sarkozy toujours à l’affût de l’actualité, de son obsession …
  • Les malades sont plus souvent victimes de violences qu’auteurs, vue leur fragilité. Et les violences sur personnes vulnérables sont réprimées pénalement, même si elles sont commises par des forces de l’Ordre … Il faut les signaler au Procureur de la République.
  • Prévention de la violence par l’éducation thérapeutique des patients concernant leurs (ou d’autres) pathologies (gestion de la colère en particulier ; apprentissage sur les émotions ; connaissance des troubles ; savoir sur les, prévention, surveillance des rechutes, sentir le retour des hypomanies ou d’agitations, d’agressivité suite à des hallucinations par exemple …), insuffisamment mise en pratique … et pourtant prévue par les plus récents Plans de Santé mentale.

Mythomanie paroxystique meurtrière.

  • Jean-Claude Roman a été libéré en 2019, après quelques années en prison et 18 ans de « mythomanie » assez grave, qui, au paroxysme, pour sauver la face, a assassiné sa famille découvrant qu’il n’a jamais été médecin. Il s’était « inventé une vie », « se prenait pour un autre ». Falsification. Imposture. Délire de grandeur. Bovarysme peut-être … Il semblait partir le matin de chez lui pour rejoindre son travail pour l’OMS. Il s’ennuyait en fait des journées entières dans sa voiture sur des parkings d’autoroute. Tout en étant capable de lire des publications médicales de haut-niveau pour scotcher ses interlocuteurs.
  • Autre cas assez éclairant de mythomanie décrit à la fin du 19ème siècle, dont se plaignent les psychiatres d’alors, un peu comique au point que ça en est triste …
    • « On peut voir, en ce moment, à Bicêtre, disait, en 1878, Legrand du Saulle, un sieur B…, sujet hanovrien, prenant la qualité de physiologiste, se donnant comme un artiste incomparable et se disant l’ami de tous les savants de l’Europe. Cet homme, âgé de cinquante-trois ans, depuis longtemps à Paris, habitait un modeste cabinet rue Saint-Jacques, dans lequel personne n’avait jamais pénétré, et il fréquentait les cours publics, les laboratoires scientifiques et les bibliothèques. Claude Bernard, Berthelot, Marey et Vulpian, le connaissent de longue date et l’ont eu pour auditeur assidu. Il prenait constamment des notes, paraissait vivre d’une façon étrange, causait avec une loquacité irritée et fatigante, mais n’avait point  été l’objet d’une attention spéciale. (…) B…, écrivant à l’ambassadeur d’Allemagne, invoqua sa nationalité et réclama sa liberté. Le prince de Hohenlohe le fit d’abord interroger par un médecin allemand ; puis, sur l’attestation de ce dernier, il intervint auprès de M. le Préfet de police. B… sortit de Sainte-Anne et ne tarda pas à recevoir de l’ambassadeur d’Allemagne une libéralité de 3,000 francs.
    • Le physiologiste rentra dans son réduit infect, reprit ses habitudes anciennes et pût n’être point inquiété pendant plus d’un an. Il vint chez moi, me demanda des élèves et me dit qu’il pouvait enseigner la langue allemande, la chimie, la physiologie, le piano, la danse ou le violon. Je ne lui promis rien et le congédiai avec politesse. »
  • Il aurait pu aussi enseigner l’Art d’être Clown, le Roi du Music-Hall … comme Charlie Chaplin ; ou Gabin.

 

Hospitalisations (HL, HDT, HO = SPDRE).

  • Le patient peut librement demander une hospitalisation (HL).
  • La famille peut décider d’hospitaliser un de ses membres malades (HDT).
  • Le rôle de l’Etat dans les hospitalisations d’urgence. Préfet. Maire (HO).
  • Contrôle par le Juge des Libertés & de la Détention de la régularité de la mesure d’internement, de privation de liberté. Le Film-documentaire, assez caricatural, mais somme-toute assez révélateur, 12 jours de Raymond Depardon (2018).

Les 2 Aphasies inverses, complémentaires, altérations des fonctions du langage. Conséquence d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), très fréquent … Faites attention à vous !

  • Les aphasies résulteraient contrairement aux schizophrénies hallucinatoires d’une trop faible mémoire des mots
  • Aphasies de Broca. Difficultés d’élocution. (Lésion de la zone du langage de Broca). Le médecin anatomiste français Paul Broca met en évidence au 18ème siècle cette aphasie avec « Monsieur Tan-Tan ».
  • Aphasies de Wernicke. Difficultés de compréhension. (La zone de Wernicke est située dans le lobe temporal gauche, proche du cortex auditif primaire, zone de Heschl, découverte par le neurologue et psychiatre allemand Carl Wernicke). Maurice Ravel, le compositeur du Boléro, aurait souffert de cette aphasie.
  • Selon l’importance de la lésion de la zone du langage (Hémisphère Gauche), l’aphasique peut recouvrer par Neuroplasticité (Le cerveau utilise d’autres zones du cerveau que la zone lésée par une réorganisation des connexions neuronales) un usage plus ou moins satisfaisant de la parole par exercices d’orthophonie et autres thérapies. Pronostic variable … Gardons l’espoir.
  • Il existe l’Association des Paralysés de France. Puisque l’Aphasie de Broca s’accompagne également d’une paralysie de la partie droite du corps, opposée à l’hémisphère gauche du cerveau lésée.

Maladies neuro-dégénératives. Maladies à prions. Plaques amyloïdes. La Protéine Tau.

  • Maladies de la vache folle, encéphalopathie spongiforme bovine, Kuru. Prix Nobel 1976 pour l’américain Daniel Carleton Gajdusek, qui a grandi avec des chimistes.
  • Maladie de Creutzfeldt-Jakob.
  • Parkinson.
  • Huttington.
  • Alzheimer. Il n’existe pas encore de traitement contre Alzheimer, pour prévenir la propagation de la protéine Tau, conduisant à l’atrophie de l’hippocampe, lieu de la mémoire, ou le dépôt de plaques amyloïdes, bien que selon Marc Peschanski, le n°1 ou 3 mondial Pfizer ait découvert la sérendipité d’un de ses médicaments, dont la firme refuse de poursuivre les études et le développement … pour des histoires de profits, les brevets ayant expiré, ce qui est un vrai scandale, vue l’horreur de la maladie, touchant de plus en plus de concitoyens âgés en raison de l’allongement de l’espérance de nos vies, en relation avec l’amélioration de la qualité de vie par les progrès de la médecine …
  • Prix Nobel 1997 pour l’américain Stanley Prusiner pour la découverte des prions, principe de l’infection. Magnifique travail ! Université de Californie à San Francisco, Institut des Maladies Neurodégénératives. Prusiner est aujourd’hui Président élu de l’Association Américaine de Neurologie. Cette découverte fut cruciale et provoqua de nombreuses controverses, car elle s’opposait au paradigme scientifique selon lequel il n’y a que trois types d’agents infectieux (virus, bactéries, parasites) excluant l’infectiosité portée par une simple protéine. Stanley Prusiner a donc fait évoluer ce paradigme en démontrant l’existence d’un nouveau type d’agent infectieux. Stanley Prusiner cherche aujourd’hui des médicaments bloquants les prions. Il aurait découvert aussi que la maladie d’Alzheimer est à double prions. Il raconte l’histoire de sa découverte dans un livre très bien écrit, passionnant, populaire : Mémoire & Folie.
  • Syndrome de stress post-traumatique chez les vétérans du combat (américains en Irak & Afghanistan) conduisant à es DFT.
  • Lésions cérébrales d’athlètes tels que les joueurs de football victimes de commotions cérébrales à répétition.
  • Démences fronto-temporales (DFT). Le boxeur Mohammed Ali (décédé en 2016 à l’âge de 74 ans) a pris trop de coups sur la tête en boxant ! …
  • Sclérose latérale amyo-trophique (SLA) ou maladie de Lou Gehring ou maladie de Charcot. Le physicien britannique Stephen Hawking, décédé en 2018 à l’âge de 78 ans.

Les scléroses. Charcot (la Salpêtrière). SEP.

  • Sclérose en plaques (SEP). Démyélinisation. Assez bien soignée par les bons neurologues avec des traitements au point.

La psychiatrie naît en France avec les aliénistes. Elle est ensuite perfectionnée dans les pays de langue allemande, en Allemagne, en Suisse et en Autriche. Grands psychiatres et neurologues.

  • Philippe Pinel, français. 18ème siècle. Première classification des maladies mentales. Hôpital Bicêtre. Il libère les « aliénés » de leurs chaînes. Le premier des désaliénistes.
  • Jean-Baptiste Pussin. 18ème siècle. Travaillant avec Pinel. Père de l’Infirmerie psychiatrique, les infirmiers remplaçants les « gardiens des fous », eux-mêmes anciens fous. Aux médecins la science, aux infirmiers le soin, l’humain. Exerçant à Bicêtre.
  • Jean-Etienne Esquirol, français. Début 19ème siècle. Il distingue les illusions des hallucinations. Il crée la classification des folies, alors appelées « monomanies ». Les hôpitaux royaux de Charenton/Saint- Maurice où il exerce prennent plus tard son nom, le nom des Hôpitaux Esquirol, où sera interné le Marquis de Sade. Esquirol diagnostique Nicolas Sadi Carnot le polytechnicien.
  • Jean-Martin Charcot, français, introduit l’hypnose à la Salpêtrière pour soigner l’hystérie. Fin 19ème siècle. Freud est un de ses disciples.
  • Jean-Pierre Falret, Fin 19ème siècle, décrit la « folie circulaire » comme un accès de manie et de mélancolie (PMD). Exerçant à la Salpêtrière.
  • Jacques-Joseph Moreau de Tours. Fin 19ème siècle. Il analyse les effets du Cannabis sur le système nerveux (crée le club des haschischins, dont font partie Baudelaire et Théophile Gauthier). Interne à la Maison Royale de Charenton sous la Direction d’Esquirol. Exerçant à Bicêtre, puis à la Salpêtrière. Il dirige ensuite la maison de santé du Dr Esquirol à Ivry-Sur-Seine.
  • Valentin Magnan, français. Début 20ème siècle. Maître des suivants … Qu’a-t-il fait ?
  • Paul Sérieux & Joseph Capgras, français. Début 20ème siècle. Les folies raisonnantes. Psychiatrie de l’ « imagination ». Délires systématisés, interprétatifs, imaginatifs, paranoïaques, érotomanes. Paul Sérieux débute à l’Asile de Marsens, puis à Perray-Vaucluse, puis Villejuif, puis à Ville-Evrard, puis à Maison-Blanche et finit à Sainte-Anne. Joseph Capgras étudie à Toulouse, mais exerce principalement à Sainte-Anne. Les deux travaillent ensemble.
  • Gaëtian De Clérambault, français. Début 20ème siècle. Psychiatre de la préfecture de la Seine. Remarquable de précision, quasi-photographique (la photo est un de ses hobby et d’ailleurs, devenu aveugle, il se suicide …) dans la rédaction de ses certificats, ayant inspiré des générations de psychiatres. Précurseur de l’automatisme mental et spécialiste des délires passionnels, dont l’érotomanie. Seul Maître de Lacan.
  • Emil Kraeplin, allemand. Début 20ème siècle. Université Louis-et- Maximilien de Munich, Université de Wurtzbourg, Université de Leipzig. Nosographie de la schizophrénie. Père de la psychiatrie moderne. Il popularise la notion de démence précoce, « dementia praecox » en latin, « folie du jeune », démence juvénile, psychose de l’adolescent et du jeune adulte, énoncée par le psychiatre allemand Arnold Pick de l’Université Charles de Prague.
  • Eugen Bleuler, suisse. Début 20ème siècle. Nosographie de la schizophrénie. Université de Zurich.
  • Hans Asperger, autrichien, complice du nazisme. Université de Vienne.
  • Kurt Schneider, allemand. Début 20ème siècle. Nosographie de la schizophrénie. Université Humboldt à Berlin. Les symptômes de premier rang (productifs) sont appelés aussi symptômes schneideriens.
  • Jacques Lacan, français. Milieu 20ème siècle. Débute sa carrière de psychanalyste que l’on sait par une Thèse de médecine sur la paranoïa.
  • Ugo Cerletti, italien. Milieu 20ème siècle. Il emploie les électrochocs pour traiter la dépression.
  • Henri Ey, français. Milieu 20ème siècle. Le plus grand psychiatre du 20ème siècle, un temps Président de l’Association Mondiale de Psychiatrie. Psychiatre théoricien, fédérateur & philosophe. Pas vraiment communiste, même s’il est ami avec Lucien Bonnafé. Très marqué par la Seconde Guerre Mondiale et la pensée du philosophe Günther Anders (compagnon de Hannah Arendt) réfléchissant sur la Liberté, qu’il rencontre. Le « Maître de Bonneval » en Eure-&-Loire. Il dénonce l’usage répressif de la psychiatrie par l’État soviétique, mais n’est pas suivi immédiatement par ses collègues … ce qui viendra plus tard.
  • Le chirurgien Henri Laborit découvre par sérendipité le Largactil, premier « neuroleptique ». Il se fait connaître au grand public par la vulgarisation des neurosciences, notamment en participant au film d’Alain Resnais Mon Oncle d’Amérique, dans lequel il dénonce la façon dont les humains utilisent leur cerveau pour dominer l’autre.  Il est le grand-père de l’actrice Emmanuelle Laborit, née sourde (elle apprend la langue des signes à 7 ans avec son père psychiatre Jacques Laborit), révélée en 1993 pour son rôle dans les Enfants du silence, vue à la TV, notamment sur France 2, directrice actuelle de l’International Visual Théâtre, rue Chaptal (Paris 9ème).
  • Jean Delay & Pierre Deniker. 20ème siècle. Hôpital Sainte-Anne (Paris). Ils mettent en application le soin des schizophrènes et les maniaques par le Largactil, premier « neuroleptique » permettant l’ « hibernothérapie », synthétisé par Rhône Poulenc (aujourd’hui Sanofi), qu’Henri Laborit, chirurgien, applique à des fins d’hibernation prolongée à Tunis aux opérés en vue d’éviter des chocs opératoires. Début de la chimiothérapie des troubles mentaux. Deniker essaya le Largactil sur lui-même.
  • Laborit est nominé pour l’obtention d’un Prix Nobel, sans l’obtenir … ne faisant pas partie d’un grand institut de Recherche et étant ostracisé par le microcosme médical parisien, qui lui reproche son anticonformisme et son indépendance d’esprit. On reproche aussi aux 3 scientifiques d’avoir mis au point le Largactil sans avoir mis en évidence le principe d’action, ce qui viendra 50 ans plus tard avec le suédois
  • Laborit partage le prix Albert-Lasker (petit Nobel américain) avec Lehman et Deniker en 1957, tandis que Daniel Bovet obtient le prix Nobel la même année pour la découverte des antihistaminiques.
  • Les américains travaillent en 1954 sur la Réserpine.
  • Jean Oury, français. 20ème siècle. Un des plus intéressants désaliénistes. Il encourage les relations entre soignants et soignés à la clinique de la Borde à Cour-Cheverny dans le Loir-et-Cher, ce qui va influencer très largement les soins futurs.
  • Lucien Bonnafé, français. 20ème siècle. Désaliéniste. PCF. A l’origine de la psychiatrie de secteur avec Henri Ey. Il dénonce l’usage répressif de la psychiatrie par l’État soviétique. Il met au point avec François Tosquelles, les bases de la psychothérapie institutionnelle à la clinique de Saint-Alban en Lozère.
  • Ronald Laing, britannique. 20ème siècle. Il condamne la pratique de la psychiatrie en Institution. Pionnier de l’Antipsychiatrie en Angleterre. Le « pape de l’Antipsychiatrie ». Inspiré de Marx, Merleau-Ponty et surtout de la pensée de Sartre, qui préface un de ses ouvrages. Exerce principalement à la Philadelphia Association à Kingsley Hall (Londres).
  • Jean Garrabé, psychiatre, grand historien français de la psychiatrie, mon Maître … en éducation thérapeutique.
  • Oliver Sacks, étudiant passionné de chimie, coaché par son oncle, devenu neurologue, britannique, écrivain prolifique, curieux, aux livres très populaires, presque des Best-Sellers, débordant d’activité, d’une érudition extraordinaire, au talent de vulgarisation très remarquable. Hédoniste, motard, voyageur. Il réveille les post-encéphalitiques par la L-Dopa. Il rédige une autobiographie extrêmement riche d’informations : En mouvement. 20ème siècle.
  • Boris Cyrulnik, français. 20/21ème siècle. Petit enfant juif sauvé des arrestations de la Gestapo par des Justes, il voit sa famille décimée dans la Shoah. De sa jeunesse naît sa volonté d’être « puissamment psychiatre ». Vulgarisateur, fondateur brillant de la notion de Résilience. Orateur clair, professoral, passionnant, écrivain prolifique aux livres très populaires, presque des Best-Sellers. Exerce principalement à Toulouse.
  • Serge Tisseron, le psychiatre de l’influence délétère des média sur les cerveaux des enfants. 20/21ème siècle.
  • Marcel Ruffo, le pédopsy conseiller médiatique. 20/21ème siècle.
  • Christophe André, le psy éducateur sur les émotions. 20/21ème siècle.

Les classifications des troubles mentaux (Nosographies).

  • Depuis la Grêce Antique. Le traité hippocratique de La Maladie Sacrée classe les troubles mentaux en manie, démence ou frénésie, idiotisme ou imbécillité et mélancolie.
  • Association Américaine de Psychiatrie: DSM.

o DSM 1 & 2, 1952.

  • DSM 3. Coordonnateur : Spitzer, 1980,
  • DSM 4. Coordonnateur : Allen, 1994,

o DSM 5. 2013. Fait paraît-il pour acter la découverte de biomarqueurs des schizophrénie, qui n’a pas eue lieu.

  • Organisation Mondiale de la Santé: CIM.

o CIM 10, 1993. Utilisée en France aujourd’hui.

  • INSERM.

o Classification française des Troubles Mentaux. Coordonnateur : Henri Ey (Président de l’Association Mondiale de Psychiatrie), 1968.

 

 

 

Découverte des « neuroleptiques » en 1952 en France.
La science de création des médicaments de psychiatrie, médicaments du cerveau ou psychotropes est appelée « neuropsychopharmacologie ».

  • Période pré-largactilienne : Les Toxiques. Toxicologie.
    • Hallucinogènes. Mescaline. Les nazis dopés aux amphétamines. Sartre hallucinant sous l’influence de l’orthédrine. Opium, Opioïdes. Cocaïne utilisée par Freud. LSD. Oliver Sacks, médecin testant les états de consciences modifiés, ce qui n’est pas rare chez les chercheurs … Le cas de l’artiste Antonin Arthaud, fumeur de Peyotl, fou/pas fou à la fois, se croyant rendu malade par les médecins, à qui l’Académie de Suède aurait voulu donner un Prix Nobel …
  • Thérapies de choc : Comas insuliniques, électrochocs …
  • Années 1950’s : Découverte du Largactil. Elaboration par sérendipité (découverte par hasard par le scientifique qui cherchait sur un autre sujet) du premier « neuroleptique » par le chirurgien Henri Laborit, qui teste cette molécule comme antihistaminique dans la maladie post-opératoire en chirurgie. Le Largactil est issu d’une recherche sur les phénothiazines au sein de Rhône Poulenc (aujourd’hui Sanofi) par les chimistes Simone Courvoisier & Paul Charpentier. Symbole de l’ « hibernothérapie ».
  • Chlorpromazine ou Largactil, encore utilisé aujourd’hui en 2019 comme neuroleptique d’action large. Surnommé à l’époque « lobotomie chimique ». Application sur les patients psy par les psychiatres français Delay & Deniker à Saint- Anne/Paris.

Paul Charpentier chez Rhône Poulenc introduit un atome de Chlore sur un noyau Phénothiazine probablement selon un schéma de synthèse assez simple de Substitution aromatique en position méta/para (à retrouver …).

 

  • L’ambiance des hôpitaux psychiatriques « change » avec l’apparition des neuroleptiques (permettant une sédation, une tranquillisation), qui vont permettre, plus tard, le soin à l’extérieur en CMP, chez eux des patients. Avec le Largactil, Delay et Deniker de Sainte-Anne observent les effets spectaculaires : Les catatoniques reprennent la parole et deviennent accessibles à la psychothérapie, les agités maniaques se calment, cessent de hurler et s’alimentent normalement : les asiles, lieux de bruits et de fureur, se transforment radicalement.
  • Les Labos pharmaceutiques chercheraient aujourd’hui, peut-être de façon illusoire, des psychotropes avec moins d’effets secondaires, un mal « nécessaire ».

Les neurones, les messagers chimiques dans la synapse = neuromédiateurs.

  • Les troubles mentaux sont considérés grosso-modo comme une dérégulation (soit dans l’excès du flux/hyper, soit dans le déficit du flux/hypo) de la communication normale, avec éventuelle recapture dans la pré-synapse, par les messagers chimiques que sont les neurotransmetteurs.
  • Hypothèse dopaminergique dés les années 60 par le suédois Avid Carlsson Prix Nobel 2000 (avec Eric Kandel, psychiatre autrichien, pour ses travaux sur les bases moléculaires de la mémoire à court terme et de la mémoire à long terme), qui était à peu près le seul Nobel pour la psychiatrie, ou tout au moins le plus intéressant si on oublie Monitz et sa lobotomie.
  • Grosso-modo :
  • Hyperdopaminergie (Schizophrénies).
  • Hypodopaminergie (Dépressions).
  • Sérotonine. Antidépresseur ISRS = Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine. Recapture dans la pré-synapse. Prozac,  la « pilule du bonheur » ou fluoxétine, commercialisé par Eli Lilly depuis 1986. Psychotrope aussi accusé de désinhibitions conduisant à une vague de suicides …
  • Adrénaline. Noradrénaline.
  • Il existe un très grand nombre de neuromédiateurs (des dizaines), dont les chercheurs ne comprennent pas encore tous les mécanismes d’action.

Souffrance au travail. Dépressions, Burn-Out & suicides.

  • Management pressurisant. Surtravail. Epuisement professionnel. Surmenage. Investissement massif dans les Etudes ou le Travail. Retentissement de la vie professionnelle dans la vie privée.

 

 

Traumas. EPST & troubles dissociatifs. Attentats. Harcèlement moral. Viol. Violence. Préjudices. Victimologie. Psychiatrie de guerre. Psychologie clinique.

  • Harcèlement moral. Une grande Dame, la psychiatre française Marie- France Hirigoyen, formée à la Victimologie, fait évoluer le Code du travail dés 2002 après son ouvrage de 2001.
  • Harcèlement au travail.
  • Harcèlement dans le couple. Violences et meurtres conjugaux.
    • Les harceleurs sont des gens malades (paranos, antisociaux niant les droits de l’Autre -, perversniant le mal qu’ils causent -, peut-être schizophrènes en délire de persécution, persécutés persécuteurs, peut-être maniaques – en diarrhée verbale – …).
      • Pervers narcissiques, notion définie par le psychiatre français Paul Racamier.
      • Névrosés obsessionnels.
    • Une femme meurt tous les 3 jours en France sous les coups de son conjoint. Le film Jusqu’à la Garde avec Léa Drucker (2018), bluffante par sa performance exceptionnelle, digne de l’Actor’s Studio.
  • Stalking.
  • Mobbying.
  • Bullying.
  • Rudoiement.
    • Urgences médico-judiciaires.
  • Harcèlement à l’Ecole. Il faut que les enfants signalent les maltraitances, brimades, insultes dont ils sont victimes, les « souffre-douleurs », qu’ils soient soutenus, parce qu’ils sont fragiles. Le suicide d’un enfant est une catastrophe épouvantable (Cf. Boris Cyrulnik).
  • Sensitivité ? Délire de relations de Kretschmer. Un harcelé n’est pas toujours schizophrène : Les harcèlements peuvent être bien réels … qu’on ne peut nier. La tolérance à la frustration est plus ou moins grande chez tout un chacun.
  • Le droit de la preuve. Crédibilité du témoignage de la victime.
  • Préjudice d’anxiété.
  • Préjudice moral.
  • Pathologies du harcèlement : Les harcelés sont victimes principalement d’un effet indéniable de sidération (qui depuis 1759 en médecine, l’anéantissement subit des forces vitales sous l’effet d’un choc émotionnel ou de la foudre ; le sens de « sidérer» étant de « frapper de stupeur » ; le sens de « sidéré » étant « stupéfait, abasourdi »), & d’anxiété, de dépressions, d’hypomanies peut-être passagères, d’autodestruction, résultat de l’introjection de la haine des harceleurs, par exemple par les addictions, pouvant conduire au suicide … Les harcelés justifient envers eux-mêmes leur autodestruction en raison de la haine des harceleurs. Ils la légitiment, alors que cela ne devrait pas s’expliquer (Cf. Bettelheim). Cf. aussi les travaux de la psychologue clinicienne Ariane Bilheran, réfugiée en Amérique du Sud, qui rappelle qu’un harcelé doit faire preuve d’une difficile, voire impossible gestion mentale des harcèlements. Le psychiatre Jean Garrabé, historien de la Psychiatrie émet une thèse, douteuse, qui peut être remise en question, selon laquelle l’envers d’une atteinte à la personne serait la schizophrénie. Il y a l’idée que les harcèlements provoqueraient une schizophrénie, alors que celle-ci correspond dans sa définition première à un délire, c’est-à-dire une fausse croyance, la croyance imaginaire d’être harcelé. Et il semblerait que les chercheurs américains auteurs du DSM soignent sur la foi de définitions, de la vérification d’items … Peut-on rendre schizophrène quelqu’un par des attaques répétées ? Bonne question. On peut au moins le rendre dissocié.
  • Les harcèlements sonores (non hallucinatoires) peuvent entraîner une saillance, une « psychogénie », une perte des limites du moi, véritable désorientation, avec probable, subséquente dissociation traumatique. Il existe quelques stratégies pour y faire faceMusicophilie, écriture par exemple, d’un livre du chaos, de requêtes au Procureur, d’une lettre au Père Noël ou d’une candidature au Loto (encore faut-il miser, jouer …). Ou encore écrire des mails aux harceleurs pour qu’ils s’arrêtent (Il faut adapter son discours au public que l’on rencontre …) ou participer au prochain voyage programmé de spationautes vers la Lune pour leur échapper.
  • Et il faut s’efforcer de rester humain (fraternel …) quand on est sévèrement maltraité. C’est essentiel.

Voir les témoignages des rescapés de la Shoah …

  • Prévention et répression pénale des harcèlements moraux. Signalements au Procureur, y compris par des psychiatres, dont ça devrait être une des fonctions.
  • La Psychotraumatologie (victimologie), branche de la Psychiatrie & de la Psychologie Clinique, avec en perspective la Justice restaurative encore balbutiante. Travaux inspirés de ceux du médecin/psychologue français Pierre Janet. Quelques psychiatres en sont spécialistes à Paris, s’occupant surtout des femmes victimes de viols. Il s’est développé avec la recrudescence des attentats terroristes meurtriers le soin par des psychologues et psychiatres des EPST vécus par les

Perversions, désempathie. Sadisme.Position  masochiste  de la victime. Syndrôme de Stockholm (sympathie de la victime pour son bourreau).
La psychologie du tortionnaire.
Maltraitances dans les camps.

  • La figure du Musulman dans les camps nazis, symbole de l’infinie résignation face à la mort approchante.
  • Mort par Anxiocution (Surmenage psychique face aux conditions de détention, à l’inhumanité des harcèlements par les bourreaux).
    • Cachexie (maigreur extrême des détenus).
  • Les survivants de la Shoah témoignant dans leurs récits ont trouvé dans les hôpitaux psychiatriques une ambiance semblable à celle des camps nazis : La même atmosphère d’hébétude, de prostration.
  • La Torture blanche (par les mots).
  • La Torture physique.
  • Périodes de Terreurs, pendant lesquelles les Droits de l’Homme entrent en sommeil … Terreur thermidorienne, nazisme … Et derrière la Terreur, il y avait évidemment la peur (des terrorisés), dont on a déjà parlé au sujet des symptômes positifs et négatifs des schizophrénies …
  • Le Centre Primo Levi (Paris) depuis 1995, centre de soins aux victimes (réfugiées en France) de tortures, de violences politiques.
  • la psychologue clinicienne Françoise Sironi et ses travaux sur la psychologie des tortionnaires, notamment des génocidaires khmers rouges, horrible déformation du communisme.
  • Le Centre d’Ethnopsychiatrie Georges Devereux (Paris) depuis 1993, vient en aide aux migrants venus de l’étranger en France.

Surveillance         policière.        Big  Brother.          1984.
Les Totalitarismes face aux Démocraties.

  • Eviter de se rendre malade, de se croire coupable face à une surveillance policière qui peut être réelle (Vue l’augmentation de la vidéosurveillance ! … souvent officieuse). Attaque panique possible … On a bien souvent tous en soi des « sentiments de culpabilité » pas forcément très répréhensibles : C’est un problème de « croyance », bizarre ou non. Certains schizophrènes (les paranoïdes, cas le plus courant) sont des personnes malades qui croient à tort être surveillés par la police. C’est le fruit de leur imaginaire …
  • Il est cependant parfois des personnalités qui sont mises sous très haute surveillance, comme l’a montré l’illustre cas d’Albert Einstein surveillé par le FBI de Edgar Hoover, bien qu’il n’ait pas été vraiment communiste (comme Chaplin) … surveillance qui agaçait le Prix Nobel, qui en avait connaissance. Il avait fui, craignant des atteintes à sa vie, les nazis antisémites et anticommunistes, qui avaient saccagé sa maison de Caputh, pour trouver d’autres anticommunistes : Les MacCarthystes américains qui allaient ouvrir en pleine Guerre Froide un boulevard à la présidence de J.F. Kennedy, très fan de James Bond, l’espion assez naïvement anticommuniste (On vous le dit en 4 mots : Pas besoin de voir les 20 épisodes).
  • Les psychiatres devraient vérifier en relation avec le Ministère de la Justice si un patient a vraiment selon ses dires été placé sous surveillance. Il reste encore aujourd’hui dans les Services de Renseignements des psychotiques du contrôle social, policier.

Mémoires.       Concentration.       Attention. Cognition. Traitement de l’information.

  • Mémoire immédiate.
  • Mémoire de travail, procédurale.
  • Mémoire centrale.
  • Mémoire sémantique, concernant la connaissance des choses, du Monde.
  • Mémoire à long terme.
  • Le rôle de l’Hippocampe.
  • Les travaux sur la mémoire sont très actifs afin de soutenir les patients Alzheimer. Cf. travaux de Francis Eustache à Caen.
  • Ralentissement du temps de traitement de l’information chez le schizophrène : 100 ms → 300 ms.

Amnésies. Hypermnésie.

  • Amnésie rétrograde : Effacement de souvenirs anciens.
  • Amnésie antérograde : Le cerveau ne produit plus de souvenirs, au présent.
  • Amnésie lacunaire.

Emotions & Sentiments.

  • Le film Vice-Versa de Disney.
  • Le rôle de l’amygdale.
  • Une émotion est une sensation agréable ou désagréable, du point de vue affectif.
  • Le sentiment est un état qui relève de l’affectivité et, spécialement une tendance affective stable et durable, d’où son usage à propos de l’inclination d’une personne pour une autre.
  • Le sentiment se dit d’une opinion fondée sur une appréciation subjective et non sur un raisonnement
  • Le sentiment est la conscience plus ou moins claire que l’on a de quelque chose, la faculté de connaître plus ou moins immédiatement un objet, alors opposé à raisonnement. Aussi : Conscience de soi, connaissance de son
  • Le sentiment s’emploie pour désigner l’expression des phénomènes affectifs, en particulier dans les
  • L’émotion est un ressenti bref. Le sentiment est un ressenti de longue durée.
  • Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie et directeur du Centre de recherche sur l’autisme à l’université de Cambridge, a recensé jusqu’à 421 émotions différentes !
  • Utilité des outils d’Intelligence Artificielle pour l’assistance des enfants autistes ayant du mal à reconnaître les émotions de leur entourage : Interaction reconnaissance faciale, écran avec personnage virtuel dans une salle numérique. Utilisation de robots anthropomorphes ou robots-compagnons (Leka, Nao) aidant les enfants autistes … à la suite du premier professeur robot humanoïde Saya du Professeur japonais Kobayashi en 2009.

Cf. Laurence Devillers, professeur en informatique et intelligence artificielle – Paris-Sorbonne université, chercheur au LIMSI-CNRS, département communication homme-machine, équipe « Dimensions affectives  et  sociales  dans  les  interactions  parlées  humain-robot », membre de la CERNA (Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistène – l’alliance des sciences et technologies du numérique).

  • 14 exemples d’émotions :

 

 

  • Colère
  • Peur
  • Aversion
  • Bonheur
  • Tristesse
  • Etonnement
  • Etat neutre

 

  • Anxiété
  • Amour
  • Dépression
  • Mépris
  • Fierté
  • Honte
  • Jalousie

 

  • Les psys vulgarisateurs Christophe André ou Serge Tisseron ou plus savant, l’anglo-saxon chercheur en neurosciences Ralph Adolphs.
  • Un malade en psychose a du mal à faire face aux émotions petites ou grandes de la vie. On parle d’émoussement émotionnel ou à l’inverse d’hypersensibilité émotionnelle. Voir le film Les émotifs anonymes avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde.
  • L’école célèbre, exemplaire de l’Actor’s Studio fondée en octobre 1947 par Elia Kazan, Cheryl Crawford et Robert Lewis à New York, sur l’idée du Group Theatre dans les années 1930, sur la base des innovations de Constantin Stanislavski (qui en fait un ouvrage, manuel de base pour tous les comédiens) fut essentiellement basée sur l’usage par le comédien de son vécu émotionnel.
  • L’Art rejoint les Sciences : Les nouvelles découvertes en sciences cognitives (relation des expressions faciales aux émotions) vont intéresser les Artistes, écrivains, acteurs … etc.
  • Réflexions sur la fonction de la psychologie dans l’Art du comédien depuis Denis Diderot (Paradoxe sur le comédien, 1830).

Plaisir et souffrance. De l’importance d’être heureux. Musicothérapie. Cultiver la joie de vivre. Heureux d’être là après tout. Se convaincre que la vie est belle.

  • 2 positions présentes en chacun de nous depuis l’enfance:
    • La Position schizo-paranoïde, recherche permanente d’activités exaltantes.
    • La Position dépressive, position inverse.
    • C’est tout le problème de la relation aux plaisirs qu’on retrouve dans les addictions … La vie est faite de la succession, de la juxtaposition des positions de plaisir et de souffrance. Et il faut bien considérer le travail, la vie active, qui est une somme de contraintes, quand on n’a pas un métier de passion.
  • Souffrance & création: Le manque est un ressort pour créer.

Sport-thérapie. Importance de l’activité physique sur le psychisme.

  • Adage latin toujours d’actualité : « Un esprit sain dans un corps sain » (Mens sana in corpore sano). La bonne santé du corps qui s’exerce, rejaillit sur la santé du cerveau. L’humain est fait pour bouger, être en mouvement, se dépenser. Important de le rappeler, vues nos sédentarisation, bureaucratisation modernes …

Laboratoire d’Empathie. Empathie du comédien. Empathie (Burn-Out possible) du thérapeute. Empathie du Citoyen. Déstigmatisation. Contre la Psychophobie. Tolérance, Fraternité. Cultivons, gardons notre Humanité. Eros & Thanatos. L’Amour doit triompher …

  • Regard de la société, de l’Autre. Péjoration des maladies mentales.
  • Le racisme des apparences. L’extrémisme de la Phrénologie de Gall (<1930’s) rejoignant ses contemporaines craniologies antisémite et colonialiste raciste, qui visaient à déduire des caractéristiques psychologiques, ataviques de mesures morphologiques. Il y avait cette manie de tout mesurer, aujourd’hui révolue, fort heureusement. Quoiqu’on se demande : Cette manie de tout mesurer … a-t-elle vraiment disparu aujourd’hui ?
  • Ségrégation des malades mentaux. Aliénation psychopathologique, aliénation institutionnelle et aliénation sociale. L’apport de la philosophie Marxiste sur la question.
  • Psychophobie (qui peut être insultante, ordurière …) ou haine envers les personnes malades (comme si elles avaient la lèpre …), qui rejoint souvent la haine envers les pauvres (Voir le roman Vol au dessus d’un nid de coucou montrant la haine des infirmiers envers les patients).
    • D’ailleurs, le fou qui passe son temps à se faire insulter, vitupérer, finit par se révolter … L’humain a un réflexe naturel de défense contre la folie, quand on l’accuse : Il recherche la santé, la paix. Le bon sens populaire énonce assez clairement ce qui est fou. Quel soignant se permettrait d’insulter son patient ? Il est connu depuis l’Antiquité que tout humain a une part de folie en lui. Et il ne faut pas enlever son humanité au « fou ». Il y eut un débat entre les idées de Hippocrate et de Démocrite à ce sujet (à revoir …).
    • Il faut prôner la Tolérance envers ce qui est différent de nous, peut-être original, bizarre, étrange, excentrique. On n’a jamais fini de faire évoluer les mentalités … Il faut penser contre soi-même.
    • C’est comme pour l’homophobie, les homos voudraient qu’elle ne soit pas et elle existera encore longtemps … sans éducation à la tolérance. L’homophobie conduit à des insultes haineuses, des agressions physiques et dans certains pays, souvent musulmans intégristes (ou pas ; l’homosexualité y étant jugée contre-nature, proscrite par le Coran), à des meurtres.
  • https://sergetisseron.com/petits-laboratoires-dempathie/
  • Certains « psychoflics », psychiatres comme on en trouve dans les services de renseignements, prennent leur psychiatrie pour de la sorcellerie: Ils ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils soignent, mis à part le résultat de leurs flicages/harcèlements, de leur oppression, qui ne serait pas assez bien supportée par le harcelé.

Image de soi. Estime/Mésestime de soi.

  • Sentiments de culpabilité, remords, regrets, autoaccusation de délits imaginaires, autoculpabilisation, dévalorisation. Très présent dans les dépressions anxieuses & réactionnelles.
  • Ruminations, procrastination, mentisme xénopathique. Défilement d’idées, d’images à l’esprit.
  • Le Respect de soi-même, c’est très important ! Dignité. Liberté. Quand bien même le patient ne serait pas respecté, il faut qu’il ait le respect de lui-même, qu’il garde sa dignité.
  • Savoir mettre des limites.
  • Restreindre l’incurie (souvent associé à l’aboulie, l’apragmatisme), le manque d’hygiène personnelle, soigner son apparence, se laver, faire le ménage, cuisiner.
  • Nos vies publiques ne sont possibles que lorsque l’on sait compartimenter, sanctuariser nos vies privées, sauf à rendre compte de délits … Il faut savoir cultiver nos Jardins secrets, ne pas tout dire.

Que devenir ? Accepter la main tendue ? Quelle main tendue ? La stigmatisation, obstacle pour l’avenir. Sollicitude. Image de soi. La perte de chances suite à un diagnostic posé à mauvais escient. La « mauvaise réputation ».

  • Définitions de « stigmates », « stigmatisé », « stigmatiser ».
  • Les « stigmates » sont les marques laissées par les plaies sur le corps du Christ par la cruxifixion, ce qui est on-ne-peut-plus imagé.
  • « Stigmate » apparaît au pluriel pour désigner les marques des cinq plaies faites sur le corps du Christ par la crucifixion et par analogie, d’abord dans le langage des Franciscains, les cicatrices inexplicables disposés sur le corps comme les blessures du Christ et que présentèrent quelques
  • Par figure et au singulier le mot se dit, d’abord sous des formes disparues, d’une trace qui révèle un état considéré comme honteux.
  • « Stigmatisé », adjectif appliqué au 16ème siècle à une personne qui porte des cicatrices une personne marquée moralement, ne s’emploie plus aujourd’hui qu’en termes de religion à propos d’une personne qui a reçu les stigmates du Christ.
  • « Stigmatiser » a signifié sous l’Ancien Régime “marquer au fer rouge” (un condamné) et signifie par figure “noter d’infamie, critiquer publiquement avec dureté”, sens toujours vivant. Le verbe s’emploie en médecine pour laisser des traces en parlant d’une
  • Jacques Delors avait déclaré de façon saugrenue : « On ne peut pas tendre la main aux psychotiques ! ». Quelle main tendue ? Un psychotique mord-il cette main tendue ?
  • Quelques remarques d’Allen Frances le coordonnateur du DSM 4 :
  • Le fait d’être sous traitement stigmatise aussitôt comme différent et malade, même si on ne l’est pas.
  • Stigmatiser comme malades des personnes qui ne le sont pas.
  • Le « stigmate de la maladie mentale » comme l’un des meilleurs exemples du préjudice subi par ceux que l’on
  • Le stigmate peut aussi se traduire par le fait que les autres attendront moins de vous, vous proposeront leur aide alors que vous ne la demandez pas et que vous ne la désirez pas, vous témoigneront une sollicitude qui vous signifie en même temps que vous ne pourrez pas être à la hauteur.
  • Une bonne part du préjudice provient aussi du regard différent que vous portez sur vous-mêmele sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être devenu un déchet ou un citoyen de seconde zone.
  • Prophétie autoréalisatrice : Quand on sait que des gens normaux vont subir le même sort en raison d’un diagnostic posé à mauvais escient, nous sommes vraiment face à une perte sèche sans la moindre possibilité de rachat.
  • Il faut que les patients n’aient confiance qu’en eux-mêmes, aient conscience de leur propre valeur et pas de celle qu’on leur renvoie … Il n’y a personne pour les sortir d’eux-mêmes, bien au contraire … Les Psychophobes attendent leur effondrement, l’effondrement de l’Autre : Perversion des harceleurs.

Le Serment d’Hippocrate, un texte magnifique, sublime, que tout un chacun devrait lire et qui peut déclencher des vocations … Les médecins sont des personnalités, vue leur très bonne connaissance de l’humain qui peuvent présenter les plus grandes humanités (enfin, pas tous … encore une fois).

  • Hippocrate aux Enfers de Michel Cymes sur les crimes atroces d’expérimentation sur l’homme des médecins nazis. Procès des médecins nazis et à la suite, élaboration de Chartes Internationales de Bioéthiques en Médecine.

Pronostic     des      troubles,     rémission, stabilisation,

« rétablissement », coping, Résilience (Boris  Cyrulnik). Des « vies dignes d’être vécues ».

  • L’espoir concernant le pronostic des troubles mentaux grandit, face à un pessimisme ancien concernant des troubles très invalidants, souvent au long cours. Les patients peuvent ne pas être « condamnés à perpétuité » … bien que des psychiatres veulent « traiter à vie » certains d’entre eux.
  • On parle en psychanalyse face à la vulnérabilité de « coping » ou de « mécanismes de défense », pas forcément aisés à comprendre. Outils pour le psychanalyste.
  • Reprendre sa vie en main. Laisser faire le temps en paix, l’homéostasie, avec le Droit non négociable d’être laissé tranquille …
  • Art-Thérapie (et aussi Ergo-Thérapie).

o De grands peintres ont exprimé de façon picturale la souffrance comme Miro qui peignait ses hallucinations visuelles ou Picasso peignant des malades par la couleur bleue.

Bibliothérapie. Les patients-experts de leur pathologie. Le cas Sabina Spielrein : Une patiente, amante de Carl Jung, amie de Freud, devenue psy.

  • Il est bienvenu que les patients se cultivent en guise de thérapie par la lecture d’ouvrages savants de vulgarisation plus ou moins accessibles intellectuellement et de romans. Encore faut-il que le patient  soit sorti de son « trou », du gouffre : Il faut rire … On s’étonne que les bibliothèques des Unités d’Hospitalisation soient dépourvues en romans et autres BD de vulgarisation psy. C’est une lacune. Il existe  de très nombreux témoignages écrits de patients doués pour l’écriture, dans lesquels les autres patients peuvent se reconnaître ou pas, comparer à leur propre pathologie et voir qu’ils ne sont pas les seuls à vivre leur maladie.
  • Des patients-experts (anciens alcooliques par exemple) viennent en aide aux autres en s’impliquant, en militant, en s’engageant, en témoignant.
  • Le « Therapon » : Des patients s’aident mutuellement.
  • Psychophrénie = « Intelligence des phénomènes psychologiques».
  • Le Professeur/Chercheur Philippe Fossati de l’Institut du Cerveau & de la Moëlle Epinière de la Salpêtrière avance l’idée que certains deviennent psychiatres par culture littéraire … Ne nous sentons pas concernés. On peut se contenter de philosopher.
  • Tout est possible : Des profs du Secondaire deviennent psychanalystes … Ca s’est déjà vu.
  • Il existe des médecins psychotiques ou aphasiques.
  • Il existe la « maladie du psychiatre ». Jouer les apprenti-psysVouloir soigner ses proches par réaction à sa propre pathologie … & passer son temps à se soigner.
  • Des psychiatres sont gériatres et d’autres jouent les pédiatres avec des adultes …

Rire-Thérapie ou la thérapie par le rire … Peut-on faire rire une assemblée de patients, la retourner, l’ambiancer, l’enjailler ?

  • Des psychothérapeutes voulant faire rire n’y arrivent pas.
  • Toute exubérance, extraversion, ouverture sur l’Autre est-elle pathologique ?
  • Certains humoristes font des ateliers avec les patients et arrivent à les faire parler, malgré leur mutisme ayant duré des années.
  • Il est probable que le rire ait un très fort pouvoir thérapeutique et les psychanalystes se sont penchés sur la question comme Freud ou Ferenczi. On pourrait même envisager des ateliers théâtraux du rire dans les hôpitaux … introduisant du plaisir, du bonheur. Des ateliers animés par des comédiens jeunes et moins jeunes, dont on a tant besoin. Ca pourrait être pour ceux-ci un revenu professionnel bienvenu. Ce serait plus utile que le coaching de cadres en mal de charisme, dont s’occupe certains comédiens … même si l’argent se trouve effectivement dans les grands groupes capitalistes. Leur société a ses priorités : Les bien-payés ont droit à tous les égards, quand les patients désargentés sont laissés-pour-compte.

Coaching mental. Gestion mentale. Sportifs de haut-niveau.

  • Programmation Neuro-Linguistique (PNL, nom emprunté par une groupe de RAP).
  • Thérapies Cognitivo-Comportementales.
  • La préparation mentale vise à chasser les « pensées négatives » chez les compétiteurs pour leur faire décrocher des victoires et leurs titres de champions.
  • Le sport étant aussi bien souvent un spectacle : On peut imaginer une préparation des sportifs sur leur « célébrité » …

Psychanalyse.

  • Moi, ça, surmoi.
  • L’Œdipe.
  • L’inconscient.
  • Principe de réalité.
  • Principe de plaisir.
  • Perte de la réalité. Limites du Moi.
  • Libido.
  • Névroses et psychoses.
    • L’origine sexuelle des névroses, la grande affaire de Freud !
    • Névrose obsessionnelle.
    • Névrose d’effroi.
    • Névrose d’angoisse.
    • Les psychoses sont grosso-modo des pathologies d’intensité plus grave que les névroses, qui font que le psychotique n’est pas en principe accessible à une psychanalyse transférentielle. Mais Paul Racamier a introduit la psychanalyse des schizophrènes en France.
  • Interprétation des rêves.
  • Psychopathologie de la vie quotidienne. Actes manqués.
  • Thérapie. Catharsis. Association d’idées.
  • Transfert patient/psychanalyste.
  • Freud, conscient de sa valeur, aurait voulu être Prix Nobel, mais ce ne fut pas possible …
    • Le soi
    • Le soin des Autistes très difficile à comprendre pour le
  • Sandor Ferenczi.
  • Mélanie Klein.
  • Critiques de la psychanalyse: Le livre noir de la Psychanalyse. Michel Onfray qui a passé plusieurs mois sur son Crépuscule d’une idole, tirant à boulets rouges sur Freud.

 

Antipsychiatrie  à   partir   des   années  70’s.
Psychiatrie humaniste. Psychiatrie Institutionnelle. Désaliénisme.

  • Prenant le contre-pied de la psychiatrie policière, sécuritaire, prégnante avant la Seconde Guerre Mondiale et ses atrocités …
  • Mai 68 : Révolte contre l’Autoritarisme Gaulliste influençant largement les Intellectuels de l’époque, cinéastes, philosophes, le plus souvent de gauche, voir d’extrême-gauche qui s’engagent aussi.
  • L’ouvrage l’Anti-Œdipe de Félix Guattari et Gilles Deleuze contribue à lancer l’antipsychiatrie.
  • L’école de Palo Alto en Californie.
  • La famille rend fou. Le couple mère/enfant. Le livre L’effort pour rendre l’autre fou. La schizophrénie serait l’envers de la perversion narcissique (Paul Racamier).
  • Antipsychiatrie au Royaume-Uni. La société rend fou. Le film Family Life de Ken Loach, primé à Cannes, inspiré des travaux de Laing et Cooper. Sur l’expérience thérapeutique de Laing, il existe un film (que je n’ai pas vu) de l’américain Peter Robinson de 1972 : Asylum, fous de vivre.
  • Antipsychiatrie en Italie: Franco Basaglia. 1970’s. Né et mort à Venise. Exerçant dans les communautés thérapeutiques à Trieste et à Gorizia. Fermeture des Hôpitaux Psychiatriques italiens (en 1999) à la suite de son oeuvre. Sur l’antipsychiatrie italienne, il existe un film qui semble bon (que je n’ai pas vu, puisqu’il est très difficile de mettre la main dessus à Paris ou sur le Web) de l’italien Marco Bellocchio de 1975 : Matti Da Slegare, Fous à délier. Basaglia fonde sa « Psychiatrie démocratique », d’inspiration marxiste, préférant le soin en ville suite à une Psychiatrie italienne très inhumaine, asilaire, en retard sur le reste de l’Europe, qui inscrivait dans les casiers judiciaires les troubles mentaux comme une délinquance.
  • Psychiatrie de secteur en France. Le psy humaniste PCF Lucien Bonnaffé et Henri Ey (1960’s). Les patients ne sont plus soignés à vie en Asiles, mais soignés en ville et ils peuvent vivre chez eux, résultat de la longue histoire désaliéniste française …
  • L’Eglise de Scientologie fondée par Ron Hubbard prend de façon peu crédible les psychiatres pour des charlatans … Avec son plus illustre représentant : L’acteur/cascadeur Tom Cruise. Et une émanation satellite : La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme.
  • A signaler, une révélation : Les très bons ouvrages, bien documentés, du journaliste Patrick Coupechoux, spécialiste du désaliénisme, de la déstigmatisation, de la souffrance au travail. Sa définition de la psychiatrie est la suivante :

 

 

 

« La Psychiatrie, c’est la connaissance, c’est le savoir-faire, c’est le patrimoine qui conduit à établir une relation avec quelqu’un qui a de grandes difficultés à établir des relations avec autrui. »

 

Les groupes d’action.

  • Le Groupe Information Asile (GIA) initié en 1972 par quelques futurs psychiatres de la Gauche prolétarienne (groupe mai68-tard d’Extrême-Gauche) autour des travaux, de la militance du Philosophe Michel Foucault se scinde en 2010 en une nouvelle entité le Cercle de Réflexion & d’Action et de Proposition sur la Psychiatrie (CRPA), groupe d’action juridique sur l’internement abusif et illégal. Son Président actuel André Bitton, ancien patient psychiatrisé, militant, publie des billets dans Médiapart (Chroniques de la folie ordinaire), commentaires de décisions récentes de justice concernant des patients psychiatriques contestant leur internement.

Les Associations de patients. Les groupes de paroles.

  • Unafam.
  • Le Réseau des Entendeurs de Voix (le REV), issu du mouvement international Intervoice, né aux Pays-Bas en 1987 à partir des travaux du psychiatre Marius Romme, puis au Royaume-Uni en 1988 et plus tardivement en France depuis 2011, animé principalement par Yann Derobert, psychologue clinicien, son principal fondateur dont l’idée lui vient en 2009 pendant ses études, militant gay et antipsychiatrique, formé auprès des patients britanniques Ron Coleman (à ne pas confondre avec l’altérophile homonyme noir-américain) et Karen Taylor, & son Président actuel Vincent Demassiet, ancien patient surmédiqué, formateur et thérapeute aujourd’hui, menant conférences et réunions de réflexions sur les hallucinations, pilier de la schizophrénie. Psychiatrie Sociale. Certains psychiatres sont très critiques vis-à-vis de ce mouvement, qui est pourtant le lieu d’échanges féconds.

Protection judiciaire et sociale des patients.

  • Les troubles psychiques sont la première cause de handicap dans le Monde, devant les autres handicaps, visibles, physiques, mentaux. On parle de « handicap psychique ».
  • Les patients peuvent toucher à vie une Allocation Adulte Handicapé versée par la CAF ou une Pension d’Invalidité versée par la Sécu, s’ils ont travaillé, cotisé.
  • Les patients, improductifs, non « performants » dans une logique capitaliste, vivent la plupart du temps sous le seuil de pauvreté et sûrement pas soignés dans le luxe, sauf paraît-il … en Arabie Saoudite. Ou dans les cliniques très protégées pour bourgeois de Nouilly. & il ne faut pas faire de déni de fragilité.
  • La curatelle renforcée est décidée par le Juge d’Instance qui désigne un Curateur, simple particulier (souvent irresponsable) …, plus rarement un membre de la famille ou mieux une Association spécialisée, gage de sérieux. Le patient devient un majeur protégé, assisté dans la gestion de son argent, de ses dépenses et dans la prise de certaines décisions, comme le mariage, la protection contre le surendettement, la souscription de certains contrats ou la création d’entreprise.

Habitat. Foyers médicalisés.

  • La vie du patient doit se faire par inclusion dans la Cité. Quand le patient chronique n’est pas apte à vivre de façon autonome dans un logement, il est envisagé sur le long terme une vie commune avec d’autres patients dans un foyer médicalisé, avec accompagnement par une équipe restreinte de soignants, moins lourde qu’une hospitalisation complète (nécessairement limitée dans le temps, légalement inférieure à quelques mois ; maximum ?). De la vie en foyer médicalisé découle une nécessaire restriction de liberté, l’observation de règles de vie instaurant une hygiène de vie.

Diminution de l’espérance de vie des patients.

  • Complications somatiques. Prise de poids  due  aux  neuroleptiques (« bech tclata l’rajel ! » diraient les tunisiens…). Obésité. Diabète. Cholestérol. Maladies Cardio-Vasculaires.
  • Syndrôme malin des neuroleptiques, étudié par Delay & Deniker.
  • Très fort taux de suicides ou de tentatives de suicides chez les patients, plus élevé que dans le reste de la population.

Le programme Aktion T4. Eugénisme nazi. 70 000 malades exterminés par le Monoxyde de Carbone dans des camions à gaz entre 1939 & 1941.

  • Définition de l’eugénisme selon Alain Rey :
    • Eugénique est un emprunt à l’anglais eugenics composé par Galton, disciple de Darwin, à partir du grec Eu – “ bien” et Genosnaissance”, “race”, qui se rattache à la racine indo-européenne gen-, gne-engendrer” et “naître” (engendrer, gènes, gens).
    • Le mot désigne la discipline qui étudie les méthodes susceptibles d’améliorer les caractères propres des populations humaines, et l’adjectif ce qui concerne ou implique cette discipline, fortement critiqué et discréditée.
    • Eugénisme est dérivé de eugénique, plutôt qu’emprunt à l’Anglais eugenism.
  • Il y aurait eu un succès de l’eugénisme aux Etats-Unis, avant l’Aktion T4.
  • Les malades mentaux, jugés poids-morts pour l’Allemagne hitlérienne, « vies indignes d’être vécues », sont exterminés dans le secret, sans même que leurs familles ne soient mises au courant, choisis sur la foi de diagnostics parfois expéditifs de leurs pathologies (schizophrènes, trisomiques, autistes, patients jugés « attardés » …) par des médecins acquis à l’idéologie nazie  et bafouant effrontément le Serment d’Hippocrate, plus assassins que médecins.
  • L’extermination de 70 000 malades mentaux par l’intoxication au Monoxyde de Carbone dans les camions à gaz ouvre la voie à l’extermination de masse des Juifs d’Europe (6 millions de morts) dans les chambres à gaz, assassinats de masse, industriels, mises au point de façon artisanale d’abord, puis « scientifiquement », avec méthode, progressivement, par essais & amélioration.

Les patients en Psychiatrie en France meurent de famine pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce qui marquent durablement les psychiatres français.

Lobotomies, électrochocs, STC (Stimulation cérébrale profonde), chocs insuliniques.

  • Prix Nobel 1949 de Médecine pour les portugais Egas Moniz et Almeida Lima & au Suisse Walter Rudolf Hess. La lobotomie était alors considérée comme un progrès médical …
  • Rosemary Kennedy, lobotomisée à l’âge de 23 ans en 1974, pour soigner une méningite l’ayant rendue déficiente mentalement dans l’enfance.
  • Prix Goncourt 1980, le Jardin d’Acclimatation écrit par Yves Navarre. Lobotomie d’un jeune homosexuel, rendu gravement invalide par un père politicien Gaulliste, autoritaire, réactionnaire.
  • Fin de la pratique des lobotomies en France en 1986.
  • Les électrochocs sont encore pratiqués de nos jours, mais ont évolué vers la nouvelle pratique de la Simulation cérébrale profonde (par µ- électrodes implantées dans le cerveau).
  • Les chocs insuliniques étaient utilisés pour soigner les schizophrènes. Ils consistaient en l’injection d’insuline. Elle permettait des résultats spectaculaires dans une maladie où l’évolution rapide vers la démence terminale semblait hélas inéluctable.  Il s’agissait « d’asphyxier » transitoirement le cerveau en le privant du glucose qui constitue sa seule ressource énergétique. Le malade est plongé dans un coma hypoglycémique artificiel dont il est ensuite progressivement sorti. Le principe théorique de cette méthode sédative était de créer artificiellement une « dissolution » psychique (au sens jacksonien), pour ensuite diriger une « reconstruction » de la personnalité. Les chocs insuliniques prirent fin avec l’apparition du Largactil en 1952.

Droits des patients.

  • Les patients en psychiatrie ont des droits, en particulier celui d’être traité avec humanité, le droit de ne pas souffrir excessivement en raison d’un traitement (Iatrogénèse) qui doit les soulager et non leur nuire (Principe subsidiaire au Serment d’Hippocrate « Primum non nocere »). Ils ont aussi le droit qu’on ne les infantilise pas, qu’on respecte leur dignité & que leur intimité, leur vie privée soit respectée, sauf à considérer que leur pathologie l’altère, en particulier en dégradant les relations avec la famille ou la société en général. Faut-il tout dire ? Le droit de se taire … Les patients en psychiatrie ont aussi le droit d’être des justiciables comme les autres citoyens, d’accéder à une Constitution de Partie Civile, si tant que leur lucidité leur permette de vouloir se défendre et d’y arriver. Les violences sur personne vulnérable, en handicap, sont considérées comme une circonstance aggravante.

Soins sous contrainte. La question du consentement.

  • Consentement libre & éclairé. Droit de refuser un traitement après information, discussion avec le médecin. Hors du cadre des soins sous contrainte (SPDRE).
  • L’anosognosie, l’invalidité psychique, la maladie peuvent rendre le patient inaccessible au consentement. Il n’y a plus de consentement libre & éclairé possible.
  • Il y a toute une discussion chez les médecins entourant la question du consentement, faisant appel à un savoir psychiatrique, mais aussi philosophique.

Abus de Psychiatrie. Iatrogénèses. Traitements inhumains & dégradants. Psychiatrie & Droits de l’Homme.

  • Abus de psychiatrie pour des raisons politiques dans l’URSS de Brejnev des années 60 de militants des Droits de l’Homme, dissidents, contestataires, critiques du régime soviétique déformé par le Stalinisme, plutôt sains, parfois dépressifs. Internés sur le diagnostic douteux de « schizophrénie latente », « schizophrénie torpide », « schizophrénie larvée », dont les prodromes tarderaient à se transformer en épisode psychotique.
  • Pharmacopsychoses, ou apparence de psychoses en raison d’un traitement psychotrope, qui produisent un véritable, réel handicap, le patient ne montrant une lucidité que dans une fenêtre de quelques heures seulement dans la journée. Des patients peuvent en plus être maltraités dans ces conditions, par des psychophobes hurleurs et anoso.

A lire sur les violences sur personne vulnérable : La Nuit de Elie Wiesel, Prix Nobel 2006.

  • Patients envoyés fréquemment aux Urgences en Réanimation après des Urgences psychiatriques employant des doses de « choc » de psychotropes.
  • Syndrôme malin des neuroleptiques, observé dés les années 50 par Delay et Deniker à Saint-Anne.
  • Mort sous traitement. Ils seraient 200 000 …
  • Surmédication : On ne peut que conseiller la baisse des traitements psychotropes vers les minima … quoiqu’il existe des valeurs seuils en deçà desquelles certains traitements n’ont pas d’efficacité : Ca dépend des médicaments …

 

 

Droit & Psychiatrie. Procédure pour aléa thérapeutique, faute médicale, internement abusif. Indemnisation pour préjudice moral. Pretium Doloris. ONIAM. CCI. Conseil de l’Ordre des Médecins. Conseil d’Etat. Cour Européenne des Droits de l’Homme.

  • A noter : Délire courant par contestation d’internement ; Médecins englobés dans le délire. Attention : Une hospitalisation n’est la plupart du temps pas abusive.

Alerte de l’opinion sur des contestations d’internement. Délire de préjudice. Manie raisonnante. Psychiatres du 18ème siècle.

L’abbé Paganel et l’avocat Sandon aux prises avec les Autorités, le Pouvoir (18ème et 19ème siècles).

  • Cas de l’abbé Paganel pendant la Restauration au 18ème siècle, dont les psychiatres se plaignaient …: Vif sentiment de sa valeur, non traité selon son mérite. Graphomanie intense visant à écraser ses ennemis. Accusant le médecin l’ayant interné des rigueurs de la loi. Demandant indemnisation.
  • Cas de l’Avocat Sandon (1823-/1872) : Le cas de Sandon eut des conséquences bien plus graves. Pendant dix ans, ce fou occupa les pouvoirs, le public, la presse ; suscita les scandales les plus extraordinaires ; provoqua les polémiques les plus violentes, les mouvements d’opinion les plus déraisonnables. Il devint un personnage à ce point redoutable, que le gouvernement, au lieu de le maintenir séquestré, en vint à lui servir une pension sur les fonds secrets.

 

L’opinion publique fut tellement abusée sur son compte, qu’ayant été enfermé pendant dix-huit mois à Charenton, l’avocat Sandon passa pour être la victime d’une iniquité épouvantable et qu’un ancien ministre, de Persigny, conseillait au chef de l’État de lui accorder une large réparation pécuniaire, pour mettre fin à la scandaleuse injustice dont il passait pour avoir été l’objet.

 

  • M. Tardieu, Foville et Blanche sont désignés et rédigent un rapport dont les conclusions sont : que Sandon est aliéné, qu’il présente une perversion absolue et complète des facultés morales et affectives ; que sa maladie est en voie de progrès et évolue vers la démence ; qu’elle lui enlève complètement la conscience et la responsabilité de ses actes ; qu’elle le rend dangereux non seulement pour lui-même, mais pour l’ordre public et la sécurité des personnes, et qu’il y a lieu de le placer et de le maintenir dans une Asile d’aliénés.
  • « En le suivant d’un peu haut, pendant ces derniers temps, continue le médecin expert, on acquiert la conviction que lui, qui se plaint des persécutions inouïes auxquelles il ne cesse d’être en butte, s’est, au contraire, constitué l’organisateur d’un système de persécutions pour lequel tous les moyens, même les faux, tels que ses lettres qu’il attribue au ministre, sont bons, et dans lesquels surtout il cherche à compromettre tout le monde. Pas une de ses démarches, pas une de ses paroles, qui ne soient illusions ou mensonge. Il est constant pour toute personne éclairée qui l’approche, qu’il n’a plus à aucun degré la notion ni la conscience du vrai. Il n’a plus même aujourd’hui cette cohérence apparente, cette suite et fausse logique dans les idées et dans les déductions que l’on retrouvait chez lui, lors de sa manie raisonnante. Il passe du plus fol orgueil et de la plus grossière présomption à l’humilité et à la soumission les plus basses. Il rêve les honneurs, la gloire et l’instant d’après il ne demande en larmoyant qu’à se faire oublier. Il veut que l’on compte avec lui comme avec l’un des représentants et des soutiens d’un parti, et, presque sans transition, il se contenterait d’être placé dans une maison de santé, comme un pauvre malade.
  • On retrouve dans ces dernières paroles l’expression de cette idée fixe, vaniteuse, qui domine toute la conduite et les facultés de Sandon, qui le fait se comparer à Montesquieu, et lui ouvre les portes de l’institut.
  • Combien d’émules l’avocat Sandon a-t-il faits ?

Sexologie & Psychiatrie. Le permis et l’illicite.

  • Dans l’ensemble, les psychiatres se mêlent assez peu de la sexualité de leurs patients (jugeant que cela n’entre pas dans la nosologie de la plupart des troubles psychiatriques ; Les sexualités engendrant plus de névroses que de psychoses), quoique … quoique dirait Raymond Devos. Il n’est pas vraiment utile de s’intéresser à la sexualité des patients présentant des troubles psychiques : Elle est essentiellement autoérotique.
  • Pénalisation/Dépénalisation de l’homosexualité. Oscar Wilde. Alan Turing. L’activisme Gay : Des militants expliquent aux psychiatres qu’ils se sentent bien dans leur tête avec leur orientation. Déclassification de l’homosexualité des classifications des troubles mentaux en 1973, tout au moins aux US, plus tardivement ailleurs.
  • Dernier trouble considéré : Egodystonie : Homosexualité mal vécue. Troubles de l’identité. Dont semble avoir souffert Michel Foucault, qui souffrait surtout du regard de la société, orientant ses travaux philosophiques.
  • L’identité transgenre. Des psys étudient le bien-fondé d’opérations chirurgicales de changement de sexe … devant correspondre à l’identité psychique.
  • En dehors des 3 grands interdits (Viol, inceste, pédophilie), tout un chacun conserve sa Liberté sexuelle (Liberté fondamentale).
  • La peine et le soin. Certains pédophiles savent eux-mêmes qu’ils ont une attirance irrépressible pour les enfants, doivent les éviter et des chercheurs comme le psychiatre/chercheur Serge Stoléru pensent que cela vient d’une altération pathologique de leur cerveau … à investiguer dans la perspective de soins pharmacologiques. Mais certains pédophiles sont probablement des personnalités fragiles, manquant de scrupules : Tourisme sexuel. 20 % des prisons seraient occupées par des pédophiles en France …
  • Harcèlement sexuel. Délinquance sexuelle. Soins au délinquant. Castration chimique par hormones. On parle de « prédateurs sexuels ».
  • Problème (de longue date …) de l’hypersexualisation, de la trop grande précocité sexuelle de l’enfance, de l’adolescence qui nous questionne, nous attriste, peut-être aggravé par l’entrée massive d’Internet dans les domiciles. Bien que Freud ait décrit une sexualité infantile ou le stade infantile de la sexualité. Il faut bien séparer le monde adulte du monde de l’enfance … Et retarder la recherche de ce savoir-là le plus tard possible, ne pas le conscientiser avant la puberté. Protection de l’enfance contre les contenus violents sur le Net. Il s’ensuit des obscénités dans la bouche d’enfants, des jeux interdits (mais le jeu chez les enfants du touche-pipi, la découverte du sexe opposé, ont toujours existé …). Bonnes pratiques des hébergeurs du Web. Rôle des Etats, souvent défaillants … Recherche, Test & Elaboration de contrôles parentaux efficaces, ce qui est loin d’être le cas. Les contrôles parentaux pouvant être détournés par les enfants, il faudrait prévoir contre l’accès trop facile à des contenus pour adultes (presque aucune barrière n’ayant été mise en place …) une sorte de clé numérique (hardware, inscrite dans l’ordi ou le mobile ou software … c’est à étudier) avec pour unique identifiant l’âge du connecté, non nominative, pour vérifier sa majorité, qui peut être définie, tout en respectant le RGPD (Règlement Général de Protection des Données), la souscription par Carte Bancaire ayant montré ses limites. C’est une piste à donner aux développeurs du Web … peut-être difficile à mettre en œuvre, l’anonymat, le secret de la connexion étant souvent souhaité. Le rôle des parents est en tous cas primordial dans la sélection d’un bon contrôle parental : Ils doivent être malins avec les technos.
  • Respect de l’intimité. Refus de l’obscénité (ce qui révolte la pudeur). Problème des paraphilies, du voyeurisme (l’envers de l’exhibitionnisme). Veiller à avoir sa sexualité, quelqu’elle soit, à l’abri du regard d’autrui. L’attentat à la pudeur est encore un délit et l’exhibitionnisme peut être le signe d’un trouble bipolaire, conduisant à une hospitalisation.
  • Le cas très particulier de l’Islam, « Religion de la pudeur » et non de l’« ascèse », autorise toutes les subtilités langagières entre les amants sans vouloir tomber dans l’apologie de la luxure (Voir la sexologue franco-marocaine Nadia El Bouga ou Ghaleb Ben Cheikh, Président de la Fondation pour un Islam de France, un grand intellectuel très gentil et doué, aussi prof de Physique-Chimie). Il faut comprendre la sensibilité des Musulmans, qui veulent qu’on respecte leur pudeur.
  • Un bipolaire peut avoir une conduite sexuelle débridée, bizarre, correspondant à une hausse de l’énergie sexuelle … pour son entourage (onanisme compulsif, échangisme, bisexualité, conduites inappropriées : Exhibitionnisme, onanisme en public, qu’on retrouve aussi chez les schizo …).
  • Dans l’ensemble, les patients chroniques vivent un plus grand célibat que le reste de la population, la maladie les empêchant de mener une vie sociale & quotidienne satisfaisantes. Il est conseillé à un patient dépressif de ne pas prendre la décision trop hâtive de divorcer, mais les conjoints prennent souvent, si l’amour n’est pas assez fort, la décision de se séparer.
  • Un comportement sexuel est considéré comme une addiction, lorsqu’il perturbe gravement le fonctionnement normal, social & professionnel du patient, ce qui arrive assez rarement … les substances séminales s’épuisant rapidement et se renouvelant seulement avec le temps. Et les personnes actives professionnellement dans un vie de travailleur endiablée n’ont pas vraiment le temps d’être addicts.
  • Perte de contrôle, des inhibitions par atteintes fronto-temporales (Schizos et démences séniles), choquant les autres patients et les soignants, pas toujours compréhensifs. C’est toute notre misère humaine, notre animalité qui s’exprime et qui nous fait peur.
  • Limite entre le normal et le pathologique. Hypersexualité ?
  • Un cas remarquable, historique d’internement (beaucoup plus rare de nos jours) pour hypersexualité : Le libertin Marquis de Sade.
    • Le Marquis de Sade, l’archétype du plaisir sexuel infini, bafouant Dieu par sa dépravation (athéisme anticlérical influençant par la suite les philosophes) est interné sous le Directoire du Premier Consul Napoléon Bonaparte (bien que le Code napoléonien de 1804, un des plus avancés sur la question en Europe, ait dépénalisé le crime de sodomie), en 1803 à Sainte-Pélagie, puis à Bicêtre, puis à Charenton, où il mourra, pour « obsession  sexuelle », « « état de perpétuelle démence libertine » selon le Préfet Dubois. Il est considéré trop libre à Charenton, pas fou, mais rendant fou. Il passe 27 ans de sa vie en prison ou en asile de fous. Soigné principalement à Charenton par l’abbé De Coulmiers sous la supervision d’Esquirol.
    • Les Préfets de l’époque épiaient, mouchardaient les domiciles de Sade découvrant en toute transparence ses « frasques » (pratique n’ayant pas disparue de nos jours), bien avant qu’il n’en fasse les confessions en détention, véritable apologie de la luxure, de ses orgies (collection d’horreurs), trop obsédé par son « vit », que les jeunes appelleraient aujourd’hui « zobi » ou « zgeg ». « En prison entre un homme, il en sort un écrivain. », note Simone de Beauvoir (Faut-il brûler Sade ?).
    • Sade doit affronter plusieurs procès pour enlèvement de jeunes filles. Et il est poursuivi pour sodomie avec son valet.
    • La « détention » de Sade est bien la preuve du caractère abusif des internements pratiqués durant cette période, relevant tout autant de sanctions politiques, morales ou familiales que de l’aliénation mentale.
    • Krafft-Ebing, médecin allemand, précurseur de la sexologie moderne, donne à la fin du 19ème siècle, un statut scientifique au concept de sadisme, comme antonyme de masochisme pour désigner une perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui.
    • Le libertinage de Sade a essaimé au 20ème siècle dans les esprits et les pratiques … à tel point qu’il a été établi un Prix Sade, fondé par Beigbeder, récompensant une œuvre littéraire éclairant de façon remarquable la sexualité, libertine ou de Monsieur-Tout-Le-Monde. Ont été récompensés par exemple Catherine Millet, Alain Robbet- Grillet (le plus connu sûrement, laissant sa veuve Catherine défendre sa mémoire et son oeuvre), Christine Angot, Ruwen Ogien ou Jonathan Littell (également auteur des Bienveillantes, pavé sur les horreurs persécutoires, les massacres atroces des nazis).
  • La réglisse et le houblon de la bière, que vous pouvez choisir sans alcool, permettent de réduire la production de la téstostérone, hormone masculine utile à la reproduction de l’espèce humaine sans laquelle elle ne serait pas possible, vous autorisant à diminuer votre libido et à moins courir après ces Dames, ce qui pourraient vous transformer en porcs, ce qui est très mal vu chez les Musulmans et très décrié dans les Média occidentaux, toujours prompt à lapider publiquement (ou non) les sorciers prédateurs qu’ils ont dans le nez.

 

Psychiatrie & Cinéma. Pistes de réflexion.

  • Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971). Guerre des sexes.
  • Vol au dessus d’un nid de coucou de Milos Forman (1975). Film culte, incontournable, inspiré d’un roman, qu’il faut consulter aussi.
  • L’éveil de Penny Marshall (1990). Le neurologue Oliver Sacks réveille les post-encéphalitiques (maladie du sommeil) par la L- Dopa. Inspiré d’un livre-témoignage du Professeur Sacks, d’une érudition extraordinaire. Joué par Bob De Niro et Robin Williams.
  • Naked de Mike Leigh (1993). Psychiatrie et violences sexuelles, abus sexuels sur personnes vulnérables.
  • Elephant de Gus Van Sant (2003) et Bowling for Columbine de Mickaël Moore (2002), sur les massacres par armes à feu laissées en vente libre (véritable fléau propre aux US, dû en partie au lobbying de la NRA) par des Lycéens ou Etudiants déséquilibrés.
  • Fight Club de David Fincher (1990). Violences d’extrême-droite … avec Brad Pitt.
  • Alpha Dog de Nick Cassavetes (2006). Violences  d’extrême-droite … avec Justin Timberlake, Sharon Stone.
  • Un Français de Diasteme (2014). Violences d’extrême-droite …
  • Happiness Therapy de David O. Russell (2013). Sur la bipolarité. Thérapie sans médicaments.
  • Le dernier Roi d’Ecosse de Kevin MacDonald (2006). L’horrible dictateur sévèrement paranoïaque africain Amin Dada éliminant son entourage. Joué par l’époustouflant Forest Whitaker.
  • Ben-Hur de William Wyler (1959) avec Charlton Heston. Le prince Juif humain face aux lépreux …
  • On peut lire les chroniques du psy Serge Tisseron sur son site Web de certains films de cinéma qu’il a aimés.
  • Sur le cinema de l’antipsychiatrie, voir le site Web suivant :

 https://www.nova-cinema.org/prog/2004/76-cinemasile/antipsychiatry/

Imageries médicales.

  • PET-SCAN. Magnéto-Encéphalographie (l’un d’entre eux est visible à l’ICM lors de journées Portes Ouvertes).
  • Voir la bibliothèque média sur le Net du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique).
  • Découverte géniale et terrifiante à la fois : Lecture de la pensée/Détecteur de mensonges aujourd’hui possible, accompli en secret à peine masqué par l’Etat français, ce qui va lui donner un Prix Nobel de Physique/Médecine … à proposer par l’un des précédents lauréats. Un Nobel ouvrant la voie à de fantastiques avancées dans les investigations médicales, scientifiques en neurosciences sur les pathologies langagières, principalement les aphasies et les dysphasies, qui devront toutefois être sérieusement encadrées d’un point de vue éthique, le consentement du patient devant être acquis.

Budget de la Psychiatrie.

  • La Psychiatrie représente 8 % du total consacré à la Santé en France, soit 13 milliards d’€, autant que la part consacrée au Plan Cancer. Le remboursement des psychotropes, le plus souvent intégralement pris en charge par la Sécu dans le cadre du 100 % pour Affection de Longue Durée (ALD), véritable manne pour les Labos du Big Pharma, représente une part importante de ce poste budgétaire. La France, premier pays consommateur au Monde de psychotropes, qui mériterait de voir cette consommation baisser drastiquement.

Misère, pauvreté et troubles mentaux. Le Sans-Abrisme. Le grand (R)enfermement des pauvres. De Louis XIV au IIIème millénaire.

  • Les pauvres sont fragilisés, plus susceptibles que les autres de tomber malades. Ils doivent être protégés.
  • On estime le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de Pauvreté en France (≈ 900 €) à 8 millions. 630 000 personnes vivraient au seuil à 50 %.
  • On considère qu’une majorité de sans-abris souffrent de troubles mentaux, qui ne sont souvent pas correctement pris en charge, les psychiatres jugeant difficile le soin à cette partie de la population. Certains psychiatres font des maraudes (& ils n’ont pas honte …) pour s’occuper de leurs malades errants, vivants à la
  • Combien de prolétaires au bout du rouleau, usés, meurtris atterrissent pour pauvreté en psychiatrie ? Il y a même un grand hôpital breton accueillant les pauvres venus de Paris (Cf. article de Libération en 2018).
  • Il reste bien des choses à changer dans nos Sociétés … il faudrait faire en sorte que cette grande violence faite à l’homme (une des plus grandes) qui est de vivre à la rue prenne fin. Que plus personne ne soit obligé de vivre sous les intempéries sans presque aucun effet personnel, en étant de surcroît malade. Ce qu’on voit à Paris nous révolte toujours autant. Il y a toute cette misère qui nous fait mal. Changeons notre regard sur la pauvreté & la maladie. Il faudrait selon la sociologue Monique Pinçon-Charlot 10 milliards d’€ pour régler le problème de la grande pauvreté en France, ce qui représente une goutte d’eau dans l’Océan des budgets des Etats et des Chiffres d’Affaires/Bénéfices des grands groupes capitalistes et ce n’est pas une priorité gouvernementale. Cela devrait être une demande politique des Citoyens d’un pays, (les Sans-Abris étant bien souvent eux-mêmes trop démunis pour se révolter, il faut militer pour eux) … mais pour ça, vu l’avidité, la rapacité, l’égoïsme des riches, il faudra sûrement une Révolution ! Les Réformistes gouvernants proclamant une fin de ce fléau … qui se fera attendre encore longtemps.

 

  • « La pauvreté n’est pas un crime ! » (Slogan de la fondation Emmaüs, fondée par l’Abbé Pierre, une des principales et rares fondations s’occupant de la grande pauvreté en France).

 

 

Annexe. Paroles de la chanson de Brassens sur
l’ « esprit de clocher ».

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie Empalés une fois pour toutes sur leur clocher

Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher

Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète Ou du diable vauvert ou de Zanzibar

Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (…)

Mon Dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes Si on y rencontrait cette race incongrue

Cette race importune et qui partout foisonne La race des gens du terroir des gens du cru Que la vie serait belle en toutes circonstances Si vous n’aviez tiré du néant tous ces jobards Preuve peut-être bien de votre inexistence

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (…)

 

La semaine du cerveau, cycle de conférences au mois de mars organisée par la Société des Neurosciences.

Cycle annuel populaire de conférences depuis 1999 dans toute la France au mois de Mars de vulgarisation par les chercheurs organisés par la Société des Neurosciences : La semaine du cerveau. Voir leur site Web.

 

A signaler : De superbes pages (les plus belles) de psychiatrie écrites sur la biographie de Henri Ey, le « pape de la psychiatrie » française, un de ses plus grands théoriciens, par le psychiatre Patrick Clervoy (psychiatre militaire, professeur agrégé du Val-de- Grâce, spécialiste du stress et du traumatisme psychique) dans sa thèse :

Henri Ey, cinquante ans de psychiatrie en France

(les empêcheurs de tourner en rond, 1997).

Très bonnes discussions dans ce livre sur l’Antipsychiatrie et les abus psychiatriques de l’URSS de Brejnev. On savait que Don Quichotte était fou, mais Henri Ey a mis les mots de sa science sur son cas.

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Au centre du harcèlement, la manie délirante (manie-chaos), ou psychose logorrhéïque. Euphorie morbide. Joie euphorique.

Pour décrire ça un peu rapidement, les maniaques n’arrêtent pas de parler, parfois de façon très rapide, fatiguant l’interlocuteur (le rendant malade, déprimé), qui n’a rien demandé sinon le droit d’être laissé tranquille … signe d’une « joie euphorique », d’une euphorie morbide.
On dit des SS qu’ils étaient obscènes de santé. La psychose maniaque n’est pas avec spectre autistique comme les psychoses schizophréniques.

Cette logorrhée très irrespectueuse suffit à écarter les Drucker qui pourtant insistent …

Il existe une publication dont je cite les extraits ici :
Etat maniaque et état d’agitation : Une étude diachronique. Par des psychiatres de Maison-Blanche. Elle aborde les notions suivantes :

  • Tachypsychie.
  • Ludisme.
  • Désinhibition.
  • Hypersyntonie.
  • Logorrhée d’intensité maniaque.
  • Psychopathie.
  • Impulsivité.
  • Chant, incohérence, Cris, Désordonné.
  • Rire.
  • Extravagance.
  • Loquacité.
  • Scandale.
  • Attroupement.
  • Quérulence obscène-ordurière.
  • Violence.
  • Hystérie.
  • Troubles du caractère.
  • Exubérance.
  • Grivoiserie.
  • Agitation.
  • Excitation.
  • Etats d’agitation.
  • Prodigalité.
  • Turbulence.
  • Désordre-désordonné.
  • Délire, délirant.
  • Plaisanterie.
  • Facéties.
  • JACASSERIE.
  • Opposition.
  • Hostilité.
  • Subexcitation.
  • Agressivité. Agressivité importante.
  • Atypique.
  • Psychose périodique.

Publication très éclairante :
La manie : apports historiques et réflexions psychanalytiques.
Mania: Historical contributions and psycho-analytics reflections.

par Nicolas Brémaud (Psychologue clinicien, docteur en psychopathologie, Membre associé du Laboratoire recherches en psychopathologie « Nouveaux symptômes et lien social » de l’Université de Rennes).

Résumé. Objectifs. –L’auteur vise à montrer en quoi la manie ne peut être considérée comme un simple « trouble de l’humeur » mais bien plutôt comme relevant du champ des psychoses. Méthode. – Une revue de la littérature aidera le lecteur à saisir le passage entre la manie-chaos, la manie-folie– décrite dans le menu de ses symptômes au cours du 19ème siècle – et la manie pensée, notamment avec Henri Ey, lecteur de L. Binswanger, puis avec J. Lacan. Résultats. – On découvre qu’un certain nombre de traits dits typiques de la manie (euphorie, excitation, fuite des idées, etc.) sont à considérer comme des phénomènes élémentaires psychotiques dus à l’absence de point de capiton dans la chaîne du langage. Le caractère de « fuite », présent dans toute la symptomatologie de la manie, met en relief la dimension de la pure métonymie, l’absence du caractère métaphorique du langage, la « non-fonction de l’objet a », selon l’expression de Lacan, signant ainsi la structure psychotique de la manie. Le sujet dérive dès lors sans frein dans la chaîne des signifiants. Discussion. – Est donc discutée l’appartenance de la manie au registre de la psychose, sur le caractère délirant de la manie, sur ce que l’on peut considérer comme délirant dans cette psychose qui semble pourtant se démarquer nettement d’autres formes de psychoses. Est discuté également le lieu de localisation de la jouissance au regard de la schizophrénie et de la paranoïa. Conclusion. –Manie et folie, manie et délire, étaient confondus au 19ème siècle. Aujourd’hui on l’évoque peu, ou alors on l’évoque comme « trouble de l’humeur ». Pourtant un certain nombre d’éléments (la dimension métonymique du langage, l’absence de « point de capiton », etc.) permettent de l’envisager comme une psychose.

1.     Introduction.

La manie, nous le verrons, est une psychose, qui ne doit pas être réduite à un « trouble de l’humeur » –, la manie semble avoir assez peu le vent en poupe.

Alors qu’à une époque (19ème siècle) la quasi-totalité des travaux portait sur la manie (raisonnante, délirante, sans délire, etc.) puisque manie et folie se confondaient, aujourd’hui elle a quasiment disparu des manuels de psychiatrie.

2.     Revue de la littérature : 19ème siècle.

Faire l’histoire de la manie serait faire l’histoire de la folie, les deux termes ayant été longtemps synonymes.

Pinel [3]. En 1809, celui-ci tente de préciser les contours de la manie : La manie, espèce d’aliénation la plus fréquente, se distingue par une excitation nerveuse, ou une agitation extrême portée quelquefois jusqu’à la fureur, et par un délire général plus ou moins marqué, quelquefois avec les jugements les plus extravagants, ou même un bouleversement entier de toutes les opérations de l’entendement.

Esquirol va serrer « de plus près le sens du terme “manie” sans toutefois le préciser complètement » [5].

« une affection cérébrale, chronique, ordinairement sans fièvre, caractérisée par la perturbation et l’exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté » [6].

Le tableau du maniaque est en effet pour Esquirol celui d’un malade « qui présente l’image du chaos, dont les éléments mis en mouvement se heurtent, se contrarient sans cesse pour augmenter la confusion, le désordre et l’erreur (…). Les sensations, les idées, les images se présentent à son esprit sans ordre et sans liaisons (…) ; il ne peut fixer son attention sur les objets extérieurs (…).

Avec Georget en 1820, la manie prendra très nettement un caractère délirant :

C’est un « délire général, s’étendant à tout ; sensations, idées rapides, confuses, incohérentes, avec exaltation, agitation, exprimées par des mouvements désordonnés, des cris, des chants, des menaces ou de la fureur. Le maniaque semble vivre dans un autre monde (…). L’exercice des facultés intellectuelles offre l’image du chaos » [7].

Chez un très grand nombre de maniaques, le délire est général, les idées sont sans fixité, mais sans qu’on puisse y remarquer la prédominance d’une pensée quelconque » [8].

Là encore, donc, comme chez Georget, le caractère délirant est mis en avant, et les symptômes communs à toutes les formes de manie restent essentiellement l’excitation, l’exaltation, la labilité des idées, etc.

Dans les années 1850–1851, J.-P. Falret [9] désignera lui aussi les maniaques comme des sujets « atteints d’aliénation générale avec excitation ».

Ici, « penchants, sentiments, intelligence, volonté, toutes les facultés bouleversées présentent l’image du chaos. Une agitation intérieure, source de l’agitation extérieure, produit un tourbillon d’idées, de sensations, d’impulsions, d’émotions, qui ne permet de se fixer nulle part, et qui enlève à l’esprit toute liberté de choix (…). C’est un état de suractivité de l’intelligence, dans lequel les idées surgissent si vives, si animées et si nombreuses, qu’elles échappent à toute règle et à toute combinaison ».

C’est encore la manie-chaos, la manie-folie, mais Falret – qui a su écouter les malades, la forme de leur discours – insistera judicieusement sur la question des associations d’idées, effectivement si spécifiques aux maniaques : « l’association des idées, qui joue un très grand rôle dans ce délire, est constamment en action ; mais il est digne de remarque que les idées se lient beaucoup plus par les rapports secondaires de mots et de sons que par les rapports logiques ; souvent même, il semble qu’aucun lien n’unisse entre elles les idées qui paraissent surgir spontanément ; mais cette incohérence est plus apparente que réelle, et tient à ce que le travail de la pensée est plus rapide que sa manifestation, et à ce que beaucoup de chaînons intermédiaires échappent à l’observateur ».

Foville (fils), en 1875, considère que la manie doit être absolument distinguée du délire maniaque. Pour l’auteur le délire maniaque est un « état général d’exaltation des idées, des sentiments, des actes » qui s’observe « dans plusieurs formes d’aliénation mentale » [12]. Aussi le délire maniaque n’est-il dans sa conception « qu’un symptôme accidentel, temporaire ou accessoire ». Il distingue donc le délire maniaque de l’entité « manie simple » (ou « essentielle ») qui est « le type de la folie générale avec excitation (…). L’exaltation maniaque en constitue le symptôme principal et spécifique ». Les symptômes les plus repérables de la manie demeurent l’agitation, l’incohérence, l’extrême rapidité des associations, et pour Foville contrairement à d’autres « les hallucinations et les illusions sont l’un des symptômes les plus fréquents ». Dans l’excitation maniaque les symptômes sont « beaucoup moins accusés », à l’état d’esquisse simplement : « Ce n’est pas l’état normal, et il est difficile cependant de dire que ce soit un état de maladie ». Quant à B. Ball (1880), il définit également la manie dans sa onzième Leçon comme un délire généralisé, avec surexcitation, besoin irrésistible de mouvement, de parler, mobilité des idées, etc. [13].

La pensée est envahie par un « déluge d’idées, un torrent d’images et de souvenirs », le sujet se montrant « incapable de fixer son esprit sur un objet quelconque ».

C’est ici l’un des critères majeurs de la manie : Le « défaut d’attention ». Toutefois, si la mobilité, la labilité de la pensée, le défaut d’attention caractérisent la manie, il ne faudrait pas en conclure selon Ballà une forme d’incohérence, car « les idées s’attirent suivant les lois normales de l’association des idées ». Par contre, « l’esprit fait des sauts, des bonds (…), les malades changent de sujet à chaque instant », ils sont d’une « loquacité intarissable », ce qui donne parfois à l’interlocuteur le sentiment d’une incohérence ou d’une forme de confusion mentale.

Déjà en 1865, W. Griesinger y avait consacré une cinquantaine de pages dans son Traité des maladies mentales [14] ; il y distinguait notamment la manie de la monomanie exaltée.

En 1888, H. Schüle [15], dans son Traité clinique des maladies mentales, séparait quant à lui la manie en deux groupes : dans un premier groupe (« manie douce ») « il y a conservation relative de la conscience ; les mouvements semblent intentionnels, et les idées s’enchaînent logiquement (…). Dans le deuxième groupe, la conscience est primitivement altérée, et ce trouble profond peut être comparé à un état de rêve ; la direction psychique se perd (…) ».

Krafft-Ebing [16], en 1897, répartit lui aussi la manie en deux formes cliniques, qui ne diffèrent que par leur degré : l’exaltation maniaque et la fureur maniaque. L’exaltation maniaque se présente comme « un phénomène d’état. Comme telle elle représente un stade prodromique ou de rémission de la folie furieuse, ou un stade de transition de la folie circulaire et hystérique ».

Quant à la folie furieuse, la « fureur » y apparaît comme un « simple symptôme ; la folie furieuse est un état morbide déterminé et appartenant au cadre de la manie (…). Le symptôme déterminant de la folie furieuse, c’est l’accélération des opérations psychiques qui peuvent devenir échevelées en même temps que le Moi du malade a perdu toute direction », et les phénomènes les plus importants « sont représentés par les symptômes de la sphère psychomotrice ». Il faut bien sûr lire également la belle leçon que donnera plus tard (1907) E. Kraepelin sur « L’excitation maniaque » (la manie y est conçue comme une « phase de la folie maniaque-dépressive ») [18].

3.     Du Traité de G. Ballet (1903) au Précis d’E. Régis (1923).

Pour poursuivre avec la littérature française sur ce sujet, venons-en maintenant au grand Traité de pathologie mentale [19] de G. Ballet (1903). D. Anglade y considère que « la manie est l’expression la plus saisissante de la désorganisation psychique ». Le remarquable, chez le maniaque, c’est que « rien n’est dissimulé. Un besoin immodéré de penser, de parler et d’agir se donne libre carrière », Anglade rappelant alors un mot de Magnan qui proposait, pour le maniaque, la formule : « tout au dehors ». Sur le plan du délire, l’auteur constate que les idées délirantes n’ont qu’une « place secondaire » dans le tableau clinique, et ne sont pas systématisées ; quant aux hallucinations, elles semblent « plus rares ».

Pour Anglade, le maniaque manque de frein. En effet, « ce qui caractérise l’état mental du maniaque, c’est l’irritabilité, l’impossibilité de fixer l’attention, l’incohérence de la pensée, qui résulte d’une trop grande rapidité dans la succession et l’association des idées ». La volonté, dans la manie, ne réfrène rien, elle paraît impuissante : l’« action frénatrice devient impossible et fait place à l’automatisme cérébral » (logorrhée, fuite des idées, etc.).

Travaux de Kraepelin (édition du Traité de 1904) : « le caractère symptomatique qu’il remet en valeur n’est pas compris de manière aussi superficielle que par les anciens auteurs. Son analyse est minutieuse, elle ne se borne pas à cette apparence toute extérieure qui suffisait à Pinel ; il dissèque les accès, et arrive ainsi à faire reconnaître que chaque forme de manie ou de mélancolie présente trois éléments : pour la manie ces éléments sont : 1) la rapidité des idées ; 2) l’élévation de l’humeur ; 3) le besoin d’activité ».

Binet et Simon se montrent ensuite critiques vis-à-vis des auteurs qui ont trop insisté sur l’excitation psychomotrice dans la manie :

« les auteurs, trop souvent, schématisent à outrance ; décrivant un accès de manie, ils insistent à l’excès sur l’excitation psychomotrice. C’est un des symptômes, ce n’est pas le seul. Le maniaque en présente fréquemment d’autres qui sont d’un caractère tout différent, des hallucinations par exemple, des conceptions délirantes, des idées de grandeur, des idées de persécution, des préoccupations hypocondriaques, toute une symptomatologie agitée et confuse (…) ».

Dans le fond, pour Binet et Simon, le « degré extrême d’excitation » si caractéristique dans la manie, « intéresse tous les appareils : intelligence, motilité, affectivité » (« l’excitation est l’état fondamental » de la manie). On note une abondance de paroles, de gestes, de cris. Du côté de la parole par exemple, c’est « un flux de paroles que vous ne pouvez interrompre », « c’est le hasard des associations d’idées, c’est le coq-à-l’âne le plus échevelé ».

L’un des points importants à relever, selon les auteurs, pour le diagnostic différentiel, est le suivant : « même au plus fort de son agitation, il reste encore en communication avec nous ». Mais c’est une « incohérence d’idées », c’est un sujet qui semble avoir perdu tout contrôle, qui a perdu « la direction » – ce qui peut amener à le confondre avec une confusion mentale –, un sujet qui laisse tomber à qui veut l’entendre « des idées détachées, fragmentaires, dont l’ensemble est dénué de sens ».

Séglas, dans une intervention faite à la Société médico-psychologique (27 juin 1910), expose ses idées sur la manie. Il reprend les symptômes typiques des différentes formes de manies : 1) petits accès d’excitation à forme raisonnante ; 2) type maniaque proprement dit ; 3) exclusivité des troubles du mouvement, ces symptômes étant : euphorie, gesticulations, désordres des actes, logorrhée incessante, fuite des idées, assonances, mobilité des impressions et des sentiments, succession d’actes incoordonnés, etc. Dans toute la symptomatologie de la manie (symptomatologie qui recouvre essentiellement l’agitation motrice, la fuite des idées, et l’euphorie), Séglas va s’arrêter plus spécialement sur un seul symptôme, celui qui concerne « l’état affectif », à savoir : « l’euphorie, l’exaltation du moi ». D’ailleurs il adhère à l’idée de Kraepelin, qu’il cite : « l’inconstance de caractère et la fréquente variabilité de l’humeur sont seules caractéristiques de la manie ».

Début de 20ème siècle, celle d’E. Régis [22] et de son célèbre Précis de psychiatrie (1923). Régis subdivise la manie en manie aiguë (typique, et subaiguë : excitation maniaque, hypomanie), et manie chronique (simple, et avec délire systématisé secondaire). Pour aller à l’essentiel, disons que pour Régis la forme typique de la manie (aiguë) consiste en une « psychose généralisée caractérisée par une surexcitation psychique violente et désordonnée ». Ici, c’est comme si le fonctionnement mental était « soustrait au contrôle de la volonté », lequel paraît « opérer au hasard et sans frein ». Il en résulte dès lors un « défaut d’enchaînement dans les idées (…), et une suractivité de l’association automatique des représentations mentales ». L’une des thèses qui est affirmée est qu’« il n’y a pas à proprement parler de délire chez les maniaques », le délire y est quasi impossible du fait de la « mobilité extrême des idées ».

4. Henri Ey (1954) : la production subdélirante dans la manie.

C’est donc à partir de la seconde moitié du 20ème siècle, que l’on va pouvoir lire, sous la plume d’Henri Ey, l’étude la plus complète sur la manie (en France du moins), à savoir l’Etude psychiatrique n◦21 [5]. La manie, en effet, y est là pensée. Elle n’est plus simple collection de symptômes, mais « forme d’existence tumultueuse », une « modalité de déstructuration de la conscience », Henri Ey s’attachant avant tout à caractériser l’« être maniaque », qui peut être résumé par ces deux termes : « jouer et jouir ». Tâchons ici de tirer les idées fortes de cette étude longue de soixante-dix pages. D’abord, Henri Ey part d’une définition : « on appelle classiquement “manie” un état d’excitation psychique caractérisé par l’exaltation de l’humeur et du ton affectif, l’agitation motrice et une extrême volatilité de la vie psychique ». À partir de là, il va détailler dans un premier temps l’aspect, l’attitude, la présentation du maniaque. Ensuite, il s’intéresse à l’excitation psychomotrice et au langage maniaque. Sur ce dernier point, qui nous intéresse particulièrement, Ey souligne que le langage comporte des symptômes très « frappants », très caractéristiques : « ellipses, jeux de mots, assonances, exclamations, onomatopées », etc. Le langage du maniaque y est décrit comme « flot de paroles, logorrhée, volubilité, bavardage oiseux, prolixe, qui se dévide sans fin en propos digressifs ». Cette agitation, cette précipitation sur le plan du langage, se retrouve aussi sur le plan moteur, dans la mimique, la gestuelle, une agitation qui « empêche l’accomplissement des actions ordonnées et régulières ». C’est ici qu’Henri Ey fait intervenir la dimension du « jeu » maniaque, car dans cette agitation, dans cette « activité stérile (…) le malade se dépense frénétiquement comme un enfant ; il “joue” des scènes, improvise des scénarios, des dialogues (…). Le maniaque se divertit d’éléments, d’objets et de situations empruntés au monde extérieur : il se plaît à manipuler la réalité, il s’amuse avec les personnes de son entourage (…). Il n’est pas rare de voir les maniaques jouer “comme un enfant”, prendre un langage puéril (…) ». Henri Ey n’évoque pas à proprement parler la manie chez l’enfant – sujet peu traité –, mais il souligne que « c’est à la pensée de l’enfant que nous renvoie la manie, à cette forme d’existence de jeu, d’entrain endiablé et d’insouciance qui fait du maniaque un petit enfant qui déploie son existence dans les espiègleries et l’exubérance d’une vie affective effrénée ». Il faut signaler ici que ce point avait été relevé en 1911 par K. Abraham dans son étude sur la « folie maniaco-dépressive » [25] : « l’absence d’inhibition [chez le maniaque], écrivait Abraham, donne accès à des sources de plaisir anciennes jusqu’alors réprimées : c’est par là que la manie nous découvre ses racines infantiles (…). Un certain nombre de traits authentifient la ressemblance de la manie avec la psyché enfantine » (absence de contrainte logique, jeux de mots, « intérêt pour le son des mots au détriment de leur sens », plaisanteries diverses permettant au sujet d’accéder à des « jouissances habituellement réprimées », gaîté insouciante, etc.).

Après le chapitre consacré à l’excitation psychomotrice du maniaque, Henri Ey traite de la tachypsychie, de la fuite des idées. Si la pensée et le débit verbal du maniaque sont rapides, cette pensée selon Henri Ey prend un caractère de superficialité : l’attention (« le malade va d’une idée à l’autre sans pouvoir se fixer sur aucune »), la concentration, la réflexion étant particulièrement altérées, la pensée semble rester en surface. La « fuite des idées » doit être conçue selon Ey comme « une forme d’existence tumultueuse » : c’est un « tourbillon sans fin, sans but et sans ordre, emportant dans son mouvement vertigineux les images qui foisonnent, les mots qui se pressent, les souvenirs qui affluent (…) ». Cette forme d’existence constitue « le fond même de l’état maniaque, c’est-à-dire les relations du maniaque avec son Monde ». Le quatrième point abordé par Henri Ey est relatif à « l’anarchie instinctivo-affective ». Le sujet maniaque se caractérise en effet par la « triomphante orgie que la vie émotionnelle prend comme une revanche ou une révolte contre les instances de contrôle et de contrainte ». Le cinquième point concerne la question de la « production subdélirante ». Si classiquement l’on n’évoque guère – ou pas du tout – le délire dans la manie (comme si elle n’était qu’un « trouble de l’humeur »), Ey quant à lui considère qu’il y a indubitablement délire, ou du moins production subdélirante, délire naissant. Ainsi : « même dans les manies les plus simples et les plus pures, la “fuite des idées”, l’exaltation imaginative, les propos narratifs et inventifs, la fabulation, et surtout la fantaisie ludique des rapports qui lient le Monde au Moi du maniaque sont déjà un délire naissant, c’est-à-dire valent déjà pour une certaine distorsion de la réalité vécue et pensée ». Là où, dans les autres formes de psychoses délirantes, les conceptions, les constructions délirantes paraissent sinon systématisées, du moins persistantes et « fixes », dans le délire maniaque, dans la « fabulation verbale » du maniaque, les constructions délirantes demeurent généralement fugaces, mobiles, et floues. Disons que si pour Henri Ey la manie est bien une production « subdélirante », tous les degrés peuvent s’y rencontrer. Sur le terme même de « délire », pour la manie, Ey se montre prudent. S’il fallait caractériser la dimension délirante dans la manie, qui se démarque, on l’a dit, très sensiblement des délires d’autres psychoses (paranoïa, mélancolie, schizophrénie), l’on pourrait dire au fond que « c’est plutôt l’apparence du délire que l’on rencontre dans les états maniaques. On pourrait en effet, en faisant toutes réserves sur le mot délire, que nous estimons ici être inexact, dire que le délire maniaque est un délire de rêverie et de jeu ». Ici, Ey va préciser ce qu’il entend par ce « jeu délirant idéo-verbal » du maniaque. L’expression est intéressante et pertinente cliniquement, mais est-elle suffisante pour établir un diagnostic différentiel ? Il semble que la dimension délirante du maniaque réside dans un « défaut de liaison conceptuelle des représentations », dans la « substitution aux liens logiques de relations de moindre valeur telles que réminiscences verbales », dans les « associations par assonances, inductions rythmiques ». Par ailleurs, du côté de ce que Ey nomme « structure positive de la manie », l’on retrouve aussi dans le comportement de jeu : gesticulation, mimique, grimaces, maniérisme, emphase, puérilité, etc. Toute cette symptomatologie ne peut-elle pas se retrouver également dans certains tableaux de schizophrénies ? De même, pour le maniaque « le monde n’est pas sérieux, ses fantaisies sont vécues comme une réalité sans réalité (…) », et au final la manie caractérise cette « impossibilité d’adhérer au vrai réel ». Autant d’expressions qui là encore peuvent faire songer à d’autres formes cliniques de psychoses. Mais laissons cette question en suspens pour l’instant. Ainsi la manie est-elle délirante au sens donné plus haut par Henri Ey, mais son degré de « déstructuration de la conscience » serait moindre que celui rencontré dans d’autres psychoses. Toutefois, bien que moindre, la manie fait valoir sans conteste pour Henri Ey une « modification structurale de la conscience d’un niveau de dissolution globale et non point (…) d’un trouble fonctionnel isolé (« attention » ou « humeur »). En réalité c’est la structure générale de l’esprit qui est bouleversée, la pensée (…) s’étale en surface ». Tout ceci, tout ce qui précède, concerne spécifiquement la manie dite « typique ».Dans un second temps Henri Ey va traiter des manies « atypiques » (délirantes et hallucinatoires, confuses et incohérentes, chroniques). Les symptômes classiques vus plus haut (fuite des idées, logorrhée, euphorie, etc.) sont « renforcés » dans la manie délirante et hallucinatoire. Mais l’essentiel pour Ey est de mettre surtout en relief ce que Séglas avait nommé « délire verbal », un délire « mobile fait de redondance verbale, de “clinquant” », dit Henri Ey, une « verbosité délirante qui ne suppose qu’un minimum d’organisation thématique ». En accord avec certains auteurs vus précédemment (entre autres Marcé, Foville), Henri Ey constate qu’il y a des cas de manies qui constituent de « véritables expériences délirantes et hallucinatoires ». Il cite alors le sentiment d’élation et de toute-puissance, le délire d’influence, l’idéation exaltée, ces sujets qui se sentent habités par un esprit divin, la présence de thèmes délirants prophétiques et mystiques, parfois d’idées de persécution, ou d’idées hypocondriaques. Il précise enfin le mécanisme d’édification de ces délires maniaques : Généralement, il est « verbal, fabulatoire, imaginatif, intuitif et interprétatif ». Il n’a jamais été évident, pour quiconque, de se prononcer précisément sur la question du délire dans la manie – sur sa « nature », son « contenu », sa « spécificité » –, de repérer ce qu’il pouvait y avoir de délirant dans la manie. L’on a vu que même pour Henri Ey cet exercice ne semblait pas aller de soi. Lorsqu’on évoque les possibles délires d’influence dans la manie, les idées délirantes prophétiques, hypocondriaques, leur « mécanisme » intuitif ou interprétatif, etc., on ne peut s’empêcher de penser que les frontières – si frontières véritables il y a – d’avec les autres formes de psychoses semblent bien minces. Le diagnostic différentiel avec la confusion mentale, de même, apparaît de plus en plus compliqué : « entre confusion et manie, écrit Henri Ey, il y a une différence de niveau (…). Il ne peut, bien entendu, s’agir de deux maladies distinctes (…). La clinique nous offre tous les jours des cas où le diagnostic entre manie et confusion est strictement impossible ».

À bien y réfléchir, de toute cette symptomatologie parfaitement décrite par les classiques, comme par Henri Ey, il ressort que l’excitation psychique, l’agitation motrice, l’exaltation de l’humeur, et même la labilité extrême de la pensée, la « fuite des idées », etc. se rencontrent aussi – plus ou moins durablement, de façon plus ou moins marquée – dans d’autres formes de psychoses. Alors sur quoi mettre l’accent ? Qu’est-ce qui, spécifiquement, nous permettrait de rendre compte de la manie comme relevant du registre de la psychose ? Car c’est là un point incontournable et une question éthique, utile et même nécessaire pour la pratique ; il est en effet très différent de considérer la manie comme un trouble de l’humeur ou de la considérer comme appartenant au champ des psychoses.

5. J. Lacan : la manie, retour mortel du langage dans le réel.

Un élément est à souligner. Il concerne la fameuse « fuite » (des idées). Au fond, la « fuite »n’est justement pas seulement celle des idées ; la « fuite » semble concerner la manie tout entière, si l’on peut dire ; elle signe même à notre sens la structure de la manie dans son ensemble ; une sorte de fuite en avant qui s’exprime autant dans le registre des idées (idéorrhée), de la parole (intempérance de langage, logorrhée, lallomanie), des diverses productions (graphiques ou autres) que dans le registre du comportement, des actes maniaques. Tout est fuite, tout semble fuir sans aucune retenue. J. Oury disait que « dans l’existence maniaque il y a trop d’ouvert » [30], et cela semble effectivement tellement « ouvert » que rien ne semble pouvoir venir colmater cette fuite. La question qui se pose alors est la suivante : Qu’est-ce que cette fuite ? Que nous indique-t-elle du sujet, et de sa structure ? Fuite de quoi et devant quoi ? La désinhibition, l’euphorie (la dite « joie »maniaque), l’excitation, l’exaltation, l’élation maniaques, sont les manifestations, les symptômes les plus visibles, et les plus typiques de la manie.

Mais interrogeons-nous sur ce que nous indique, et ce que nous enseigne cette « excitation » du point de vue de la structure. Lacan disait en 1970 : « Suivre la structure, c’est s’assurer de l’effet du langage » [31]. Eh bien en ce qui concerne la manie, en ce qu’il nomme plus précisément « l’excitation maniaque », Lacan considère que cette « psychose » (il emploie le terme) rend compte très spécifiquement du « retour dans le réel de ce qui est rejeté du langage », et que ce retour dans le réel se fait même « mortel » [32]. Le « retour dans le réel » chez Lacan, on le sait, renvoie à la psychose, dans la mesure où ce qui ne fut pas symbolisé (forclusion, et non refoulement ou déni) resurgit, revient tôt ou tard – pas toujours mais souvent – faire son apparition dans le « réel » (l’exemple princeps est celui des hallucinations). Ce « retour » dans le réel, qui peut être entendu comme un effort de localisation de la jouissance – qui, sans cela, se trouve débridée, dérégulée – connaît des variations selon la structuration du sujet, selon son rapport à l’Autre, au langage, au corps, etc. On peut dire, et constater cliniquement, que ce « retour », cette localisation de la jouissance, se fait principalement dans le corps du côté de la schizophrénie (phénomènes hypocondriaques, délire de corps, vécus de dissociations, « langage d’organes » selon les mots de Freud), et dans l’Autre du côté du paranoïaque (l’Autre omniprésent et omniscient le persécute, le regarde, l’observe, le commande, le menace, etc.). Nous allons voir où, dans la manie, se localise la jouissance. Prenons notre point de départ en amont de cette référence au texte « Télévision » qui date de 1973. Dans les années 1955–1956, dans son séminaire sur Les psychoses, Lacan posait la question : « comment un discours tient-il debout ? » [33]. Dans la psychose en effet, de manière générale l’auditeur peut rapidement se dire : « Ca ne tient pas debout ! ». Et dans la manie il est bien difficile de suivre les propos du sujet tant le rythme de la parole s’accélère, tant les idées passent subitement de l’une à l’autre. Lacan répond qu’un discours ne peut tenir debout sans le « point de capiton ». Sans ce point de capiton, ça ne tient pas debout, et alors « le sujet dépersonnalise son discours » [33]. Et précisément, le Nom-du-Père est le point de capiton essentiel, celui qui fait tenir l’ordre symbolique, qui lui donne un cadre, qui fait entrer le sujet dans un processus d’historisation, (« le Nom-du-Père a la fonction de signifier l’ensemble du système signifiant » [34]), c’est l’élément qui fait « point de capiton entre le signifiant et le signifié » [33], qui établit et maintient cet équilibre, arrêtant ainsi le glissement de la signification, laquelle sans cela peut fuir indéfiniment. Dans la psychose, cet élément, ce signifiant Père étant forclos, rejeté de l’univers symbolique du sujet, « le signifiant et le signifié se présentent sous une forme complètement divisée » [33] ; il y a séparation, non articulation, absence du ciment entre signifiant et signifié. Une référence connue de Lacan au sujet de la manie se trouve dans le séminaire X sur L’angoisse. Lacan y avance ceci : « dans la manie (…) c’est la non-fonction de a qui est en cause (…). Le sujet n’y est lesté par aucun a, ce qui le livre, quelquefois sans aucune possibilité de liberté, à la métonymie pure, infinie et ludique, de la chaîne signifiante » [35]. Cet « objet » petit a qui est un « reste » réel, n’entrant pas dans le registre du symbolique, est produit lorsque le sujet entre dans le « discours ». Si tout sujet entre nécessairement dans le langage – car le monde des signifiants, le langage comme tel, préexiste à tout sujet – tout sujet n’entre pas nécessairement dans le discours, au sens du « lien social » (c’est la même chose pour Lacan). Le psychotique, hors discours, n’a pas perdu cet objet (objet « cause du désir »), et il l’encombre parfois terriblement. En tant qu’excès de jouissance, il va chercher à s’en délester, à s’en débarrasser, ou à le réguler de diverses manières, selon que cette jouissance fait retour dans le corps (schizophrénie), ou dans l’Autre (paranoïa). Dans la névrose, cet « objet a » vient lester le sujet, au sens, pourrait-on dire, où il lui donne un certain équilibre, une certaine homéostasie, une assise dans la réalité commune ; on peut dire que le sujet a « les pieds sur terre ». Dans la manie ce « hors discours » se vérifie particulièrement dans le rapport du sujet au langage, sans frein, un sujet qui se trouve dispersé, comme lâché sans filet dans la chaîne signifiante. Se délester de l’« objet » qui le fait souffrir apparaît comme un moyen de lutter contre une tristesse et une douleur profondes, contre un noyau mélancolique peut-être : « la manie, disait Freud, n’a pas d’autre teneur que celle de la mélancolie ; les deux affections sont en proie au même “complexe”, qui écrase probablement le moi dans la mélancolie, alors que dans la manie le moi le surmonte ou l’écarte » [36]. C’est en ce sens que pour Freud on ne peut séparer en soi l’étude analytique de la manie de celle de la mélancolie (« il est exigé, écrit-il toujours dans Deuil et mélancolie, d’étendre à la manie une explication analytique de la mélancolie »). Ce qui l’amène à penser ainsi les choses, c’est que la clinique nous montre fréquemment – pas toujours, certes, mais souvent – que « la particularité la plus singulière de la mélancolie (…) c’est sa tendance à se renverser dans l’état dont les symptômes sont opposés, la manie » [36], ce renversement étant pour Freud une forme de « destin » de la mélancolie. Ce « délestage », donc, pour y revenir, procure alors au sujet une excitation, un sentiment d’euphorie, qui ne trouve aucune limite, ni dans l’Autre, ni chez l’autre (voir le texte de Freud Deuil et mélancolie : « le maniaque nous démontre de façon évidente – en partant comme un affamé en quête de nouveaux investissements d’objet – qu’il est libéré de l’objet qui l’avait fait souffrir » [36]). D’ailleurs, le maniaque n’attend pas la réponse de l’Autre ; il ne fait pas « communication », il n’entre pas dans la communauté, dans le dialogue, et l’on pourrait sans doute y découvrir une forme d’ironie sur la langue, ironie que l’on rencontre de facçon assez typique dans les cas de schizophrénies (la « chaîne » signifiante du sujet maniaque se réduit ainsi à ce qu’on pourrait appeler une pure jouissance). La métonymie « pure » du maniaque attaque la grammaire, la syntaxe, les relations de signifiants à signifiés, et cette métonymie « pure » de la chaîne signifiante– qui met en relief l’absence de métaphore – a nécessairement des conséquences sur les rapports du sujet non seulement au langage, mais aussi bien à l’ensemble de ses rapports au « monde », aux autres notamment (au lien social), et des conséquences sur sa jouissance, puisqu’elle n’est pas prise, pas enserrée dans le maillage symbolique des signifiants. La non-fonction de l’objet a, le fait qu’il ne soit pas « séparé » – et avec les effets produits sur les rapports du sujet au signifiant (l’emballement métonymique notamment, dans la manie) et sur la jouissance – vient signer la structure psychotique de la manie. Nous proposerions de considérer non seulement la manie comme une psychose, mais comme une psychose déclenchée, et même sans doute délirante en certains cas. Cette dimension délirante est certes moins visible, moins lisible que dans la paranoïa, la mélancolie ou la schizophrénie. Des auteurs avancent pourtant qu’« en général, les manies sont délirantes » [37], et même que dans le fond « la manie pure où se perd le frein du sens, c’est rare » [38]. Dès lors, et considérant avec Lacan que « les phénomènes élémentaires ne sont pas plus élémentaires que ce qui est sous-jacent à l’ensemble de la construction du délire », que délire et phénomènes élémentaires ont la même structure, que « c’est toujours la même force structurante qui est à l’oeuvre dans le délire, qu’on le considère dans une de ses parties ou dans sa totalité » [33], il nous semble que l’on peut avancer ici que la manie présente un certain nombre de phénomènes élémentaires psychotiques parmi lesquels on pourrait ranger l’euphorie, l’humeur exaltée, l’excitation verbale et motrice, mais aussi les « coq-à-l’âne », la dérive métonymique en tant que trouble du langage psychotique. Le rapport au temps, vu plus haut, tout comme ces phénomènes éruptifs, soulignent tous la dimension de rupture, d’absence de liens, de discontinuité dans la vie du sujet, propre à la psychose. La « pure » métonymie, comme son nom l’indique,exclut quant à elle la possibilité métaphorique du langage, et exclut donc en soi l’élaboration d’une métaphore délirante – le délire – qui est montage, construction, assemblage organisé de signifiants, stabilisant plus ou moins durablement, plus ou moins efficacement, les rapports du signifiant au signifié. En ce qui concerne le chapitre « métaphore et métonymie » selon Lacan, nous n’entrerons pas dans le détail, mais rappelons simplement ceci que : « d’une façon générale, ce que Freud appelle la condensation, c’est ce qu’on appelle en rhétorique la métaphore ; ce qu’il appelle le déplacement, c’est la métonymie » [33]. Saisissons justement ce terme de « déplacement », qui convient particulièrement bien à la clinique du sujet maniaque, un sujet que l’on pourrait dire en effet constamment en déplacement. Un sujet en déplacement pourrait être une des définitions possibles du maniaque. Le côté « sans frein » déjà mentionné plus haut (« l’action frénatrice devient impossible », disait Anglade en 1903) n’est rien d’autre, ne reflète rien d’autre en effet que la « métonymie pure » du sujet maniaque, l’absence de point de capiton, la forclusion du Nom-du-Père, « l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage », « la relation d’extériorité du sujet au signifiant » [33], autrement dit ce fait cliniquement observable d’un sujet qui semble « habité, possédé par le langage » [33]. C. Soler le dit clairement : « la fuite des idées, cette logorrhée où se perd l’intention de signification au profit d’une juxtaposition de propos désorientés, qu’est-ce d’autre qu’une mise hors-jeu du capitonnage du sens du discours ? »[40]. Le point de capiton est un stop (un stop à la jouissance). À cet égard, C. Desmoulins remarquait pertinemment : « on pourrait dire de la manie que c’est une maladie de la chaîne signifiante, de la ponctuation, donc du point de capiton (…). Le maniaque procède par coq-à-l’âne, c’est-à-dire évite la ponctuation, le point de capiton » [37]. Aussi ce rythme effréné, cette« joie » de façade, cette euphorie d’apparence festive, en bref cette élation maniaque n’est pas autre chose que l’envahissement de jouissance qui procède des signifiants à la dérive, qui procède d’une chaîne signifiante réduite à la pure métonymie. Et cette « euphorie » n’est peut-être pas à mettre au compte du « jeu » et du « jouir », comme le pensait Henri Ey (cité plus haut). C’est le point de vue de C. Soler, qui admet que la formule d’Henri Ey est certes « belle, mais le maniaque n’est ni un joueur, ni un jouisseur » [40], articulant l’affect dépressif, la tristesse, à l’excitation maniaque dans son rapport à la forclusion. Pour clore ce chapitre, et pour répondre à notre question relative à la localisation de la jouissance dans la manie, on pourrait dire que la jouissance qui fait retour dans le réel, dans la manie, vient à se localiser non pas dans le corps, non pas dans un Autre persécuteur, mais dans la chaîne signifiante elle-même, dans la métonymie pure de la chaîne signifiante, avec ses effets de dispersion, de dissémination dans le langage, avec ses effets d’exaltation de la langue, d’une langue jouie sans limites.

6. Conclusion : le maniaque, pas si « joyeux » que ça.

Dans cette métonymie, dans cette juxtaposition dénuée d’orientation des éléments du langage, il faut y voir, selon cette perspective lacanienne, une succession de S1 (S1, S1, S1. . .) qui ne s’articulent pas avec les signifiants S2 qui introduisent le sens, la signification dans le discours (l’écriture S1-S2 étant l’écriture minimale pour désigner le discours, le lien social). C. Soler suggère ainsi que chez le sujet maniaque la dimension « festive et insouciante » de la parole, l’est du fait qu’elle est « libérée des contraintes de la sémantique, émancipée du réel qui est en jeu dans la grammaire ». Le sujet maniaque pourrait dès lors être défini comme celui qui se trouve « dispersé dans l’infini du langage qui le traverse », et la dimension de non-fonction de l’objet a, qui donne ce côté « libre » de toute contrainte, fait valoir dans son fond la mise en suspens, et même la mise à l’écart de l’instance interdictrice qu’est le Surmoi. En outre, cette succession de S1, la prise en masse intense de la jouissance dans le flot ininterrompu et sans limites des signifiants, valide ce fait que le sujet maniaque ne s’inscrit pas dans un « discours ». Une question se pose : le schizophrène lui-même n’est-il pas dispersé dans l’infini du langage qui le traverse ? Sa parole n’est-elle pas faite également de signifiants détachés, isolés, séparés de la chaîne signifiante, non articulés aux signifiants qui donnent sens, cohérence, historisation, continuité, etc. ? Oui, sans aucun doute, à une différence près toutefois. Le schizophrène est certes dispersé dans l’infini du langage qui l’envahit, qui le traverse réellement, mais en outre il est pénétré aussi dans son corps par les signifiants, ce qui n’est pas le cas du maniaque. Ici il conviendrait de se reporter au « stade du miroir », et une hypothèse pourrait alors se dessiner : le maniaque, s’il n’était passé par la phase du miroir, serait peut-être schizophrène. Dans tous les cas, l’absence du point de capiton, quia des effets variés selon les sujets indique que l’euphorie maniaque ne fait que mettre en relief l’absence fondamentale de lien à l’Autre, autrement dit la grande solitude du sujet. Et l’excitation infinie et « ludique » du sujet maniaque apparaît comme un leurre, un masque sur sa profonde tristesse. Finalement, cette agitation incessante – « motrice » et « verbale » – nous dit combien la solitude et l’angoisse font le fond du sujet maniaque, et que la seule solution pour y parer est peut-être effectivement de se « décharger ».

J.-J. Gorog écrivait que « le mélancolique se pose au centre du monde comme déchet : il se fait la poubelle du monde là où le maniaque fait du monde sa poubelle » [43]. Le monde comme décharge du maniaque. Il y a comme un vase communicant : à la fois le sujet y prend tout ce qui vient à sa portée, et il l’engloutit – c’est son côté « orgiaque » –, à la fois il y reverse le trop-plein, il vomit sur le monde le trop-plein de jouissance qui l’encombre et qui le fait souffrir.

Notes de bas de page :

Pour P. Belzeaux les descriptions faites par H. Ey dans cette étude sont « exemplaires, indépassables et indépassées » [23]. De même, pour E. Mahieu cette étude « reste encore un des meilleurs textes cliniques sur le sujet » [24].     

On retrouve des termes assez semblables chez Michel Foucault qui écrivait la même année (1954) dans Maladie mentale et psychologie : La fuite des idées est « la perturbation temporelle de l’existence maniaque : Le temps y est, par fragmentation, rendu momentané ; et, sans ouverture sur le passé et l’avenir, il tourbillonne sur lui-même, procédant tantôt par bonds, tantôt par répétitions. C’est sur le fond de la temporalité ainsi perturbée que doit se comprendre la « fuite des idées », avec son alternance caractéristique de répétitions thématiques, et d’associations bondissantes et illogiques » [27]. A. Tatossian, de même, dans sa lecture de Binswanger : « le monde où il [le sujet maniaque] vit est tourbillon et saut, ne permettant aucune historicité », le temps du maniaque est « réduit au pur instant » [28]. D’où sans doute un travail à élaborer avec le patient autour de cette question de l’historicité, un travail de réintroduction de la dimension temporelle dans l’économie psychique du sujet.

Un peu plus loin Henri Ey utilise l’expression – qui pourrait prêter à la critique – de « demi-délire » : « ce n’est pas du délire, dit-on, car le sujet « n’y croit pas » (. . .). Mais ce n’est pas non plus, certes, une pensée strictement adaptée au réel (. . .). Fuite des idées, délire verbal, fabulation, propos incohérents, de quelque nom que l’on désigne le phénomène, il n’en demeure pas moins dans son essence une sorte de demi-délire ». L’on voit combien il est particulièrement difficile de rendre compte cliniquement de ce qui serait indubitablement délirant dans la manie, combien il est délicat et incertain de donner une spécificité à la dimension délirante maniaque. Au fond, pour Henri Ey, la manie contient « une fiction parlée et pensée qui se rapproche du délire. Une telle disposition à fabuler, à dramatiser, à jouer avec les mots, les concepts et les choses, constitue en soi une tendance délirante ».

Abraham indiquait ainsi que « le sommet de la manie est comme une ivresse de liberté. La composante pulsionnelles-adique est délivrée de ses entraves. Toute retenue disparaît en faveur de comportements agressifs sans égards » [25].

Séglas relevait que les maniaques « parlent avec volubilité, sans prendre à peine le temps de respirer ou de répondre aux interrogations » [26]. Notons au passage – sur la question du délire – que pour Séglas il existe « certains cas particuliers [pour lesquels] cette intempérance du langage est l’unique manifestation du délire ».

 

J’avais déjà écrit sur un article précédent :

Un mode de communication inapproprié : Les flics sont des maniaques. On leur conseille le LITHIUM pour calmer leur euphorie.

Voilà ce que dit l’ouvrage collectif aux éditions Lavoisier 2014, Les troubles bipolaires, au chapitre aspects psychopathologiques et psychodynamiques : De l’état dépressif à l’état du triomphe du moi par M.-C. Lambotte p. 585 – 594.

 » Versatile, passant d’une préoccupation à une autre, le maniaque semble entièrement soumis à ses impulsions et à ses intérêts du moment et ne respecte plus les contraintes du cadre social qui ordonnent habituellement la communication.

Cette description de L. Binswanger, extraite de son ouvrage Mélancolie et manie, montre bien une sorte d‘effacement des repères qui, à l’ordinaire, permettent à des interlocuteurs de se référer aux mêmes éléments spatiaux-temporels dont la signification symbolique fixe le cadre de leurs échanges.

L. Binswanger analyse alors cette perte de considération du socius en se référant aux étapes husserliennes de la constitution de l’expérience d’autrui qui, de la présentation ou perception d’un corps-objet réel (une chose de la nature) se poursuit ensuite par l’acceptation de celui-ci comme un corps vivant étranger (l’alius), pour enfin parvenir à son apprésentation comme alter ego ; ce serait cette dernière fonction qui ferait défaut au sujet maniaque en butte à de seules présences (Präsenzen) isolées, sans liaison entre elles et sans qu’elles puissent s’inscrire dans la continuité de la biographie interne. (…) Il ne s’agit pas d’un déficit ou d’une lésion cognitive, mais bien plutôt d’une incapacité à considérer l’autre comme un alter ego participant d’un contexte commun et soumis de fait aux mêmes coordonnées mondaines.

Ce sont les « tendances déterminantes », selon K. Jaspers, qui manqueraient au sujet maniaque, tant en ce qui concerne la suite indéfinie et débridée de ses idées que l’excitation labile et désordonnée de son comportement.

Aussi bien en ce qui concerne la manie, la neutralisation des « tendances déterminantes » et du cadre contextuel nécessaire à la communication nous conduit-elle à penser qu’il s’agit là de la brusque mise à l’écart de toute contrainte, de toute règle qui habituellement règle les supports humains et leur donne à la fois consistance et signification. Or, nous savons qu’au regard de la psychanalyse, les rapports humains sont essentiellement construits sur des projections imaginaires en fonction desquelles les images respectives des partenaires s’ajustent en permanence. Mais ces images ne s’ajustent pas n’importe comment et n’alimentent pas non plus indéfiniment la tension agressive ; elles se trouvent à la fois circonscrites à l’intérieur d’un cadre et règles par un code symbolique qui permet aux partenaires de se référer à un même domaine de définition. Nous ne nous comportons pas de la même manière lorsque nous rencontrons quelqu’un dans un amphithéâtre universitaire ou sur un terrain de sport, et la meilleure image de soi que nous voulons présenter (le moi idéal) devra nécessairement s’adapter au contexte symbolique qui caractérise le socius.

L’aisance et la liberté excessives prises avec autrui, ou bien encore le peu de cas que le maniaque fait de la personne à laquelle il s’adresse, ne permet pas non plus la reconnaissance de l’autre dans l’assomption de sa différence ; et l’objet extérieur se trouve nié au sein même des manifestations les plus démonstratives de rapprochement.« 

Voilà pour la psychanalyse de ces maniaques. Les mots ne servent pas qu’au harcèlement : Des mots très savants servent aussi à décrire la réalité du déchainement des flics pendant plusieurs mois, plusieurs années. Nous, on sait s’exprimer en public, se comporter en société, mais les flics étant malades ont perdu toute notion de savoir-vivre. Ils ont un mode inapproprié de communication. Non seulement, ces flics parlent à tort et à travers, mais en plus, ils le font avec une mentalité de merde. Mais les deux vont souvent ensemble … Les mentalités de merde, ça existe et ça peut gravement vous pourrir la vie. On attend que le scandale se termine. Les flics sont indifférents à la haine qu’ils m’envoient et c’est un attribut principal des pervers narcissiques ; Ils se croient intègres. Drucker a le même problème. C’est ce que Cyrulnik appelle l’arrêt d’empathie. Il est des gens qui se sont disqualifiés il y a longtemps. ON LEUR CONSEILLE LE LITHIUM POUR CALMER LEUR EUPHORIE.

Les maniaques, c’est comme l’hiver : Vous voudriez empêcher qu’il soit là, mais vous ne pouvez rien y faire … Les flics s’imaginent encore avec une relation contractuelle avec moi : Laquelle ?