Proposition d’un cours sur la Santé Mentale à destination d’Etudiants, à valider par des professionnels psychiatres & psychologues …

En téléchargement ici : Bloc-Notes Troubles Mentaux par Sami 25 février 2020

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Version Texte.

Il faut tout d’abord rappeler que les maladies mentales sont des maladies comme les autres, même si elles touchent l’esprit, voire des maladies plus graves que les autres. Et la tentation est forte, encore aujourd’hui, d’assimiler les maladies mentales à la folie. Et pourquoi les malades sont-ils pris pour des fous ? Pour la bonne raison qu’ils font souvent peur. Tâchons de voir ce qu’il en est avec ce bloc-notes. A noter que ce Bloc-Notes est placé sous le signe de certaines remarques concernant l’Islam, vue la personnalité de son auteur.

 

En guise d’introduction : Les 178 synonymes de « fou ».

 

aberrant, abracadabrant, absurde, affolé, aliéné, amoureux-se, anormal, astronomique, atteint, azimuté, badin, barje, biscornu, bizarre, bouffon, bouleversé, branque, branquignol, braque, brindezingue, capricieux, chimérique, cinglé, cintré, crétin, dangereux, débridé, délirant, dément, déraisonnable, dérangé, déréglé, désaxé, désembrayé, déséquilibré, désespéré, désordonné, détraqué, dévergondé, diable, diablotin, dingo, dingue, écervelé, échappé des petites-maisons, effréné, égaré, énergumène, engoué, enivré, enjoué, énorme, enragé, entiché, éperdu, épris, espiègle, étourdi, étourneau, évaporé, exagéré, exalté, excentrique, excessif, exorbitant, explosif, extraordinaire, extravagant, extrême, fabuleux, fada, fanatique, fantasque, fantastique, faramineux, farfelu, fatigué, faux, fayard, fêlé, féroce, féru, folâtre, foldingue, folingue, follet, fondu, forcené, foufou, foutraque, frappé, frénétique, friand, furieux, gai, gigantesque, givré, hagard, halluciné, hasardé, hasardeux, hêtre, homérique, hurluberlu, hystérique, idiot, idolâtre, illuminé, imbécile, immense, impossible, incoercible, inconscient, inconséquent, incroyable, inextinguible, infatué, insane, insensé, interné, irraisonnable, irrationnel, irrépressible, irrésistible, ivre, jeté, jobard, joyeux, louf, loufoque, louftingue, lunatique, maboul, malade, malade mental, maniaque, marteau, mélancolique, mordu, névrosé, obsédé, obsessionnel, originalité, paranoïaque, paraphrénique, passionné, pervers, pété, pétulant, phobique, piqué, prodigieux, psychopathe, psychosé, risible, risqué, saugrenu, schizophrène, secoué, sinoque, siphonné, sonné, sot, stupide, tapé, terrible, timbré, toc-toc, toqué, tordant, tordu, transporté-e, turbulent, vertigineux, vif, violent, zinzin.

 

Troubles du développement chez l’enfant.

 

  • Autisme. Autisme dit de « haut niveau » ou Autisme Asperger. Le film Rain Man de Barry Levinson (1988) avec le génialissime Dustin Hoffman. Joseph Schovanec, diagnostiqué à tort schizophrène, ce qui a généré de grandes souffrances en lui … Il est vrai que les schizophrènes souffrent aussi du spectre autistique (Les psychoses schizophréniques sont même parfois appelées psychoses autistiques). Un autiste a du mal à analyser les émotions de ses interlocuteurs et un autiste Asperger a un problème avec les aptitudes sociales.
  • Troubles de l’Hyperactivité (Hyperkinétique). TDAH.
  • Les « troubles Dys ». Dysphasie, Dyslexie, Dyspraxie.
    • Les enfants dysphasiques ont longtemps été considérés comme des enfants psychotiques, vu leurs troubles du langage, avant qu’il ne soit considéré l’origine génétique de ce trouble.

L’enfance maltraitée.

 

  • 200 000 Enfants isolés affectivement, cérébro-lésés en France. Chiffres stupéfiants. Création de l’Institut de la Petite Enfance/Boris Cyrulnik par Boris Cyrulnik, papa Cyrulnik.

Les 3 grands troubles psy :

 

  • Dépression unipolaire.

 

  • Antidépresseurs. Essentiellement tricycliques & ISRS. Les IMAO ont été abandonnés, mais le tabac contient un IMAO naturel, une molécule très simple : l’acétaldéhyde.
  • Les dépressifs se plaignent plus que les autres de troubles somatiques (gastriques, etc …), voient plus de médecins que le reste de la population. La mauvaise santé de l’esprit fait la mauvaise santé du corps (somatisation).
  • Décompensation dépressive. La décompensation est une brusque perte de l’équilibre psychique normal (elle peut être psychotique aussi), les processus pathologiques du cerveau l’emportant sur les processus sains.
  • La « Mélancolie » est l’ancien nom pour la dépression (plutôt sévère …), concept différent de la mélancolie au sens commun, qu’Esquirol nomme par la suite « Lypémanie ».
  • Dépression masquée.
  • Dépression réactionnelle.
  • Dépression anxieuse (la plus courante).
  • Dépression existentielle, relatif à un marasme socio- professionnel (un déclassement ?).
  • Dépression tabagique : Une dépression sournoise, probablement de type inflammatoire, le dépressif recourant consciemment à une addiction (en perte de contrôle, à cause du craving), dont il sait qu’elle occasionne des troubles sévères, croyant trouver du plaisir. Il faut longtemps pour en sortir … peut-être par sevrage avec la cigarette électronique. Corollaire : Pourrissement des nuits par insomnies/hypersomnies, véritable perte de temps ; Fatigabilité, affaiblissement de la résistance quotidienne. La détresse respiratoire (Les vapoteurs critiquent les fumeurs avec leurs « bronches défoncées ») semble assez prégnante, en particulier à cause des goudrons, encrassant les  poumons … pouvant d’ailleurs conduire à des BPCO, dont est décédé par exemple Léonard Nimoy (la maladie s’étant déclarée 20 après après l’arrêt de son tabagisme), l’acteur ayant joué Spok de Star Trek, sujet sur lequel il a milité, fait de la prévention. Il y a dans le tabagisme une envie d’aller mal,  un besoin de souffrir, une compulsion, une recherche de souffrance, peut-être même un désir de mort relativement conscient comme cela se retrouve dans l’alcoolisme, introjection d’un mal-être du patient. Il y a des souffrances auxquelles le corps s’habitue, voire des êtres qui résistent héroïquement à la souffrance (hyperboulie). On peut « aimer souffrir » : C’est le masochisme moral.

Le tabagisme peut générer une dépression ou aggraver une dépression déjà présente. On a aussi l’intuition que le tabac génère des troubles mentaux organiques, difficiles à évaluer (le seul dosage existant étant celui de la cotinine, métabolite de la nicotine), dus aux solvants pétroliers dérivés du benzène, des métaux lourds (Cadmium, Arsenic), du monoxyde de carbone (qui peut être mesuré par un CO-mètre), domaine sur lequel il existe peu de recherche fondamentale, sinon pas du tout. Le tabac peut d’ailleurs favoriser l’apparition d’Alzheimer.

  • Dépression sévère.
  • Dépressions résistantes,   voir   ultra-résistantes. Traitées par la Kétamine, dont les effets anti-dépresseurs d’action très rapide (plus rapide que les ISRS qui ne donnent des effets qu’après plusieurs semaines seulement) ont été découverts très récemment, connu de longue date comme anésthésiant, analgésique, voire comme stupéfiant donnant des Bad-Trips, des K-Holes, sniffé comme la cocaïne.
  • Hypothèse   Domaine   de   recherche actif aujoud’hui, en particulier à l’ICM parisien de la Salpê. Lucile Capuron de l’Institut de Neurosciences de Bordeaux a été récompensé par le Prix Marcel Dassault pour ses travaux à ce sujet.
  • A l’avenir, on pourrait imaginer l’ingestion de yaourts probiotiques, qui n’existent pas encore, permettant de soigner une infection du microbiote, qui contient lui aussi des neurones sérotoninergiques (« deuxième cerveau »).
  • Souffrance morale.
  • Tristesse.
  • Ralentissement
  • Asthénie, apathie, léthargie.
  • Céphalées.
  • Chronicisation de la dépression. La dépression est dépressogène, de mauvais pronostic. 4-5 épisodes dépressifs, entrecoupés de rémissions, peuvent se suivre sur plusieurs années. Mieux vaut être traité dans la durée dés le 1er épisode pour améliorer le
  • Un Antidépresseur peut provoquer, en rehaussant l’humeur, un épisode euphorique. Un traitement AD est aussi assez difficile à supporter. Ce n’est pas une partie de plaisir.
  • Les suicides chez les dépressifs seraient liés selon les cliniciens & chercheurs à leur anhédonie.

 

  • Psychoses affectives.

 

  • Troubles bipolaires, troubles de l’humeur (anciennement appelés Psychose Maniaco-Dépressive – PMD, terme abandonné, car jugé trop stigmatisant) :

Manie (= Euphorie qui peut être unipolaire)/Dépression.

o Thymorégulateurs.   Sels   de   Lithium, dont les effets furent décrits initialement par le Professeur Sivadon de l’Hôpital de Ville-Evrard (Un produit réputé assez dur …). Dépakote.

  • L’alternance up & down la plus rapide est de 4 fois/an, correspondant à peu près aux variations saisonnières.
  • « L’euphorie repousse les manifestations dépressives en alimentant le narcissisme du déprimé qui se sent alors invulnérable » (Alain Ehrenberg).
  • Hausse de l’Energie (Psychique & physique).
  • Hypomanie.
  • Hyperactivité, surtravail.
  • Sentiment de toute puissance. Le patient est prêt à tout entreprendre
  • Folie d’achats. Achats
  • Virage maniaque.
  • Baisse du temps de sommeil (souvent brusque, au décours d’une rechute) jusque 2-4 heures, sans fatigue. Le patient peut ne pas dormir de la nuit …
  • Résistance anormale au froid.
  • Hyperphagie boulimique. Glouton.
  • Familiarité, désinhibition, levée des tabous, insultes, grossièretés, vulgarité, obséquiosité, obscénités, propos orduriers, jargonophasie, coprolalie, glossolalie, néologismes, jeux de mots, calembours.
  • Puérilisme. Histrionisme (manifestation de joie démonstrative, trop communicative, théâtrale …).
  • Hausse de l’énergie sexuelle.
  • Psychose souvent, mais pas toujours, sans spectre autistique.
  • Manie délirante, Manie-chaos.
  • Surexcitation, subexcitation.
  • Fuite des idées.
  • Logorrhée (diarrhée verbale) fatiguant sévèrement l’interlocuteur, l’auditoire stupéfait, sidéré, qui n’a la plupart du temps rien demandé. « Le maniaque fait du monde sa poubelle » (Lacan). Négation de l’Altérité.

La psychiatrie est aussi une science du langage : Un psychiatre juge de la pathologie de ses patients à ce qu’ils racontent : Forme et teneur du discours.

Certains psy affirment par ailleurs que la psychiatrie n’est pas une science exacte (non-fiabilité du diagnostic), malgré les efforts de certains théoriciens comme Henri Ey pour la faire rejoindre la médecine somatique.

  • Manie des scandales.
  • Hurlements, aboiements, vociférations qui peuvent faire penser aux éructations des nazis …
  • Brusque graphorrhée ou scribomanie, peut-être non signifiante, chaotique.
  • Pica (ingestion de substances non comestibles).
  • Crises clastiques (bris d’objets).
  • Troubles du comportement, exhibitionnisme, frotteurisme, impulsivité, violences, dégradation de biens, agressions. Hospitalisation d’urgence.
  • Troubles pouvant générer des problèmes
  • Cas connus : Le peintre Van Gogh (décrit parfois comme bipolaire et parfois comme schizo …). Le politique Winston Churchill hyperactif, débordant d’activité et ses « black dogs » ou ceux de Charlie Chaplin.
  • Les scientifiques s’investissent parfois massivement dans leur métier/passion et sont victimes de phases hypomaniaques : Le Physicien anglais Isaac Newton, théoricien de la Gravitation ou le Polytechnicien français Nicolas Sadi Carnot, père de la Thermodynamique (diagnostiqué par Esquirol). On peut dire qu’un grand esprit ne produit pas de grande œuvre sans  s’investir  à  fond …
    • Il faut se ménager des pauses …
    • Un de mes professeurs d’Université travaillait jour & nuit, ne dormant parfois qu’une heure. Très haute énergie … & la journée ne fait pourtant que 24 Mais il faudrait peut-être faire tenir 28 heures dans 24 … « A chaque jour suffit sa peine ! » dit l’expression bien connue.
    • Isaac Newton était une personnalité très solitaire, qui semble-t-il ne s’est jamais marié (Ce grand savant de l’Attraction Universelle des corps célèstes n’avait su attirer personne), ce qui ne l’a pas empêché de devenir le Président de l’Académie Royale des Sciences britannique, réputé pour avoir été un petit dictateur. Newton avait été très traumatisé par le décès de sa mère.
  • Morts par suicide : L’acteur Robin Williams ou l’écrivain Ernest Hemingway et ses

 

  • Limite entre le Normal & le Déstigmatisation. Un bipolaire n’est souvent pas responsable de sa pathologie …

 

 

  • Henri Ey (Etudes psychiatriques) : Idées & sentiments euphoriques de satisfaction & de bonheur.

« Dans cette atmosphère de joie et de confiance émergent des fantasmes de surestimation et de satisfaction qui peuvent viser l’état du corps, sa bonne qualité, la force physique, la puissance sexuelle, les capacités psychiques, les qualités de l’intelligence, de la puissance inventive, du talent, de l’activité artistique. Les idées de satisfaction peuvent opérer une survalorisation sociale de l’individu : Sa place dans la hiérarchie sociale, sa richesse, son train de vie, ses relations sociales sont éclairés d’un jour nouveau et favorable. Il s’agit là d’une vision euphoristique et majorative des choses et de soi. Ces états de satisfaction ont été admirablement étudiés par Mignard dans la démence de l’idiotie où les idées délirantes apparaissent en étroite relation avec un sentiment de joie passive ou de vive exaltation. Le plus souvent il s’agit d’idées parcellaires vagues, variables et puériles qui émergent du chaos démentiel et y retournent. »

 

  • Schizophrénies.

 

  • Diagnostic réunissant plus de 3/5 items (CIM ou DSM).
  • Il est essentiel de contrôler la durée des troubles (au moins 15 jours/1 mois, voire 3/6 mois). Prodromes (Pic à 28 ans pour l’homme : Problème de l’entrée dans la vie active … d’où le terme de « démence précoce » popularisé par Emil Kraeplin). Signes annonciateurs. Stresseurs. Vulnérabilité. Phénotype.
    • Des psychiatres traitent précocement de façon révoltante des phases prodromiques : Le patient n’a aucune chance et peut être embarqué dans une souffrance durable, indue … ce qui peut le révolter. Alors qu’il faudrait commencer par du repos et des psychothérapies, avant de traiter.
  • Décompensation psychotique. Rechutes.
    • La Bouffée Délirante Aïgue française (BDA) ou Trouble Psychotique Bref ou schizophrénie débutante, non chronique (Cf. le psychiatre Henri Grivois de l’Hôtel Dieu).
      • Episode puerpuéral de la femme lors de l’accouchement.
    • Chronicisation de la maladie : La BDA devient une schizophrénie, quand il n’y a pas de rémissions sous un à deux ans.
    • Hypothèse infectieuse. Domaine de recherche actif aujourd’hui, en particulier à l’ICM parisien de la Salpê.
      • Epidémie jamais revue d’encéphalite léthargique dite encéphalite de Von Economo, du nom du psychiatre l’ayant étudiée (Première guerre mondiale).

 

  • Paranoïa. Délires systématisés, très construits. Le philosophe français Jean-Jacques Rousseau, décrit par des psys professionnels comme un « paranoïaque de génie », très prolifique au point de vue de l’écriture, victime de sa célébrité et de complots  imaginaires  ou réels … Ils se sont massés le pot pour le faire chier ! Pourquoi Diderot, l’encyclopédiste, complotant contre lui, l’a-t-il ignoré à  ce point ? Témoignage très curieux de ce Rousseau qui imagine son logement surveillé, vouant à la peine de mort les délateurs : « Il ne m’offre que malheurs, trahisons, perfidies, que souvenirs attristants et déchirants. Je voudrais pour tout au monde pouvoir ensevelir dans la nuit des temps ce que j’ai à dire, et, forcé de parler malgré moi, je suis réduit encore à me cacher, à ruser, à tâcher de donner le change, à m’avilir aux choses pour lesquelles j’étais le moins né ; les planchers sous lesquels je suis ont des yeux, les murs qui m’entourent ont des oreilles ; environné d’espions et de surveillants malveillants et vigilants, inquiet et distrait, je jette à la hâte sur le papier quelques mots interrompus qu’à peine j’ai le temps de relire, encore moins de corriger. Je sais que, malgré les barrières immenses qu’on entasse sans cesse autour de moi, l’on craint toujours que la vérité ne s’échappe par quelque fissure. ».
  • Psychiatrie de l’imagination. Délires chroniques. Le très curieux, bizarre, énorme cas probablement assez rare des « fous raisonnants », interprétateurs persécutés :

« Très caractéristiques sont « les expressions » dont se servent les interprétateurs persécutés : Ils parlent des menaces, des machinations, des manœuvres de leurs ennemis. Rien ne leur est épargné :  » farces, provocations, excitations, allusions, insinuations, mauvaises plaisanteries pénibles ou ridicules, petites comédies, fumisteries, chantages, agaceries, petites misères, niaiseries, mystifications, bateaux » tels sont les mots qui reviennent le plus souvent dans leurs plaintes. « On m’ennuie, disent-ils, on m’embête, on me fait marcher, on m’asticote, on me talonne du matin au soir, on me lance des pointes, on me fait tourner en bourrique, on veut m’exciter, m’ahurir, m’abrutir, m’affoler, m’horripiler ; on me monte des scies, on m’esbroufe … Le mot d’ordre est donné, tout cela est commandé, c’est de la haute comédie, il y a une consigne admirablement exécutée  » … (Sérieux & Capgras).

  • Délires passionnels (parfois à l’origine des crimes passionnels).
    • Erotomanies & ses 3 stades
  1. Amour, 2. dépit, 3. haine (vengeance, violences).

                   Très étudiés par les psychiatres français du         début du 20ème siècle, dont Sérieux &      Capgras ou De Clérambault.

  • Le cas d’Adèle Hugo. Le film de François
  • Il y eut d’autres films plus tardifs sur l’érotomanie, qui peut s’avérer très violente, notamment avec l’actrice Isabelle Le Carré.

 

  • Délires de jalousie.
  • Folie à
  • Mythomanie, mensonges pathologiques,
  • Affabulations,
  • Délire de filiation.

L’homme qui se prenait pour le fils  d’un Roi (très fréquent au 19ème siècle, période d’agonie des Monarchies …).

  • Délire mystique. Messianisme : Le patient se croit investi d’une mission.
    • Les nouveaux Prophètes (hitlériens ?).
    • L’homme qui se prenait pour Jésus.
    • Mahomet était le Sceau des Prophètes, ce qui fait que les musulmans ne tolèrent pas que certains malades se proclament prophètes … mais Jésus va revenir, disent les livres Saints ! … et les Prophètes, on les

 

  • Délires de

 

  • Délires de grandeur (mégalomanie).
    • L’homme qui se prenait pour Napoléon.
    • Les « Napoléons d’Asile » pour Simone de
    • Il y a l’homme qui se prenait pour Napoléon et l’homme qu’on prenait pour Napoléon … et il faut savoir qui était Napoléon, ce qu’il représentait, ie un Empereur plus ou moins d’extrême-droite, d’abord général de gauche lors de la Révolution française, ensuite accoucheur de la République méritocratique bourgeoise moderne, enfin seulement pour les fils de Bourgeois, ce qui en a fait un sale type. Quand la psychiatrie vous dit de ne pas vous prendre pour Napoléon, il faut tenter de comprendre pourquoi.
    • La mégalomanie va souvent de pair avec le préjudice considérable imaginé par des schizophrènes harcelés de façon imaginaire, d’où parfois leurs revendications, leur quérulence procédurière. La mégalomanie est un moyen de compenser la grande souffrance vécue par le patient.
    • Bleuler juge que la mégalomanie est une réaction du persécuté à l’attention des persécuteurs pour soi, quand le délire de persécution est une réaction contre soi.

 

  • Délires de préjudice.
  • Délires de quérulence. Processivité (manie des procès, des procédures) pour des broutilles, des vétilles, des infractions dérisoires, à préjudice négligeable, comme des troubles du voisinage … revendicateurs encombrant les tribunaux et largement déboutés. Cf. Thèse de Benjamin Lévy et de Romuald Haron, 2 chercheurs qui n’ont pas fini de soulever des objections. Qu’est-ce qu’un préjudice ? Le verbe « quéruler » vient de « chercher querelle ».
  • Manie des scandales.

 

 

  • Symptômes positifs.

 

  • Centralité : Le patient se croit soudain au centre de l’attention d’inconnus, au centre de l’actualité. Retournement anastrophé. Jean- Jacques Rousseau. La centralité est un vrai problème pour les apprentis de la célébrité. Certaines petites stars de la télé-réalité sont d’ailleurs abonnées à la psychiatrie. Elles doivent peut-être se demander en permanence quel est sur elles le regard du public … rencontré dans la rue. Et vu ce qui est mis en avant dans la téléréalité, ces starlettes peuvent vraiment se faire du mouron sur ce qu’on peut penser d’elles …

 

  • L’Essentiel des troubles paranoïdes : le Délire de persécution : Certains schizophrènes CROIENT de façon imaginaire être surveillé, harcelé & haï (Sensitivité), assailli dans leur domicile, d’où des scènes à la fenêtre, des scandales (tapages bruyants). J’ai connu quand j’étais minot un homme très courtois dans la rue, qui invectivait des femmes absentes depuis son logement au 6ème étage en face de chez nous. Il les traitait de « salopes » comme … Jésus, qui racontait aussi qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Un peu fou Jésus.
  • Hallucinations acoustico-verbales (HAV). Psychose hallucinatoire chronique (PHC) de Ballet. Perceptions sans objet.

Le Prix Nobel d’Economie 1994 John Nash.

Les hallucinations auditives sont le résultat d’une « trop grande mémoire des mots », expression du « langage intérieur » du patient, localisé dans son cortex, entendant sa propre voix ou la plupart du temps des voix étrangères, parfois conversant entre elles. Entendre son propre prénom est normal. Il existe un très grand nombre de traités sur les hallucinations sur lesquelles se sont penchés la plupart des grands psychiatres et dont on pense qu’il ne faut pas s’attarder dessus, surtout quand on n’en souffre pas. On peut au moins lire le traité de Henri Ey.

Oliver Sacks a écrit un ouvrage entier sur le sujet des hallucinations et a fait un gros travail de déstigmatisation.

  • Déstigmatisation : Les hallucinations peuvent être un phénomène assez fréquent (15 % de la population les auraient expérimentées), dont l’origine peut être une affection organique par exemple ou une démence du grand âge, traitées alors dans ce cas par les anticholinergiques (Cf. vidéos et ouvrages de Oliver Sacks). On sait que le père de la Philosophie, Socrate, était victime d’authentiques hallucinations

 

  • Automatisme mental (Pensée devinée, écho de la pensée). Attention, la lecture de la pensée/détection de mensonge est aujourd’hui possible, mise en œuvre de façon très officieuse par l’Etat français en particulier, qui va très sûrement obtenir un Prix Nobel de Physique/Médecine sur proposition de précédents lauréats. Un Prix Nobel qui va permettre de fantastiques avancées sur les pathologies langagières comme les dysphasies/aphasies. D’anciens scientifiques sont victimes de la Science. &

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Il semble qu’il faille chercher du côté de la détection des ondes cérébrales … sans très gros aimant à proximité ! (Neurospin du CEA : le nouveau 11,7 Tesla). Comme c’est pratiqué aussi bien dedans que dehors, il semble qu’il s’agisse de Physique de très haut vol (avec peut-être utilisation du réseau filaire électrique ou capteur physique spécifique, ce qu’on va savoir bientôt), probablement mise en œuvre par des Scientifiques français au service des gouvernements français, peut-être dans le cadre de programmes militaires.

Militarisation.

  • Fuite des idées.
  • Délire d’influence.
  • Délires d’interprétation.
  • Délires imaginatifs: Paraphénie (à distinguer de la paraphrénie freudienne).
  • Délires de référence (Le patient se reconnaît dans des œuvres artistiques, littéraires, journalistiques, des chansons, voire de simples messages écrits, inscrits dans son environnement immédiat).
    • Tout le problème étant de savoir quelle est la gravité du retentissement de ces derniers troubles sur la vie du patient, quotidienne, familiale, sociale, professionnelle …
    • Le patient qui cherche dans la presse des « signes » à interpréter en trouvera et on ne peut que conseiller à ce même patient de laisser tomber, d’aller voir ailleurs, alors même qu’il n’est pas un personnage public. Surtout que certains énergumènes de média s’ingénient à envoyer des « signes », à parler d’un quidam en son absence. On ne sait s’il est très intéressant pour ce pantin de noter ce qui se dit sur lui, vu que les messagers sont malades et sans savoir-vivre, ce qui ne sert strictement à rien: Ces messagers tentent de faire monter la mayonnaise, voire de vous la jeter à la figure, de vous dénoncer par délations à l’antenne ou par délations dans des textes imprimés. Tout le problème, selon le Coran, étant de ne pas laisser prise à des gens qui veulent vous atteindre. Ils sont MALADES, hors de la réalité.

 

  • Rationalisme morbide (le psychiatre philosophe phénoménologue Eugène Minkowski prend l’exemple d’un enseignant, alternant militarisation et douceur, rationnel à l’excès, trop rationnel).

 

  • Symptômes négatifs.  Ou   l’aspect  déficitaire  si caractéristique des psychoses.
    • Dissociation (Spaltung des psychiatres germanophones, surtout Bleuler).
    • Ambivalence.

Double-contrainte ou double-bind

(microsociologie de la communication de l’Ecole de Palo Alto).

  • « Perte du contact vital avec la réalité » de Minkowski, Autisme, retrait, prostration, 

Agoraphobie. Stupeur. Torpeur.

  • Les Hikikomori se font ravitailler pour vivre exclusivement reclus chez
  • Les schizophrénies sont réputées être les psychoses les plus graves. Le cas le plus extrême étant la catatonie (qui peut être autre que schizophrénique): Le jeune psychiatre Henri Ey et sa patiente jeune catatonique Henriette à Bonneval.

 

  • Les troubles commençant par le a- privatif : Apragmatisme, aboulie, athymormie, apraxie, alogie, anhédonie (Incapacité à éprouver du plaisir). Emoussement émotionnel, affectif, alexithymie.
  • Maniérisme.
  • Dépersonnalisation, déréalisation.
  • Abêtissement très typique (Verblödung des psychiatres germanophones). Pour Bleuler, l’abêtissement est défini par l’incapacité à travailler. Le terme ancien et barbare de « débilité mentale » très usité par le commun des mortels, les aliénistes et psychiatres jusque tard & même Henri Ey, semble assez unanimement abandonné aujourd’hui, tout au moins dans les média.

 

  • Certains psys jugent que les symptômes négatifs apparaissent en premier. Mais il est assez facile de comprendre que les hallucinations, les « persécutions » (imaginaires) font se replier le malade sur lui-même comme une huître qui se referme ou comme le hérisson qui se roule en boule … de façon plus ou moins durable. Il y a une bascule des symptômes positifs vers les symptômes négatifs, qui peuvent le plus souvent coexister. Les « agressions » engendrent le repli, voire l’agressivité en retour. Un halluciné peut montrer une violence en lui très surprenante, tellement agacé, perturbé il est par ce qu’il entend, ce qui se comprend facilement. Les soignants pouvaient même poser le diagnostic concernant des schizophrènes par la peur qu’ils inspiraient. Et il se cache derrière ces phénomènes ce que le bon sens populaire met sur le terme de psychose : La peur ressentie par les patients. Peur des gens, peur de tout … De ce repli peut naître une très sévère prostration, pouvant aller jusqu’à la catatonie, qui fait de la schizophrénie une très grave maladie, manifestée par une clinophilie et qui peut être aggravée par un traitement psychotrope trop corsé.

 

Et la maladie isole …

 

  • La continuité, le crescendo schizotypie, schizophasie, schizoïdie. Prédispositions à la schizophrénie …
  • Effets secondaires des psychotropes.
    • Dyskinésies, tasikinésies: Tremblements involontaires, parkinsoniens des membres périphériques, balancement d’une jambe sur l’autre, déambulation forcée (très pénible).
    • Syndrôme extra-pyramidal.
    • Rabbit syndrôme.
    • Syndrôme malin des neuroleptiques.

 

  • Perte de tonus, catalepsie (assez spectaculaire).
  • Trichotillomanie.
  • Troubles du langage: Glossolalie. Echolalie. Palilalie. Jargonophasie. Paralogisme. Verbigération. Les soliloquiesmaladie du parler-tout-seul »), la maladie des patients qui parlent tout seuls, conversant souvent avec leurs voix hallucinées, qui inquiètent tellement les badauds et les psychiatres qui estiment qu’il y en a trop sur la voie publique … (mais faut-il soigner les comédiens qui répètent leurs textes à voix haute dans la rue ?). Stéréotypies. Réponses laconiques.
  • Anosognosie, dont se plaignent tant les psys et surtout les JLD. Déni. Inconscience du patient concernant ses troubles, consubstantielle à la maladie, source d’un consentement impossible aux soins, par forcément nuisible pour le moral du patient … mais je m’avance peut-être trop. L’agnosognosie a été découverte la première fois lors d’atteintes de l’hémisphère gauche.
  • Troubles du comportement, impulsivité, violences. Hospitalisation d’urgence.
  • Mendicité, en relation avec la pauvreté, le malheur. Taxe de clopes, peut-être acquise par imitation, contagion en hôpital, surtout avant le bannissement du tabac des lieux Certaines salles communes de service de psychiatrie étaient avant, sursaturées de fumées de tabac, ce qui encourageait tout le monde à s’y mettre.
  • Tranquillisants majeurs. Sédation.

Première génération : Haldol.

Deuxième génération : Risperidone. Xeplion. Zyprexa. Solian. Seroquel ou Xeroquel. Abilify. Léponex. NAP. Atypie de ces antipsychotiques (diminution des effets secondaires, essentiellement parkinsoniens).

  • Correcteur des effets secondaires par les antiparkinsoniens anticholinergiques : Lepticur et Akineton.
  • Le nombre de récepteurs de neurotransmetteurs d’un patient dépend de l’avancement de la détérioration de son cerveau (biologique ; organogénèse), ce qui fait qu’un même médicament n’a pas la même efficacité d’un patient à l’autre. Certains médecins témoignent qu’un médicament peut soulager un patient et rendre malade un autre …
  • Les neuroleptiques (sauf paraît-il les neuroleptiques incisifs) ne suppriment pas les hallucinations (et certains psychiatres semblent l’ignorer), au grand dam des Labos pharmaceutiques dont la production est légitimée par des études de neurosciences / biochimie / pharmacologie.

Les neuroleptiques apaisent la vie émotionnelle du patient, l’émoussent, la sédatent, peuvent même l’arrêter complètement, empêchent ce patient d’emmerder le monde … C’est la sédation qui est recherchee.

Certains neuroleptiques sont en tout cas, à faibles doses, de bons neuroprotecteurs, des protecteurs des neurones.

 

  • Voyages pathologiques. Fugues. John Nash ramené manu-militari aux US … ou Antonin Arthaud en France. Mais tous les voyages ne sont pas pathologiques : On pense à l’exil des intellectuels juifs fuyant le nazisme dans les années 30/40 … Arendt, Einstein, Zweig, les psychanalystes de langue allemande, souvent juifs, qui vont nourrir la psychanalyse américaine … et j’en passe.
  • Exemples connus de « schizophrènes » :

 

  • La fille et le frère de Victor Hugo : Adèle et Eugène, internés jusqu’à la fin de leur
  • Le fils de Albert Einstein (impuissant et délaissant ; incompréhensible pour un si grand génie …) : Edward.
  • La mère de Charlie Chaplin (prévenant), sur laquelle je n’ai pas de renseignement concernant la pathologie. Il est indiqué sur un site consacré à l’artiste : « En 1921, Hannah Chaplin rejoignit ses fils, Charlie et Sydney, aux Etats-Unis. Ils lui achetèrent une maison de bord de mer à Santa Monica, et engagèrent un personnel soignant qui s’occupa d’elle pour les dernières sept années de sa vie. »
  • Le frère Mickaël du neurologue britannique Oliver Sacks (prévenant).
  • Les familles de schizophrènes sont en général bouleversées, désemparées, impuissantes face au sort de leur membre malade. Mais l’étayage familial est essentiel dans la vie sociale du patient, même si son autonomie est recherchée.

 

  • Limite entre le Normal & le
  • Déstigmatisation. Le terme « schizophrénie » est jugé aujourd’hui tellement stigmatisant, infâmant, dont la scansion, la prosodie, la sonorité est plutôt horrible à l’oreille & même une insulte dans la bouche de certains (les schizo ayant par ailleurs tellement de problèmes avec les mots et leur déformation auditive), qu’il est envisagé de le changer pour la terminologie moins évocatrice de « troubles tripolaires » ou « troubles de l’intégration ». D’ailleurs, cette péjoration vient des actes criminels commis par certains schizophrènes dangereux, pour lesquels la dangerosité est associée à cette maladie.

« Tripolaires » parce que la schizophrénie aurait un trouble supplémentaire par rapport à la bipolarité.

 

La « dichotomie Kraepelinienne » distinguait nettement la schizophrénie et la bipolarité. Depuis, les psychiatres pensent qu’il y a un continuum de sévérité entre les deux troubles, selon l’expression de certains gènes. Les deux troubles auraient en commun les symptômes positifs lors d’un premier épisode. Un premier épisode schizophrène présenterait plus de symptômes négatifs primaires et de troubles formels du cours de la pensée.

 

Selon le psychiatre phénoménologue Eugène Minkowski, la délimitation des deux concepts nosographiques de folie maniaco-dépressive et de schizophrénie aurait été basée sur les « types de caractères » de syntonie (propre à la maniaco-dépression) et de schizoïdie (cyclothymie) (propre à la schizophrénie) introduites par Kretschmer et Bleuler, qui, elles, s’étendent jusqu’au comportement de l’individu normal & visent le comportement de l’individu par rapport à l’ambiance, sa faculté à vibrer à l’unisson avec elles et de rester en contact avec la réalité. « Tandis que le maniaque absorbe avec avidité le monde extérieur et s’en occupe continuellement, le schizophrène s’en désintéresse plus ou moins » (Bleuler).

Un schizophrène peut même être royalement indifférent à ce qui se passe autour de lui. Le monde peut s’écrouler, il ne bronchera pas.

Les patients Alzheimer peuvent être hypersyntones, très sensibles à leur environnement.

 

Troubles de l’ « Intégration » pour inclusion du patient dans la réalité, ses relations au monde et aux autres.

 

  • Rémissions. Les schizophrènes, comme les dépressifs, peuvent l’être un peu, beaucoup, trop, seulement le matin, seulement le soir, à longueur de journée … Certains psychiatres jugent parfois, assez rarement, face à l’assez mauvais pronostic des schizophrénies (qui s’améliore toutefois avec le nouveau millénaire), que si le patient s’en sort, en réchappe, c’est que le diagnostic était erroné, qu’il faut le changer. Enfin, il faut espérer qu’un patient n’est pas « condamné à perpétuité » … ou alors, on en viendrait à la conclusion qu’une relativement grave souffrance peut occuper toute une vie (mais ça peut arriver, les post-encéphalitiques devenus parkinsoniens du Dr Sacks ayant été horriblement pétrifiés dans la « maladie du sommeil » parfois durant 30 ans).

 

  • Le Droit d’être malade et Liberté de choix par le patient de sa pathologie (Henri Ey : Schizophrénie ou Dépression). Alain Ehrenberg juge qu’il y a sur-diagnostic de schizophrénies et sous-diagnostic de dépressions. Variabilité de diagnostics inter-juges entre pays (Une expérience a été réalisée dans ce sens au Royaume-Uni et aux US). C’est à cause de cette non-fiabilité du diagnostic en fonction du praticien que la Psychiatrie est parfois considérée comme n’étant pas une science, à l’égal de la médecine somatique, plus fiable.
  • Simulation de la maladie. Pathomimie. Syndrome de Münchhausen.

 

  • Les descriptions les plus détaillées (que j’ai lues) des schizophrénies se trouvent chez Bleuler, à l’origine du nom de cette maladie après Kraeplin et sa dementia praecox, commentées par Henri Ey.

Comorbidités
(Présenter plusieurs troubles en même temps).

  • Sont possibles :
  • Dépression psychotique ou post-psychotique.
  • Schizophrénie avec troubles de l’humeur.
  • Addiction dépressive. Dépression et psychose visibles, dues à une addiction.
  • Psychose obsessionnelle.

– thymies. – phories.

Troubles mineurs :

  • Anxiété, angoisse, phobies.
  • Anxiolytiques (Benzodiazépines). Tranquillisants mineurs. Le Lexomil étant le plus connu & même la source d’inspirations de certains artistes. Le Valium, découvert peu après le Largactil, produit une sédation profonde, spectaculaire sous une heure chez certains patients.

TOC (Troubles-Obsessionnels-Compulsifs).

  • Faciles à comprendre.

Epilepsies.

Addictologie. Addictions.

(associées principalement aux Toxicomanies).

Le délicat problème du sevrage.

  • Sans substance (Jeux, Télé, Internet, Sexe).
  • Au sucre. Sans sevrage …
  • Avec substance (Tabac, Alcool ; Drogues : Cannabis, cocaïne, héroïne, crack, ecstasy, GHB/ « drogue du viol », opioïdes).
  • Dépendance.
  • Perte de contrôle. Troubles du comportement. « Craving » : Recherche impérieuse, irrépressible de substances.
  • Limite entre le Normal & le Pathologique.
  • Circuit de la récompense.
  • Trouble lié à l’usage d’une substance. Imprégnation par les toxiques. Intoxication. Première étude des effets d’une drogue par Falret au 18ème siècle avec le Cannabis.
  • Usage connu de la Cocaïne par Freud.
  • Couplage. Découplage. Cf. Jean-Pol Tassin du Collège de France/Jussieu.
  • Substituts. Sevrage.

 

  • Méthadone & Subutex pour l’héroïne, tous 3 des opiacés.
  • Avec le tabac, le corps est traversé de mille douleurs : Une cigarette contient 4000 produits chimiques, dont la plupart sont toxiques (Métaux lourds, solvants issus du pétrole, monoxyde de carbone, etc …). Le monoxyde de Carbone conduit à une hypoxie, manque de dioxygène dans le sang, épaississant le sang par la production accrue d’hémoglobine & accélérant le rythme cardiaque.
  • Sevrage tabagique : le nouvel AD Buproprion, servant aussi à calmer des addictions sexuelles.
  • Le sevrage tabagique peut être accompli grâce à des patchs nicotiniques ou mieux sûrement grâce à la cigarette électronique (100 fois moins dangereuse que le tabac, permettant d’abaisser considérablement la tension dépressive, la fatigabilité, l’intoxication par les solvants et le monoxyde de carbone dégradant les artères, pouvant conduire à l’artérite, voire l’amputation), permettant l’inhalation sans combustion de vapeurs de 2 solvants PG/VG le plus souvent dans un rapport 50/50, qu’il ne faut pas changer (Un excès de PG, très asséchant pour le gosier, pouvant rendre dépressif, embrumer l’esprit), contenant de la nicotine à un taux variable. La vapoteuse ne doit pas devenir une habitude, ce qu’elle est pour certains : Elle reste le moyen d’absorber des corps étrangers par les poumons, ce qui n’est pas naturel, La cigarette électronique a l’insigne avantage de ne pas laisser d’odeur de tabac froid : Les composants relargués par une vapoteuse se dissipent en 11 secondes dans l’atmosphère d’une pièce confinée quand les composants relargués par une cigarette se dissipent en 15 minutes.

 

  • Dépénalisation du Cannabis : Très grande résistance des pouvoirs publics en France. Risques psychiques du Cannabis (Révélation de schizophrénies latentes ; non révélation de troubles psychiques s’ils ne sont pas préexistants). THC. Le Cannabis médical. Le CBD, élément du Cannabis non psychoactif.
  • Crise des opioïdes aux US, problème de santé publique très inquiétant (nombreux décès – des dizaines de milliers/an – dus à des overdoses consécutives à des délivrances d’opiacés très addictifs sans prescription, sans contrôle). Encadrement stricte en France de la délivrance des opiacés. Il existe en France la pratique prohibée d’enivrement par le mélange codoliprane/limonade.
  • Les Addictions sont des maladies du cerveau et peuvent être un trouble majeur conduisant à l’autodestruction du patient et donc à un handicap. L’addiction la plus violente étant probablement l’alcoolisme, si bien décrit par Emile Zola … dans l’Assommoir, en un temps où l’absinthe faisait des ravages, ce qui va conduire à sa prohibition par les Ligues anti-alcoolisme de l’époque, étant incriminée la présence du méthanol, alcool neurotoxique, rendant fou et aveugle d’ailleurs; L’éthanol étant l’alcool principal dans une boisson fermentée, donnant l’ivresse.
  • Autre addiction très violente : Le problème du crack (cocaïne basifiée du pauvre) dans les grandes métropoles occidentales. 100 consommateurs, gravement malades, laissés sans soins, en permanent craving, en shooting durant de longues heures, en perte de contrôle, occuperaient en permanence le nord de la ligne 12 ou la ligne 5 du métro parisien, choquants voyageurs et travailleurs de la RATP, impuissants, résignés, écœurés. Incurie des pouvoirs publics. Notre société va mal. La bourgeoisie bobo du nord parisien côtoie la plus grande détresse. La volonté du patient ne peut rien contre la biologie : Une seule prise de crack rend tout de suite « accro ». Certains vont en plus dealer en direction des migrants qui sont déjà dans la merde … Mieux vaut ne jamais toucher au crack.
  • La plupart du temps, les addictions, prétendues sources de plaisirs, sont acquises dans un contexte de malheur, de mal-être, de frustration, de stress. C’est dans les plus grandes souffrances, sociales notamment, que le patient recherche les plaisirs les plus élevés, incapables de se satisfaire des petits bonheurs du quotidien, avec la tentation d’y revenir sans cesse (accoutumance morale), d’où la désignation bien connue de ces « paradis artificiels ». Et le manque, la privation soudaine de substance peuvent s’avérer assez durs à supporter, rendre fou, avec tout au moins un sevrage à vivre durant quelques temps, c’est-à-dire l’apparition de nouveaux symptômes, comme par exemple, une fatigabilité, une déprime. Les addictions, facteur supplémentaire de destruction, sont le plus grand danger dans un contexte de harcèlement moral destructeur : Il faut alors choisir l’addiction la moins grave. On voit très bien cela dans l’usage des Jeux Vidéo (accoutumance non biologique) chez les enfants & adolescents, une véritable fuite du réel, un réel qui peut paraître parfois assez dur pour eux et beaucoup moins pour les adultes. Les addicts veulent être malades, rester malades, cherchent à tout prix à être malades, s’autodétruisant finalement. Les psychiatres parlent de « fuite dans la maladie ».

Troubles du sommeil.

 

  • Clinophilie (Du grec clinos = lit et philie = aimer) : Le patient passe sa vie au lit, jour et nuit. Certains patients avalent même des somnifères en journée pour échapper à la sauvagerie de leur vie, de ce monde. Souvent associée à l’aboulie, difficulté à initier les tâches du quotidien. Manque de peps. Epuisement, fatigue chronique. Fatigabilité.
    • L’ambiance d’un service d’hospitalisation complète en hôpital est d’ailleurs révélatrice, d’une assez grande tristesse : A 20 heures, les patients observent d’eux-mêmes le couvre-feu et sont déjà au lit, poursuivant ainsi le train des multiples siestes de la journée. Bon, un hôpital est le lieu du soin des maladies et pas vraiment celui des réjouissances.
  • Sédation. Peut-être dues à une dépression (par exemple tabagique) ou à un traitement psychotrope.
  • Insomnies. Mal endémique chez les français, ouvrant un marché macronien pour les vendeurs de capteurs du sommeil EEG (casque Dreem à 500 €, quand un capteur vaut aujourd’hui le prix d’une cigarette).
  • Insomnies à l’endormissement.
  • Insomnies au réveil.

L’heure de pointe des dépressifs : 4 heures du matin.

  • Baisse du temps de sommeil, sans fatigue, des bipolaires dans les phases d’hypomanie.
  • Cures de sommeil (3 jours / 3 semaines). Besoin de dormir. Rattrapage d’une dette de sommeil (possible ?). Repos forcé. François Truffaut hospitalisé un mois. Principal moyen thérapeutique avant l’apparition des neuroleptiques, qui instaurèrent l’ « hibernothérapie » Il y a cette belle expression qui dit : « dormir du sommeil du juste », c’est-à-dire prendre un repos bien mérité.
  • Perte de tonus, catalepsie (assez spectaculaire …) : Le patient ne tient soudainement, voir durablement, plus sur ses jambes.
  • Apnée du sommeil. Ayant l’apparence d’une dépression ou pouvant la causer. Diagnostic par Polysomnographie. Mesure de l’Indice d’Apnée/Hypopnée (IAH). Traitement par appareil à Pression Positive Continue. 4 millions de personnes touchées en France. Maladie traitée seulement depuis 20 ans, pouvant entraîner des troubles somatiques assez importants, comme les maladies cardio-vasculaires. Causes de l’Apnée du Sommeil : Essentiellement la constitution physique & dans une moindre mesure : L’obésité, la prise d’hypnotiques et le tabac.
    • La médecine a fait de fantastiques progrès permettant la réparation de ce trouble, qui peut même guérir plus ou moins complètement. D’ailleurs, quel pays pourrait rester performant au point de vue économique sans ses médecins, présents pour améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens ? Avec une sécurité sociale française la meilleure au monde, quoique menacée …
  • Le sommeil en mer chez les Skipper, sérieusement écourté, surveillé, mesuré.
  • Somnifères, hypnotiques.
    • Imovane pour l’endormissement (molécule apparentée aux benzodiazoépines) et Théralène pour prolonger la nuit.
    • Pour les troubles mineurs, hors de l’usage des hypnotiques, phytothérapie : La Valériane, vendue à moindre coût en parapharmacie (Voir à Saint-Germain des Près) ou sur le Net.

 

Les Rêves et leur interprétation.

 

  • Hallucinations hypnagogiques (à l’endormissement).
  • Hallucinations hypnopompiques (au réveil).
  • Interprétation des Rêves. En Islam (Le prophète Youssef ; sourate n°11). Chez Freud.

Interprétation chez les Modernes : L’ethnopsychiatre franco-égyptien Tobie             Nathan.

  • Phases du sommeil (Léger, profond, paradoxal).
  • Les rêves pendant le sommeil paradoxal (En anglais : REM = Rapid Eye Movement, découvert en 1961 par le neurobiologiste français Michel Jouvet).

Troubles de l’alimentation.

 

  • Boulimie.
  • Anorexie. Le refus de s’alimenter est une maladie du cerveau : On parle d’anorexie mentale.

Troubles   de    la    personnalité.
Personnalités  limites. Psychopathologie.

 

  • Personnalité histrionique.
  • Personnalité évitante.
  • Personnalité borderline (peur d’être abandonné).
  • Personnalité dépendante.
  • Personnalité schizoïde, schizotypique.
  • Personnalité anti-sociale (négation des droits d’autrui).
  • Personnalité narcissique. Narcissisme (trop grand amour de soi), qui peut engendrer perversion (indifférence au mal causé) et violence envers autrui.
  • Personnalités toxiques.
  • Psychopathie (chez les criminels).
  • Statistiques de ces troubles, à la fois plus ou moins présents chez tout un chacun et en même temps, pas forcément répandus.
  • Limite entre le normal et le pathologique.

Suicides. Suicidologie.

 

  • Anciennement, le suicide était considéré comme un acte délinquant, criminel et une tentative de suicide pouvait être réprimée pénalement et il est d’ailleurs condamné moralement par les Religions (et l’Islam est source de lois …).
  • Suicides dus à la misère, qui ont existé de tous temps et encore aujourd’hui.
    • Suicides aux falaises d’Etretat : Les prétendants au suicide viennent de loin, prennent leur billet de train, pour profiter du point de vue imprenable sur la mer … et s’en vont.
    • Suicides de protestation (par exemple, Immolation), fréquents dans le monde arabe, surtout en Palestine (60 000/an à Gaza) et historiquement dans le Tiers-Monde, bien que le suicide soit très mal vu en Islam, étant considéré comme une offense à Dieu, une négation de la vie, qu’il faut préserver à tout prix. Seul Dieu décide quand notre heure est venue …

mais les Djihadistes pensent que Dieu a décidé, autorisé leurs attentats/suicides. Sacrilège … autre offense à Dieu.

  • Suicides sacrificiels.
  • Suicides par vengeance personnelle pour laisser des remords aux contemporains (« vivants qu’il aurait fallu tuer »).
  • Suicides suite à un harcèlement moral, souvent sur le lieu de travail, par exemple dans un contexte d’un management pressurisant, inhumain. Cf. Procès de France Télécom en 2019, entreprise qui a voulu se débarrasser avec un management harceleur de 22 000 employés, ce qui a conduit à 19 suicides. Le Procès va donner des indemnisations à hauteur de 50 000 € pour les 39 parties civiles.
    • Suicides élevés dans la fonction publique ou apparentée, dévalorisée et pressurisée : A la SCNF, à la Poste, dans la Police Nationale, dans l’Education Nationale. Qu’est-ce qui est important ? Votre propre vie ou la Gloire de l’Education Nationale pour laquelle vous vous épuisez et que vous essayez de maintenir debout, malgré une hiérarchie défaillante ?
  • Suicides dus aux 3 grands troubles psy, pour mettre fin à une souffrance psychique et/ou physique intolérable, peut-être passagère.
    • Il n’existe pas de médicaments pour inhiber une idéation suicidaire. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est de traiter les troubles psy qui en sont à l’origine.
  • Suicides 2 fois plus importants chez les fumeurs, probablement lié à l’anhédonie chronique liée à la déprime de l’addiction.
  • Suicides dus à une souffrance iatrogénique (due à un traitement médical), pharmaco-psychotique. Statistiques probablement indisponibles … mais sûrement élevées, vrai problème.
  • Il est essentiel de comprendre que l’humain n’a pas un capital de résistance à la souffrance illimitée. Nos pauvres enveloppes charnelles peuvent emprisonner des souffrances colossales.

Il faut que le patient se surveille … se ressaisisse, qu’il sache « lâcher prise ».

  • Certains patients sont en idéation suicidaire, parce qu’ils sont fatigués de la monotonie des jours, éternel recommencement.
  • Suicides « altruistes ». Le suicidé entraîne les autres dans la mort : Souvent sa famille, ou les passagers d’un Avion entier par son pilote : Andreas Lubitz en 2015 se crachant dans les Alpes françaises. Il était dépressif et n’aurait pas dû être autorisé à exercer ce métier.

Suicides collectifs dans les Sectes.

  • Suicides kamikazes (mot japonais), connus depuis la 2ème guerre mondiale menée par les Japonais et plus tard par les terroristes, en particulier djihadistes.
  • Suicides « raptus », soudains, dans la plus grande confusion. Très étudiés par Henri Ey.
  • Soudaineté du passage à l’acte. Mûrissement, planification de l’acte. Très grande violence de l’acte suicidaire sur le patient lui-même.
  • Remords de l’entourage dévasté, laissé avec des questions sans réponses. 6 personnes de l’entourage touchées en moyenne par un suicide. L’épouvante des suicides consécutifs touchant une fratrie (vulnérabilité familiale génétique … bipolarité par exemple).
  • Des patients souffrant de pathologies trop résistantes aux thérapies y compris la STC ou de la maladie de Charcot demandent un « suicide assisté », c’est-à-dire aidé par des médecins (examinant la « moralité raisonnable de la demande »), interdit en France, mais permis dans certains pays d’Europe (Suisse, Belgique). Voir par exemple le film Quelques heures de printemps de Stéphane Brizé (France, 2012) sur un scénario de Florence Vignon, avec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Olivier Perrier, Emmanuelle Seigner.
  • L’incitation au suicide, si elle est suivie des faits, est réprimée pénalement. Et l’apologie du suicide est également interdite, ce qui correspond au bon sens.
  • Une idéation suicidaire, une tentative de suicide (TS), peut conduire sur décision d’un Psychiatre à une hospitalisation curative.
  • Prévention, Education, Assistance.
  • Le suicide par dépit amoureux dans Roméo & Juliette de Shakespeare.
  • Le suicide en chanson par Maurice Chevallier (1921) : « Dans la vie faut pas s’en faire » :

 

 

En sortant du trente et quarante
Je ne possédais plus un radis

De l’héritage de ma tante

 

Tout autre que moi se serait dit
Je vais me faire sauter la cervelle
Me suicider d’un coup de couteau
M’empoisonner me fiche à l’eau
Enfin des morts bien naturelles

Mais voulant finir en beauté

Je me suis tué à répéter :
Dans la vie faut pas s’en faire
Moi je ne m’en fais pas
Toutes ces petites misères seront passagères
Tout ça s’arrangera

Dangerosité, violences, criminalité, criminologie, psychopathologie, meurtres immotivés. Psychopathie. Psychiatrie & Justice. Education thérapeutique. La Culture peut réellement changer des comportements.

 

  • La Psychiatrie, c’est aussi la « science des comportements ».
  • Contrôle de soi, maîtrise de soi, calme, tempérance.
  • Colère normale & colère pathologique. Automatisme affectif (réaction comportementale anormale à des émotions trop fortement ressenties). Comment réagir à des provocations ? Les réactions à des provocations sont-elles toujours en rapport avec la maladie ? Bonne question !
  • Perte de contrôle, de la maîtrise de soi.
  • Impulsivité, Agressivité (hétéro-, auto-), passages à l’acte, agressions.
  • Expliqués par au moins 2 des 3 grands troubles psy. Délires de persécution. Même certaines dépressions peuvent entraîner une dangerosité …
  • Certains professionnels expliquent même qu’il n’y a pas de pathologies dangereuses, mais des « situations dangereuses » dans lequel seraient placés malencontreusement des patients passant à l’acte.
  • La mise en danger de soi-même ou d’autrui, souvent par agression contre une personne ou par dégradation de biens, conduit à une hospitalisation sur ordre d’un Représentant de l’Etat.
  • Haines. Il peut arriver que le psychotique oriente une haine envers ses objets persécutifs (Intention meurtrière vers ses « persécuteurs » de la paranoïaque Aimée étudiée par Jacques Lacan dans sa thèse) … D’ailleurs, certains patients sont révoltés par leur souffrance imméritée, ce qui peut les rendre impulsifs, vengeurs. La plupart des maladies révoltent les patients (vue une certaine injustice). Cela explique peut-être pourquoi certains politiques le plus souvent de Droite réclament de façon récurrente des fichage/surveillance des malades, jugés dangereux, ce qu’ils ne sont pas la plupart du temps, parfois couplé à un fichage anti-terroriste, ce qui rencontre l’opposition farouche de la plupart des psychiatres. Il existe d’ailleurs un fichier préfectoral des hospitalisés sous contrainte.
  • L’Islam est une Religion d’équilibre, si elle est bien comprise des Musulmans qui, ayant conscience de l’Omniscience de leur Dieu, examinent en âme et conscience la santé de leur Raison et de leur Cœur, de leurs sentiments, notamment dans leurs relations à autrui.
  • Attentats terroristes. Théorisation par le psychanalyste franco-tunisien Fethi Benslama, très cultivé aussi sur la violence nazie. Une question est souvent posée par les média vue l’émotion suscitée dans le public : Les terroristes assassins sont-ils fous ? Très probablement … On se demande ce que ces extrémistes meurtriers, qui n’ont pas trouvé d’autres solutions à leur détresse sociale que leurs attentats (la Tunisie, premier pays exportateur de djihadistes vers la Syrie à une époque), veulent laisser en héritage à leurs proches, sinon la honte.
  • Racismes, antisémitismes, Judéophobie, Islamophobie … conduisant à des violences.
  • Jean-Paul Sartre, philosophe doué, théoricien des haines (dans son pavé L’Etre et le Néant, très apprécié de son ami Claude Lanzmann des Temps Modernes; à lire ? On peut se contenter de résumés, de fiches de synthèse, existantes).
  • Les racismes sont souvent le résultat de la bêtise, de l’intolérance, du manque de culture, d’éducation, d’ouverture d’esprit, d’ouverture sur le monde, de fraternisation et tout simplement de l’isolement, du défaut de vie en société, de l’ignorance de ce qu’est l’Autre … ce qui engendre méfiances, craintes, rejets, mépris, haines, xénophobies, et peut-être insultes & agressions verbales, physiques; Meurtres crapuleux qui nous horrifient et qui nous interrogent sur la santé mentale des meurtriers : Les victimes de Mohamed Merah, dont des enfants tués à bout portant, Sarah Halimi, Mireille Knoll et Ilan Halimi, atrocement torturé par le gang des barbares. Et pourtant le Coran n’est pas antisémite (seulement un recueil de querelles religieuses ; les arabes ne sont-ils pas eux-aussi un peuple sémitique ?) … et il est souvent considéré un « antisémitisme musulman » ou arabe, qui est en fait surtout lié à une mécompréhension du Coran et au conflit israëlo-palestinien, née dés la création d’Israël. L’antisémitisme nazi a par ailleurs encouragé un antisémitisme contemporain chez certains dignitaires religieux dans le monde arabe et un antisémitisme plus tardif d’extrême-droite.
  • Beaucoup de citoyens manquant de temps pour se cultiver ont des préjugés et le problème est de savoir ce qu’ils en font …

Ca peut en rester au stade des préjugés et ça peut conduire au meurtre : Ce sont par exemple les préjugés sur les juifs et l’argent qui ont conduit à la torture et la mort de Ilan Halimi.

  • Et le nazisme, le plus raciste des régimes de l’histoire de l’humanité, conduisit aux meurtres de masse, avec une sauvagerie, une barbarie comme par exemple les exécutions des Einsatzgruppen qui parfois nous horrifie, nous font nous interroger sur les maladies mentales des nazis.
  • Logique des particularismes, des régionalismes ; fierté stupide des Nationalismes : Stupidité de ceux dont l’esprit reste cantonné à leurs villages, leurs villes, leurs régions, leurs ethnies/peuples, leurs religions, leurs pays, leurs Nations. Communautarisme tant vitupéré … dans un large spectre politique, à droite comme à gauche et aux extrêmes. L’Universalisme est soi-disant d’extrême-gauche : Il est issu surtout des philosophes des Lumières et de la Révolution française, qu’on peut considérer par certains de ses aspects comme étant d’extrême-gauche. Fernand Braudel dans son Identité de la France raconte que les français n’ont longtemps vécu qu’autour de leurs villages, les langues régionales entravant l’unification nationale : L’apparition d’un voyageur était un événement attisant la curiosité (ou la défiance) pour l’ « étranger », ce que raconte aussi Erckman-Chatrian. Brassens chantait : La ballade des gens nés quelque part. Fernaud Raynaud a fait un très bon sketch intitulé « Le boulanger » sur le racisme : « J’aime pas les étrangers. Ils mangent le pain des français. Depuis que l’étranger (l’arabe) est parti, nous ne mangeons plus de pain … Il était boulanger ! ».

Le genre humain occupe la seule et même planète Terre. Nous sommes des citoyens du Monde. Il faut cultiver l’Internationalisme.

Une Religion peut être un stigmate, bien que pouvant correspondre à une grande variété de métissages. Les nazis racialistes dans leur vision extrémiste de la « supériorité de la race germanique » voyaient dans les juifs, une non-race, une sous-race, un peuple de sang-mêlés. L’Histoire de l’Humanité a pourtant montré de nombreuses conversions et apostasies, correspondant peu à la biologie, à l’apparence physique. On peut avoir bien du mal à distinguer en ne se basant que sur l’apparence physique, certains juifs sépharades des maghrébins, vue l’histoire partagée des Juifs & des Musulmans dans le monde arabe, et ses métissages séculaires. Comme il est difficile de distinguer un juif ashkénaze d’un autre occidental ou slave. L’un des premiers prophètes monothéistes, Abraham (Ou Ibrahim), est d’ailleurs considéré comme le père des 3 grandes Religions monothéistes (bien qu’il y ait eu des prophètes avant lui, comme Noé), nées dans la région des déserts arabo-persiques, ce qui a peu à voir avec l’appartenance à un peuple ou un autre, juif ou arabe. La plupart des prophètes et rois bibliques sont aussi des prophètes de l’Islam (Noé/Nuh, anté-Abraham ; Jésus/Issa ; Salomon/Suleïman ; Jacob/Iacub ; Joseph/Youssouf …).

Et l’Islam comme le Christianisme sont probablement les Religions intéressant les peuples d’apparences physiques les plus diverses dans le Monde … mais le peuple Juif est aussi incroyablement métissé, ce qu’on peut voir dans la diaspora ou … en Israël. Le prophète Mahomet est probablement le seul des prophètes monothéistes à avoir reçu la Révélation en arabe.

 

Les racismes sont des « maladies de l’âme ».

 

  • Michel Brunet, le découvreur de Toumaï, le plus ancien hominidé découvert (- 7,2 millions d’années) l’a rappelé : Nous sommes tous des Africains. Le berceau de l’Humanité est en Hors d’Afrique, nous sommes tous des migrants. Les couleurs de peau, résultat d’une répartition inégale de la mélatonine en fonction de l’ensoleillement, sont hélas des stigmates décidant du sort malheureux de certains terriens, victimes de racisme. C’est un grand bol d’air frais que de se le rappeler, quand l’extrême-droite progresse en France, en Europe et dans le monde.

 

  • L’Amok (nom arabe). Meurtres commis par un furieux qui ne s’arrête que lorsqu’il est abattu. Nouvelle de Stephan Zweig, le pointilliste dans la description psychologique de ses romans, ami de Freud … à lire.
  • Fascisme/Nazisme. Violences d’extrême-droite. Violences verbales, violences physiques, violences politiques (anticommunistes) contre des opposants et des minorités. Sentiments de persécution dirigés contre l’ « ennemi de l’intérieur », avec l’idée très fameuse de trouver un « bouc émissaire» dans les périodes de graves convulsions du capitalisme en contradictions.

 

  • Les 3 stades de l’extrême-droite concernant les minorités ethniques, religieuses, parfois immigrées sont :
    • Stade 1 / Anti-immigrationnisme: On empêche l’étranger d’entrer sur le sol national.
    • Stade 2 / Expulsion, exil, remigration des immigrés: On expulse l’étranger déjà présent sur le sol national, parfois depuis longtemps, voire les enfants d’immigrés, naturalisés.
    • Stade 3 / Extermination, génocide.
    • Le nazisme est passé du stade 2 au stade 3. Les génocidaires hutus au Rwanda sont passés directement au stade 3. Le Front National français en reste au stade 1, mais voudrait bien passer au stade 2, ce qui pourrait se produire s’il venait au pouvoir.

 

  • Certains extrémistes ont le coup de poing facile, notamment contre les Musulmans : Génération Identitaire. La DCRI française arrête souvent après surveillance des agités d’extrême-droite projetant des agressions, des attentats islamophobes (Cf. articles de Médiapart). Il a été prononcé en Juillet 2019 des peines de prison à l’encontre de membres de Génération Identitaire menant des actions de chocs contre des migrants tentant d’entrer en France.
  • Le massacre isolé terrifiant par balles de 69 jeunes militants socialistes (33 blessés) sur l’île d’Utoya en Norvège en 2011 par un extrémiste de droite, Anders Behring Brevik, condamné à 21 ans de prison, soumis à une expertise psychiatrique.
  • On se demande si les Black Blocks, milliers de casseurs procédant à la mise à sac de commerces, restaurants, terrifiants leurs employés, lors de manifestations syndicales à Paris, ne desservant pas la cause de celles-ci qu’ils prétendent aider, ne relèvent pas de la psychiatrie … mais il n’y aura sûrement pas assez de psychiatres pour s’en occuper. On ne peut que les en dissuader … gentiment.
  • Le philosophe marxiste de l’Ecole Normale Supérieure Louis Althusser tue par strangulation sa femme Hélène Rytmann (qu’il aurait refuser de voir le quitter) en 1980 lors d’une décompensation psychotique. Il ne va pas en prison et il est conclu à son irresponsabilité pénale en raison de l’abolition de son discernement. Face aux critiques de la journaliste du journal Le Monde Claude Sarraute, Althusser « explique » son crime dans un livre intitulé L’avenir dure longtemps.
  • Expertises psychologiques et psychiatriques. Examen des personnalités aussi bien des criminels, que des victimes. Experts psychologues, psychiatres & criminologues. Exemples célèbres : Daniel Zagury & Roland Coutanceau.

 

  • Aux Etats-Unis les « profilers » & en France les psychocriminologues sont chargés d’établir des profils psychologiques de victimes, de témoigner en tant qu’experts auprès des tribunaux ou parfois de retracer l’empreinte psychologique de tueurs sériels.
  • Les négociateurs de situation de crise interviennent sur des missions de neutralisation d’individus dangereux en accompagnement des équipes d’intervention. Leur objectif est de résoudre par la négociation, des situations de crise du type « prise d’otage » ou « forcené », comportant des risques élevés mettant en jeu la sécurité et même la vie de certains acteurs. Ils gèrent et résolvent la situation de crise dans le cadre de la négociation en entrant en contact avec la ou les personnes à l’origine de la crise, en cernant psychologiquement la ou les personnes à l’origine de la crise et en faisant cesser la crise en préservant les vies

Le futur négociateur suit une formation initiale sous la direction du chef de la cellule négociation, de spécialistes en négociation et de médecins psychiatres. Lors de résolutions de crises par la négociation, la connaissance des cultures est primordiale pour le négociateur. On ne s’adresse pas de la même manière à un asiatique, un européen ou un arabe. Les gendarmes doivent aussi prendre la mesure des schémas qu’ils ont appris sur des situations existantes.

  • Profilers et négociateurs ont largement été popularisés par des œuvres filmiques, de cinéma ou de télé.

 

  • Altération/Abolition du discernement. Irresponsabilité pénale. Accessibilité à la peine.
    • Le cas terrifiant du schizophrène Romain Dupuis décapitant 2 infirmières de 40 & 48 ans à Pau en décembre 2004 conduit à un durcissement sécuritaire des internements psychiatriques par Sarkozy toujours à l’affût de l’actualité, de l’opinion publique, certes choquée, de son obsession …
    • Les lois ont évolué depuis le Code Napoléonien de 1810 avec la loi de 1838 (Fraternité d’abord), le Front Populaire de 1936 (remplaçant les asiles par les hôpitaux psychiatriques), la loi de 1990 (Liberté d’abord), la loi de 2002 protégeant mieux les patients, et la loi de 2011, relativement vaine, inefficiente contrôlant les hospitalisations sous contrainte par un Juge, retour en arrière.

 

  • Les malades sont plus souvent victimes de violences qu’auteurs, vue leur fragilité. Et les violences sur personnes vulnérables (facteur aggravant) sont réprimées pénalement, même si elles sont commises par des forces de l’Ordre … Il faut les signaler au Procureur de la République.
  • Prévention de la violence par l’éducation thérapeutique (souvent par les TCC) des patients concernant leurs (ou d’autres) pathologies (gestion de la colère en particulier ; apprentissage sur les émotions ; connaissance des troubles ; travail sur les préjugés ; savoir sur les, prévention, surveillance des rechutes, sentir le retour des hypomanies ou d’agitations, d’agressivité suite à des hallucinations, un épuisement professionnel dans un contexte de burn-out par exemple, éducation sexuelle élémentaire …), insuffisamment mise en pratique … et pourtant prévue par les plus récents Plans de Santé mentale. On est convaincu que la Culture peut réellement modifier des comportements.
  • Lorsqu’un patient n’est plus gérable par un service de psychiatrie classique, il est envoyé dans une UMD (Unité pour Malades Difficiles) au nombre de 5 en France, dans lesquels ont par exemple été envoyé tous les énergumènes ayant tenté des assassinats visant des Présidents de la République.

Mythomanie paroxystique meurtrière.

 

  • Jean-Claude Roman a été libéré en 2019, après quelques années en prison et 18 ans de « mythomanie » assez grave, qui, au paroxysme, pour sauver la face, a assassiné sa famille découvrant qu’il n’a jamais été médecin. Il s’était « inventé une vie », « se prenait pour un autre ». Falsification. Imposture. Délire de grandeur. Bovarysme peut-être … Il semblait partir le matin de chez lui pour rejoindre son travail pour l’OMS. Il s’ennuyait en fait des journées entières dans sa voiture sur des parkings d’autoroute. Tout en étant capable de lire des publications médicales de haut-niveau pour scotcher ses interlocuteurs.
  • Autre cas assez éclairant de mythomanie décrit à la fin du 19ème siècle, dont se plaignent les psychiatres d’alors, un peu comique au point que ça en est triste …
    • « On peut voir, en ce moment, à Bicêtre, disait, en 1878, Legrand du Saulle, un sieur B…, sujet hanovrien, prenant la qualité de physiologiste, se donnant comme un artiste incomparable et se disant l’ami de tous les savants de l’Europe. Cet homme, âgé de cinquante-trois ans, depuis longtemps à Paris, habitait un modeste cabinet rue Saint-Jacques, dans lequel personne n’avait jamais pénétré, et il fréquentait les cours publics, les laboratoires scientifiques et les bibliothèques. Claude Bernard, Berthelot, Marey et Vulpian, le connaissent de longue date et l’ont eu pour auditeur assidu. Il prenait constamment des notes, paraissait vivre d’une façon étrange, causait avec une loquacité irritée et fatigante, mais n’avait point  été l’objet d’une attention spéciale. (…) B…, écrivant à l’ambassadeur d’Allemagne, invoqua sa nationalité et réclama sa liberté. Le prince de Hohenlohe le fit d’abord interroger par un médecin allemand ; puis, sur l’attestation de ce dernier, il intervint auprès de M. le Préfet de police. B… sortit de Sainte-Anne et ne tarda pas à recevoir de l’ambassadeur d’Allemagne une libéralité de 3,000 francs.
    • Le physiologiste rentra dans son réduit infect, reprit ses habitudes anciennes et pût n’être point inquiété pendant plus d’un an. Il vint chez moi, me demanda des élèves et me dit qu’il pouvait enseigner la langue allemande, la chimie, la physiologie, le piano, la danse ou le violon. Je ne lui promis rien et le congédiai avec politesse. »
  • Il aurait pu aussi enseigner l’Art d’être Clown, le Roi du Music-Hall … comme Charlie Chaplin ; ou Gabin.

Hospitalisations (HL, HDT, HO = SPDRE).

 

  • Le patient peut librement demander une hospitalisation (HL).
  • La famille peut décider d’hospitaliser un de ses membres malades (HDT).
  • Le rôle de l’Etat dans les hospitalisations d’urgence. Préfet. Maire (HO et aujourd’hui SPDRE).
  • Contrôle par le Juge des Libertés & de la Détention de la régularité de la mesure d’internement, de privation de liberté. La loi de 2011 a montré que l’essentiel des décisions est influencé non par les JLD eux-mêmes, mais par les expertises, pas toujours très fiables, des psychiatres, qui ont le réel pouvoir. Les JLD ont l’air d’être des bureaucrates ubuesques, routiniers, cochant leurs formulaires de façon automatique, en série. Le Film-documentaire, assez caricatural, mais somme-toute assez révélateur, 12 jours de Raymond Depardon (2018). On y voit entre autres une patiente qui voulait se dépêcher de sortir de l’hôpital pour aller se suicider ou un patient qui oublie qu’il a tué son propre père …

 

 

 

 

Aphasiologie. Les 2 Aphasies inverses, complémentaires, altérations des fonctions du langage. Conséquence d’un avc (Accident Vasculaire Cérébral), très fréquent … Faites attention à vous !

 

  • Les aphasies résulteraient contrairement aux schizophrénies hallucinatoires d’une trop faible mémoire des mots
  • Aphasies de Broca. Difficultés d’élocution. (Lésion de la zone du langage de Broca). Le médecin anatomiste français Paul Broca met en évidence au 18ème siècle cette aphasie avec « Monsieur Tan-Tan ».
  • Aphasies de Wernicke. Difficultés de compréhension. (La zone de Wernicke est située dans le lobe temporal gauche, proche du cortex auditif primaire, zone de Heschl, découverte par le neurologue et psychiatre allemand Carl Wernicke). Maurice Ravel, le compositeur du Boléro, aurait souffert de cette aphasie à la fin de sa vie.
  • Selon l’importance de la lésion de la zone du langage (Hémisphère Gauche), l’aphasique peut recouvrer par Neuroplasticité (Le cerveau utilise d’autres zones du cerveau que la zone lésée par une réorganisation des connexions neuronales) un usage plus ou moins satisfaisant de la parole par exercices d’orthophonie et autres thérapies. Pronostic variable … Gardons l’espoir.
  • Il existe l’Association des Paralysés de France. Puisque l’Aphasie de Broca s’accompagne également d’une paralysie de la partie droite du corps, opposée à l’hémisphère gauche du cerveau lésée.
  • Les patients Alzheimer peuvent devenir aphasiques, dans l’évolution la plus grave de la maladie.

Neurologie. Maladies neuro-dégénératives. Maladies à prions. Plaques amyloïdes. La Protéine Tau.

 

  • Maladies de la vache folle, encéphalopathie spongiforme bovine, Kuru. Prix Nobel 1976 pour l’américain Daniel Carleton Gajdusek, qui a grandi avec des chimistes dont le Prix Nobel Lewis.
  • Maladie de Creutzfeldt-Jakob.
  • Parkinson.
  • Huttington.
  • Alzheimer. Il n’existe pas encore de traitement contre Alzheimer, pour prévenir la propagation de la protéine Tau, conduisant à l’atrophie de l’hippocampe, lieu de la mémoire, ou le dépôt de plaques amyloïdes, bien que selon Marc Peschanski, le n°1 ou 3 mondial Pfizer ait découvert la sérendipité d’un de ses médicaments, dont la firme refuse de poursuivre les études et le développement … pour des histoires de profits, les brevets ayant expiré, ce qui est un vrai scandale, vue l’horreur de la maladie, touchant de plus en plus de concitoyens âgés en raison de l’allongement de l’espérance de nos vies, en relation avec l’amélioration de la qualité de vie par les progrès de la médecine …
  • Prix Nobel 1997 pour l’américain Stanley Prusiner pour la découverte des prions, principe de l’infection. Magnifique travail ! Université de Californie à San Francisco, Institut des Maladies Neurodégénératives. Prusiner est aujourd’hui Président élu de l’Association Américaine de Neurologie. Cette découverte fut cruciale et provoqua de nombreuses controverses, car elle s’opposait au paradigme scientifique selon lequel il n’y a que trois types d’agents infectieux (virus, bactéries, parasites) excluant l’infectiosité portée par une simple protéine. Stanley Prusiner a donc fait évoluer ce paradigme en démontrant l’existence d’un nouveau type d’agent infectieux. Stanley Prusiner cherche aujourd’hui des médicaments bloquants les prions. Il aurait découvert aussi que la maladie d’Alzheimer est à double prions. Il raconte l’histoire de sa découverte dans un livre très bien écrit, passionnant, populaire : Mémoire & Folie.
  • Syndrome de stress post-traumatique chez les vétérans du combat (américains en Irak & Afghanistan) conduisant à des DFT.
  • Lésions cérébrales d’athlètes tels que les joueurs de football victimes de commotions cérébrales à répétition.
  • Démences fronto-temporales (DFT). Le boxeur Mohammed Ali (décédé en 2016 à l’âge de 74 ans) a pris trop de coups sur la tête en boxant ! …
  • Sclérose latérale amyo-trophique (SLA) ou maladie de Lou Gehring ou maladie de Charcot. Le physicien britannique Stephen Hawking, décédé en 2018 à l’âge de 78 ans.

Les scléroses. Charcot (la Salpêtrière, plus grand hôpital d’Europe). SEP.

 

  • Sclérose en plaques (SEP). Démyélinisation. Assez bien soignée par les bons neurologues avec des traitements au point.

La psychiatrie naît en France avec les aliénistes, qui furent appelés aussi désaliénistes. Elle est ensuite perfectionnée dans les pays de langue allemande, en Allemagne, en Suisse et en Autriche. Grands psychiatres et neurologues.

 

  • Philippe Pinel, français. 18ème siècle. Première classification des maladies mentales. Hôpital Bicêtre. Il libère les « aliénés » de leurs chaînes. Le premier des désaliénistes.
  • Jean-Baptiste Pussin. 18ème siècle. Travaillant avec Pinel. Père de l’Infirmerie psychiatrique, les infirmiers remplaçants les « gardiens des fous », eux-mêmes anciens fous. Aux médecins la science, aux infirmiers le soin, l’humain. Exerçant à Bicêtre.
  • Jean-Etienne Esquirol, français. Début 19ème siècle. Il distingue les illusions des hallucinations. Il crée la classification des folies, alors appelées « monomanies ». Les hôpitaux royaux de Charenton/Saint- Maurice où il exerce prennent plus tard son nom, le nom des Hôpitaux Esquirol, où sera interné le Marquis de Sade. Esquirol diagnostique Nicolas Sadi Carnot le polytechnicien.
  • Jean-Martin Charcot, français, introduit l’hypnose à la Salpêtrière pour soigner l’hystérie. Fin 19ème siècle. Freud est un de ses disciples.
  • Jean-Pierre Falret, Fin 19ème siècle, décrit la « folie circulaire » comme un accès de manie et de mélancolie (PMD). Exerçant à la Salpêtrière.
  • Jacques-Joseph Moreau de Tours. Fin 19ème siècle. Il analyse les effets du Cannabis sur le système nerveux (crée le club des haschischins, dont font partie Baudelaire et Théophile Gauthier). Interne à la Maison Royale de Charenton sous la Direction d’Esquirol. Exerçant à Bicêtre, puis à la Salpêtrière. Il dirige ensuite la maison de santé du Dr Esquirol à Ivry-Sur-Seine.
  • Valentin Magnan, français. Début 20ème siècle. Maître des suivants … De l’aliénation, Magnan et Falret passe au paradigme des maladies mentales.
  • Paul Sérieux & Joseph Capgras, français. Début 20ème siècle. Les folies raisonnantes. Psychiatrie de l’ « imagination ». Délires systématisés, interprétatifs, imaginatifs, paranoïaques, érotomanes. Paul Sérieux débute à l’Asile de Marsens, puis à Perray-Vaucluse, puis Villejuif, puis à Ville-Evrard, puis à Maison-Blanche et finit à Sainte-Anne. Joseph Capgras étudie à Toulouse, mais exerce principalement à Sainte-Anne. Les deux travaillent ensemble.
  • Gaëtian De Clérambault, français. Début 20ème siècle. Psychiatre de la préfecture de la Seine. Remarquable de précision, quasi-photographique (la photo est un de ses hobby et d’ailleurs, devenu aveugle, il se suicide …) dans la rédaction de ses certificats (que j’ai lus), professoral, ayant inspiré des générations de psychiatres. Précurseur de l’automatisme mental et spécialiste des délires passionnels, dont l’érotomanie. Seul Maître de Lacan.
  • Emil Kraeplin, allemand. Début 20ème siècle. Université Louis-et- Maximilien de Munich, Université de Wurtzbourg, Université de Leipzig. Nosographie de la schizophrénie. Père de la psychiatrie moderne. Il popularise la notion de démence précoce, « dementia praecox » en latin, « folie du jeune », démence juvénile, psychose de l’adolescent et du jeune adulte, énoncée par le psychiatre allemand Arnold Pick de l’Université Charles de Prague. On voit effectivement dans des services de psychiatrie plus de jeunes que de personnes plus âgées.
  • Eugen Bleuler, suisse. Début 20ème siècle. Nosographie de la schizophrénie. Université de Zurich. Les plus détaillées des descriptions des schizophrénies.
  • Eugène Minkowski, juif polonais. Psychiatre philosophe phénoménologue. Début/moitié du 20ème siècle. Fiché par la police sous le tsarisme, il est contraint de s’exiler. Un temps assistant de Bleuler à Munich avec son épouse Françoise Minkowska, également médecin. Médecin militaire pour la France sous la Première Guerre mondiale. Exerce à la clinique Jeanne d’Arc de Saint-Mandé, l’hôpital Henri Rousselle, première structure ouverte dans le cadre de l’hôpital Saint Anne, au Foyer de Soulins pour enfants caractériels à Brunoy dès sa fondation, avant d’en devenir très rapidement le responsable médical. Il y introduira les méthodes de pédagogie curative dont le test de Rorschach adapté à la clinique psychiatrique par sa femme Françoise et l’analyse et l’interprétation des dessins d’enfants qu’elle développait. Il y poursuivra son action pendant plus de 25 ans. Président de la Société Médico-Psychologique en 1947. Fondateur avec sa femme du journal L’Evolution psychiatrique. 3ème thèse de médecine sur la perte du contact vital avec la réalité.
  • Hans Asperger, autrichien, complice du nazisme. Nosographie des autistes de haut niveau. Université de Vienne.
  • Kurt Schneider, allemand. Début 20ème siècle. Nosographie de la schizophrénie. Université Humboldt à Berlin. Les symptômes de premier rang (productifs) sont appelés aussi symptômes schneidériens.
  • Jacques Lacan, français. Milieu 20ème siècle. Débute sa carrière de psychanalyste que l’on sait par une Thèse de médecine sur la paranoïa. Très puissantes discussions avec Henri Ey, son ami, lors notamment du colloque de Bonneval en 1946.
  • Ugo Cerletti, italien. Milieu 20ème siècle. Il emploie les électrochocs pour traiter la dépression.
  • Henri Ey, français. Milieu 20ème siècle. Le plus grand psychiatre du 20ème siècle, fondateur et un temps Président de l’Association Mondiale de Psychiatrie. Psychiatre théoricien, fédérateur & philosophe (titulaire d’une licence de philosophie). Même s’il est ami avec Lucien Bonnafé, il n’est pas communiste (et même un admirateur béat du général De Gaulle et un réformateur de la psychiatrie française avec les gouvernements de l’époque), par opposition au stalinisme qui choque nombre d’occidentaux. Très marqué par la Seconde Guerre Mondiale et la pensée du philosophe Günther Anders (compagnon de Hannah Arendt) réfléchissant sur la Liberté, qu’il rencontre. Le « Maître de Bonneval » en Eure-&-Loire. Il dénonce l’usage répressif de la psychiatrie par l’État soviétique, mais n’est pas suivi immédiatement par ses collègues … ce qui viendra plus tard.
  • Le chirurgien Henri Laborit découvre par sérendipité le Largactil, premier « neuroleptique », mot fondé par Delay. Il se fait connaître au grand public par la vulgarisation des neurosciences, notamment en participant au film d’Alain Resnais Mon Oncle d’Amérique, dans lequel il dénonce la façon dont les humains utilisent leur cerveau pour dominer l’autre. Il est le grand-père de l’actrice Emmanuelle Laborit, née sourde (elle apprend la langue des signes à 7 ans avec son père psychiatre Jacques Laborit), révélée en 1993 pour son rôle dans les Enfants du silence, vue à la TV, notamment sur France 2, directrice actuelle de l’International Visual Théâtre, rue Chaptal (Paris 9ème).
  • Jean Delay & Pierre Deniker. 20ème siècle. Hôpital Sainte-Anne (Paris). Ils mettent en application le soin des schizophrènes et des maniaques par le Largactil, premier « neuroleptique » permettant l’ « hibernothérapie », synthétisé par Rhône Poulenc (aujourd’hui Sanofi), qu’Henri Laborit, chirurgien, applique à des fins d’hibernation prolongée à Tunis aux opérés en vue d’éviter des chocs opératoires. Début de la chimiothérapie des troubles mentaux. Deniker essaya le Largactil sur lui-même.

 

  • Laborit est nominé pour l’obtention d’un Prix Nobel, sans l’obtenir … ne faisant pas partie d’un grand institut de Recherche et étant ostracisé par le microcosme médical parisien, qui lui reproche son anticonformisme et son indépendance d’esprit. On reproche aussi aux 3 scientifiques d’avoir mis au point le Largactil sans avoir mis en évidence le principe d’action, ce qui viendra 50 ans plus tard avec le suédois
  • Laborit partage le prix Albert-Lasker (petit Nobel américain) avec Lehman et Deniker en 1957, tandis que Daniel Bovet obtient le prix Nobel la même année pour la découverte des antihistaminiques.
  • Les américains travaillent en 1954 sur la Réserpine, qui a alors beaucoup moins de succès.

 

  • Jean Oury, français. 20ème siècle. Un des plus intéressants désaliénistes. Il encourage les relations entre soignants et soignés à la clinique de la Borde à Cour-Cheverny dans le Loir-et-Cher, ce qui va influencer très largement les soins futurs, mais il y a aujourd’hui une régression, vu les compressions budgétaires, ce qui démoralise les soignants.
  • Lucien Bonnafé, français. 20ème siècle. Désaliéniste. PCF. A l’origine de la psychiatrie de secteur avec Henri Ey. Il dénonce l’usage répressif de la psychiatrie par l’État soviétique. Il met au point avec François Tosquelles, les bases de la psychothérapie institutionnelle à la clinique de Saint-Alban en Lozère.
  • Ronald Laing, britannique. 20ème siècle. Il condamne la pratique de la psychiatrie en Institution. Pionnier de l’Antipsychiatrie en Angleterre. Le « pape de l’Antipsychiatrie ». Inspiré de Marx, Merleau-Ponty et surtout de la pensée de Sartre (qui écrit alors Critique de la Raison pure, réfléchissant sur la raison et la violence, associant Humanisme et protestation libertaire), qui préface un de ses ouvrages. Exerce principalement à la Philadelphia Association à Kingsley Hall (Londres).
  • Jean Garrabé, psychiatre, grand historien français de la psychiatrie, mon Maître … en éducation thérapeutique.
  • Oliver Sacks, étudiant passionné de chimie, coaché par son oncle, devenu neurologue, britannique, écrivain prolifique, curieux, aux livres très populaires, presque des Best-Sellers, débordant d’activité, d’une érudition extraordinaire, au talent de vulgarisation très remarquable. Hédoniste quoique resté très, très longtemps célibataire sans compagnon amoureux, motard, voyageur. Il réveille les post-encéphalitiques par la L-Dopa. Il rédige une autobiographie extrêmement riche d’informations : En mouvement. 20ème siècle. Oliver Sacks avait même évoqué sa rencontre avec un homme très libre … qui vivait d’un petit magôt, passait son temps à se promener, ce qui nous inspire. Que c’est beau la Liberté ! Et quand on ne l’a plus (le plus souvent par aliénation psychopathologique), apparaissent les pathologies de la Liberté, dont a tant parlé Henri Ey.
  • Boris Cyrulnik, français. 20/21ème siècle. Petit enfant juif sauvé des arrestations de la Gestapo par des Justes, il voit sa famille décimée dans la Shoah. De sa jeunesse naît sa volonté d’être « puissamment psychiatre ». Vulgarisateur, fondateur brillant de la notion de Résilience psychique. Orateur clair, professoral, passionnant, écrivain prolifique aux livres très populaires, presque des Best-Sellers. Exerce principalement à Toulouse. Certainement le plus populaire des psychiatres français aujourd’hui.
  • Serge Tisseron, le psychiatre de l’influence délétère des média sur les cerveaux des enfants. 20/21ème siècle. Tisseron a fait une thèse de médecine basée sur une brêve bande-dessinée retraçant l’histoire de la psychiatrie, qu’il laisse en libre accès sur son site Web.
  • Marcel Ruffo, le pédopsy conseiller médiatique. 20/21ème siècle.
  • Christophe André, le psy éducateur sur les émotions. 20/21ème siècle.

Les classifications des troubles mentaux (Nosographies).

 

  • Depuis la Grêce Antique. Le traité hippocratique de La Maladie Sacrée (épilepsie) classe les troubles mentaux en manie, démence ou frénésie, idiotisme ou imbécillité et mélancolie.
  • Association Américaine de Psychiatrie: DSM.

 

o  DSM 1 & 2, 1952. DSM encore basée sur la psychanalyse, ce que va remettre en cause l’apparition des neuroleptiques.

  • DSM 3. Coordonnateur : Spitzer, 1980, Version tournant le dos à la psychanalyse et évacuant la névrose, fondement de la théorie freudienne.
  • DSM 4. Coordonnateur : Allen, 1994,

o DSM 5. 2013. Fait paraît-il pour acter la découverte de biomarqueurs des schizophrénie, qui n’a pas eue lieu.

 

  • Organisation Mondiale de la Santé: CIM.

 

o CIM 10, 1993. Utilisée en France aujourd’hui.

 

  • INSERM.

 

o Classification française des Troubles Mentaux. Coordonnateur : Henri Ey (Président de l’Association Mondiale de Psychiatrie), 1968.

La France découvre les « neuroleptiques » en 1952.
La science de création des médicaments de psychiatrie, médicaments du cerveau ou psychotropes est appelée « neuropsychopharmacologie ».

 

  • Les psychotropes désignent les 3 classes de médicaments du cerveau : Les neuroleptiques ou antipsychotiques, les antidépresseurs et les anxiolytiques. Il faudrait ajouter les normothymiques qu’on peut assimiler aux neuroleptiques.
  • Période pré-largactilienne : Les Toxiques. Toxicologie.

 

  • Hallucinogènes. Les nazis dopés aux amphétamines. Jean-Paul Sartre hallucinant sous l’influence de la Mescaline (prescrite par Henri Ey) ou l’orthédrine. Opium, Opioïdes. Cocaïne utilisée par Freud. LSD. Oliver Sacks, médecin testant les états de consciences modifiés, ce qui n’est pas rare chez les chercheurs … Le cas de l’artiste Antonin Arthaud, fumeur de Peyotl, fou/pas fou à la fois, se croyant rendu malade par les médecins, à qui l’Académie de Suède aurait voulu donner un Prix Nobel …
  • Thérapies de choc : Comas insuliniques prenant fin avec le Largactil, électrochocs …
  • Années 1950’s : Découverte du Largactil. Elaboration par sérendipité (découverte par hasard par le scientifique qui cherchait sur un autre sujet) du premier « neuroleptique » par le chirurgien Henri Laborit, qui teste cette molécule comme antihistaminique dans la maladie post-opératoire en chirurgie. Le Largactil est issu d’une recherche sur les phénothiazines au sein de Rhône Poulenc (aujourd’hui Sanofi) par les chimistes Simone Courvoisier & Paul Charpentier. Symbole de l’ « hibernothérapie ».
  • Chlorpromazine ou Largactil, encore utilisé aujourd’hui en 2019 comme neuroleptique d’action large ou neuroleptique polyvalent. Surnommé à l’époque « lobotomie chimique ». Application sur les patients psy par les psychiatres français Delay & Deniker à Saint- Anne/Paris.

 

 

Synthèse du Largactil : Paul Charpentier chez Rhône Poulenc introduit un atome de Chlore sur un noyau Phénothiazine probablement selon un schéma de synthèse assez simple de Substitution aromatique en position méta/para (à retrouver …).

 

  • L’ambiance des hôpitaux psychiatriques « change » avec l’apparition des neuroleptiques (permettant une sédation, une tranquillisation), qui vont permettre, plus tard, le soin à l’extérieur en CMP, chez eux des patients. Avec le Largactil, Delay et Deniker de Sainte-Anne observent les effets spectaculaires : Les catatoniques reprennent la parole et deviennent accessibles à la psychothérapie, les agités maniaques se calment, cessent de hurler et s’alimentent normalement : les asiles, lieux de bruits et de fureur, se transforment radicalement.
  • Les Labos pharmaceutiques chercheraient aujourd’hui, peut-être de façon illusoire, des psychotropes avec moins d’effets secondaires, un mal « nécessaire », ce qu’ils avaient commencé à faire avec les neuroleptiques atypiques, présentant moins d’effets secondaires parkinsoniens.

Les neurones, les messagers chimiques dans la synapse = neuromédiateurs.

 

  • Les troubles mentaux sont considérés grosso-modo comme une dérégulation (soit dans l’excès du flux/hyper, soit dans le déficit du flux/hypo) de la communication normale, avec éventuelle recapture dans la pré-synapse, par les messagers chimiques que sont les neurotransmetteurs. Les psychotropes apparaissent avant qu’on en comprenne la biologie, ce qui viendra plus tard avec la Recherche.
  • Hypothèse dopaminergique dés les années 60 par le suédois Avid Carlsson Prix Nobel 2000 (avec Eric Kandel, psychiatre autrichien, pour ses travaux sur les bases moléculaires de la mémoire à court terme et de la mémoire à long terme), qui était à peu près le seul Nobel pour la psychiatrie, avec la malariathérapie, ou tout au moins le plus intéressant si on oublie Monitz et sa lobotomie.
  • Grosso-modo :

 

  • Hyperdopaminergie (Schizophrénies).
  • Hypodopaminergie (Dépressions).

 

  • Sérotonine. Antidépresseur ISRS = Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine. Recapture dans la pré-synapse. Prozac,  la « pilule du bonheur » ou fluoxétine, commercialisé par Eli Lilly depuis 1986. Psychotrope aussi accusé de désinhibitions conduisant à une vague de suicides …
  • Noradrénaline.
  • Il existe un très grand nombre de neuromédiateurs (des dizaines), dont les chercheurs ne comprennent pas encore tous les mécanismes d’action.

Souffrance au travail. Dépressions, Burn-Out & suicides.

 

  • Management pressurisant. Surtravail. Epuisement professionnel. Surmenage. Investissement massif dans les Etudes ou le Travail. Retentissement de la vie professionnelle dans la vie privée.

Traumas. EPST & troubles dissociatifs. Attentats. Harcèlement moral. Viol. Violence. Préjudices. Victimologie. Psychiatrie de guerre. Psychologie clinique.

 

  • Harcèlement moral. Une grande Dame, la psychiatre française Marie- France Hirigoyen, formée à la Victimologie, fait évoluer le Code du travail dés 2002 après son ouvrage de 2001.
  • Harcèlement au travail.
  • Harcèlement dans le couple. Violences et meurtres conjugaux.
    • Les harceleurs sont des gens malades (paranos, antisociaux niant les droits de l’Autre -, perversniant le mal qu’ils causent -, peut-être schizophrènes en délire de persécution, persécutés persécuteurs, peut-être maniaques – en diarrhée verbale – …).
      • Pervers narcissiques, notion définie par le psychiatre français Paul Racamier, pas officiellement suivi.
      • Névrosés obsessionnels.
    • Une femme meurt tous les 3 jours en France sous les coups de son conjoint. Le film Jusqu’à la Garde avec Léa Drucker (2018), bluffante par sa performance exceptionnelle, digne de l’Actor’s Immense comédienne.
    • Les violents conjuguaux, la plupart du temps des hommes, sont souvent des bipolaires. Les violents conjugaux sont soit des tyrans sexuels devenant violents parce qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils imposent, soit des hommes qui par dépit se forcent à rester avec des femmes qu’ils n’aiment pas vraiment, qu’ils haïssent même, soit des possessifs jaloux insupportables ayant peur de l’abandon, probablement sans amour réciproque, qui peuvent de ce fait aller jusqu’au meurtre quand la femme est partie. La femme violentée peut également en venir au meurtre du violent (Jacqueline Sauvage ou le film Trishna : Tyrannie sexuelle).
  • Stalking.
  • Mobbying.
  • Bullying.
  • Rudoiement.

 

  • Urgences médico-judiciaires.

 

  • Harcèlements à l’Ecole. Qui peuvent contaminer paraît-il assez gravement l’ensemble de certaines Ecoles, aussi bien dans les rapports élèves/enseignants que dans les rapports entre élèves : Sac de nœuds probablement insoluble qui pose un très gros problème de santé mentale dans l’Education Nationale, avec une hiérarchie défaillante et un manque de présence humaine en éducateurs flagrante. Certains élèves & certains professeurs y souffrent énormément. Il y est même impossible d’enseigner pour certains enseignants non chevronnés. Il faut que les enfants signalent les maltraitances, brimades, insultes dont ils sont victimes, les « souffre-douleurs », qu’ils soient soutenus, parce qu’ils sont fragiles. Le suicide d’un enfant est une catastrophe épouvantable, abominable (Cf. Boris Cyrulnik).
  • Sensitivité ? Délire de relations de Kretschmer. Un harcelé n’est pas toujours schizophrène : Les harcèlements peuvent être bien réels … qu’on ne peut nier. La tolérance à la frustration est plus ou moins grande chez tout un chacun.
  • Le droit de la preuve. Crédibilité du témoignage de la victime, évaluable par un expert psychologue mandaté par un tribunal.
  • Préjudice d’anxiété.
  • Préjudice moral.
  • Pathologies du harcèlement : Les harcelés sont victimes principalement d’un effet indéniable de sidération, de consternation (qui depuis 1759 en médecine, l’anéantissement subit des forces vitales sous l’effet d’un choc émotionnel ou de la foudre ; le sens de « sidérer» étant de « frapper de stupeur » ; le sens de « sidéré » étant « stupéfait, abasourdi »), & d’anxiété, de dépressions, d’hypomanies peut-être passagères, d’autodestruction, résultat de l’introjection de la haine des harceleurs, par exemple par les addictions, pouvant conduire au suicide … Les harcelés justifient envers eux-mêmes leur autodestruction en raison de la haine des harceleurs. Ils la légitiment, alors que cela ne devrait pas s’expliquer (Cf. Bettelheim). Cf. aussi les travaux de la psychologue clinicienne Ariane Bilheran, réfugiée en Amérique du Sud fuyant les attaques des manageurs paranos qu’elle a accusés, qui rappelle qu’un harcelé doit faire preuve d’une difficile, voire impossible gestion mentale des harcèlements. Le psychiatre Jean Garrabé, historien de la Psychiatrie émet une thèse, douteuse, qui peut être remise en question, selon laquelle l’envers d’une atteinte à la personne serait la schizophrénie. Il y a l’idée que les harcèlements provoqueraient une schizophrénie, alors que celle-ci correspond dans sa définition première à un délire, c’est-à-dire une fausse croyance, la croyance imaginaire d’être harcelé. Et il semblerait que les chercheurs américains auteurs du DSM soignent sur la foi de définitions, de la vérification d’items … Peut-on rendre schizophrène quelqu’un par des attaques répétées ? Bonne question. On peut au moins le rendre dissocié. Et si les harcèlements sont beaucoup trop intenses, le harcelé peut en venir à s’autodétruire assez gravement, tristement. Harceler nuit gravement à la santé. La dissociation de la personnalité en deux parties suite à un traumatisme était le propos essentiel du français Pierre Janet, avant que Freud ne parle de clivage et Bleuler de schizophrénie. La théorie de la dissociation de Janet fonde la Psychotraumatologie, surtout dans le monde anglo-saxon et un spécialiste au Pays-Bas (Onno Van der Hart, théorie de la dissociation structurelle). La schizophrénie correspondrait à des symptômes dissociatifs très intenses. Ferenczi avait fait un travail à sa manière sur le sujet également.
  • Les harcèlements sonores (non hallucinatoires) peuvent entraîner une saillance (perturbations très actives), une « psychogénie », une perte des limites du moi, véritable désorientation, qui, si elles sont aberrantes, engendrent une probable, subséquente dissociation traumatique. Il existe malheureusement face à ce phénomène très malsain, anormal, assez peu de stratégies pour y faire faceIl faut essayer d’être le moins syntone possible, le moins réactif à l’ambiance : Encore faut-il que cela reste faisable … Musicophilie, écriture par exemple, d’un livre du chaos, de requêtes au Procureur, d’une lettre au Père Noël ou d’une candidature au Loto (encore faut-il miser, jouer …). Ou encore écrire des mails aux harceleurs pour qu’ils s’arrêtent (Il faut adapter son discours au public que l’on rencontre …) ou participer au prochain voyage programmé de spationautes vers la Lune pour leur échapper.
  • Et il faut s’efforcer de rester humain (fraternel …) quand on est sévèrement maltraité. C’est essentiel.

Voir les témoignages des rescapés de la Shoah …

  • Prévention et répression pénale des harcèlements moraux. Signalements au Procureur, y compris par des psychiatres, dont ça devrait être une des fonctions et qui ne le font en fait jamais, vu leur manque de formation en victimologie.
  • La Psychotraumatologie (victimologie), branche de la Psychiatrie & de la Psychologie Clinique, avec en perspective la Justice restaurative encore balbutiante. Travaux inspirés de ceux du médecin/psychologue français Pierre Janet, très apprécié d’Henri Ey. Quelques psychiatres en sont spécialistes à Paris, s’occupant surtout des femmes victimes de viols. Il s’est développé avec la recrudescence des attentats terroristes meurtriers le soin par des psychologues et psychiatres des EPST vécus par les
  • La psychanalyse est de peu d’utilité dans les cas de harcèlement moral, parce que c’est la personnalité du psychanalysé, son histoire intime qui est à l’origine du trouble, alors que le problème d’un harcelé vient de ses harceleurs.

Perversions, désempathie. Sadisme. Position  masochiste  de la victime. Syndrôme de Stockholm (sympathie de la victime pour son bourreau).
La psychologie du tortionnaire.
Maltraitances dans les camps.

 

  • La « figure du Musulman » dans les camps nazis, symbole de l’infinie résignation de certains individus (pas musulmans, ce n’est qu’une figure) face à la mort approchante.
  • Mort par Anxiocution (Surmenage psychique face aux conditions de détention, à l’inhumanité des harcèlements, des violences des bourreaux).
    • Cachexie (maigreur extrême des détenus).
  • Les survivants de la Shoah et en particulier certains psychiatres, témoignant dans leurs récits ont trouvé dans les hôpitaux psychiatriques une ambiance semblable à celle des camps nazis : La même atmosphère d’hébétude, de prostration, voire de désolation.

 

  • La Torture blanche (par les mots).
  • La Torture physique.
  • Périodes de Terreurs, pendant lesquelles les Droits de l’Homme entrent en sommeil … Terreur thermidorienne, nazisme … Et derrière la Terreur, il y avait évidemment la peur (des terrorisés), dont on a déjà parlé au sujet des symptômes positifs et négatifs des schizophrénies …
  • Le Centre Primo Levi (Paris) depuis 1995, centre de soins aux victimes (réfugiées en France) de tortures, de violences politiques.
  • la psychologue clinicienne Françoise Sironi et ses travaux sur la psychologie des tortionnaires, notamment des génocidaires khmers rouges, horrible déformation du communisme, étudiant le clivage entre les 2 personnalités d’un génocidaire, massacrant le jour et vivant sa paisible vie de famille le soir.
  • Le Centre d’Ethnopsychiatrie Georges Devereux (Paris) depuis 1993, vient en aide aux migrants venus de l’étranger en France.

Surveillance policière. Big Brother. 1984.
Les Totalitarismes face aux Démocraties.

 

  • Eviter de se rendre malade, de se croire coupable face à une surveillance policière qui peut être réelle (Vue l’augmentation de la vidéosurveillance ! … souvent officieuse). Attaque panique possible … On a bien souvent tous en soi des « sentiments de culpabilité » pas forcément très répréhensibles : C’est un problème de « croyance », bizarre ou non. Certains schizophrènes (les paranoïdes, cas le plus courant) sont des personnes malades qui croient à tort être surveillés par la police. C’est le fruit de leur imaginaire …
  • Il est cependant parfois des personnalités qui sont mises sous très haute surveillance, comme l’a montré l’illustre cas d’Albert Einstein surveillé par le FBI de Edgar Hoover, bien qu’il n’ait pas été vraiment communiste (comme Chaplin), seulement un sympathisant bienveillant … surveillance qui agaçait le Prix Nobel, qui en avait connaissance. Il avait fui, craignant des atteintes à sa vie, les nazis antisémites et anticommunistes, qui avaient saccagé sa maison de Caputh, pour trouver d’autres anticommunistes : Les MacCarthystes américains qui allaient ouvrir en pleine Guerre Froide un boulevard à la présidence de J.F. Kennedy, très fan de James Bond, l’espion assez naïvement anticommuniste (On vous le dit en 4 mots : Pas besoin de voir les 20 épisodes).
  • Les psychiatres devraient vérifier en relation avec le Ministère de la Justice si un patient a vraiment selon ses dires été placé sous surveillance. Il reste encore aujourd’hui dans les Services de Renseignements des psychotiques du contrôle social, policier.

 

Mémoires. Fonctions exécutives. Concentration. Attention. Cognition. Traitement de l’information.

 

  • Mémoire immédiate.
  • Mémoire de travail, procédurale.
  • Mémoire centrale.
  • Mémoire sémantique, concernant la connaissance des choses, du Monde.
  • Mémoire à long terme, biographique.
  • Le rôle de l’Hippocampe.
  • Les travaux sur la mémoire sont très actifs afin de soutenir les patients Alzheimer. Cf. travaux de Francis Eustache à Caen.
  • Ralentissement du temps de traitement de l’information chez le schizophrène : 100 ms → 300 ms. Phénomène de barrage. de Fading, troubles du cours de la pensée.

Amnésies. Hypermnésie.

 

  • Amnésie rétrograde : Effacement de souvenirs anciens.
  • Amnésie antérograde : Le cerveau ne produit plus de souvenirs, au présent. C’est l’amnésie des patients Alzheimer ou celle de certains schizophrènes.
  • Amnésie lacunaire.
  • Hypermnésie. Voir mémoire des acteurs & comédiens. Technique acoustico-géographique de Cicéron pour la mémorisation.

 

  • Les « capacités mnésiques prodigieuses ».
    par Henri Ey (Etudes Psychiatriques).

Muller a montré que ces aptitudes extraordinaires à « retenir des nombres » ne dépendaient pas d’une mémoire naturelle des « nombres, mais du développement d’un complexe de facultés générales comme une compréhension rapide, une faible fatigabilité et la capacité à apprendre et de retenir facilement, ce à quoi s’ajoute un intérêt spécial pour la chose qui incite aux exercices répétés, c’est-à-dire à l’entraînement » (Lafora). Autant dire qu’il s’agirait dans ces actes de virtuosité, non pas d’un don simple mais d’une organisation spéciale de l’activité intellectuelle soutenue par un intérêt affectif. Cependant B. Stovkis croit devoir rapporter cette prodigieuse faculté dans son cas W. à une aptitude mnésique acoustico-rythmo-motrice exceptionnelle et dans son cas L. à une capacité extraordinaire de visualisation.

Emotions & Sentiments.

 

  • Le très beau film Vice-Versa de Disney.
  • Le rôle de l’amygdale.
  • Une émotion est une sensation agréable ou désagréable, du point de vue affectif.
  • Le sentiment est un état qui relève de l’affectivité et, spécialement une tendance affective stable et durable, d’où son usage à propos de l’inclination d’une personne pour une autre.
  • Le sentiment se dit d’une opinion fondée sur une appréciation subjective et non sur un raisonnement
  • Le sentiment est la conscience plus ou moins claire que l’on a de quelque chose, la faculté de connaître plus ou moins immédiatement un objet, alors opposé à raisonnement. Aussi : Conscience de soi, connaissance de son
  • Le sentiment s’emploie pour désigner l’expression des phénomènes affectifs, en particulier dans les

 

  • L’émotion est un ressenti bref. Le sentiment est un ressenti de longue durée.
  • Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie et directeur du Centre de recherche sur l’autisme à l’université de Cambridge, a recensé jusqu’à 421 émotions différentes !
  • Utilité des outils d’Intelligence Artificielle pour l’assistance des enfants autistes ayant du mal à reconnaître les émotions de leur entourage : Interaction reconnaissance faciale, écran avec personnage virtuel dans une salle numérique. Utilisation de robots anthropomorphes ou robots-compagnons (Leka, Nao) aidant les enfants autistes … à la suite du premier professeur robot humanoïde Saya du Professeur japonais Kobayashi en 2009.

 

Cf. Laurence Devillers, professeur en informatique et intelligence artificielle – Paris-Sorbonne université, chercheur au LIMSI-CNRS, département communication homme-machine, équipe « Dimensions affectives  et  sociales  dans  les  interactions  parlées  humain-robot », membre de la CERNA (Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistène – l’alliance des sciences et technologies du numérique).

 

  • 14 exemples d’émotions :

 

 

o Colère

o Peur

o Aversion

o Bonheur

o Tristesse

o Etonnement

o Etat neutre

o Anxiété

o Amour

o Dépression

o Mépris

o Fierté

o Honte

o Jalousie



  • Les psys vulgarisateurs Christophe André ou Serge Tisseron ou plus savant, l’anglo-saxon chercheur en neurosciences Ralph Adolphs, non encore traduit en français.
  • Un malade en psychose a du mal à faire face aux émotions petites ou grandes de la vie. On parle d’émoussement émotionnel ou à l’inverse d’hypersensibilité émotionnelle. Voir le film Les émotifs anonymes avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde.
  • L’école célèbre, exemplaire de l’Actor’s Studio fondée en octobre 1947 par Elia Kazan, Cheryl Crawford et Robert Lewis à New York, sur l’idée du Group Theatre dans les années 1930, sur la base des innovations de Constantin Stanislavski (qui en fait un ouvrage, manuel de base pour tous les comédiens) fut essentiellement basée sur l’usage par le comédien de son vécu émotionnel.
  • L’Art rejoint les Sciences : Les nouvelles découvertes en sciences cognitives (relation des expressions faciales aux émotions) vont intéresser les Artistes, écrivains, acteurs … etc.
  • Réflexions sur la fonction de la psychologie dans l’Art du comédien depuis Denis Diderot (Paradoxe sur le comédien, 1830).

Plaisir et souffrance. De l’importance d’être heureux. Musicothérapie. Cultiver la joie de vivre. Heureux d’être là après tout. Se convaincre que la vie est belle. Se faire du bien.

 

  • Selon Mélanie Klein, 2 positions présentes en chacun de nous depuis l’enfance:
    • La Position schizo-paranoïde, recherche permanente d’activités exaltantes.
    • La Position dépressive, position inverse.
    • C’est tout le problème de la relation aux plaisirs qu’on retrouve dans les addictions … La vie est faite de la succession, de la juxtaposition des positions de plaisir et de souffrance. Et il faut bien considérer le travail, la vie active, qui est une somme de contraintes, quand on n’a pas un métier de passion.
  • Souffrance & création: Le manque est un ressort pour créer.
  • Un individu malade doit faire tous les efforts pour souffrir de moins en moins, en se faisant du bien, en étant bienveillant avec lui-même, alléger divers fardeaux, favoriser l’Eros (pulsion de vie, conservatrice) plutôt que le Thanatos (pulsion de mort, destructrice).

 

 

Sport-thérapie. Importance de l’activité physique sur le psychisme.

 

  • Adage latin toujours d’actualité : « Un esprit sain dans un corps sain » (Mens sana in corpore sano). La bonne santé du corps qui s’exerce, rejaillit sur la santé du cerveau. L’humain est fait pour bouger, être en mouvement, se dépenser. Important de le rappeler, vues nos sédentarisation, bureaucratisation modernes …

Laboratoire d’Empathie. Empathie du comédien. Empathie (Burn-Out) du thérapeute. Empathie du Citoyen. Déstigmatisation. Contre la « Psychophobie ». Tolérance, Fraternité. Cultivons, gardons notre Humanité. Eros & Thanatos. L’Amour doit triompher …

 

  • Regard de la société, de l’Autre. Péjoration des maladies mentales.
  • Le racisme des apparences. L’extrémisme de la Phrénologie de Gall (<1930’s) rejoignant ses contemporaines craniologies antisémite et colonialiste raciste, qui visaient à déduire des caractéristiques psychologiques, ataviques de mesures morphologiques. Il y avait cette manie de tout mesurer, aujourd’hui révolue, fort heureusement. Quoiqu’on se demande : Cette manie de tout mesurer … a-t-elle vraiment disparu aujourd’hui ? La phrénologie de Gall avait tout de même eu le mérite à l’époque d’apporter un progrès en anatomo-pathologie.
  • Ségrégation des malades mentaux. Aliénation psychopathologique, aliénation institutionnelle et aliénation sociale. L’apport de la philosophie Marxiste sur la question.
  • Psychophobie (qui peut être insultante, ordurière …) ou haine envers les personnes malades (comme si elles avaient la lèpre …), qui rejoint souvent la haine envers les pauvres (Voir le roman Vol au dessus d’un nid de coucou montrant la haine caricaturale des infirmiers envers les patients).
    • D’ailleurs, le fou qui passe son temps à se faire insulter, vitupérer, finit par se révolter … L’humain a un réflexe naturel de défense contre la folie, quand on l’accuse : Il recherche la santé, la paix. Le bon sens populaire énonce assez clairement ce qui est fou. Quel soignant se permettrait d’insulter son patient ? Il est connu depuis l’Antiquité que tout humain a une part de folie en lui. Et il ne faut pas enlever son humanité au « fou ». Il y eut un débat entre les idées de Hippocrate et de Démocrite à ce sujet (à revoir …).
    • Il faut prôner la Tolérance envers ce qui est différent de nous, peut-être original, bizarre, étrange, excentrique. On n’a jamais fini de faire évoluer les mentalités … Il faut penser contre soi-même.
    • C’est comme pour l’homophobie, les homos voudraient qu’elle ne soit pas et elle existera encore longtemps … sans éducation à la tolérance. L’homophobie conduit à des insultes haineuses, des agressions physiques et dans certains pays, souvent musulmans intégristes (ou pas ; l’homosexualité y étant jugée contre-nature, proscrite par le Coran, qui parlait notamment de ce peuple jugé obscène, le peuple décrié par le prophète Loth : « qawm Luth »), à des meurtres. Il reste encore beaucoup à faire pour que quiconque ne soit plus « jugé », réduit uniquement à sa sexualité, son orientation sexuelle.
  • https://sergetisseron.com/petits-laboratoires-dempathie/
  • Certains « psychoflics », psychiatres comme on en trouve dans les services de renseignements, prenant la place de psychiatres traitants, prennent leur psychiatrie pour de la sorcellerie: Ils ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils soignent, mis à part le résultat de leurs flicages/harcèlements, de leur oppression, de leurs operations psychologiques, qui ne serait pas assez bien supportée par le harcelé.

 

Image de soi. Estime/Mésestime de soi.

 

  • Sentiments de culpabilité, remords, regrets, autoaccusation de délits imaginaires, autoculpabilisation, dévalorisation. Très présent dans les dépressions anxieuses & réactionnelles.
  • Ruminations, procrastination, mentisme xénopathique : Défilement de pensées, d’idées, d’images à l’esprit (souvent étrangères aux habitudes normales de pensée du patient, par influence).
  • Le Respect de soi-même, c’est très important ! Dignité. Liberté. Quand bien même le patient ne serait pas respecté, il faut qu’il ait le respect de lui-même, qu’il garde sa dignité.
  • Savoir mettre des limites.
  • Restreindre l’incurie (souvent associé à l’aboulie, l’apragmatisme), le manque d’hygiène personnelle, soigner son apparence, se laver, faire le ménage, cuisiner.
  • Nos vies publiques ne sont possibles que lorsque l’on sait compartimenter, sanctuariser nos vies privées, sauf à rendre compte de délits … Il faut savoir cultiver nos Jardins secrets, ne pas tout dire.

Que devenir ? Accepter la main tendue ? Quelle main tendue ? La stigmatisation souvent sociale (ou auto-stigmatisation), obstacle pour l’avenir. Gaslighting. Les stigmates du Christ. Sollicitude. Image de soi. La perte de chances suite à un diagnostic posé à mauvais escient. La « mauvaise réputation ».

 

  • Définitions de « stigmates », « stigmatisé », « stigmatiser ».
  • Les « stigmates » sont les marques laissées par les plaies sur le corps du Christ par la cruxifixion, ce qui est on-ne-peut-plus imagé.

 

  • « Stigmate » apparaît au pluriel pour désigner les marques des cinq plaies faites sur le corps du Christ par la crucifixion et par analogie, d’abord dans le langage des Franciscains, les cicatrices inexplicables disposés sur le corps comme les blessures du Christ et que présentèrent quelques
  • Par figure et au singulier le mot se dit, d’abord sous des formes disparues, d’une trace qui révèle un état considéré comme honteux.
  • « Stigmatisé », adjectif appliqué au 16ème siècle à une personne qui porte des cicatrices une personne marquée moralement, ne s’emploie plus aujourd’hui qu’en termes de religion à propos d’une personne qui a reçu les stigmates du Christ.
  • « Stigmatiser » a signifié sous l’Ancien Régime “marquer au fer rouge” (un condamné) et signifie par figure “noter d’infamie, critiquer publiquement avec dureté”, sens toujours vivant. Le verbe s’emploie en médecine pour laisser des traces en parlant d’une

 

  • Jacques Delors avait déclaré de façon saugrenue : « On ne peut pas tendre la main aux psychotiques ! ». Quelle main tendue ? Un psychotique mord-il cette main tendue ? C’est en fait la main tendue qui mord le psychotique.
  • Quelques remarques d’Allen Frances le coordonnateur du DSM 4 :

 

  • Le fait d’être sous traitement stigmatise aussitôt comme différent et malade, même si on ne l’est pas.
  • Stigmatiser comme malades des personnes qui ne le sont pas.
  • Le « stigmate de la maladie mentale » comme l’un des meilleurs exemples du préjudice subi par ceux que l’on
  • Le stigmate peut aussi se traduire par le fait que les autres attendront moins de vous, vous proposeront leur aide alors que vous ne la demandez pas et que vous ne la désirez pas, vous témoigneront une sollicitude qui vous signifie en même temps que vous ne pourrez pas être à la hauteur.
  • Une bonne part du préjudice provient aussi du regard différent que vous portez sur vous-mêmele sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être devenu un déchet ou un citoyen de seconde zone.
  • Prophétie autoréalisatrice : Quand on sait que des gens normaux vont subir le même sort en raison d’un diagnostic posé à mauvais escient, nous sommes vraiment face à une perte sèche sans la moindre possibilité de rachat.

 

  • Le Gaslighting consiste à faire douter quelqu’un, à le prendre pour un fou, alors qu’il ne l’est pas.
  • Il faut que les patients n’aient confiance qu’en eux-mêmes, aient conscience de leur propre valeur et pas de celle qu’on leur renvoie … Il n’y a personne pour les sortir d’eux-mêmes, bien au contraire … Les Psychophobes attendent leur effondrement, l’effondrement de l’Autre : Perversion des harceleurs.

Le Serment d’Hippocrate, un texte magnifique, sublime, que tout un chacun devrait lire et qui peut déclencher des vocations … Les médecins sont des personnalités, vue leur très bonne connaissance de l’humain qui peuvent présenter parmi les plus grandes humanités (enfin, pas tous … encore une fois).

 

  • Hippocrate aux Enfers de Michel Cymes sur les crimes atroces d’expérimentation sur l’homme des médecins nazis. Procès des médecins nazis et à la suite, élaboration de Chartes Internationales de Bioéthiques en Médecine.

Pronostic des troubles, rémission, stabilisation,

« rétablissement », coping, Résilience (Boris  Cyrulnik). Des « vies dignes d’être vécues ».

 

  • L’espoir concernant le pronostic des troubles mentaux grandit, face à un pessimisme ancien concernant des troubles très invalidants, souvent au long cours. Les patients peuvent ne pas être « condamnés à perpétuité » … bien que des psychiatres veulent « traiter à vie » certains d’entre eux.
  • On parle en psychanalyse face à la vulnérabilité de « coping » ou de « mécanismes de défense », pas forcément aisés à comprendre. Outils pour le psychanalyste.
  • Reprendre sa vie en main. Laisser faire le temps en paix, l’homéostasie, avec le Droit non négociable d’être laissé tranquille …
  • Art-Thérapie (et aussi Ergo-Thérapie).

 

o De grands peintres ont exprimé de façon picturale la souffrance comme Miro qui peignait ses hallucinations visuelles ou Picasso peignant des malades par la couleur bleue.

 

Bibliothérapie. Les patients-experts de leur pathologie. Le cas Sabina Spielrein : Une patiente, amante de Carl Jung, amie de Freud, devenue psy (& qui finit exterminée par les Einsatzgruppen nazis).

 

  • Il est bienvenu que les patients se cultivent en guise de thérapie par la lecture d’ouvrages savants de vulgarisation plus ou moins accessibles intellectuellement et de romans. Encore faut-il que le patient  soit sorti de son « trou », du gouffre : Il faut rire … On s’étonne que les bibliothèques des Unités d’Hospitalisation soient dépourvues en romans et autres BD de vulgarisation psy. C’est une lacune. Il existe de très nombreux témoignages écrits de patients doués pour l’écriture, dans lesquels les autres patients peuvent se reconnaître ou pas, comparer à leur propre pathologie et voir qu’ils ne sont pas les seuls à vivre leur maladie.
  • Des patients-experts (anciens alcooliques par exemple) viennent en aide aux autres en s’impliquant, en militant, en s’engageant, en témoignant.
  • Le « Therapon » : Des patients s’aident mutuellement.
  • Psychophrénie = « Intelligence des phénomènes psychologiques».
  • Le Professeur/Chercheur Philippe Fossati de l’Institut du Cerveau & de la Moëlle Epinière de la Salpêtrière avance l’idée que certains deviennent psychiatres par culture littéraire … Ne nous sentons pas concernés. On peut se contenter de philosopher.
  • Tout est possible : Des profs du Secondaire deviennent psychanalystes … Ca s’est déjà vu.
  • Il existe des médecins psychotiques ou aphasiques. Plusieurs noms circulent … sont connus.
  • Il existe la « maladie du psychiatre ». Jouer les apprenti-psysVouloir soigner ses proches par réaction à sa propre pathologie … & passer son temps à se soigner.
  • Des psychiatres sont gériatres et d’autres jouent les pédiatres avec des adultes …

 

 

Rire-Thérapie ou la thérapie par le rire … Peut-on faire rire une assemblée de patients, la retourner, l’ambiancer, l’enjailler ?

 

  • Des psychothérapeutes voulant faire rire n’y arrivent pas.
  • Toute exubérance, extraversion, ouverture sur l’Autre est-elle pathologique ?
  • Certains humoristes font des ateliers avec les patients et arrivent à les faire parler, malgré leur mutisme ayant duré des années.
  • Il est probable que le rire ait un très fort pouvoir thérapeutique et les psychanalystes se sont penchés sur la question comme Freud ou Ferenczi. On pourrait même envisager des ateliers théâtraux du rire dans les hôpitaux … introduisant du plaisir, du bonheur. Des ateliers animés par des comédiens jeunes et moins jeunes, dont on a tant besoin. Ca pourrait être pour ceux-ci un revenu professionnel bienvenu. Ce serait plus utile que le coaching de cadres en mal de charisme, dont s’occupe certains comédiens … même si l’argent se trouve effectivement dans les grands groupes capitalistes. Leur société a ses priorités : Les bien-payés ont droit à tous les égards, quand les patients désargentés sont laissés-pour-compte.
  • Il y a le rire de Démocrite qu’on prenait pour un fou et Minkowski a écrit qu’il ne fallait pas imiter le fou.

Coaching mental. Gestion mentale. Sportifs de haut-niveau.

 

  • Programmation Neuro-Linguistique (PNL, nom emprunté par une groupe de RAP).
  • Thérapies Cognitivo-Comportementales.
  • La préparation mentale vise à chasser les « pensées négatives » chez les compétiteurs pour leur faire décrocher des victoires et leurs titres de champions.
  • Le sport étant aussi bien souvent un spectacle : On peut imaginer une préparation des sportifs sur leur « célébrité » …

Psychanalyse.

 

  • La psychanalyse naît avec l’étude de l’hystérie de conversion.

excluant l’hypnose de Charcot, dont Freud est un disciple.

  • La psychanalyse propose une théorisation presque exhaustive de la psychiatrie et élaborant une anthropologie.
  • Moi, ça, surmoi.
  • L’Œdipe.
  • L’inconscient.
  • Principe de réalité.
  • Principe de plaisir.
  • Perte de la réalité. Limites du Moi.
  • Libido.
  • Névroses et psychoses.
    • L’origine sexuelle des névroses, la grande affaire de Freud !
    • Névrose obsessionnelle.
    • Névrose d’effroi.
    • Névrose d’angoisse.
    • Les psychoses sont grosso-modo des pathologies d’intensité plus grave que les névroses, qui font que le psychotique n’est pas en principe accessible à une psychanalyse transférentielle. Mais Paul Racamier a introduit la psychanalyse des schizophrènes en France.
  • Interprétation des rêves.
  • Psychopathologie de la vie quotidienne. Actes manqués.
  • Thérapie. La Catharsis aristotélicienne (ou défoulement). Association d’idées.
  • Transfert patient/psychanalyste.
  • Freud, conscient de sa valeur, aurait voulu être Prix Nobel, mais ce ne fut pas possible …
    • Le soi
    • Le soin des Autistes très difficile à comprendre pour le
  • Sandor Ferenczi.
  • Mélanie Klein.
  • Critiques de la psychanalyse: Le livre noir de la Psychanalyse. Michel Onfray qui a passé plusieurs mois sur son Crépuscule d’une idole, tirant à boulets rouges sur Freud.

Antipsychiatrie à partir des années 70’s.

Antipsychiatrie britannique (Ronald Laing & David Cooper, Aaron Esterson). Antipsychiatrie italienne (Franco Basaglia).

Psychiatrie humaniste. Psychiatrie Institutionnelle. Désaliénisme.

 

  • L’antipsychiatrie n’est pas une critique radicale de la psychiatrie, mais une critique de l’aliénation asilaire, institutionnelle de l’aliénation par la société et la famille.
  • Prenant le contre-pied de la psychiatrie policière, sécuritaire, prégnante avant la Seconde Guerre Mondiale et ses atrocités …
  • Mai 68 : Révolte contre l’Autoritarisme Gaulliste influençant largement les Intellectuels de l’époque, cinéastes, philosophes, le plus souvent de gauche, voir d’extrême-gauche qui s’engagent aussi. La lutte anti-asilaire lancé par Mai 68 veut conduire à un monde plus heureux et libre. « Si quelqu’un veut être fou, c’est son droit ». C’est moins la question d’un choix qu’un droit à la différence. Ce n’est pas tant les réalités asilaires qui sont critiquées, mais l’aliénation par la société avec ses exigences normatives. Les conditions médiocres de la vie asilaire d’alors sont assimilées à la vie carcérale.
  • L’ouvrage l’Anti-Œdipe de Félix Guattari et Gilles Deleuze contribue à lancer l’antipsychiatrie.
  • L’école de Palo Alto en Californie.
  • La famille rend fou. Le couple mère/enfant. La mère schizophrénogène. Le livre de Harold Searles au titre très évocateur, imagé : L’effort pour rendre l’autre fou. « La schizophrénie serait l’envers de la perversion narcissique » (Paul Racamier).
  • Timothy Leery, un psychologue contestataire et contesté lance aux US et en Europe l’utopie des mouvements hippies et le prosélytisme psychédélique, qui donne la libération de l’Homme de ses contraintes en ouvrant les portes de sa perception.
  • Antipsychiatrie au Royaume-Uni. La société rend fou. Le film Family Life de Ken Loach, primé à Cannes, inspiré des travaux de Laing et Cooper : Janice est un être vulnérable, mais sains, qui refuse le dressage social imposé par ses parents, rendu folle avec la complicité du corps médical. Sur l’expérience thérapeutique de Laing, il existe un film (que je n’ai pas vu) de l’américain Peter Robinson de 1972 : Asylum, fous de vivre. Esterson, communiste, ouvre une voie distincte. Cooper et Laing travaillent ensemble quelques années. La folie est un phénomène en vue de reléguer de la société certains membres étiquetés fous avec la complicité active du psychiatre et de son institution. La société est aliénante et le psychiatre est son affidé, dans une soumission servile. Pour Cooper, il faut laisser à l’aliéné la direction de son parcours dans la folie. Le psychiatre doit oublier tout ce qu’il a appris pour aller vivre avec les fous dans de petites communautés et devenir l’élève des schizos. Laisser les psychotiques suivre leur évolution normale pour atteindre une guérison spontanée. Ce sont les traitements et les internements qui sont responsables de la chronicisation. L’épisode psychotique est un voyage permettant la découverte de soi-même à laquelle s’opposent l’appareil social, policier & médical. Laing parle de « crise de métanoïa ». L’antipsychiatrie est donc un engagement anarchiste, libertaire et utopique dénonçant l’ordre social. Le malade est un personnage sain en face d’une société malade.
  • Le témoignage de Mary Barnes, infirmière de 42 ans patiente du psychiatre Joseph Berkes fait date. Il est intitulé Un voyage à travers la folie. Mary Barnes s’était enduite de merde pour faire peur à son psychiatre … Une femme délicieuse !
  • Antipsychiatrie en Italie: Franco Basaglia. 1970’s. Né et mort à Venise. Exerçant dans les communautés thérapeutiques à Trieste et à Gorizia. Basagla dénonce les effets iatrogènes du système asilaire. L’asile est un instrument de rejet et d’enfermement qui aggrave la maladie mentale. Fermeture des Hôpitaux Psychiatriques italiens (en 1999) à la suite de son oeuvre. Sur l’antipsychiatrie italienne, il existe un film qui semble bon (que je n’ai pas vu, puisqu’il est très difficile de mettre la main dessus à Paris ou sur le Web) de l’italien Marco Bellocchio de 1975 : Matti Da Slegare, Fous à délier. Basaglia fonde sa « Psychiatrie démocratique », d’inspiration marxiste, préférant le soin en ville suite à une Psychiatrie italienne très inhumaine, asilaire, en retard sur le reste de l’Europe, qui inscrivait dans les casiers judiciaires les troubles mentaux comme une délinquance. Le marxisme de Basaglia lui fait énoncer que l’hôpital est une Institution de violence de la classe dominante servie par la Science, pour diriger et opprimer les masses. Basaglia donne son assentiment pour une médicalisation de la psychiatrie.
  • Psychiatrie de secteur en France. L’antipsychiatrie française est moins avancée. Le psy humaniste PCF Lucien Bonnaffé et Henri Ey (1960’s). Les patients ne sont plus soignés à vie en Asiles, mais soignés en ville et ils peuvent vivre chez eux, résultat de la longue histoire désaliéniste française … L’Ecole expérimentale de Bonneuil où travaille Maude Mannoni avec la pratique du psychodrame s’inspire de l’expérience de Kingsley Hall tout en en évitant les errements : Le malade vient pour régresser et mettre en acte sa scène, un public étant nécessaire au patient, comme témoin et support de son délire.
  • L’Eglise de Scientologie fondée par Ron Hubbard prend de façon peu crédible les psychiatres pour des charlatans … Avec son plus illustre représentant : L’acteur/cascadeur Tom Cruise. Et une émanation satellite : La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme.
  • A signaler, une révélation : Les très bons ouvrages, bien documentés, du journaliste Patrick Coupechoux, spécialiste du désaliénisme, de la déstigmatisation, de la souffrance au travail. Sa définition de la psychiatrie est la suivante :

 

« La Psychiatrie, c’est la connaissance, c’est le savoir-faire, c’est le patrimoine qui conduit à établir une relation avec quelqu’un qui a de grandes difficultés à établir des relations avec autrui. »

 

 

  • Pour conclure, les 3 aspects du mouvement anti-psychiatrique sont :

 

  1. Anti-asilaire. L’asile crée l’aliénation et il en est le réservoir.
  2. Protestation contre la médicalisation primaire qui assimile la folie à une simple affection organique et réduit les maladies mentales selon le pur modèle anatomo-clinique, associant un symptôme à une lésion cérébrale.
  3. Thèses anti-psychiatriques. Mythe de la désaliénation universelle : Le seul remède contre la folie est la déstructuration de l’ordre social. La maladie, c’est le métro-boulot-dodo. Les gens se jugeant sains sont des « malades de la civilisation ».

C’est le dernier aspect de l’anti-psychiatrie qui est le plus critiqué, notamment par Henri Ey, pour qui l’anti-psychiatrie ne peut être que la contestation de la mauvaise psychiatrie.

Les groupes d’action.

 

  • Le Groupe Information Asile (GIA) initié en 1972 par quelques futurs psychiatres de la Gauche prolétarienne (groupe mai68-tard d’Extrême-Gauche) autour des travaux, de la militance du Philosophe Michel Foucault se scinde en 2010 en une nouvelle entité le Cercle de Réflexion & d’Action et de Proposition sur la Psychiatrie (CRPA), groupe d’action juridique sur l’internement abusif et illégal. Son Président actuel André Bitton, ancien patient psychiatrisé, militant, publie des billets dans Médiapart (Chroniques de la folie ordinaire), commentaires de décisions récentes de justice concernant des patients psychiatriques contestant leur internement.

Les Associations de patients. Les groupes de paroles.

 

  • Unafam. Mal famé.
  • Le Réseau des Entendeurs de Voix (le REV), issu du mouvement international Intervoice, né aux Pays-Bas en 1987 à partir des travaux du psychiatre Marius Romme, puis au Royaume-Uni en 1988 et plus tardivement en France depuis 2011, animé principalement par Yann Derobert, psychologue clinicien, son principal fondateur dont l’idée lui vient en 2009 pendant ses études, militant gay et antipsychiatrique, formé auprès des patients britanniques Ron Coleman (à ne pas confondre avec l’altérophile homonyme noir-américain) et Karen Taylor, & son Président actuel Vincent Demassiet, ancien patient surmédiqué, formateur et thérapeute aujourd’hui, menant conférences et réunions de réflexions sur les hallucinations, pilier de la schizophrénie. Psychiatrie Sociale. Certains psychiatres sont très critiques vis-à-vis de ce mouvement, qui est pourtant le lieu d’échanges féconds pour des patients qui peuvent vivre une très grande souffrance, notamment en raison de leurs traitements psychotropes très corsés, choquants. Le mouvement du REV a réussi à faire sortir les entendeurs de voix du diagnostic de schizophrénie du DSM 5.

Protection judiciaire et sociale des patients.

 

  • Les troubles psychiques sont la première cause de handicap dans le Monde, devant les autres handicaps, visibles, physiques, mentaux. On parle de « handicap psychique ».
  • Les patients peuvent toucher à vie une Allocation Adulte Handicapé versée par la CAF ou une Pension d’Invalidité versée par la Sécu, s’ils ont travaillé, cotisé.
  • Les patients, improductifs, non « performants » dans une logique capitaliste, vivent la plupart du temps sous le seuil de pauvreté et sûrement pas soignés dans le luxe, sauf paraît-il … en Arabie Saoudite. Ou dans les cliniques très protégées pour bourgeois de Nouilly. & il ne faut pas faire de déni de fragilité.
  • La curatelle renforcée est décidée par le Juge d’Instance qui désigne un Curateur, simple particulier (souvent irresponsable) …, plus rarement un membre de la famille ou mieux une Association spécialisée, gage de sérieux. Le patient devient un majeur protégé, assisté dans la gestion de son argent, de ses dépenses et dans la prise de certaines décisions, comme le mariage, la protection contre le surendettement, la souscription de certains contrats ou la création d’entreprise.

Habitat. Foyers médicalisés.

 

  • La vie du patient doit se faire par inclusion dans la Cité. Quand le patient chronique n’est pas apte à vivre de façon autonome dans un logement, il est envisagé sur le long terme une vie commune avec d’autres patients dans un foyer médicalisé, avec accompagnement par une équipe restreinte de soignants, moins lourde qu’une hospitalisation complète (nécessairement limitée dans le temps, légalement inférieure à quelques mois ; maximum ?). De la vie en foyer médicalisé découle une nécessaire restriction de liberté, l’observation de règles de vie instaurant une hygiène de vie.

Parentalité des patients.

 

  • Alors qu’un patient malade est parfois incapable de s’occuper d’un enfant qu’il a pu avoir, la garde de cet enfant leur est retirée. L’enfant est confié à des familles d’accueil, qui peuvent être des proches, les grands parents par exemple. Le parent malade voit alors périodiquement (au moins une fois par mois) par médiation de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) leur enfant, dont il peut lui être interdit de leur voir au quotidien, ce qui pourrait nuire à l’équilibre de celui-ci.

Diminution de l’espérance de vie des patients.

 

  • Complications somatiques. Prise de poids  due  aux  neuroleptiques (« bech tclata l’rajel ! » diraient les tunisiens…). Obésité. Diabète. Cholestérol. Maladies Cardio-Vasculaires.
  • Syndrôme malin des neuroleptiques, étudié par Delay & Deniker.
  • Très fort taux de suicides ou de tentatives de suicides chez les patients, plus élevé que dans le reste de la population.

Le programme Aktion T4. Eugénisme nazi. 70 000 malades exterminés par le Monoxyde de Carbone dans des camions à gaz entre 1939 & 1941.

 

  • Définition de l’eugénisme selon Alain Rey :

 

  • Eugénique est un emprunt à l’anglais eugenics composé par Galton, disciple de Darwin, à partir du grec Eu – “ bien” et Genosnaissance”, “race”, qui se rattache à la racine indo-européenne gen-, gne-engendrer” et “naître” (engendrer, gènes, gens).
  • Le mot désigne la discipline qui étudie les méthodes susceptibles d’améliorer les caractères propres des populations humaines, et l’adjectif ce qui concerne ou implique cette discipline, fortement critiqué et discréditée.
  • Eugénisme est dérivé de eugénique, plutôt qu’emprunt à l’Anglais eugenism.

 

  • Il y aurait eu un succès de l’eugénisme aux Etats-Unis, avant l’Aktion T4.

 

  • Les malades mentaux, jugés poids-morts pour l’Allemagne hitlérienne, « vies indignes d’être vécues », sont exterminés dans le secret, sans même que leurs familles ne soient mises au courant, choisis sur la foi de diagnostics parfois expéditifs de leurs pathologies (schizophrènes, trisomiques, autistes, patients jugés « attardés » …) par des médecins acquis à l’idéologie nazie et bafouant effrontément le Serment d’Hippocrate, plus assassins que médecins.
  • L’extermination de 70 000 malades mentaux par l’intoxication au Monoxyde de Carbone dans les camions à gaz ouvre la voie à l’extermination de masse des Juifs d’Europe (6 millions de morts) dans les chambres à gaz, assassinats de masse, industriels, mises au point de façon artisanale d’abord, puis « scientifiquement », avec méthode, progressivement, par essais & amélioration.

40 000 patients en Psychiatrie en France meurent de famine pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce qui marquent durablement les psychiatres français.

Lobotomies, électrochocs, STC (Stimulation cérébrale profonde), chocs insuliniques, malariathérapie.

 

  • Prix Nobel 1949 de Médecine pour les portugais Egas Moniz et Almeida Lima & au Suisse Walter Rudolf Hess. La lobotomie était alors considérée comme un progrès médical …
  • Rosemary Kennedy, lobotomisée à l’âge de 23 ans en 1974, pour soigner une méningite l’ayant rendue déficiente mentalement dans l’enfance.
  • Prix Goncourt 1980, le Jardin d’Acclimatation écrit par Yves Navarre. Lobotomie d’un jeune homosexuel, rendu gravement invalide par un père politicien Gaulliste, autoritaire, réactionnaire.
  • Fin de la pratique des lobotomies en France en 1986.
  • Les électrochocs sont encore pratiqués de nos jours, mais ont évolué vers la nouvelle pratique de la Simulation cérébrale profonde (par µ-électrodes implantées dans le cerveau).
  • Les chocs insuliniques étaient utilisés pour soigner les schizophrènes. Ils consistaient en l’injection d’insuline. Elle permettait des résultats spectaculaires dans une maladie où l’évolution rapide vers la démence terminale semblait hélas inéluctable.  Il s’agissait « d’asphyxier » transitoirement le cerveau en le privant du glucose qui constitue sa seule ressource énergétique. Le malade est plongé dans un coma hypoglycémique artificiel dont il est ensuite progressivement sorti. Le principe théorique de cette méthode sédative était de créer artificiellement une « dissolution » psychique (au sens jacksonien), pour ensuite diriger une « reconstruction » de la personnalité. Les chocs insuliniques prirent fin avec l’apparition du Largactil en 1952.
  • La malariathérapie donne un Prix Nobel en 1927 au psychiatre autrichien Julius Wagner-Jauregg pour le traitement de la syphilis et de la schizophrénie en psychiatrie, mais est assez peu appliquée.

Droits des patients.

 

  • Les patients en psychiatrie ont des droits, en particulier celui d’être traité avec Humanité, le droit de ne pas souffrir excessivement en raison d’un traitement (Iatrogénèse) qui doit les soulager et non leur nuire (Principe subsidiaire au Serment d’Hippocrate « Primum non nocere »). Ils ont aussi le droit qu’on ne les infantilise pas, qu’on respecte leur dignité & que leur intimité, leur vie privée soit respectée, sauf à considérer que leur pathologie l’altère, en particulier en dégradant les relations avec la famille ou la société en général. Faut-il tout dire ? Le droit de se taire … Les patients en psychiatrie ont aussi le droit d’être des justiciables comme les autres citoyens, d’accéder à une Constitution de Partie Civile, si tant que leur lucidité leur permette de vouloir se défendre et d’y arriver. Les violences sur personne vulnérable, en handicap, sont considérées comme une circonstance aggravante.

Soins sous contrainte. La question du consentement.

 

  • Consentement libre & éclairé. Droit de refuser un traitement après information, discussion avec le médecin. Hors du cadre des soins sous contrainte (SPDRE).
  • L’anosognosie, l’invalidité psychique, la maladie peuvent rendre le patient inaccessible au consentement. Il n’y a plus de consentement libre & éclairé possible.
  • Il y a toute une discussion chez les médecins entourant la question du consentement, faisant appel à un savoir psychiatrique, mais aussi philosophique, éthique.

Abus de Psychiatrie. Iatrogénèses. Traitements inhumains & dégradants. Psychiatrie & Droits de l’Homme.

 

  • Abus de psychiatrie pour des raisons politiques dans l’URSS de Brejnev des années 60 de militants des Droits de l’Homme, dissidents, contestataires, critiques du régime soviétique déformé par le Stalinisme, plutôt sains, parfois dépressifs. Internés sur le diagnostic douteux de « schizophrénie latente », « schizophrénie torpide », « schizophrénie larvée », « schizophrénie lente asymptomatique », dont les prodromes tarderaient à se transformer en épisode psychotique. Ces détenus étaient alors accusés de « pensées antisoviétiques », de « messianisme », de « réformisme ». Un médicament, entraînant une forte aversion, la sulfazine – dérivé du souffre -, appelé aussi la « goulagzine », administré à des fins punitives, produisait de fortes douleurs, immobilité, fièvre et nécrose musculaire. D’autres traitements tels que des injections d’atropine, des comas insuliniques et des contentions physiques rigoureuses ont également été pratiqués sur les détenus. Une Commission française aurait étudié les procédures d’internement de ces détenus russes, dont Victor Fainberg, ouvrier de Léningrad Wladimir Boukovski, de Natalia Gorbanevskaia & Léonid Plioutch. La Russie de 1997 n’aurait pas reconnu la guérison de ces détenus un peu spéciaux, puisque Viatcheslav Igrounov, bien que député au Parlement Russe, se serait vu interdit de se marier, d’acheter un appartement, de conduire une voiture, de voyager à l’étranger, de posséder une arme à feu. Un des psychiatrisés, Joseph Brodsky, poète, est devenu Prix Nobel de Littérature en 1987. Le grand Maître de cette psychiatrie punitive Brejnevienne fut le Dr Snejnevsky de l’Institut Serbsky.
  • Pharmacopsychoses, ou apparence de psychoses en raison d’un traitement psychotrope, qui produisent un véritable, réel handicap, le patient ne montrant une lucidité que dans une fenêtre de quelques heures seulement dans la journée. Des patients peuvent en plus être maltraités dans ces conditions, par des psychophobes hurleurs et anoso.

A lire sur les violences sur personne vulnérable : La Nuit de Elie Wiesel, Prix Nobel 2006.

  • Patients envoyés fréquemment aux Urgences en Réanimation après des Urgences psychiatriques employant des doses de « choc » de psychotropes.
  • Syndrôme malin des neuroleptiques, observé dés les années 50 par Delay et Deniker à Saint-Anne.
  • Mort sous traitement. Ils seraient 200 000 …
  • Surmédication : On ne peut que conseiller la baisse des traitements psychotropes vers les minima … quoiqu’il existe des valeurs seuils en deçà desquelles certains traitements n’ont pas d’efficacité : Ca dépend des médicaments …

Droit & Psychiatrie. Procédure pour aléa thérapeutique, faute médicale, internement abusif. Indemnisation pour préjudice moral. Pretium Doloris. ONIAM. CCI. Conseil de l’Ordre des Médecins. Conseil d’Etat. Cour Européenne des Droits de l’Homme.

 

  • A noter : Délire courant par contestation d’internement ; Médecins englobés dans le délire. Attention : Une hospitalisation n’est la plupart du temps pas abusive.

Alerte de l’opinion sur des contestations d’internement. Délire de préjudice. Manie raisonnante. Psychiatres du 18ème siècle.

L’abbé Paganel et l’avocat Sandon aux prises avec les Autorités, le Pouvoir (18ème et 19ème siècles).

 

  • Cas de l’abbé Paganel pendant la Restauration au 18ème siècle, dont les psychiatres se plaignaient …: Vif sentiment de sa valeur, non traité selon son mérite. Graphomanie intense visant à écraser ses ennemis. Accusant le médecin l’ayant interné des rigueurs de la loi. Demandant indemnisation.
  • Cas de l’Avocat Sandon (1823-/1872) : Le cas de Sandon eut des conséquences bien plus graves. Pendant dix ans, ce fou occupa les pouvoirs, le public, la presse ; suscita les scandales les plus extraordinaires ; provoqua les polémiques les plus violentes, les mouvements d’opinion les plus déraisonnables. Il devint un personnage à ce point redoutable, que le gouvernement, au lieu de le maintenir séquestré, en vint à lui servir une pension sur les fonds secrets.

 

L’opinion publique fut tellement abusée sur son compte, qu’ayant été enfermé pendant dix-huit mois à Charenton, l’avocat Sandon passa pour être la victime d’une iniquité épouvantable et qu’un ancien ministre, de Persigny, conseillait au chef de l’État de lui accorder une large réparation pécuniaire, pour mettre fin à la scandaleuse injustice dont il passait pour avoir été l’objet.

 

  • M. Tardieu, Foville et Blanche sont désignés et rédigent un rapport dont les conclusions sont : que Sandon est aliéné, qu’il présente une perversion absolue et complète des facultés morales et affectives ; que sa maladie est en voie de progrès et évolue vers la démence ; qu’elle lui enlève complètement la conscience et la responsabilité de ses actes ; qu’elle le rend dangereux non seulement pour lui-même, mais pour l’ordre public et la sécurité des personnes, et qu’il y a lieu de le placer et de le maintenir dans une Asile d’aliénés.
  • « En le suivant d’un peu haut, pendant ces derniers temps, continue le médecin expert, on acquiert la conviction que lui, qui se plaint des persécutions inouïes auxquelles il ne cesse d’être en butte, s’est, au contraire, constitué l’organisateur d’un système de persécutions pour lequel tous les moyens, même les faux, tels que ses lettres qu’il attribue au ministre, sont bons, et dans lesquels surtout il cherche à compromettre tout le monde. Pas une de ses démarches, pas une de ses paroles, qui ne soient illusions ou mensonge. Il est constant pour toute personne éclairée qui l’approche, qu’il n’a plus à aucun degré la notion ni la conscience du vrai. Il n’a plus même aujourd’hui cette cohérence apparente, cette suite et fausse logique dans les idées et dans les déductions que l’on retrouvait chez lui, lors de sa manie raisonnante. Il passe du plus fol orgueil et de la plus grossière présomption à l’humilité et à la soumission les plus basses. Il rêve les honneurs, la gloire et l’instant d’après il ne demande en larmoyant qu’à se faire oublier. Il veut que l’on compte avec lui comme avec l’un des représentants et des soutiens d’un parti, et, presque sans transition, il se contenterait d’être placé dans une maison de santé, comme un pauvre malade.
  • On retrouve dans ces dernières paroles l’expression de cette idée fixe, vaniteuse, qui domine toute la conduite et les facultés de Sandon, qui le fait se comparer à Montesquieu, et lui ouvre les portes de l’institut.
  • Combien d’émules l’avocat Sandon a-t-il faits ?

Sexologie & Psychiatrie. Le permis et l’illicite.

 

  • Il faut tout d’abord rappeler que la sexualité constitue une composante essentielle de la vie humaine.
  • Dans l’ensemble, les psychiatres se mêlent aujourd’hui assez peu de la sexualité de leurs patients (jugeant que cela n’entre pas dans la nosologie de la plupart des troubles psychiatriques ; Les sexualités engendrant plus de névroses que de psychoses et faisant donc les choux gras des psychanalystes), quoique … quoique dirait Raymond Devos.
  • Il n’est pas vraiment utile de s’intéresser à la sexualité des patients présentant des troubles psychiques : Elle est, comme pour les adolescents, essentiellement autoérotique (vue le plus grand célibat des patients), souvent dans la douleur, pas inexistante, sauf dans le cas où un traitement psychotrope rend impuissant.
  • « Les activités autoérotiques ne semblent pas être une forme immature des activités hétérosexuelles adultes, mais apparaissent comme faisant partie du répertoire sexuel et érotique des hominidés, tout en n’étant pas les activités préférées. » (Wunch, 2017). L’autoérotisme est universellement répandu (la « grande habitude » dont parlait Freud, substituée par diverses addictions, tabac, alcool), dans toutes les civilisations planétaires, sans exception & ne correspond à aucune maladie.
  • Le trouble est plutôt constituée par le délire de conscience qu’il constitue, quand ce délire est excessif, face à l’acte sexuel qui comporte en lui-même une honte naturelle pour tout un chacun. C’est particulièrement vrai chez les adolescents et même les jeunes adultes, jusque tard.
  • Il est connu des psychanalystes & des sexologues qu’apparaissent des troubles psychiques dans les sociétés répressives, notamment religieuses pratiquantes orthodoxes ou conservatrices, concernant l’autoérotisme, pour lesquels les sentiments de culpabilité (qui peuvent ne pas être que sexuels) peuvent être trop durs. Quand une trop grande rigueur religieuse veut castrer, alors apparaissent des troubles. La foi a assez peu de choses à voir avec vos pratiques sexuelles : Si vous croyez à ça, vous devenez fous. L’Islam est plus une Religion de la pudeur qu’une Religion de l’ascèse, de castration. Tous les humains, y compris les musulmans, ont besoin d’assouvir leur Libido, tout le problème étant de savoir comment les Occidentaux se figurent l’Islam, probablement pour eux une Religion de Saints asexués. Mais certains pratiquants sont très forts pour rester dans une maîtrise pulsionnelle. Ca dépend beaucoup de l’histoire personnelle & du contexte social, qui dans les pays arabes est parfois beaucoup moins grivoise, obsédée.
  • Une étude de Kadri (2009) sur la sexualité au Maroc nous dit que : « Au Maroc, le vécu de la sexualité est empreint d’ambivalence et de complexité. Le Maroc est un pays musulman, religion qui est intrinsèquement très présente dans le quotidien de ceux qui la pratiquent, y compris dans leur sexualité. Contrairement à l’image austère et ultra restrictive souvent attribuée à l’Islam, Coran et sounna contiennent pléthore de références où une certaine forme d’hédonisme est prônée. En effet, dès lors que le cadre du mariage est présent, l’Islam encourage une sexualité dont le but ultime est le plaisir, et non la procréation, où les deux sexes ont droit à la jouissance orgastique et où les préliminaires et autres jeux sexuels sont autorisés et encouragés. » Une autre étude marocaine de Fathi (2009) nous dit : « En effet, séduire, se fréquenter, vivre son intimité sont autant d’aspects fortement influencés par Internet. ». Une étude de Kadri de 2013 dit toute la difficulté de mener une enquête sur la sexualité au Maroc en ces termes : « La sexualité au Maroc reste taboue et notre travail de recherche visant à en étudier certains aspects s’est heurté à de réelles barrières morales et religieuses, les personnes questionnées se sentant réellement agressées par le contenu des questions. Ailleurs, l’accès à certains établissements nous a été refusé par leur directeur parce qu’ils craignaient d’éventuelles actions de protestations menées par des étudiants islamistes. »
  • Le « clivage au moi » peut éventuellement apparaître comme un trouble psychique montrant une discordance entre deux parts de la personnalité en conflit chez un même individu : Forte libido/Croyance religieuse (correspondant grosso-modo au hiatus vie privée/vie publique), ce qui a été critiqué chez l’Islamologue Tariq Ramadan, accusé de relations sexuelles sans consentement, d’hypocrisie en fait vu ses propos sur la fidélité en Islam, comme le clivage Esprit scientifique/Croyance religieuse ou encore le clivage Marxisme/Croyance religieuse que certains jugent difficile à tenir intellectuellement. Il est difficilement permis d’avoir le « cul entre plusieurs chaises ». Les « zones grises » sont pourtant raisonnablement envisageables.
  • Il peut également apparaître une distorsion, pouvant introduire un malaise psychique, entre les sentiments et la sexualité. L’Amour correspondrait aux premiers (surtout pour les femmes) et non à la deuxième (que préfèreraient les hommes). C’est une question éminemment dépendante de l’expérience des Amants, qui peuvent ne pas s’accorder sur le plan de leurs désirs et pratiques sexuels. Les deux extrêmes (opposés) étant l’Amour platonique, ascétique, pour lequel on observe une retenue absolue et le Libertinage, pour lequel on observe un abandon total, un don de soi entier. Il peut être trouvé un juste équilibre entre ces deux extrêmes. Et mieux vaut avoir des sentiments pour accompagner une sexualité. Une sexualité sans sentiments est souvent dégradante, une négation du partenaire, ce qu’on retrouve chez les addicts.
  • Pénalisation/Dépénalisation de l’homosexualité. Oscar Wilde. Alan Turing (castré chimiquement pour « soigner » son homosexualité, il finit par se suicider. La « jurisprudence Turing » correspond à la réhabilitation récente des homosexuels britanniques condamnés pénalement auparavant). L’activisme Gay (en un temps où Harvey Milk, l’élu Gay de San Francisco est assassiné par un collègue) : Des militants américains, parfois eux-mêmes psychiatres, expliquent aux psychiatres qu’ils se sentent bien dans leur tête avec leur orientation d’où la déclassification de l’homosexualité des classifications des troubles mentaux en 1973, sous l’impulsion de Spitzer, le coordinateur du DSM 3, tout au moins aux US, plus tardivement ailleurs.
  • Dernier trouble considéré : Egodystonie : Homosexualité mal vécue. Troubles de l’identité. Dont semble avoir souffert le philosophe de la folie Michel Foucault, qui souffrait surtout du regard de la société, orientant ses travaux philosophiques (« anormalité » de l’homosexualité en un temps où elle était encore mal tolérée, cachée en France).
  • La psychanalyse nous apprend que tous les humains ont une bisexualité psychique, le clitoris de la femme étant son aspect phallique. De cette bisexualité découle une latence homosexuelle, en particulier chez l’homme, qui est résolue plus ou moins rapidement et parfois très tardivement, en fonction de la culture individuelle. Chacun doit faire un travail sur soi. Par exemple, chez les Musulmans, cette homosexualité latente est réprimée très rapidement et l’hétérosexualité s’exprime pleinement, dans le cadre du mariage.
  • La psychanalyse connaît bien le cas du Président Schreber, développant une paranoïa, en relation avec son homosexualité suite à une Education familiale religieuse répressive.
  • Le 21ème siècle devrait voir une plus grande Tolérance concernant l’identité sexuelle des individus, qui ne devraient pas être condamnés à une seule orientation, dictée, plaquée par Autrui. Chacun devrait être libre dans ses moeurs, à choisir une orientation ou à en changer, sans qu’il soit besoin d’un soin particulier. La personnalité d’un individu ne se résume pas uniquement à sa sexualité. La sexualité, comme le handicap, ne font pas la personne. Il faut respecter la personne, malgré sa maladie. Il faut être aguerri face au regard d’Autrui, au regard de la Société. On pense notamment à la véritable hystérie homophobe de la Droite et de l’Extrême-Droite.
  • L’identité transgenre. Des psys étudient le bien-fondé d’opérations chirurgicales de changement de sexe … devant correspondre à l’identité psychique.
  • En dehors des 3 grands interdits (Viol, inceste, pédophilie), tout un chacun conserve sa Liberté sexuelle (Liberté fondamentale). Il est conseillé à tout un chacun d’expérimenter ce que bon lui semble en matière de sexualité et de faire son éducation sexuelle sans en faire un étalage public par la consultation de diverses oeuvres savantes ou artistiques dans le secret des domiciles, des bibliothèques, des Musées, des salles de projection.
  • La peine et le soin. Certains pédophiles savent eux-mêmes qu’ils ont une attirance irrépressible pour les enfants, doivent les éviter et des chercheurs comme le psychiatre/chercheur Serge Stoléru pensent que cela vient d’une altération pathologique de leur cerveau … à investiguer dans la perspective de soins pharmacologiques. Mais certains pédophiles sont probablement des personnalités fragiles, manquant de scrupules : Tourisme sexuel. 20 % des prisons seraient occupées par des pédophiles en France … Les thérapeutes soignant des pédophiles affirment qu’on ne peut remplacer la pédophilie par rien, mais seulement la remplacer tout au moins par l’autoérotisme et surtout par le désir normal pour des femmes adultes (encore faut-il qu’elles soient tolérantes envers le travers passé de l’impétrant …). On se demande pourquoi les pédophiles sont attirés par des enfants dont les appareils génitaux ne sont pas arrivés à maturation.
  • Harcèlement sexuel. Délinquance sexuelle. Soins au délinquant. Castration chimique par hormones. On parle de « prédateurs sexuels ».
  • Problème (de longue date …) de l’hypersexualisation, de la trop grande précocité sexuelle de l’enfance, de la pre-adolescence qui nous questionne, nous attriste, peut-être aggravé par l’entrée massive d’Internet dans les domiciles. Bien que Freud ait décrit une sexualité infantile ou le stade infantile de la sexualité, présente dés l’âge de 15 mois. Il faut bien séparer le monde adulte du monde de l’enfance … C’est d’autant plus important pour les Educateurs au contact d’enfants, qui doivent être irréprochables, n’abordant pas en paroles ou en actes la sexualité avec les enfants et de façon très mesurée, réfléchie avec des ados. Et retarder la recherche de ce savoir-là le plus tard possible, ne pas le conscientiser avant la puberté. Protection de l’enfance contre les contenus audiovisuels pour adultes sur le Net perturbant très sérieusement les enfants, nécessairement immatures moralement & socialement, pas toujours pleinement conscients de leurs actes, quand ces contenus audiovisuels sont inoffensifs, banals pour des adultes matures, conscients de leurs actes, qui en sont de grands adeptes, enfin pas tous. Les adultes ont droit de consommer ces films d’amour (Ca n’est pas interdit légalement), ce qui représente une certaine forme de sexualité, très fantasmatique, accompagnant un autoérotisme, (qui sera toujours inférieure en intensité à toutes les sensations & émotions vivables dans une sexualité à deux, qui correspond à un véritable amour et qui vont donner de puissants sentiments), ou servant à une éducation, une formation sexuelle, à améliorer une sexualité de couple, quand ils n’en font jamais part à des enfants & que ça ne les pousse pas à avoir des tentations pédophiles, ce qui n’arrive que très rarement, bien heureusement. Il s’ensuit des jeux interdits, des obscénités parfois assez graves, choquantes dans la bouche d’enfants, ce qu’on n’a pas seulement lu dans la presse, mais ce qu’on peut constater autour de nous (mais le jeu chez les enfants du touche-pipi, la découverte du sexe opposé, ont toujours existé …). Ces jeux adolescents ne sont pas interdits & même naturels dans certaines civilisations proches de sociétés primitives et très réprimés dans d’autres civilisations, très coercitives, normées, souvent religieuses, mais aussi occidentales. Bonnes pratiques des hébergeurs du Web. Rôle des Etats, souvent défaillants … Recherche, Test & Elaboration de contrôles parentaux efficaces, ce qui est loin d’être le cas. Les contrôles parentaux pouvant être détournés par les enfants, il faudrait prévoir contre l’accès bien trop facile à des contenus pour adultes (presque aucune barrière n’ayant été mise en place …) une sorte de clé numérique (hardware, inscrite dans l’ordi ou le mobile ou software … c’est à étudier) avec pour unique identifiant l’âge du connecté, non nominative, pour vérifier sa majorité, qui peut être définie, tout en respectant le RGPD (Règlement Général de Protection des Données), la souscription par Carte Bancaire ayant montré ses limites. C’est une piste à donner aux développeurs du Web … peut-être difficile à mettre en œuvre, l’anonymat, le secret de la connexion étant souvent souhaité. Le rôle des parents est en tous cas primordial dans la sélection d’un bon contrôle parental : Ils doivent être malins avec les technos. L’arsenal juridique est déjà présent, mais non appliqué, qui dit que des enfants ne devraient jamais avoir accès à ces contenus audiovisuels matures. Autrement dit, ces sites hébergeant moult sextapes sont en infraction depuis déjà très longtemps, vu que leurs contenus ont pu accéder aux regards d’enfants, ce qui mériterait de leur intenter un procès, pour tous les dégâts qu’ils ont causé sur les jeunes, en violation de la loi.

 

  • Respect de l’intimité. Refus de l’obscénité (ce qui révolte la pudeur). Problème des paraphilies, du voyeurisme (l’envers de l’exhibitionnisme). Veiller à avoir sa sexualité, quelqu’elle soit, à l’abri du regard d’autrui. L’attentat à la pudeur est encore un délit et l’exhibitionnisme peut être le signe d’un trouble bipolaire, conduisant à une hospitalisation.

Du fait qu’elle fasse partie de l’intimité, de la pudeur, de la honte qui entoure l’acte sexuel, il découle que le grand commun des mortels, et surtout les Musulmans qui demeurent réservés sur la question, parle assez peu de l’autoérotisme, pas toujours convaincu de son universalité, de son évidence. Il n’y a guère que les adolescents potaches ou les artistes qui en parlent comme des ânes bâtés (Il est toujours beaucoup plus difficile de faire rire en sublimant par les véritables Arts & Science, Religion & Politique, en prenant de la distance par rapport aux obsessions sexuelles).

  • Le cas très particulier de l’Islam, « Religion de la pudeur » et non de l’« ascèse », autorise toutes les subtilités langagières entre les amants sans vouloir tomber dans l’apologie de la luxure (Voir la sexologue franco-marocaine Nadia El Bouga ou Ghaleb Ben Cheikh, Président de la Fondation pour un Islam de France, un grand intellectuel très gentil et doué, aussi prof de Physique-Chimie). Il faut comprendre la sensibilité des Musulmans, qui veulent qu’on respecte leur pudeur.
  • Un bipolaire peut avoir une conduite sexuelle débridée, bizarre, correspondant à une hausse de l’énergie sexuelle … pour son entourage (onanisme compulsif, échangisme, bisexualité, conduites inappropriées : Exhibitionnisme, onanisme en public, qu’on retrouve aussi chez les schizo …).
  • Dans l’ensemble, les patients chroniques vivent un plus grand célibat que le reste de la population, la maladie les empêchant de mener une vie sociale & quotidienne satisfaisantes. Il est conseillé à un patient dépressif de ne pas prendre la décision trop hâtive de divorcer, mais les conjoints prennent souvent, si l’amour n’est pas assez fort, la décision de se séparer.
  • Perte de contrôle, des inhibitions par atteintes fronto-temporales (Schizos et démences séniles), choquant les autres patients et les soignants, pas toujours compréhensifs, formés, procédant à des contentions physiques. C’est toute notre misère humaine, notre animalité qui s’exprime et qui nous fait peur. Mais les hommes et les femmes seraient-ils vraiment humains sans cette part d’animalité en eux ?
  • Un comportement sexuel est considéré comme une addiction, lorsqu’il perturbe gravement le fonctionnement normal, social & professionnel du patient, ce qui arrive assez rarement … les substances séminales s’épuisant rapidement et se renouvelant seulement avec le temps. Et les personnes actives professionnellement dans une vie de travailleur endiablée n’ont pas vraiment le temps d’être addicts, même s’il peut leur arriver de faire l’amour une fois par jour pour les Chrétiens et une fois tous les 3 jours pour les Musulmans (Mossuz-Lavau), dont certains français disent qu’ils sont chiants. Les athées font, semble-t-il, l’amour plusieurs fois par jour … La fréquence sexuelle semble varier avec le curseur religieux … 10 % des Américains seraient des sex-addicts, autre nom pour l’hypersexualité, chiffre plutôt élevé, correspondant à une société très contrastée, une société des extrêmes, puritaine parfois, allant jusqu’à la judiciarisation à outrance des rapports entre sexes et très permissive par endroits.
  • Limite entre le normal et le pathologique. Hypersexualité ? La sexualité peut certes avoir quelque chose de magique, mais l’humain ne peut passer son temps dans l’euphorie, à vivre « une vie de permanents plaisirs », une vie de bâtons de chaise. C’est à ce sujet en partie que les Musulmans parlent d’excès de « dounia » (vie d’ici-bas par opposition à la vie après la mort, au paradis).
  • La réglisse et le houblon de la bière, que vous pouvez choisir sans alcool, permettent de réduire la production de la téstostérone, hormone masculine indispensablement utile à la reproduction de l’espèce humaine sans laquelle elle ne serait pas possible, les femmes se voyant délaissées par des Narcisses pudibonds ce qui pourrait les faire se tourner vers leurs copines, ce dont a parlé Sigmund, vous autorisant à diminuer votre libido et à moins courir après ces Dames, ce qui pourraient vous transformer en porcs, ce qui est très mal vu chez les Musulmans et très décrié dans les Média occidentaux, toujours prompt à lapider publiquement (ou non) les sorciers prédateurs qu’ils ont dans le nez.
  • Et si vraiment, votre libido vous dérange, que vous la jugez excessive, anormale, vous pouvez adoptez avec un thérapeute un traitement psy à base d’antidépresseurs sérotoninergiques ou de thymorégulateurs, faits pour traiter les hausses de l’humeur, dont l’humeur sexuelle. Tout dépend encore une fois de la souffrance dont vous vous plaignez et de l’ « anormalité » de vos pratiques qui vous torture. Faites-vous la remarque qu’une addiction n’est pas illégale et qu’elle peut ne nuire qu’à vous-même ou éventuellement à votre partenaire, si elle ne l’est pas elle-même. Toutefois, veiller à ne pas entrer en raison de votre addiction dans une délinquance sexuelle (agressions, viols) et rappelons que les prédateurs sexuels inspirant les mouvements Me-Too et Balance-ton-Porc (affaires DSK & Weinstein) sont bien souvent des sex-addicts. Il est même pratiqué en psychothérapie envers les délinquants sexuels, pour leur éviter d’en venir à des agressions sexuelles, une réappropriation de leur autoérotisme et de ses fantaisies.

 

  • Un cas remarquable, historique d’internement (beaucoup plus rare de nos jours) pour hypersexualité : Le libertin Marquis de Sade.
    • Le Marquis de Sade, l’archétype du plaisir sexuel infini, bafouant Dieu par sa dépravation (athéisme anticlérical influençant par la suite les philosophes) est interné sous le Directoire du Premier Consul Napoléon Bonaparte (bien que le Code napoléonien de 1804, un des plus avancés sur la question en Europe, ait dépénalisé le crime de sodomie), en 1803 à Sainte-Pélagie, puis à Bicêtre, puis à Charenton, où il mourra obèse, pour « obsession  sexuelle », « « état de perpétuelle démence libertine » selon le Préfet Dubois. Il est considéré trop libre à Charenton, pas fou, mais rendant fou. Il passe 27 ans de sa vie en prison ou en asile de fous. Soigné principalement à Charenton par l’abbé De Coulmiers sous la supervision d’Esquirol.
    • Les Préfets de l’époque épiaient, mouchardaient les domiciles de Sade découvrant en toute transparence ses « frasques » (pratique n’ayant pas disparue de nos jours), bien avant qu’il n’en fasse les confessions littéraires en détention, véritable apologie de la luxure, de ses orgies (collection d’horreurs, décrivant des scènes sexuelles continuelles, jour & nuit), trop obsédé par son « vit », que les jeunes appelleraient aujourd’hui « zobi » ou « zgeg ». « En prison entre un homme, il en sort un écrivain. », note Simone de Beauvoir (Faut-il brûler Sade ?).
    • Sade doit affronter plusieurs procès pour enlèvement de jeunes filles. Et il est poursuivi pour sodomie avec son valet.
    • La « détention » de Sade est bien la preuve du caractère abusif des internements pratiqués durant cette période, relevant tout autant de sanctions politiques, morales ou familiales que de l’aliénation mentale.
    • Krafft-Ebing, médecin allemand, précurseur de la sexologie moderne, donne à la fin du 19ème siècle, un statut scientifique au concept de sadisme, comme antonyme de masochisme pour désigner une perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui. On sait aujourd’hui que les sado-masos font l’amour à coup de fouets et de liens, de menottes, d’engins de torture.
    • Le libertinage de Sade a essaimé au 20ème siècle dans les esprits et les pratiques … à tel point qu’il a été établi un Prix Sade, fondé par Beigbedder, récompensant une œuvre littéraire éclairant de façon remarquable la sexualité, libertine ou de Monsieur-Tout-Le-Monde. Ont été récompensés par exemple Catherine Millet, Alain Robbet- Grillet (le plus connu sûrement, laissant sa veuve Catherine défendre sa mémoire et son oeuvre), Christine Angot, Ruwen Ogien ou Jonathan Littell (également auteur des Bienveillantes, pavé sur les horreurs persécutoires, les massacres atroces des nazis).

 

Psychiatrie & Cinéma. Pistes de réflexion.

 

  • Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971). Guerre des sexes sur fond de violences et de psychiatrie dans un univers urbain.
  • Vol au dessus d’un nid de coucou de Milos Forman (1975). Film culte, incontournable, inspiré d’un roman, qu’il faut consulter aussi.
  • L’éveil de Penny Marshall (1990). Le neurologue Oliver Sacks réveille les post-encéphalitiques (maladie du sommeil) par la L- Dopa. Inspiré d’un livre-témoignage du Professeur Sacks, d’une érudition extraordinaire. Joué par Bob De Niro et Robin Williams.
  • Naked de Mike Leigh (1993). Psychiatrie et violences sexuelles, abus sexuels sur personnes vulnérables, sur fond de lutte des classes.
  • Elephant de Gus Van Sant (2003) et Bowling for Columbine de Mickaël Moore (2002), sur les massacres par armes à feu laissées en vente libre (véritable fléau propre aux US, dû en partie au lobbying de la NRA) par des Lycéens ou Etudiants déséquilibrés, parfois d’extrême-droite.
  • Fight Club de David Fincher (1990). Violences d’extrême-droite … avec Brad Pitt.
  • Alpha Dog de Nick Cassavetes (2006). Violences  d’extrême-droite … avec Justin Timberlake, Sharon Stone.
  • Un Français de Diasteme (2014). Violences d’extrême-droite …
  • Happiness Therapy de David O. Russell (2013). Sur la bipolarité. Thérapie sans médicaments.
  • Le dernier Roi d’Ecosse de Kevin MacDonald (2006). L’horrible dictateur sévèrement paranoïaque africain Amin Dada éliminant son entourage. Joué par l’époustouflant Forest Whitaker.
  • Ben-Hur de William Wyler (1959) avec Charlton Heston. Le prince Juif humain face aux lépreux …
  • On peut lire les chroniques très intéressantes du psychiatre & psychanalyste Serge Tisseron sur son site Web de certains films de cinéma qu’il a aimés.
  • Sur le cinéma de l’antipsychiatrie, voir le site Web suivant :

 https://www.nova-cinema.org/prog/2004/76-cinemasile/antipsychiatry/

Imageries médicales.

 

  • PET-SCAN. Magnéto-Encéphalographie (l’un d’entre eux est visible à l’ICM lors de journées Portes Ouvertes).
  • Voir la bibliothèque média sur le Net du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique).
  • Découverte géniale et terrifiante à la fois : Lecture de la pensée/Détecteur de mensonges aujourd’hui possible, accompli en secret à peine masqué par l’Etat français, ce qui va lui donner un Prix Nobel de Physique/Médecine … à proposer par l’un des précédents lauréats. Un Nobel ouvrant la voie à de fantastiques avancées dans les investigations médicales, scientifiques en neurosciences sur les pathologies langagières, principalement les aphasies et les dysphasies, qui devront toutefois être sérieusement encadrées d’un point de vue éthique, le consentement du patient devant être acquis.

Budget de la Psychiatrie.

 

  • La Psychiatrie représente 8 % du total consacré à la Santé en France, soit 13 milliards d’€, autant que la part consacrée au Plan Cancer. Le remboursement des psychotropes, le plus souvent intégralement pris en charge par la Sécu dans le cadre du 100 % pour Affection de Longue Durée (ALD), véritable manne pour les Labos du Big Pharma, représente une part importante de ce poste budgétaire. La France, premier pays consommateur au Monde de psychotropes, qui mériterait de voir cette dépense baisser drastiquement.

Misère, pauvreté et troubles mentaux. Le Sans-Abrisme. Le grand (R)enfermement des pauvres. De Louis XIV au IIIème millénaire.

  • Les pauvres sont fragilisés, plus susceptibles que les autres de tomber malades. Ils doivent être protégés.
  • On estime le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de Pauvreté en France (≈ 900 €) à 8 millions. 630 000 personnes vivraient au seuil à 50 %.
  • On considère qu’une majorité de sans-abris souffrent de troubles mentaux, qui ne sont souvent pas correctement pris en charge, les psychiatres jugeant difficile le soin à cette partie de la population. Certains psychiatres font des maraudes (& ils n’ont pas honte …) pour s’occuper de leurs malades errants, vivants à la
  • Combien de prolétaires au bout du rouleau, usés, meurtris atterrissent pour pauvreté en psychiatrie ? Il y a même un grand hôpital breton accueillant les pauvres venus de Paris (Cf. article de Libération en 2018).
  • Il reste bien des choses à changer dans nos Sociétés … il faudrait faire en sorte que cette grande violence faite à l’homme (une des plus grandes) qui est de vivre à la rue prenne fin. Que plus personne ne soit obligé de vivre sous les intempéries sans presque aucun effet personnel, en étant de surcroît malade. Ce qu’on voit à Paris nous révolte toujours autant. Il y a toute cette misère qui nous fait mal. Changeons notre regard sur la pauvreté & la maladie. Il faudrait selon la sociologue Monique Pinçon-Charlot 10 milliards d’€ pour régler le problème de la grande pauvreté en France, ce qui représente une goutte d’eau dans l’Océan des budgets des Etats et des Chiffres d’Affaires/Bénéfices des grands groupes capitalistes et ce n’est pas une priorité gouvernementale. Cela devrait être une demande politique des Citoyens d’un pays, (les Sans-Abris étant bien souvent eux-mêmes trop démunis pour se révolter, il faut militer pour eux) … mais pour ça, vu l’avidité, la rapacité, l’égoïsme des riches, il faudra sûrement une Révolution ! Les Réformistes gouvernants proclamant une fin de ce fléau … qui se fera attendre encore longtemps, sinon jamais.
  • « La pauvreté n’est pas un crime ! » (Slogan de la fondation Emmaüs, fondée par l’Abbé Pierre, une des principales et rares fondations s’occupant de la grande pauvreté en France).

 

Annexe. Paroles de la chanson admirable, extraordinaire de Brassens sur l’ « esprit de clocher », qu’il vitupère chez ces « fous de la Patrie ».

 

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie

Empalés une fois pour toutes sur leur clocher

Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie

Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher

Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète

Ou du diable vauvert ou de Zanzibar

Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (…)

Mon Dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes

Si on y rencontrait cette race incongrue

Cette race importune et qui partout foisonne

La race des gens du terroir des gens du cru

Que la vie serait belle en toutes circonstances

Si vous n’aviez tiré du néant tous ces jobards

Preuve peut-être bien de votre inexistence

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (…)

 

La semaine du cerveau, cycle de conférences au mois de mars organisée par la Société des Neurosciences.

 

Cycle annuel populaire de conférences depuis 1999 dans toute la France au mois de Mars de vulgarisation par les chercheurs organisés par la Société des Neurosciences : La semaine du cerveau. Voir leur site Web.

 

A signaler : De superbes pages (les plus belles) de psychiatrie écrites sur la biographie de Henri Ey, le « pape de la psychiatrie » française, un de ses plus grands théoriciens, par le psychiatre Patrick Clervoy (psychiatre militaire, professeur agrégé du Val-de- Grâce, spécialiste du stress et du traumatisme psychique) dans sa thèse :

Henri Ey, cinquante ans de psychiatrie en France

(les empêcheurs de tourner en rond, 1997).

Très bonnes discussions dans ce livre sur l’Antipsychiatrie et les abus psychiatriques de l’URSS de Brejnev. On savait que Don Quichotte était fou, mais Henri Ey a mis les mots de sa science sur son cas.

 

En annexe, un texte fondateur : La mégalomanie chez Henri Ey (Etudes Psychiatriques. Etude n°19). Le binôme fondamental moi-monde.

 

PATHOGÉNIE DE LA MÉGALOMANIE (Le travail délirant de la projection du Moi dans le Monde).

Quant nous avons étudié les perversions, le suicide, etc… il nous a fallu nous référer aux découvertes que FREUD et son école ont faites dans la couche inconsciente de l’humanité, pour mettre en évidence dans le « coeur » humain, des pulsions que la grande majorité des hommes méconnaît. Ce n’est qu’au prix de cet effort d’analyse que nous avons pu montrer que la « maladie ne crée pas mais libère » des tendances humaines communes à l’espèce. Quand il s’agit de l’expansion mégalomaniaque, par contre, la chose paraît plus facile. Tous les moralistes, tous les littérateurs, tous les hommes ont toujours aperçu, et admis, qu’il existe en nous une puissante propulsion à survaloriser notre propre personne. Que ce soit sous les aspects éthiques de l’idéal et du devoir qui nous exhausse dans l’exercice de la vertu et jusque dans notre propre humilité – que ce soit sur le plan social où notre existence prend la valeur d’une « ascension » ou plus simplement d’une « percée » ou d’un « surclassement » – que ce soit encore sur le plan affectif que nous recherchions des « succès » – ou sur le plan professionnel que nous tendions vers la « réussite » ou la « fortune » – toujours et inlassablement, vivre, pour autant que la vie tend vers un but, c’est sans cesse croître et grandir. Quand ce n’est pas en « puissance » c’est en « sagesse ». Toute notre vie psychique entraîne dans son progrès les formes successives d’un effort, d’un épanouissement par quoi notre existence persévère dans son désir de poursuivre un programme vital qui satisfasse un besoin profond, celui de nous « élever », c’est-à-dire de réaliser notre « idéal », notre « plan » ou plus simplement notre « fin ». L’expansion fondamentale de l’être qui le pousse à augmenter son « espace vital », à « progresser », à se « développer » est contenue en puissance (que l’on appellera ou on n’appellera pas « instinctive », peu importe) chez tous les êtres vivants. Cette racine biologique, cet instinct d’accroissement est en germe dans tout organisme. C’est même le germe à partir duquel se développe l’organisme, en tant qu’il est lui-même son propre constituant et, en croissant, se conforme à la loi interne de sa formation et de son développement. Cette plante qui pousse réalise dans ses feuilles et ses fruits une volonté de puissance qui est le sens de sa vie particulière. Cet insecte qui travaille à peine détaché de la masse de ses semblables et concourt à l’édification collective d’une commune réserve alimentaire, si « anonyme » qu’il soit, si peu personnalisé qu’il demeure jusqu’à sa mort, ne s’affirme comme individu que dans la mesure où il introduit par les particularités de sa morphologie ou de son travail un aspect singulier, un semblant de diversité dans la monotonie et l’homogénéité de la masse spécifique. Ce par quoi il « se distingue », c’est précisément cette force qui le sépare des autres, qui le dresse contre les autres, et par là introduit dans la communauté une possibilité de conflit. Dans la société humaine, ce conflit est porté à sa suprême puissance par la différenciation progressive même des tendances de chacun. La personne humaine se caractérise en effet par son degré extrême d’individualisation et par conséquent par la possibilité toujours ouverte d’un conflit entre sa puissance et celle du monde. Toutes ces banalités nous devions les dire pour saisir à sa racine la mégalomanie en tant que pulsion de puissance qui se confond avec la conscience d’être une personne, une personnalité, un « personnage », c’est-à-dire un système de forces autonomes ayant une certaine grandeur privilégiée – et vécues comme « miennes ». Car la conscience de l’unité, du sens et des forces qui me composent n’est rien d’autre que le pouvoir que je me sens de l’orienter et de l’animer. Ainsi, naît par mon corps, dans mon corps (mais sans aller toujours jusqu’à y « incorporer » tout le « mien », tout ce qui est à moi, depuis « mes » parents jusqu’à « ma montre ») un système de valeurs dont la commune mesure est d’être dans les deux sens du mot, une « propriété » de ma personne et qui englobe mes organes, mes facultés, ma famille, mes idées, mes biens, mon nom, mes fonctions, mes droits, mon histoire et mon destin. La possibilité d’augmenter tous les attributs de mon « moi », c’est justement mon Moi. Mais ce Moi n’est pas une pure conscience des relations qui m’unissent au monde, il passe nécessairement par un « objet » auquel tous les autres me renvoient, mon corps. Il est là comme le foyer et le coeur de notre existence. C’est sur lui que notre conscience du monde s’est posée, c’est lui qui l’a engendrée, c’est par lui que nous avançons dans la vie. C’est lui qui a constitué le premier personnage intégralement aimé. C’est pourquoi la racine biologique de notre désir de puissance se confond avec la racine psychologique de notre « narcissisme ». Toute la réalité de notre désir de puissance, c’est notre corps qui la contient et la détient, c’est en lui que notre personnage est incarné, est « enraciné au monde » (MERLEAU-PONTY). C’est en lui et par lui que se sont composés l’image privilégiée et le modèle d’un être humain objet de la première fixation libidinale. Et ce n’est qu’au prix d’un effort que, seul, l’enjeu vital de notre socialisation a permis, que nous nous sommes détachés de lui pour le reconnaître chez autrui, ou plutôt que nous avons reconnu autrui dans les lignes, la chaleur et la vie de cette image, la première adorée, de cet eidolon. A partir de cette première et fondamentale aventure, le drame des « identifications » va commencer et dérouler ses lourdes volutes qui resteront inscrites au plus profond de nous-même. Investissements successifs, transferts libidinaux, « complexes », vont représenter les phases successives du travail dialectique que va constituer le monde et le personnage à partir des fantasmes du corps morcelé et de son membrement primitif au stade décisif appelé par LACAN « stade de miroir 2 », c’est-à-dire au moment où le corps « vu » va capter et coapter l’image spécifique de l’être humain. Cette première, cette primordiale expérience va dresser l’enfant dans la conscience qu’il prend de lui-même, face à face avec le monde des objets et les premiers conflits vont surgir dont la solution ne pourra être trouvée que dans l’introjection et l’identification, premier travail de stratification du personnage, ou dans l’agressivité qui est le premier réflexe de sa puissance. Telle est la phase initiale et prégénitale à laquelle succède le stade oedipien quand au système pulsionnel masochiste-oral et sadique-anal, se substituera progressivement la fixation à autrui : le choix objectal. Mais s’ouvrir au monde c’est déjà à ce moment rencontrer un monde fermé, c’est-àdire les difficultés et les limites qu’autrui et le monde des objets opposent à l’expansion des pulsions égotistes, fait qui lie indissolublement dans un rapport conflictuel les relations du moi et du monde. Ce conflit prend dès ce moment une forme d’inhibition interne en ce sens que le système des interdits, des valeurs, de culpabilité et des sanctions propose à la conscience qui développe son champ d’action, la considération d’une discipline normative. Les limites que le principe de réalité opposait au principe du plaisir deviennent celles d’une conscience morale qui impose une soumission, une limite, une discipline, un renoncement. Et c’est ici que nous rejoignons les analyses qui ont servi d’introduction à cette étude, celle du conflit des tendances entre l’avidité et l’oblativité. Il est donc évident que le développement de la personnalité s’opère par une série de paliers successifs qui, à travers l’enfance et l’adolescence jusqu’à la maturité, vont renforcer toujours davantage le contrôle que la « réflexion », la « raison », la conscience morale, tout le système des valeurs qui constitue notre « jugement », exerceront sur la tendance fondamentale à « pousser », à se « pousser », à « repousser ». C’est, au terme de ce développement, dans un vaste système de distribution énergétique plus souple, plus élastique, plus « sublimé » que la primitive affirmation de puissance du moi se trouve canalisée et neutralisée. La formation même du caractère constituera un mode constant d’organisation à proportions variables de tendances agressives dirigées contre autrui ou contre soi. Les pulsions d’avidité ou d’oblativité vont bien continuer à fournir l’énergie de ce système mais ce n’est qu’au gré des circonstances et en fonction de cette organisation qu’elles en rythmeront le mouvement dans une succession de « systoles » et de « diastoles » dont le groupement et la fréquence définiront le caractère, le mode de réaction habituel du moi à l’égard du monde, soit qu’il s’humilie ou qu’il s’exalte. C’est par ce schéma de développement de l’appareil pulsionnel que nous pouvons comprendre ces coups de boutoir, ces « égodiastoles » que sont les rêves, la rêverie, les fantaisies de puissance, les mirages imaginatifs qui chez tout homme éclatent par le jeu d’une sorte de soupape de sûreté. Si la vie ne permet pas l’expansion désirée, un système de compensation ne tarde pas à s’étaler qui décharge d’autant la tension narcissique. Si l’organisation même des régulations caractérielles le permet c’est dans la sublimation morale de l’idéal de soi que vient s’éteindre ou tout au moins s’apaiser le feu dévorant de l’ambition et de l’orgueil. L’expansion mégalomaniaque est donc immanente à notre nature. Elle se trouve limitée et contenue par la structure de la réalité en tant que celle-ci exige un jugement sur le possible, et aussi par ce jeu profond d’un système pulsionnel inverse, les tendances à la « rétraction ». C’est à l’humilité que s’oppose la grandeur, c’est par les tendances à l’avilissement de soi que se trouve contrebalancé dans les systèmes des pulsions primitives, le désir de puissance. Ainsi nous voici encore et sans cesse ramenés à cette dualité fondamentale qui gît à la charnière biologique de notre nature conflictuelle : les tendances réductrices et paralysantes, les tendances amplificatrices et activantes. C’est entre ces deux systèmes énergétiques et leur équilibre proprement moral que notre action s’inscrit et que s’exerce le jugement de valeur que nous portons sur notre propre personne. Pour bien comprendre la place qu’occupe la mégalomanie dans la hiérarchie des thèmes délirants, nous devons précisément connaître ce que représentent ceux-ci quand se rompt cet équilibre. Dans la prise de possession du monde, dans l’investissement du monde des objets et d’autrui, c’est l’équilibre de mon désir de puissance et de mon renoncement, de mon avidité et de mon oblativité, de mon activité dévorante ou de ma passivité résignée, etc., qui se projette. Le monde est « pour moi », c’est-à-dire qu’il contient quelque chose de mon engagement dans la réalité et qu’il offre par ricochet et comme par un reflet de miroir, ma structure dans sa structure. Que fléchisse mon désir de s’épanouir en lui, que je me retire de lui comme pour le vider de ma propre expansion et la réalité tout entière devenue mécanique, misérable et inutile se résorbera vers le néant (et ce sont alors les expériences délirantes de la négation de la fin du monde, du jamais vu, de l’étrange et du vide). – Que, par contre, mes forces d’expansion pénètrent la nature et le monde physique, le « cosmos », transfiguré et asservi à ma puissance va s’offrir comme « mien », comme l’objet de mon pouvoir de Sujet absolu (ce sont les expériences délirantes de création, de toute-puissance, de conquête de l’univers, de connaissance absolue, etc.). Les « relations » du moi et d’autrui sont encore plus évidemment soumises à ce flux et reflux de ces pulsions qui battent dans mon coeur le rythme de ma vie. Les relations de dépendance ou d’indépendance à l’égard des sociétés, des institutions et de l’histoire, tantôt je les vivrai comme un écrasement de mon être par les autres (expériences de persécution, d’hostilité, de frustration, de dépossession, etc.), – tantôt je les éprouverai comme un pouvoir merveilleusement favorable d’aide, de secours, de sympathie (thèmes de favorisation, d’universelle complaisance, etc.). Dans ce mixte ambigu qu’est ma réalité corporelle qui est tantôt « moi » tantôt « à moi » et qui m’échappe sous tant de multiples aspects pour se fondre dans le monde, – les valeurs « objectives » et « subjectives » se trouvent mêlées à proportions variables qui expriment, là encore, la subordination de la perception de mon corps au jeu antagoniste de mes pulsions narcissiques, ou masochistes. Dans mon attitude de « rétraction », de passivité et d’auto-agression, ce corps me deviendra douloureux, monstrueux, il cessera d’être ou en tous cas de m’appartenir pour tomber déjà en pourriture sous l’effet de la maladie (expériences hypochondriaques et de négation corporelle). – Si, au contraire, je sens mon corps comme un instrument de ma puissance, si j’introduis dans ses fonctions et ses organes la force qui m’anime au point d’en faire la forme même de mon prodigieux destin, il se détachera de la matière et de ses accidents pour se confondre avec l’idéal même de mon activité, il s’animera de mon esprit (expériences délirantes de puissance corporelle, de prouesses, de survalorisation des fonctions somatiques, etc.). Enfin, si je me tourne maintenant vers cet aspect de la « réalité » qui est celle de ma pensée où ce qui est, est ce que je suis, ce que je suis en train d’être et de vouloir, – les relations d’objectif à subjectif sont celles d’esclave à maître. Je sens ma pensée m’appartenir comme un attribut de ma puissance, comme son développement, sa garantie et son effet. Ici la « dévalorisation » de cette réalité sera vécue comme l’invasion d’autrui dans ma citadelle, comme une métamorphose physique et mécanique de mon esprit (expériences d’influence, dépersonnalisation, mécanisation de la pensée). Enfin cette dévalorisation de la personne morale cessant d’être seulement vécue comme un événement, va « au suprême degré de la rétraction de l’être » se montrer pour ce qu’elle est : désirée (thème d’auto-accusation et de culpabilité. – Dans le mouvement inverse d’accroissement infini et obscur de ma liberté, ma pensée ne me deviendra « étrangère » que pour s’identifier avec un absolu de puissance (expériences d’inspiration divine, prophétique, etc.). Ainsi tous les « thèmes » délirants s’ordonnent relativement au besoin fondamental des rapports vécus d’action réciproque du moi et du monde. A la rétraction du Moi correspondent les thèmes de cataclysme et de l’anéantissement cosmique, le thème hypochondriaque, les thèmes d’influence et de dépersonnalisation et le mouvement même qui les engendre : la culpabilité ; à l’expansion du moi correspondent les thèmes de toute puissance universelle, de prodigieuses forces corporelles, d’inspiration ou d’identité divine. Ce sont ces derniers thèmes qui constituent les thèmes mégalomaniaques, les idées de grandeur qui ont fait l’objet de cette étude. Nous comprenons en groupant ainsi les diverses formes de la dialectique des thèmes délirants, que le thème de persécution soit privilégié, puisqu’il, satisfait à la fois les tendances expansives mégalomaniaques et les tendances dépressives autoaccusatrices. Son ambiguïté même assure sa prodigieuse fréquence. Il enveloppe à la fois le délire de culpabilité et le désir de punition d’une part et le délire de grandeur et le désir de triomphe d’autre part. Il est facile de comprendre dans cette perspective comment son évolution sera dès lors un signe sensible du travail délirant dont il est le reflet. Tantôt en effet il se fixera dans un système de plus en plus auto-agressif. Tantôt il évoluera vers la satisfaction de la composante mégalomaniaque comme si le délirant compensait sa maladie. Mais ceci exige naturellement quelques explications qui doivent nous conduire au coeur même du problème de la pensée délirante, du travail du délire. Nous ne saurions en effet nous limiter à ce que nous venons d’exposer, pour la bonne raison que nous nous bornerions alors à faire seulement oeuvre de psychologue qui démonte les ressorts du coeur humain, ou de moraliste qui en apprécie les « valeurs ». Toute étude des délires qui se bornerait à cette dialectique, à cette phénoménologie de la pensée délirante, nécessaire, mais insuffisante, ne peut satisfaire le médecin psychiatre. Car pour lui le délire est une « maladie mentale », le délire est même un aspect fondamental de toute maladie mentale et c’est dans la dynamique des dissolutions ou désorganisations de l’être humain que nous devons maintenant pénétrer pour orienter l’esquisse d’une « histoire naturelle 1 » de l’idée de grandeur. Nous l’avons rappelé, la mégalomanie immanente à la nature humaine est « libérée » dans les diverses structures psychopathologiques avec une fréquence remarquable. Comment pouvons-nous nous représenter la genèse de ce symptôme si important dans les troubles mentaux ? Tout « délire » représente un trouble, un bouleversement de la vie psychique qui se ramène en fin de compte à un travail de projection lequel a été mis clairement en évidence par l’école psychanalytique à propos de la projection de l’inconscient dans le conscient. Mais plus conséquente que les psychanalystes avec leur propre système, pour nous cette projection dépend d’une RÉGRESSION dont la projection de l’inconscient dans le conscient n’est qu’un cas particulier. Nous l’avons vu plus haut en étudiant la phénoménologie des « thèmes » délirants, c’est le dérèglement de la proportion des valeurs des deux termes du binôme fondamental moi-monde que reflète toute expérience délirante laquelle altère précisément la « réalité », c’est-à-dire la structure même de cette liaison existentielle qu’est « l’être au monde ». Toute décomposition de la synergie fonctionnelle qui constitue l’activité de la conscience, toute modification structurale de la conscience. C’est ici au terme de ce deuxième volume d’« Études », c’est-à-dire de travaux préparatoires que nous entendons définir d’un mot le but que nous poursuivons : l’histoire naturelle de la folie. A une époque où l’ anthropologie prétend éclipser les sciences de la nature dans l’appréhension du phénomène « maladie mentale » nous aurons assez le sens de la continuité historique de notre science et assez de courage pour affirmer que les troubles mentaux ne peuvent pas, ne sauraient sortir du cadre des sciences médicales. Pour autant en effet qu’il ne suffit pas de comprendre mais d’expliquer, pour autant qu’il ne sert à rien de dire que pour les maladies mentales les comprendre c’est les expliquer, puisqu’elles sont justement et dans leur essence davantage l’objet d’une démarche explicative appliquée à la dissolution qu’elles expriment, qu’objet d’une analyse de leur structure significative qui se heurte toujours à un moment donné à une limite, celle qui définit la folie, celle-ci reste (même quand son extension s’accroît naturellement dans le domaine des névroses) ce qu’elle a toujours été : un phénomène de la nature. La folie est en effet sous toutes ces formes une altération de l’esprit causée par une altération du corps. C’est dans cette perspective « naturelle », « physiologique » et « médicale » qui n’exclut pas mais au contraire exige son complément « anthropologique », que nous entendons fermement nous tenir ici dans cette étude pathogénique de l’idée de grandeur comme dans l’examen de l’ensemble des problèmes psychiatriques.  « régression » de la conscience entraîne une projection, une infiltration de la réalité objective, soumise aux lois physiques, dans la structure subjective – et inversement. Cette projection, cette osmose est vécue sur le registre significatif du délire. Tel est le point d’insertion naturel de la signification des délires dans le processus de dissolution psychique qu’ils expriment. C’est le même qui articule le monde des images et des fantasmes à la dissolution hypnique de la conscience. Nous avons assez insisté sur ce point à propos du phénomène sommeil-rêve pour n’avoir pas ici à y revenir. Qu’il nous soit permis de rappeler que dormir n’est pas dormir mais vivre un rêve, c’est-à-dire un drame ou un réseau significatif qui dépend pourtant d’autre chose, du sommeil. Ce n’est pas le sommeil qui est vécu mais le rêve. Ce n’est pas la dissolution qui est vécue, c’est le délire. Nous désirerions montrer la naissance de l’idée de grandeur dans la « maladie mentale » en fonction de ce mécanisme de projection osmotique. Un fait paraît évident, c’est que, lorsque nous considérons la masse délirante dans son ensemble, les expériences de dépréciation sont beaucoup plus fréquentes que la mégalomanie. Nous pensons que c’est parce que ces expériences expriment précisément plus directement le processus de dissolution lui-même qui effectivement représente une expérience vitale catastrophique et psychiquement mutilante. Ce n’est pas être victime d’une « illusion réaliste » que de prendre le délire pour ce qu’il est, savoir une forme « négative » d’existence, une régression qui compromet la liberté et la puissance du délirant. C’est cette forme qu’exprime l’angoisse (nous l’avons vu) et avec elle et par elle tous les délires de dévalorisation du monde et du moi. La mégalomanie paraît à première vue, elle, plus difficile à expliquer et d’autant plus que, si la « dimension mégalomaniaque » est relativement plus rare que les délires de dépréciation, elle nous paraît généralement être d’un plus fâcheux pronostic. Telles sont les données ultimes du problème. Pour tenter de le résoudre nous devons faire un rapprochement entre la valeur « compensatrice » de l’idée de grandeur et la structure positive des troubles mentaux. Les thèmes de dépréciation seraient à la structure négative ce que les thèmes d’expansion seraient à la structure positive. Dans une telle hypothèse, l’idée de grandeur représenterait une « réaction » à la situation catastrophique de la maladie. Elle monterait comme la fièvre dans les maladies aiguës en tant qu’elle représenterait un mécanisme de défense massif et allant, comme elle, au-delà de la production des énergies nécessaires. La mégalomanie exprimerait donc une exaspération hypertrophique des valeurs du moi menacé. Cependant la mobilisation du système pulsionnel, d’avidité, la tendance vitale à s’affirmer, à se surestimer telle que nous en avons retracé plus haut le développement et les exigences, brutalement libérée, comme un cri de révolte et d’espoir dans la détresse, en répondant à une profonde pulsion narcissique, en contrebalançant les forces de destructions, comblerait jusqu’à l’excès le vide creusé par la maladie. Si nous essayons de confronter cette hypothèse avec les principaux faits que nous avons exposés au cours de cette étude, nous verrons qu’elle s’y adapte assez exactement. Le mécanisme « compensateur », « secondaire », « psychogénétique » si caractéristique de la symptomatologie « positive » des troubles mentaux, est manifeste, en effet, pour la mégalomanie dans deux conditions cliniques également importantes et fréquentes. Tout d’abord dans les « évolutions schizophréniques » où les « idées de grandeur » ne sont rien d’autre que des aspects de l’ autisme et leur fonction « hédonique » ou « finaliste » est évidente au cours de la dissociation psychique. Ensuite, dans les « délires chroniques à évolution systématique », le passage de la persécution à la mégalomanie marque manifestement une installation dans un équilibre « compensateur » qui fait passer le délirant d’une forme d’existence de martyre à une forme de triomphe tout au moins virtuel. Ce sont là deux faits capitaux qui fortifient notre conception. Si nous envisageons enfin l’affection dont l’historique et la clinique sont les plus intimement liés à la pathologie d’idée de grandeur, la paralysie générale, nous trouverons une conception analogue dans la pénétrante étude de P. SCHILDER sur la valeur réactionnelle (c’est-à-dire pour BLEULER « secondaire » et pour nous « positive ») du délire mégalomaniaque qui, dans la structure démentielle, de la pensée compense le désastre d’une régression des capacités réelles de la personne par une production imaginaire absurde et fantastique de puissance. Nous pouvons bien conclure que dans ce bouleversement de la structure des rapports moi-monde que représente toute maladie mentale, l’inversion des rapports dans le sens de l’expansion, de la confiance, de la mégalomanie est une manifestation de la vitalité subsistante. Ainsi cette production nous apparaît comme une tentative de guérison, comme une « solution » de la situation catastrophique pour l’homme qui chavire dans la folie. Mais, hélas, comme pour les cicatrisations monstrueuses, comme pour la fièvre, cette poussée des instincts, cette surcompensation peut être pire que le mal, devenir et demeurer une nouvelle forme du mal. D’où cette résonance tragique, la plus poignante qui se puisse éprouver au contact de nos malades, de la triste mégalomanie.

Quelques notes sur la dissociation Janétienne.

La théorie de la dissociation structurelle de la personnalité.

 

La théorie de la dissociation structurelle de la personnalité (TDSP) vient apporter une réponse aux limites des modèles précédents en intégrant les données environnementales, physio-logiques et psychologiques tout en proposant un modèle cohérent des symptômes positifs, négatifs et de désorganisation de la psychose (van der Hart et al., 2010). Elle s’inspire des travaux de Janet, de son approche centrée à la fois sur le psychisme et le corps. Son hypothèse repose sur le défaut de synthèse, c’est-à-dire de capacité à intégrer l’ensemble des éléments, psychiques et somatiques, d’une expérience ; ce qui lui confère son caractère traumatique. Cela entraîne une division de la personnalité. À l’inverse, la santé est le résultat d’une intégration réussie (Janet, 1889).

 

La dissociation comme syndrome de non-réalisation.

 

L’intégration passe par la synthèse et la réalisation des événements. La synthèse consiste en la liaison de nos actions mentales et comportementales (c.-à-d. la connexion de nos perceptions, émotions, cognitions, comportement, sentiment d’identité) en un ensemble cohérent. Il en résulte une adaptation fluide et souple. Une synthèse réussie permet de distinguer les perceptions internes et externes pertinentes vis-à-vis de la situation puis d’en constituer un ensemble harmonieux. Plus la synthèse est aboutie, plus le champ de conscience est large et permet d’activer de manière synchronisée les systèmes d’action pertinents. L’activité de synthèse peut être comparée à celle d’un chef d’orchestre coordonnant les différents musiciens (c.-à -d. les perceptions de stimuli externes et internes tels que les émotions, cognitions, souvenirs, ou fantasmes). À l’inverse, dans le cas d’une synthèse limitée, le champ de conscience se rétrécit. L’attention est orientée de manière rigide sur une petite proportion des stimuli disponibles (ex. les stimuli évoquant une potentielle menace) et des systèmes d’action peu opérants (ex. fuite en l’absence de menace) qui sont difficilement inhibés. La réalisation se construit à partir d’une synthèse réussie. Elle consiste en l’acceptation de la survenue d’un événement, sa personnification (c.-à -d. la conscience que l’événement est arrivé à soi), la présentification (c.-à -d. la capacité à s’inscrire continuellement dans l’ici et maintenant et à intégrer le sens des événements présents dans le contexte plus large de son histoire personnelle) et la perception du temps (c.-à -d. la capacité à discerner le passé, le présent et le futur au sein d’une ligne du temps continue et à y intégrer les différents événements de la vie).

Synthèse et réalisation exigent des ressources psychiques de haut niveau. Sans un niveau de ressources suffisant, l’individu n’a plus la capacité d’intégrer l’événement selon ses différentes dimensions synchroniques et diachroniques ; la dissociation structurelle survient alors. D’autres auteurs ont conceptualisé ce dépassement des capacités intégratives à travers le modèle de la fenêtre de tolérance aux stimulations (ex. perceptuelles, douloureuses, émotionnelles), qu’elles soient internes ou externes (Dellucci, 2014 ; Siegel, 2012). Le dépassement des limites de la fenêtre de tolérance amène des réponses biopsychologiques de défense (c.-à-d. fuir, combattre, se figer, feindre la mort) sous-tendues par les systèmes nerveux autonomes sympathiques (ex. accélération du rythme cardiaque et respiratoire, mobilisation des ressources en énergie en vue d’une préparation à l’action) ou parasympathique (ex. baisse du rythme cardiaque et respiratoire, abaissement du tonus musculaire, libération d’antalgiques endogènes, déréalisation, anesthésie). Ces travaux rejoignent ceux présentés dans le TNM de Read et al. (2001, 2014) et présentés précédemment. Dans de telles circonstances, l’individu passe d’un mode de fonctionnement biopsychologique réfléchi, complexe et souple à un fonctionnement réflexe, rigide ou chaotique, qui cherche à répondre dans l’urgence à une menace mettant en danger l’intégrité physique et/ou psychique, ou perçue comme telle (Siegel, 2012).

 

La division de la personnalité.

 

Lorsqu’un individu est confronté à un événement qui dépasse ses capacités d’intégration (c.-à-d. qui dépasse les limites de sa fenêtre de tolérance), alors il se dissocie ; tentative d’adaptation de dernier recours aux stimulations sensorielles aversives (ex. douleur physique intense) et émotionnelles douloureuses (ex. terreur). La dissociation permet alors à l’individu de s’adapter à court terme à un contexte donné, mais cette adaptation comporte des limites dans une perspective à long terme. Au moins deux sous-ensembles de la personnalité vont alors coexister. Il s’agit de sous-systèmes biopsychologiques, dont l’organisation varie en complexité (ex. une partie dissociée peut ne contenir qu’un fragment de souvenir traumatique, tandis qu’une autre peut être beaucoup plus élaborée, avec un sentiment d’identité et d’âge). Lorsqu’elle est dissociée, la personnalité est divisée en au moins une partie apparemment normale (PAN) et au moins une partie émotionnelle (PE). La PAN est la partie chargée de la gestion de la vie quotidienne et de la satisfaction des besoins physiologiques (ex. faim, soif, sommeil), sociaux (ex. s’occuper des enfants, avoir des relations sociales, amicales, amoureuses), sexuels, et d’attachement ; et elle est sous-tendue par des systèmes d’actions dont le but est de remplir ces besoins. La PE est la partie qui contient le souvenir traumatique (ex. une agression sexuelle) ou certaines parties de ce souvenir (ex. les insultes proférées par l’agresseur, la vue de sang, la sensation de douleur, ou la honte ressentie au moment de l’agression). Le souvenir est encodé sur un registre sensorimoteur et émotionnel. Elle est sous-tendue par des systèmes d’actions de défense, soit d’hyperactivation : fuite, combat, figement (c.-à-d. ne plus bouger tout en continuant à analyser la situation, et être prêt à changer de stratégie défensive), soit d’hypoactivation : mort feinte (c.-à-d. ralentissement profond de l’organisme) et sollicite les modifications physiologiques afférentes. Ainsi, lorsqu’une PE est réactivée, les réponses physiologiques et psychologiques le sont également. Le cloisonnement entre PAN et PE est plus ou moins étanche. Lorsqu’il est opérant, la PAN est amnésique de l’événement traumatique, et la dissociation peut ainsi être maintenue pendant plusieurs mois, années ou décennies avant qu’une PE ne soit réactivée. De même, l’alternance entre différentes parties de la personnalité peut donner lieu à des amnésies dissociatives. À l’inverse, lorsque le cloisonnement devient perméable, une PE peut venir faire intrusion dans le champ de conscience de l’individu. Les reviviscences traumatiques classiquement décrites dans le TSPT sont le résultat de l’intrusion d’une PE ou d’un fragment de souvenir. PAN et PE s’évitent mutuellement. La PAN est phobique des souvenirs traumatiques et des PE et les évite activement. L’évitement phobique est une stratégie pour ne plus revivre la douleur physique et émotionnelle encodée dans la PE. Cela peut se traduire, notamment lorsque la PAN sent qu’une intrusion est proche, par de la dépersonnalisation. Toutes ces stratégies maintiennent la dissociation et empêchent l’intégration des souvenirs.

 

Les symptômes de la dissociation structurelle de la personnalité.

 

Dans la TDSP les symptômes dissociatifs sont classés selon deux caractéristiques. La première distingue les symptômes dissociatifs selon qu’ils sont positifs (c.-à-d. les symptômes intrusifs) ou négatifs (c.-à -d. perte partielle ou totale d’une fonction). Il s’agit de la même distinction opérée dans le champ des symptômes psychotiques. La seconde distinction se fait en fonction du fait que les altérations sont psychoformes (c.-à-d. altération de fonctions psychologiques, telles que la perception, la mémoire, les émotions, les comportements) ou somatoformes (c.-à -d. altération de fonctions somatiques telles que la perception de la douleur, la motricité). Les symptômes dissociatifs positifs sont ceux décrits dans la plupart des descriptions nosographiques du trouble de stress post-traumatique : flashbacks, cauchemars, hypervigilance, irritabilité (pour les symptômes psychoformes), crises non-épileptiques psychogènes (CNEP), perceptions douloureuses sans objet (pour les symptômes somatoformes). Les symptômes négatifs font référence à des expériences telles que la dépersonnalisation ou la déréalisation, une amnésie, une anesthésie émotionnelle (pour les symptômes psychoformes), une perte de sensations, notamment des sensations douloureuses, une incapacité à bouger, ou à parler (pour les symptômes somatoformes). Le spectre des symptômes sous-tendus par des processus dissociatifs est large. Certains symptômes semblent très proches d’expériences que les patients avec troubles psychotiques peuvent vivre. Comme nous l’avons présenté plus haut, ces personnes sont nombreuses à rapporter des expériences traumatiques survenues plus tôt dans leur vie.

Les processus positifs psychoformes peuvent être de différentes natures. Premièrement, les PE peuvent faire effraction dans le champ de conscience. Le terme d’effraction est choisi à dessein car il traduit l’aspect intrusif des représentations (ex. pensées, émotions, images). Ces intrusions ne sont pas toujours reconnues comme telles, comme cela peut être le cas des flashbacks observés dans le TSPT. Le manque de reconnaissance des PE comme appartenant à soi, signe un échec de la synthèse des pensées, notamment une confusion entre le soi et le non-soi. Une série de travaux sur le source-monitoring et les attributions externes erronées l’avait ainsi modélisé auparavant comme suit (Bentall, Baker, & Havers, 1991 ; Brookwell, Bentall, & Varese, 2013) : défaut de personnalisation qui peut donner lieu à plusieurs symptômes aujourd’hui qualifiés de psychotiques. C’est notamment le cas des hallucinations, quelle qu’en soit la modalité sensorielle. Dans le cas des voix se disputant, les PE peuvent avoir des objectifs différents, c’est-à-dire médiés par des systèmes d’action antagonistes (ex. approche et évitement). L’effraction de PE peu élaborées que le patient n’identifie pas comme telles peut aussi donner lieu à l’impression que les idées, les sensations, les impulsions ou les actions lui sont imposées. De manière moins évidente, des intrusions de PE que le clinicien ne repèrerait pas, et induisant des temps de latence importants, pourraient être interprétées comme des signes de désorganisation (ex. barrages).

Les systèmes d’action défensifs qui sous-tendent des PE peuvent, quant à eux, apporter un éclairage sur l’émergence d’idées délirantes de persécution. Ces PE ont un champ de conscience étroit et scrutent l’environnement à la recherche d’indices menaçants. Elles activent leur répertoire psychologique et comportemental dans la perspective de pouvoir répondre à une menace et sont très sensibles au moindre stimulus pouvant être interprété en ce sens. C’est pourquoi on peut observer une adhésion inébranlable aux idées habituellement qualifiées de délirantes. La réduction du champ de conscience empêche la PE de considérer des alternatives et de s’autoriser à aller tester ses croyances sur la dangerosité du monde. Les tentatives de contrôle d’une PE sur une PAN ou l’alternance entre différentes parties, peuvent donner lieu à des idées de contrôle ou de retrait des pensées mais aussi à des symptômes de désorganisation cognitive (ex. sauts du coq à l’âne, barrages), affective (ex. rires immotivés) et comportementale (ex. comportement sans cohérence apparente).

L’anesthésie émotionnelle est une stratégie qui peut se montrer très efficace pour ne pas se sentir submergé par des sentiments d’horreur, d’épouvante ou de honte intenses. Elle est adoptée par certaines PE médiées par un système d’action en lien avec la soumission à l’agresseur (c.-à -d. réponse de type feign death). La perturbation du processus de synthèse peut empêcher totalement ou en partie l’individu de percevoir certains stimuli internes, dont ses propres émotions.

Les cicatrices se forment de manière parallèle dans le corps et dans le fonctionnement psychique. Le modèle de la sensibilisation de la réponse au stress propose que ces réponses s’amplifient avec la répétition des expositions et empêchent un retour au niveau de base. Cela peut tout à fait être appliqué pour la dissociation. En d’autres termes, les expositions répétées aux événements traumatiques rétrécissent la fenêtre de tolérance, précipitent le recours à des processus dissociatifs pour faire face aux situations anxiogènes. Cela peut aller jusqu’à éventuellement devenir un mode de fonctionnement chronique lorsque plus aucune autre alternative n’est adaptative et que « les états deviennent des traits » (Perry, Pollard, Blakley, Baker, & Vigilante, 1995).

Si les troubles psychotiques sont sous-tendus par des processus dissociatifs, sont-ils toujours à considérer comme troubles psychotiques ? Les modèles psychiatriques actuels distinguent clairement ces deux entités cliniques. Les troubles psychotiques sont considérés comme des troubles de la régulation dopaminergique auxquels on peut remédier à l’aide de traitements antipsychotiques qui agissent justement sur les récepteurs dopaminergiques. À l’inverse, l’étiologie des troubles dissociatifs est aujourd’hui considérée comme étant principalement environnementale (c.-à-d. le résultat de l’exposition précoce et chronique à la violence) (Ross, 2006). Le traitement de choix est la psychothérapie, avec éventuellement une aide médicamenteuse pour apporter une aide à la régulation émotionnelle durant la thérapie (International Society for the Study of Trauma and Dissociation, 2011).

Cependant, nous avons montré que des liens entre ces deux types de troubles ont été mis en évidence dans la littérature et que les symptômes psychotiques peuvent, au moins dans certains cas, être compris comme des manifestations dissociatives. Les chercheurs, comme les cliniciens devraient garder à l’esprit l’existence de ces liens, d’autant que des troubles dissociatifs peuvent évoquer des troubles psychotiques, et mener à des errances diagnostiques et thérapeutiques (Foote & Park, 2008 ; Sar & Ross, 2006).

 

Dépersonnalisation & déréalisation.

 

D’abord séparées dans deux sous-catégories nosographiques distinctes, la dépersonnalisation et la déréalisation sont rassemblées, dans le DSM-V, sous la bannière de « troubles dissociatifs » qui ne concernent pas l’identité, et qui ne comportent pas d’amnésie … Comme les autres « troubles dissociatifs » de la catégorie, dépersonnalisation et déréalisation sont ici considérés comme des altérations de conscience et peuvent, à ce titre, être soit pathologiques soit normaux (notons que ces deux troubles ne sont pas considérés dissociatifs dans la classification internationale de l’OMS, la CIM). Remarquons d’emblée que pour Janet, la dépersonnalisation est un sentiment, et à ce titre sa présence est indépendante de l’existence ou non d’une dissociation de la mémoire. Comme sentiment, la dépersonnalisation entre dans le groupe des sentiments du vide, eux-mêmes une forme aigüe des sentiments de péjoration et dévalorisation. Selon Janet, la dépersonnalisation, … est une forme, une manière d’exprimer un trouble psychologique extrêmement général, (…) le sentiment du vide, ou, si vous voulez, le sentiment de l’absence des sentiments (…). Le sentiment du vide se présente dans toutes sortes de circonstances. Il n’est pas pathognomonique d’une maladie mentale particulière. Il indique plutôt une certaine dépression, une certaine diminution des forces psychologiques, un rétrécissement de l’esprit (Janet, 1929). Autrement dit, pour Janet ni la dépersonnalisation ni la déréalisation ne sont des troubles dissociatifs … mais bel et bien des altérations de conscience. Le modèle princeps de Janet soutient donc le classement de la dépersonnalisation-déréalisation comme altération de conscience, mais ceci a pour effet de l’exclure des troubles dissociatifs, non le contraire, l’y inclure … Comme le rappellent Van der Hart et ses collègues à l’appui de cette thèse, la dépersonnalisation et la déréalisation sont des phénomènes omniprésents, qu’on trouve dans nombre de maladies psychiatriques, en particulier chez les individus traumatisés.

Le traitement de la dissociation structurelle consiste, depuis Janet jusqu’à aujourd’hui, à rassembler les parties dissociées de la personnalité à l’intérieur d’un tout cohérent, à savoir la personnalité réunifiée. Ces morceaux fragmentés sont constitués autour de souvenirs traumatiques qui ont développé un sens du Moi plus ou moins marqué. Réintégrer ces fragments à la personnalité unifiée permettra au patient de pouvoir évoquer verbalement les épisodes traumatiques à l’instar des autres souvenirs de sa mémoire. Le traitement de référence est découpé en trois phases principales, à savoir :

  • à renforcer la capacité intégrative (la « synthèse » de Janet) de la partie apparemment normale de la personnalité, tout en atténuant les manifestations automatiques des parties de personnalité traumatique ;
  • renforcer la capacité intégrative des parties traumatiques elles-mêmes, de sorte d’étendre leur capacité d’action au-delà des réactions de défense et de terreur ; cette phase prépare les fragments dissociés à rejoindre la partie principale ;
  • engager la coopération et la communication entre les parties dissociées de la personnalité, en les concentrant conjointement sur les actions de la vie quotidienne (et non sur le passé traumatique).

Thérapie des états du moi.

 

Il me semble que la réponse n’est pas la définition qu’on donne à ce souvenir traumatique : état du moi, mode, mémoire stockée de manière dysfonctionnelle ou partie émotionnelle de la personnalité. Les questions à se poser sont plutôt les suivantes (pour certains points ci-dessous : Nijenhuis, 2015, p. 328) :

  • Quelles sont les capacités de régulation émotionnelle du patient ?
  • Quelles sont ses capacités à entrer en contact versus éviter la mémoire traumatique ?
  • Quelles sont ses capacités à retraiter ou intégrer la mémoire traumatique ?
  • Quel est le degré d’émancipation de la partie dissociative ou de l’état du moi ? Peut-il prendre un rôle exécutif ?
  • Quels sont les actions mentales et motrices à disposition de la partie dissociative ou de l’état du moi ?
  • Quel est le degré d’empathie et d’acceptation des parties ou états du moi entre eux ?

Le livre Harcèlement. Psychologie et psychopathologie. De Ariane Bilheran (2017).

Bilheran

Remarques personnelles préliminaires :

On l’on retrouve l’idée que les harceleurs présentent une pathologie.

On retrouve par ailleurs dans ce livre beaucoup de points communs entre les descriptions du phénomène de harcèlement et ce que j’avais écrit dans mes pages personnelles inspirées de mon vécu.

Il y a dans les phénomènes de harcèlement une sorte de déterminisme troublant (une prophétie auto-réalisatrice) emmenant presque inévitablement le harcelé dans le cercle vicieux dépression/perte d’estime de soi qui se nourrissent l’une de l’autre. Plus on est rendu dépressif, plus les flics voient des projets grandioses pour moi … OUF. Les harcèlements maniaques sont tellement violents et d’un tel ennui, qu’on se réfugie dans les conduites addictives dangereuses comme le tabac, voire les idées noires comme les idées suicidaires. La tonalité des harcèlement est tellement négative, qu’on en vient à une autodestruction, une compulsion de souffrance par le tabagisme. On retourne l’agressivité des harceleurs contre soi-même. On accepte cette pulsion de mort haineuse des flics qu’on retourne contre soi. Les harcèlements haineux sont introjectés par le harcelé. Un puissant désir de mort … Il ne reste plus que Dieu dans ces instants … Certains ont besoin de souffrir ! C’est tout le problème des Addictions, qui causent tant de conséquences dommageables, autodestructives, par lesquelles le patient croit trouver du plaisir, les circuits de la récompense étant impliqués …

Les harcèlements poussent le harcelé à une quête de sens, quasi impossible et vaine tant les propos des harceleuses sont discordants, blessants, négatifs.

taharbenjelloun

Après le sommaire, vous trouverez en fin d’article un résumé rapide, sommaire et non achevé faute de temps (j’ai lu le livre en entier) des idées principales de cet ouvrage, très riche sur le plan conceptuel, résultat de plusieurs années de pratique clinique du Dr Bilheran.

Sommaire.

PREFACE
INTRODUCTION
I. DEFINITIONS
I.1. « Herseler »
I.2. Harcèlement et pouvoir
• I.2.1. Harcèlement, manipulation et conflit
• I.2.2. Harcèlement et violence
• I.2.3. La crise de l’autorité
• I.2.4. Le harcèlement et la masse
• I.2.5. Les cycles politiques
II. LE PROCESSUS
II.1. Des agressions et de leurs justifications
• II.1.1. Agressions psychologiques directes
• II.1.2. Agressions psychologiques indirectes
• II.1.3. Justifications alléguées et confusion apparente des rôles
• II.1.4. La notion d’introjection
• II.1.5. Le suicide : l’horizon du harcèlement
II.2. Processus de la soumission psychologique
• II.2.1. Le schéma actantiel
• II.2.2. Les modes opératoires
II.3. Harcèlement familial et harcèlement social
• II.3.1 Les maltraitances familiales
• II.3.2. Le couple
• II.3.3. L’institution
• II.3.4. L’entreprise
• II.3.5. Le harcèlement : masculin ou féminin ?
• II.3.6. La complaisance sociale
II.4. L’État harceleur
• II.4.1. Le système totalitaire
• II.4.2. Des degrés de harcèlement
• II.4.3. Totalitarisme et paranoïa
II.5. Savoir reconnaître le vrai/faux harcèlement

III TYPOLOGIE DES HARCELÉS
III.1. Personnalité
• III.1.1. La compétence et l’aura
• III.1.2. La différence
• III.1.3. L’autonomie et les qualités afférentes
• III.1.4. La résistance vulnérable
III.2. Le harcelé à l’origine du harcèlement ?
• III.2.1. Les réactions psychologiques face à un futur harcelé
• III.2.2. « Il/elle l’a bien cherché »
III.3. Harcèlement et torture : quels rapports ?
• III.3.1. Torture et harcèlement : objectifs, processus
• III.3.2. Méthodes et moyens de la torture
• III.3.3. La terreur psychique
III.4. Le traumatisme du harcelé
• III.4.1. La honte et la culpabilité
• III.4.2. Stress, peur et anxiété
• III.4.3. La perte d’estime de soi, l’autodépréciation et la tristesse
• III.4.4. La perte des repères, le doute et la confusion psychique
• III.4.5. La dimension sacrificielle
• III.4.6. Le traumatisme et le « meurtre psychique »
III.5. Spécificité des troubles psychosomatiques
• III.5.1. Les impacts psychiques du harcèlement parental
• III.5.2. Autres considérations psychopathologiques
• III.5.3. Pourquoi des troubles psychosomatiques ?
• III.5.4. Atteintes de l’enveloppe, de la structure et de l’autonomie physique

IV. TYPOLOGIE DES HARCELEURS
IV.1. Personnalité
• IV.1.1. L’incompétence
• IV.1.2. L’absence d’autonomie
• IV.1.3. La séduction et l’apparente sociabilité
• IV.1.4. La susceptibilité et le « faux comique »
IV.2. Psychopathologie du harceleur
• IV.2.1. L’angoisse, le sentiment de danger et de persécution
• IV.2.2. L’intérêt
• IV.2.3. L’intolérance à la frustration, à la critique, et la jalousie
• IV.2.4. État limite, perversion narcissique et paranoïa
IV.3. Le harceleur harcelé
• IV.3.1. La légitime défense et la tyrannie
• IV.3.2. La réhabilitation narcissique et la maîtrise
• IV.3.3. La décharge affective et la jouissance
V. HARCELEMENT, GROUPE ET CONTEXTE
• V.1. Le rôle du collectif dans l’organisation du travail
• V.2. Les fantômes, le silence, la contagion psychique
V.3. Groupe et du harcèlement
• V.3.1. L’illusion groupale
• V.3.2. Les pulsions du groupe
• V.3.3. Le leadership dans le harcèlement
V.4. Victimes, complices et bourreaux : quel parcours ?
• V.4.1. Un processus relationnel
• V.4.2. Rappel sur le développement libidinal
• V.4.3. Le choix des cibles
V.5. Harcèlement et complicités
• V.5.1. La complicité par sadisme latent
• V.5.2. La complicité par réceptivité à la manipulation
• V.5.3. La complicité par corruption
• V.5.4. La complicité par peur ou désir de tranquillité
V.6. Les mécanismes de défense en situation de harcèlement
• V.6.1. Le déni
• V.6.2. Le refoulement et l’oubli
• V.6.3. La banalisation
• V.6.4. L’idéalisation.
• V.6.5. Le clivage
• V.6.6. La projection
• V.6.7. L’interprétation
• V.6.8. L’isolation
• V.6.9. Autres mécanismes de défense
V.7. Les soutiens
• V.7.1. Soutiens psychologiques.
• V.7.2. Soutiens matériels
• V.7.3. Responsabilité psychologique et morale
• V.7.4. Responsabilité civile et pénale

VI. CONSÉQUENCES ET INTERVENTIONS
VI.1. L’issue
• VI.1.1. Le suicide
• VI.1.2. L’invalidité psychique
• VI.1.3. Le départ
• VI.1.4. Le règlement à l’amiable
• VI.1.5. Le recours en justice
VI.2. La prise en charge psychologique du harceleur
• VI.2.1. Des résistances à la remise en question
• VI.2.2. La compulsion de répétition
VI.3. La prise en charge psychologique du harcelé
• VI.3.1. Reconnaître un harcelé
• VI.3.2. Harcèlement et résilience
VI.4. En sortir
• VI.4.1. Thérapie des harcelés et des harceleurs
• VI.4.2. Recouvrer sa sécurité intérieure et se libérer.

 

Résumé des principales idées de l’ouvrage.

PREFACE
INTRODUCTION
I. DEFINITIONS
I.1. « Herseler »
I.2. Harcèlement et pouvoir
• I.2.1. Harcèlement, manipulation et conflit
• I.2.2. Harcèlement et violence
Encart. Pourquoi la guerre ?
Encart. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Encart. L’insociable sociabilité.
Encart. Des adolescents en mal d’identité prennent le pouvoir.
Encart. Le refus de la transcendance à l’origine d’une folie meurtrière.
Encart. La loi et ses béances.
Encart. Sur le complexe d’Œdipe.
• I.2.3. La crise de l’autorité
• I.2.4. Le harcèlement et la masse
Encart. Quand l’idéologie de l’autonomie est invoquée pour harceler les libertés.
• I.2.5. Les cycles politiques
Encart. Le Panoptique : être vu sans voir.
II. LE PROCESSUS
II.1. Des agressions et de leurs justifications
• II.1.1. Agressions psychologiques directes
• Enlever le moindre sentiment de sécurité intérieure à la victime.
Introjection de son propre désir d’annihilation (autodestruction).
Encart. La projection.
• Agressions jouant sur la peur de la cible :
o brimades,
o menaces,
o hurlements,
o espionnage,
o filature.
o Obsession du harcelé par le harceleur. Enlever la marge d’action du harcelé au moyen d’une aliénation par une peur paralysante, une terreur.
• Agressions jouant sur l’annihilation de la victime :
o Intrusion dans l’intimité et la vie privée,
o déni de l’agression et de la souffrance,
o exclusion et isolement.
• Sentiment d’abandon. Exclusion du groupe (proximité du harcèlement et de la torture).
• Atteintes à l’humanité et à la dignité :
o Refus à l’autre du droit à une vie autonome ainsi qu’à une subjectivité indépendante.
• II.1.2. Agressions psychologiques indirectes
• Refus de communication (Communiquer, c’est échanger ; Harceleur prisonnier de son propre système de persécution, dans le rapport de force).
• Maniement systématique du paradoxe (ambivalence affective du harceleur). Redondance paradoxale : Le harceleur est parfois gentil, parfois agressif.
o Pousser à la faute le harcelé à son insu, à l’aide de cette communication indirecte et faussée.
• II.1.3. Justifications alléguées et confusion apparente des rôles
o Agressivité du harcelé, sur la défensive (puisqu’elle est agressée !). Qualifier la victime de paranoïaque (vraiment persécutée).
o Modération dans leur propos et leurs attitudes des véritables harcelés. Harceleurs se présentant en victimes. Harcelés occupés à lutter contre la situation de harcèlement moral pour retrouver une énergie psychique et physique. Plainte et demande de réparation, par souci de justice plus que par nécessité intérieure de haine vis-à-vis de leur agresseur.
• II.1.4. La notion d’introjection
o Intériorisation de la violence subie, retournée contre soi.
o Sentiments de culpabilité et de honte endossé par le harcelé plus que par le harceleur. Introjection de la culpabilité et de la honte.
o Apogée dans l’autodestruction.
o Le suicide comme acte désespéré, introjection de l’intention meurtrière du harceleur, voie unique envisagée pour trouver la paix psychique.
• II.1.5. Le suicide : l’horizon du harcèlement
o Mort entrevue comme « un repos, un havre de paix, pour que tout cela cesse ».
o Processus primaire, de prédateur à proie. Harceleurs intervenant pour agresser au moment où les harcelés se sentent, précisément, vulnérables.
o Suicide comme horizon ultime du harcèlement, sa « réussite » profonde, son objectif fondamental.
II.2. Processus de la soumission psychologique
• II.2.1. Le schéma actantiel
• II.2.2. Les modes opératoires
o II.2.2.1 Les logiques d’aliénation du groupe.
Encart. « To be or not to be ».
Encart. Terreur des gestes et des mots.
Encart. Trahisons et corruptions.
Encart. Climat.
o II.2.2.2. Le conflit de loyauté.
o II.2.2.3. La suppression des espaces-tiers.
o II.2.2.4. Les stratégies de défense ou « parades ».
 Evitement.
 Pratique du « gros dos ».
 La dépression (refuge dans les conduites addictives).
 Fuir.
 La distanciation
 Sidération.
 Lavage de cerveau.
II.3. Harcèlement familial et harcèlement social
• II.3.1 Les maltraitances familiales
Encart. Un harcèlement sexuel quotidien.
Encart. Le mythe de Médée.
Encart. Un harcèlement maternel.
Encart. Un harcèlement paternel.
Encart. Une famille pathogène.
Encart. Un enfant infirmier.
Encart. Un drôle de bain.
Encart. Un destin incestuel.
Encart. Le déni et la peur.
• II.3.2. Le couple
Encart. « Attache-moi » (film d’Almodovar).
Encart. Un harcèlement érotomane.
Encart. Le harcèlement « l’air de rien ».
Encart. Un crime passionnel.
Encart. Harcèlement physique féminin au sein du couple.
Encart. « Si tu ne me baises pas, je divorce ».
Encart. « Promis, après, je te laisserai tranquille ».
Encart. Une jalousie pathologique.
Encart. Sidérée.
Encart. La prison psychique.
Encart. Ne dis rien.
• II.3.3. L’institution
Encart. L’entreprise et le territoire.
Encart. Les micro-cultures.
o II.3.3.1. Une vocation sociale.
o II.3.3.2. Un contrôle social et des dérives.
o II.3.3.3. La complicité institutionnelle.
Encart. Les jouets vivants …
• II.3.4. L’entreprise
o II.3.4.1. Les problématiques d’entreprise.
Encart. L’art de la guerre de Sun Tzu.
Encart. Harcèlement insufflé par la Direction.
o II.3.4.2. La résistance au changement.
o II.3.4.3. Harcèlement, tensions relationnelles, ou déficit en communication ?
o II.3.4.4. Management participatif ou autoritaire ? Un faux problème.
o II.3.4.5. Les idéologies favorables.
Encart. L’homo mobilis.
o II.3.4.6. Prévenir les risques de harcèlement.
Encart. Problèmes d’organisation ou de recrutement ?
• II.3.5. Le harcèlement : masculin ou féminin ?
Encart. Un harcèlement dans des fonctions de direction.
• II.3.6. La complaisance sociale
Encart. Pédagogie.
II.4. L’État harceleur
• II.4.1. Le système totalitaire
Encart. Ecrivain dissident (Boulgakov).
Encart. Harcèlement étatique.
• II.4.2. Des degrés de harcèlement
• II.4.3. Totalitarisme et paranoïa
II.5. Savoir reconnaître le vrai/faux harcèlement
Encart. Le harceleur harcelé.

III TYPOLOGIE DES HARCELÉS
III.1. Personnalité
• III.1.1. La compétence et l’aura
Encart. Averroès.
• III.1.2. La différence
Encart. Etre ou ne pas être homosexuel.
• III.1.3. L’autonomie et les qualités afférentes
• III.1.4. La résistance vulnérable
III.2. Le harcelé à l’origine du harcèlement ?
• III.2.1. Les réactions psychologiques face à un futur harcelé
• III.2.2. « Il/elle l’a bien cherché »
Encart. Justice et psychologie.
III.3. Harcèlement et torture : quels rapports ?
• III.3.1. Torture et harcèlement : objectifs, processus
o III.3.1.1. Les objectifs psychiques du harcèlement.
o III.3.1.2. Agissements ou processus ?
• III.3.2. Méthodes et moyens de la torture
o III.3.2.1. Annihiler le sentiment d’individualité.
o III.3.2.2. Annihiler les sentiments de valeur personnelle et de dignité humaine.
o III.3.2.3. Sabrer les sentiments d’appartenance.
Encart. Les réunions d’équipe.
o III.3.2.4. La désaffiliation géographique.
o III.3.2.5. Anéantir le sentiment de sécurité.
o III.3.2.6. Déposséder du sentiment d’autonomie.
Encart. Le devoir à la formation.
o III.3.2.7. Condamner la prévisibilité du monde et l’accès au sens des choses.
Encart. Des actes absurdes.
• III.3.3. La terreur psychique
La rupture du lien.
o III.3.3.1. La déculturation.
o III.3.3.2. L’ordre binaire et le meurtre du fantasme.
o III.3.3.3. L’omnipotence de l’agresseur.
Encart. Torture morale au rectorat …
Encart. Les délires harceleurs (psychose).
III.4. Le traumatisme du harcelé
• III.4.1. La honte et la culpabilité
• III.4.2. Stress, peur et anxiété
• III.4.3. La perte d’estime de soi, l’autodépréciation et la tristesse
• III.4.4. La perte des repères, le doute et la confusion psychique
• III.4.5. La dimension sacrificielle
• III.4.6. Le traumatisme et le « meurtre psychique »
o III.4.6.1. La sidération.
Encart. Des objets inertes.
o III.4.6.2. Le stress.
Manque d’adaptation (éventuellement décompensation).
Syndrôme Post-Traumatique.
Encart. Stress et changement.
o III.4.6.3. Le stress post-traumatique.
Encart. Traumatisme et répétition (F. Sironi).
Encart. Le retour du refoulé (F. Sironi).
Encart. Une sidération traumatique du groupe.
Encart. Le téléscopage (F. Sironi).
Encart. Un harcelé en proie au doute.
Encart. Le robot souffrant.
Encart. Réminiscences.
Encart. L’enchaînée.
Encart. Sébastien en Hollande.
 Quête de sens.
Encart. Harcèlement et prémonition.
Encart. Vécus traumatogènes sur une fille de 5 ans.
 Attaque de la dignité de la personne.
Encart. Une vision d’ensemble ?
Encart. Dignité et respect (E. Kant, Métaphysique des mœurs.)
Encart. La fin justifie-t-elle les moyens ? (G.W. Hegel, Principes de la Philosophie du Droit).
III.5. Spécificité des troubles psychosomatiques
• III.5.1. Les impacts psychiques du harcèlement parental
• III.5.2. Autres considérations psychopathologiques
• III.5.3. Pourquoi des troubles psychosomatiques ?
• III.5.4. Atteintes de l’enveloppe, de la structure et de l’autonomie physique
Encart. Littérature et dépression (Boulgakov).

IV. TYPOLOGIE DES HARCELEURS
IV.1. Personnalité
• IV.1.1. L’incompétence
• IV.1.2. L’absence d’autonomie
• IV.1.3. La séduction et l’apparente sociabilité
• IV.1.4. La susceptibilité et le « faux comique »
Encart. Leader méconnu : harcèlement vertical ascendant.
IV.2. Psychopathologie du harceleur
Perversion narcissique (M.-F. Hirigoyen) :
• mégalomanie,
• « vampirisation »,
• irresponsabilité,
• narcissisme.
Pathologies narcissiques (Otto Kemberg) :
• sentiment de toute-puissance,
• self grandiose,
• adaptation sociale apparente,
• intense besoin d’être aimé et admiré des autres,
• idée très orgueilleuse de soi couplée à de profonds sentiments d’infériorité,
• besoin démesuré d’égards,
• vie émotionnelle pauvre,
• peu d’empathie envers autrui,
• envie excessive des autres,
• idéalisations et dépréciations sans nuances en fonction des intérêts escomptés,
• relations fondées sur l’exploitation et le parasitisme,
• séduction mais froideur et cruauté,
• extrême dépendance à autrui jointe à une extrême méfiance.
• IV.2.1. L’angoisse, le sentiment de danger et de persécution

Angoisse diffuse et archaïque du harceleur, conditionnant sa relation à autrui. Angoisse d’intrusion ou d’abandon par exemple. Dépendance affective sur un mode archaïque, celui du nourrisson à sa mère. Psychisme du harceleur affectivement fixé à un stade primo-infantile (amour équivalent de la haine : stade de destruction de l’objet aimé).

Incapacité relationnelle se retrouvant dans :
• l’intérêt,
• l’intolérance à la frustration,
• l’envie.
Sentiment de persécution très fréquent,
• justifiant l’instauration du harcèlement moral et sa poursuite.
Sentiment de persécution lié à :
• une hyperméfiance,
• une susceptibilité,
• un orgueil indiquant des failles narcissiques.
« Anesthésie affective » du harceleur s’illustrant par :
• une absence de compassion,
• une absence de reconnaissance de la souffrance de l’autre,
• une absence de culpabilité.
• IV.2.2. L’intérêt
Encart. Objectifs contrariés.
• IV.2.3. L’intolérance à la frustration, à la critique, et la jalousie
Intolérance à la frustration se manifestant par une impulsivité, une incapacité à respecter un refus ou une divergence d’opinion (ou de sentiments), une incapacité à respecter l’intimité de l’autre.
Encart. Dérives du donjuanisme.
• IV.2.4. État limite, perversion narcissique et paranoïa
o Objectivation de la personne harcelée par le harceleur, trait du fonctionnement pervers.
o Harceleurs également mais pas exclusivement des états limites, ou des paranoïaques.
o Pathologies présentant des traits psychopathologiques communs, notamment l’incapacité relationnelle, la régression affective, et les failles narcissiques.
o Traits de personnalité narcissique pas nécessairement pervers narcissiques.
o Failles narcissiques plus ou moins fortes chez tel ou tel individu. « anesthésie affective » faisant la gravité de la perversion.
o Etats limites pas systématiquement tous des harceleurs, fonction des situations de stress affectif qu’ils traversent.
o Perversion présentant cette anesthésie affective massive décrite précédemment. Remise en question rare, même épisodique, tant la souffrance est refoulée.
o Plus grand nombre de failles narcissiques retrouvé dans la Psychose paranoïaque. Modes de défense pervers présentés souvent par les personnalités paranoïaques, justifiés par leur sentiment de persécution (méfiance excessive).

IV.3. Le harceleur harcelé
• IV.3.1. La légitime défense et la tyrannie
• IV.3.2. La réhabilitation narcissique et la maîtrise
• IV.3.3. La décharge affective et la jouissance
Encart. Poésie et cruauté.
V. HARCELEMENT, GROUPE ET CONTEXTE
• V.1. Le rôle du collectif dans l’organisation du travail
• V.2. Les fantômes, le silence, la contagion psychique
V.3. Groupe et du harcèlement
• V.3.1. L’illusion groupale
• V.3.2. Les pulsions du groupe
o V.3.2.1. Les fantasmes internes au groupe.
o V.3.2.2. Les repères structurels d’un groupe sain.
o V.3.2.3. Les groupes malades et leurs dérives.
• V.3.3. Le leadership dans le harcèlement
o V.3.3.1. La défaillance du leader.
o W.3.3.2. Les trois temps de la perversion.
Encart. L’institution et le suicide.
V.4. Victimes, complices et bourreaux : quel parcours ?
• V.4.1. Un processus relationnel
• V.4.2. Rappel sur le développement libidinal
o V.4.2.1. Le stade oral.
o V.4.2.2. Le stade anal.
o V.4.2.3. Le stade phallique.
• V.4.3. Le choix des cibles
o V.4.3.1. Quelle victime ?
Intolérance. Narcissisme primaire. Rejet de la différence. Envie. Harcèlement de type politique. Mort psychique (soumission totale au harceleur). Autodestruction (le harcelé se démet).
Résistance au harcèlement. Angoisse d’abandon. Couples pathologiques harceleur/harcelé. Auto-hypnose de l’agressé (Oubli des actes d’agression).
Encart. « Le petit père des peuples ».
o V.4.3.2. Les processus sadomasochistes.

Sadisme (exercice de la douleur, de l’humiliation et la destruction de l’objet, à des fins de jouissance psychique ; Utilisation de l’autre pour exercer son emprise et sa jouissance déshumanisante).

Masochisme (obtention d’une jouissance par la recherche de sa soumission douloureuse et humiliante, avec des fantasmes de passivité).
Réalisation du sadisme et du masochisme à un niveau purement psychique.

Masochisme moral (Complaisance dans le rôle de victime : « besoin de se plaindre, sentiment constant de souffrance, besoin de se mettre dans des situations d’échec professionnel).

Harcèlements qui durent inscrits dans ce mode relationnel du sadomasochisme.
En lien avec la posture sadomasochiste : Incapacité à mettre des limites, à imposer le respect de soi à des personnes irrespectueuses. (…) Sidération traumatique inhibant l’accès à la pensée et donc la capacité à poser des refus. Incapacité générale parfois à poser des limites sur l’irrespect à leur égard.

o V.4.3.4. Devenir harceleur.
Encart. Les stages-chatons.
Permissivité sociale permettant de devenir harceleur.
V.5. Harcèlement et complicités
Encart. Les fantasmes de harcèlement.
Encart. L’arroseur arrosé.
• V.5.1. La complicité par sadisme latent
Encart. Bizutage et sexisme.
• V.5.2. La complicité par réceptivité à la manipulation
• V.5.3. La complicité par corruption
• V.5.4. La complicité par peur ou désir de tranquillité
Encart. Complicités et trahisons.
V.6. Les mécanismes de défense en situation de harcèlement
• V.6.1. Le déni
o V.6.1.1. Le déni idéaliste.
o V.6.1.2. Le déni égoïste.
o V.6.1.3. Le déni méfiant.
o V.6.1.4 Le déni collectif.
• V.6.2. Le refoulement et l’oubli
• V.6.3. La banalisation
• V.6.4. L’idéalisation.
• V.6.5. Le clivage
• V.6.6. La projection
• V.6.7. L’interprétation
• V.6.8. L’isolation
• V.6.9. Autres mécanismes de défense
o V.6.9.1. Le meurtre du fantasme.
o V.6.9.2. La dénégation.
o V.6.9.3. L’anonymat de la foule.
o V.6.9.4. L’anesthésie affective.
V.7. Les soutiens
• V.7.1. Soutiens psychologiques.
• V.7.2. Soutiens matériels
• V.7.3. Responsabilité psychologique et morale
• V.7.4. Responsabilité civile et pénale

VI. CONSÉQUENCES ET INTERVENTIONS
VI.1. L’issue
• VI.1.1. Le suicide
• VI.1.2. L’invalidité psychique
Encart. Insécurité de la sécurité ?
• VI.1.3. Le départ
• VI.1.4. Le règlement à l’amiable
• VI.1.5. Le recours en justice
VI.2. La prise en charge psychologique du harceleur
• VI.2.1. Des résistances à la remise en question
• VI.2.2. La compulsion de répétition
VI.3. La prise en charge psychologique du harcelé
• VI.3.1. Reconnaître un harcelé
• VI.3.2. Harcèlement et résilience
VI.4. En sortir
• VI.4.1. Thérapie des harcelés et des harceleurs
Encart. Travail sur le traumatisme (S. Ferenczi).
o VI.4.1.1. Thérapie des harceleurs.
o VI.4.1.2. Thérapie des harcelés.
o VI.4.1.3. Quelques gestes simples …
Ne pas tolérer le moindre irrespect, ni attendre que « ça se calme », car les processus de soumission ne se « calment pas », et ont tendance à augmenter au fil du temps.
o VI.4.1.4. Doit-on pardonner ?
o VI.4.1.5. Médiation et harcèlement sont-ils compatibles ?
Les dangers d’une médiation « non éclairée » en matière de harcèlement.

Principe n°1 : Le harcèlement n’est justement pas un conflit.
Principe n°2 : Le harcèlement vise à détruire l’intégrité de la victime.
Principe n°3 : La médiation suppose un processus volontaire et non contraint des deux parties.
• VI.4.2. Recouvrer sa sécurité intérieure et se libérer.